Les anciens d'Alger Républicain
Emouvantes retrouvailles à Alger
Jean-Pierre Lledo, travaillant sur le souvenir d'un passé - que certains veulent ranger dans l'oubli mais qui a laissé des traces indélébiles dans l'histoire de notre pays, de ses femmes, de ses hommes - tourne un film sur Alger Républicain, le doyen des quotidiens algériens.
Pour réaliser ce documentaire dont "le fil conducteur" est Henri Alleg, Jean Pierre Lledo a eu l'excellente idée d'organiser le rassemblement, un peu comme un pèlerinage, des survivants collaborateurs du journal, dans la capitale.
Cette réunion de témoins-acteurs, 47 ans après l'interdiction de paraître imposée par le colonialisme en septembre 1955 à Alger Républicain, s'est tenue dans les locaux mêmes du journal avec l'ambition louable, selon les propos du réalisateur de "montrer comment en l'Algérie des années 40 et 50, des femmes et des hommes de toutes origines, en faisant des choses ensemble, en partageant un certain nombre de valeurs, en espérant ensemble, sont arrivés à créer un ensemble tout à fait original : une sorte d'embryon d'une Algérie fraternelle débarrassée du colonialisme et de toutes les haines raciales et religieuses, engendrées notamment par la conquête brutale et la ségrégation coloniale ".
En égrenant des souvenirs, des moments d'histoire, ces retrouvailles ont fait jaillir dans une rare et précieuse chaleur humaine, un flot d'émotions embuant parfois de pudiques regards, mais rappelant combien sont encore solides les liens qui unissaient ces femmes et ces hommes et leurs convictions intactes, toujours profondes.
Le tournage des dernières images dans le local d'Alger Républicain terminé, tous les témoins et nombre de leurs amis se sont rendus au cimetière du boulevard des Martyrs pour rendre hommage à l'un des leurs, Henri Maillot, mort, comme tant d'autres collaborateurs, en héros pour l'indépendance de notre pays.
Après "La grande aventure d'Alger Républicain", le livre de Henri Alleg, Abdelhamid Benzine et Boualem Khalfa, il était bon pour que l'histoire ne soit pas amputée de représentations visuelles, que s'y ajoute ce document filmé dont nous pourrons voir les images dans quelques mois.
Ainsi, la mémoire restera vive. Les images, les paroles enregistrées la perpétueront, en témoignage de ce que fut Alger Républicain, le journal le plus populaire, celui des masses laborieuses.
FACE AUX DANGERS ACTUELS LE RASSEMBLEMENT POPULAIRE DE PROGRES ET LA CONSTRUCTION D'UN PUISSANT PARTI COMMUNISTE DEMEURENT LES CLES DE LA SORTIE DE LA CRISE
Le pouvoir s'est lancé ces dernières semaines dans une offensive visant différents secteurs de la société. Des journalistes et des responsables d'organes de presse sont attaqués devant les tribunaux pour propos diffamatoires ou outrages à corps constitués. Des plaintes ont été déposées contre eux par le ministère de la défense nationale. Des jeunes ont été condamnés à des peines de prison après avoir été interpellés lors de manifestations contre une distribution jugée injuste de logements. Des responsables des aarouch de Kabylie ont été arrêtés et attendent d'être jugés entre autres pour association illégale.
Pendant ce temps les terroristes islamistes ne baissent pas les bras, même si les coups qu'ils ont reçus ne leur permettent plus d'organiser des opérations sérieuses. Leurs actions ciblent de plus en plus les membres des services de sécurité et les gardes communaux. Mais l'armée les pourchasse impitoyablement dans de nombreuses traques et opérations de ratissage, éliminant des nervis et leurs chefs par dizaines.
Tout donne l'impression que les groupes dirigeants mènent un combat simultanément sur plusieurs fronts, se retournant sans état d'âme contre les courants modernistes qui les avaient soutenus dans la lutte politique contre l'islamisme et jurant d'éradiquer son terrorisme tout en maintenant le cap sur la collaboration avec certains de ses représentants au sein du gouvernement, continuant à asphyxier les travailleurs dans un étau de misère et de désespoir et réprimant en même temps les manifestants de Kabylie.
Ils sont cependant obligés de faire des concessions pour desserrer la pression du mouvement de masse. Le pouvoir vient d'annoncer sa décision de convoquer le Parlement afin d'introduire un amendement constitutionnel reconnaissant le tamazight comme langue nationale. Il a également décidé de fermer certaines brigades de gendarmerie en Kabylie satisfaisant partiellement les revendications des aarouch. Il a été conduit à contractualiser des milliers d'enseignants vacataires mais dans le même temps il prépare secrètement des changements dans le statut de la fonction publique ayant pour objectif de codifier la dépermanisation de dizaines de milliers de fonctionnaires afin de les mettre sous la coupe de chefs grassement payés pour appliquer les volontés des affairistes nationaux et étrangers. Pour désamorcer le mouvement de grève des praticiens de santé publique, il leur fait des promesses sans pour autant s'atteler à supprimer les graves déséquilibres financiers des hôpitaux qui offrent un visage repoussant du fait de la politique d'abandon pratiquée depuis le début des ajustements structurels.
L'évolution du pouvoir vers la trahison des intérêts nationaux est maintenant consommée.
Plusieurs luttes politiques et sociales se mènent dans un enchevêtrement apparemment difficile à démêler.
Au niveau des classes dirigeantes des conflits opposent divers courants et groupes. Il n'y a pas que les clivages qui dressent jusqu'à un certain point bourgeois compradores qui ont fait de l'islamisme leur étendard idéologique à d'autres partisans du capitalisme dont la référence à la modernité sert de credo. Ces conflits traversent et continueront pendant longtemps encore à traverser les classes possédantes anciennes et nouvelles. Il y a, et de plus en plus, les conflits qui dressent les secteurs civils de la bourgeoisie qui jugent qu'ils ont droit eux aussi à participer à la prise de décision, au vu de leur importance économique nouvelle et de la part qu'ils ont prise dans le combat politique contre l'islamisme et son terrorisme, aux groupes qui ont fait leur ascension sociale à partir de l'armée et des services de sécurité. Ce conflit se reflète dans la presse qui exprime en grande partie les intérêts et les vues de la bourgeoisie et de certaines fractions de la petite-bourgeoise qui commencent à goûter aux délices de la redistribution de la rente et de la plus-value. Les caricatures qui brocardent des militaires haut gradés expriment d'une certaine façon ces contradictions. Bien sûr il y a dans ce genre de dessins et d'articles des revendications démocratiques mais la finalité de ces luttes est d'arracher au profit des nantis surgis des "réformes" une nouvelle distribution des pouvoirs dans le cadre de l'évolution vers un capitalisme compradore à plat-ventriste nourrissant un dédain chargé de mépris pour l’intérêt national. Les appels à accélérer les privatisations, les innombrables écrits visant soi-disant à dénoncer le poids dans la société des bénéficiaires de la rente et leur système rentier, traduisent en fait un conflit ayant pour seul objet d'empêcher que la redistribution du secteur public ne profite qu'aux seuls détenteurs du pouvoir effectif. Il s'agit de savoir si les secteurs juteux tomberont sous le contrôle de ceux qui ont déjà sous la main de vastes pouvoirs ou si cette répartition sera "équitable". Les cris de joie qui ont empli il y a quelques semaines les colonnes de certains journaux à l'annonce que toute l'infrastructure industrielle publique de Sidi Moussa est cédée à Rebrab, magnat des affaires surgi pratiquement du néant et patron du quotidien "Liberté", montrent bien au services de quels intérêts de classe cette liberté de presse est exercée.
Tous ces groupes, islamistes ou libéraux-modernistes, civils ou militaires, originaires de différentes régions du pays, se rejoignent cependant pour défendre bec et ongles le capitalisme des "réformes", leurs nouveaux "acquis", pour s'opposer aux travailleurs ou essayer de les convaincre à travers leurs nombreux journaux, leurs chaires universitaires et leurs mosquées, de la fatalité de cette évolution qui a conduit à la clochardisation de vastes secteurs de la société, pour tenter de discréditer les résistances à ce gigantesque processus d'accaparement.
