SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

 

Les Partis communistes et ouvriers du Sud et de l'Est

de la Méditerranée, de la Région du Golfe et de la mer Rouge

sont solidaires de la Palestine

 

A Athènes où ils se sont réunis les 26 et 27 janvier 2002, les représentants des Partis communistes et ouvriers du Sud et de l'Est de la Méditerranée, de la Région du Golfe et de la Mer Rouge ont adopté une résolution de solidarité avec la Palestine dans laquelle ils déclarent notamment:

"L'origine de la violence en Palestine est le résultat de l'occupation israélienne qui est

le principal obstacle à la réalisation de la sécurité des deux peuples palestinien et israélien"

plus loin la résolution ajoute encore

"Le gouvernement de Sharon oeuvre à la réoccupation des territoires palestiniens, à la destruction physique et fonctionnelle de l’Autorité Palestinienne et à l'arrêt de toute négociation future de paix. "L'impérialisme américain a donné son feu vert à Israël de mener une guerre après les attaques guerrières terrifiantes contre les civils palestiniens sans défense afin de tenter d'écraser la juste lutte contre la brutale occupation.

Après avoir exprimé leur condamnation de l'occupation et de l'agression israéliennes, et exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien, les participants à cette rencontre ont appelé les forces progressistes du monde à intensifier leur action afin de demander:

L'arrêt immédiat de l'agression israélienne, et l'arrêt immédiat du siège brutal du quartier général du Président Arafat à Ramallah ainsi que l'application immédiate des résolutions des Nations-Unies 242, 338, 425, 194 qui garantissent le retrait des troupes d'occupation israéliennes de tous les territoires palestiniens et arabes occupés depuis 1967.

 

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Une délégation anti-impérialiste dénonce

la colonisation sioniste en Palestine

 

Une délégation de solidarité anti-impérialiste s'est rendue en Palestine, les 4 et 5 janvier 2002, et a visité la bande de Gaza. Après son voyage cette délégation, dépêchée dans cette région par le mouvement intitulé "camp anti-impérialiste", écrit "En réalité Gaza n'est pas autre chose qu'un gigantesque camp d’internement

qui est étranglé pas à pas. Ce n'est pas par accident s’ il est devenu territoire non urbanisé le plus intensément peuplé de la planète"

 

Une colonisation sioniste qui dure

 

La délégation poursuit son récit:"3 000 colons se sont accaparés depuis 1967, en recourant à la violence, de 40% du territoire de Gaza. Pendant ce temps, 1,2 millions de Palestiniens sont contraints de vivre sur 60% du pays . Le processus de colonisation n'a jamais été arrêté ni ralenti par les accords d'Oslo mais au contraire il a été accéléré.

 

"La plus grande partie des colonies sont situées près de la mer bloquant son accès aux Palestiniens.Ils peuvent seulement y avoir accès dans la partie de la ville de Gaza. Une route reliant les colonies et Israël, à l'usage exclusif des colons, est en construction après les énormes expropriations des terres des Palestiniens. Cela complète l'îmage d'un Etat d'Apartheid.

Comme de partout dans la région, l'eau est une ressource rare à Gaza. Mais ici il y a un problème spécifique qui s'y ajoute. Israël pompe des quantités énormes d'eau potable des colonies en faveur de l'Etat d'Israël...

Par tous les moyens, Israël tente de détruire l'agriculture des Palestiniens dans la bande de Gaza et à rendre la population dépendante de la production d'Israël.

Les arbres de toutes espèces ont été coupés et déracinés. Toute tentative de planter de nouvelles cultures est suivie aussitôt de leur destruction par les autorités israéliennes. ...

" Les exportations directes des produits agricoles des Palestiniens sont bannies...

 

" Un port commercial propriété des Palestiniens leur est interdit depuis longtemps alors que l'aéroport de Gaza a été détruit à plusieurs reprises"

 

L’ Arabie Saoudite -rejettera-t-elle la politique américaine à l’égard d’Arafat ?

 

Devant la politique criminelle de Sharon et le soutien sans réserve qu’il reçoit de Bush, les dirigeants de Ryad expriment timidement leur opposition à la politique américaine et leur incompréhension quant au sort réservé à Arafat encerclé par les chars de sharon à Ramallah.

"Il est très étonnant qu'un dirigeant soit assiégé, ce qui ne s'est jamais produit auparavant", a déclaré la semaine dernière le prince héritier Abdallah ben Abdel Aziz.

Ryad estime que le président palestinien ne serait pas dans une telle situation difficile, si Washington n'avait pas donné le feu vert à Israël et repris à son compte les accusations israéliennes sur l'implication de M. Arafat dans des activités "terroristes".

Dans une interview publiée le 28 janvier par le New York Times, le prince Abdallah a estimé que la position de Washington était "indéfendable".

"Ma position émane de ma ferme conviction que l'oppression est très difficile à accepter. Il a rappelé que dans les territoires palestiniens "des enfants se font tirer dessus, des maisons sont détruites, des gens et des territoires assiégés, des femmes tuées alors que d'autres accouchent aux barrages". "Ce sont des images très dures, et quand nous nous interrogeons sur les causes qui amènent les gens à devenir violents ou à se transformer en kamikazes, c'est là qu'on trouve la réponse", a-t-il ajouté.

Le mécontentement grandissant des peuples arabes à l’égard d’Israël et de Washington oblige certains dirigeants arabes à bouger. Mais le compte n’y est pas. Seul le renforcement de la pression populaire peut pousser certains dirigeants à s’opposer plus ferment aux prétentions américaines et à exiger enfin la reconnaissance des droits nationaux du courageux peuple palestinien.

 

Israël : le parti communiste : NON à la guerre de Sharon.

 

Le Parti communiste d'Israël a publié le 13 décembre 2001 à Tel-Aviv, la déclaration suivante :

 

"Le Bureau Politique du PCI met en garde contre les terribles conséquences pour les deux peuples de l'application de la décision du gouvernement Sharon-Peres "élargir la guerre cruelle contre le peuple palestinien et sa direction élue.

"Le PCI condamne totalement le mal causé aux civils israéliens par les attaques suicides et les bombes. Mais quand Sharon utilise ces attaques comme prétexte pour envoyer des tanks

engager le bombardement de la ville de Gaza et de la Bande Ouest, et resserrer le blocus déjà intolérable affamant les territoires palestiniens, il spécule sur le sang des citoyens.

"Une amère expérience apprend que les bombes et les insultes systématiques contre la population palestinienne ne renforce pas la sécurité d’lsraël mais au contraire s'y oppose. Elles nourrissent le désespoir, étendent l'effusion de sang et renforcent les extrémistes qui s'opposent à une solution politique entre les deux peuples.

"Le PCI avertit que le gouvernement Sharon-Peres oeuvre à la réocupation des territoires palestiniens et à la destruction à la fois physiquement et fonctionnellement de l'Autorité Palestinienne afin de mettre complètement un terme au peu qui reste du processus politique, et de bloquer toutes futures négociations de paix. Plus encore, la réoccupation et la destruction de l'infrastructure politique de l'Autorité Palestinienne construit le chemin de Sharon et compagnie vers la création des conditions de la déportation des Palestiniens de leurs villages et villes et l'annexion à Israël des territoires Palestiniens.

"L'Administration de Bush, en accordant un plein soutien à la politique militaire du gouvernement Sharon-Peres, porte une responsabilité dans l'élargissement du cycle de la violence et l'effondrement du processus politique.

 

Israel : Des officiers et des soldats refusent de faire la guerre au peuple palestinien

 

"Nous ne combattrons plus au-delà de la Ligne verte[qui délimite les frontières de 1967] avec pour mission d'occuper, de déporter, de détruire, de bloquer, de tuer, d'affamer et d'humilier tout un peuple". C’est en ces termes que s’expriment dans leur pétition, des dizaines de militaires réservistes qui refusent de faire la guerre plus longtemps au peuple palestinien.

