PALESTINE : AGISSONS POUR HATER LA VICTOIRE DU PEUPLE PALESTINIEN

L’héroïque peuple palestinien en lutte contre les agresseurs israéliens a besoin du soutien de toutes les forces progressistes mondiales. Les crimes de plus en plus odieux de la clique de Sharon qui n’épargnent ni enfants, ni femmes, ni vieillards, les destructions barbares des maisons, le bouclage de leurs villes ou de leurs villages pour les affamer, rien n’a pu et ne pourra venir à bout de la volonté des Palestiniens d’en finir avec l’occupation. La politique de liquidation physique de leurs dirigeants n’aura pas plus de succès. Les assassinats sauvages de leurs valeureux combattants comme celui qui a coûté la vie à Abou Ali Moustapha créent une émotion considérable dans le monde entier. Partout la colère monte contre les fascistes israéliens, leur protecteur américain, le silence complice de nombre de gouvernements qui refusent, quelles que soient leurs déclarations hypocrites, toute démarche réelle à même de paralyser le bras des agresseurs.

Dans le monde arabe même les enfants comprennent de mieux en mieux que l’attitude honteuse de nombre de leurs dirigeants n’est qu’une trahison ouverte des intérêts nationaux de leurs propres pays. Leur soumission aux impérialistes américains, leur volonté de maintenir coûte que coûte une politique débile de compromission et de mendicité avec les Sharon, Bush et compagnie montre à quel point ces dirigeants, représentants des couches féodales et bourgeoisies compradores, sont disqualifiés pour défendre leurs propres peuples. On ne peut même pas dire aujourd’hui qu’ils se font encore des illusions sur le rôle réel des impérialistes américains. Ces derniers ont tellement explicité leur soutien à Sharon et à ses crimes durant ces derniers mois, qu’il devient clair pour tout le monde, que ces dirigeants ont complètement abdiqué et que leur principal objectif est de confirmer régulièrement à ces impérialistes qu’ils ne changeront pas de politique, et qu’ils continueront en réalité à faire pression sur les ...Palestiniens! Aveuglés par leurs intérêts de classe, ils refusent toute idée de résistance et d’utilisation des puissants moyens dont ils disposent, non pour faire directement la guerre à l’armée israélienne, ce que personne ne leur demande aujourd’hui, le rapport de forces étant ce qu’il est, mais d’apporter un soutien réel à l’Intifadha. Cet aveuglement les empêche de comprendre que le peuple palestinien sacrifie ses meilleurs enfants, non seulement pour sa liberté mais aussi pour celle de tous les peuples de la région. Luttant pour libérer son propre territoire de l’occupation, qui ne comprendrait pas que cette victoire facilitera la libération des autres territoires arabes occupés, portera un coup décisif au sionisme et à ses rèves de domination de toute la région.

Au lieu d’aider les courageux résistants, qui défient chars tanks et avions de combat fournis gracieusement par les impérialistes américains, ces gouvernants passent leur temps à supplier Busch et Powels : "vous êtes les maitres du monde, nous vous prions de faire quelque chose". Ils envoient des délégations de "haut niveau" à washington pour tenir ce genre de discours et font semblant de s’étonner que le Président des USA demande après à Arafat d’arrêter la violence!

Il est clair aujourd’hui que le peuple palestinien compte avant tous sur ses propres forces mais aussi sur la détermination de plus en plus nette de toute l’opinion progressiste, démocratique et pacifique du monde, pour isoler Sharon et exiger surtout des impérialistes américains d’arrêter le soutien à une polique criminelle. Sachons renforcer cette solidarité avec un peuple qui ne demande que ses droits et qui lutte pour une paix réelle et juste dans la région.

Appel des partis communistes arabes (2èm article)

Les Partis Communistes Arabes soussignés demandent aux Partis communistes et ouvriers, aux partis progressistes, à tous les groupements attachés à la liberté à travers le monde, d’agir pour soutenir l'Intifada palestinienne en obligeant le gouvernement israélien dirigé par le boucher bien connu Sharon, à mettre un terme à ses massacres en cours commis chaque jour.

...Les scènes quotidiennes des agissements brutaux israéliens sont illustrées par la mort d'enfants, de femmes et de personnes âgées, avec le recours au bombardement, à partir du sol, du ciel et de la mer en vue de détruire les cités palestiniennes, les villages et les camps de réfugiés, de démolir des habitations, de déraciner les arbres, d'assassiner des militants de l'Intifada, de saboter l'économie au moyen du bouclage, du blocus et de l'isolement afin de causer la famine, le chômage et l'extrême pauvreté.

....Les crimes sans précédent contre le peuple palestinien sont soutenus par l'Administration des Etats-Unis qui appuie les agresseurs israéliens en les approvisionnant et en les encourageant à utiliser les armes les plus sophistiquées et les plus destructrices.

Qu'adviendra-t-il d'un massacre dirigé contre l'humanité alors qu'il peut être arrêté par la solidarité et les efforts communs des groupes aspirant à la liberté, des forces progressistes, des militants antifascistes. Nous vous appelons tous à exercer une pression pour arrêter le massacre en cours contre le peuple palestinien.Ce qui exige

- des actions à travers l'organisation de sit-in, de marches, de manifestations, d'activités de protestation devant les ambassades d'lsraël et des Etats-Unis pour condamner la politique de Sharon et de ses supporters dans l'Administration des Etats-Unis.

- La mobilisation des forces attachées à la paix pour participer à des actions de protestation contre les crimes israéliens".

Cet appel, auquel le PADS s’associe a été signé par les partis communistes de Jordanie, d’ Irak, de Syrie, du Liban, du Soudan ainsi que par le parti du peuple palestinien.

 

 

A propos du rôle de la gauche dans la lutte du peuple palestinien, Daoud Talhami, membre du bureau politique du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) et du Conseil national palestinien a accordé une importante interview à l’humanité que nous reproduisons ci-dessous pour nos lecteurs

 

-Vous avez revendiqué l'attaque menée samedi contre un poste militaire israélien. Quelle signification donnez-vous à cette action ?

Daoud Talhami. Ce n'est pas la première opération que le FDLP a menée depuis le début de l'Intifada mais c'est la plus réussie sur le plan tactique. Elle a été bien préparée par nos deux militants qui ont attaqué le poste israélien. Selon la presse de Tel-Aviv, c'est une défaite honteuse de l'armée parce que c'est un régiment d'élite, Givati, surpris par deux militants qui, en attaquant par deux côtés, ont créé une sorte de confusion chez les soldats. La confrontation a duré dix minutes, à cinq mètres de distance. Elle a fait payer à l'armée d'occupation israélienne le prix fort de leur présence militaire sur le territoire palestinien. C'est une opération de guérilla très réussie. Cette sorte d'opération est normale, comme celles menées contre les colons armés dont la présence est illégale d'après les accords de Genève de 1949. Ces opérations de résistance mettent en lumière le caractère colonial de la présence israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et replacent le conflit dans son contexte réel, c'est-à-dire une lutte de résistance populaire contre un occupant et non un conflit ethnique ou religieux. Il ne s'agit pas non plus d'une guerre civile ou des actes de terrorisme contre un Etat légal, comme parfois le présente l'administration américaine. C'est erroné et c'est un crime contre le droit des peuples à l'autodétermination et contre les résolutions de l'ONU dont une partie a été votée par les précédentes administrations américaines.

- Cela signifie-t-il que le FDLP se refuse à des opérations militaires d'un autre type, comme par exemple les attentats suicides ?

