Hommage à Fernand Yveton

Le 11 Février dernier, au cimetière de Bologhine, de nombreux camarades de lutte et d'enfants de chouhada ont rendu un vibrant hommage à Fernand Yveton, le militant communiste, membre actif du PCA, guillotiné par les colonialistes le 11février 1957. Cet ouvrier s'est dirigé vers l'échafaud en criant "Vive L'Algérie".

Abdelhamid Benzine, ancien directeur d'Alger Républicain", a rappelé le parcours de ce militant exemplaire qui a sacrifié sa vie pour la liberté et l'indépendance de son pays au moment où les forces réactionnaires et opportunistes de tout acabit tentent de faire oublier le rôle des forces progressistes et patriotiques contre le colonialisme.

Des membres du PADS, parti des communistes algériens, étaient présents à

cette cérémonie du souvenir.

C'est en s'inspirant de l'exemple de camarades comme Yveton, que les ouvriers conscients et les militants de notre parti, conçoivent leurs tâches de luttes actuelles contre l'impérialisme et ses soutiens locaux dont l'objectif aujourd'hui comme hier est de soumettre notre peuple à l'esclavage.

Etre fidèle aujourd'hui à la mémoire de Fernand Yveton, c'est renforcer la résistance de la classe ouvrière et ses organisations pour faire face à la trahison des intérêts nationaux par les classes dirigeantes.

 

 

"Qui tue qui en Algérie ?

Les dessous de la nouvelle campagne

De nouveau, des milieux socio-démocrates s'agitent frénétiquement en France pour donner un deuxième souffle aux terroristes islamistes. Le livre que vient d'éditer "La Découverte" : "Qui a tué à Bentalha ?" postfacé par François Gèze, son directeur, relance la campagne de confusion sur l'identité politique et idéologique des criminels qui ensanglantent l'Algérie depuis des années.

Les quotidiens Libération et Le Monde tiennent toujours les avant-postes dans cette nouvelle offensive.

Ils publient de nombreux articles qui cherchent à brouiller les pistes. Les islamistes sont encore une fois dédouanés de leurs crimes. Des pseudo-analystes tentent de blanchir la nature fasciste des projets des islamistes. Ils mettent les exactions cruelles de leurs bandes terroristes sur le compte des conséquences de la répression de l'armée et de la misère sociale engendrée par la politique économique des classes dirigeantes, toute soucieuses, selon ces analystes, d'encourager les diversions criminelles qui facilitent l'exécution de leurs plans de privatisation. Ou bien encore ils "expliquent" les massacres par les tensions qui règnent dans les hautes sphères du pouvoir et font appel à des mercenaires algériens de la plume pour étayer leurs thèses.

Aucun progressiste n'approuve certaines formes de l'action répressive qui ne sont que l'expression de l'étroitesse des bases sociales du pouvoir et de son caractère socio-politique anti-populaire. Mais faire passer les membres des hordes criminelles islamistes pour des victimes innocentes qui ne font que protester "légitimement" contre cette politique c'est feindre d'oublier que l'idéologie islamiste de ces groupes est précisément au service des nantis et l'a toujours été depuis que certaines franges de privilégiés ont vu tout l'intérêt qu'elles pouvaient tirer à les instrumentaliser dans leur guerre pour isoler et exterminer les forces progressistes. C'est passer sous silence le fait que dans un aucun pays arabo-islamique ces courants n'ont animé et n'envisagent d'animer le moindre combat contre l'injustice sociale et l'oppression, contre l'accaparement des richesses par les puissants qui dirigent ces pays, ni contre la domination arrogante du capital étranger.

Partout ils agissent comme les meilleurs auxiliaires des multinationales dans leur entreprise de division des masses populaires et de démolition des acquis sociaux des travailleurs et des femmes. Ils ne reculent devant aucune barbarie pour tenter d'instaurer leur régime.

Les soi-disants défenseurs des droits de l'homme, version Libération et Le Monde, comptent probablement sur l'amnésie de leurs lecteurs pour faire oublier le rôle peu reluisant qu'ils ont joué, en compagnie de la droite et des fascistes de tout poil, et sous la houlette des USA, dans la victoire des intégristes en Afghanistan.

Il ne fait pas de doute que des Français, intellectuels ou non, sont sincèrement révoltés par le caractère anti-démocratique de nombreux régimes et pensent que le terrorisme islamiste peut être éliminé par des méthodes "propres".

Mais les campagnes que ces quotidiens animent périodiquement autour de la question :"Qui tue qui ?" en Algérie n'ont en fait rien à voir avec de tels sentiments. Les chefs d'orchestre exploitent ce genre d'opinion à des fins inavouables.

Il ne s'agit pas seulement de l'expression d'un fort sentiment de revanche néo-colonialiste que n'arrivent pas à évacuer certains milieux proches du parti socialiste. Ces milieux n'ont toujours pas "digéré" l'indépendance de l'Algérie, arrachée après sept ans d'une dure guerre de libération malgré les "pouvoirs spéciaux" et la torture comme "instrument" de dialogue avec les Algériens.

Le véritable enjeu que poursuivent les tireurs de ficelles est ailleurs.

Il réside dans leur détermination à faire feu de tout bois pour amener les classes dirigeantes algériennes à livrer les gisements de pétrole et de gaz aux compagnies françaises, à octroyer une place privilégiée à celles-ci dans le contrôle des secteurs juteux de l'Algérie, comme, par exemple, les banques et le téléphone que le gouvernement algérien est en train de déréglementer. Par l'intermédiaire de leurs vedettes médiatiques, les multinationales françaises ne reculent devant aucun procédé pour obtenir des responsables algériens l'éviction de leurs concurrents américains. Ces derniers font de même chaque fois que s'accroît à leurs dépens le poids des sociétés françaises en Algérie ou qu'une telle perspective tend à se dessiner. On entend alors les dirigeants US entonner les refrains hypocrites du nécessaire respect des droits de l'homme et admonester les dirigeants, le plus souvent par ONG interposées.

Ces déclarations sont reçues par les chefs des bandes islamistes comme des signes d'encouragement. C'est un véritable feu vert pour continuer à égorger et à incendier.

Ces pressions incessantes montrent clairement et une fois de plus que les régimes capitalistes n'hésitent pas à soutenir les forces les plus rétrogrades pour faire plier les peuples sous leur loi, celle du profit. Ils suivent une politique réactionnaire sur toute la ligne pour dicter leurs intérêts au détriment de la démocratie et du progrès.

Dernière minute : ILS RECIDIVENT

La même maison d'édition vient de publier un nouveau livre attribué à un ancien"lieutenant" de l'ANP. Ce monsieur a été invité sur toutes les châines de télévision et toutes les radios pour déverser son venin sur "la haute hiérarchie militaire" et ceci à la veille du voyage en Algérie du ministre des affaires étrangères!

La mobilisation met temporairement en échec l'action judiciaire d'un chef islamiste contre un hebdomadaire anti-intégriste

Ahmed Benaïcha, un sinistre "émir" de l'AIS, bande armée islamiste qui a terrorisé durant des années des régions entières, avant de passer un accord, dont le contenu n'a jamais été exposé de façon transparente, avec l'ANP, avait osé attaquer en justice le journal El-Khabar pour diffamation.

Dans une de ses éditions hebdomadaires, El-Khabar avait en effet rappelé les méfaits de ce chef islamiste. Il avait également rendu compte du témoignage de nombreux citoyens indignés par la fortune que les terroristes étalent au grand jour depuis que Bouteflika a décrété une amnistie en leur faveur. Cette fortune est le produit du racket auquel ils avaient soumis les citoyens.

Benaïcha a pris appui sur cette amnistie pour se faire passer pour un militant politique traîné injustement dans la boue par ses détracteurs !

Le plus incroyable est que le tribunal a accepté d'enregistrer sa plainte.

Ce n'est que grâce à la mobilisation de la presse et de nombreux citoyens anti-intégristes que la machination a pu être enrayée, mais pour un moment. Lors de sa session du 17 janvier, le tribunal d'Alger n'a débouté Benaïcha que pour simple vice de forme ! Benaïcha n'avait pas frappé à la porte du bon tribunal.

L'émir pourra toujours réintroduire sa plainte, à condition qu'il le fasse devant le tribunal de son lieu de résidence !

Le danger qu'il obtienne satisfaction demeure donc entier. La mobilisation est toujours à l'ordre du jour pour mettre en échec les assauts des islamo-fascistes que les centristes encouragent par leur jeu sans principe.

Par ses manŠuvres politiques qui consistent à jouer les islamistes contre les citoyens qui aspirent à la démocratie, et réciproquement, dans le but d'asseoir les intérêts des privilégiés qui l'ont mandatés à la tête de l'Etat, Bouteflika incite les chefs islamistes à s'attaquer, en utilisant la justice, à ceux qui leur barrent la route de l'accès au pouvoir. Au même moment des familles de terroristes saisissent de leur côté les tribunaux pour tenter de jeter en prison des éléments de groupes d'autodéfense.