 

GRECE : Appel de 103 Parlementaires grecs sur la Palestine

 

Une délégation composée de représentants du PASOK , de la Nouvelle Démocratie, du Parti Communiste de Grèce et de Synaspismos (organisation progressiste de Grèce) s'est rendue auprès de l'Ambassadeur d'Israël à Athènes afin de lui remettre l'appel suivant au Gouvernement et au Premier Ministrte d'Israël qui a été approuvé par 103 parlementaires grecs représentants tous les Partis politiques Gouvernement et au Premier Ministrte d'Israël qui a été approuvé par 103 parlementaires grecs représentants tous les Partis politiques :

"Nous membres du Parlement Grec, lit-on dans cet appel, face au nombre toujours croissant des innocentes victimes palestiniennes de l'Armée israélienne dans les territoires occupés et prenant en considération l'appel du Président de l'Autorité Palestinienne M. Yasser Arafat sur la nécessité d'une désescalade de la situation explosive et en vue de nouveaux pas vers la paix, demandons au Gouvernement d'Israël et au Premier Ministre Ariel Sharon, personnellement, de prendre les mesures nécessaires afin de cesser immédiatement les actions militaires contre les Palestiniens dans les territoires occupés de la Bande Ouest et de celle de Gaza

Liban : Mission d'information de sénateurs belges

"Nous ne sommes ni avec le Hezbollah, ni avec les Palestiniens, ni contre l’État hébreu. Nous sommes du côté de la justice. Entre 1943 et 1945, elle était avec les juifs, aujourd’hui, elle est du côté des Palestiniens". telle est la déclaration des 3 sénateurs belges en mission d’information au LIban. On sait qu’Ariel Sharon est poursuivi par la justice belge pour crimes contre l’humanité, suite à sa responsabilité dans les massacres de Sabra et Chatilla perpétrés en septembre 1982. Les 3 sénateurs ont voulu s’informer sur place des détails de ces massacres. Ils ont expliqué que depuis la présentation de la plainte contre Sharon, les responsables belges ont reçu un grand nombre de messages haineux, les accusant d’antisémitisme. "Pourtant, le gouvernement belge n’est jamais intervenu dans la procédure judiciaire, alors que le gouvernement israélien n’a cessé de le faire. Nous ne sommes pas antisémites et nous sommes contre certaines inscriptions lues sur les murs de l’ex-prison de Khiam, appelant au massacre des juifs. Nous sommes du côté de la justice".

FRANCE

 

Les juifs français et Israël

 

Non, tous les juifs ne sont pas des Israéliens, et encore moins des pro -Sharon. C'est ce qu'ont déclaré de nombreuses personnes rassemblées, le dimanche 13 janvier au Centre communautaire juif de Créteil dans le Val de Marne (94), pour protester contre les agressions commises dans cette ville contre des institutions juives.

Beaucoup ont profité de l'occasion pour récuser publiquement les attaques de Sharon contre la France accusée d'être le pays le plus antisémite d'Europe. Dans son réquisitoire, le bourreau de Sabra et Chatila a remis au goût du jour l'alya, l'appel sioniste au peuplement d'Israël par tous les juifs du monde. Un appel qui n'a aucune chance d'être entendu quand on sait dans quelle situation économique, sociale et sécuritaire se trouve la grande majorité du peuple israélien. Une situation encore aggravée par la politique guerrière du gouvernement Sharon contre le peuple palestinien qui a hélas ses laudateurs en France, comme l'écrivain Alain Finkielkraut ou les dirigeants du CRIF. Ces derniers n'hésitent plus à utiliser l'arme émotionnelle pour attiser le feu et justifier ainsi le génocide perpétré insidieusement contre les Palestiniens. Une attitude qui cadre, on ne peut mieux, avec les attaques de plus en plus violentes des Américains contre la personne du Président Arafat, accusé d'être un terroriste et mafieux "avec qui il n'est plus possible de faire la paix".

La condamnation sans équivoque de tout acte raciste et antisémite et le soutien indéfectible au peuple palestinien passent également par la mise en accusation de l'impérialisme US et de ses agents supplétifs du Moyen Orient, qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.

 

 

 

 

Israël : le président du Parlement israélien dénonce l’occupation.

 

Le président du Parlement israélien, le travailliste Abraham Burg, a déclenché un tollé, lundi, à Jérusalem en dénonçant à la Knesset l'occupation israélienne des territoires palestiniens. "Un peuple d'occupants, même s'il a été amené à occuper (des territoires) contre sa volonté, finit par être changé et défiguré par les tares de l'occupation", a déclaré M. Burg. "Il ne faut pas oublier que le geôlier et son prisonnier demeurent enfermés la plupart du jour derrière les mêmes murailles d'absence d'espérance", a martelé M. Burg. "En d'autres termes plus durs, messieurs les députés, l'occupation corrompt", a-t-il souligné.

Abraham Burg était déjà depuis quelques jours au centre d'une vive polémique en Israël après avoir déclaré son intention de se rendre à Ramallah (Cisjordanie) pour y prendre la parole devant le Conseil législatif (Parlement) palestinien.

 

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RÉACTIONS EUROPÉENNES : Arafat reste le représentant élu des Palestiniens.(internat)

 

"La situation continue de se compliquer et d'empirer, nous suivons les développements et les enquêtes", a estimé, lundi, le chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, dont le pays assume la présidence de l'UE, indiquant toutefois que l'Union continuerait pour l'instant à se conformer à la déclaration adoptée à Laeken, laquelle estimait : "Pour négocier et pour éradiquer le terrorisme comme pour construire la paix, Israël a besoin du partenaire qu'est l'Autorité palestinienne et son président élu, Yasser Arafat."

La ministre suédoise des affaires étrangères, Anna Lindh, a, elle, été beaucoup plus virulente. "La position américaine m'inquiète beaucoup. J'estime que mettre sur le même plan Arafat et des terroristes est à la fois inapproprié et stupide. C'est une position très dangereuse", a-t-elle déclaré. Réagissant au projet prêté à certains membres de l'administration américaine de fermer la représentation de l'Autorité palestinienne à Washington, d'interrompre les efforts de médiation américains et de considérer les forces de sécurité d'Arafat comme des bandes terroristes, elle a estimé : "C'est de la pure folie

 

Sahara Occidental : LA FMJD POUR UN REFERENDUM (international)

 

Dans une déclaration en date du 28 décembre 2001, la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (F.M.J.D.) "réitère son total soutien en faveur de la tenue d'un référendum juste, libre et transparent en vue de l'autodétemùnation du Peuple du Sahara Occidental.

 

"La F.M.J.D., poursuit la déclaration, a le sentiment que les Nations Unies ne s’orientent pas à remplir le mandat de leur résolution. Le crédit des Nations Unies est lié à l'absence d'application de leur résolution au regard du référendum au Sahara Occidental. La F.M.J.D est profondément inquiète en l'absence de progrès dans le processus du référendmn d'autodétermination.

 

" La F.M.J.D. demande au Secrétaire Général des Nations Unies, Mr Kofi Annan des mesures concrètes pour la tenue d’un référendum libre et juste au Sahara Occidental et pour une pleine application de la résolution des Nations Unies dans sa lettre et son esprit. La F.M.J.D. est convaincue que ce référendum ouvrira la voie du progrès, de la paix et du développement au peuple Sahraoui."

 

TUNISIE : Lourdes peines de prison contre 4 dirigeants communistes. (international)

 

 

Un tribunal tunisien a condamné à de lourdes peines de prison 4 dirigeants communistes, membres du parti communiste ouvrier tunisien (PCOT) .Ces militants ont quitté la clandestinité pour se présenter à la justice dans l’espoir d’etre rejugés équitablement. Ils avaient été condamnés par coutumace depuis plusieurs années. Le tribunal a confirmé les peines de 9 ans et 3 mois de prison prononcés contre Hammami et Samir Taamallah. Il a maintenu la peine de 2 ans infligée à Amroussia et augmenté de 2 ans celle de Madouri!

Des violences policières ont accompagné ce simulacre de procès. Des policiers ont frappé au hasrd des Tunisiens ou des étrangers venus apporter leur soutien aux accusés. Ils ont confisqué le matériel des journalistes européens.