Mais dans la lutte à mort qui divise les différents groupes de la bourgeoisie dans la course pour le partage du butin de guerre, ceux qui concentrent l'essentiel des leviers de l'Etat entre leurs mains se sont entourés de garanties pour neutraliser les tentatives de leurs adversaires de leur disputer les privilèges et pour s'entourer de solides alliances internationales face au mouvement de masse dont les germes s'accumulent chaque jour à travers les actions de protestation sous toutes leurs formes. La signature de l'accord de partenariat avec l'Union européenne, la volonté régulièrement clamée de faire entrer l'Algérie dans l'OMC, même si l'effondrement de l'appareil industriel en sera une conséquence inévitable, l'engagement pris de se soumettre à l'OTAN, le silence du pouvoir et de toutes les tendances bourgeoises face aux massacres des Palestiniens par la soldatesque fasciste de Sharon, sont des indications claires de l'intention stratégique des classes au pouvoir de régner pendant cent ans au moins fut-ce en réduisant l'économie du pays en cendres.
Face à cette évolution vers un capitalisme compradore, régressif, antinational et antidémocratique, la seule voie de salut réside dans la construction d'un puissant parti communiste enraciné au sein des classes exploitées, porte-parole conséquent de l'intérêt national et ferment de la solidarité internationale anti-impérialiste, en liaison avec le rassemblement de toutes les couches démocratiques de la société, de toutes les victimes des ajustements structurels, dans un vaste front démocratique populaire de progrès.
Encadré
9 syndicalistes sous contrôle judiciaire
Le juge d¹instruction près le tribunal de Seddikia d¹Oran a décidé la mise sous contrôle judiciaire des 9 syndicalistes du SNAPAP, section de la wilaya d’Oran, interpellés le 26 mars, par la police après avoir entamé une grève de la faim, au siège de la wilaya, pour contester la décision de fermeture de leur siège. Comme autre mesure administrative, ces fonctionnaires, dont 3 femmes, sont suspendus de leurs fonctions, jusqu’à leur jugement.
Face à cette décision, un sit-in sera organisé, le 30 mars, devant le siège du chef du gouvernement et une plainte sera déposée contre le wali et le chef de la sûreté de la wilaya d¹Oran.
L’organisation d’une marche de protestation à Oran et d’une grève de la faim sont également à l’étude par le bureau de wilaya du SNAPAP.
LUTTES DES TRAVAILLEURS
COORDINATION DES SYNDICATS AUTONOMES
- L’idée d¹une grève de trois jours prévue pour le mois d’avril prochain a eu un large écho au sein des formations syndicales. La dernière à intégrer la coordination est le Syndicat national des travailleurs de l’énergie (SNTE).
La forte mobilisation autour de la coordination montre, selon les syndicalistes, une preuve que les travailleurs ont atteint un point de non-retour. "Leur situation socioprofessionnelle se dégrade de plus en plus face à un pouvoir d¹achat érodé", ont tenu à signaler les six représentants des syndicats présents à la conférence de presse tenue au siège du SNAPAP à Alger. Le coordinateur du CNES, M. Khouas, estime que l’action de la coordination des syndicats autonomes est le moyen efficace pour faire valoir les revendications des travailleurs. "Les ministères n’ont jamais assumé leurs responsabilités face aux travailleurs qui ne cessent de revendiquer leurs droits depuis des années. "
La coordination en question qui regroupe différents syndicats autonomes (CNES, SNAPAP, SATEF, SNTE, SNPSP et SNMCC avec le soutien su SNPSS, a signé une déclaration dans laquelle elle annonce la création d’un comité préparatoire de la grève et qui sera composé des premiers responsables des différentes organisations syndicales.
Santé
- Les membres du conseil syndical issu du Snapap du centre hospitalo-universitaire (CHU) Ibn Rochd Annaba menacent de recourir à une grève de la faim. Ils dénoncent les persécutions du directeur des ressources humaines, exercées sur les travailleurs. Les syndicalistes lui imputent l’abus d’autorité, notamment les décisions de licenciement qu’il a unilatéralement prises à l’encontre de plusieurs représentants des travailleurs ainsi que les menaces, intimidations sur de nombreux travailleurs. "Avec la complicité des syndicalistes de l’UGTA, ce directeur des ressources humaines exerce des pressions et des intimidations sur les adhérents afin de les contraindre à résilier leur adhésion du Snapap" (6 mars 2001)
santé (suite)
- Les professeurs et les docents risquent de monter au créneau dans les jours à venir pour protester contre les dispositions du décret exécutif, modifiant et complétant le décret exécutif du 19 octobre 1999, adopté au Conseil des ministres le 25 février dernier, relatif à l’exercice de l’activité complémentaire.
Le texte de loi en question, conditionnant l’autorisation d¹exercice de l’activité complémentaire, dénie désormais ce droit aux chefs de service ou chefs d’unité du moment qu’une prime d’intéressement leur a été octroyée. Celle-ci est évaluée pour ces deux postes de responsabilité respectivement à 36 000 et 30 000 DA en plus du salaire initial. Ces deux primes globales sont déduites à partir de trois facteurs, en l’occurrence la renonciation à l’activité complémentaire (20 000 DA et 17 000 DA), à la performance (0 à 12 000 DA et 0 à 9000 DA) et enfin à l’exercice dans les services à activités intensives et à hauts risques (4000 DA). (08 mars 2002)
Santé (suite)
- Les praticiens de santé publique, les professeurs et docents en médecine lanceront un mouvement
de grève au niveau national au début du mois d’avril.
Ces derniers observeront également des arrêts de cours que ce soit dans les universités ou dans les établissements hospitaliers. Ainsi, ils comptent protester contre le décret exécutif relatif à l’xercice de l’activité complémentaire. Il demande son abrogation pure et simple dont l’article 4 bis stipule que "l’exercice de l’activité complémentaire est incompatible avec l’occupation de tout poste de chef de service ou de chef d’unité ". Une disposition que réfute le président du syndicat des professeurs et docents. (19 mars 2002)
santé (suite)
- La section syndicale SNAPAP-CHUO d’Oran continue, selon l’expression du secrétaire national chargé de la formation syndicale, à maintenir la pression exercée depuis près de trois mois sur l’administration hospitalière. Des banderoles où l’on peut lire les mots d’ordre de "non à la corruption" et "où est l’administration ?" ont été placées bien en vue à l’entrée de l’hôpital. En attendant de suivre le mot d¹ordre de grève nationale lancé par la coordination algérienne des syndicats autonomes, un sit-in a été décidé par la section syndicale du CHU. (26 mars 2002)
Education
- Les 3 000 travailleurs de 9 lycées, de 45 CEM et de dizaines d’écoles primaires de Bab El-Oued et de Bologhine ont organisé un rassemblement de protestation, devant le siège de l’académie d’Alger.
Cette action, décidée par l’assemblée générale des cadres syndicaux, se fixe pour objectif l’annulation du scrutin illégal des commissions paritaires. Les syndicalistes accusent l’administration qui a voulu, par des subterfuges, avoir le monopole de la gestion des carrières. Et précisent que le dégagement des délégués aux commissions paritaires, les 25 et 26 février dernier, serait entaché d’irrégularités, en s’en prenant aussi aux syndicalistes qui l’ont cautionné. (11 mars 2002)
Education (suite)
- Les enseignants de l’ex-IGCMO (abritant la Faculté de Mécanique et le Département de Génie Civil) affiliés au CNES, ont observé un arrêt des cours.
Les motifs de cette grève sont les travaux de construction décidés à l’intérieur de l’enceinte de l’IGCMO. On prévoit la construction d’une cité universitaire de 1.000 lits au sein même de l¹enceinte de l’IGCMO, alors que la communauté universitaire se trouve déjà à l’étroit dans cette institution universitaire. Le CNES espère que des actions similaires seront entreprises dans les autres campus universitaires où des projets de "densification" sont prévus.
