LOI DE FINANCES 2001 : AUSTERITE POUR LES TRAVAILLEURS
La loi de Finances 2001 a été votée et, malgré des critiques acerbes de plusieurs députés, elle ressemble pour l’essentiel aux précédentes quant à ses orientations principales. Le "débat" auquel elle a donné lieu a montré que le gouvernement n’accepte aucune proposition de l’APN et de la commission des Finances, pourtant largement dominées par les membres de la coalition au pouvoir. On a même vu nos ministres claquer la porte de l’Assemblée parce que de légères modifications ont été apportées au projet initial de Benachenhou. Le pouvoir veut bien laisser ses députés s’agiter de temps à autre, et faire assaut de démagogie le plus souvent pour apparaître comme défenseurs des pauvres gens, mais n’accepte pas de les voir rejeter des dispositions qui aggravent encore et encore une situation sociale déjà très dégradée.
La loi de finances est basée, comme celle de l’année dernière, sur des prévisions budgétaires largement sous-estimées, puisque elle prévoit un baril à 19 dollars alors qu’il est nettement supérieur à ce prix. Cette loi vise à justifier, contre toute évidence, que "les caisses sont vides". Elle ne servira qu’à renforcer l’austérité pour les travailleurs et les masses populaires. Nos milieux dirigeants ne savent plus quoi faire pour prouver à certains milieux impérialistes que si le prix des hydrocarbures n’est pas plus bas, ce n’est pas de leur fait.
On peut même se demander si nos gouvernants ne sont pas gênés quelque part par l’augmentation des rentrées financières, augmentation qui montre à de larges couches de notre peuple que leur politique de soumission au grand capitalisme international est injustifiée. Les Benachenhou et Temmar ont beau répéter que les augmentations de salaires ou le soutien de notre industrie nationale ne doivent pas dépendre des revenus tirés des hydrocarbures, les travailleurs et les masses populaires réalisent de plus en plus que ces dirigeants ne sont là que pour exécuter des plans préparés ailleurs au profit exclusif des multinationales et des fractions de la bourgeoisie qui leur sont de plus en plus liées. Ces fractions, dont les richesses s’étalent au grand jour; à qui on ne refuse rien et dont on regrette démagogiquement de temps en temps qu’ils ne payent ni impôts ni taxes et qu’ils ne créent aucun emploi. Notre ministre des Finances a même déclaré à l’Assemblée qu’il venait d’être informé par une grande banque internationale que le prix du baril serait fixé à 21 dollars au premier trimestre 2001 (sic)
Rien n’est fait pour relancer la production nationale. Bien au contraire. Temmar et Benachenhou ont utilisé la tribune de l’APN pour annoncer que nos grandes entreprises industrielles publiques comme la SNVI ou Alfassid déposeront bientôt le bilan si elles ne trouvent pas de partenaires étrangers dans les prochains mois.
Le pouvoir reste sourd à toutes les critiques
Que ce soit pour l’industrie ou l’agriculture aucun effort n’est entrepris pour apporter un ballon d’oxygène à l’économie nationale. Le pouvoir s’accroche pour maintenir ce qu’il appelle les grands équilibres et se félicite de l’augmentation des réserves de change ou de la diminution de l’inflation. Faire miroiter le maintien de ces équilibres aux milliardaires algériens ou étrangers, rogner sur les dépenses utiles pour faire vivre les services publics indispensables à toute la nation, refuser toute initiative sérieuse de lutte contre le chômage, appauvrir chaque jour un peu plus notre peuple, voilà l’essentiel de ses préoccupations. Ce pouvoir reste sourd à toutes les critiques y compris celles qui émanent d’une institution officielle comme le CNES ou ne siègent pourtant que peu de représentants véritables d’une toute autre politique que celle qui est menée depuis de longues années dans notre pays. Il n’est donc pas étonnant que Benachenhou quitte ostensiblement le parlement lorsque des députés essayent de se dédouaner en apportant telle ou telle modification de détail à ses projets inhumains.
Tout le monde sait que la situation sociale n’arrête pas de se dégrader. Que ce soit pour l’école ou la santé, le logement ou le pouvoir d’achat une large majorité d’Algériens vit une situation inextricable et pourtant le budget 2001 aggravera l’injustice sociale. Il prévoit une restructuration du taux de TVA qui se traduira inévitablement par l’augmentation des prix de nombreux produits de large consommation comme l’huile ou le concentré de tomates
Le projet du gouvernement prévoyait également de nouvelles taxes sur tous les actes judiciaires et une augmentation du prix du carburant de 3 da par litre. Ces augmentations ont été rejetées par les députés bien que le ministre soit allé jusqu’à conditionner tout relèvement du salaire minimum par ces augmentations! Il faut d’ailleurs remarquer que les augmentations de salaire des fonctionnaires accordées peu après le vote de la loi, ne sont pas prévues dans le budget, ce qui se traduira inévitablement par le renvoi de centaines de milliers d’entre eux. On fera ainsi plaisir au FMI et on aggravera les difficultés des citoyens.
Les seuls ministères dont le budget a été augmenté sont ceux du travail et de l’enseignement supérieur où il est prévu la création de 2000 postes dont le financement serait très "difficile" selon notre ministre. Le budget de l’enseignement n’a été augmenté que de 0,58% alors que nous manquons de 15000 enseignants. Celui de l’hydraulique n’est que de 3,22 milliards de dinars alors que nous avons besoin de dizaines de barrages si l’on veut apporter quelques améliorations au problème de l’eau. Quant à la santé ou l’entretien des routes, Benachenhou ne compte que sur le privé.
Comme on le voit cette loi de Finances 2001 ne s’attaque ni aux revenus des privilégiés ou des spéculateurs ni à la fraude fiscale dont ils sont largement responsables. Seule la lutte unie des travailleurs et des autres victimes de cette politique anti-populaire est à même de créer les conditions d’une politique novatrice au service du peuple et de la nation.
AUGMENTATION DU SALAIRE MINIMUM ET DE CELUI DES FONCTIONNAIRES : LE COMPTE N’Y EST PAS
La politique économique et sociale menée depuis des années, en particulier depuis les accords avec le FMI en 1994, s’est soldée comme chacun sait par des résultats catastrophiques pour l’économie nationale. Seules les fractions de la bourgeoisie moderniste ou islamiste, vivant de corruption et de spéculation et liées aux multinationales en ont profité largement.
Si cette politique a des conséquences désastreuses pour de très nombreuses couches de notre peuple, il faut bien constater que ce sont les travailleurs qui en sont les premières victimes. Les dissolutions d’entreprise, les "restructurations" répétées, l’arrêt de tout investissement public, ont jeté à la rue des centaines de milliers de travailleurs et fermé toute perspective aux milliers de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail.
De leur côté, les dirigeants de l’Etat, désormais complètement confisqué par la bourgeoisie, n’ont désormais qu’un seul objectif, si on les laissait faire, c’est la liquidation complète de tout le système de protection sociale. Pour eux, se soigner, se loger ou même envoyer ses enfants à l’école ne doit plus dépendre du budget de l’Etat. C’est dire que le salaire des travailleurs, ou cadres non corrompus, doit servir aujourd’hui à faire face à toute une série de dépenses qu’il devient de plus en plus impossible de satisfaire. Ne parlons pas des chômeurs, jeunes ou anciens, qui survivent dans une situation désespérée. Voilà l’amère réalité, appelée à s’aggraver encore si les projets du pouvoir et de son ministre des "réformes" n’étaient pas bloqués par la lutte unie des travailleurs et de toutes les forces pour qui l’intérêt national a encore un sens.
C’est dire, que si le pouvoir a reculé et accepté que le salaire minimum ainsi que celui des fonctionnaires bloqués depuis des années, soient enfin augmentés, ce n’est pas par une volonté soudaine de changer de politique.
Ces augmentations aussi faibles soient-elles sont dues uniquement à la lutte des travailleurs qui n’ont jamais cessé de les exiger. Dans la dernière période et en particulier depuis que les rentrées financières ont considérablement augmenté, suite au relèvement des prix des hydrocarbures les travailleurs ont renforcé la pression et mis en échec la campagne mensongère selon laquelle les "caisses de l’Etat sont vides".
Amplifier la lutte pour des salaires décents
La mise en scène montée autour de l’opération, avec l’aide de Sidi Said, et tendant à faire croire que c’est volontairement et généreusement que nos gouvernants se sont montrés soucieux de relever le pouvoir d’achat des smicards ne trompera que les naïfs ou les opportunistes qui méprisent les travailleurs et leur lutte quotidienne au service de leur classe, c’est à dire au service de leurs intérêts, complètement opposés à ceux qui les réduisent à la misère et qui vivent dans un luxe insolent.
Pour essayer de cacher cette réalité on a donc réuni la tripartite (Premier ministre, Sidi Said et diverses organisations patronales privées) dans un esprit de collaboration de classes et non pour entamer de véritables négociations. Dans les jours qui ont précédé cette réunion, Sidi Saïd n’a pas cessé de vanter le pouvoir, Benflis et le président de la République quant à leur désir de donner satisfaction aux travailleurs et a même demandé un SNMG à 15000 dinars. Les différents protagonistes se sont mis d’accord sur un salaire minimum à 10000 dinars et une augmentation de 25% du salaire des fonctionnaires et tout le monde attendait, semble t-il, une confirmation de ces résultats par le conseil des ministres. La suite est connue. Bouteflika a tranché. Ce sera 8000 dinars et 15% pour les fonctionnaires. D’autre part, tous les salariés, non fonctionnaires, qui touchent un centime de plus que 8000 dinars n’auront aucune augmentation! Veut-on transformer tous les salariés en smicards? Et ceci avant de liquider cette notion de salaire minimum elle même?
Ainsi on voit bien que non seulement ces augmentations ne font pas le compte mais qu’il n’est pas exclu qu’elles soient utilisées pour complexer les travailleurs qualifiés, les techniciens et les cadres de production et niveler les salaires par le bas. Pour couronner le tout, une campagne de presse, y compris celle de nombreux organes dits modernistes et démocrates commencent déjà à nous expliquer que les entreprises, surtout publiques nous disent-ils, ne pourront pas faire face à ces augmentations, qu’il y a un risque d’inflation etc etc On peut ajouter que rien à la date où nous écrivons ne garantit l’application de ces mesures qui sont loin du compte. Sans une vigilance accrue des salariés et des syndicalistes honnêtes, membres ou non de l’UGTA, elles seront bloquées sous tel ou tel prétexte ou seront utilisées pour mettre à la porte de nombreux salariés, en particulier des fonctionnaires. N’oublions pas que les crédits nécessaires à cet effet n’ont pas été prévus dans le budget, voté pourtant pratiquement au même moment.