Ce scandaleux procès et ces lourdes peines de prison confirment que le régime tunisien continue à réprimer les libertés et méprise avec sans doute l’encouragement de ses soutiens extérieurs les luttes pour les libertés démocratiques qui se développent en Tunisie. Le fait que hammami et ses camarades se réclament du communisme est sans doute insupportable pour la dictature d’une bourgeoisie complètement inféodée aux puissances impérialistes. Sa vitrine "démocratique" craque de toutes parts. Les travailleurs et les progressistes tunisiens finiront bien, grâce à leurs luttes et à la solidarité internationale par imposer le respect de toutes les libertés démocratiques. Les communistes et les progressistes algériens leur expriment leur fraternelle solidarité.

 

LUTTES OUVRIERES

 

FONCTION PUBLIQUE - EDUCATION

 

* Les représentants de huit syndicats autonomes, réunis le 3 0 janvier 2002, ont décidé de coordonner leurs efforts pour la préparation d'une action syndicale commune au courant des prochains mois. Ces syndicats (SNAPAP, SNSP, SATEF, SNTE, UNPEF, CNES, SNPDM, SNMCC) rassemblent dans leurs rangs les travailleurs de l'administration publique, de l'enseignement secondaire et supérieur. Le SNAPAP a proposé une grève générale pour le mois de mai. Les délégués syndicaux seraient décidés à "frapper fort pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la situation précaire des travailleurs de la fonction publique", menacés par des licenciements massifs et le recours aux contrats à durée temporaire.

 

* Le SNAPAP du secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique appelle à une grève de trois jours à compter du 5 février prochain. Les travailleurs de ce syndicat revendiquent une revalorisation du régime indemnitaire, le logement social, la réorganisation de la gestion des oeuvres sociales universitaires et le droit à la formation.

 

* A Bejaïa, à l'appel du SETE ( Syndicat d'Entreprise des Travailleurs de l'Enseignement), une marche rassemblant environ quatre mille enseignantes et enseignants de la wilaya, s'est déroulée mercredi 30 janvier 2002, pour protester contre le retard accusé dans le versement de leurs traitements au cours des derniers mois, et pour la réintégration de 218 contractuels licenciés le 31 décembre 2001.

* A Tizi-Ouzou, le SATEF ( Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation), a organisé le 24 janvier 2002 une marche pour exprimer leur refus de la centralisation de la paie qui est la cause des retards dans le versement des traitement aux travailleurs de l'éducation.

* De leur côté, les travailleurs de la FNTE ( Fédération nationale des travailleurs de l'éducation UGTA), dont les secrétaires généraux de wilayas se sont réunis le 3 Février, prévoient le déclenchement d'une grève générale au cours de ce mois. Selon cette fédération, les enseignants du secondaire dans 21 wilayas sur les 48 que compte le pays n'ont pas perçu leur traitement depuis plusieurs mois..

 

TRANSPORTS FERROVIAIRES

 

Les travailleurs du rail qui dénoncent le licenciement abusif du Secrétaire général de la section du dépôt d'Alger, M. Fettar Malùeddine, sont disposés à recourir à la grève si la direction régionale de la SNTF (Société Nationale des Transports ferroviaires) refuse sa réintégration..

 

TABACS ET ALLUMETTES

 

Les travailleurs de la SNTA ( Société Nationale des Tabacs et Allumettes), critiquent la gestion du directeur général qui entoure d’une opacité les négociations de partenariat avec une firme étrangère (Arab Investors France) pour la fabrication de cigarettes de marque étrangère, prévoient un débrayage pour maiùfester leur désaccord avec un partenariat qui met en cause leurs postes de travail et contre les mesures de licenciement qui se sont produites et qui touchent 600 contractuels dont l'ancienneté dans l'entreprise est de trois ans et qui auraient dû être confirmés dans leurs postes. D'autre part leur inquiétude s'est exprimee pour les travailleurs de l'usine de production Boufnara à Bab-El-Oued, fortement endommagée par les intempéries du 1 0 novembre 2001.

 

S.ANTE

 

* A l'hôpital psychiatrique Fernane Hanafi (Tizi-Ouzou)

, après la sanction prise par le directeur de cet établissement contre soixante treize employés, les travailleurs se sont mis en grève et se déclarent déterminés à aller jusqu'à la satisfaction de leurs revendications à savoir le départ du directeur et la levée de la sanction frappant leur collègues de travail.

 

* Après une grève de deux jours, les praticiens de la santé publique qui l'ont suivie à une large majorité, ont amené le Ministre de la Santé Publique à exprimer sa disponibilité pour une revalorisation de leurs salaires à 50% alors que le syndicat exigeait 1 00%. Un projet de loi, selon le Ministre, sera proposé au gouvernement . Il porte sur de nouvelles mesures (primes, indemnités et salaires).

 

ENTREPRISE DE JUTE DE BEJAIA

 

Depuis le 13 Août 2001, 320 travailleurs de l'entreprise de Jute de Bejaïa sont en chômage technique. Le PDG de cette entreprise qui devait réintégrer les travailleurs le 1er janvier de cette année, a décidé de prolonger leur mise au chômage jusqu'au 31 mars prochain. Cette décision est dénoncée par le syndicat qui exige la révision de l'indemnité de chômage à hauteur de 80% du salaire au lieu des 70% octroyé, sans inclure les primes IEP et PRC.

 

Vernissage des oeuvres de Mustapha Boutadjine :

Un geste de solidarité envers Mumia Abu Jamal

et la communauté noire internationale

 

La CGT, le Collectrif unitaire de soutien à Mumia Abu Jamal et la Galerie d'Art Arcima ont organisé le 30 janvier une soirée de solidarité avec le célèbre Afro-américain au siège de la CGT à Montreuil.

Illustrée par l'exposition des ouvres de Mustapha Boutadjine, intitulée " Black is toujours beautiful ", cette soirée s'est déroulée en présence de Pamela Africa, la responsable du comité américain de soutien à Abu Jamal, de passage à Paris.

Peindre sans pinceaux, c'est la performance, et tout l'art de Mustapha qui se définit, lui-même, comme un graphiste, qui ne travaille qu'avec ses doigts. Il déchiquète patiemment des petits bouts de papier, parfois minuscules, les rassemble comme un puzzle de couleurs pour les coller sur un support et reconstituer, avec une forte puissance d'évocation, d'statement, des visages ou des scènes de la vie et des luttes de tous les jours. A notre grand ravissement.

Ses ouvres sont le dire d'un inlassable combat contre l'oubli, un fort témoignage pour que le souvenir ne se perde pas, en somme un combat courageux contre le racisme et l'impérialisme.

Rappelons que sa précédente exposition avait pour thème le rappel en mémoire de visages de militants du Parti communiste algérien (PCA) d'origine européenne, mortspour la libération de notre pays. C'est un hommage personnel à ces courageux combattants, avait-il alors déclaré.

 

RESISTER ET FAIRE ECHEC A LA POLITIQUE D’INTIMIDATION DU POUVOIR (première page édito)

 

Les atteintes aux libertés se multiplient dans notre pays. Alors que les terroristes islamistes continuent de massacrer régulièrement de paisibles citoyens, que les masses populaires subissent dans tous les domaines les conséquences de plus en plus graves de sa politique économique et sociale, le pouvoir ne trouve comme solution pour faire face à ses difficultés rien d’autre que la relance d’une politique d’intimidation vis à vis de toutes les forces, qui n’approuvent pas toutes

ses orientations. Au lieu de s’atteler résolument aux problèmes sociaux comme ceux de l’eau, du logement, de l’école, de la santé ou du chômage en écoutant les citoyens et non des "élus" préfabriqués il déclare par la voix du président de la République lui-même qu’il n’acceptera pas la poursuite des manifestations où des jeunes et des moins jeunes crient leur colère. Que ce soit en Kabylie ou ailleurs, les milieux dirigeants optent pour la continuation d’une politique dont la majorité des Algériens ne veut pas. Devant la résistance des travailleurs qui redoublent de combativité dans plusieurs secteurs, pour défendre en particulier leur emploi, les nombreuses critiques suscitées par les mesures contenues dans la loi de Finances 2002, le pouvoir menace. Des colleurs d’affiches appelant à un meeting du mouvement démocratique et social (MDS) sont arrêtés, des journalites sont convoqués par la police pour des écrits datant de plusieurs semaines, des contrôles tatillons de plusieurs sections syndicales sont ordonnés par le Ministère du Travail!