(16 mars 2002)
Education (suite)
-Le ministère n’a pas pris en charge la revendication primordiale du secteur, "on en a ras le bol des promesses. Si aucun horizon ne se dessine, un débrayage illimité n’est pas à écarter, rejet total de la formule du logement participatif". Ce sont là, entre autres, les propos tenus par les délégués syndicaux de l’éducation de la wilaya d’Oum El-Bouaghi au cours de la conférence de wilaya.
Prévue initialement comme une conférence de formation syndicale, la rencontre s’est transformée en une véritable tribune de protestation et de riposte énergique à l’encontre de l’échec des négociations concernant la revendication de l’augmentation des salaires. (26 mars 2002)
Travailleurs communaux
-
Outre les émeutes qui ont repris de plus belle au centre-ville de Tizi-Ouzou et aux abords de la brigade de gendarmerie, les travailleurs communaux poursuivent encore leur mouvement de grève illimitée. Et pour ne pas rester en marge de cette grogne sociale, les travailleurs du centre hospitalo-universitaire Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou ont, de leur côté, décidé de deux nouvelles journées de grève. Ils réclament de meilleures conditions de travail et surtout de plus grandes mesures de sécurité dans leurs enceintes hospitalières. Dans leur préavis de grève, les travailleurs rappellent plusieurs revendications socioprofessionnelles et vont même jusqu’à menacer la direction générale du CHU et les autorités locales d’une autre grève illimitée au cas où toute leur plate-forme de revendications n’est guère prise en considération. (12 mars 2002)
Tabacs et allumettes
Les travailleurs de la SNTA d’Oran, ont répondu favorablement à l’appel du syndicat d’entreprise pour une grève nationale de trois jours.
Dans le préavis qui a été déposé, les syndicalistes rappellent "le refus persistant de ne pas mettre en application les accords convenus lors des réunions du 14 et 15 janvier 2002 auprès des services de monsieur le chef du gouvernement" et insistent en outre sur "la violation renouvelée et volontaire des lois et règlements" d¹une part et du "licenciement arbitraire de plus d¹une centaine d¹agents contractuels" de l’autre tout en prenant acte du "refus des poursuites des négociations" par le président du directoire. (26 mars 2002)
Etudes et travaux architecturaux (SETA de Jijel)
- Pour protester contre la précarité de leur situation professionnelle et réclamer le payement des arriérés de trois mois de salaires non perçus, les travailleurs de la société d’étude et des travaux architecturaux SETA de Jijel, ont déclenché, une grève générale illimitée.
La section syndicale demande l’intervention rapide de la tutelle afin de trouver une solution aux conflits qui opposent l’administration à ces travailleurs, entre autres, le problème des salaires non payés en raison du blocage du compte bancaire par la caisse de la sécurité sociale qui réclame son dû de plus de 700 millions de centimes. (28 février 2002)
8 MARS 2002 : JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME
DEVELOPPONS LA LUTTE POUR LA LIBERTE ET LE PROGRES SOCIAL
En hommage à la lutte des femmes, notre parti a publié une déclaration que nous reproduisons ci-dessous
Les masses laborieuses de notre pays et en premier lieu les femmes des milieux populaires subissent les conséquences de plus en plus dramatiques de la politique du pouvoir. Pendant que les terroristes islamistes continuent à enlever et à massacrer de paisibles citoyens, des anciens terroristes graciés relèvent la tête dans nos villes, reprennent leurs prêches dans les mosquées et n’hésitent pas à agresser des couples ou des femmes seules pour terroriser la population. Pire elles sont souvent victimes de brutalités policières lorsqu’elles tentent courageusement de manifester leur colère contre l’autoritarisme du pouvoir ou ses concessions à l’islamisme. De leurs côtés, certaines forces qui prétendent lutter pour la démocratie et contre la hogra, n’hésitent pas à refuser de défendre des revendications aussi élémentaires que l’abolition du code de la famille. Les travailleurs et les forces progressistes véritables soutiennent résolument la lutte des femmes et condamnent toutes les discriminations dont elles sont victimes.
En plus des atteintes quotidiennes à leurs libertés, la majorité des femmes de notre pays souffrent de plus en plus durement de l’aggravation d’une politique économique et sociale qui continue plus que jamais à enrichir les riches et à appauvrir les pauvres. Les différentes couches de la bourgeoisie qui partagent le pouvoir créent chaque jour un peu plus les conditions d’une aggravation de cette politique qui menace de liquidation de nouvelles entreprises publiques et privées, pourtant très performantes. L’accord d’association avec l’Union Européenne, ou l’adhésion programmée à l’OMC permettront aux multinationales étrangères d’envahir encore plus le marché national et tout le monde sait que nos productions ne peuvent pas les concurrencer.Ceci aggravera le chômage qui pénalise en premier lieu les femmes. Les services publics comme l’école ou la santé sont de plus en plus délabrés et les récentes grèves des personnels où l’on compte beaucoup de femmes ont montré à l’opinion publique que le gouvernement ne répond que par le mépris aux revendications des enseignants ou des infirmières. La mise sur pied de commissions chargées d’étudier ces revendications ne sont qu’un leurre destiné à tromper les salariés sur les véritables intentions du pouvoir. Ce dernier s’apprête au contraire à licencier des milliers de fonctionnaires et à transformer des milliers d’autres en "saisonniers travaillant un ou deux mois par an.
Face à une telle situation, il n’est pas possible de rester les bras croisés. Seule une résistance à des orientations qui ont fait la preuve de leur nocivité est source d’espoir. C’est pourquoi les luttes menées actuellement pour défendre l’emploi ou améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs, doivent être soutenues résolument. Mener de front la lutte contre l’exploitation capitaliste et pour arracher les droits des femmes n’a rien de contradictoire. Toutes les victimes de la politique du pouvoir ont un intérêt évident à renforcer leur unité d’action
Les femmes du monde entier sont menacées par l’impérialisme et son chef de file, l’impérialisme américain, lequel prétend désormais frapper où bon lui semble. Les organismes financiers comme le FMI ou la Banque mondiale ruinent de nombreux pays et la mondialisation capitaliste se traduit par un chômage grandissant et une réduction des acquis sociaux jusque dans les pays développés. C’est pourquoi les travailleurs et les forces progressistes à travers tous les continents renforcent leur mobilisation contre cette politique criminelle. Les femmes et leurs associations participent à cette mobilisation. Notre parti communiste salue chaleureusement toutes ces luttes et rend hommage en particulier au courageux combat des Palestiniennes contre les crimes de Sharon, soutenu par l’impérialisme américain.
VIVE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES
VIVE LA LUTTE POUR LA LIBERTE ET LE PROGRES SOCIAL
VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE
Le19 mars 1962,
à l'issue d'une guerre meurtrière, notre peuple se libérait du colonialisme (national)
Il y a quarante ans, après une guerre de sept ans et demi, notre peuple se libérait d'une longue occupation colonialiste de plus d'un siècle. Le colonialisme l'avait férocement opprimé, exploité et terriblement meurtri dans sa dignité, allant jusqu'à considérer sa langue maternelle comme une langue étrangère.
L'impérialisme français, malgré sa puissance militaire et la pratique d'une répression cruelle et systématique ne put faire taire les aspirations nationales du peuple. Les opérations militaires, d'une vaste ampleur, menées contre les forces de l'ALN, les bombardements de nos villages, le viol, la torture, les arrestations, l'emprisonnement dans les geôles, les camps, les centres de regroupement, rien n'y fit, rien ne put résister au souffle libérateur. Les forces obscurantistes au service des colonialistes de la pire espèce allèrent jusqu'à tenter un coup d'Etat qui visait à renverser le pouvoir du général de Gaulle, lui-même contraint de négocier avec les représentants du Gouvernement provisoire de la République algérienne.