La tripartite, d’où ont été exclus les représentants des entreprises publiques, sous prétexte qu’ils ne peuvent pas s’opposer à l’opinion du gouvernement, en fait pour les marginaliser, en attendant de les obliger à rejoindre rapidement les organisations du patronat privé, n’a en définitive rien décidé sur les nombreux problèmes qu’elle était censée résoudre. Les 35000 travailleurs qui attendent d’être payés, pour certains depuis plus de 20 mois, ou les 3000 arbitrairement licenciés, mais réintégrés par des décisions de justice qu’on refuse d’appliquer, attendront des jours meilleurs. La seule décision concrète (sur les salaires) de cette réunion a été remise en cause autoritairement par Bouteflika. Ce qui n’a suscité aucune remarque de la part de ses participants. De la part de Benflis ou des patrons cela est peut être normal, mais que penser d’un responsable syndical qui demande un salaire minimum de 15000 dinars et se déclare satisfait de 8000? Décidément il est urgent de se débarrasser de tels "représentants" de la classe ouvrière en créant les conditions d’une véritable organisation syndicale dont les dirigeants arriveraient aux discussions animés d’un tout autre esprit.
LES RETRAITES EXIGENT UNE REVALORISATION DE LEURS PENSIONS
Depuis que nos gouvernants ont lié le sort de notre pays au FMI et à la Banque mondiale, ces institutions internationales où les grandes puissances capitalistes font la loi, les travailleurs subissent une politique économique et sociale dont les résultats dramatiques s’étalent à vue d’oeil dans nos villes et nos villages. L’objectif essentiel de ces institutions comme celui de l’OMC ou d’autres est de faire place nette aux productions de leurs multinationales. Ce n’est pas un hasard si la première condition, imposée et acceptée honteusement par les milieux dirigeants en 94, a été "l’ouverture immédiate des frontières".
En plus du terrorisme islamiste qui, outre les crimes atroces qui ont endeuillé tant de familles, a détruit écoles, dispensaires, entreprises publiques, des centaines de milliers de travailleurs ont perdu leur travail, souvent sans indemnités. Ceux qui ont encore un emploi reçoivent un salaire qui ne leur permet pas de vivre décemment. Ce ne sont pas les dernières augmentations de salaire, pour une partie d’entre eux, qui leur permettront de faire face à leurs besoins légitimes (voir note article sur ces augmentations). Quant aux travailleurs retraités, ils sont victimes depuis des années d’une injustice de plus en plus insupportable. Pour eux les conséquences des recettes du FMI sont encore plus nettes. Les fermetures d’entreprises et le manque de création d’emploi ont considérablement fait chuter le nombre de cotisants et fait monter dans le même temps le nombre des pensionnés, du fait des retraites anticipées imposées par les casseurs, au point que le rapport cotisants/retraités n’est plus que de 2,7 cotisants pour un retraité alors qu’en 79, il était de 18 pour 1.
En plus des conséquences résultant de sa politique de casse, il faut savoir que pour le FMI nous dépensons trop d’argent pour la protection sociale et qu’un pays comme le nôtre n’a pas à payer de retraites! Voilà pourquoi nos anciens, qui ont trimé toute leur vie sont agressés régulièrement et on peut dire que sans leur combativité, sous la direction de leur fédération syndicale, ils seraient tous sans ressources à l’exception bien sûr de certains privilégiés comme nos députés et sénateurs qui n’ont besoin de cumuler que 16 ans de service pour toucher une pension correspondant à 100% de leur indemnité principale et complémentaire, et ce quelle que soit la durée de leur mandat parlementaire! La volonté du FMI d’en finir avec les retraites a t-elle joué dans le choix d’un ministre islamiste pour le ministère du Travail? On sait que les conceptions islamistes en matière sociale rejoignent celles des multinationales. Toujours est-il que ce ministre retarde volontairement le renouvellement du Conseil d’Administration de la caisse depuis le 31 décembre 99, ce qui a pour effet de rendre impossible toute revalorisation des pensions.
Selon le secrétaire général de la fédération syndicale des retraités (FNTR) le ministre "veut faire de ce conseil un simple organisme dépendant entièrement de son ministère". Le résultat de ce blocage n’a pas permis déjà de revaloriser les pensions le premier mai dernier comme le prévoit la loi. Même aujourd’hui plus de 500000 retraités qui touchent plus de 6000 dinars ne percevront pas un centime de plus alors que leurs camarades qui touchaient 4500 DA verront normalement leur pension atteindre en janvier prochain les 75% du nouveau salaire minimum (8000DA) comme le prévoit la loi de juillet 83 (soit 6000DA) sans parler des retraités moudjahidine qui eux, toujours en application de la même loi, toucheront 20000 DA.
Dénoncer la situation faite aux anciens travailleurs, exiger que l’Etat rembourse à leur caisse (la CNR) les sommes qui lui appartiennent, exiger du ministre islamiste qu’il cesse ses provocations et ses manoeuvres contre leur institution et leurs représentants syndicaux, c’est pour tous les travailleurs non seulement un devoir de solidarité élémentaire mais c’est aussi défendre leur propre avenir. Lutter pour une rupture avec les orientations actuelles au plan économique et social, inspirées répétons-le, par les multinationales et le FMI c’est créer les conditions fondamentales pour sauvegarder nos intérêts nationaux et mettre en échec les atteintes répétées à tout notre système de protection sociale.
LUTTES DES TRAVAILLEURS.
Arriérés de salaires
35 000 travailleurs du secteur public sont aujourd¹hui touchés par les
arriérés de salaires.
Selon une source syndicale,
la moyenne relative au non-versement de la paie atteint dix mois, concernant
ces effectifs.
Par ailleurs, l¹UGTA enregistre 3 000 décisions de justice non appliquées.
Il convient de signaler que ces problèmes d¹arriérés de salaires, de
décisions de justice non appliquées et les créances détenues sur l¹Etat
reviennent dans toutes les tripartites, en dépit des groupes de travail
institués à cet effet et de maintes solutions arrêtées.
atteint dix mois, concernant ces effectifs,
EDUCATION
LYCEE Emir Abdelkader
Après 17 jours de grève, les enseignants du lycée Émir-Abdelkader de Bab
El-Oued ont décidé de rejoindre leurs classes suite à la la négociation qui
a eu lieu le 12 décembre avec, d¹une part, les représentants de l¹inspecteur
de l¹Académie et, d¹autre part, ceux de l¹Union locale de la coordination
des travailleurs de l¹éducation de la daïra de Bab El-Oued et de Bologhine
ainsi que de la section syndicale du lycée.
Dans une déclaration, les enseignants ont estimé avoir obtenu des "acquis"
tels que l¹installation d¹une commission d¹enquête paritaire, la
constitution d¹une commission pédagogique présidée par l¹Académie pour "un
plan pédagogique d¹urgence", l¹application intégrale du procès-verbal de
réconciliation et l¹invalidation de "la décision illégale" d¹attribution de
logement à M. Ckambo, les instructions pour "les respects des libertés
syndicales" et l¹instauration de la concertation à tous les niveaux ainsi
que la réouverture des négociations avec la coordination des travailleurs de
l¹éducation., loin
d¹être "une protestation égoïste", a été "l¹expression d¹un ras-le-bol face
au mépris, à l¹arrogance et à l¹abus de pouvoir du proviseur et d
Les enseignants ont rappelé néanmoins que leur mouvement de grève¹un réseau
d¹intérêt
14 12 2000
EDUCATION : Tizi-Ouzou
L'appel à une grève illimitée lancé par le syndicat de la FNTE-UGTA a été
massivement suivi et il a touché un très grand nombre d'établissements des
secteurs de l'éducation, dans tous ses paliers, et ceux de la formation
professionnelle.
Par ailleurs, le conseil du syndicat a réitéré sa détermination et celle de
ses représentants à faire aboutir leurs légitimes revendications. Il a aussi
fait appel à tous les travailleurs de rester "vigilants et de faire barrage
à l'administration et ses commis" et, enfin, de ne point céder devant les
différentes tentatives d'intimidation qui peuvent éventuellement surgir. A
rappeler que la plate-forme de revendications comporte trente points, dont
des revendications socioprofessionnelles et l'assainissement de la direction
de l'éducation dont la gestion est qualifiée de "méprisante et mafieuse".
22 11 2000
UNIVERSITE
Les étudiants affiliés à l'Union Nationale des Etudiants Algériens (UNEA)
ont maintenu leur mot d'ordre de grève illimitée.
La réunion qui les a regroupés avec le ministre
de tutelle, Amar Sakhri, n'a pas apporté les résultats escomptés. Et pour
cause, le ministre aurait signifié, après leur dernière rencontre, que son
département ne peut satisfaire leurs revendications, notamment le volet
relatif aux oeuvres sociales universitaires.
Lors du point de presse animé en début de semaine, les représentants de
l'UNEA ne semblaient pas optimistes quant aux résultats de la réunion.
L'UNEA est décidée à maintenir la pression sur la tutelle même si les autres
organisations estudiantines n'ont pas adhéré au mouvement de grève. Pour la
première journée, l'UNEA avance que son appel au débrayage a eu un écho
favorable à travers l'ensemble des établissements universitaires en dépit de
l'intimidation des étudiants de la part des administrations. Selon l'UNEA,
plusieurs dépassements ont été signalés hier à Constantine, Blida et
Mostaganem.
UNIVERSITE :
Béjaia
Les neuf étudiants de l'université de Béjaïa, en grève de la faim depuis 7
jours, ont mis fin à leur action et appelé l'ensemble de leurs camarades à
reprendre les cours. Ce dénouement que la Coordination des comités de résidences
(CCR), initiatrice du mouvement de protestation des étudiants en vue du
règlement du problème de l'hébergement, qualifie de "victoire" fait suite
à la rencontre tenue au siège du MESRS à Alger entre une délégation des
étudiants de Béjaïa et le ministre.
Il en ressort entre autres engagements de la tutelle, l'achèvement des
travaux de la nouvelle résidence dotée de 500 lits afin qu'elle soit
réceptionnée pour la prochaine rentrée, le prolongement du contrat
d'utilisation de l'hospice des vieillards et de l'auberge de jeunes et
l'acquisition globale de l'ex-ITE, dont une partie des locaux demeure
actuellement sous la chapelle de la Direction de l'éducation. Des mesures
pour redresser la mauvaise gestion des oeuvres universitaires seront prises.
C'est ainsi que le ministre a chargé M. Arab, directeur général de l'Office
national des oeuvres universitaires, d'entreprendre une inspection à Béjaïa,
alors que les étudiants ont été assurés que les nouveaux directeurs
contestés ne sont que provisoirement nommés sans l'approbation du ministre.
Enfin, un engagement a été pris en vue de l'expansion de l'université avec
la réalisation d'un nouveau campus de 1000 places pédagogiques et une
nouvelle résidence de 1000 lits pour le moyen terme.
06 12 2000
UNIVERSITE
Constatant que les attentes sociales des enseignants universitaires tardent
à être prises en compte par les pouvoirs publics, le Conseil national des
enseignants du supérieur (CNES) a appelé l'ensemble des enseignants à
observer une journée nationale de protestation et ce, à l'occasion de la
célébration de la Journée nationale de l'enseignant universitaire. Ainsi,
les différents établissements universitaires ont connu de grandes
perturbations, la majorité des universités ayant répondu favorablement à
l'appel du CNES en boycottant les enseignements et en organisant des
assemblées générales.