Le code pénal, révisé l'année dernière par l'APN à la demande du ministre de la Justice, avec l'assentiment, sinon sur l'ordre du président de la République, pour devenir un instrument encore plus répressif, verrait-il déjà ses premières applications ?

Le caricaturiste de presse Ali Dilem, la journaliste Salima Tlemçani, des rédacteurs du "Matin"ont été convoqués sur instruction du procureur du tribunal d'Alger au commissariat central de la capitale. Ils y ont été longuement interrogés par un officier de la police judiciaire, à la suite de plaintes déposées - sous un prétexte peu sérieux - par le ministère de la Défense.

D'autres journalistes, dit-on, sont également susceptibles d'être convoqués à leur tour. Il ne s'agit de rien d'autre que de tenter d'intimider les journalistes qui ne partagent pas les vues du pouvoir.

Cependant, il ne suffit pas de dénoncer ces actes de provocation, encore faut-il entreprendre des actions pour les combattre.

Ces graves atteintes à la liberté d'statement ne peuvent rester sans une riposte à la mesure des dangers qu'elles font courir aux auteurs de caricatures ou d'articles qui déplaisent à ceux qui nous gouvernent. Toutes les forces réellement attachées à la démocratie doivent s'unir pour, dans l'action, faire barrage à l'application éhontée de ce code pénal d'inspiration fascisante et réclamer une nouvelle révision qui supprimerait cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête.

Au moment où les terroristes islamistes redoublent de férocité en massacrant des dizaines de citoyens, qui a intérêt à tenter de démobiliser notre peuple contre le danger fasciste toujours menaçant?

Plusieurs observateurs ont expliqué que le pouvoir préparait les élections avec ces atteintes aux libertés. Nous pensons nous que c’est surtout la volonté de poursuivre coûte que coûte une politique antinationale, relancer les privatisations, renvoyer des milliers de fonctionnaires, brader nos ressources énergétiques etc qui est à la source de cette tentative d’effrayer tous ceux qui résistent et sont décidés à défendre leurs intérêts et ceux de toute la nation. Les travailleurs et les forces progressistes seront au premier rang dans la défense des libertés. Ils rejetteront l’autoritarisme, exprimeront leur solidarité avec les journalistes menacés dans l’exercice de leurs fonctions et

exigeront l’abolition de toutes les lois anti-démocratiques (loi sur les partis, sur les syndicats etc)

Tout en défendant pied à pied leurs revendications sociales ils redoubleront d’efforts pour rassembler dans l’union toutes les forces qui en ont assez de la misère, de l’arbitraire et de la soumission accélérée aux plans concoctés à l’étranger et destinés à casser nos industries et nos services publics. Les travailleurs conscients et les forces progressistes rempliront leur mission salutaire en isolant non seulement les responasables directs des malheurs de notre peuple, mais aussi tous les opportunistes corrompus, "syndicalistes" ou non, dont l’objectif essentiel est de paralyser leurs luttes de classes contre les fractions d’une bourgeoisie faite d’affairistes et de spéculateurs qui mènent le pays à la ruine.

 

Argentine

Le cadeau

de la bourgeoisie corrompue

aux masses laborieuses :

la misère (internat)

 

Il est vrai qu'il existe de nombreuses contradictions entre les deux puissants partis bourgeois argentins, l'UCR ( radical ) et le Parti justicialiste ( péroniste ) qui, tour à tour, entre deux dictatures militaires se partagent le pouvoir et n'hésitent pas eux-mêmes à recourir à des mesures de caractère fasciste.. Cependant leurs objectifs sont quasiment pareils. Pour preuve, les Raul Alfonsin, Carlos Menem, Fernando De la Rua, Adolpho Rodriguez Saa, Eduardo Duhalde et bien d'autres, avant ou après, baignent dans le même magma de la corruption d'une bourgeoisie qui répond servilement aux ordres du FMI et de la Banque mondiale et n'hésite pas à laisser mourir de faim son peuple pour remplir ses poches et celles de ses maîtres US. Ces deux institutions et leurs dévoués serviteurs ont conduit le pays à une retentissante faillite laissant une dette extérieure de 147 nùlliards de dollars !

Eduardo Duhalde, ex-patron de la police de la province de Buenos Aires, aventurier politique et homme d'affaire avisé, "spécialisé" dans l'immobilier, promet avec sa démagogie populiste de faire beaucoup, de créer un million d'emplois, etc, avec les mêmes méthodes que ses prédécesseurs qui ont conduit au dramatique accroissement de la pauvreté qui touche 41 % des foyers de ce pays. Son gouvernement n'entend rien changer à la politique de ceux qui l'ont précédé et se met déjà au service des USA.

Ce qui fut considéré comme le "modèle argentin", cité en exemple par l'impérialisme, était basé sur les privatisations, les fermetures d'entreprises, la spéculation à grande échelle, le champ libre à la bourgeoisie compradore, versée dans l'import, pour permettre aux produits US de pénétrer le marché argentin. Cette politique a également été citée en exemple par notre ministre de l’énergie et des mines pressé de mettre toutes nos ressources énergétiques à la disposition des multinationales étrangères. La catastrophe argentine n’est que le résultat d’une soumission aux injonctions du FMI qui a ruiné l’économie d’un pays aussi riche.

Les travailleurs argentins - et même certaines fractions de la petite bourgeoisie - opposés aux appareils politiques corrompus et aux syndicats au service de ceux-ci ne s'en laissent plus conter. C'est avec force et détermination , malgré la férocité de la répression, qu'ils se battent contre l'oppression et réclament leurs justes droits à une existence décente.

La "révolte des casseroles" en dépit des assassinats commis par la police et autres forces répressives, risque de se poursuivre et même de gagner d'autres pays de la région latino-américaîne, notamment le Brésil et le Paragay.

 

Abdelkrim Harchaoui prétend: "L'Algérie ne risque rien" (national

 

Il est curieux cet ancien ministre des Finances qui, sans rire, affirme dans un quotidien algérois : "tout risque est exclu pour l'Algérie de se retrouver dans la même situation que l'Argentine". Deux facteurs, ajoute-il, ont entrainé ce pays dans la catastrophe dans laquelle il se trouve: la crise économique qui a frappé le Sud-Est asiatique et son écart de la rigueur budgétaire qui a dépassé celui prévu avec le FMI ... ". plus loin, toute honte bue, il précise: L'accord d'association (de l'Algérie ) avec l'Union Européenne est une raison d'être optimiste "

Monsieur Harchaoui n'est pas un naïf, il feint simplement d'ignorer les conséquences déjà entraînées par les plans d'ajustement structurel sur notre économie et celles à venir avec l'accord Algérie/ U.E. Sans être des spécialistes, comme cet "observateur averti" les masses laborieuses qui ont eu à souffrir de toutes les réformes, savent où elles conduisent : privatisations et fermeture d'entreprises publiques, chômage, vie chère, pauvreté accrue, etc. Même le patronat s'inquiète de ces réformes, en particulier de la suppression des barrières douanières. Mais l'ancien ministre reste béatement optimiste et réaffirme: "nous devons continuer les réformes engagées "

Quand le non-voyant se met un bandeau sur les yeux, voit-il mieux ? Car, enfin, on ne peut pas ne pas faire un parallèle avec l'Argentine, les mêmes politiques conduisant aux mêmes effets. Surtout lorsque les travailleurs ne peuvent compter sur une direction syndicale comme celle de l'UGTA qui ne sait que lancer au pouvoir des avertissements mille fois répétés sans jamais faire réellement l'effort d'aider les victimes de cette politique à se mobiliser pour la défense de leurs justes revendications.