Daoud Talhami. Les attaques contre les postes militaires, contre la présence coloniale dans les territoires palestiniens occupés sont plus efficaces. Elles portent des coups aux symboles de la colonisation israélienne. Le résultat est plus direct. Notre but n'est pas de défaire l'armée israélienne. C'est irréaliste étant donné le rapport de forces. Mais nous voulons modifier l'optique de l'opinion publique israélienne et sa façon de voir le conflit avec le peuple palestinien. Malheureusement, depuis quelques mois, cette opinion se radicalise à droite comme l'a montrée l'élection de Sharon. Ce changement de l'opinion devrait être provisoire et elle devrait comprendre qu'il n'est pas possible d'avoir la sécurité et l'occupation. Mais il est possible d'avoir la sécurité en respectant l'autre partie, ses droits. Les Palestiniens ont proposé un plan de paix réaliste, équilibré parlant d'un Etat palestinien comprenant la Cisjordanie la bande de Gaza et Jérusalem-Est, c'est-à-dire les territoires occupés en 1967, et un juste règlement du problème des réfugiés, ce qui pourrait être discuté lors de négociations de paix sérieuses. Pour nous, il n'est pas question d'essayer de faire disparaître l'Etat d'Israël.

- La gauche palestinienne est-elle en train de passer à l'initiative après onze mois d'Intifada, alors qu'on entend parler du Hamas, du Djihad islamique et du Fatah ?

Daoud Talhami. Samedi, s'est tenue une réunion des organisations de la gauche palestinienne, à laquelle participait Abou Ali Moustapha, le dirigeant du FPLP assassiné hier. Nous avons des discussions hebdomadaires depuis le début de l'année à propos du rôle de la gauche dans la vie politique palestinienne et dans la lutte nationale, étant donné ce bipolarisme que nous considérons injuste, entre le parti au pouvoir - le Fatah, l'Autorité palestinienne - et le courant islamiste. Alors que dans les années soixante-dix et quatre-vingt, la gauche palestinienne a eu un rôle primordial. Cette marginalisation de la gauche depuis le début du processus d'Oslo est une marginalisation faite exprès pour légaliser le principe du parti unique, étant donné que la seule alternative est l'" horrible " courant islamiste. Cela n'a pas marché. Tous les courants politiques palestiniens sont unis depuis le début de l'Intifada dans une action commune contre l'occupation israélienne. Sharon nous rappelle que, pour lui, tous les Palestiniens sans exception sont l'ennemi. Pour nous, il s'agit effectivement à travers toute sorte d'action politique et sociale, de remettre à l'ordre du jour les objectifs de la gauche palestinienne, au niveau de la lutte de libération et la lutte sociale pour la création d'une société démocratique en Palestine, la défense des droits des citoyens et surtout les plus déshérités. La gauche devrait jouer un rôle plus palpable. Mais nous n'avons pas les mêmes moyens que les deux grands courants, le parti au pouvoir et le courant islamiste, qui reçoivent un grand soutien de l'extérieur.

- Il y a eu, au mois de juillet, une déclaration commune de personnalités palestiniennes et israéliennes pour la paix. Quelle est votre position ?

Daoud Talhami. Il faut s'adresser à l'opinion publique israélienne, il faut essayer d'encourager le courant de paix. Shimon Peres n'est pas un homme de paix. C'est une lutte nécessaire. Nous avons quelques réserves sur ce document. Des courants importants des forces de paix israéliennes n'ont pas signé ce document. Il faut faire la distinction entre le courant qui est capable de créer un nouveau mouvement de paix en Israël et ceux qui font un jeu politique à moyen terme. Tout changement permettant de se rapprocher de l'idée de paix est encourageant. On en voit des signes avec des gens comme Yossi Beilin.

Israël Shamirdénonce le rôle des communautés juives américaines. (4èm arti à enlever si nécessair)

Israël Shamir, journaliste israélien compare l’Etat d’Israël à un matador, mais derrière lequel il y a

la communauté juive américaine. Il compare l’Etat d’Israël à un matador, derrière lequel se tient la communauté juive américaine et il écrit (extrait)

"Il n'existera pas même pour un jour une colonie de peuplement, sans qu'elle est derrière la machine de guerre israélienne. Quand les autochtones de Hébron sont bouclés pendant des mois dans leurs domiciles, le couvre-feu imposé par l'armée israélienne, ne l'est pas pour les quatre cents colons juifs. Mais il y a un homme dans l'ombre qui commande le matador. Israël n'a pas été capable de commettre ses atrocités sans soutien de l'extérieur.

Elles envoient de l'argent (les communautés juives NDLR) et elles organisent le soutien public et influencent les politiques de l'Etat d'Israël. Elles sont visiblement même plus faucons que le Likud de Sharon. Le dernier, qui n'est pas regretté, le "Rabin" Kahane était probablement plus proche des coeurs des soutiens d'Israël en Amérique. Ce phénomène des juifs au delà des mers qui se croient plus Israéliens que les Israéliens, bien décrit par Uri Avneri, a une variété de raisons. Mais je me limiterai moi-même à soulever juste une des causes. Ils n'ont récolté aucune éclaboussure de leurs opérations. Ils sont tapis dans l'obscurité et ils envoient leur matador pour se battre.

Les hommes qui envoient les troupes israéliennes pour renforcer le siège de Hebron et des autres communautés palestiniennes, vivent à l'aise à New-York ou Los Angelés, conservent la télévision et exercent une pression sur leurs représentants au Congrès pour soutenir leur carnage.Ces gens, incitant aux crimes de guerre contre les Palestiniens , n'ont pas du tout de tourments. Peut-être est-il temps d'orienter une certaine colère en leur direction.

Les guerres ne s'achèveront pas, aussi longtemps que leurs maîtres d'oeuvre sont en paix. Michael L. Calderon nous l'a rappelé cette semaine: " Les Français, les Américains, les Afrikaners d’Afrique du Sud n'ont pas abandonné leurs exploits en Algéne, en Indochine, en Namibie, et Angola à la suite d'un collectif "changement de coeur". Au contraire, ces victoires ont été acquises sur deux fronts.L'un fut le front de l'actuelle guerre de libération, et les peuples d'Algérie, du Vietnam, d'Angola et Cuba ont supporté son choc. Le second front fut la pression internationale et la contestation interne de chaque pays.

"Si le monde n'a pas admis au XXé Siècle qu'une minorité domine l'Afrique du Sud il n'admettra pas plus au 2lé siècle le sort reservé aux Palestiniens"

Selon Yossi Bellin ancien ministre travailliste du gouvernement Barak

Négociateur des accords d'Oslo, ministre de la justice du gouvernement travailliste de Ehud Barak, membre de la délégation aux pourparlers israélo-palestiniens de Taba en janvier 2001, Yossi Beilin répondant aux questions du quotidien israélien "HAARETZ" du 15 juin dernier, a déclaré à propos des bases d'un accord israélo-palestinien-.

1. Une limite des frontières de l'Etat Palestinien " sera celle, qui avec " des modifications de quelques centaines de kilomètres carrés de part et d’autre " fera en sorte que la Palestine obtienne l'équivalent de "presque 100%" des territoires aujourd'hui sous occupation israélienne.

2..La souveraineté palestinienne sur l'esplanade des Mosquées, et estime-t-il encore les israéliens devront "renoncer à obtenir une reconnaissance internationale de Jérusalem comme capitale d'Israël et un accord de paix avec leurs voisins".

3. Pour les actuelles colonies juives en territoire palestinien "il n'y a pas, dit-il, d'alternative au démembrement de "toutes les colonies de la bande de Gaza et d'une centaine en Cisjordanie" où elles sont 150.