A l'université de Bab Ezzouar (USTHB), les syndicalistes dénoncent la
manière "irrespectueuse" dont se fait le contrôle des enseignements. "Seule
une mise en place sérieuse et crédible des comités pédagogiques est à même
de permettre le suivi des enseignements et un retour d'écoute des étudiants
est-il indiqué dans la déclaration de la section CNES-USTHB.
D'autre part, au niveau de l'Institut national d'agronomie (INA), le
syndicat se félicite du suivi massif de la journée de protestation. En tout
état de cause, les universitaires sont décidés à augmenter la pression sur
les pouvoirs publics par des actions de grande envergure.
27 11 2000
SANTE
Médecins d’Alger :
Les membres de la section d¹Alger réagissent à la sanction de geler la
section ordinale régionale.
"Nous comptons aller en justice pour demander l¹arbitrage des tribunaux afin
de faire valoir la vérité des uns et condamner l¹illégalité et
l¹autoritarisme des autres. Nous considérons que la décision du Conseil
national de l¹Ordre des médecins de geler la Section ordinale régionale
(SOR) d¹Alger est le pire dépassement qui puisse exister dans le domaine
réglementaire. Nous existons et nous continuons d¹activer dans l¹unité et la
confraternité." C¹est ce qu¹a déclaré le docteur Bekkat Berkani, président
de la SOR d¹Alger, dans un point de presse animé à la polyclinique des
Sources à Bir Mourad Raïs (Alger).
Autre mesure disciplinaire prise par le bureau national : la suspension du
Dr Berkani de son poste de membre dans ce bureau jusqu¹à la prochaine assemblée ordinale nationale.
Ces deux mesures interviennent à quelques jours seulement du renouvellement
de la moitié du bureau national et quelques mois, après avoir félicité la
section d¹Alger pour "l¹harmonie et la discipline qui mériteraient d¹être citées
en exemple". Cela fera dire à un autre médecin : "Qu¹on ne blâme pas les
gens qui travaillent ! De plus, nous travaillons avec un règlement intérieur
contraire à la loi et digne d¹être la raison majeure du dysfonctionnement
actuel du bureau national."
Les membres de la section d¹Alger ont, en outre, relevé plusieurs
dépassements de la part du bureau national. Ce dernier a demandé à l¹hôpital
de Kouba de procéder à la fermeture du siège de la SOR d¹Alger. Pis, la même
structure a officiellement saisi la Banque d¹Algérie afin de verrouiller les
comptes de la SOR sous prétexte que cet organisme n¹est plus en fonction,
selon le conférencier. À tel point que le bureau national a qualifié les
contestataires de "rebelles". Ce mot qui a fait mal aux médecins d¹Alger
était à chaque fois évoqué pour montrer l¹autoritarisme du bureau national
Autre problème évoqué : la valise des visas. Désormais, le bureau national
est seul habilité à délivrer des visas pour des médecins voulant se rendre à
l¹étranger. Il faut noter que la valise des visas est un acquis de la SOR
d¹Alger depuis 1998, début de son activité. "Il n¹y a que la justice qui est
capable de faire une contre-expertise et nous n¹allons pas baisser les bras.
Car il y a de la manipulation même dans les P-V, les noms et les écrits", a
conclu le conférencier. Une chose est sûre, rien ne va plus au Conseil de
l¹Ordre des médecins, et les SOR des grandes villes universitaires du pays
ont manifesté leur soutien à leurs confrères d¹Alger.
13 12 2000
AGRO-ALIMENTAIRE
Giplait
La Fédération des travailleurs des industries agroalimentaires (Giplait)
appelent les travailleurs à entamer une grève de 4 jours à partir du 20
décembre qui peut être prolongée en cas de non-satisfaction de leurs
revendications. Les syndicalistes ont pris acte que le président du groupe
Giplait n¹a pas donné une suite à leurs doléances émises le 3 décembre
dernier.
La section syndicale du secteur des industries laitières affirme recourir à
cette solution extrême pour protéger les droits et les intérêts des
travailleurs et dénonce la faillite programmée, encouragée par les barons de
l'importation et vers laquelle sont poussées les entreprises publiques.
Les syndicalistes évoquent comme principal grief le prix élevé des matières
premières et un prix du litre de lait administré qui occasionne des pertes
importantes aux entreprises de production déjà endettées après être passées
du statut d'office régional à celui d'entreprise de production.
Ils revendiquent, entre autres, "l¹effacement de la dette engendrée par les
frais financiers répartis par le groupe après la restructuration de 1997 et
le remboursement des pertes causées par la hausse des prix d¹achat de la
poudre de lait et ce, depuis juin 2000".
Aussi, le recours à une grève générale illimitée n'est pas à écarter en
raison du "constat de danger qui les menace et la dégradation permanente
que vivent les entreprises de production dépendant du groupe Giplait",
SNTA
L'autre entreprise qui se dirige inévitablement vers un mouvement de grève
n'est autre que la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA). Les
syndicalistes évoquent des revendications principalement salariales. Ils
affirment que les conditions socioprofessionnelles des employés de
l'entreprise ne cessent de se dégrader. Aussi soulèvent-ils le problème des
promotions qui reste toujours posé. Les syndicalistes affirment que "le
directoire de la société a été installé pour mettre à mort
la SNTA au profit des privés ". D'où surgit une autre revendication : le
maintien du monopole de l'Etat sur ce genre d'industrie.
Les syndicalistes de Giplait
et de la SNTA contestent l'autonomie totale
des entreprises publiques, prônée par la nouvelle politique économique de
l'Etat qui met en péril les entreprises déjà en difficulté.
12 12 2000
ENERGIE
NAFTAL
Les travailleurs des centres du port et de Dar El-Beïda des unités relevant
de la division aviation-marine de l¹entreprise Naftal risquent de suspendre
leur activité à tout moment...
Leur situation s¹est dégradée depuis la menace de débrayage brandie et gelée
en juillet dernier. Et, depuis, la direction persiste dans la "politique" de
la sourde oreille, précise M. Sid Ali Beldjerdi, le secrétaire général du
syndicat.
Les travailleurs expriment leurs inquiétudes de voir aboutir leurs
revendications soumises à la direction générale de Naftal.
Il faut noter que les prérogatives décisionnelles au niveau de la direction
de l¹entreprise sont partagées à présent entre le directeur général par
intérim et un président du conseil d¹administration.
Cette situation floue d¹attributions bloque l¹amorce de dialogue avec le
partenaire social.
Pour rappel, les travailleurs exigent la revalorisation du régime
indemnitaire, notamment l¹indemnité de nuisance. Selon le secrétaire général
du syndicat, les salaires des employés de Naftal sont loin d¹être en
harmonie avec ceux de Sonatrach, alors que ces deux entreprises font partie
du même groupe. La coordination syndicale s¹oppose fortement à la
délocalisation du siège de la direction vers Hussein-Dey.
En matière d¹organisation de sa direction aviation-marine, le partenaire
social demande à être associé dans le choix des hommes.
Le secrétaire général du syndicat souligne que son syndicat s¹efforce de
trouver un terrain d¹entente et d¹éviter un éventuel arrêt de travail qui
aura des conséquences lourdes à supporter. Si le mouvement venait à se
déclencher, les avions resteraient cloués au sol et les bateaux à quai.
12 12 2000
RETRAITES
Il a fallu que le Chef du gouvernement, Ali Benflis, intervienne pour
décider la revalorisation de la pension de quelque 535 000 retraités non
indexés sur le SNMG. Une instruction a été diffusée par le Chef du
gouvernement pour permettre la mise en oeuvre de la revalorisation au titre
de l'année 2000, et ce pour mettre fin à toute controverse sur cette
question.
En effet, la polémique entre le ministre des Affaires sociales et du Travail
et la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) s'est
transformée progressivement en un véritable imbroglio qui n'arrange en rien
la catégorie des retraités particulièrement vulnérables, en raison du climat
social déjà difficile.
En fait, le bras de fer entre la FNTR et le ministère des Affaires sociales
n'a cessé de s'aggraver, notamment après les résolutions de la dernière
tripartite qui a décidé du relèvement du SNMG de 6 000 à 8 000 DA.
A l'origine de ce litige, les déclarations de Bouguerra Soltani sur la
pérennité de la Caisse nationale de retraite (CNR) et son refus de
revaloriser les pensions tel que prévu par la loi. Alors que la FNTR
focalisait son plan d'action sur les tergiversations du ministre à appliquer
la loi, notamment celle qui stipule que la revalorisation doit intervenir le
1er de chaque mois de mai, le ministre fait valoir son devoir de veiller à
ce que les retraités touchent régulièrement leur pension. Une préoccupation
reniée par la FNTR, qui estime que la CNR est en mesure d'assumer toutes les
pensions à partir du moment où le Trésor public lui est redevable d'une
somme de 6 milliards de dinars, en plus des 46 milliards de dinars détenus
sous forme d'obligations du Trésor, ce qui confère une situation très
confortable à la CNR.
Or, la CNR est dépourvue de conseil d'administration depuis le 31 décembre
1999, date d'expiration de son mandat. Le ministre refuse toujours, selon la
FNTR, de l'installer. Il chercherait, à travers ce retard, à revoir la
composante et les prérogatives du conseil d'administration qui, selon la
FNTR, propose des modifications tendant à réduire considérablement les
attributions du conseil, une chose que la FNTR rejette catégoriquement
06 12 2000
TRANSPORT
SNTF
Le syndicat d¹entreprise a démenti les accusations portées par M. Saïdi
Mohamed, "soutenu par un groupe de pseudo-syndicalistes" auquel est déniée
la fonction de DG-adjoint. Il ne serait qu¹un usurpateur, selon les
syndicalistes.
Une action en justice est en préparation contre M. Saïdi Mohamed pour les
accusations qu¹il a portées à la charge du syndicat d¹entreprise de la SNTF.
En effet, le 12 novembre dernier, M. Saïdi avait traité le syndicat national
de la SNTF de "mafieux" à la solde de la direction générale de l¹entreprise.
Reprenant une à une les accusations portées à leur encontre, les
syndicalistes de la SNTF, chiffres et arguments à l¹appui, décortiquent les
dires de leur pourfendeur.
"Il n¹y a jamais eu de rétrocession de véhicules au profit des
syndicalistes", explique M. Kerrouche, membre du conseil national du
syndicat d¹entreprise. Pas plus que les syndicalistes n¹ont profité de
logements d¹astreinte ni de traitement de faveur pour le voyage Omra, ni
pour l¹accession au centre de vacances de l¹entreprise, a souligné le
syndicaliste, avançant que les véhicules du syndicat, au nombre de trois,
appartiennent tous à la SNTF et que les logements d¹astreinte dont ont
bénéficié des syndicalistes l¹ont été au titre de leurs fonctions et
prérogatives professionnelles tel que stipulé par les règlements de
l¹entreprise. De même que tout ce qui porte aux voyages Omra et aux congés
en centre de vacances est traité en commission en toute transparence et dans
le strict respect des critères.
18 11 2000
GESTION DE L’EAU
Béjaïa
Deux travailleurs de l¹entreprise de gestion des eaux (EDEMIA) à Béjaïa, un
ex-secrétaire général et un membre d¹une section syndicale, crient à
l¹injustice. Ils se disent victimes de la hogra, pour avoir dénoncé des
pratiques "douteuses" au niveau de l¹entreprise.