 

BOHEME ET MORAVIE : (international)

La Social-Démocratie tchèque veut aussi la guerre

Voici l’opinion d’un communiste tchèque sur l’attitude des partis socialistes européens en général et sur la Social-Démocratie tchèque en particulier en faveur des guerres menées par les Etats Unis (extraits)

"1999 a marqué un tournant. Contrairement à la Charte des Nations Unies et sans déclaration de guerre, les Etats-Unis dominant l'OTAN englobant 75 pays ont bombardé la République Fédérative de Yougoslavie. Les gouvernements "socialistes" d'un nombre d'Etats de l'OTAN ont donné d’inqualifiables approbations à l’attaque en Yougoslavie, déclarant qu’elle était nécessaire pour protéger la minorité Albanaise de la province yougoslave du Kossovo. Les Etats-Unis, ont d’abord secrètement soutenu les terroristes albanais liés à la maffia de la drogue, poursuivirent en encourageant leurs alliés européens dans la lutte contre le président de la République socialiste Milosevic

 

L'attitude des sociaux-démocrates tchèques sur la guerre de Yougoslavie est vraiment comique.Le 12 Mars 1999, ils ont annoncé en grande pompe et cérémonie l'admission de la République Tchèque qui s'était jointe à l'OTAN. 14 jours plus tard, le Ministre des affaires étrangères Jan Kavan et le premier ministre Milos Zeman ont donné leur approbation (!) à l'attaque de la yougoslavie. Et le congrès des sociaux-démocrates d!avril, quand les bombardements des villes yougoslaves, des hôpitaux, des écoles, des églises et des monwnents historiques ont été largement rapporté dans la presse, la plupart des délégués essayèrent d'afficher une publique inquiétude en signant une pétition dénonçant la guerre barbare de l'OTAN dans les Balkans.Mais presqu'immédiatement la plupart d!entre eux exprimèrent leur plein soutien au gouvernement pour sa position pro-guerrière!

Quand le monde a été choqué par l'horible attaque terroriste de New-York et Washington, les sociaux-démocrates européens ont partagé avec Washington que la guerre était "la meilleure solution"...

Le premier Ministre Zeman n'a pas donné la manière d'une seconde pensée. Il a offert immédiatement à la campagne des Etats-Unis toute assistance militaire.

 

LA SOUMISSION A L’OTAN : UNE TRAHISON COMPLETE (national)

 

Pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante un président de la République a rendu visite au siège de l’OTAN à Bruxelles. Reçu en grande pompe par le secrétaire général de cette organisation le Président Bouteflika s’est félicité de cette rencontre et en guise de justification n’a pas trouvé mieux que d’affirmer que les objectifs de l’OTAN auraient changé.

Il a déclaré à cette occasion "Nous savons que la nature et les missions de l’OTAN ont changé depuis l’éclatement de l’URSS et la chute du mur de Berlin. Ceci a permis l’ouverture et le développement d¹un dialogue de l’OTAN avec les pays du sud de la Méditerranée et nous nous réjouissons de cette nouvelle orientation qui associe notre sécurité à celle de l’ensemble du Bassin méditerranéen et par conséquent à celle de l’Europe". Si les mots ont un sens cela signifie que

notre Président se félicite de la disparition de l’Union Soviétique qui aurait empêché ce fameux dialogue entre l’OTAN et les pays du sud de la Méditerranée! Tous ceux qui se rappellent comment notre peuple luttait contre le colonialisme français soutenu matériellement et politiquement par l’OTAN apprécieront.

Si les contacts avec l’OTAN ont commencé dès les débuts 98 dans la plus grande discrétion et que nous avions dénoncé (voir "Le lien n°34) le pouvoir se félicite aujourd’hui bruyamment des relations entre notre pays et cette organisation qui, aujourd’hui’hui comme hier, a pour principale mission de combattre la résistance des peuples à la politique d’agression impérialiste. Au service de la stratégie impérialiste et sous la direction des USA, cette organisation est maintenant plus agressive que jamais. Son fameux dialogue avec les pays méditerranéens n’a ramené aucune sécurité et nous savons comment le peuple palestinien ou le peuple irakien paye cette sécurité que nos dirigeants semblent attendre de leur coopération avec l’OTAN. Quand on sait comment cette organisation a détruit la Yougoslavie on voit bien le genre de paix qu’elle veut sauvegarder. Les nouvelles menaces de Bush à l’égard de l’Irak, de l’Iran et de la Corée du nord, leur intervention aux Philippines sous prétexte de lutte contre le terrorisme, tout cela menace ouvertement la paix mondiale. Les dirigeants américains , soucieux de faire face à la récession économique et à la crise du système capitaliste ne renforcent pas l’OTAN pour faire une politique de paix mais cherchent de nouveaux appuis pour aggraver leur politique de guerre.

La vérité est que les couches dirigeantes de notre pays ont complètement abandonné toute idée de résistance aux diktats des milieux impérialistes et préfèrent mettre toutes les potentialités politiques et militaires de l’Algérie au service de l’OTAN dans le vain espoir de sauvegarder quelque peu leurs

intérêts de classe quelles que soient les conséquences pour l’avenir de la nation.

Après avoir accepté sans broncher les injonctions du FMI et leurs conséquences désastreuses sur l’emploi, l’éducation, la santé etc., les fractions de la bourgeoisie d’affaires qui tire des profits exorbitants du commerce extérieur, veulent désormais aider directement si besoin est les puissances impérialistes à mettre en oeuvre leur politique criminelle en Méditerranée, en Afrique au Moyen Orient ou ailleurs. Les travailleurs et les patriotes qui condamnent une telle trahison ne manqueront pas d’aiguiser leur vigilance et rejetteront avec mépris les pseudo-arguments de tous ceux qui feignent d’ignorer la gravité du rapprochement avec l’OTAN.

 

DES SYNDICATS DE CLASSE : UNE NECESSITE DE L’HEURE (national)

 

La politique économique et sociale du pouvoir ne cesse d’aggraver le chômage et la misère dans notre pays. Bien que plus d’un millier d’entreprises publiques aient été fermées, nos gouvernants ne sont pas satisfaits. Ils ne renoncent pas à privatiser le reste. Nos productions publiques et privées sont concurrencées par des importations tout azimut mais nos dirigeants pensent qu’il faut faire plus. Nos services publics comme la santé ou l’éducation sont délabrées mais nos décideurs pensent que nous avons trop de fonctionnaires. Cette volonté d’aggraver encore une situation déjà dramatique est manifeste. Leurs réformes dans tous les domaines ont un seul objectif : augmenter encore et encore le chômage et la misère. Les filialisations des grandes entreprises publiques pour les mettre morceaux par morceaux aux mains des multinationales, les nouveaux tarifs douaniers, l’accord d’association avec l’Union européenne, l’adhésion à l’OMC, les réformes des structures de l’Etat, tout cela est destiné à mettre à la porte des centaines de milliers de travailleurs. Pour la seule fonction publique, il est prévu la liquidation de centaines de milliers de postes de travail.

Le refus de la direction centrale de l’UGTA de faire face à une telle situation devient une préoccupation majeure pour nombre de salariés. Pire dans plusieurs villes cette direction n’intervient que pour soutenir sa section syndicale contre un autre syndicat ou même contre d’autres

syndicalistes de l’UGTA au lieu de pousser à l’union de tous les travailleurs dans leur lutte pour la satisfaction de leurs revendications. Bref pour certains dirigeants de cette Centrale à tous les niveaux l’essentiel est de continuer à profiter de certains privilèges y compris personnels quelles que soient les difficultés que vivent les travailleurs et quelles que soient les menaces qui pèsent sur l’économie nationale ou sur l’emploi. Pourtant les salariés n’ont jamais cessé de lutter mais ce que ne veut pas le secrétaire général de l’UGTA, c’est qu’ils comprennent qu’ils sont tous exploités par des patrons publics ou privés et un Etat au service de tous les exploiteurs. Il passe son temps à obscurcir leur conscience y compris lorsqu’il est obligé sous la pression de soutenir verbalement telle ou telle action syndicale. Ne ratant aucune occasion de faire l’éloge du Président de la République ou du premier ministre il a pour objectif de tromper les travailleurs et les empêcher de comprendre qu’il ont affaire à un pouvoir de classe qui dirige partout une politique au service des fractions de la bourgeoisie contre la classe ouvrière et les intérêts nationaux. Bref son rôle est d’empêcher les travailleurs de comprendre qu’ils ont besoin de s’unir dans de puissants syndicats de classe indépendants du pouvoir et des partis de la bourgeoisie.