4.Pour les réfugiés, Yossi Beilin préconise un compromis dans lequel Israël admet, sur le fond, l'injustice faite aux Palestiniens. Mais il fixe à 100 000 le nombre des réfugiés pouvant revenir en territoire israélien. "Ce nombre, pour lui, est de toute façon plus petit que les 220 000 Palestiniens de Jérusalem-Est qui cesseront de vivre en territoire israélien".

Ces propos de Yossi Beïlin , peuvent sembler ceux d'un homme politique isolé sur la scène politique israélienne au moment où la société de ce pays, paralysée par sa peur de l'avenir et empoisonnée par la propagande raciste de ses gouvernants bellicistes, peut encore penser que la répression sanglante de l'Intifadha pourra la sauver, alors qu'elle est incapable de l'arrêter ni aujourd'hui ni demain.

Yossi Beïlin regarde lui l'avenir, le criminel Sharon pour sa part, aveuglé par sa haine contre les Palestiniens persiste à penser qu'Israël "vivra par le glaive encore cent ans. Mais Youssi Beïlin lui répond:"Nous ne disposons pas de cent ans, nous ne disposons pas de dix ans". En effet, indique-t-il, les raisons démographiques font que dans dix ans, il y aura plus d'Arabes que de Juifs sur le territoire de la Palestine mandataire.

Et Yossi Beïlin ajoute : "Si le monde n'a pas admis au XXe siècle l'idée qu'une minorité domine une majorité en Afrique du Sud, il n'acceptera pas plus au XXIè siècle "le sort réservé aujourd'hui aux Palestiniens. En ce XXIè siècle les crimes contre l'humanité commis par Sharon seront plus tôt qu’il ne le croit jugés par un tribunal international des peuples.

"Un Etat Palestinien est la bouée de sauvetage de l'Etat juif "fut la conclusion de Beilin aux questions du quotidien "Haaretz". Notre conclusion sera : Mettez hors d’état de nuire Sharon, ses semblables et leurs soutiens impérialistes, et nous aurons la paix, la souveraineté et l'indépendance de tous les pays de la région avec un Etat palestinien dans le cadre de ses frontières de 1967.

 

MESSAGE DU PADS AU FPLP APRES L’ASSASSINAT DU CAMARADE ALI ABOU

Chers camarades,

Le monde entier a vu, à travers la télévision, comment le camarade Ali Abou Moustapha a été assassiné, alors qu’il travaillait dans son bureau à Ramallah. Cet assassinat est survenu après une réunion du mini-cabinet de sécurité à Tel-Aviv en présence d’Ariel Sharon. Israël a confirmé avoir "liquidé"le chef du Front Populaire de Libération de la Palestine". Alors qu’il était le secrétaire général du FPLP, l’une des principales composantes de l’OLP, qu’Israël a déclaré reconnaître en 1993, ce valeureux combattant a été froidement assassiné, par des criminels aux abois. Depuis des dizaines d’années, ce camarade n’a cessé de lutter au service de son peuple et n’a ménagé aucun effort pour donner l’exemple dans la résistance à l’occupant, soutenu par l’impérialisme américain. Malgré les dangers, il n’a pas hésisté à rentrer en Palestine en 1999 pour diriger le combat de ses camarades.

Chers camarades,

Comme vous, nous sommes convaincus que la disparition d’un combattant aussi prestigieux n’empêchera pas la résistance de votre peuple de se renforcer et d’infliger une défaite historique aux occupants et à leur protecteur américain. Le peuple palestinien est déterminé à arracher ses droits spoliés depuis des dizaines d’années et rien ne l’arrêtera dans sa détermination. Ni la politique de terreur de Sharon, ni le soutien criminel de l’impérialisme américain, ni le refus de nombreux dirigeants arabes d’apporter un soutien réel à l’Intifada, ne viendra à bout de l’héroisme de votre peuple. Avec l’aide de ses nombreux amis dans le monde, ce peuple vaincra et tous les peuples de la région profiteront de sa victoire.

L’émotion crée dans le monde entier par l’assassinat d’Abou Ali Moustapha et la condamnation de cet acte ignoble est la preuve que les forces progressistes et pacifiques du monde sont aux côtés du peuple palestinien.

Les communistes et progressistes algériens vous assurent chers camarades de toute leur solidarité et s’engagent à redoubler d’efforts, pour exiger de notre propre gouvernement une aide bien plus conséquente à l’Intifada et qu’il dénonce clairement le véritable responsable de vos malheurs, à savoir l’impérialisme américain, aussi compromis que Sharon dans l’assassinat d’Abou Ali Moustapha.

 

De nombreuses condamnations du crime à travers le monde.

De nombreux partis communistes et organisations progressistes ont condamné l’assassinat d’Abou Ali Moustapha. Les parti communistes arabes, le parti communiste de Grèce, le part communiste de l’Inde, le parti communiste de l’Inde (marxiste)...ont condamné le crime et renouvelé avec force leur soutien au peuple palestinien.

La Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD) a publié une longue déclaration sur l’assassinat d’Abou Ali Moustapha. Nous en reproduisons un bref extrait.

"En représentant le FPLP, Abu Ali a assumé clairement son rôle et celui du FPLP en exprimant une vision humaniste radicale pour le problème du Moyen-Orient. Il était ferme et explicite dans la présentation de cette vision et loyal aux principes du Parti. il défendait la cause palestinienne et les droits inaliénables des Palestiniens, parmi lesquels ceux prioritaires, le droit des réfugiés au retour et le droit d'établir un Etat Palestinien souverain et indépendant avec Jérusalem pour capitale. Il appela au démantèlement des colonies israéliennes et à la poursuite du mouvement de résistance du peuple Palestinien jusqu'à la cessation de l'occupation israélienne.

Il présentait la vision d'un Etat Palestinien dans un complet environnement où les populations vivraient ensemble en liberté indépendamment de leur race, de leur religion, ou de leur couleur"

Décès de Suleiman Al-Nadjab (une brève)

Le comité central du parti du peuple palestinien a annoncé le décès de Suleiman Al-Nadjab, membre du bureau politique du parti du peuple palestinien et membre du comité exécutif de l’OLP. Nous présentons à ses camarades et à l’OLP nos sincères condoléances.

 

 

CONFERENCE DE L’ONU CONTRE LE RACISME : LES PEUPLES EXIGENT JUSTICE ET REPARATION

La conférence mondiale des Nations-Unies contre le racisme s’est ouverte le 31 Aout à Durban en Afrique du Sud. Les USA ont tout fait dans sa préparation pour empêcher que le sionisme et l’Etat d’Israël soient condamnés. Ayant essuyé un échec ils ont décidé de ne pas se faire représenter par leur ministre des Affaires Etrangères et ont même envisagé de ne pas se faire représenter du tout. De leur côté de nombreux gouvernements européens ont multiplié aussi leurs pressions pour que les résolutions de la conférence soient les plus vagues possibles. Pour les peuples ayant subi colonialisme et esclavage, la question essentielle aujourd’hui c’est d’obtenir réparation. Ces peuples exigent aussi des mesures sérieuses contre les discriminations qui les frappent dans tous les domaines et qui font que leurs ressources sont spoliées alors que chez eux des millions d’hommes, de femmes et d’enfants meurent de faim et de maladies. A l’heure où nous écrivons il n’est pas possible de rendre compte des résultats de cette conférence parce qu"elle n’est pas terminée. Des milliers d’ONG se sont rassemblées à Durban en marge de la conférence et ont entamé leurs travaux bien avant le 31 août. Leurs résolutions ne sont pas moins importantes. Nous reviendrons donc dans notre prochaine édition sur toutes les analyses et les résultats de ce qui s’est passé en Afrique du Sud en cet été 2001. Signalons pourtant que des dizaines de milliers de Sud Africains et de progressistes d’autres pays ont manifesté quotidiennement pour soutenir le peuple palestinien et l’Intifada.