Le directeur, quant à lui, affirme que les deux éléments font feu de tout
bois pour jeter le discrédit sur un établissement qui les a rejetés pour
leurs "écarts disciplinaires et leurs manquements" aux obligations
professionnelles. Le mois d¹août 1999, le SG de la section syndicale rédige
un rapport sur la situation de l¹EDEMIA et l¹adresse à la tutelle, le
ministère de l¹Equipement et de l¹Aménagement du territoire à l¹époque.
L¹écrit dénonce "la mauvaise gestion, les passe-droits" et autres
"agissements" imputés au directeur général de l¹entreprise. "Stations vouées
à l¹abandon, pièces de rechange inexistantes quand il s¹agit des équipements
et disponibles quand il s¹agit des véhicules de service", interventions
"sélectives" sur les réclamations des citoyens sont parmi les maux cités
par le rédacteur du document, qui ajoute qu¹un véhicule appartenant à
l¹entreprise, une Renault 4, "a curieusement disparu et ne figure ni dans le
parc ni dans le stock matériel de l¹EDEMIA". M. Ouatmani conclut son rapport
en demandant à la tutelle de dépêcher une commission.
d’enquête.12 11 2000
LES AVOCATS DE CONSTANTINE EN GREVE
L¹appel à la grève générale initiée par le bâtonnat de la wilaya de
Constantine a été largement suivi.
Les avocats grévistes affirment avoir recouru à la grève pour protester
contre la méthode de travail imposée par le président de la Cour et
rejettent principalement l¹instruction de ce dernier relative à
l¹interdiction de rajouter une pièce ou document dans un dossier, une fois
le verdict prononcé. Dans un communiqué daté du 11 décembre 2000 et signé
par le bâtonnier de Constantine, le bâtonnat demande la "levée de tout ce
qui entrave l¹activité des avocats, conformément aux textes en vigueur".
Le président de la Cour, quant à lui, se cantonne dans le silence, refusant,
laisse-t-on entendre, de recevoir les avocats et la presse.
0 T A N hors des Balkans !
A l'invitation du Parti communiste de Grèce, vingt partis, organisations et mouvements d'Albanie, de Bulgarie, de Grèce, de Roumanie, de Turquie et de Yougoslavie se sont rencontrés les 18 et 19 novembre 2000 à Salonique
L'objet de cette rencontre portait sur: " le départ de l'Otan des Balkans, l'établissement de relations justes rejetant les interventions impérialistes."
Les participants à cette rencontre, après avoir salué les luttes multiformes menées dans plusieurs pays ont confirmé qu'il existe de nombreuses forces qui, sans nier leurs différences, se sentent concernées et résistent à la politique de l'OTAN dans cette région .
Dans un communiqué publié à l'issue de cette réunion, le Parfi communiste de Grèce indique : "les participants à cette rencontre ont confirmé que la guerre menée par l'OTAN contre la Yougoslavie, tout comme les récents développements dans ce pays, ont accru l'instabilité et les activités sécessionnistes, renforcé l'autoritarisme et les atteintes contre les droits démocratiques.
Les participants, poursuit ce communiqué " constatent que l'antagonisme des grandes forces impérialîstes va en s'intensifiant, pour le contrôle des marchés, de l'énergie et des ressources naturelles de la région". Les participants considèrent que le Traité de l'Atlantique Nord avec sa nouvelle doctrine , d'expansion à l'Est et en Méditerranée, de mise en place de forces rapides d'intervention et la soi-disant guerre "humanitaire", est destiné à empêcher les peuples de la région de choisir librement le cours de leur développement. Il piétine le droit international et favorise le droit du plus fort."
Les participants ont exprimé leur accord pour coordonner leur action en faveur de la paix et de l'amitié entre les peuples des Balkans, contre l'OTAN et ses interventions dans la région et contre les plans des cercles ùnpén'alistes pour dresser les uns contre les autres les peuples balkaniques.
Les participants à la rencontre amplifieront leurs efforts pour empêcher que de nouveaux pays rejoignent l'OTAN et pour le retrait de cette alliance de la Grèce et de la Turquie et finalement pour sa dissolution.
Les participants se sont prononcés encore pour
- Le retrait de Grèce et de Turquie des bases américaines et de l'OTAN et de toutes les armes nucléaires.
- Pour le départ des troupes d'occupation de l'OTAN du Kossovo, de Bosnie et des autres régions balkaniques.
- Pour l'arrêt des interventions de l'OTAN dans les affaires intérieures des pays balkaniques .
A l'occasion du deuxième anniversaire de la guerre en Yougoslavie, les participants ont décidé d'organiser à Salonique, en Mars 2001, une marche et diverses activités.
Ils ont également décidé d'installer à Salonique " un Centre Balkanique Anti-OTAN pour la diffusion des informations.
THESES pour le 16ème congrès du Parti communiste Portugais
. SITUATION INTERNATIONALE
La lutte des travailleurs et des peuples
• L'offensive impérialiste n'a pas prévu la résistance et la lutte des travailleurs et des peuples à travers le monde. N’a pas été prévu non plus les développements significatifs de libération et les victoires importantes qui ont eu lieu, en dépit du rapport défavorable des forces. Cuba, avec la défense de sa souveraineté et de sa révolution socialiste, Timor Est, avec la victoire historique sur les occupants indonésiens, sont des exemples qui nous sont particulièrement chers et qui confirment qu'il est possible de résister et de gagner.
• La tentative du capitalisme d'imposer une vaste domination hégémonique mondiale a rencontré une résistance croissante qui devenait en s'intensifiant plus diversifiée d'un point de vue social et géographique.
• En dépit de l'attaque violente pour détruire les acquis et les droits, pour empêcher la résistance de la classe ouvrière, les luttes se sont poursuivies dans chaque continent - souvent des luttes difficiles et prolongées contre la plupart des mesures dommageables prises par le grand patronat et les gouvernements. Y sont inclues les luttes contre le chômage et la fermeture des entreprises, pour l'emploi et la qualité de l'emploi, contre la flexibilité et le travail partiel, pour la réduction des heures de travail, de meilleurs salaires, contre la vague des privatisations, pour les services publics, notamment pour favoriser le bien être, la santé, l'éducation. Les luttes générales en Inde, en Corée du Sud, en Grèce, en Afrique du Sud, en Bolivie, dans de nombreux autres pays, tels que les grèves sectorielles de L’UPS et de Général Motors aux Etats-Unis, ou les grèves des travailleurs de Renault dans plusieurs de ses succursales à travers l’Europe sont des exemples des luttes massives et combatives d'une très grande signification politique.
• . Les luttes des paysans pour soutenir la réforme agraire et pour le maintien sur la terre de ceux qui la travaillent (comme au Brésil, mais aussi en Inde et d'autres pays), contre la destruction de l'agriculture nationale et la soumission aux sociétés transnationales de l’agro-alimentaire (comme en Inde, France, Grèce) se sont intensifiées tout au long de ces dernières années.
• La lutte des femmes pour soutenir, et promouvoir, leurs droits, à l'égalité des chances en matière économique, sociale, politique et culturelle, contre le fondamentalisme islamique et d'autres formes d'oppression, discrimination et violence, représente une contribution de valeur à la lutte de résistance des travailleurs et des peuples. Ayant été particulièrement affectées par les politiques économiques et sociales, sujettes à une subtile et incessante pression idéologique, les femmes ont été actives dans de nombreux et diversifiés domaines, comme à travers le développement d'un vaste mouvement organisé contre la pauvreté et la violence qui se sont exprimés sous la forme de marches nationales dans le cadre de la marche internationale des femmes.
• La jeunesse a montré qu'elle est un important secteur du mouvement populaire et de sa stimulation.. Les luttes des étudiants pour le soutien de l'enseignement public se sont poursuivies avec des développements significatifs en Europe ( Grèce, France, Royaume Uni, Portugal) mais aussi en Inde, en Amérique Latine (Mexique, Chili, Nicaragua) et aux Etats-Unis. La préoccupation de la jeunesse de lier les luttes aux solutions du mouvement ouvrier a pris une importance croissante, à la fois en Europe, en Amérique Latine et en Asie. Les exemples de luttes où la jeunesse a joué un rôle important souvent déterminant, comprend: la solidarité exprimée avec les peuples en lutte ( Cuba, Sahara occidental, Palestine, Timor Est); réclamant la paix et la fin de l'agression impérialiste (Yougoslavie), condamnant le racisme et la xénophobie, combattant pour l'abolition de la peine de mort, pour des solutions favorables à l'environnement.
• La lutte contre le racisme et la xénophobie, contre le nationalisme réactionnaire, le fondamentalisme et l'extrême droite a pris une importance croissante en relation avec les barrières dressées contre la circulation des travailleurs, dont l' exploitation extrême des travailleurs immigrés et le développement du réseau esclavagiste du travail clandestin, contre le retour à une détérioration de la composition sociale, le discrédit des institutions et les sérieuses impositions supranationales (Autriche).
• . Plus récemment, la lutte et la mobilisation contre les mécanismes et les conséquences de la "globalisation" impérialiste a été au devant de la scène, ainsi en Inde contre le FMI (où des millions de travailleurs et paysans ont manifesté), et aux Etats-Unis contre l'OMC (contribuant ainsi à l'échec de la rencontre ministérielle de Seattle). La mise en place des actions de mobilisation et de propagande en vue de les faire coïncider dans l'ordre avec les rencontres internationales - du G7, du FMI de la Banque mondial, de l'OMC, de l'OTAN, de l'Union Européenne, afin de protester contre les politiques et les mécanismes de la "globalisation" impérialiste de la finance internationale et des multinationales, a eu un impact très significatif et a acquis un profil médiatique élevé. Bien que nous devons conserver à l'esprit les interprétations péremptoires et les manipulations de ces phénomènes, qui sont loin de l'innocence, il est nécessaire de saisir leur importance comme un point de rencontre de luttes variées.
• . Durant la période qui s'est écoulé depuis le 15ème congrès, les conséquences subjectives et objectives de la défaite du socialisme dans l'Est de l'Europe ont continué à avoir un effet négatif D'une part, c'est la disparition d'importants succès et acquis sociaux et d'un contrepoids décisif à la politique d'agression et d'exploitation de l'impérialisme. D'autre part, parce que la puissance attractive d'un nouveau projet de société a été affaiblie par les distorsions, les fautes, les déviations, le remplacement de l'action politique par les mesures répressives, politiques et initiatives qui ont abouti à une "sale impression" qui ne peut et ne doit pas concerner l'idéal du communisme mais qui ont créé les conditions favorisant sa propre défaite. Ces résultats doivent être examinés d'une manière critique et novatrice, c'est un sujet de futurs développements, après le 13ème congrès (mai 1990) qui fut essentiellement consacré aux résultats relatifs aux pays socialistes, tout aussi bien qu'au 14ème congrès ( Décembre 1992).