 

LUTTER POUR DE JUSTES CONCEPTIONS SYNDICALES (intertitre)

 

Les syndicalistes honnêtes et conscients de leur responsabilité, qu’ils appartiennent à l’UGTA, au SNAPAP ou à un autre syndicat n’ont pas à se déchirer. Seule l’union de ces syndicalistes et leur fermeté dans la défense des revendications légitimes est un gage du succès.

Il semble que toute la commission exécutive de l’UGTA, qui vient de se réunir, approuve les positions de Sidi Said. Le manque de transparence ne nous permet pas de savoir si des dirigeants ont pris leur distance avec ces positions. Tout se fait en vase clos. Aucune proposition réelle n’est faite pour affronter l’aggravation de la politique du pouvoir. Il ne suffit pas de se "démarquer" d’une politique désastreuse. Le rôle du syndicat est de s’y opposer. Le communiqué sanctionnant la réunion de la commission exécutive nous apprend que le règlement intérieur a été voté et là aussi nous ne savons rien des arguments avancés pour les changements prévus. Les modifications attendues n’ont-ils pas pour objectif d’isoler tel ou tel responsable syndical soupçonné de tiedeur dans le soutien à la politique du pouvoir? Selon nous l’heure est à une vigilance extrême face à un pouvoir qui n’est pas prêt à faire la moindre pose dans ses plans catastrophiques à moins d’y être contraint par un puissant mouvement populaire.

Tout en luttant pour leurs justes revendications, les syndicalistes conscients doivent accorder les plus gros efforts à l’organisation de leurs syndicats en faisant triompher de justes conceptions syndicales, au sein de l’UGTA ou dans les autres syndicats.

Ces efforts sont indispensables dans les conditions actuelles pour renforcer l’unité des travailleurs face à leur exploiteur commun et isoler les diviseurs, quels qu’ils soient. Ils ouvriront

la voie tôt ou tard à la constuction d’un véritable syndicat des travailleurs, démocratique, unissant tous les travailleurs dans leur lutte contre l’exploitation capitaliste

 

Benflis et Temmar :

L'adhésion de l'Algérie à l'OMC est une fatalité

(national)

Après les accords d'association avec l'Union européenne, signés à Bruxelles par le président de la République, le Chef du gouvernement et Temmar, son ministre du Commerce, s'agitent beaucoup pour faire passer l'idée des effets bénéfiques qu'aurait pour l'Algérie son entrée à l'OMC.

Ces deux hommes du gouvernement ( et d'autres ) sont entrés dans une nouvelle phase de destruction de l'économie du pays. Mais, ils tentent de nous faire avaler des couleuvres pour accélérer l'adhésion de l'Algérie à l'OMC. Cette institution dominée par les grandes puissances impérialistes réduira économiquement des pays, comme le nôtre, dont les entreprises ne pourront jamais soutenir une concurrence face aux puissantes multinationales étrangères. Du reste, une fraction du patronat algérien le sait bien qui, elle-même, sans s’opposer à cette adhésion critique les mesures destinées à la préparer.

Benflis et Temmar répètent à tous ceux qui veulent les entendre, l'impérieuse nécessité d'échanges réguliers avec tous les partenaires sociaux sur les modalités de cette adhésion. Ils la présente comme étant inéluctable, une fatalité, en quelque sorte ! sans divulguer pour autant la teneur des accords et les véritables conséquences qu'ils entraîneront. Le Premier ministre et celui du Commerce profitent de l'occasion pour réaffirmer avec insistance leur volonté d'en finir avec le secteur public en forçant, au moyen de divers artifices, la fermeture d'entreprises et le rythme des privatisations, lesquelles se sont déjà soldées par des centaines de milliers de licenciements.

La première réunion, celle du 22 janvier, qui devait traiter des problèmes posés par les accords avec l'U.E. et se tenir en présence des représentants du patronat et de Sidi-Saïd, le secrétaire général de l'UGTA, avait été un échec en raison de la non-participation de ce dernier. Mais, dans une volte-face - il est coutumier du fait - il a participé avec un enthousiasme mal dissimulé, à la rencontre du 26 du même mois, avec une délégation de syndicalistes.

Nous ne savons pas grande chose de ce qui y s'est dit, sauf les déclarations de Sidi-Saïd à la presse dans lesquelles il affirme, avec une inlassable démagogie, mais sans doute à juste titre, que ces accords conduiront à la " perte de 500.000 emplois ", et, feignant la naïveté, " On s'est fait piéger, mais nous n'allons pas nous lamenter mutuellement ". Se complaisant dans cette attitude passive, il ajoute : "on ne peut dénoncer, mais on peut regretter".

Comme toujours, Sidi-Saïd ne réagit jamais qu'après coup. Il ne s’oppose pas à l’adhésion à l’OMC mais se contente seulement de critiquer ses effets comme les premières mesures gouvernementales contenues dans la loi de Finances 2002 (diminution des tarifs douaniers pour de nombreux produits importés)

Rien de surprenant dans ce comportement, habituel chez cet étrange secrétaire général qui accepte, bouche cousue, la politique nuisible et féroce d'une bourgeoisie compradore visant à détruire totalement l'économie d'un pays sans jamais, au grand jamais, appeler les travailleurs à se mobiliser pour la défense de leurs revendications, à se battre contre les licenciements et le chômage.

On lira avec intérêt, dans ce même numéro, un article sur le besoin pour les travailleurs d'un syndicat de classe.

 

 

kabylie : L’intérêt national exige l’ouverture de négociations sérieuses.

Seul un mouvement de masse uni peut les imposer. (national)

 

Depuis le mois d’avril dernier la situation en Kabylie ne cesse de s’aggraver avec des conséquences désastreuses pour les populations. Le pourrissement s’installe dans la région. Les provocations de toutes sortes se multiplient. Les divisions entre animateurs du mouvement sur des bases de moins en moins claires ne sont un secret pour personne.

Il faut rappeler que les jeunes de cette région se sont levés massivement contre la répression, le chômage et toute une politique antinationale et anti-populaire dans tous les domaines. Ils avaient précisé dès le départ que leurs problèmes étaient ceux de toute la jeunesse algérienne, issue des milieux populaires, même si eux demandaient aussi la satisfaction de leurs revendications spécifiques. Cette prise de conscience remarquable, leur a attiré immédiatement la sympathie des masses populaires dans plusieurs régions du pays. Cette réalité a naturellement effrayé le pouvoir mais aussi tous ceux qui refusent qu’on remette en cause les orientations fondamentales de la politique économique et sociale de ce pouvoir y compris lorsqu’ils se déclarent opposants démocrates. Les différentes fractions de la bourgeoisie qui s’enrichissent scandaleusement alors que la misère s’étend dans notre pays ont tout fait et continuent de tout faire pour que les revendications essentielles de la jeunesse kabyle, qui a affronté courageusement la répression soient diluées. Le refus du pouvoir d’apporter une solution quelconque aux problèmes posés, le maintien de la répression, les manoeuvres successives tendant à aggraver la confusion et poussant au découragement des populations, deviennent de plus en plus insupportables. Mais comment ignorer que ce pouvoir est aidé consciemment ou non par l ’attitude de certains animateurs du mouvement dont la stratégie et les objectifs réels dans cette crise deviennent de moins en moins lisibles?

Il est urgent que des négociations réelles sur les problèmes concrets s’ouvrent avec les représentants (tous les représentants) des populations kabyles. Il est urgent d’en finir avec la répression en commençant par libérer les détenus, condamner clairement les responsables des tueris du printemps dernier. Il est aussi nécessaire d’arrêter les violences exercées par certains provocateurs à l’encontre de tous ceux qui ne partagent pas leur attitude irresponsable. Comment reprocher au pouvoir son autoritarisme, à juste titre, et agresser de paisibles citoyens ou des animateurs qui ne partagent pas telle ou telle stratégie?