Avant même le 19 mars, une autre hydre, celle de l'OAS, tenta dans un effort désespéré et meurtrier de contrecarrer les accords d'Evian. Cette organisation de type fasciste, dirigée par des généraux factieux et des civils à la botte des colons laissa une longue liste de crimes, impunis jusqu'à ce jour. Leurs activités criminelles durèrent plusieurs mois et firent des milliers de victimes, mais les forces patriotiques surent résister à leurs crimes de la dernière heure. Et, bientôt, ils durent céder la place, évacuer les lieux. Et l'Algérie connut enfin la paix, malgré les affrontements organisés par
certains officiers de l'ALN ambitieux ou au service de quelque cause perdue. Notre peuple qui sortait d'une terrible épreuve et dont la maturité politique était réelle, s'opposa avec force à ces manoeuvres de division. Nombre de nos concitoyens se souviennent des mots d'ordre qu'ils lança avec force: "sebaa snin baraket" (7 ans ça suffit), "le peuple est souverain" ou, encore, "un seul héros, le peuple".
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
Après le sommet de Beyrouth, Bush donne le feu vert à l'invasion barbare des territoires palestiniens
Les participants du sommet de Beyrouth n'étaient pas encore rentrés chez eux que les blindés de Sharon envahissaient à nouveau massivement les villes palestiniennes autonomes et encerclaient le quartier général du Président Arafat. La résistance héroïque des Palestiniens, qui se battent avec des fusils contre des chars fait l'admiration du monde entier. La majorité des gouvernements de la planète et toute l'opinion progressiste mondiale dénoncent cette agression barbare et exigent le retrait immédiat de l'armée israélienne. Le Conseil de sécurité vient de demander lui aussi l'arrêt de l'agression. Devant l'ampleur de la protestation internationale, les USA n’ont pas osé s'opposer ouvertement à sa résolution, bien qu'ils aient continué après d'exiger d'Arafat qu'il "arrête le terrorisme".
Il est clair que cette opération criminelle était mûrement préparée. Elle constitue une réponse à la décision unanime de la ligue arabe de proposer à Israël une normalisation complète de ses relations avec tous les pays arabes en échange de l'évacuation de tous les territoires occupés en 1967.
L'attentat-suicide, pourtant immédiatement condamné par Arafat, qui a eu lieu juste avant le déclenchement de cette opération, n'a servi que de prétexte à Sharon. Il est clair qu'il ne constitue en aucune façon la raison réelle de cette nouvelle invasion. Cette agression est perçue par de nombreux observateurs, en particulier dans les pays arabes, comme une gifle assénée à tous les pays arabes et à leur initiative de paix. Mais quelle leçon réelle vont tirer les dirigeants des pays arabes de cette situation?
Bien qu'elle soit dictée par l'évolution des intérêts des classes possédantes de la région, notamment des monarchies du Golfe qui sont confrontées à la montée d'un mouvement de contestation populaire inexorable, et qui recherchent de ce fait la protection des régimes impérialistes, cette initiative de paix est objectivement un acte positif. Elle facilitera le travail des patriotes arabes pour isoler les sionistes en démontrant clairement à l'opinion progressiste mondiale, y compris en Israël, que les vrais fauteurs de guerre ne sont pas les Palestiniens. Elle fournira la démonstration éloquente que les Palestiniens et les peuples arabes qui soutiennent leur juste combat ne réclament que la fin de l'oppression, que la reconnaissance du droit des Palestiniens à vivre libres sur leurs terres, que le respect de la légalité internationale, légalité que les Israéliens sont les seuls à bafouer depuis plus de 50 ans.
Mais tant que les impérialistes américains soutiendront l'agression, ce genre d'initiative sera toujours considérée par un Sharon comme une preuve de faiblesse. L'opération criminelle qu'il vient de déclencher, avec le soutien de Bush est une preuve éclatante de cette réalité.
Les responsables du monde arabe, qui viennent de se réunir à Beyrouth, et dont il faut saluer par ailleurs leur opposition unanime à toute nouvelle agression contre l’Irak, sont une fois de plus au pied du mur. Nombre d'entre eux continuent de feindre d'ignorer que la responsabilité des crimes sans nom perpétrés par l'armée israélienne incombe avant tout à l'impérialisme américain. Comprendront-ils qu'il est enfin temps d'écouter leurs peuples qui exigent dans de nombreuses manifestations que tous les moyens soient donnés à l'Intifadha afin de l'aider à résister à la terreur israélienne, à rapprocher l'échéance de sa victoire? Ou préféreront-ils continuer à tenter de sauvegarder, envers et contre tout, leurs relations avec l'impérialisme américain, au moment même où le monde entier, y compris les autres grandes puissances comme l' Europe, la Russie, la Chine, le Japon, et l'Inde, ne cachent plus que ce sont bien les USA qui empêchent la conclusion d'une paix juste et globale, celle que réclament tous les peuples de la région?
Les communistes, les progressistes et toutes les forces de paix dans le monde n'attendront pas la réponse de ces dirigeants. Ils ne perdront pas une minute pour renforcer leur mobilisation, dénoncer quotidiennement l'agresseur, exercer une pression maximum sur les impérialistes américains complices des assassins.
Les travailleurs et les patriotes de notre pays, aux côtés depuis toujours du peuple palestinien, agiront avec détermination pour exiger de notre gouvernement qu'il mobilise tous les moyens dont il dispose afin de soutenir les Palestiniens, qu'il dénonce clairement la politique américaine, responsable premier des crimes barbares de Sharon.
Un appel du Forum communiste israélien : Mettre un terme à l'occupation
Dans une déclaration datée du 17 février 2002, le Forum communiste Israélien appelle au renforcement de la lutte pour mettre une terme à l'occupation des territoires palestiniens. Cette organisation rappelle dans sa déclaration les manifestations de masse qui se sont déroulées ces dernières semaines en Israël pour exiger l'arrêt de la politique agressive du gouvernement israélien et pour la fin de l'occupation des territoires palestiniens. Elle exprime "son plein soutien aux objecteurs de conscience de l'armée dans les territoires occupés qui refusent de participer aux crimes de l'occupation."
Condamnant l'hypocrisie du gouvernement israélien qui dans ses déclarations répétées considèrent le Président de l'Autorité Palestinienne, Arafat, comme n’étant pas "fiable" alors qu'au même moment l'armée d'occupation israélienne encercle à Ramalah sa résidence avec des tanks pour restreindre complètement sa liberté de mouvement et qu'en même temps elle bombarde sans interruption les bureaux et les commissariats de police de l'Autorité palestinienne. Après toutes ces actions agressives, ajoute la déclaration , le gouvernement israélien a l'impudence d'accuser Arafat "de ne pas agir pour mettre un terme à la terreur...... La terreur de l'Etat d'Israël et l'occupation, poursuit la déclaration, sont les principales sources et causes des autres actes de terreur."
Le Forum communiste israélien "condamne aussi l'administration des USA , dont certains dirigeants - comme l'a révélé après sa visite à Washington le Ministre israélien de la Défense Ben Eliezer - sont aux côtés des positions des extrémistes de l'aile droite la plus nationaliste. La responsabilité centrale dans la dangereuse détérioration de notre région pèse sur les épaules du gouvernement des Etats-Unis.......
FINLANDE : Le parti communiste condamne la politique d'occupation
"La responsabilité des Etats-Unis est évidente par le fait que l'armée israélienne emploie des armes fournies par ce pays, telles que des avions F16 et F15, des hélicoptères Apache, des missiles et des tanks, pour tuer des Palestiniens. L'Administration du Président Bush n'a pas seulement encouragé le gouvernement israélien à perpétrer la terreur contre le peuple palestinien, mais elle menace d'aggraver encore plus la situation dans le Moyen-Orient en attaquant l'Irak.