• L'offensive impérialiste a abouti à des développements négatifs et à des défaites dans plusieurs pays et parties du monde. La Social-démocratie a abdiqué devant les intérêts du grand pouvoir des affairistes, une fois que son utilité a été épuisée, et a conduit au retour de la droite et à la progression de l'extrême droite, notamment en Europe. Au même moment, des victoires significatives ont été accomplies. Le renversement de Mobutu en République démocratique du Congo et de Suharto en Indonésie ( avec une contribution significative du peuple de Timor Est) a signifié la fin de la dictature imposée par l'impérialisme et de ceux qui le servaient totalement. Au Venezuela, le cours original d'un processus de changements démocratiques montre qu'il y a des voies pour échapper à la crise causée par la globalisation capitaliste.
• . Partout où les luttes sont menées , elles exigent notre solidarité active. Les luttes de Cuba (contre le blocus), de Timor-Est ( pour une totale indépendance), du Sahara occidental ( pour un référendum et pour le droit à l'autodétermination, de Palestine ( pour un Etat souverain et indépendant), de Corée ( pour la démilitarisation de la péninsule et la réunification pacifique), de Chypre ( pour l'unité et l'intégrité territoriale), d'Angola (pour la démilitarisation de l’Unita et pour la paix), de Yougoslavie ( pour la souveraineté et l'intégrité territoriale et la fin des sanctions),d'Iraq (contre le blocus et pour la liberté), du Kurdistan ( pour la reconnaissance des droits nationaux), de Colombie ( pour la paix et contre l'intervention US), du Chili (pour la condamnation des crimes de la dictature de Pinochet), tout ceci confirme que la lutte pour la liberté et le progrès social ne peut être étouffée, pas plus que ne peut être arrêtée la marche de l'histoire.
• . La lutte des peuples et pays du tiers-monde a des traits hautement complexes et contradictoires. Il est évident que la plupart des gouvernements de ces pays représentent les intérêts de l'élite bureaucratique, détaché du peuple, qui est largement corrompu par les multinationales et les officines de l'impérialisme. Mais en dépit de cela, et face au dramatique fossé qui divise le Nord du Sud et sous la pression des mouvements populaires de mécontentement, les sentiments et les attitudes de défense de la souveraineté nationale et de nature anti-impérialiste sont en train de revivre : dans la défense de la souveraineté nationale, contre les injonctions dévastatrices de l'OMC , les programmes d'ajustement structurel du FMI, contre le pillage des multinationales, pour la réduction et l'annulation de la dette extérieure, etc. Le sommet de Durban du Mouvement des non-alignés, la position unitaire et claire adoptée par les membres de l'organisation de l'Unité Africaine qui a contribué à l'échec du sommet de l'OMC à Seattle, la dénonciation de la "globalisation" impérialiste qui a émergé du Sommet des 77 à la Havane, même le sommet Euro-Africain montre clairement que l'impérialisme ne sera pas capable d'imposer facilement sa politique de recolonisation et de pillage.
• . On doit rejeter naturellement les théories et les attitudes qui, au nom de la "modernité", ignorent la lutte des classes, qui considèrent que les syndicats de classe tout aussi bien que les autres formes d'organisation de la lutte populaire qui ont fait leurs preuves sont dépassées; Ceux là , généralement rejettent les "partis politiques" et favorisent le culte de la spontanéité, ceux-là opposent les formes informelles et les réseaux de collaboration qui ont été rendues possibles par les nouveaux moyens de communication pour l'organisation d'un travail militant parmi les masses, cette division encouragée et cette fragmentation sectaire des mouvements large à la base, qu'ils emploient pour des constructions et concepts de confusion sur la "société civile" et le "pouvoir" - " la dévolution des pouvoirs à la société civile", " pouvoir de la société civile" - rejetant la lutte pour le pouvoir politique et empêchant ainsi la poursuite des luttes.
• . Durant la dernière décade, les idéologues des classes régnantes ont proclamé la fin de la classe ouvrière, de la lutte des classes, de la lutte de libération, de la révolution, des révolutionnaires et des communistes. Même la "fin de l'histoire" a été proclamée et le capitalisme a été présenté comme le stade final de développement de la société humaine.
.
• . Le PCP considère qu'une discussion collective autour des questions d'intérêt commun est nécessaire. Le Parti est ouvert à un franc et fraternel échange de vues, sur une base bilatéral et multilatéral, sur toute question où il y a une différence et même une divergence de vues. Nous croyons que nous avons à prendre en compte les discussions qui se sont déroulées au sein des autres Partis communistes et organisations révolutionnaires tout comme d'alimenter nos propres débat et conclusions. Cela inclut, par exemple, une analyse sur les principaux traits du capitalisme contemporain et sur les contradictions majeures du monde d'aujourd'hui et les principales tendances du monde.
• . Le PCP continue de considérer le cadre national comme le contexte décisif pour peser à gauche avec les travailleurs et les masses dans la lutte pour le changement social. Etant un Parti patriotique et internationaliste, le PCP contribuera à donner un nouvel, vigoureux et urgent élan de solidarité et de coopération internationaliste parmi les forces communistes et progressistes, les travailleurs et les peuples du monde.
. L'alternative c’est le socialisme
• . L'histoire, et particulièrement l'histoire du mouvement ouvrier, en dépit des énormes difficultés et des obstacles, montre qu'il y a une accumulation des forces qui peut faire évoluer le processus, parfois très vite, dans des voies favorables pour la lutte des progressistes et des révolutionnaires. Mais elle montre aussi les dangers de la sous-estimation de la force et de la détermination du grand capital dans la défense de ses privilèges de classe et son pouvoir hégémonique. Le processus que nous voulons conduire pour un changement fondamental dans le rapport mondial des forces sera probablement à la fois complexe et long, entraînant d"importantes explosions sociales et politiques, et impliquant des luttes amères pour dépasser la résistance et la violence de la part des classes régnantes à laquelle nous sommes confrontés. Privilégier et circonscrire l'action vers les institutions du système, en tournant le dos à la réalité de la lutte de classe et à la conception Marxiste-léniniste de l’Etat et du pouvoir, ne peut que favoriser l'attitude attentiste et mener à d'amères désappointements .
• . En termes généraux, la présente étape peut être considérée comme celle de la résistance, de l'accumulation des forces, incluant des actions et des luttes très diversifiées, couvrant un très large éventail de revendications et d'objectifs.
• .C'est le devoir des Communistes et des révolutionnaires d'agir en ordre pour étendre la dimension internationale et internationaliste de leur activité, et de trouver les problèmes communs, revendications et objectifs capables de les rassembler dans un large Front anti-impérialiste avec des secteurs sociaux et politiques diversifiés qui luttent pour la démocratie, l'indépendance nationale, la paix, la préservation de l'environnement, le progrès social et le socialisme.
• La lutte pour une réelle démocratie, politique, sociale, économique et culturelle, la lutte pour une véritable égalité entre les hommes et les femmes, la solidarité internationaliste avec les peuples en lutte pour leur liberté et l’autodétermination, avec ceux qui sont victimes des agressions étrangères et des blocus, la lutte contre toute expression de la xénophobie fasciste et raciste et les forces obscurantistes;
• La lutte pour la paix mondiale, contre l'escalade interventionniste du militarisme impérialiste, pour la dissolution de l'Otan et les blocs militaro-politiques, dans la défense des traités sur le contrôle des armes et les traités de désarmement- contre la militarisation de l'espace et le développement de nouveaux systèmes d'armement, pour bannir et éliminer l'arme nucléaire et les autres armes de destruction massive.
• La lutte pour défendre l'actuel droit international et la charte des Nations Unies; pour la défense de l'indépendance nationale et la souveraineté, pour des relations internationales basées sur la coopération, pour de mutuels avantages et le respect des intérêts nationaux, pour l'intégrité territoriale et la souveraineté de chaque Etat, pour la défense des Nations Unies et son système d'organisation, en tant que construction pour une pacifique coopération entre les peuples,
• . Ce sont là quelques uns des problèmes, revendications et objectifs qui sont nécessaires et possibles à l'unité d'action des révolutionnaires, des forces de gauche et progressistes, tout aussi bien pour le processus de large convergence des luttes. Naturellement, c'est plus facile de décrire la liste des questions que de trouver, à chaque moment donné et au moment chaud, les liens de l'unité qui peuvent donner un moment fort à la lutte anti-impérialiste et ouvrir une perspective
réelle pour des projets libérateurs.
Cela demande une plus large et rapide circulation de l'information, un haut degré de vigilance et de préparation à l'unité, une plus grande diligence dans la coordination des efforts.
• . Dix années après la "chute du mur", et la défaite du socialisme en URSS et en Europe de l'Est, et après l'arrogante proclamation du triomphe ultime du capitalisme, il est évident que le monde n'est pas devenu plus sûr, plus démocratique, plus beau, plus humain. Nous voyons précisément le contraire. Le capitalisme n'est pas seulement incapable de solutionner les problèmes des travailleurs et des peuples, alors qu'il impose des régressions sociales et même civilisationnelles, et qu'il entraîne le genre humain vers de grands dangers.
• . Et si le capitalisme dispose encore d'une remarquable capacité d'ajustement et de récupération, il est aussi vrai qu’il se montre incapable de supprimer ses contradictions intrinsèques, avec la contradiction de base entre, d'une part, l'énorme développement des forces productives et le caractère social grandissant de la production, et, d'autre part, les relations de production basées sur la sacro-sainte propriété privée. L'opposition entre les progrès continus de la connaissance et les problèmes sociaux et humains qui empirent brutalement, la solution qui est maintenant à la portée de l'homme, est celle à propos de l'urgence du dépassement de la contradiction de base à travers une révolution sociale et l'établissement du socialisme.
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
Les palestiniens continuent de se battre courageusement contre la répression sauvage des dirigeants israéliens. Depuis le 28 septembre, date de la provocation d’Ariel Charon , plus de 300 d’entre eux ont perdu la vie. Les autorités d’occupation ne reculent devant aucun crime pour tenter de mettre un terme à l’Intifada.. Ni le blocus économique, ni l’intrusion de commandos spéciaux chargés d’exécuter leurs dirigeants, ni les bombardements qui détruisent leurs bâtiments administratifs, leurs maisons ou même leurs exploitations agricoles ne sont arrivés et ne peuvent arriver à mater un peuple résolu à obtenir ses droits quels que soient les sacrifices. Ehud Barak a décidé d’organiser les élections pour tenter de se succéder à lui même. Tout en continuant à faire massacrer des innocents, dont de nombreux enfants, il prétend réussir à obtenir la paix par de nouvelles négociations avec Arafat. Il veut ainsi pour se maintenir au pouvoir prouver aux israéliens qu’il est capable de ramener la paix dans les territoires en utilisant à la fois la force et des promesses, qu’il n’a jamais tenues depuis son arrivée au pouvoir. Il compte naturellement sur l’aide que ne manquera pas de lui apporter Clinton et son successeur. Ce dernier considère déjà que l’essentiel, c’est la "sécurité d’Israël". C’est dire que tout optimisme quant aux discussions en cours entre israéliens et palestiniens, qui ont débuté ces jours derniers aux USA, est tout a fait dangereux. Pour les masses arabes, rien n’est plus urgent que le renforcement du soutien au combat des Palestiniens, qui ont besoin non seulement d’un soutien politique bien plus ferme à leur cause, mais aussi d’un soutien matériel concret que de nombreux dirigeants arabes ne concrétisent pas facilement malgré leurs promesses.