Dernière minute : 4000 organisations non gouvernementales votent une résolution qualifiant Israël d’Etat raciste. Les USA ET Israël quittent la conférence officielle.

 

PAUVRETE : Quelques chiffres officiels qui parlent d’eux mêmes

• Le chômage dépasse les 29% de la population active et augmente régulièrement de 3,25% par an.

• 58,5% des salariés licenciés sont âgés de 30 à 35 ans et 88% d’entr’eux sont des pères de famille

• La fraude fiscale et sociale est évaluée à 40% et le travail au noir devient une pratique courante

• Dans les familles pauvres un travailleur a 6 personnes à charge en moyenne

• 56% des ménages ont restreint leur consommation en produits alimentaires (viande fruit et huile)

• Entre 86 et 94 le pouvoir d’achat des salariés a diminué de 45%

• Le taux moyen d’occupation des logements est de 7,14 personnes par logement

• Le taux d’occupation par pièce est de 3,7 personnes pour les familles pauvres

• 2 tiers des ménages se sont endettés pour faire face aux dépenses courantes et 12% le font pour se soigner ou maintenir leurs enfants à l’école.

 

BALKANS : L’OTAN ENVOIE SES TROUPES EN MACEDOINE

Les dirigeants impérialistes sont de nouveau intervenus dans un autre pays issu de l’ex-Yougoslavie : la Macédoine. Le motif? Ramener la paix dans cette petite république entre les populations d’origine albanaise et celles d’origine slave. Les méthodes? On arme les bandes de l’UCK, on les laisse s’implanter dans la République à travers le Kosovo entièrement contrôlé depuis 2 ans par l’OTAN et on exige après que le gouvernement macédonien les reconnaisse comme interlocuteurs incontournables. Au début on fait même semblant de les condamner et on jure de défendre la Macédoine contre le terrorisme. Puis l’Union Européenne et les USA multiplient les pressions en direction des 2 protagonistes pour qu’ils s’entendent sur une révision de la constitution qui donnerait satisfaction à la minorité albanaise. Après plusieurs accords de cessez-le feu sans lendemain, un accord imposé surtout au gouvernement macédonien, par le délégué de l’Union Européenne et celui de l’administration américaine prévoit que l’OTAN se charge de récupérer les armes rendues volontairement par les membres de l’UCK parallèlement à la ratification de l’accord par le parlement. Dès l’entrée des troupes de l’OTAN, le gouvernement macédonien conteste la quantité d’armes en possession de l’UCK. L’OTAN parle de 3 à 4 000armes alors que les autorités de Macédoine avancent des chiffres qui vont de 60 à 80 000 armes. Par ailleurs une trés forte opposition existe dans le pays à l’intervention de l’OTAN. Mais pour les dirigeants de cette organisation agressive les divergences entre Albanais et Slaves en Macédoine ne sont qu’un prétexte, l’essentiel est de renforcer son implantation dans les Balkans, dont la position stratégique n’échappe à personne.

 

LES CONCESSIONS A L’INTEGRISME ABOUTISSENT A LA RECRUDESCENCE DU TERRORISME

Encouragés par une politique dite de "réconciliation nationale", soutenus par une campagne de presse étrangère incessante et des pressions de plus en plus fortes des milieux impérialistes, les assassins ont repris de plus belle ces dernières semaines leurs massacres contre des innocents. Les crimes atroces commis dans la région de Mascara et ailleurs, la reprise des attentats à la bombe à Alger même, prouvent pour la nième fois à tous ceux qui ont des yeux pour voir que les forces qui ont tant de sang sur les mains sont des ennemis de notre pays et de notre peuple et que toute recherche de "réconciliation"avec leurs dirigeants, n’apporte ni paix, ni sécurité et ne fait que les pousser à commettre de nouveaux crimes. Quand des dirigeants de l’ex-FIS, soutenus par tous les partis intégristes et autres forces exigent avec une arrogance inouïe dans des meetings à Alger et ailleurs que le pouvoir aille plus loin encore dans ses concessions, comment ces bandes de criminels ne redoubleraient-ils pas de sauvagerie? Quand des représentants des partis au pouvoir exigent de renforcer la répression contre les manifestations pacifiques en Kabylie, comment des tueurs pourraient-ils ne pas considérer que désormais c’est la lutte contre ceux qui combattent autoritarisme et hogra qui est à l’ordre du jour et non la lutte anti-terroriste. Quand le président de la République ne rate aucune occasion pour trouver des justificatifs aux actes terroristes, y compris en condamnant ce qu’il appelle scandaleusement le "terrorisme de la plume", pourquoi les actes barbares s’arrêteraient-ils? Justifier en permanence la politique dite de "concorde nationale" malgré son cuisant échec ne découragera pas ceux qui exigent une capitulation sur toute la ligne en demandant une amnistie pour tous les chefs fascistes, leur libération de prison , leur retour d’exil et le retour pur et simple de l’ex-FIS sur le devant de la scène.

On sait que ces bandes sont encouragées aussi par les milieux impérialistes qui, à travers leurs campagnes de presse incessantes menées contre l’armée nationale populaire, les pressions de l’Internationale socialiste, etc ne cesseront pas d’exiger du pouvoir des reculs sur toute la ligne, pour créer les conditions de mise sur pied d’un pouvoir encore plus soumis à leurs diktats.

Dans la dernière période certaines forces semblent prendre quelque peu conscience du danger. L’ancien ministre de la défense; le général à la retraite Khaled Nezzar, contre qui une plainte a été déposée pour tortures, devant un tribunal français, vient de réagir en dénonçant ces pressions et en assignant en justice à son tour, l’auteur du livre "la sale guerre" pour l’avoir diffamé au cours d’une émission de la télévision française. Il a réitéré à cette occasion devant la presse que ceux qui ont interrompu le processus électoral de 91 sont toujours déterminés à barrer la route au retour du FIS, confirmant par là que cette dangereuse éventualité n’est pas exclue dans l’esprit de différentes fractions du pouvoir. Il a rejeté les accusations portées contre lui et d’autres responsables de l’armée et condamné les pressions étrangères de certaines ONG ou de l’Internationale socialiste Cette prise de position est naturellement positive mais est loin d’être suffisante pour écarter le danger.

La lutte contre l’intégrisme et son terrorisme a remporté de grands succès dans notre pays. Les forces progressistes et patriotiques, qui se sont opposées à cette entreprise criminelle sont considérables et aujourd’hui comme hier elles continuent et continueront à lui résister. Les travailleurs, les femmes, les jeunes les groupes d’auto-défense ont contribué par leur courage quotidien à l’affaiblir considérablement. Cependant la politique économique et sociale, qui a cassé nombre de nos acquis sociaux, aggravé le chômage et la misère, la politique de compromission ouverte avec toutes les tendances de l’intégrisme, sous prétexte de réconciliation, parallèlement à la répression des mouvements démocratiques, comme celui des populations kabyles des jeunes, des femmes ou des couples tout cela permet à l’intégrisme dans toutes ses variantes de continuer à menacer, à tuer et à tenter d’imposer sa loi.