Le Comité central du Parti communiste de Finlande condamne le terrorisme d’Etat appliqué par le gouvernement israélien tout comme les actes de terreur contre les civils. Le parti demande le retrait d'Israël de tous les territoires palestiniens illégalement occupés et l'arrêt de nouvelles colonisations du territoire palestinien. Le peuple palestinien a le droit légitime à un état indépendant.
Le Comité central du Parti communiste de Finlande est d'avis qu'Ariel Sharon doit être traduit devant une Cour Internationale et poursuivi pour génocide et crimes contre Inhumanité".(extraits d’une déclaration en date du 17 mars)
LIBAN : Soutien unanime des forces politiques du pays
Un rassemblement de soutien au peuple palestinien s'est tenu, le lundi 18 février au palais de l'Unesco.
Ont participé à ce meeting des représentants de plusieurs partis politiques (le PCL, le Hizboullah, le Parti Phalangiste, le Parti
Socialiste, le Parti National Syrien) et d'associations de femmes, de jeunes, de syndicats d'enseignants et d'ouvriers, ainsi que des représentants des partis politiques palestiniens au Liban.
Marie Des est intervenue au nom du Parti communiste libanais et a insisté sur l'attitude équivoque du tribunal belge concernant le jugement des actes criminels d'Ariel Sharon, sur les menaces israéliennes contre le Liban et a lancé un appel aux Arabes leur demandant de renforcer leurs positions, surtout que la réunion de la Ligue arabe prévue pour bientôt et que cette ligue n'a pas, jusqu'à maintenant, pris une position claire et nette concernant les relations avec les USA et surtout pas vis-à-vis d'Israël.
Un communiqué a été diffusé dans lequel, il est demandé aux gouvernements arabes des positions claires concernant Israël, des massacres qu'il commet contre les civils palestiniens et le maintien du blocus autour des territoires palestiniens occupés. Les partis et organisations font appel à l'opinion publique internationale et assurent le peuple palestinien de leur appui.
Par ailleurs, un comité de femmes s'était déjà formé, il y a un an, et a oeuvré dans le sens des associations de femmes sur le plan mondial, ainsi que sur les élèves des écoles libanaises. Il y a eu, aussi, il y a trois semaines, un sit-in devant le siège des Nations Unies à Beyrouth, à l'appel du bureau arabe de la Fédération Démocratique internationale des Femmes (FDIF), des sit-in semblables s'étaient
s'étaient tenus au même moment à Damas, Amman et Le Caire.
ITALIE :100000 personnes a Rome le 9 mars
Malgré une pluie battante et le boycott des principaux médias et d'une grande majorité de la gauche pacifiste, 100.000 personnes défilaient samedi 9 mars, à Rome, en solidarité avec l'Intifada Palestinienne. En fait, c'était la plus grande manifestation de soutien à la cause palestinienne en Italie. De plus, c'était probablement aussi la plus grande manifestation massive de soutien à l'Intifada qui ai jamais eu lieu dans un pays occidental.
C'est en octobre dernier que l'idée d'organiser cette manifestation a été lancée par le Forum pour la Palestine. Grâce aux efforts d'un comité de base uni (dont une partie est la section italienne du Camp Anti-impérialiste) , cette idée a pu être réalisée.
L'appel pour cette manifestation inclus 5 points :
- Retrait de l'armée israélienne des territoires occupées.
- Démantèlement de toutes les colonies sionistes
- Droit de retour pour les réfugiés palestiniens
- Création d'un état palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale
- Observation internationale contre la violence israélienne.
FRANCE : De puissantes manifs de soutien au peuple palestinien
Le 23 mars à l’appel de plusieurs partis politiques, syndicats, associations et organisations progressistes des manifestations de soutien au peuple palestinien ont eu lieu dans presque toutes les grandes villes de France. A Paris, Amiens, Angers, Annecy, Blois, Montpellier, Nantes, Rennes, Valence, Toulouse, Tours...des milliers et des milliers de manifestants ont exigé la fin de l’occupation, la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, une protection internationale des populations civiles...
Le 30 mars de nouvelles et puissantes manifestations ont eu lieu dans les principales grandes villes comme Paris, Bordeaux, Lille et Marseille
Dès l’annonce de la dernière agression de nouvelles manifestations étaient prévues comme celle du 2 avril au Trocadéro
Déclaration du Congrès rabbinique de l'Etat de New York
]
"C'est avec peine et chagrin que nous nous rassemblerons afin de protester contre l’Etat d'Israël" qui défie la Torah, et en particulier contre son dirigeant, Sharon le sanguinaire, qui rend actuellement visite au président Bush. C'est lui, Sharon, qui a défié la Torah en désacralisant le nom du Tout-Puissant en se rendant sur le Mont du Temple afin d'y proclamer la guerre contre le peuple palestinien. C'est lui qui, par conséquent, a initié et fait exploser un enchaînement de meurtres et de massacres dont sont victimes toutes les populations de la Terre Sainte". Ces rabbins américains demandent "également au gouvernement des Etats-Unis de prendre toutes les mesures nécessaires à sa disposition afin de mettre un terme à ces agissements"
(extraits d’une déclaration faite durant la visite de Sharon à Washington)
Azmi Bishara, député arabe israélien, dénonce un "procès politique
"Le député arabe israélien est jugé pour avoir organisé sans autorisation des voyages en Syrie, un pays avec lequel Israël est officiellement en guerre, et surtout pour des discours prononcés en 2001 à Kardaha, en Syrie, et à Oum Al-Fahm, en Israël. Le parlementaire avait alors célébré la résistance palestinienne à l'occupation israélienne, dans des termes qui avaient soulevé l'indignation de la droite israélienne.
Il est évident que ce procès est dirigé contre toute la communauté arabe d’Israël à qui on reproche sa solidarité avec les Palestiniens des territoires occupés. Cette solidarité s’est exprimée avec force dès le début de l’actuelle Intifadah en octobre 2000.
Des médecins tirent la sonnette d’alarme
Il y a urgence médicale en Palestine. Marcel-Francis Kahn, professeur de médecine, et Philippe Luxereau, cardiologue, membre de l'organisation Médecins du monde, tirent la sonnette d'alarme à propos des graves entraves à l'accès aux soins des populations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza. Outre les tirs et les bombardements, qui font un grand nombre de blessés, les bouclages imposés à la population font des Palestiniens "les otages sanitaires de Sharon", le premier ministre israélien, et sont à l'origine d'une "situation sanitaire absolument dramatique", a averti le professeur Kahn, lors d'une conférence de presse organisée, vendredi 1 - mars, à Paris, avec le Dr Luxereau et la déléguée générale de Palestine en France, Leïla Shahid.
Appel
du Parlement des écrivainsDans un "appel pour la paix" publié mercredi 6 mars, le Parlement international des écrivains (PIE) souligne : "Encore une fois, on cède à l'illusion de la toute-puissance des armes, de la destruction totale de l'adversaire, alors qu'on alimente en fait la spirale des attentats aveugles et des représailles." Le PIE exprime sa "solidarité à l'égard de toutes les populations civiles durement touchées" et demande qu'elles "bénéficient au plus vite d'une protection internationale sous l'égide de l'ONU".
Une délégation se rendra du 24 au 29 mars dans les territoires occupés et en Israël. Elle comprendra l'Américain Russel Banks, les Prix Nobel nigérian Wole Soyinka et portugais Jose Saramago, le Sud-africain Breyten Breytenbach, le Chinois Bei Dao, l'Espagnol Juan Goytisolo, l'Italien Vincenzo Consolo et le Français Christian Salomon.
CONTRE L’ANTISEMITISME
Les actes antisémites qui ont eu lieu en France après l’agression barbare du 29 mars sont des provocations qui n’ont rien à voir avec le soutien au peuple palestinien. C’est ce qu’a confirmé Leïla Shahid, déléguée générale de Palestine en France en condamnant fermement de tels actes.