L’opinion progressiste mondiale est révoltée par les crimes quotidiens perpétrés bien souvent contre des enfants ou des adolescents et refuse la propagande mensongère de certains médias occidentaux, qui parlent honteusement de responsabilité partagée, comme si on pouvait mettre sur le même pied le bourreau et sa victime. Tout en dénonçant, à juste titre, dans les actes ou les propos tout ce qui ressemble à l’antisémitisme, cette opinion exige l’arrêt de la répression contre un peuple martyr et la reconnaissance de ses droits nationaux.
Les forces progressistes, les amis sincères d’une paix juste au Moyen-Orient, peuvent en renforçant la pression sur leurs propres gouvernements, obtenir un soutien réel aux Palestiniens et un isolement encore plus grand des dirigeants israéliens, forts de l’appui de l’impérialisme américain.
Dans la dernière période des actions de solidarité animées par des communistes, des progressistes des forces de progrès ont eu lieu. Signalons en particulier :
La visite en Palestine d’une délégation du parti communiste de Grèce, dirigée par sa secrétaire générale, qui a rencontré sur place les communistes et les différentes forces progressistes avec lesquelles elle a tenu des meetings. Elle a eu également des entretiens avec Arafat.
La visite d’une délégation dirigée par le Président du groupe de la gauche au parlement européen, groupe qui rassemble les députés communistes et progressistes. Cette délégation a constaté sur place l’ampleur de la répression et a apporté sa solidarité au peuple palestinien. Elle a eu des entretiens avec Arafat.
La manifestation organisée à Paris le 29 novembre par les communistes, différents partis de gauche, les verts, l’union juive française , la CGT, le MRAP, le Mouvement de la paix, différentes organisations palestiniennes...
De nombreuses manifestations organisées à Lille par différentes organisations de soutien au peuple palestinien
Déclaration de solidarité avec le peuple palestinien adoptée
à la rencontre d'Athènes
Nous représentants des Partis communistes et ouvriers du Sud et de l'Est de la Méditerranée, de la Région du Golfe et de la Mer Rouge à la rencontre d'Athènes du 16 décembre 2000 en marge du 16ème Congrès du Parti Communiste de Grèce, nous déclarons notre condamnation de l'agression sanglante israélienne sur le peuple Palestinien, et confirmons notre plein soutien à sa légitime et juste lutte pour l'indépendance et la souveraineté nationale, et le retour des réfugiés palestiniens conformément aux résolutions de la légitimité internationale et nous condamnons la politique américaine qui se place aux côtés de son allié stratégique Israël.
Nous saluons la juste lutte du peuple palestinien et son héroïque constance et ses grands sacrifices face à l'agression israélienne, et nous appelons tous ceux qui ont l'amour de la paix et de la liberté à travers le monde d'accélérer leurs activités solidaires avec le peuple Palestinien pour:
1.Arrêter l'agression d'Israël et ses crimes sanglants et la levée du blocus militaire israélien, des sanctions économiques imposées au peuple Palestinien
2. de poursuivre la lutte et la pression à tous les niveaux pour forcer le gouvernement Israélien à se conformer à la légitimité internationale, spécialement les résolutions 242, 338, 194 et de les appliquer pour assurer le retrait complet d'israël des territoires arabes en Syrie et au Liban occupés depuis le 5 juin 1967, de démolir tous ses établissements et d'établir l'Etat Palestinien indépendant et souverain avec Jérusalem-Est pour capitale.
3.De fournir immédiatement une Protection internationale au Peuple Palestinien pour assurer sa sécurité jusqu'a son indépendance
4 De former une commission d'enquête afm d'enquêter sur l'occupation israélienne,
de punir les criminels conformément à la Loi Internationale et à l'Accord de Genève
5 Demander au représentant des Nations Unies aux futures négociations de briser le
monopole américain de conduite des négociations, en raison de rôle des Américains pour avoir pris
le parti d'Israël dans son agression . Athènes, le 16 Décembre 2000
(Parti Communiste d'Egypte, AKEL de Chypre, Parti Communiste de Grèce, Parti Tudeh d’Iran, Parti communiste d'Irak, Parti communiste du Kurdistan-Irak, Parti communiste d'Israël, Parti communiste de Jordanie, Parti communiste du Liban, Parti du Peuple Palestinien, Parti communiste du Soudan, Parti communiste de Syrie, Parti communiste de Syrie)
• Le Parti communiste du Danemark a adressé le 25 novembre à l'Ambassadeur d’lsraël à Copenhague, la protestation suivante adoptée par son Comité National, réuni ce jour là:
Au Premier Ministre Ehud Barak
A la Kenesset
Au peuple israélien
CESSEZ LE MASSACRE!
Le Parti communiste du Danemark approuve Amnesty international, l'organisation Human Rights Watch" et d’autres observateurs déclarant:
* Qu’lsraël a répliqué aux manifestants palestiniens lançant des pierres avec une force excessive et disproportionnée, causant des victimes civiles innocentes de la violence.
* Que les balles en caoutchouc israéliennes ne sauraient être acceptées comme une arme pour le contrôle des troubles, parce que - tirées par des troupes en rangs serrés -elles sont des armes mortelles.
*Que les forces israéliennes ont fait feu sur des ambulances et des journalistes,
*Qu’lsraël a révélé son manque de respect des sanctuaires et lieux sacrés Musulmans,
*Qu’lsraël - en agressant un grand nombre d'enfants - n’a pas fait la distinction entre les enfants et les adultes, et a de la sorte violé la Convention des Nations-Unies sur les Droits des Enfants.
* Qu’lsraël - en fermant les frontières des territoires palestiniens a infligé une punition collective à tout le peuple palestinien, violant de la sorte ses droits fondamentaux à la liberté de circuler.
Nous soutenons la résolution des Nationits-Unies qui condamne l'usage excessif de la force par les forces d’occupation israéliennes contre les civils palestiniens.
Une remise en vigueur des accords de paix doit prendre son départ, dans le fait que la Résolution des Nations-Unies n°181 de 1947 concernant la formation de l'Etat d!lsraël, donnait 56% de la terre Palestinienne aux Israéliens et 42% aux Palestiniens, et quelle n’a jamais été transformée en réalité.
Au contraire, aujourd’hui il y a un fait que les territoires Palestiniens de l’autodétermination peuvent être comparés à des Bandoustans de l'ancienne Afrique du Sud. Formant une terre fragmentée et éparpillée , avec Israël qui a le contrôle des routes, la fourniture de l'eau, de l'énergie etc.., et où les illégaux établissements israéliens sont des bases militaires pour l'armée israélienne, elles ne doivent pas présenter un point de départ réaliste pour des négociations. Ce qui doit en constituer la base est ce qui suit:
Le retrait des forces israéliennes de tous les territoires occupés
La participation active des Nations-Unies aux négociations entre les deux parties, et la possibilité de l'envoi de forces des Nations-Unies pour sécuriser les territoires palestiniens.
Le soutien que les USA ont apporté en faveur de la poursuite de la démonstration de force d'un côté contre l'autre, a dépouillé de ses vêtements la politique impérialiste d’lsraël sioniste.
Nous soutenons la légitime demande palestinienne pour un état souverain, au droit des réfugiés palestiniens de retourner dans leur patrie, et à ce que Jérusalem-Est soit la capitale de la Palestine. Plus encore, la récupération des établissements illégaux israéliens doivent être une compensation pour tous les biens palestiniens qui ont été bombardés ou autrement détruits.
Cela doit être le but, 50 ans après la résolution 181 des Nations-Unies .
Betty Frydensbjerg Carlsson
Président
Le Parti communiste de Grèce
a tenu son 16ème Congrès
Le 16ème comgrès du Parti communiste de Grèce s'est déroulé du 14 au 17 décembre 2000 à Athènes dans le Hall des Congrès de la salle Périssol. A la première séance qui s'est tenue le 14 décembre, Aleka Papariga, secrétaire de ce Parti frère, a présenté le rapport d'activité du comité central sortant.
Le projet de thèses présenté au congrès qui a fait l'objet de débats au sein des organisations de base, pendant les trois mois qui ont précédé, a été adopté en tenant compte des suggestions des membres du Parti et de ses amis qui ont participé au large débat organisé dans le cadre de rencontres publiques et dans les pages qui lui ont été consacrées par les publications du P.C. grec " Rizospastis" et la "Revue communiste". . Nous ne manquerons pas de présenter prochainement à nos lecteurs des extraits de ces thèses.
Près de 80 partis communistes et ouvriers, invités à ce congrès, y étaient représentés, auquel le PADS qui a été également invité, a adressé un message dont nous publions ci-dessous un extrait. En marge de ce congrès, une rencontre des P.C. des pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée, de la région du Golf et de la Mer rouge, a eu lieu le 16 décembre (Compte rendu publié dans ce numéro).
Le 16ème congrès du Parti communiste de Grèce a été suivi par des délégations de Partis grecs, dont le PASOK, la Nouvelle Démocratie (ND), Le Parti des Libéraux, le Parti du Renouveau communiste, et des représentants des syndicats. Des représentants de la science, de la littérature et de l'art, de la vie socio-politique, parmi lesquels les compositeurs Mikis Théodorakis et Tanos Mikroutsikos, les artistes Kostas Kazakos , Eleni Gerasimidou, Aleka Paizi, Titos Vandi étaient parmi les personnalités invitées à ce Congrès.
La station médiatique New Hellenic network (NET) a diffusé en direct le rapport du comité central
extrait du message du PADS au congrès du parti communiste de Grèce
L’agression barbare de l’OTAN contre la Yougoslavie, la volonté de ses dirigeants impérialistes américains d’imposer ses diktats à tous les peuples de la région, leur refus de tenir compte des intérêts nationaux de ces peuples et leur chantage permanent pour imposer un ordre mondial dont ils ne veulent pas, exigent de la part des communistes, des progressistes et de toutes les forces attachées à la paix et à la justice de renforcer leur mobilisation et leur union pour faire face à ceux qui méprisent dans les faits toute légalité internationale et toutes les décisions justes des nations unies. La situation faite au peuple chypriote dont le territoire est occupé par des forces étrangères depuis 1974, ou au peuple palestinien, privé de ses droits nationaux depuis des dizaines d’années, sont des exemples évidents de leur duplicité et du soutien sans faille qu’ils n’ont cessé et qu’ils ne cessent d’apporter aux dirigeants turcs ou israéliens dans leur politique criminelle.
Dans la résistance à la politique de force, votre parti joue un rôle de premier plan. Lorsque les dirigeants de l’OTAN ont décidé de frapper la yougoslavie et foulé aux pieds la souveraineté de tous les pays limitrophes, y compris la Grèce pour faciliter leur agression, vous avez courageusement résisté et vous avez su rassembler votre peuple, le mobiliser concrètement contre les agresseurs. Vous avez ainsi apporté une contribution inestimable à la lutte de toutes les forces progressistes et pacifiques en Europe, qui ont fini par obtenir l’arrêt de cette entreprise criminelle. Depuis, votre parti continue à alerter sur le danger impérialiste et les actions remarquables que vous avez menées contre la visite provocatrice de Clinton en Grèce sont dans toutes les mémoires.