Ne laisser aucune perspective aux assassins et rejeter les diktats de ses appuis extérieurs

La lutte pour en finir avec l’intégrisme et son terrorisme exige une politique qui tourne clairement le dos à la politique actuelle dans tous les domaines. Il ne s’agit pas seulement de traquer les assassins ce qui est indispensable mais insuffisant. Il faut cesser de leur laisser une perspective quelconque en changeant radicalement de politique dans tous les domaines, satisfaire les revendications pressantes de toutes les couches sociales populaires, renforcer la liberté d’statement des adversaires de l’intégrisme et non les traiter de "terroristes". Il faut aussi refuser d’aller au devant des diktats de ses appuis extérieurs et ne pas se préparer à accélérer la mise à la disposition de nos ressources énergétiques et autres à la disposition de leurs multinationales et des fractions de la bourgeoisie qui sont prètes à n’importe quelle compromission avec lui pour sauvegarder leurs intérêts. Les nombreuses forces anti-intégristes, civiles et militaires, conscientes du danger integriste et terroriste persistant doivent enfin tirer les leçons de l’expérience et comprendre, avant qu’il ne soit trop tard, que sans s’opposer ouvertement à une politique anti-populaire, faite d’abandons successifs et sans soutien résolu aux luttes diverses que mènent les travailleurs, les jeunes, les femmes et les progressistes, le succès n’est pas garanti. Ces forces doivent aussi réaliser selon nous, qu’il ne suffit pas de s’opposer aux pressions étrangères en démentant les propos et les allégations de leurs médias tout en acceptant de suivre à la lettre leurs injonctions en matière économique et poltique. Ce n’est pas en accélérant le bradage de nos ressources et en appauvrissant encore un peu plus des millions de nos compatriotes qu’on diminuera leur influence sur notre pays et leur soutien à l’intégrisme assassin.

Notre peuple en a assez des tueries, des souffrances et de la malvie. Isolons les responsables de son malheur, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs et agissons sur la base de ses aspirations contre l’intégrisme assassin et ses alliés.

KABYLIE : RENFORCER LE MOUVEMENT POPULAIRE SUR LA BASE DE MOTS D’ORDRE JUSTES

Depuis plus de 5 mois la situation en Kabylie ne cesse de s’aggraver. Le refus du pouvoir de prendre en charge des revendications qui se sont accumulées depuis de trés nombreuses années, sa volonté permanente d’y répondre par le mépris et la repression, l’aggravation du chômage et de la misère, ont fini par créer une situation explosive. Certaines de ces revendications spécifiques, en particulier la demande de reconnaissance du Tamazight, datent depuis l’indépendance. Au printemps dernier, l’entrée massive dans la lutte des jeunes kabyles, dénonçant la hogra quotidienne, la corruption généralisée, et l’exclusion ont mis à l’ordre du jour des revendications, dans lesquelles se sont retrouvées tous les jeunes de notre pays. Ces luttes ont bénéficié et bénéficient toujours du soutien et de la sympathie des autres régions du territoire, essentiellement dans les couches populaires, victimes de la politique de casse. Ceci est tout à fait naturel. Pourquoi un jeune oranais ou constantinois, s’opposerait-il à un jeune de Tizi-ouzou qui exige courageusement qu’on en finisse avec l’autoritarisme et l’exclusion? A l’inverse les corrompus, les nouveaux riches, les fractions de la bourgeoisie pressées d’accaparer toujours plus les ressources de la nation, s’inquiètent de cette montée des luttes populaires, qu’ils soient kabyles ou non. C’est cette réalité, annonciatrice de futurs combats de classe, qui effraye les couches dirigeantes. Depuis des mois tout est fait pour pousser au pourissement. Le pouvoir n’a trouvé comme principale cause à ces évènements que la main de l’étranger. Mème si on juge que les milieux impérialistes profitent et profiteront toujours des difficultés du pays pour renforcer leurs pressions, afin que leurs diktats soient exécutés le plus rapidement possible, il est clair que continuer à ne voir dans tous ces évènements que le complot extérieur est plus que dangereux. A partir de cette fausse analyse, démentie par la commission Issad, nommée pourtant par le président de la République, le pouvoir refuse de prendre toute prise de conscience réelle, qui permettrait d’aboutir à une solution même partielle qui donnerait enfin satisfaction aux populations concernées. Il laisse au contraire aux Nahnah, Adami et autres le soin de déverser leur haine en proposant de mater le mouvement par la force. C’est une politique à courte vue. Des aspirations aussi profondes, le courage avec lequel elles s’expriment ne pourront jamais être abandonnées. Tout au plus peut-on les faire taire un moment. Mais elles reprendront inévitablement et seront satisfaites tot ou tard. Un pouvoir réllement désireux de renforcer l’unité nationale, et cherchant à éloigner vraiment les menaces étrangères, n’agirait pas ainsi. Le pouvoir actuel n’ayant aucune intention de changer de politique utilise au contraire les faiblesses du mouvement pour tenter de se dédouaner, cherche à y trouver des interlocuteurs accomodants et essaye de diviser le mouvement pour l’isoler.

Négocier n’est pas capituler

La responsabilté de ceux qui ont pris en charge les revendications des populations kabyles et en particulier les différents comités représentants les communes, daïras et wilays est donc écrasante. Réussiront -ils à arracher des acquis substantiels au profit des populations ou permettront-ils que leurs luttes soient dénaturées par des provocateurs et des diviseurs, agissant pour des intérêts obscurs? Certains éléments peuvent penser qu’ils mènent la dernière bataille et que le rapport des forces leur permet de refuser toute négociation avec le pouvoir. On sait que toute lutte, quel que soit l’enjeu exige des négociations. Les négociations elles-mêmes ne sont pas autre chose qu’une confrontation serrée entre deux parties et elles se terminent parfois par un constat d’échec. La fermeté des négociateurs, la précision de leurs revendications, leurs capacités à analyser le rapport des forces, etc fait qu’une négociation sérieuse n’est jamais une chose aisée. A moins de considérer que négocier c’est capituler, on ne voit pas trés bien où peut aboutir une telle attitude dont profite complètement le pouvoir.

Cette attitude de refus de tout dialogue, animée par une tendance dite radicale a été réaffirmée tout dernièrement par la coordination des archs, daïras et communes (CADC). A cette tendance s’opposerait une tendance dite dialoguiste. Ainsi le risque de division, accentué par les mots d’ordre de "désobéissance civile" ou de "non-paiement des impôts", risque d’affaiblir un mouvement dans lequel de larges couches de la population fondent de grands espoirs et qui a pourtant fermement rejeté les appels à "l’autonomie", et les tentatives de l’isoler ainsi de la nation.

Il est peut-être aujourd’hui nécessaire de rappeler, que les travailleurs, les jeunes et les familles populaires, exigent la reconnaissance du Tamazigt, le jugement de ceux qui ont assassiné leurs enfants et une politique orientée vers la satisfaction des revendications sociales. Ces couches populaires ne pardonneront pas au pouvoir sa politique passée et présente. Mais ces travailleurs et ces jeunes ne pardonneraient pas non plus qu’une conduite des luttes ou des mots d’ordre injustifiés aboutissent à l’impasse. Que tous les progressistes soucieux de l’avenir de la nation renforcent leur soutien à leurs justes aspirations.