VENEZUELA
Le gendarme du monde U.S.
aux aguets dans sa chasse gardée (international)
Après Cuba, que l'impérialisme a le front de dénoncer comme un Etat qui ne respecterait pas les droits de l'homme, c'est au tour du Venezuela d'être la cible des réactionnaires de l'intérieur, alliés fidèles de l'ogre toujours affamé que sont les US. Les uns et les autres poussent aux privatisations, en particulier dans le secteur des hydrocarbures, politique que refuse de suivre le pouvoir.
De nombreuses provocations ont déjà été montées pour déstabiliser le nouveau régime de ce pays de l'Amérique Latine. La dernière en date, fin janvier/début février, est l'oeuvre d'un colonel de la force aérienne, Pedro Luis Soto, dont les rapports avec les narcotrafiquants sont troubles, qui avec ses partisans a tenté d'organiser une marche sur La Casona, la résidence présidentielle.
L'état-major des forces armées et le ministre de la Défense ont annoncé qu'un procès est intenté à Soto, qu'ils accusent de trahison envers les intérêts du peuple. Il sera jugé en vertu des lois du pays et ses droits constitutionnels seront garantis, ont-ils déclaré.
Personne ne croira que la Maison-Blanche n'est pas impliquée dans cette tentative de conjuration, quand on sait qu'au début février elle prétendait se poser des questions sur la situation interne au Venezuela et sur les rapports qu'entretiendrait ce pays avec des Etats supposés terroristes.
Le président Hugo Chavez a répondu le 6 février à ces accusations mensongères en déclarant : "Personne au monde ne peut s'ériger en arbitre de la destinée de chacun des pays de la planète ( .) le Venezuela est régi par la démocratie, la défense des droits humains (.) Nul n'a en main une baguette magique lui permettant de dicter ce qu'il doit faire à un gouvernement élu par les Vénézuéliens (.) je n'ai à demander la permission à personne pour décider quand et où je dois voyager".
Répondant au voeu de l'impérialisme US, l'opposition intérieure essaie de miner les relations entre Caracas et Washington qui voit d'un mauvais oeil un Etat latino-américain échapper à son emprise. Chavez a encore déclaré : " On cherche de toute évidence à perturber cette relation et on essaie de convaincre les Etats-Unis que nous protégeons des terroristes et qu'il faut donc appliquer contre nous une opération antiterroriste "
Depuis l'arrivée au pouvoir de Chavez, démocratiquement élu, et de ses partisans, d'importants efforts ont été déployés en vue d'apporter des transformations sociales et de se libérer de la lourde tutelle des USA qui ne supportent pas l'application d'une politique qui ne réponde pas à leurs intérêts. La nouvelle ligne, intérieure et extérieure du Venezuela qui a l'appui des masses laborieuses, a bien changé par rapport à celle de l'ancien président Carlos Andrés Pérez. Le nouveau pouvoir exige le respect mutuel entre les gouvernements du Venezuela et des USA et aspire à mener une politique extérieure indépendante et souveraine.
Certains dirigeants de l'UGTA souhaitent
longue vie au couple travailleurs/patronat! (national)
Les accords signés avec l'Union Européenne, l'adhésion de l'Algérie à l'OMC, la baisse des tarifs douaniers, les privatisations. sont, aux yeux de la direction de l'UGTA, du bon pain pour les travailleurs. Souffrant d'une grave cécité, la tête pensante de l'UGTA ne voit aucune conséquence à tous ces engagements. Souffrant également d'une grave surdité, elle n'a jamais entendu les échos des manifestations de Seattle, de Gênes ou de Porto Alegre. Selon elle, ces engagements constitueraient un passage obligé pour aller vers un avenir meilleur, celui de la modernité dans l'épanouissement de la mondialisation. Et, tous ceux qui s'opposent à cette réalité n'auraient rien compris au caractère " nouveau" de l'économie de marché.
Les opposants au libéralisme seraient des réfractaires complètement dépassés par les événements. Car, estiment ces prétendus syndicalistes, plus rien ne doit séparer les travailleurs de leurs employeurs, ces deux entités devant fusionner pour former un couple harmonieux, et non plus se heurter. Le syndicat devrait donc avoir pour rôle essentiel de dialoguer, de faire des propositions, de se limiter strictement à ce rôle. En résumé, seul l'intérêt suprême de l'entreprise devrait compter face à la nécessaire concurrence internationale. Voilà ce que disent les dirigeants de cette centrale syndicale. Et, comme on est en pleine innovation, quelqu'un a même parlé de "privatisation à visage humain".
Selon un quotidien algérois, Mme Rahmani, une des responsables, aurait déclaré à l'issue du récent séminaire syndical : "Notre combat est économique. Séparer l'intérêt du travailleur de celui de l'entreprise renvoie à une attitude révolue et donc hors cadre de la nouvelle donne qui place l'entreprise dans un environnement concurrentiel, seule alternative devant lui assurer son existence ". Madame Rahmani se garde bien de dire à qui appartient l'entreprise, aux travailleurs ? A l'instar de Sidi Saïd, malgré ses dénégations, elle oublie ceci : ce n'est pas parce qu'elle affirme qu'elle n'existe pas que la lutte de classe n'existe pas.
Cette direction syndicale dont le crédit auprès des travailleurs ne cesse de baisser, continue à prendre les travailleurs pour des imbéciles. Car, enfin, les exemples ne manquent pas à travers le monde, et dans notre propre pays, pour savoir qu'il n'y a jamais eu, nulle part, de privatisations à "visage humain". Bien au contraire, presque toujours, les privatisations qui livrent le patrimoine du peuple aux capitalistes nationaux ou étrangers, se traduisent par de massifs licenciements. Le chômage, la destruction des sources de travail et des industries nationales, la paupérisation de la population sont des faits que personne ne peut nier et que nos masses laborieuses connaissent trop bien.
En définitive, toutes les paroles lénifiantes, tous les mots du vocabulaire de Sidi Saïd et de la direction de l'UGTA ne visent qu'à masquer la politique d'un pouvoir qu'elle soutient depuis longtemps. C'est faire semblant, avec beaucoup d'hypocrisie, de prêter des sentiments humanistes à ceux des pouvoirs qui n'agissent que pour les intérêts des exploiteurs et qui, en vérité, ne s'inquiètent jamais du sort des travailleurs durement exploités et de ceux qu'ils ont rendu chômeurs. Le capitalisme, depuis son apparition et jusqu'à son déclin a été et sera le contraire de l'humanisme.
Communiqué commun des Partis communistes et ouvriers (international)
ayant participé à la rencontre régionale,
qui a eu lieu à Athènes les 26-27.01.2002
Voici de larges extraits du communiqué commun des Partis communistes et ouvriers de la Méditerranée du Sud-est, de la mer Rouge et de la région du Golfe, qui se sont rencontrés à Athènes les 26-27 janvier 2002.
Les participants "sont convenus de la nécessité de continuer à se rencontrer, en raison des développements importants qui ont lieu dans la région et d’intensifier encore davantage leurs efforts de coordination et d’actions communes.
Au cours de cette rencontre, les discussions ont porté sur :
1. Les nouveaux développements dans le monde et dans la région après les événements du 11/9 et leurs répercussions internationales.
2. Les formes de coordination et d’actions communes.
3. Les développements relatifs à la coopération euro-méditerranéenne.
4. Les formes communes d’intensifier l’action scientifique, d’analyse des partis.
Compte tenu des développements internationaux, les participants ont discuté en détail de la dangereuse escalade de l’agressivité américaine et des mesures terroristes étatiques qui suivirent, confirmant la menace planant au-dessus de tous les peuples et des mouvements de masse d’imposition de la domination mondiale du capital monopoliste, avec comme puissance dirigeante les Etats-Unis.
Il a été souligné par ailleurs que ces types d’actions ont été l’alibi pour déployer une offensive sans précédent contre les libertés et les droits des peuples, sous prétexte d’une déclaration de guerre contre le terrorisme. Les impérialistes considérent qu’à présent les terroristes et les actes de terrorisme peuvent caractériser tout mouvement de résistance luttant contre la mondialisation capitaliste et les organismes internationaux (FMI, Banque mondiale, OMC, etc.), les mouvements anti-impérialistes luttant contre les interventions impérialistes et guerres, contre l’OTAN, les mouvements qui se développent contre la politique anti-populaire et réactionnaire de l’UE, mais aussi tout mouvement social et national de libération.