 

Des négociations sérieuses doivent s’ouvrir sur toutes les revendications (intertitre)

 

En dehors de la reconnaissance officielle du Tamazigth, ces négociations ne doivent pas porter que sur la présence ou non des gendarmes. Sans prise en compte des revendications sociales il est illusoire de s’attendre à des solutions réelles. Le pouvoir de la bourgeoisie compradore, décidé à continuer à mettre en oeuvre sa politique antipopulaire n’est certes pas prêt à les satisfaire. Ce pouvoir manoeuvre. Il suscite des illusions, ne tient aucun compte des conclusions de la commission Issad constituée pourtant à la demande de Bouteflika et cherche à échapper à ses responsabilités.

Mais des reculs peuvent lui être imposés par une mobilisation des travailleurs et des forces progressistes non seulement en Kabylie mais dans toute l’Algérie. Répéter qu’il n’y a rien à négocier avec ce pouvoir ne peut que lui permettre de gagner du temps. Ce ne sont pas les recours à l’intervention des milieux impérialistes qui permettront aux jeunes algériens, kabyles ou non, de vivre dans la liberté et la dignité. Ce sont de tels milieux, avec la complicité de nos dirigeants, qui imposent la destruction de nos entreprises, veulent s’accaparer chaque jour un peu plus de nos ressources.

Les problèmes spécifiques à la Kabylie ne doivent pas faire oublier que partout le mécontentement grandit, que dans les endroits les plus reculés de notre pays les jeunes et les masses populaires manifestent, condamnent l’accaparement des richesses de la nation par des spéculateurs à qui tout est permis. Ces manifestations dénoncent aussi les "élus" et des représentants du pouvoir au service d’une politique de misère. Si elles se traduisent parfois par la casse de biens publics ou privés, ce que condamnent avec force toutes les forces progressistes, on ne doit pas oublier que la responsabilité principale en incombe à ceux qui refusent aux populations concernées le droit de s’organiser librement et de se défendre pacifiquement.

La classe ouvrière qui se bat pour ses intérêts et ceux de toute la nation est appelée à jouer un rôle décisif à la tête de toutes les couches populaires mobilisées pour créer les conditions d’une autre politique. Sachons soutenir sa résistance organisée au service de tout notre peuple.

 

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IRAK : Interview du Secrétaire général du Parti Communiste Irakien (international)

 

"SADDAM SERT LES INTERETS DES IMPERIALISTES U. S"

 

Les extraits qui suivent d'une interview avec le camarade Hamid Majid Moussa, secrétaire général du Comité central du Parti Communiste Irakien concernant

la tragédie qui accable son pays. Le dirigeant du PCI place cette tragédie sous l'entière responsabilité du dictateur Saddam Hussein.

Le Secrétaire général du Parti déclare que le résultat du chaos économique, politique et social causé par le régime "médiéval" de Saddam est la ruine de l'infrastructure du

pays.

Néanmoins, affirme encore Moussa, les prix élevés, le chômage massif - environ les deux tiers de la force de travail - l'effondrement des services de santé et de l'éducation ont été aggravées par les sanctions des Nations Unies.

Il note que "la production industrielle et agricole est basse. Même avec toutes nos ressources naturelles, nous avons besoin d’importer chaque chose.

"Il y a une crise de la santé et une restriction des médicaments, avec de nombreux enfants et femmes qui meurent et de multiples maladies qui n'existaient pas avant les

sanctions".

En plus de cela les cancers qui sont apparus après l'emploi des armes de l'OTAN contre l'Irak, comme l'uranium appauvri, observe-t-il dans son interview, et vous avez une catastrophe humaine.

"Plus de 300 tonnes d'armes à l'uranium appauvri (UD) ont été abandonnés dans notre pays et de nouvelles maladies ont émergé et des enfants sont nés avec d’horribles difformités", déclare-t-il.

 

"Le régime aspire à conserver sa puissance par tous les moyens nécessaires, et les sanctions l’aident en écrasant le peuple et l'opposition patriotique", ajoute Moussa. " L'évidence suggère que de tels sanctions ne font pas de mal à la clique de Saddam, mais elles aident à maintenir actuellement son contrôle qui se cache derrière les souffrance du peuple Irakien"

"Depuis que Saddam est arrivé au pouvoir, il a offert aux Etats-Unis des opportunités d’étendre leurs intérêts dans la région et il a ruiné la solidarité arabe. Ceux qui déclarent que le régime irakien est anti-impérialiste sont dans l'erreur," poursuit Moussa.

"En dépit de la répression brutale à l'intérieur de l'Irak, y compris les exécutions massives de démocrates, il existe une résistance interne au régime. Cette résistance prend place à travers le pays, même à Bagdad, et la littérature du Parti est largement diffusée par des moyens clandestins.

Les communistes Irakiens opèrent aussi dans des régions qui ne sont pas sous le contrôle de Bagdad, comme au Kurdistan irakien, où le Parti a son quartier général et où il active ouvertement, couvrant quatre stations de T.V. et de radio qui rayonnent à travers l'Irak.

Le Parti communiste Irakien est aussi le seul parti qui attire des membres de toutes origines, comprenant des Arabes, des Kurdes, des Turkmènes, des Assyriens et d'autres groupes ethniques"

"L’opposition démocratique a besoin de lutter en vue de l'établissement d'un nouvel Irak, un Irak unifié, fédéral et démocratique," conclut Moussa.

 

Le Régime Irakien exécute 8 citoyens de Bassora

accusés d'avoir des liens avec l'opposition

Les familles des victimes interdites d'organiser leurs funérailles

 

Ces assassinats sont dénoncés comme un acte sauvage destiné à terroriser le peuple Irakien par le Centre des Droits de l'Homme en Irak qui indique que "les victimes ont été arrêtés en décembre 2000, et que leur sort est demeuré inconnu jusqu'au jour où leurs corps ont été remis à leurs familles, au début de novembre 2001. Sur les corps des victimes, poursuit le Centre des Droits de l'homme, il y avait des traces évidentes de torture. Leurs familles ont été empêchées d'organiser les traditinnelles cérémonies des fimérailles"

 

 

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Cinéma

 

Inch' Allah Dimanche*

 

Inch' Allah Dimanche raconte l'histoire de Zouina, une jeune femme algérienne, contrainte de quitter son pays natal avec ses trois enfants, pour rejoindre Ahmed son mari, immigré en France depuis plusieurs années.

Zouina subit l'exil dans une région picarde, sa solitude et son quotidien répétitif, entre une belle-mère tyrannique et des voisins hostiles. Apprenant qu'une autre famille algérienne habite quelque part dans la même ville, elle entreprend de la retrouver défiant ainsi la volonté de son mari méfiant qui lui interdisait de sortir.

 

Yamina Benguigui explique que son film est un peu autobiographique. Ce sont les souvenirs de sa mère et d'autres témoignages qui lui ont donné l'envie de raconter l'histoire de ces femmes qui ont été des pionnières et à qui on fait subir un exil qu'elles n'avaient pas choisi. Qui se souvient d'elles à l'époque interroge-t-elle ? Elles étaient de très jeunes femmes et non pas des épouses ou des mammas. Elles avaient entre vingt et trente ans, leur vie démarrait à peine, mais qui le savaient ? "La mémoire ne doit pas devenir souvenir" répond la talentueuse réalisatrice.

Inch' Allah Dimanche est une œuvre positive, extrêmement réaliste où colère et l’émotion mettent mal à l'aise le spectateur. Zouina et Aïcha, la belle-mère, admirablement incarnées par Fejria DELIBA et Rabia MOKEDEM, réalisent des prouesses dans un affrontement violent et pathétique. Chaque mot, chaque geste, chaque statement du visage écrivent l'histoire de ces pionnières que Yamina BENGUIGUI a décidé de transmettre aux jeunes générations.