 

Loi de Finances complémentaire 2001 : Les problèmes fondamentaux ne seront pas résolus

Depuis des années la situation économique et sociale de notre pays ne cesse de s’aggraver. Les orientations imposées par les multinationales et leurs organismes financiers comme le FMI et la Banque mondiale soutenues par la bourgeoisie compradore continuent de saigner notre économie et appauvrissent des millions de personnes. La casse de nombre d’entreprises publiques industrielles et autres, l’ouverture accélérée des frontières, l’arrêt de tout investissement public, tout a été utilisé pour saboter la production nationale et faciliter l’invasion des produits étrangers. C’est cette politique antinationale et antipopulaire, appliquée avec zèle par nos milieux dirigeants qui nous a conduit au désastre actuel. C’est elle qui nourit la corruption généralisée, l’autoritarisme, la confiscation des libertés démocratiques et de la misère qui se généralise de plus en plus dans les milieux populaires alors que les affairistes et les spéculateurs s’enrichissent scandaleusement. Contre cette politique, les travailleurs ne cessent pas de lutter malgré le sérieux handicap constitué par le refus de la direction centrale de leur principale organisation syndicale de diriger leurs luttes contre les fermetures d’entreprises, pour de meilleurs salaires, contre les atteintes à leur système de protection sociale ...Les travailleurs, les syndicalistes véritables appellent constamment à l’action et refusent les mensonges et la démagogie de tous ceux qui ont toujours voulu et veulent encore leur imposer silence au nom de "l’économie de marché" ou au nom de la mondialisation capitaliste, qui est présentée quotidiennement par nos dirigeants et nos opportunistes comme une fatalité contre laquelle il serait vain et même nuisible de s’y opposer.

Des objectifs qui ne contredisent pas les orientations imposées par le FMI (intertitre)

Sans ces luttes et leur développement ces derniers mois, la situation serait bien plus dramatique. Les slogans du genre "les caisses de l’Etat sont vides" n’ont plus cours et le pouvoir est obligé de tenir compte du mécontentement grandissant de toutes les victimes de sa politique. Il a donc décidé de faire quelque chose. A grand renfort de publicité une loi de Finances complémentaire baptisée plan de relance a vu le jour et prévoit des investissements pour cette année et jusqu’en 2004 de l’ordre de 525 milliards de dinars. Depuis des mois le président de la République et tous nos ministres expliquent dans de multiples interventions que toutes nos difficultés trouveront une solution par l’application de cette décision, que la relance sera une réalité, que le chômage va reculer et que les conditions de vie des Algériens vont s’améliorer sensiblement. Le ministre de l’intérieur y fait systématiquement référence et prétend que tous les problèmes posés par les jeunes en Kabylie ou ailleurs pourront être résolus grâce à ces investissements. La réalité est moins réjouissante Au vu des chiffres donnés dans cette loi de Finances on constate que presque la moitié des sommes prévues (210,5 milliards de dinars) iront aux grands travaux infrastructurels, lesquels sont censés diminuer considérablement le chômage. On parle vaguement de renforcer les infrastructures hydrauliques ou ferroviaires, les structures portuaires et terrestres ou les télécommunications. Pour le développement local (114milliards de dinars), il s’agirait de valoriser les atouts locaux, ou de réaliser les infrastructures de communication. Quant à l’agriculture et la pêche (65,3 milliards de dinars) les objectifs sont encore plus vagues puisque l’on se contente de déclarer qu’on favorisera tout ce qui pourrait entraîner un élargissement de la production agricole! et on mettra en oeuvre tous les moyens nécessaires à un vrai développement du secteur de la pêche!

Pour les résultats attendus le doute existe y compris chez les plus hautes autorités du pays tant la corruption fait des ravages. Et ce n’est pas en désignant un technocrate qui fait le tour des wilayates pour recenser les besoins qu’on réglera les problèmes. De nombreux affairistes s’apprêtent à profiter de ces sommes et ont de multiples moyens d’éviter tout contrôle réel sur leur destination. Tout le monde sait que le code des marchés publics par exemple ne permet aucune transparence et que certains responsables ou élus corrompus choisissent les entreprises sur la base de critères douteux. On sait aussi que certains responsables choisissent systématiquement des entreprises étrangères sous prétexte d’efficacité.

Les travailleurs en chômage et leurs familles, les centaines de milliers de jeunes à la recherche d’un premier emploi, tous les Algériens inquiets devant la dégradation actuelle, seraient moins dubitatifs sur l’efficacité de cette décision s’ils étaient persuadés qu’elle sera appliquée en leur faveur d’autant qu’elle est le fruit de leurs luttes. Pour les couches populaires, toute amélioration de leurs conditions de vie, même limitée et loin de correspondre encore à tous leurs besoins est bonne à prendre. De toutes les manières, les travailleurs et les jeunes savent que sans leurs luttes ils n’obtiendront rien. Seule leur fermeté et leur unité leur permettront d’arracher une amélioration dans tel ou tel domaine.

Les objectifs proclamés de cette loi de Finances ne contredisent pas les orientations imposées par les multinationales et le FMI. En effet, et ce n’est pas un hasard, si au même moment on relance les "réformes " destinées comme l’expérience l’a prouvé à aggraver la casse de nos entreprises publiques. Dans cette loi il est prévu 30 milliards de dinars pour ces fameuses réformes alors que l’intérêt national exige d’abord et avant tout la consolidation de notre base industrielle et le renforcement en premier lieu de notre secteur public. Continuer la casse de ce secteur, refuser de protéger nos productions nationales, publiques ou privées, se préparer au contraire à leur créer de nouvelles difficultés en s’agitant pour adhérer au plus vite à l’OMC ou en s’associant à l’Union Européenne, ne pourra qu’aggraver le chômage et la pauvreté puisqu’on ouvrira encore plus largement nos frontières aux multinationales. Ni le secteur public, ni le secteur privé productif ne profiteront de cette politique que les milieux dirigeants exécutent sans broncher et qui ne peut être mise en échec que par la résistance des travailleurs et de toutes les couches sociales soucieuses de défendre l’intérêt national..

 

Boukrouh veut accélérer la casse des entreprises publiques


La résistance des travailleurs aux projets concoctés par Temmar avait obligé Bouteflika à l’écarter de son poste à la tête du ministère de la participation et de la coordination des réformes lors du dernier remaniement ministériel. Boukrouh qui l’a remplacé vient de soumettre au gouvernement les mêmes projets, aggravés par de nouvelles dispositions pour accélérer les privatisations-bradages et faciliter par de nouveaux cadeaux fiscaux d’éventuels investissements. Le pouvoir est confronté à de sérieuses difficultés avec les événements de Kabylie en particulier mais rien ne semble plus urgent pour nos dirigeants que de relancer la casse de nos entreprises publiques y compris énergétiques puisque le ministre de l’Energie veut lui aussi remettre sur le tapis son projet contre lequel s’était dressé tous les travailleurs de son secteur le 20 mars dernier. Boukrouh reprend presque mot pour mot les scandaleuses déclarations de Temmar du genre "tout est privatisable" "il n’y a pas de secteur stratégique" etc.

Depuis de nombreuses années nos gouvernants font tout pour casser. De leur propre aveu les multiples réunions, les séminaires, les plans de redressement consécutifs, etc tout cela n’a servi à rien. Qui est donc responsable des difficultés du secteur public? Est-ce les travailleurs avec leurs salaires de misère? Quand les a-t-on consultés réellement? Qui a multiplié les lois, les décrets les organismes de toutes sortes tout en répétant que l’objectif est de se débarrasser et au plus vite de nos grandes entreprises publiques. Les mensonges selon lesquels le secteur public a englouti 1200 milliards de dinars ces dernières années, que toutes ses entreprises sont déficitaires, qu’elles emploient trop de salariés etc. ne peuvent cacher la réalité. Combien de fois les travailleurs ont fait des grèves pour exiger que l’Etat actionnaire donne les moyens qui font cruellement et régulièrement défaut à des entreprises obligées d’arrêter leurs productions ou ne faisant tourner leurs usines qu’à 20 ou 30% de leurs capacités par manque de matières premières ou de pièces de rechange. On a préféré mettre des sommes folles pour fermer des entreprises, concurrencer d’une manière déloyale leurs productions par des marchandises importées et mener une campagne odieuse avec l’aide de plumitifs ignorants mais entièrement acquis à l’idéologie en vogue dans les principales capitales occidentales. On a donc tout fait pour asphyxier ces entreprises et non pour les aider.