Les participants ont souligné que la lutte des peuples et des mouvements pour une libération sociale et indépendance nationale n’a aucun rapport avec les méthodes terroristes. Les communistes, en particulier, grâce é leur longue expérience connaissent très bien les méthodes utilisées par les forces impérialistes et réactionnaires pour diffamer ces mouvements.
Les participants ont condamné le terrorisme, soulignant en même temps qu’ils sont de tout coeur avec les luttes des peuples pour leur droits sociaux et leur indépendance nationale.
Ils soulignent que le terrorisme, en tant que conception et pratique politique, est une tactique erronée et dangereuse pour le mouvement de progrès. Le terrorisme n’avantage que les forces du camp impérialiste les plus réactionnaires, inhumaines, racistes et ennemies des peuples.
En examinant les événements, les participants considérent que les objectifs de cette offensive des forces impérialistes n’ont pas été élaborés le 11/9, mais qu’ils ont précédé les attaques terroristes aux Etats-Unis. Les participants estiment que l’humanité toute entière est la cible d’un plan particulièrement dangereux menace la sécurité, la paix et la stabilité dans la plus grande partie du monde. La juste lutte du peuple palestinien pour l’indépendance et la création de son propre Etat, ainsi que celle des peuples des Etats arabes et des pays du Golfe et d’Asie centrale sont particulièrement visées.
Les participants ont condamné la guerre impérialiste qu’ont déclarée le 7/10/2001 les Etats-Unis et l’OTAN contre le peuple d’Afghanistan, dont les victimes sont des milliers de citoyens innocents, et ils ont estimé que le véritable objectif de cette guerre est de s’assurer le plein contrôle des sources d’énergie et des routes de transport du pétrole et gaz naturel dans cette région stratégique qui relie les ex -Républiques soviétiques d’Asie centrale avec la Russie, la Chine, l’Inde et autres pays de la région.
Ils se sont fermement déclarés opposés à toute extension de cette guerre à d’autres pays et ont dénoncé cette politique vise à intimider les peuples et les forces qui luttent pour leurs droits légitimes.
Les participants ont discuté de l’éventuel déclenchement d’une guerre contre l’Irak, et ont condamné tous les prétextes conduisant à une telle éventualité, souhaitant que cette menace contre le peuple irakien soit écartée, et que soient évitées d’autres souffrances qui entraveront encore plus son combat pour la levée de l’embargo, pour changer le régime dictatorial et construire une fédération irakienne démocratique.
Ils ont exprimé leur inquiétude sur la concentration de forces armées turques et irakiennes de part et d’autre de la frontière, dans le but d’envahir le Kurdistan, et mettre en danger la sécurité et l’intégrité de ce peuple qui aspire à une fédération.
Les participants ont confirmé la nécessité de:
- développer leurs liens, leur coordination et leurs initiatives communes,
- coordonner leur lutte contre l’instauration d’un nouveau droit international, qui reflète le droit du plus fort,
- défendre le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’Etats souverains indépendants et du principe du respect de l’intégrité territoriale et de l’indépendance des Etats,
- lutter pour le droit de chaque peuple à choisir souverainement sa propre voie pour l’exercice du pouvoir et le développement, ainsi que de définir son avenir,
- condamner le retrait unilatéral du gouvernement Bush du traité ABM, tout comme ses menaces d’user de la frappe nucléaire,
- déclarer leur opposition à l’OTAN et aux conséquences de sa politique offensive dans la région, ainsi qu’à tout effort de son extension à l’Est ou au Sud de la Méditerranée,
- s’opposer à la création des forces d’intervention rapide et à la création de l’armée de l’Union européenne, qui constituent de nouvelles menaces d’interventions dans la région,
- mettre fin é la présence militaire étrangère dans la région et fermer les bases militaires étrangères.
Les participants s’accordent à
- entreprendre des initiatives d’activités pour la coordination de leur action contre la politique des pays impérialistes et des sociétés multinationales, et accentuer leur lutte contre les conditions imposées par le G-8, l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), qui expriment la domination des impérialistes et du capital monopoliste dont la politique s’attaque aux droits des travailleurs et aux pays et peuples qui résistent é leurs plans. Les participants se déclarent hostiles au contenu des politiques de l’Union européenne dans le cadre de la coopération euro-méditerranéenne, ainsi qu’au plan correspondant promu par les Etats-Unis et Israël,
-développer un large mouvement de solidarité avec le peuple palestinien, avec la participation des partis politiques, syndicats, organisations de jeunesse, des femmes et autres mouvements sociaux. Les participants ont soutenu également des visites et participation à des initiatives communes dans les territoires occupés.
* Ils soutiennent la Conférence de solidarité au peuple palestinien qui sera organisée par l’AKEL é Chypre.
* Ils expriment leur solidarité aux forces pacifistes et anti-impérialistes d’Israël, é leur lutte pour mettre fin à l’occupation et l’annexion de territoires dans les pays voisins.
* Ils soutiennent sans condition le retrait des forces d’occupation israéliennes des hauteurs du Golan et de toute la région du Sud du Liban.
Ils condamnent l’embargo contre le peuple irakien, dont la seule victime est le peuple irakien lui-même, comme ils condamnent l’embargo de l’impérialisme américain contre Cuba.
Les participants, délégués des partis communistes et ouvriers, dans la perspective combative du socialisme, estimant positive la mise en application des décisions de la précédente rencontre, sont convenus d’intensifier la coordination de leurs efforts et lutte en commun, en continuant ces rencontres, pour un échange d’informations et poursuite du dialogue sur les questions communes dans le domaine de la théorie-idéologie. La proposition sur la création d’un Centre d’études sur les problèmes de la région a fait l’objet d’une longue discussion. Les participants ont souligné l’utilité de cet effort, qui pourrait contribuer mieux encore à analyser et argumenter leurs propositions et être mieux préparés à faire face aux graves problèmes sociaux et économiques concernant l’ensemble des peuple de la région.
Syndicat des magistrats de la Cour des comptes (national)
La quasi-totalité des magistrats du pays ont observé une journée de protestation en plus d'un sit-in devant le siège de la Cour des comptes à Alger qui a été suivi d'une conférence de presse, puis d'une assemblée générale. Le but de ces actions est d'attirer l'attention des pouvoirs publics habilités à mettre fin à une situation qui perdure et qu'ils jugent intenable. Même si la plate-forme de revendications porte sur plusieurs points, tous d'ordre professionnel, la principale demeure l'installation du conseil des magistrats inexistant depuis deux ans, ce qui a non seulement bloqué les magistrats dans leur carrière, mais généré également de graves situations d'ambiguïté dans l'exercice de leur fonction.
La non-nomination des magistrats exerçant remet en cause la légalité même de leur activité, mettant ainsi l'institution dans une situation de quasi-clandestinité. Les magistrats avaient, en juillet 2000, procédé au vote pour élire les membres du conseil. Une procédure qui devait être suivie par son
installation par le président de la cour. Installation qui ne viendra jamais. Du coup, les magistrats se retrouvent dans une situation de blocage de leur carrière. Les membres du syndicat affirment avoir épuisé tous les moyens de concertation pour espérer voir venir un arrangement de la situation.
Immigration
Plusieurs millions de pauvres
Dans tous les pays de l’Union Européenne la politique économique et sociale aggrave la pauvreté. L'Observatoire français de la pauvreté et de l'exclusion révèle dans son rapport 2001/2002 que malgré la reprise économique amorcée en 1997, plus de 4 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 538 euros par mois.