Ce film puise sa force dans la captation des détails qui nous fait penser au glorieux cinéma italien des années soixante qui s'est intéressé à la société italienne justement à travers ses détails. Cette approche donne au film une universalité qui transcende la réalité algérienne, voire maghrébine. Une réussite qui fait de l'auteur une cinéaste à part entière qui puise son inspiration dans ses propres racines comme pour donner des repères à la composante française issue de l'immigration à qui "l'Algérie fait mal".

Rappelons qu'en 2001, ce film a reçu le grand Prix de Marrakech, le Prix de la Critique internationale de Toronto, le Prix du meilleur film, le Prix du public et le Prix d'interprétation féminine du festival d'Arcachon.

* Fiche artistique

écrit et réalisé par Yamina BENGUIGUI, avec Fejria DELIBA, Rabia MOKEDEM, Amina ANNABI, Anass BEHRI, Hamza DUBUIH, Zinedine SOUALEM, Mathilde SEIGNER, Marie-France PISIER, France DARRY, Roger DUMAS, Jalil LESPERT

 

FRANCE : La mort à 17 ans

 

L'ambiance du réveillon de la nouvelle année 2002 n'est pas encore tombée que trois coups de feu déchirent le ciel parisien, cette nuit du 2 janvier. Il est trois heures du matin. Moussa, un jeune issu d'une famille d'immigrés algériens, vient de perdre la vie. Il est tué d'une balle dans la tête par un policier âgé de 28 ans.

Les faits. Moussa, 17ans, Nouredine, 19 ans, et Willem, 14 ans, trois jeunes hististes de la Cité des Musiciens de la commune des Mureaux, dans les Yvelinnes (78) ont décidé de tuer l'ennui à l'aube de cette nouvelle année par une escapade à Paris, dans une voiture volée. Repérés, ils cherchent à semer les policiers lancés à leur poursuite. Dans leur course folle, ils tentent de forcer un barrage à hauteur de la Porte de Clichy, prés de Paris, sur le boulevard périphérique. Un policier dégaine et tire trois balles en direction de la voiture. Moussa est touché en pleine tête. Il décède au service neurochirurgie de la Pitié-Salpétrière à Paris. Immédiatement, les policiers évoquent la légitime défense… Pourtant les seules armes que portaient les trois garçons, étaient leur ennui et leur insouciance.

Tôt le lendemain, la nouvelle se répand dans la Cité des Musiciens. La rage gagne les jeunes qui incendient six voitures. La famille appelle au calme et décide de porter plainte contre X. Les autorités locales redoublent d'efforts pour éviter l'embrasement de la Cité.

La mort d'un jeune est toujours inacceptable. Mais à la veille des prochaines élections présidentielle et législative, celle de Moussa sera-t-elle considérée comme un banal (nouveau) drame de banlieue à inscrire dans la colonne pertes et profits par les laudateurs de la politique répressive ?

En vérité, ce nouvel assassinat pose le problème du devenir de la jeunesse de ce pays encline au chômage et au travail précaire générés par des choix socio-économiques aux seuls avantages des couches nanties. Privatisation des entreprises, délocalisations, réductions de tous les budgets publics: éducation, santé, logements, etc., laissent de nombreuses personnes sur le carreau dont de très nombreux jeunes. Comme ailleurs dans le monde, ce système inhumain contraint les hitistes de ce côté-ci de la Méditerranée à gérer leur galère dans la rage et la révolte…pour justifier ainsi le renforcement de son appareil répressif.

 

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Porto Alegre :FORUM SOCIAL POUR UNE AUTRE MONDIALISATION (internation)

 

Pendant que des dizaines de milliers de manifestants dénoncaient pacifiquement les réunions organisées par le forum de Davos qui a eu lieu cette année à New-york 60000 personnes représentant 5000 organisations ont discuté durant plusieurs jours à Porto Alegre des moyens de faire face à la mondialisation capitaliste et ses conséquences dramatiques pour des centaines de millions de travailleurs et de paysans à travers le monde.

28 conférences, plus de 700 ateliers et des dizaines de séminaires ont rassemblé les participants qui ont discuté des moyens de renforcer la solidarité des peuples et de leurs forces progressistes contre les milieux impérialistes et leur politique inhumaine. Certes dans ce rassemblement gigantesque se sont glissés quelques démagogues qui n’ont rien de progressiste mais cela ne peut empêcher une mobilisation de plus en plus réelle pour l’avènement d’un monde de paix et de justice sociale.

Des grands capitalistes, des représentants de leurs gouvernements ou des institutions qu’ils ont mis en place comme le FMI ou la Banque mondiale se concertent régulièrement à Davos ou ailleurs pour renforcer l’exploitation des peuples. Face à leur mondialisation capitaliste il est heureux que des forces de plus en plus nombreuses se rassemblent, dénoncent les agressions impérialistes, s’informent des conséquences désastreuses des diktats du FMI, échangent leurs expériences de luttes. Un tel forum montre qu’il est possible de s’opposer aux plans impérialistes, de rassembler autour d’ alternatives pour une autre politique qui puisse mettre un frein à leurs appétits insatiables. Le forum de Porto Alegre est un démenti cinglant à tous ceux qui, en Algérie ou ailleurs, prétendent que notre salut réside dans la soumission à la stratégie impérialiste. Pour les travailleurs et les forces progressistes de notre pays ce forum est au contraire un immense encouragement à redoubler d’efforts pour faire échec à la politique antinationale et antipopulaire du pouvoir.

 

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Le capitalisme est inhumain

 

ARGENTINE

Les raisons d'une insurrection populaire

 

De 1989 à 2001 le chômage est passé de 6 à 18,4 %. Compte tenu du sous-emploi, en réalité cela se traduit par un taux de plus de 30 % de la population active.

70 % des salariés n'ont pour tout revenu que 500 pesos par mois ( 1 peso valait il y a encore peu 1 dollar ). Si l'on considère que le minimum nécessaire à l'existence d'une famille de 4 personnes est de 1500 dollars, c'est un salaire de famine.

( Ces chiffres ont été cités par Sergio Ortiz, secrétaire général du Parti argentin de la Libération au cours d'une interview accordée au Solidaire le 8 janvier 2002

 

RUSSIE

40 millions de pauvres

 

Au troisième trimestre 2000, quelque 46, 3 nùllions de Russes vivaient avec moins que le minimum vital. Cette situation dramatique se serait améliorée, prétendent les chiffres officiels du Bureau russe des statistiques. Pourtant, 39,4 millions de Russes, soit 27 % de la population ne bénéficient toujours pas de ce minimum vital. Et ce sont les personnes âgées qui trinquent le plus. La pension minimale de vieillesse est de 1094 roubles, alors qu'il faut au moins 1163 roubles pour en sortir.

Depuis la crise financière de 1998, la valeur des indemnités de vieillesse n'est plus remontée au-dessus du minimum vital. Pas étonnant que 72 % des Russes regrettent la chute de I'URSS. (Le Solidaire )

 

USA

La condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal est suspendue. Mais ...

 

La peine capitale, prononcée il y a vingt ans par un tribunal contre le journaliste et militant afro-anéricain Mumia Abu-Jamal pour le prétendu meurtre d'un policier, vient d'être suspendue par le juge Yohn.

 

Bien que Arnold Beverly ait récemment avoué ce crime et que les témoins à charge soient revenus sur leur déposition, le juge n'a pas trouvé utile de libérer le journaliste.

Ce refus de le rendre à sa famille, à ses amis, est d'autant plus scandaleux et inhumain qu'il vient de passer vingt ans dans les couloirs de la mort et que tout le monde s'accordent à le dire innocent.

Dans les mois qui viennent doit se tenir un autre procès pour juger de nouveau Mumia AbuJamal. C'est un grand succès obtenu par le propre et inlassable combat de cet homme courageux et le résultat des actions de solidarité des progressistes américains et de ceux qui, à travers le monde, n'ont cessé de se battre pour la révision de son procès et obtenir un jugement équitable.

Continuons d’agir pour arracher cette liberté.