Nous sommes convaincus que les décisions de votre congrès renforceront encore plus cet esprit de résistance et permettront d’amplifier la mobilisation du peuple grec aux côtés de toutes les forces qui luttent contre l’impérialisme et ses agressions, dans les Balkans, au Moyen-Orient et partout dans le monde.
Rencontre à Gênes des parlementaires
de l'Otan et de la Méditerranée du Sud
Les 30 novembre et ler décembre 2000, à Gênes (Italie), devaient se rencontrer les parlementaires de l'Otan et de six pays du Sud de la Méditerranée. Organisé par le parlement italien et l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, cette rencontre a rassemblé des représentants de ces deux institutions avec leurs partenaires des pays suivants : Algérie, Maroc, Tunisie, Jordanie et Chypre.
Au moment où la sécurité en Méditerranée "est au bord de l'effondrement" après l'éclatement de la violence de l'Etat d’lsraël contre le peuple palestinien qui est à l'origine de milliers de personnes tuées et blessés, on s'interroge comment une organisation agressive telle que l'Otan peut être un interlocuteur pour ramener la paix et la sécurité dans le bassin méditerranéen ?
Les relations industrielles et économiques auraient été également l'objet de discussions durant cette rencontre. On peut imaginer que les projets avancés en ce domaine par les représentants de l'Otan ne peuvent être autre chose qu'une mainmise sur les richesses des pays du Sud méditerranéen et sur leur économie. Le F.M.I. a déjà fait son oeuvre en détruisant leur économie et en empêchant son développement, l'Otan se charge à présent d'en recueillir tous les fruits en inondant les marchés des pays du Sud de la Méditerranée de produits industriels et agricoles en provenance des pays capitalistes. La souveraineté nationale, le développement économique et social, la paix dans cette région sont ainsi exposés à de graves menaces. Les peuples concernés ne manqueront pas de se dresser pour les en empêcher .
FACE A L'AGRESSIVITE IMPERIALISTE
Coordination de l'action des Partis Communistes
des pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée,
du Golfe et de la Mer Rouge
En marge du congrès du Parti communiste de Grèce, les Partis communistes des pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée, du Golfe et de la Mer Rouge se son réunis à Athènes le samedi 16 décembre 2000 . Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme qui n'a pas pu assister à cette réunion a formulé son accord avec les décisions qui ont été prises à cette occasion. Au cours de cette réunion, les Partis communistes de ces régions qui s'étaient déjà rencontrés à Athènes en mars 1997, ont souligné le besoin de coordonner leur action unie, en raison des développements significatifs depuis cette date .
L'échec du processus de paix en Palestine, la répression féroce contre l'Intifadha, l'agressivité de l'impérialisme qui s'est manifestée durant la dernière période avec les attaques de l'Otan contre la République Fédérative de Yougoslavie, le développement des mouvements anti-impérialistes et contre l'Otan, la mobilisation des peuples contre les organisations impérialistes telles que le G-8, le F.M.I., l'O.M.C, la Banque mondiale, la résistance des peuples contre les politiques du capital, qui conduisent toujours à la concentration de la richesse dans peu de mains et à l'accroissement de la pauvreté pour les larges couches populaires, sont autant d'éléments d'une action coordonnée, ont souligné dans leur déclaration les Partis communistes de ces régions.
Les participants à cette rencontre ont affirmé leur accord :
-Pour soutenir le principe de non-intervention dans les affaires intérieures des Etats souverains et indépendants, pour le respect de leur indépendance,
- Pour défendre le droit souverain de chaque peuple à choisir d'une manière souveraine sa façon de gouverner et de déterminer son propre avenir,
- Pour déclarer leur opposition à l'Otan et sa nouvelle doctrine mettant en cause les limites et les frontières des Etats, et visant à élargir cette organisation en vue d’étendre sa tutelle sur d'autres pays du Sud et de l'Est.
- Pour soutenir les luttes des peuples contre les atteintes à leurs droits démocratiques fondamentaux qui incluent le droit de s'organiser librement, la liberté d’expression, les droits des minorités nationales et religieuses, l'indépendance de la justice..
- Pour condamner les persécutions et les emprisonnements des combattants des droits démocratiques et exprimer leur solidarité avec les luttes des prisonniers politiques de Turquie, d’lsraël, d'Iran, d'Irak, du Bahreïn, du Soudan et d'autres pays.
- Pour exprimer leur solidarité avec le peuple de Palestine en vue de la fondation de son propre Etat indépendant, avec Jérusalem-Est pour capitale,dans ses frontières de 1967,
Pour le retour dans leur pays des réfugiés palestiniens et pour le retrait des forces d'occupation israéliennes des territoires du Golan et du Sud Liban.
- Pour dénoncer l'embargo contre la Libye et l'Irak, dont seules les peuples de ces pays sont les victimes, et le criminel embargo américain contre Cuba.
- Pour exprimer leur solidarité avec le peuple de Chypre en vue du retrait des troupes d'occupation turques de son territoire et pour l'indépendance et la souveraineté de ce pays sur tout son territoire dans le cadre des accords de l'ONU .
Les participants à cette rencontre ont adopté une résolution de soutien au combat et aux aspirations nationales du peuple Palestinien publiée dans ce même numéro du "Lien".
Les participants ont également réaffirmé que dans le cadre de la poursuite de leur combat pour le socialisme, ils envisageaient après la création de leur centre d'information SOLID'NET et de leur Bulletin d'information, la mise en place d’un centre d'Etudes des problèmes de la région et d’une rencontre pour examiner la question du socialisme dans les conditions modernes.
Les partis communistes et ouvriers signataires de cette déclaration sont les suivants : Parti communiste d'Egypte, AKEL de Chypre, Parti communiste de Grèce, Parti Tudeh d'Iran, Parti communiste d'Irak, Parti communiste du Kurdistan-Irak, Parti communiste d'Israël, Parti communiste de Jordanie, Parti communiste du Liban, Parti du Peuple Palestinien, Parti communiste du Soudan, Parti communiste de Syrie, Parti communiste de Syrie
L'AUTRE SOMMET DE LA MEDITERRANEE
A l'initiative de "Méditerranée Solidaire" de l’association "ATTAC", de syndicats et autres associations d’Europe et avec la participation de représentants de huit pays du Sud de la Méditerranée (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Israël, Autorité Palestinienne, Liban, Turquie) s'est tenu à Marseille le 9 novembre 2000, l'autre sommet qui "avait pour but d’apporter une autre alternative à ce que le manifeste adopté par les participants à cette rencontre nomme " la mondialisation dite libérale et en fait étroitement capitaliste qui étend sa domination à la planète toute entière".
Le manifeste de cette rencontre estime qu’ à l’échelle de la Méditerranée, le Processus de Barcelone, à l'oeuvre depuis 1995, vise à la constitution d’un "espace politique, stratégique, économique et culturel. Ce partenariat euro-meditérranéen est avant tout une étape de cette mondialisation libérale, de la guerre du libéralisme économique contre les droits des citoyens et des peuples. La politique euro-méditerranéenne actuelle ne correspond pas aux aspirations et à la volonté des peuples".
Les participants proposent une autre vision de l'espace méditerranéen. A une "Méditerranée basée sur l’inégalité, l'injustice et le non-droit," ils opposent " une Méditerranée citoyenne, démocratique, sociale, solidaire et respectueuse de l’environnement . Le projet méditerranéen , ajoutent-ils, doit être basé sur une véritable logique de coopération qui soit profitable à tous les peuples de la région. Il s'agit de combler le fossé entre les deux rives par des mesures... qui permettent à terme d’harmoniser vers le haut les conditions de vie et de travail de l'ensemble des peuples méditerranéens. La Méditerranée que nous voulons, déclarent-ils encore, sera construite pour répondre aux besoins sociaux, politiques, ducatifs et culturels des peuples et non pas à des contraintes fatales du Marché"
Des motions de solidarité avec les peuples de Palestine, du Kurdistan et du Sahara occidental ont été adoptées au cours de cette rencontre ..
Après les massacres des groupes armés islamistes
à Ouled Mahieddine(Ténés)
"Notre vie ne vaut pas mieux..."
L'envoyé spécial du quotidien "El-Watan" , a recueilli, après les derniers massacres commis au hameau de Ouled Mahieddine( région de Téne), par les groupes armés islamistes, les témoignages des parents et voisins des victimes. "La rancoeur, écrit le correspondant, se libére à la première interrogation "
" Je dirai une chose terrible, martèle un vieillard, ces morts qu'on emporte sont libérés... Notre vie ne vaut pas mieux. Depuis 1962, nous habitons ces taudis, les pouvoirs publics nous ignorent. Nous dormons sur la terre battue et ne mangeons pratiquement que ces glands des chênes. Nous sommes les oubliés que l'on peut tuer. Aucun responsable ne viendra nous voir. Nos enfants font des kilomètres pour rejoindre l'école. En hiver, les oueds en crue les en empêchent. Notre lot quotidien est la faim, la misère, l'ignorance. En face, il y a l'indifférence des pouvoirs publics Nous demandons depuis des années des armes pour nous défendre; les autorités ont refusé pour des raisons que nous ignorons ...mais on ne les confie pas à des misérables comme nous. Sous d'autres cieux, les responsables coupables d'un tel comportement sont poursuivis pour non assistance à personne en danger."
Ces déclarations sont significatives de la tragédie vécue par la grande majorité de notre peuple alors que les nantis s'enrichissent toujours plus et ne se sentent nullement menacés par le danger fasciste. Seule la lutte unie et organisée des couches populaires viendra à bout du fascisme islamiste et de ceux qui pactisent avec lui parce qu'ils préfèrent exploiter et opprimer le peuple plutôt que l'instauration d'une véritable démocratie où règne la justice sociale et les libertés démocratiques.
RAMADHAN 2000 : UNE MISERE INSUPPORTABLE ET DES CRIMES IGNOBLES
EDITO
Les travailleurs et les familles populaires ont de nouveau subi à l’occasion du Ramadan 2000 des privations insupportables pendant qu’une mince couche d’anciens et de nouveaux riches dépensent sans compter. Les conséquences de la politique d’un pouvoir, sourd à toutes les revendications populaires, s’aggravent régulièrement et apparaissent avec un éclat particulier durant ce mois. Ce n’est pas quelques couffins distribués, par ci par là, ou les soupes populaires qui peuvent combler le fossé, toujours plus profond entre des spéculateurs de tout acabit et des millions de travailleurs et de paysans qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Ces millions d’Algériens, qui en ont assez de la misère, de la hogra et des crimes de ceux qui attendent du pouvoir encore plus de concessions.