C'est le résultat inévitable des tractations menées en coulisses par les groupes qui s'activent pour consolider l'alliance stratégique de larges fractions de la bourgeoisie à la recherche d'une unité sans faille pour continuer à affamer le peuple et à s'approprier des biens de la nation.

 

 

Abdelmadjid MEZIANE un partisan de l'Idjtihad vient de disparaître

Une longue maladie vient d'emporter le président du Haut Conseil islamique.

Abdelmadjid MEZIANE est mort le 12 janvier à l'âge de 75 ans.

Patriote, il avait été un des principaux animateurs de "Radio Algérie" durant la guerre de libération nationale. Après l'indépendance, il occupa divers postes de responsabilité, en alternance avec des charges universitaires.

Homme de grande culture, porté sur les questions sociologiques et fin connaisseur de l'oeuvre du penseur maghrébin du 15ème siècle, Ibn Khaldoun, il s'était distingué par son action en faveur du renouveau de la pensée et de la pratique islamiques, fustigeant les intégristes, le dogmatisme religieux et l'intolérance, travaillant à replacer les textes religieux dans leur contexte historique.

Lors du séminaire international sur la femme et la famille, il avait pris position contre la polygamie affirmant publiquement que si cela n'avait tenu qu'à lui il aurait abrogé le Code de la Famille. Cette attitude courageuse avait provoqué une levée de boucliers des islamistes légaux, qui avaient suscité une sourde opposition contre lui au sein de l'institution qu'il présidait depuis peu.

DECES DE NOTRE AMI KAHLI KAMAL-EDDINE (hommage)

Après avoir lutté durant de longues années contre une terrible maladie qui lui minait les poumons, Kamal-Eddine s'est éteint à la fin du mois de janvier dans un hôpital de Annaba.

Ses amis en France, en particulier ceux de l'association des "amis d'Alger Républicain", avaient tout fait pour le faire hospitaliser dans un établissement spécialisé, après le refus des services concernés algériens de lui accorder une prise en charge à l'étranger. Kamel-Eddine ne semblait pas du tout éreinté. Sa voix vibrait d'enthousiasme et de joie. Sa foi dans les luttes et son courage restaient intacts. Ses amis avaient senti en lui l'espoir.Hélas la maladie est venue à bout de toutes les bonnes volontés.

Tous ceux qui l'ont connu se rappelleront des articles dans lesquels il dénonçait avec vigueur l'islamisme et son terrorisme, la corruption et les injustices. Il avait rejoint, dès sa relance en 1990, le journal "Alger Républicain" dont il a été le brillant correspondant jusqu'à sa suspension en 1994, avant de continuer à écrire pour un temps au quotidien Le Matin.

Kamal avait milité dès les années 70 dans les rangs du PAGS, dans la clandestinité. Communiste convaincu, il avait dénoncé la liquidation de ce parti en 1993, refusant de cautionner sa transformation en vague regroupement "républicain", préférant continuer la lutte par la plume dans les journaux qui lui offraient leurs colonnes. Malgré son retrait de la vie partisane il entretenait des rapports privilégiés avec ceux qui ont poursuivi leur combat dans un cadre communiste organisé.

A sa femme et ses enfants, le PADS adresse ses condoléances les plus attristées et les assure de sa solidarité en cette pénible épreuve.

 

 

INCENDIE CRIMINEL

Après avoir échappé à la dissolution, l"ERHTO", (entreprise de réalisation hydraulique de Tizi Ouzou), sise à Oued Aïssi non loin du CAM-Eniem, vient de subir un gigantesque incendie

criminel.

Les assaillants, une vingtaine selon des témoignages étaient encagoulés et

armés de kalachnikovs et de PA. Après avoir neutralisé les gardiens, ils ont

incendié pas moins de vingt-cinq camions, selon certaines sources, et autant

d'engins de travaux publics. Des poclains ont été réduits à un tas de

ferraille. Le bloc administratif n'a pas, lui non plus, échappé aux flammes

dévastatrices et tous les documents ont été détruits.

ERHTO a vu sa situation se redresser au cours de ses derniers mois. Les dégâts matériels causés par cet incendie se chiffrent à des milliards de centimes, avancent certaines sources.

Les lectecteurs du "Lien" gardent encore en mémoire les innombrables sit-in

des travailleurs devant la cité administrative. C'était l'été dernier. Pour

les observateurs, bien que la thèse islamiste soit privilégiée, aucune piste

n'est à écarter. L'on se souvient, en effet, de la polémique qui avait suivi l'incendie criminel d'un bâtiment administratif d'une autre entreprise (l'Eniem) le 7 septembre 2000. Le leader de la centrale syndicale UGTA, Sidi Saïd, lors de sa visite du 11 septembre dernier au CAM de Oued Aïssi, déclarait que l'Eniem a été victime d'un "acte terroriste" alors que le Président de la république

privilégia la thèse du crime économique refusant d'attribuer le sabotage aux islamistes

LUTTES DES TRAVAILLEURS

FINANCES

CNEP (caisse d'épargne)

Le conseil syndical du siège de la CNEP a déposé un préavis de grève de dix

jours auprès de la direction générale. Le syndicat motive son

préavis de grève par "le refus de l'employeur de dialoguer sur les questions

liées aux licenciements, aux contrats à durée déterminée, à la gestion des

oeuvres sociales et au comité de participation".

Il soutient que l'arrêt de son mouvement de contestation passe par la prise en charge, "sans délai",

de la plate-forme de revendications. Il y est notamment question de la

réintégration "sans conditions" des agents de sécurité "illégalement

licenciés", de la régularisation de la situation des travailleurs

contractuels et de l'installation du comité de participation.

03 02 2001

TRANSPORT

AIR ALGERIE

Les trois syndicats de la Direction du travail aérien (DTA), à savoir

l'UGTA, le SNTMA (Syndicat des travailleurs en maintenance) et le SPLA

(pilotes de ligne), montent au créneau en dénonçant le "bradage" dont la

compagnie serait l'objet. Ils contestent le projet de séparation d'Air Algérie de la DTA au

profit de Tassili Airlines, une compagnie aérienne, fruit du partenariat

entre Sonatrach (51 %) et Air Algérie (49 %). L'intersyndicale estime que sa viabilité économique est "contestée et contestable". Estimant exercer dans l'une des plus "performantes entités" de l'entreprise, les syndicalistes déclarent qu'Air Algérie ne peut se séparer de la DTA. Cette dernière, relèvent-ils, est en bonne santé puisqu'elle a réalisé approximativement 50% du chiffre d'affaires du réseau domestique. Les syndicalistes se disent "surpris" de découvrir que

le "démantèlement" de la DTA se fasse avec l'approbation "supposée" et

"acquise" des partenaires sociaux : "Leurrer les travailleurs de cette

manière est en soi un geste grave et irresponsable de la part de ses

commanditaires", disent-ils.

27 01 2001

TOURISME

Annaba : Hôtellerie

Le syndicat de l'Entreprise de gestion touristique d'Annaba (EGTA) dénonce

encore une fois les méthodes utilisées par le Conseil national de la

privatisation pour procéder à la vente des hôtels de l'entreprise. Ces

démarches contraires aux engagements pris par le gouvernement

ne sont pas fortuites et cachent mal les velléités des décideurs, dira M.

Allalou, secrétaire général du syndicat de l'EGTA.

Dans une lettre ouverte adressée au Chef du gouvernement, dont une copie a

été transmise à l'APN et au secrétaire général de l'UGTA, les syndicalistes

condamnent les méthodes du fait accompli et affirment qu'ils sont prêts à se

battre pour faire échouer ce projet de vente d'hôtels performants. Le

secrétaire général de l'EGTA dira en substance : "Pourquoi vendre au dinar

symbolique l'hôtel Seybouse qui a, à lui seul,

réalisé un bénéfice de 8 milliards/an ? Ce n'est pas logique, le

gouvernement dit une chose et applique son contraire. " En vérité, ajoutera

celui-ci, "cet acharnement n'a pour but que la vente de gré à gré, à la

société libyenne Lafinco, de l'hôtel Seybouse. Nous nous opposerons par tous

les moyens que nous confère la loi sur la privatisation à ce bradage qui ne

sert ni l'intérêt de l'entreprise ni celui des travailleurs ". Pour rappel,

l'hôtel Seybouse International a été déjà proposé à la vente en 1999. Pour

l'heure, le syndicat de l'EGTA se propose d'arrêter un programme pour

préparer d'éventuelles ripostes en vue de faire valoir son droit.