Aujourd’hui le gouvernement veut aller vite. Boukrouh a donc présenté 2 nouveaux projets d’ordonnance l’un sur la gestion et la privatisation du secteur public et l’autre sur l’investissement. Ces deux projets comportent en particulier la suppression des holdings et des cadeaux fiscaux inouïes aux capitalistes algériens et surtout étrangers (pas de TVA, exonération de tous les impôts y compris l’exemption du droit de mutation en cas d’acquisition immobilière et la prise en charge des travaux d’infrastructure extérieures!)

 

Des réformes qui aggraveront le chômage

Pour le président de la République, ces projets traduisent "cette volonté politique de lever concrètement les contraintes légales et réglementaires qui entravent l’acte d’investir" Cette volonté n’est pas nouvelle. De puissantes pressions étrangères exigent qu’on aille toujours plus loin et plus vite dans la soumission à leurs intérêts. Ceci explique sans doute la décision du président de la République de refuser que ces textes soient soumis au parlement où le pouvoir dispose pourtant d’une majorité écrasante. Certains articles de presse signalent par ailleurs que la direction de l’UGTA a été consultée et qu’elle a donné son accord. L’avenir nous dira ce qu’il en est. Mais les dirigeants centraux de l’organisation syndicale ont tellement répété que l’essentiel pour eux est d’être associés! Ces pressions étrangères ne sont même pas cachées aujourd’hui puisque de l’aveu même de nos dirigeants toutes ces réformes répondent aux impératifs de la conclusion des accords avec l’OMC et l’Union Européenne. Ces organismes où les grands capitalistes font la loi ne faciliteront ni relance économique, ni lutte contre le chômage, et ne faciliteront nullement les exportations hors hydrocarbures comme le répètent technocrates et opportunistes. L’adaptation de la législation tarifaire, décidée dans la loi de Finances complémentaire, facilitera encore plus l’entrée des marchandises étrangères.

Les travailleurs conscients continueront leurs luttes contre les privatisations-bradages, rejetteront les promesses démagogiques de Boukrouh et compagnie. Ils renforceront leurs actions pour défendre leur emploi et pour sauvegarder les ressources de la nation. Les jeunes, inquiets à juste titre pour leur avenir, ont montré ces derniers mois qu’ils en ont assez de cette politique de misère pour toutes les familles populaires. Ils n’hésiteront pas à soutenir les travailleurs dans leur résistance à une politique suicidaire. Les progressistes, les patriotes véritables les cadres honnêtes, les encourageront dans cette résistance pour frayer la voie à une véritable alternative à la politique actuelle.

LES DIRIGEANTS DU SNAPAP DEMANDENT LA RECONNAISSANCE DE LEURS DROITS SYNDICAUX

De nombreux dirigeants et syndicalistes du SNAPAP (syndicaux autonomes organisés dans l’administration publique ) ont mené des grèves de la faim trés dures durant le mois Août pour exiger la reconnaissance de leurs droits syndicaux. Certains d’entr’eux ont été hospitalisés suite à leur mouvement. Ces grèves ont eu lieu à Alger, Oran, Tiaret, Batna et dans d’autres villes. Des marques de solidarité ont été exprimées aux grévistes par de nombreux syndicats autonomes (syndicats d’enseignants comme le CNES, de magistrats, de praticiens de la santé, de contrôleurs aériens...). Ces syndicalistes reprochent au pouvoir son refus de les voir s’organiser en confédération alors qu’il a signé des conventions internationales qui l’obligent à accepter une telle demande. Ils lui reprochent également son favoritisme envers l’UGTA qui approuve sa politique, et sa détermination à privilégier cette Centrale par opposition au pluralisme syndical reconnu dans les textes mais pas dans les faits. Le pouvoir reste toujours sourd aux exigences des syndicalistes du SNAPAP qui réclament le droit de s’organiser dans le secteur économique et de participer à la gestion des oeuvres sociales encore monopolisée par l’UGTA. Ces grèves se sont terminées suite à l’acceptation par le ministère du Travail de l’ouverture prochaine de négociations. Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur ces problèmes qui intéressent l’avenir du mouvement syndical dans notre pays.

 

Enseignement . Aggravation de la situation pour les enseignants, les étudiants et les familles populaires.

Qui ne se rappelle les promesses du président de la République quant à sa volonté d’apporter des réformes radicales dans le système éducatif? Une commission baptisée commission nationale de réformes de l’enseignement fut mise sur pied et a travaillé pendant des mois. Sans se prononcer sur tous les aspects de ses conclusions, disons que certaines de ses propositions avaient pour objectif d’orienter notre école vers un enseignement plus ouvert sur les sciences et la formation de citoyens moins prisonniers des dogmes intégristes. Dès la constitution de cette commission, les intégristes toutes tendances confondues et leurs alliés réactionnaires, qui considèrent l’école comme leur chasse gardée, n’ont cessé de clamer leur refus de tout changement dans le système éducatif. Ils viennent d’obtenir satisfaction. Quand on pense que même en juillet le ministre de l’éducation nationale avait promis qu’elle entrerait en application en septembre on voit bien l’ampleur de la reculade. Nos élèves continueront donc à utliser les mêmes programmes et une promesse de plus de Bouteflika attendra des jours meilleurs pour voir le jour. En plus de cet immobilisme rappelons que les moyens mis à la disposition des enseignants, des étudiants et des élèves du secondaire ou du primaire n’ont jamais été à la hauteur de l’événement. Il en sera de même pour la rentrée 2001.

Dans le supérieur les responsables du Ministère ne cachent pas eux-mêmes qu’ils sont stressés. Il manque officiellement plus de 100000 lits dans les cités universitaires et des milliers de places pédagogiques. Même avec 5 lits par chambre, ce qui n’est assurément pas le meilleur moyen de faire travailler nos étudiants, l’université risque l’asphyxie? L’ouverture des oeuvres sociales au privé, à laquelle pensent certains, ne règlera pas le problème. De l’aveu aussi des autorités, se pose de plus en plus un problème d’encadrement.

Nous n’avons pas trop d’étudiants

Les enseignants du supérieur sont trés mal payés et les augmentations des heures supplémentaires décidées récemment en catastrophe ne règlent pas le problème. Le refus d’augmenter leurs salaires et de satisfaire leurs autres revendications aggravera d’année en année la situation et là aussi les discours sur la nécessité de rehausser nos universités resteront du vent tant qu’une politique économique, dont la préoccupation essentielle n’est pas l’avenir de la nation sera maintenue pour satisfaire les exigences du FMI. N’oublions pas que pour ce dernier nous avons trop d’étudiants, comme nous avons trop de fonctionnaires, trop de retraités etc et qu’il faut tout faire pour diminuer tout ce "luxe". Nous avons plus de 500000 étudiants. Ce chiffre est loin d’être au dessus des capacités d’un pays comme le nôtre à la seule condition qu’une autre politique, dont l’objectif stratégique est de préparer une jeunesse qualifiée, maitrisant les technologies les plus modernes. Cette autre politique ferait de l’Algérie un pays industrialisé, prospère, utilisant avant tout ses propres ressources et ses propres cadres pour se développer et coopérer avec de nombreux pays mais sur sur la base de l’intérêt mutuel. Il est donc nécessaire de soutenir les revendications des universitaires, toutes catégories confondues y compris les étudiants.