Les crimes sans nom, qu’ils viennent de perpétrer contre de paisibles citoyens et en particulier contre de jeunes lycéens ne peuvent être isolés d’une politique dite de "concorde" et qui n’est rien d’autre, comme l’atteste la misère grandissante et les récents massacres, qu’une politique menée par une coalition qui veut servir différentes fractions de la bourgeoisie et en particulier celles qui acceptent que la politique de notre gouvernement soit décidée ailleurs qu’à Alger. Ces fractions ont complètement renié les serments de nos chouhada et ne rêvent aujourd’hui que d’intégrer l’OTAN, ou l’OMC. Elles ne sont nullement inquietes devant la montée du chômage ou l’arrogance de ceux à qui on a tout pardonné pour faciliter cette politique. On nous a dit et on continue de nous dire que sans la paix rien n’est possible et que cette paix est impossible sans de nouvelles concessions aux intégristes ou aux ONG qui n’ont cessé de défendre les assassins, sans de nouvelles promesses aux multinationales à qui on répète jour après jour que "tout est à vendre" en Algérie. Dès l’adoption de la loi sur la "concorde" par référendum, en septembre 99, la paix et les milliards des multinationales allaient relancer toute l’économie et la prospérité 18 mois après ces promesses creuses, contre lesquelles nous n’avons cessé de mettre en garde, tout le monde peut constater que nous avons ni paix, ni prospérité.
Les concessions faites aux multinationales ou aux intégristes ne servent qu’à les rendre encore plus exigeants. Les diktats des uns et les crimes des autres ne cesseront pas sans un changement radical de politique dans tous les domaines. La coalition présidée par Bouteflika, préoccupée par la défense d’intérêts qui n’ont rien à voir avec ceux de l’immense majorité de notre peuple, ni avec ceux de l’intérêt national, n’a réussi qu’à renforcer l’autoritarisme des milieux dirigeants et prétend contre toute évidence que tout va bien. Les travailleurs et toutes les victimes des assassins et d’une politique de démission nationale lutteront dans l’union la plus large, renforceront leur unité d’action et créeront les conditions pour isoler les tenants d’une politique qui a largement fait la preuve de sa nocivité.
Ceux qui tendent des embuscades meurtrières aux sodats et aux membres des groupes d’auto-défense ou massacrent lâchement de jeunes lycéens ou de paisibles citoyens peuvent être combattus par la mobilisation des forces vives de notre peuple. Rien n’est possible sans une telle mobilisation qu’il faut imposer par la lutte à ceux qui la refusent préoccupés avant tout par le maintien de leurs intérêts opposés à ceux de toute la nation
TURQUIE : SAUVAGE REPRESSION CONTRE DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le 19 décembre 2000, l'armée et la police ont donné l'assaut contre 200 prisonniers environ qui avaient entamé une grève de la faim dpuis 2 mois pour protester contre leurs conditions de détention que le régime d’Ankara veut aggraver encore par une nouvelle réforme.
Des policiers, appuyés par des gendarmes, corps d'armée chargé d'assurer la sécurité dans les prisons, ont lancé simultanément des opérations de "sauvetage" contre une vingtaine de prisons à travers la Turquie.
Il s'agit notamment des prisons de Bayrampasa à Istanbul,
dans la partie européenne, d'Umraniye, dans la partie
asiatique, d'Ulucanlar à Ankara, ainsi qu'à Ceyhan (bien
Ceyhan, sud), Bursa (nord-ouest), Aydin (ouest), Buca
(ouest), Usak (ouest), Canakkale (nord-ouest), Kirsehir
(centre), Kahramanmaras (sud-est), Nigde (sud) et Cankiri,
au nord-est d'Ankara.
Une des grévistes de la faim, Fidan Kalesen,
détenue à la prison de Canakkale (nord-ouest), s'est
aspergée d'une matière inflammable avant l'intervention
simultanée des forces de sécurité. Sevgi Erdogan, incarcérée
à la prison d'Usak (ouest), qui était dans un "état
critique" depuis plusieurs jours, est décédée des suites de
son jeûne prolongé.
Durant plusieurs jours les policiers ont réprimé avec une sauvagerie inouie les prisonniers. L’opération s"est soldée par par plus de 28 morts. Plusieurs détenus se sont immolés par le feu.
Pour le gouvernement d’Ankara, la responsabilité de ces évènements incombe...aux prisonniers et à leurs...familles!
SOLIDARITE AVEC LES JOURNALISTES
Le correspondant d’El Watan à Annaba, A. Djabali, a été agressé à plusieurs reprises et vient d’échapper de justesse à une tentative d’assassinat. Ce journaliste a reçu plusieurs menaces de mort. Selon El Watan ces actes criminels ne peuvent provenir que de milieux corrompus que le journaliste dérange par ses investigations. Il est certain que ces milieux n’aiment pas du tout que leurs scandaleuses pratiques "légales" et illégales, qui prennent des proportions de plus en plus grandes ne soient même pas évoqués dans la presse. Dans un pays où le pillage des ressources par différents groupes de la bourgeoisie devient de plus en plus la règle, relater dans la presse certaines affaires juteuses et les conditions dans lesquelles sont détournés des milliards pendant que s’étale la misère pour le plus grand nombre d’Algériens, peut exposer tout journaliste faisant honnêtement son métier à des chantages qui peuvent aller jusqu’au meurtre.
De son côté Djerri, le directeur du journal arabophone Elkhabar, vient d’être traduit en justice par Benaïcha, l’ancien responsable de l’AIS (Armée islamique du salut) pour l’Ouest, gracié par Bouteflika. Il prétend être diffamé par le reportage sur ses activités!
Les criminels ne veulent que d’une presse aux ordres, faisant l’apologie quotidienne des casseurs de nos entreprises et de leurs maîtres impérialistes ou cachant les dangereuses activités des dirigeants intégristes.
Pour les travailleurs et les progressistes qui luttent et qui souffrent, la liberté de la presse est indispensable au même titre que toutes les libertés démocratiques qu’il faut arracher dans leur totalité, pour isoler et battre ceux qui pillent sans vergogne les ressources de la nation ou les assassins qui veulent imposer par la terreur un régime obscurantiste. Les communistes dénoncent toutes les tentatives visant à museler la presse et expriment aux journalistes menacés dans l’exercice de leurs fonctions leur complète solidarité.
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Une remarquable militante nous quitte (hommage)
Après le décès de notre camarade Gaby Gimenez, Abdelhamid Benzine, ancien directeur d'Alger Républicain a publié dans "Le Matin", un hommage dont nous reproduisons un extrait.
"Infatigable militante oranaise, Gaby a consacré toute sa vie à son idéal communiste, la poussant à une lutte multiforme et incessante pour la libération de son pays du joug colonial.Gaby fut d'abord secrétaire des jeunesses communistes à Oran. Pour ses activités antifascistes, elle est arrêtée et torturée une première fois en 1941 à l'âge de 18 ans, par le régime de Vichy qui la condamne à la "prison à perpétuité"
Elle connaît alors ses premiers ennuis de santé. On sait aujourd'hui comment dans les prisons et camps d'internement (Serkdji, Lambèse, Djenane Bou Rezg, etc.) les conditions de détention de l'époque étaient terribles. Gaby y contracta la tuberculose.
Libérée en 1943, bien après le débarquement anglo-américain en Algérie en novembre 1942, elle reprend sans tarder ses activités au sein du Parti communiste algérien et du bureau régional d'Oran. Elle est élue -conseiller général -d'Oran et se dépense sans compter au service de son peuple pour l'indépendance de l'Algérie et l'humanisme communiste.
En 1956, elle est de nouveau arrêtée et torturée; pendant vingt jours par la DS'I' d'Oran.avec quarante de ses camarades pour sa participation active à la guerre de Libération nationale au sein des "combattants de la libération" (CDL,. organisation armée du PCA qui se fondra ensuite dans l'ALN après les accords FLN-PCA de juin 1956 et où militaient les martyrs Henri Maillot, Rebah Nour Eddine Taleb Bou Ali, Maurice Laban, Fernand Yveton, guillotiné en 57 et tant d'autres vaillants patriotes algériens arabo-berbères ou d'origine européenne) ; Gaby est condamnée par les tribunaux français à 20 ans de prison.
Libérée à l'indépendance de l'Algérie en 1962, elle poursuit son combat politique au sein de son parti et après l'interdiction du PCA en novembre 1962 au sein de l'ex-PAGS (Parti d'avant-garde socialiste). Jusqu'à son départ en France, elle entretenait d'étroites relations avec ses anciens camarades de prison (FLN et communistes). Pour tous ceux qui l'ont connue, Gaby restera un modèle de fidélité, de courage, de droiture et de dévouement total à la cause de tous les opprimés dans le monde et à l'Algérie qu'elle aimait passionnément et qu'elle a servie de toutes ses forces".
Une délégation du PADS était présente à ses obsèques et a assuré sa famille de sa solidarité.
JAPON
Des cadres meurent d'épuisement
" Le phénomène de "Karoshi", mort par excès de travail, continue de défrayer régulièrement la chronique au Japon. Dans la plupart des cas, il faut une longue bataille avant que le ministère du Travail reconnaisse qu'il s'agit d'un cas de karoshi et oblige l'employeur à verser des compensations à la famille du cadre mort d'épuisement.
Autant dire que, dans les faits, peu de garde-fous restreignent le temps de travail de l'encadrement
USA
Un abri de luxe... pour les animaux domestiques
Dans ce pays, superpuissance capitaliste 32 millions de personnes n'ont pas de couverture sociale et d'autres millions vivent sous le seuil de la pauvreté, pourtant ...
"Maddie's, un abri de luxe pour les animaux domestiques récemment inauguré en Californie, souhaiterait héberger gratuitement dans ses chambres équipées d'air conditionné et de télévision, ornées de tableaux et de tapis, douze vagabondes qui tiendraient compagnie à la clientèle. "Les chiens et les chais ont besoin de la chaleur et de la présence des hommes", a déclaré le directeur de la société protectrice des anmiaux de San Francisco, séduit par le projet. (Le Monde).
MONGOLIE
Echec aux pro-capitalistes
Le peuple mongol a infligé une défaite cuisante aux réformistes pro-capitalistes lors des élections provinciales et municipales du 1er octobre 2000. Le Parti révolutionnaire du peuple mongol ( PRPM ) a remporté 552 sièges sur un total de 695. Le 2 juillet dernier, lors de l'élection générale pour le Grand Hural (parlement), le PRPM avait déjà écrasé la Coalition démocratique en remportant 72 des 76 sièges. Le peuple mongol a rejeté le capitalisme néo-colonial sans l'ombre d'une ambiguïté.
BRESIL
Nette progression des partis de gauche aux élections municipales
Les élections municipales qui viennent de se dérouler en octobre à travers le Brésil ont connu une très grande progression des partis de gauche ( PT, PDT, PSB, PC du Brésil ) qui ont obtenu 12,3 millions voix des 92 millions d'électeurs.
Pour l'ensemble de la gauche, cette progression est de l'ordre de 40 % par rapport aux élections de 1996. Le Parti communiste du Brésil, quant à lui, a remporté le succès le plus important. En effet, sa progression est, en général de l'ordre de 60 % et dans certaines grandes villes, comme Rio de Janeiro, de 100 %.
Ces succès ne laissent pas d'inquiéter sérieusement le pouvoir neolibéral de Cardoso à l'approche des élections présidentielles qui se tiendront en 2002.