26 01 2001

ENERGIE

HYDROCARBURES

La Fédération des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie et les

syndicats des entreprises de Sonatrach, Naftal, Naftec, Enip, Enac, Enageo,

Ensp, Enafor, Entp, GTP, Engla et Enzik se sont prononcés sur

l'avant-projet de loi relative aux hydrocarbures. Ils considérent que "cet

avant-projet dans ses dispositions fragilise dangereusement tout le secteur

des hydrocarbures, unique pourvoyeur en devises du pays, en menaçant la

stabilité du tissu social. Il hypothèque l'avenir des générations futures du fait qu'il ne prévoit

aucune limite du niveau et du rythme de production après la libéralisation

La Fédération estime que le texte sera à l'origine de la " perte

de contrôle et de la souveraineté du pays sur la production et ses

ressources sur la scène internationale et l'on assistera alors à un retour à

la situation d'avant-1971 ".

Initié par le Ministère de l'Energie et des Mines, ce texte vise l'ouverture totale du secteur aux

investissements privés nationaux et internationaux, et ce, dans le domaine

de la recherche, de l'exploration, du transport ainsi que du raffinage. Le

texte en question serait présenté pour adoption devant l'APN au cours de cette année 2001. . De ce

fait, les participants à cette réunion s'engagent, entre autres, à assurer

une large diffusion de l'avant-projet de loi vers la base syndicale, à

initier des regroupements des syndicalistes selon les spécificités de chaque

entreprise et à faire des propositions concrètes pour contrecarrer cet

avant-projet. Il sera aussi procédé à la mise en place d'un comité national

de sauvegarde du secteur des hydrocarbures.

25 01 2000

LčEDIEL

Les travailleurs des sept ateliers de l'Entreprise publique des équipements

de transformation et de distribution électrique (EDIEL) d'El-Achour (w. de

Draria), sont en grève illimitée depuis le 2 janvier dernier. Cette décision

a été prise comme "derniers recours" pour interpeller les responsables

concernés "sur la situation critique de l'entreprise" et "sur le climat

social malsain" qui y prévaut.

Les travailleurs revendiquent une augmentation des salaires de 40 à 50%, la révision du

régime indemnitaire et enfin la redéfinition de la nomenclature des postes.

Pour le directeur général, le syndicat est devenu "encombrant", cherchant à

"s'ingérer" dans les affaires relevant de "la gestion" et de "la

réorganisation" de l'entreprise toute en reconnaissant toutefois la

légitimité des revendications socioprofessionnelles.

En attendant, les syndicalistes se préparent à organiser un "important"

rassemblement devant le siège de leur holding Homelec, pour l'interpeller

sur "la situation de pourrissement" de l'Ediel et sur "les nombreuses

violations" dont sont victimes les partenaires sociaux. "Notre problème

nčest par le DG mais sa gestion et l'avenir de l'entreprise et des

travailleurs", a précisé hier M. Ferhi, secrétaire général du syndicat de

lčEdied.

25 01 2201

SIDERURGIE -MINES

Les travailleurs d'Alfasid (EL HADJAR) n'arrêtent pas d'alerter les pouvoirs publics sur

les risques de fermeture et les dégâts pouvant être causés s'il y avait

arrêt des installations. Chez les sidérurgistes, c'est le climat d'incertitude qui s'est installé dès le

blocage des comptes opéré par la BEA à la mi-décembre de l'année dernière

Par ailleurs, les miniers d'El-Ouenza ont lancé un "appel aux instances du

pays" dans lequel le projet de cession des mines de fer (gérées par Ferphos)

au groupe mondial Ispat International est critiqué. Ce groupe se dit également intéressé par la possession d'Alfasid

"Les travailleurs et le syndicat d'entreprise ne peuvent que qualifier cet

acte de bradage. Les produits miniers (fer, phosphate, uranium et or) sont

aux termes des décrets 84-06 et 91-29 reconnus comme produits stratégiques

donc non éligibles à cession au privé"a déclaré le conseil syndical de Ferphos.

Ainsi l'unique fournisseur national du minerai de fer au complexe d'El-Hadjar n'a

pas tardé à exprimer son refus catégorique quant à une éventuelle cession des

mines dčEl-Ouenza à Ispat.(24 012001)

 

 

CONSTATS ECONOMIQUES DU CNES

ET PERSPECTIVES DE SORTIE DE CRISE

Le dernier rapport de conjoncture du Conseil national économique et social a livré des conclusions qui confirment les constats alarmants dressés lors des sessions précédentes.

Le CNES n'est qučun organe consultatif. Il n'a aucun pouvoir et il est simplement chargé de dresser tous les 6 mois un état de la situation économique et sociale. Il peut émettre des recommandations au gouvernement qui est libre dčen tenir compte ou non. Le CNES est composé pour l'essentiel de fonctionnaires qui ont fait leur carrière dans l'administration économique ou les entreprises publiques. Il regroupe de nombreux cadres qui ont blanchi sous le harnais à une époque où, le développement et l'édification dčun appareil productif assurant au pays une réelle capacité de décision face à la domination des multinationales, étaient le maître mot de la politique économique. Ils connaissent donc bien l'économie algérienne, ses atouts et ses faiblesses. Ne détenant pas de pouvoir de décision, les membres du CNES jouissent actuellement dčune certaine liberté de critique qui leur permet de mettre le doigt sur la plaie.

Compte tenu des dégâts causés par la politique poursuivie par les classes sociales dirigeantes, il est devenu habituel pour le CNES de formuler à l'issue de chacune de ses sessions semestrielles les mêmes remarques et de noter avec une égale constance que l'économie du pays va mal.

Sous les regards indifférents des gouvernants, la production matérielle continue en effet de sčeffondrer dans les branches stratégiques du secteur public comme la sidérurgie, la mécanique, l'électromécanique et même les industries agroalimentaires qui disposent pourtant d'un grand marché. Le niveau de la production a connu des baisses qui vont de 1,5 à 6 % au cours du premier semestre 2000 par rapport à la même période de l'année précédente. Les rares branches à connaître une croissance notable (7,8 %) sont celles de la production du ciment et des matériaux de construction, des biens électroménagers. Pour le reste, et comme l'indique le rapport du CNES, les secteurs productifs sont laissés à l'abandon par les banques qui sont " réfractaires au financement des investissements de la relance ". Elles préfèrent se centrer "sur des opérations de négoce à court terme". En clair, l'argent de la nation - qui est alimenté par les produits des exportations pétrolières mais aussi par les dépôts obligatoires des entreprises publiques - ne sert qučà soutenir les activités spéculatives des gros importateurs et des spéculateurs qui contrôlent le commerce.

Et pourtant les banques et les institutions ont de plus en plus d'argent : "les liquidités du système bancaire et les disponibilités monétaires et quasi-monétaires ne cessent dčaugmenter sans perspective dčutilisation" !

Le président du CNES a bien résumé la situation quand il a souligné à quel point "l'économie nationale est déstructurée ".

Le vrai projet économique et social du pouvoir

Par ses conséquences sociales et politiques inévitables, par les dangers qu'elle fait courir à la stabilité du régime de la bourgeoisie compradore actuel, cette situation fait aujourd'hui très peur aux représentants éclairés du capitalisme. Le président du CNES exprime les inquiétudes de certaines franges intellectuelles de la petite bourgeoisie qui restent acquises à un développement basé sur l'industrie, sans pour autant sympathiser avec des vues socialistes. Il nčhésite pas à rattacher ouvertement les causes d'une évolution aussi négative au fait que "le gouvernement n'a pas de projet économique".

En vérité les gouvernants n'ont pas besoin dčavoir de "projet" économique réel autre que celui qu'ils mettent en application avec une détermination implacable depuis des années. C'est le projet compradore qui avait été amorcé du temps de Chadli dans les années 80, accéléré dans les années 90 et qu'ils poursuivent sans défaillance avec Bouteflika depuis son arrivée à la tête de l'Etat. Un projet dont le contenu effectif se résume dans la casse généralisée

Ce projet est mis en oeuvre aux dépens des travailleurs, de la masse des salariés, des petits paysans, mais au seul bénéfice de classes et couches sociales compradores vivant de la dilapidation des ressources pétrolières dans l'importation et la revente de produits qui concurrencent la production nationale; des classes possédantes qui soumettent les travailleurs à une féroce exploitation, le plus souvent dans le cadre du travail au " noir "; des gros propriétaires fonciers que l'Etat soutient généreusement; des couches bureaucratiques parasitaires qui sont plongées jusqu'au cou dans la corruption et qui piétinent, au vu et au su de tous, les lois du pays pour servir les riches affairistes et le capital international; de certaines franges de la petite bourgeoisie qui trahissent les intérêts nationaux en se mettant à la disposition du capitalisme international à travers leur participation au démantèlement de l'économie nationale. Voilà leur véritable programme, celui qui fait le "consensus" au sein de la bourgeoisie, qu'elle soit de couleur islamiste, qu'elle fasse étalage de convictions "modernistes", ou qu'elle dissimule sa veulerie sous une approche centriste.