Dans l’enseignement secondaire et primaire la rentrée ne se présente pas sous de meilleurs hospices. L’une des causes essentielles des difficultés réside dans la faiblesse des moyens mis à la disposition de l’école et dans la situation de misère qui règne dans les familles populaires. Le ministre chargé du secteur a lui-même déclaré déjà l’année dernière qu’il manque au moins 20000 postes d’enseignants. On vient seulement d’en créer 4000. Le chômage, la paupérisation d’une grande partie de notre peuple, les frais de scolarité de plus en plus lourds tout cela fait que nombre de nos enfants sont retirés de l’école et courent les rues pour aider leurs parents à s’en sortir. Accorder 2000 dinars aux orphelins et aux victimes du terrorisme ainsi qu’aux enfants dont le revenu des parents ne dépasse pas le salaire minimum est notoirement insuffisant.

La question de l’enseignement est une question nationale et populaire et il est temps de renforcer la mobilisation autour des problèmes de la formation des nouvelles générations. Les travailleurs et leurs syndicats doivent, aux cotés des enseignants, des parents d’éléves et leurs associations, exiger que des moyens conséquents soient réservés à l’éducation de nos enfants, tous nos enfants et empêcher qu’une politique de classe, aggrave une situation déjà dramatique.

IMMIGRATION Droit de séjour des Algériens : la fin du régime d'exception ?

La France et l'Algérie ont signé le 11 juillet 2001 un avenant à l'accord de 1968*, relatif aux conditions de séjour et de travail des Algériens en France. Selon les parties signataires, cet avenant vise à gommer les dispositions du statut dérogatoire actuellement en vigueur au profit de droits nouveaux. Mais ces droits nouveaux suscitent néanmoins un avis mitigé de la part des certaines associations de défense des droits des immigrés. Ils restent cependant soumis à la ratification des deux parlements. Les mesures les plus importantes de la nouvelle convention concernent

Les étudiants qui doivent désormais se conformer au régime général qui exige une demande d'autorisation administrative pour pouvoir travailler à mi-temps;

Les retraités qui bénéficieront maintenant d'une carte de séjour "retraité" créée par la loi Chevènement, en 1998.. Ce titre permettra à son bénéficiaire et à son conjoint de vivre dans le pays d'origine tout en ayant la possibilité de séjourner en France pendant une période renouvelable d'un an. Mais cette possibilité s'accompagne d'une limitation de la couverture sociale.

Les conjoints de Français pourront bénéficier d'un certificat de résidence d'une année à partir d'un visa touristique. Il leur était jusque là directement accordé une carte de 10 ans.

Les ascendants d'enfants français qui recevront une carte "vie privée et familiale" donnant droit au bout d'un an à une carte de 10 ans.

Les Algériens sans papiers pouvant justifier d'une présence permanente de 10 ans en France, contre 15 années auparavant, se verront attribuer une carte d’un an convertible en 10 ans.

Pour le regroupement familial, les Algériens doivent attendre désormais, un an avant de faire venir femmes et enfants. La polygamie ne sera plus tolérée. Concernant les conditions de ressources, celles-ci seront durcies puisque les prestations familiales ne seront plus prises en considération dans le calcul du revenu du résident. Le Monde du 28 juillet 2001 révèle que la contrepartie à la signature de l'avenant du 11 juillet 2001 par la France était la délivrance par les autorités algériennes de plus de laissez-passer indispensables au renvoi des irréguliers. Mais quoiqu'il en soit, même si cet accord allège le régime d'exception imposé aux seuls Algériens, il n'en demeure pas moins que son contenu reste restrictif. Il est très en-deçà des aspirations légitimes des travailleurs algériens et de leurs familles qui sont contraints à l'exil par la pression des institutions monétaires internationales, instruments du grand capital et de l'impérialisme, sur l'économie de leur pays. La conquête de droits nouveaux pour les immigrés passent inévitablement par un renforcement des liens entre travailleurs français et étrangers.

.* la convention bilatérale de 1968 avait supprimé la libre circulation instaurée par les accords d'Evian de 1962.

15ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants :

Un anti communisme haineux et indécent

Le 15ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants s’est tenu du 8 au 15 aout. Tout le monde savait dans les milieux progressistes aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, que la situation dans notre pays et la politique du pouvoir ne créaient pas les conditions les meilleures pour la tenue de ce Festival. Mais ce qui a préoccupé le plus les courants réactionnaires c’est qu’il existe encore un mouvement progressiste mondial et que des jeunes communistes ou progressistes luttent contre l’impérialisme et sa politique criminelle. Certains éditoriaux et certains articles de presse haineux ont tenté de ridiculiser des mots d’ordre révolutionnaires, impensables selon eux par les temps qui courent! Ils ne sont parvenus qu’à étaler une indécence qui ne peut cacher leur soumission à la mondialisation capitaliste et aux diktats des milieux impérialistes. Ces positions réactionnaires n’ont rien à voir avec celles de nombreux jeunes progressistes algériens qui ont regretté leur non-participation, du fait de la répression et de la politique du pouvoir mais se battront toujours aux côtés des jeunes progressistes du monde contre l’impérialisme et ses suppôts. Pour ce qui le concerne notre parti a publié à l’adresse des festivaliers une déclaration dont nous publions ci-dessous un large extrait.

"Le peuple algérien, sa jeunesse progressiste et ses couches laborieuses auraient voulu vous réserver un accueil plus digne de leurs traditions anti-impérialistes. Il aurait souhaité se mobiliser ardemment pour faire de ce 15ème Festival un grand moment de dénonciation de la mondialisation impérialiste, de solidarité avec le peuple cubain en butte au blocus criminel de l'impérialisme américain, avec le peuple palestinien qui endure les pires souffrances sous le joug du sionisme, avec le peuple irakien qui subit lui aussi un blocus meurtrier et la dictature féroce de la clique de Saddam Hussein, avec le peuple sahraoui pour sa liberté.

...Les travailleurs se méfient quant à eux de toute initiative des autorités. Les gouvernants actuels cherchent à rompre l'encerclement organisé par des cercles impérialistes revanchards. Mais ils poursuivent en réalité une politique qui est diamétralement opposée aux idéaux -du Festival. Ils appliquent avec zèle et à la lettre les injonctions du FMI et de la Banque mondiale. L'économie productive est détruite, l'écrasante majorité de la population se débat dans une misère comparable à celle d'avant le déclenchementde la guerre de libération en 1954, tandis qu'une petite minorité vit dans une opulence insultante. Le pouvoir est décidé à intégrer notre Armée nationale populaire dans l'OTAN, profanant la mémoire des Algériens brûlés par le napalm que larguaient les bombardiers mis par cette organisation à la disposition du colonialisme français. Le chef de l'Etat s'emploie à démoraliser les forces qui combattent le fascisme islamiste en cherchant un accord avec leurs chefs afin de placer les.couches laborieuses sous la botte de la plus large coalition possible des classes exploiteuses.

Ces classes sont à l'origine des provocations qui ont meurtri ces derniers mois la jeunesse de la Kabylie. Les représentants de cette jeunesse ont appelé au boycottage de ce Festival. Marqué par l'inexpérience , cet appel a seulement pour but de dénoncer les pratiques antidémocratiques de ce pouvoir et sa répression meurtrière. Il n'a rien à voir avec les calculs des politiciens bourgeois réactionnaires qui voudraient quant à eux empêcher tout regroupement de la jeunesse anti-impérialiste que ce soit en Algérie ou ailleurs".