Les représentants politiques de cet ensemble de classes et couches sociales s'affairent tous les jours à détruire le tissu productif que lčAlgérie a mis des années à construire. Tout le savoir-faire industriel accumulé est en train dčêtre anéanti. L'Algérie sčenfonce dans l'arriération économique, dans la dépendance économique et politique vis-à-vis du capital étranger. Elle connaît une évolution régressive qui conduit tout droit vers la destruction des bases de la nation. La situation risque de devenir irréversible si les choses ne sont pas radicalement changées, si la domination de ces couches sociales nčest pas renversée, si le fatalisme et la résignation

Chaque jour les courants compradores sabotent l'économie nationale avec acharnement.

Temmar, auquel Bouteflika vient de donner tous les pouvoirs pour accélérer les privatisations et la désindustrialisation du pays, ne cherche même pas à cacher son aversion pour l'industrie publique. Il a qualifié publiquement le secteur industriel de " quincaillerie". Il promet de le vendre au dinar symbolique car, selon lui, aucune société étrangère n'en voudrait. Pas un seul membre de la "famille révolutionnaire" - d'habitude si prompt à défendre les "constantes nationales" - n'a protesté contre de tels propos, ne serait-ce que pour la forme. Temmar n'a fait qu'exprimer de façon provocatrice l'hostilité des classes bourgeoises à tout effort de redressement du secteur public. Leur but n'est pas de remédier à la situation dans laquelle se débat ce secteur du fait de la politique de pourrissement calculée des gouvernants. Leurs représentants dans les hautes sphères de l'Etat ne peuvent s'engager dans des actions de redressement qui prouveraient par leur succès la viabilité des entreprises publiques. Ils ne peuvent encourager les gestionnaires des entreprises productives et des banques publiques à trouver des solutions aux problèmes de l'exploitation du potentiel existant, de l'amélioration de la productivité du travail et des conditions de travail. Au plus bas de la hiérarchie, les gestionnaires eux-mêmes ont peur d'aller à l'encontre des orientations du pouvoir. Ils sont à tout moment à la merci d'un emprisonnement qučun magistrat corrompu ou docile peut ordonner arbitrairement. Les gestionnaires qui feraient preuve de leur compétence seraient non pas récompensés mais lourdement sanctionnés. Les dirigeants préfèrent placer à la tête des entreprises des casseurs et des incapables pour pousser les entreprises publiques vers une faillite inéluctable. D'ailleurs, les efforts de redressement sont inconciliables avec la politique affichée de privatisation que Temmar et ses acolytes clament quotidiennement sous le mot dčordre : "tout est privatisable" ou sous celui qui vise à rendre coûte que coûte le secteur privé majoritaire dans l'économie nationale.

Une bourgeoisie viscéralement hostile au redressement

Dans le plan de bataille de la bourgeoisie, ce qui est à l'ordre du jour, ce n'est pas une orientation de redressement dont la nature est incompatible avec ses intérêts de classe, mais la mise en place d'un capitalisme parasitaire et dépendant. Dans d'autres pays capitalistes, à certaines étapes du développement capitaliste, dans un rapport des forces favorables aux courants de progrès, la grande bourgeoisie avait ressenti le besoin vital d'un secteur public économique devant lui servir de pompe à profits.

En Algérie, la nouvelle bourgeoisie n'a ni l'envergure, ni la capacité pour impulser le développement des forces productives à une échelle que lui dictent les nécessités de rattraper le retard économique du pays. Elle n'a qu'un seul but : en finir avec toute entreprise publique dont la seule existence est pour elle synonyme d'un socialisme insupportable. Elle est hantée par le désir irrépressible de tirer un trait sur tout ce qui rappellerait la socialisation de la propriété des grands moyens de production. Elle n'a qu'une seule hâte : repousser définitivement tout ce qui pourrait porter atteinte à la propriété privée de ces moyens de production, au caractère sacro-saint de cette propriété, effacer de la mémoire des citoyens les aspects positifs du développement, inculquer aux travailleurs, tétanisés par le spectre du chômage et de la faim, un respect craintif de la propriété privé, faire admettre que le salut va venir de la destruction du secteur public et de sa privatisation, dénigrer à fond ce qui a été accompli, pour dissuader les jeunes générations de tenter de reprendre le flambeau des transformations révolutionnaires, tout mettre sur le compte de la nature même de la propriété publique, fermant dogmatiquement les yeux sur l'efficacité -bien que capitaliste - dont les entreprises publiques ont fait montre dans les pays capitalistes. La seule politique qu'elle peut donc mener sans hésitation est celle de la terre brûlée, même si elle doit déboucher sur un désastre national.

LčAlgérie va engranger cette année plus de 20 milliards de dollars au titre de ses recettes d'hydrocarbures. Cčest une chance qui lui permettrait de lancer un programme spécial de réhabilitation d'urgence des unités industrielles dans les secteurs stratégiques qui décident de la modernisation irréversible de toute société, des bases de son mode de vie comme de sa façon de penser : la sidérurgie, la métallurgie, la mécanique et l'électromécanique, l'électronique, le transport ferroviaire, etc. Ces ressources donnent au pays la possibilité de doter les entreprises publiques des fonds en devises nécessaires au redémarrage de beaucoup d'entre elles dans la mesure où elles sont obligées d'importer une partie de leurs équipements et matières premières pour pouvoir tourner à plein régime. Le pays a formé d'innombrables cadres, ingénieurs et ouvriers qualifiés capables de réaliser des prodiges, de faire fructifier leur expérience en organisant les relations interindustrielles permettant de réduire les importations. S'il était dirigé par des hommes animés de la volonté de remettre le pays sur les rails du développement et au service des classes laborieuses et progressistes du pays d'immenses progrès pourraient être réalisés. Au lieu de cela, ses gouvernants préfèrent constituer de grosses réserves en devises qu'ils placent dans les coffres des banques étrangères au profit du capital international qui renforce ainsi ses positions dans le monde. Ils cherchent à berner les citoyens en faisant état des ridicules intérêts amassés en contrepartie de ces placements. Les gouvernants tournent complètement le dos à toute stratégie de développement. Ils laissent volontairement pourrir le secteur public pour justifier sa liquidation et justifier en même temps la compradorisation de la société, c'est-à-dire sa transformation en société fonctionnant autour des activités d'importation et ne profitant qu'à une toute petite minorité. Tant pis si la majorité du peuple est réduite à la condition de mendiants vivant de la charité des nouveaux riches et d'aides sociales dérisoires de l'Etat. Tant pis si la grande majorité des jeunes n'a aucune autre perspective que de chercher son salut dans les autres pays si le visa lui était accordé Ce qui préoccupe les dirigeants c'est seulement, comment mettre l'argent du pays à la disposition des importateurs, comment faciliter la fuite des capitaux, comment allécher les sociétés étrangères à la recherche de placements fructueux dans les secteurs qui ont un marché assuré. Leur grande préoccupation est de transformer le peuple en peuple de mendiants résignés à leur sort, n'attendant la moindre amélioration de leur condition que du bon vouloir des nantis qui multiplient les resto de la "rahma" dans l'espoir de faire oublier l'origine de leur immenses fortunes. Leur unique plan est d'organiser savamment la misère et le chômage pour terroriser le peuple, les cadres et gestionnaires honnêtes. Ils veulent les contraindre de cette façon à se mettre passivement sous leurs bottes et celles des bourgeois. Ils veulent leur faire définitivement passer l'envie de revendiquer leurs droits sociaux et démocratiques, ou de contester les inégalités sociales et les privilèges insultants que s'octroient les responsables haut placés.

La nouvelle bourgeoisie qui est en train de contrôler les richesses du pays, d'étendre son pouvoir sur toutes ses institutions, est saisie d'une frénésie d'accaparement illimité des biens de la nation. Elle manifeste une politique vindicative sans bornes à l'égard des masses laborieuses coupables à ses yeux d'avoir partagé pendant des décennies des sentiments populistes anticapitalistes. De là découle l'abandon des transports publics, du téléphone public, de l'école publique, du logement public, etc., en un mot de tout ce qui touche le citoyen modeste dans sa vie quotidienne.

Elle est animée par une telle hargne et une telle haine contre les masses laborieuses qu'elle finit par semer l'inquiétude parmi ses hommes les plus avisés politiquement. A travers de nombreux articles de presse ou d'opinion, ces derniers conseillent au pouvoir de "mettre la forme" dans l'accélération du rythme des démantèlements sociaux. Ils ne cessent d'adresser des mises en garde contre une explosion sociale qui pourrait brusquement emporter leur système si un frein n'était pas mis à la gloutonnerie des nouveaux riches et de leurs hommes de main véreux dans les appareils de l'Etat.

Agir pour le redressement par des changements radicaux

Agissant en éclaireurs patentés, les responsables de l'UGTA s'escriment à désamorcer les risques d'explosion. Ils multiplient les déclarations enflammées à seule fin de canaliser le mécontentement des travailleurs vers des directions inoffensives pour le pouvoir. Ils sont au fond d'accord avec les privatisations mais à condition d'être consultés sur le rythme des opérations et sur la confection de la liste des bénéficiaires de l'opération.

A l'inverse de cette démarche, les révolutionnaires incitent les travailleurs à lutter pour le sauvetage des entreprises stratégiques, la démocratisation et le contrôle transparent de leur gestion, la désignation à la tête de ces entreprises de gestionnaires qui ont fait la preuve de leur compétence de leur honnêteté. Ils les incitent à exiger, sans se laisser décourager, que les responsables de l'Etat consacrent au moins 5 milliards de dollars à la réhabilitation de ces entreprises et aux investissements productifs, à organiser des démarches concrètes dans ce sens, à se battre pour la résolution des problèmes sociaux des citoyens.

Les révolutionnaires invitent les travailleurs à ne compter que sur eux-mêmes en édifiant des syndicats forts, de masse et de combat de classe, démocratiques, unitaires et internationalistes, en s'organisant dans leur parti politique de classe pour préparer les changements radicaux dont le pays a un grand besoin pour sortir de l'impasse funeste actuelle.

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IMMIGRATION France : La pression migratoire

Selon un rapport "sur les titres de séjour des étrangers" du ministère de l'intérieur, en 1999, 3 209 103 étrangers disposaient d'un titre ou d'une autorisation de séjour en France. Soit une augmentation de 0,3 % par rapport à 1998.Commentant ce rapport, le quotidien le Monde du 16 décembre 2000, confirme cette tendance à la stabilisation. Mais la surprise, précise-t-il, est plutôt dans la réévaluation des chiffres. En effet, poursuit le journal, le premier rapport estimait à 155 000 le nombre de titres de séjour délivrés en 1998 alors que le nouveau document l'estime à 199 954. L'erreur porte sur 45 000 personnes. Celle-ci serait due à la prise en compte comme étrangers de personnes naturalisées entre temps, dans son estimation du nombre de réfugiés (réévalué à 4535, enfants compris, au lieu de 2600 estimés en 1998) et de quelques 15 000 étudiants "oubliés"."baisse de l'immigration maghrébine" Après correction, les chiffres 1999 se rapprochent davantage du dernier recensement général de l'INSEE. Ainsi, 181 203 régularisations de séjour ont été réalisées depuis la promulgation de la loi Chevènement. Soit une baisse de 9,4 % par rapport à 1998. Selon le ministère cette baisse s'explique par la fin de l'opération de régulation mise en œuvre par la circulaire de juin 1997. Toujours selon le Monde, seuls 320 cartes de séjour ont été accordées au titre de l'asile territoriale, initialement aménagée pour les ressortissants algériens persécutés, contre 97 en 1998. La répartition par nationalité n'a pas évolué par rapport à 1998 : 37,8 % des étrangers sont originaires de l'Union européenne (- 1,4 %), 35,7 % viennent du Maghreb (-0,1% ), 6 % sont originaires d'Afrique et 5 % du continent asiatique. Les Allemands (+1 %), les Britanniques (+1 %), les Marocains (+0,5 %), les Turcs (+2 %) et les Congolais (+11 %) sont les nationalités en augmentation. Mais à l'ombre de ces chiffres officiels, le trafic des clandestins s'intensifie et change, comme le révèle, dans un excellent reportage, "Marianne". Les clandestins constituent des proies faciles pour les négriers en tout genre. Quant aux victimes, précise l'hebdomadaire, elles sont plus que consentantes : volontaires pour la servitude. Chaque candidat débourse entre 10 et 20 000 francs pour un Africain ; entre 40 OOO F pour un Irakien et plus de cent mille pour un chinois. Ce qui fait dire à un responsable policier : "ils sont prés à tout pour fuir la misère, quels que soient les risques. Le pire, c'est que c'est compréhensible". En effet, aucun pays n'échappe aujourd'hui aux affres de l'impérialisme économique imposé par les grands pays capitalistes et les grands groupes internationaux. Le poids de la dette extérieure de la plupart des pays du tiers monde génère partout pauvreté, chômage et sous-emploi. Les plans d'ajustements structurels et le désengagement des Etats et leurs politiques de distribution favorisent les cataclysmes sociaux qui poussent des millions d'individus de par le monde à émigrer, au prix de leurs vies le plus souvent, notamment vers les pays les plus développés de la planète.

Ces derniers érigent, à coups de lois sécuritaires, des remparts contre les "invasions" des démunis étrangers. Mais que peuvent ces remparts contre la faim, le dénuement et la misère ? A l'évidence, la pression migratoire s'accroît avec le pillage des pays en voie de développement.

Le système capitaliste qui domine l'économie mondiale ne peut résoudre les graves problèmes économiques et sociaux et ne fait qu'aggraver l'exploitation des travailleurs dans tous les pays, d'où la nécessaire la construction de la solidarité internationaliste entre tous les travailleurs du monde

Espagne : Nouvelle loi sur l'immigration

Devenue la "porte Sud" de l'immigration clandestine en Europe, l'Espagne adopte une loi restrictive sur l'immigration. Après un long marathon politico-juridique non exempt de controverses, le Sénat a approuvé le jeudi 14 décembre, la loi sur l'immigration, plus restrictive, voulue par le gouvernement de José Maria AZNAR.

En l'an 2000, les arrivées massives venues d'Afrique du Nord, se sont soldées par 15 000 arrestations et 55 noyades, soit quatre fois plus qu'en 1999.

Titres de séjour aux Algériens : Plusieurs associations demandent un moratoire

De nombreuses associations et personnalités françaises et algériennes ont lancé un appel pour attirer l'attention sur les conditions discriminatoires pour l'octroi des titres de séjour aux Algériens.

Nous reproduisons de larges extraits de cet appel auquel nous nous associons.

"L'octroi de titres de séjour aux Algériens est régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et ses avenants du 22 décembre 1985 et du 28 septembre 1994. Ces textes provoquent une discrimination vis à vis des Algériens par rapport aux autres étrangers.

Du fait de ces accords, les Algériens ne peuvent bénéficier des titres de séjour créés par la loi du 11 mai 1998, c'est à dire les cartes de séjour "vie privée et familiale", profession artistique et culturelle", "scientifique" et "retraité".

Les conjoints de français et les parents d'enfants français se voient systématiquement demander un visa de long séjour.

"Les Algériens présents en France depuis dix ans ne peuvent déposer une demande avant quinze ans de présence.

Les Algériens malades devant se soigner en France reçoivent des autorisations provisoires de séjour de trois mois n'autorisant pas à travailler alors que la loi prévoit pour tous une carte valable un an autorisant son titulaire à exercer un emploi.

En attendant la modification des accords, un titre de séjour avec droit au travail pourrait leur permettre de subvenir aux besoins de leur famille, conclure un bail, ouvrir un compte bancaire, rendre visite à leurs parents au pays, et leur épargnerait encore bien d'autres conséquences de la situation de sans papier dans leur vie quotidienne, dont le risque d'exposition à des mesures d'éloignement du territoire français n'est pas la moindre.

Pourquoi continuer d'appliquer un texte dont on attend une conséquente modification, pourquoi laisser sans papiers des personnes qui auraient droit à un titre de séjour s'ils n'étaient victimes d'une situation dont tout le monde reconnaît le caractère discriminatoire et non conforme à la CEDH ?

NOUS DEMANDONS:

UN MORATOIRE SUR LES REFUS DE TITRE DE SEJOUR FONDES SUR LES ACCORDS FRANCO-ALGERIENS!

L'APPLICATION DE L'ARTICLE 8 DE LA CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L'HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES

UN TITRE DE SEJOUR AUTORISANT LES ALGERIENS A TRAVAILLER JUSQU'A LA PUBLICATION D'UN NOUVEL ACCORD OU D'UNE DECISION D'APPLICATION DU DROIT COMMUN DONNANT LE DROIT A UN TITRE DE SEJOUR DANS LE CADRE DE LA LOI DU 1 1 MAI 1998

 

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Burundi : manifeste du Parti Communiste

Le parti communiste du BURUNDI vient de publier sa première déclaration publique. Nous reproduisons ci-contre de larges extraits de cette déclaration.On sait comment les impérialistes et les plumitifs à leur solde ne voient dans les tragiques événements qui continuent d'ensanglanter la région des grands lacs en Afrique rien d'autre que des conflits ethniques. La déclaration de ce parti frère né récemment nous donne une autre analyse.

"Au Burundi, la classe des exploiteurs a toujours pris soin de conférer un contenu ethnique à la lutte de classe. Par manque de culture politique pour certains et par cynisme pour les autres, les pseudo politiciens burundais, au lieu de poser les problèmes sociaux sur des bases idéologiques, se sont enlisés dans des contradictions erronées et néanmoins mortelles. Pourtant, au Burundi comme partout ailleurs, les problèmes sociaux résultent d'une lutte de classe entre ceux qui exploitent et ceux qui sont exploités, de quelque ethnie qu'ils appartiennent.

Ainsi, la période pré coloniale fut marquée par une exploitation impitoyable des masses paysannes hutu, tutsi et twa par une classe de féodaux qui se recrutaient quasi exclusivement au sein de l'ethnie tutsi. Cette superstructure mono ethnique est à l'origine des conflits ethniques entre les hutu et les tutsi qui pourtant subissaient dans leur grande majorité les rigueurs du régime féodal.

Le régime colonial allemand ou belge s'est gardé de toucher à l'ordre féodal préexistant. Tout au contraire, l'administration coloniale l'a plutôt raffiné et renforcé, épaulée en cela par les missionnaires catholiques. Prisonnière des préjugés racistes de cette époque, elle a même poussé l'extravagance jusqu'à suggérer une origine extra africaine pour nos populations tutsi. L'objectif stratégique des coloniaux était clair : diviser pour régner et perpétuer la domination des peuples colonisés même après le recouvrement de l'indépendance.

Notre pays a effectivement accédé à l'indépendance nationale le 1 Juillet 1962. Dix mois plus tôt, le peuple Burundais, conduit par le parti nationaliste de l'époque, avait rejeté à une écrasante majorité et dans l'unité, l'administration coloniale et ses laquais féodaux. Malheureusement, l'assassinat du leader nationaliste Louis Rwagasore le 13 Octobre 1961 provoqua immédiatement la résurgence des dissensions à caractère ethnique dans la classe politique qui venait de gagner les élections et au sein du parti bourgeois Uprona qui devait conduire le Burundi à l'indépendance. Ce parti s'avéra incapable de former un gouvernement stable et de maintenir un semblant d'unité nationale.

Les politiciens réactionnaires de ce parti Uprona agitaient tantôt l'étiquette tribaliste, tantôt l'étiquette régionaliste pour se maintenir au pouvoir et poursuivre l'exploitation du peuple. Ils n'ont pas hésité à brader l'indépendance nationale à l'impérialisme pour mieux asseoir leur emprise sur le pays. Des civils et des militaires réactionnaires se constituèrent en une oligarchie cruelle en trois années d'indépendance seulement. Depuis 1965, toute contestation du pouvoir de l'oligarchie, quelque justifiée qu'elle soit, fait l'objet d'une répression impitoyable.

Derrière les rivalités ethniques se cachent un pillage systématique des ressources nationales et une exploitation effrénée des masses populaires. Dans certains cas, ce pillage prend toutes les allures d'un vol pur et simple. En voici un exemple opéré en quatre actions: 1. création par l'oligarchie d'une banque de commerce et de crédit, 2. dépôt dans cette banque d'énormes sommes d'argent appartenant aux sociétés étatiques et para-étatiques, donc au peuple, 3. octroi de crédits illégaux (parce que n'étant couverts par aucune garantie substantielle) aux membres de l'oligarchie qu'ils ne remboursent évidemment jamais, 4. déclaration de faillite de ladite banque. Fin de l'opération vol.

Sous la couverture de l'application d'une politique décidée ailleurs, notamment à la Banque Mondiale et au Fonds Monétaire International sur la privatisation des sociétés d'Etat, les régimes oligarchiques ont bradé à vils prix toutes les sociétés étatiques, même celles rentables, jusqu'à hypothéquer le sous-sol du pays.

Pour conclure, les conflits ethniques, la sujétion économique de notre pays à l'impérialisme et à ses outils que sont le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, la paupérisation forcée et organisée des masses populaires, constituent les principaux obstacles à l'épanouissement de notre peuple.

Le Parti Communiste Burundais est conscient qu'à ces trois types de contradiction correspondent des solutions de nature différente. Dans l'immédiat, notre parti accordera sa préférence à une alliance avec d'autres forces démocratiques nationalistes afin de renverser le régime militaire fasciste actuel. Cependant, le contrôle strict de nos ressources nationales et la jouissance par le peuple Burundais du fruit de son travail constituent les principaux objectifs stratégiques du Parti Communiste Burundais.

Le Parti Communiste Burundais rappelle à tous les camarades leur devoir permanent de mobiliser le peuple contre le pouvoir fasciste. Il lance un appel pressant à tous les Partis Frères et à tous les Peuples du monde épris de paix de l'aider à mettre fin au régime fasciste au Burundi".

THESES SUR LA SITUATION INTERNATIONALE ADOPTEES PAR LE CONGRES DU PARTI COMMUNISTE DE GRECE (EXTRAITS)

 

..Durant la période qui s'est écoulée depuis le 15ème congrès, l'agressivité impérialiste a évolué à une allure plus rapide et toujours plus grande en profondeur: dans l'économie, dans les relations du travail, dans la politique sociale, dans le système politique, dans le domaine idéologique et culturel. De nouvelles et cruelles conditions ont été créées pour la force de travail, avec un nouveau système d'emploi, des privatisations étendues et la commercialisation de la sécurité sociale, de la santé, de l'éducation, du sport et de la culture.

La restructuration capitaliste de nos jours, de l'une ou de l'autre manière, s'étend à travers tout le monde capitaliste, sans égard au degré de développement des pays et régions individuellement.

Les relations capitalistes dans les ex-pays socialistes se sont considérablement développées. Les acquis sociaux ont été abolis ou sont sur la voie de l'élimination. La restructuration capitaliste dans les pays d'Amérique latine, d'Asie, certains pays en Afrique, et les ex-colonies a exercé une dure influence .

L'OTAN est devenu un terroriste global. Elle a subjugué et pris le dessus sur les Nations-Unies, qui sont entièrement sous sa coupe. Elle a également pris le dessus sur l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et est en train d'agir pareillement dans le cadre de la politique impérialiste. Pour la prermière lois, l'impérialisme international a manoeuvré pour mettre complètement à l'écart l'ONU et a fait la guerre criminelle contre la République fédérative de Yougoslavie. L' Accord de stabilité pour le Sud de l'Europe a obligé les pays balkaniques à intervenir dans les affaires intérieures de leurs voisins, pour dessiner de nouvelles frontières. La nouvelle doctrine de l'OTAN et le Pacte de Stabilité sont les premiers facteurs d'accélération de la restructuration capitaliste et l'alignement du système politique pour l'adapter ainsi à l'agression moderne et aux intérêts de l'impérialisme. Le rôle politique et économique de l'OTAN est en train de s'étendre et son action se prolonge en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Les organisations internationales et régionales existantes sont en train de s'arranger pour s'accommoder des activités de l'OTAN. Le contrôle de l'OTAN sur les armées nationales va en s'accroissant.

Les forces rapides de déploiement qui sont en train de se constituer pour faire progresser l'ordre et la sécurité, sont devenues des accessoires officiels de la stratégie de l'OTAN.

D'un côté, la socialisation de la production est plus intense, et d'un autre côté, les moyens de production et la force sociale sont concentrés entre peu de mains. Les profits des monopoles s'accroissent tout aussi bien que le degré de l'exploitation des travailleurs et des peuples.

Les forces productives sont détruites et dégradées, particulièrement les ressources humaines. Le chômage, la faim, la pauvreté et le dénuement augmentent par bonds

La vague de l'immigration grandit. Le crime social et le recours à la drogue prennent de l'ampleur. Des millions de personnes sur la terre sont à la merci des désastres naturels, sont privées des plus élémentaires mesures de protection capables de les défendre. La contradiction entre le potentiel social de bien-être offert par le progrès de la science et de la technologie, et les découvertes dans le domaine génétique d'un côté, et leur exploitation capitaliste d'un autre côté, devient toujours plus manifeste

Les conflits inter impérialistes se dirigent maintenant vers une nouvelle phase d'aggravation pour la distribution des marchés et pour le maintien ou la conquête de la suprématie. Toutefois, en dépit de la compétition parmi elles, les forces impérialistes sont unies dans leur 'intervention en Eurasie, au centre, à l'Est et au Sud de l'Europe, au Moyen Orient, et en Afrique du Nord, qui sont les objets de négociations suivies entre les forces impérialistes les plus puissantes, les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie.

Les puissances impérialistes fortes conduites par les Etats-Unis, intriguent ensemble avec les 'institutions européennes, et créent des "alliances" avec les anciens pays socialistes sous leur contrôle, avec un but d'encerclement de la Russie et certains pays qui aspirent à une position dirigeante dans le système impérialiste.Ces forces veulent stabiliser le capitalisme en Russie, mais ils ne veulent pas qu'il devienne une puissance dirigeante dans le système impérialiste.

Bien que l'aiguisement du conflit entre les puissances impérialistes et les pays dépendants ne se manifeste pas en tout de la même façon, il peut contribuer au ralliement d'un ensemble de peuples, et à la formation d'alliances régionales et locales contre les associations impérialistes.

La propagande bourgeoise utilise le terme "globalisation", qui nie les classes, pour obscurcir la nature de classe du système impérialiste international et pour imposer l'idée qu'il y a juste une voie pour l'intemationalisation, uniquement la voie capitaliste. Elle tente de faire prendre à l'Etat bourgeois l'apparence qu'il est une direction exécutive, supposée être neutre d'un point de vue de classe, dont la mission est de faciliter la participation de chaque pays à une coopération internationale. C'est une tentative de cacher l'inégal développement du capitalisme et les conflits au sein de l'impérialisme, les relations de domination et de soumission qui sont caractéristiques de la pyramide impérialiste, et les limites historiques du système lui- même. C'est comme si on voulait éliminer de la pensée humaine tous les éléments historiques modernes que peuvent créer les orientations anti-impérialistes.

Le besoin d'organiser un mouvement anti-impérialiste international, avec le soutien des mouvements populaires au niveau national, est impérieuse dans le calendrier.

Il devra être un mouvement capable de tirer avantage des contradictions et conflits de l'impérialisme international, de démontrer la faiblesse du chaînon dans nombre de pays et régions , de développer et coordonner plus de luttes générales, en renforçant ainsi l'action sur un niveau national.

L'agressivité impérialiste et la restructuration capitaliste exercent une influence sur les pays qui tentent de construire le socialisme et dressent des obstacles sérieux à cette construction.

Au départ en 1980 et plus rapidement en 1990, la République Populaire de Chine a expérimenté une politique d'ouverture de son économie au marché international. Elle a établi une relation avec le Fonds Monétaire International ( FMI) et la Banque Mondiale (1980). Elle a institué un "commerce libre" spécial dans des zones économiques avec les capitalistes, basées sur des relations de production en vue d'attirer le capital étranger et le transfert technologique. En même temps, elle entama des négociations pour être membre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Ce développement a été facilité par les accords signés en 1999 et 2000 respectivement avec les Etats-Unis et l'Union Européenne.

Il est indiscutable que la direction générale de la politique chinoise gère des problèmes complexes, à la fois internes (en exemple la différenciation sociale, le chômage, les répercussions sur la vie des paysans, qui constituent 66,6% de la population totale), qui affectent le système politique, et ses relations externes, avec lesquelles elle est confrontée en particulier l'agressivité de l'impérialisme US, mais aussi les autres pays impérialistes. Le but de ces forces est de miner sa perspective socialiste et sa capacité de jouer un rôle dans le mouvement 'international anti-impérialiste. Cette situation conduit la RP de Chine à rechercher des alliances en vue d'agir contre cette agressivité.

Le peuple Cubain, conduit par le Parti communiste et le gouvernement de Cuba, ont toutes ces années remporté de grandes et significatives batailles dans la confrontation avec l'embargo, et contre la campagne de sabotage anti-socialiste. A Cuba, des formes variées de coopération économique avec le capital étranger ont été expérimentées, aussi bien dans la petite propriété commerciale que dans l'économie agraire. Les initiatives internationales du pays contre la globalisation capitaliste ont été renforcées.

Le Parti communiste du Vietnam et le gouvernement de ce pays poursuivent leurs efforts pour élever le niveau de vie du peuple. Des secteurs stratégiques de l'économie sont restés dans le domaine public, mais la pénétration de certaines corporations multinationales est à noter et l'intégration d'une partie de l'économie dans les relations capitalistes ( privatisation, établissement d'une bourse des valeurs). Leurs initiatives pour la paix et la sécurité collective dans la région se sont accrues.

La République populaire de Corée s'est engagée à mettre un terme avec son multilatéral isolement et la scandaleuse campagne impérialiste à son encontre. Employant ses propres resssources presqu'exclusivement, elle a agi contre la plus grande catastrophe naturelle de son histoire. Elle réussit à obtenir la reconnaissance diplomatique d'un nombre de pays capitalistes jeunes mais également développés. La RP de Corée est devenu un facteur sérieux pour interpeller la nouvelle doctrine de l'Otan et ses ambitions, et la "nouvelle doctrine nucléaire" de l'impérialisme US. La lutte à long terme du peuple coréen et des mouvements progressistes à travers le monde conduit à dire que le but est de normaliser les relations entre les deux Etats coréens . Ce processus, en conjonction avec le retrait des troupes US et des armes nucléaires de la Corée du Sud, peut contribuer à la sécurité et à la stabilité de la région.

Dans certains pays d'Europe occidentale tels que la France, l'Espagne, l'Italie, la Norvège et la Grèce, le front de la résistance et de l'opposition à la politique US et des puissants pouvoirs impérialistes et ses organisations est devenu très étendu.

Dans certains anciens pays socialistes, la lutte de classe devient plus aiguë avec la croissance des luttes ouvrières. L'évidence de ce fait est que, de nouvelles lois anti-communistes ont été instituées en Bulgarie, Pologne, République Tchèque, Roumanie et les Républiques Baltes, en vue de détourner une émancipation qui pourrait être une menace à leurs gouvernements. Sur la base de données officielles de pays tels,que la RépubliqueTchèque.la Hongrie et la Pologne, l'opinion positive qui prévalait en faveur de l'Europe et de l'Otan a maintenant décliné. Une opposition à

l'adhésion à l'Europe est apparue, sans être cependant, une rupture envers elle.

L'un des évènements les plus significatifs a été l'apparition des dures réactions populaires et des mobilisations qui ont jailli sous l'effet de la guerre contre la Yougoslavie.

Les organisations internationales qui ont acquis ou tentent d'acquérir une stratégie anti-impérialiste et anti-monopoliste sont de nos jours faibles. Elles sont affectées par les efforts qui sont déployés pour absorber les mouvements radicaux et les forces communistes radicales à la politique de l'impérialisme. Elles n'ont pas été capables d'internationaliser les efforts qui ont été faits sur les plans national et régional. à cause de leurs moyens de communication inadéquates, le manque de ressources financières etc. Le problème en Europe a une acuité particulière au regard du dynamisme du mouvement syndical dans le passé.

Le mouvement ouvrier et communiste international, en dépit des progrès qu'il a pu accomplir dans certains pays et au niveau mondial, demeure fragmenté sur le plan organisationnel et idéologique. La lutte idéologique dans ses rangs entre les forces opportunistes, réformistes et celles communistes et révolutionnaires est particulièrement très intense. Le point focal est la ligne de démarcation du Marxisme-Léninisme, et la stratégie des partis communistes et ouvriers durant la période de transition du capitalisme au socialisme, dans les conditions de la vioctoire temporaire de la contre-révolution et le changement contraire dans la balance internationale des forces .A l'intérieur des rangs du mouvement communiste international un dialogue plus vigoureux doit être développé et des points de vue et orientations variées peuvent être débattus avec des objectifs reliés à une action ayant un effet unificateur immédiat chez les communistes, et sur les développements internationaux. Les différences significatives ou fondamentales peuvent être discutées afin d'être surmontées. La première responsabilité de chaque parti est envers la classe ouvrière et le peuple de son pays, et chaque parti est ainsi obligé de prendre en compte les besoins, les possibilités et les traits spécifiques de son propre pays.

Cependant, l'internationalisation de la vie et de la lutte accroît beaucoup plus la responsabilité de chaque parti au respect des développements plus généraux et le cours du mouvement ouvrier. Aujourd'hui il y a beaucoup plus d'indications sur la signification de l'unité politique et idéologique dans les rangs du mouvement communiste, sur la base du Marxisme-Léninisme.

 

LA SITUATION S'AGGRAVE

LE MECONTENTEMENT POPULAIRE GRANDIT.

UNION DES TRAVAILLEURS ET DES FORCES PROGRESSISTES

La crise s'aggrave sur tous les plans dans notre pays.

Malgré des rentrées exceptionnelles, qui ont atteint l'année dernière 22 milliards de dollars, battant tous les records, la situation économique et sociale reste dramatique. Les grandes entreprises industrielles publiques comme le complexe sidérurgique d'El-Hadjar ou l'entreprise de production de véhicules industriels, SNVI, sont plus menacées que jamais.

Depuis que nos gouvernants ont décidé, il y a quelques années déjà, que sans privatisation et sans capital étranger aucune entreprise publique ne pourrait marcher, tout est fait pour leur mettre des bâtons dans les roues. Non contents d'avoir liquidé des secteurs entiers, comme les textiles ou les cuirs et peaux, non contents d'avoir fermé sans aucune justification économique plus d'un millier d'entreprises, ces gouvernants s'acharnent à enfoncer le pays dans une voie qui réduit à la misère des millions de citoyens au point que la presse signale que des Algériens meurent maintenant de faim au sens propre du mot.

Au plan sécuritaire, les derniers massacres que les bandes intégristes ont perpétrés contre des populations démunies de tout, et à qui l'on refuse même de donner des armes pour se défendre, montrent que les amnisties et les concessions continues aux islamistes ne ramènent ni paix ni sécurité. Ils montrent que les objectifs de la loi sur la "concorde" ne visaient qu'à faire une place au sein du pouvoir à des forces criminelles qui n'ont jamais renoncé à leurs objectifs obscurantistes.

En tentant de rassembler différentes forces politiques(FLN-ISLAMISTES-RND-RCD-ANR) pour quelles unissent leurs énergies dans l'application des orientations antipopulaires et en verrouillant toute la vie politique, Bouteflika espérait renforcer le pouvoir et créer les conditions les plus adéquates à la réalisation d'une politique satisfaisant à la fois les milieux impérialistes et la bourgeoisie algérienne.

Les résultats catastrophiques de cette politique inhumaine et autoritariste accentuent le mécontentement des travailleurs et des masses populaires, d'autant plus, qu'à l'opposé, d'autres couches sociales vivent dans un luxe insolent, se livrent à une corruption généralisée et ne pensent qu'à s'accaparer de tout ce qui leur tombe sous la main.

La résistance populaire qui se développe et s'exprime de différentes manières ne facilite naturellement pas les plans concoctés par les casseurs. Le slogan de "concorde civile" s'étant soldé par un fiasco, Bouteflika propose désormais de le remplacer par "la concorde nationale". Ce n'est pas un hasard si, en même temps, le pouvoir prépare toute une série de lois qui réduisent encore plus le peu de liberté d'expression tolérée jusque-là.

LES PARTIS DE LA COALITION MANOEUVRENT

Ce n'est pas un hasard non plus si Bouteflika lui-même s'en prend ouvertement aux femmes et leur demande de ne pas "provoquer les repentis" par leur tenue vestimentaire! C'est dire que cette prétendue concorde nationale n'est rien d'autre qu'une nouvelle tentative de tromper notre peuple. Elle n'est destinée qu'à préparer de nouvelles concessions aux intégristes et aux multinationales. Il va sans dire qu'elle se traduirait par un autoritarisme renforcé et de nouvelles atteintes aux libertés. Ces dangers ont déjà été dénoncés par de larges secteurs de l'opinion et c'est ce qui explique les réactions faussement indignées de certains partis de la coalition. Ces partis doivent naturellement tenir compte de leurs propres bases. Ils manoeuvrent pour tenter d'échapper à leurs responsabilités.

LES TRAVAILLEURS ET LES PROGRESSISTES DOIVENT MIEUX S'ORGANISER

Les travailleurs se rendent compte de plus en plus que ces partis cherchent à s'unir sur l'essentiel : la mise en Šuvre d'une politique de libéralisme économique démantelant les acquis sociaux. Ils constatent que ces partis participent tous à cette politique ruineuse pour la nation, que les formations "modernistes" elles-mêmes "oublient" toutes les promesses, qu'elles avaient prodiguées des années durant, quant à leur volonté de lutter fermement contre l'intégrisme ou pour défendre les libertés démocratiques.

Les travailleurs et les progressistes ne doivent compter que sur leurs propres forces et sur le soutien de tous ceux qui en ont assez des crimes, de l'autoritarisme et de la misère grandissante.

Face à une politique faite par et pour la bourgeoisie, Ils doivent redoubler d'efforts pour renforcer leurs luttes dans l'union. Ces luttes exigent, pour aboutir au succès, le renforcement de leurs organisations faites aussi pour eux et par eux. C'est dire que créer et renforcer de véritables syndicats et un véritable parti des exploités, travailleurs, ouvriers, paysans ou intellectuels révolutionnaires, est plus que jamais la nécessité de l'heure.

 

Les projets de Temmar? Ramener l'Algérie à la période coloniale

Les projets concoctés par Temmar pour les entreprises publiques de tous les secteurs ou ceux que veut imposer khellil pour la SONATRACH et les hydrocarbures si la résistance des travailleurs et des cadres honnêtes ne les faisait pas échouer, ramènerait l'Algérie à la période coloniale. Lorsque nous parlons de la résistance des travailleurs nous n'avons pas en vue naturellement les réactions de ceux qui ne demandent qu'à être "consultés"comme les dirigeants centraux de l'UGTA qui font mine encore de ne pas comprendre que les objectifs du pouvoir se résument à tout livrer à l'étranger avec l'illusion stupide que les multinationales accepteront de partager avec quelques capitalistes algériens les ressources de notre pays. Cette politique de démission nationale ne peut être combattue que par la lutte et l'union de tous ceux qui en souffrent. Les travailleurs conscients et les révolutionnaires ont donc une immense responsabilité pour défendre leurs propres intérêts et sauver les nation. Les difficultés sont immenses mais il n'y a pas d'autre chemin.

Laurent Désiré Kabila

Par qui et pourquoi a-t-il été assassiné?

La mort du président de la République démocratique du Congo reste un mystère pour la presse occidentale et, par voie de conséquence, pour l'opinion publique internationale. Qui est son assassin, qui sont ses commanditaires ?

Pour l'instant nous ignorons la réponse à la première question. Mais, celle de la seconde de ces questions n'est pas bien difficile à trouver pour ceux qui veulent s'en donner la peine. Elle se trouve dans les manoeuvres souterraines habituelles des impérialistes pour défendre leurs énormes profits qui ne supportaient plus la politique anti-impérialiste de Laurent Désiré Kabila et de ses compagnons de combat pour faire bénéficier le peuple congolais de ses ressources.

En effet, cette politique, appliquée avec le soutien des masses appauvries, n'était pas pour plaire aux multinationales - et à leurs institutions, la Banque mondiale, le FMI, Etc. - dont l'appétit pour les immenses richesses de ce pays n'est jamais assouvi. C'est pourquoi, avec l'aide de certains Etats occidentaux, ils ont mis tout en oeuvre pour affaiblir cette République qui sortait de la longue dictature de trente ans de Mobutu. Celui-ci, ce n'est un secret pour personne, avait abandonné - en se sucrant au passage - les richesses du pays aux multinationales. Sa politique de soumission avait conduit à la destruction de toutes les structures économiques et sociales, à la totale déliquescence de l'Etat et les population à la plus grande des misères dans un pays qui regorge de richesses.

La guerre entretenue par le Rwanda et l'Ouganda, mais initiée par les USA, était venue à point nommé pour s'opposer aux réformes visant au redressement entrepris par Laurent Désiré Kabila.

Il n'y a rien d'offusquant à affirmer que c'est là, dans les milieux impérialistes, que se trouvent les commanditaires de ce meurtre. Surtout, lorsque l'on sait comment ont été assassinés Patrice Lumumba et d'autres patriotes congolais.

Une certaine presse, chez nous, n'a rien rappelé de tout cela. Bien au contraire, elle a repris honteusement les qualificatifs en vogue dans les médias bourgeois occidentaux et n'a vu en Kabila rien d'autre qu'un "dictateur" et même un "noceur"! Les patriotes algériens ou africains n'auront que mépris pour de tels plumitifs qui ne savent plus quoi inventer pour plaire à leurs maîtres impérialistes.

PALESTINE : CONTRE L'ATTENTISME ET LES ILLUSIONS

Après l'arrivée d'Ariel Charon, le boucher de Sabra et Chatilla , qui défie le monde entier par son arrogance, les révolutionnaires et tous les patriotes arabes exigent de leurs dirigeants de cesser leurs manoeuvres. L'attentisme, les déclarations opportunistes et les illusions sur le rôle de la nouvelle administration américaine ne servent et ne serviront qu'à renforcer l'extrême droite israélienne.

Face à la nouvelle situation créée à Tel Aviv, continuer à tergiverser au lieu d'apporter enfin un soutien dans tous les domaines aux courageux palestiniens, plus décidés que jamais à arracher leurs droits nationaux, signifierait une capitulation complète devant Charon et ses soutiens impérialistes.

Les masses populaires et tous les peuples arabes savent que sans leurs lutte, nombre de leurs dirigeants réactionnaires préféreraient une telle capitulation plutôt que d'affronter les plans américanos-israéliens. Forts du soutien de l'opinion progressiste mondiale, ils soutiendront fermement l'Intifada et feront échouer tous les plans sensés domestiquer le peuple palestinien.