Les seules améliorations soulignées dans le rapport, concernent les chômeurs de fin en fin de droits. Cette catégorie de personnes qui bénéficient des minima sociaux RMI a baissé de 3%. Selon l'Observatoire cette évolution est due "à la baisse du chômage de longue durée et par celle du chômage non indemnisé pour lequel le RMI jouait un rôle de filet social) Mais l'amélioration du marché de l'emploi qui a permis à des milliers de personnes de ne plus dépendre du RMI ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), "ne protège pas de la pauvreté". Les emplois précaires de courte durée ont remplacé les emplois stables et de longue durée. Toutefois, si on tient compte des critères de la Commission européenne, Il y a 16% de pauvres en France, c'est à dire que plus de 9 millions de personnes disposent de seulement 640 euros (4148 F) par mois…
Toujours selon l'Observatoire, la remontée du chômage et le ralentissement de la croissance observés en 2001, n'épargneront pas les plus démunis, notamment les familles étrangères.
Les immigrés sont les plus touchés par la pauvreté…
Ainsi, d'après l'enquête "revenus fiscaux" de l'Insse (Institut des statistiques), une famille maghrébine sur quatre se situait déjà au-dessous du seuil de pauvreté en 1997. Une situation confirmée par l'étude "bas revenus" de la Caisse d'Allocations Familiales de juin 2000, qui indique que prés de la moitié des familles étrangères à l'Union européenne qui perçoivent des prestations d'une CAF ont des ressources inférieures au seuil de pauvreté.
Le journal le Monde dans son édition du 8 février confirme cette dérive qui s'est aggravée en trois décennies.
Dans la région parisienne, les ménages étrangers sont de plus en plus nombreux à être pauvres : 32% en 1996, contre 18% en 1978, selon une étude de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région Ile-de-France. Le ration est encore plus fort pour les familles extra-communautaires, précise ce journal.
Le rapport de l'Observatoire souligne que la paupérisation qui touche plus précisément ces familles étrangères est directement liée à la détention d'un titre de séjour. " Or bon nombre d'étrangers, et en particuliers les demandeurs d'asile, ne disposent que d'une autorisation provisoire de séjour inférieure ou égale à trois mois ". En principe seuls les titulaires d'un titre supérieur à trois mois peuvent bénéficier des prestations.
et les principaux dirigeants d'entreprise encore plus riches
Cette politique est implacable pour les plus démunis. Elle renforce davantage les inégalités entre les différentes couches sociales et aggrave la situation de nombreuses familles. Dans le même temps, en 2001, les principaux dirigeants d'entreprises consolident davantage leur richesse. C'est ce que confirme une étude publiée par Proxinvest -société de conseil des investisseurs- qui révèle que les dix-sept présidents de sociétés françaises qui publient l'intégralité de leurs rémunérations ont touché en moyenne 6 500 000 euros, soit en moyenne 1,9 million d'euros pour chacun d'eux et une dotation moyenne de 4,5 millions d'euros en stock-options. Ce qui représente 36% d'augmentation par rapport à l'année précédente: soit prés de 500 fois le SMIC annuel. Sans commentaire.
Immigration 2èm article
Droits nouveaux ou pillage ?
Les préfets et les administrations sont invités à "examiner avec bienveillance les demandes de changement de statut formulées par des étudiants étrangers". C'est par le biais de deux circulaires internes, non publiées au journal officiel, que le gouvernement vient d'entrouvrir la porte à l'immigration de travail, précise le quotidien le monde du samedi 2 mars.
Jusqu'alors, poursuit le journal, seuls " les cadres de haut niveau " pouvant produire un certificat d'embauche par une entreprise française leur garantissant un salaire équivalent à au moins 3658,77 euros (24 000 francs)pouvaient facilement bénéficier d'une autorisation de travail.
"Pour demeurer compétitives, dans le contexte de mondialisation de l'économie et de concurrence exacerbée, les entreprises françaises doivent pouvoir recruter des étrangers représentant pour elle un intérêt technologique et commercial". Qui parle de pillage de matières grises par le grand capital ?
NEPAD : Des mots ronflants et une réalité amère (ECONOMIE)
Depuis des mois et des mois de nombreux chefs d’Etats africains multiplient déclarations, réunions et déplacements y compris en Europe, en Amérique et en Asie pour se concerter ensemble ou pour soumettre leurs "idées" aux dirigeants impérialistes
Ces idées sont présentées comme purement africaines et leurs promoteurs leur donnent un nom ronflant dont en nous rebat les oreilles presque quotidiennement. Vous l’avez deviné. Il s’agit du fameux Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). L’OUA a donc formé un comité de 15 membres, présidé par le chef de l’Etat nigérian. Les présidents algérien et sud-africain sont vice-présidents. Ces dirigeants nous expliquent à travers les multiples réunions, séminaires et rencontres tout azimut que désormais l’Afrique a décidé de prendre en mains ses propres destinées, établira ses propres besoins et réalisera elle-même son développement sans aide ni assistance.
En réalité face à la situation désastreuse dans laquelle se trouve le continent du fait de la politique impérialiste, ces dirigeants s’agitent pour nous faire croire qu’il est possible de développer l’Afrique sans remettre en cause les orientations qui ont ruiné un continent dont les ressources sont considérables. Tout le monde sait que c’est le FMI et la Banque mondiale qui ont considérablement appauvri notre continent. Sans remise en cause ouverte de la mondialisation capitaliste, du pillage de nos ressources par les multinationales, des privatisations et du démantèlement de toute protection de nos économies il est impossible de développer quoi que ce soit. Tel n’est pas le chemin qu’ont choisi des dirigeants qui attendent au contraire la bénédiction des milieux impérialistes pour la réalisation de leur NEPAD. Ils ont exposé leurs idées au G7 à Gènes, sont allés à Washington , à Paris à Tokyo etc. pour demander aux dirigeants des grandes puissances capitalistes quelques paroles de soutien à leur initiative. Ces derniers ne voient bien sûr aucun inconvénient à saluer une opération qui a le mérite de dégager leur responsabilité aussi bien devant l’opinion progressiste occidentale que devant les peuples africains écrasés par la misère et la maladie. Ainsi le Président français a souligné "l’engagement des Africains eux-mêmes à enraciner leur propre responsabilité"
Les grands pays industrialisés ont un intérêt évident à la réalisation de certaines infrastructures comme la construction de grandes voies de communication par exemple mais cela n’a rien à voir avec le développement véritable qui signifie industrialisation, agriculture performante création d’emplois, formation, politique sociale au service des travailleurs et des couches populaires.
Les inspirateurs du NEPAD ne réussiront dans le meilleur des cas qu’à enrichir une poignée de spéculateurs locaux et des étrangers dont on sollicite quotidiennement les capitaux. Les travailleurs et les progressistes africains lutteront contre les illusions et agiront pour un développement réel.
Accord d’association Algérie-Union Européenne
Benflis et Belkhadem continuent à nier l’évidence (ECONOMIE)
Le chef du gouvernement et son ministre des Affaires étrangères continuent à informer à leur manière sur les conséquences de l’accord d’association avec l’Union Européenne. A les entendre, la protection douanière, qu’ils ont commencé à démanteler avant même l’entrée en vigueur de cet accord, ne sert à rien. Ils ont naturellement oublié de préciser que les douanes font rentrer aujourd’hui la moitié environ de la fiscalité ordinaire. Si on leur fait remarquer que nos entreprises industrielles ne sont pas prêtes à soutenir une concurrence avec les multinationales européennes ils répondent qu’une commission planche sur la question. Pour eux l’essentiel est que l’Algérie est reconnu comme un partenaire entier en Méditerranée. Depuis la signature de cet accord les travailleurs et de nombreux patrons ne cachent pas leur inquiétude quant à l’avenir de nos productions publiques ou privées. Les seules forces qui s’en félicitent sont celles qui s’adonnent à l’import. Au cours de la journée d’information qui a eu lieu le 19 mars pour convaincre des cadres et des représentants du Patronat que cet accord constituait une victoire pour notre pays, la majorité des intervenants a mis l’accent sur les graves répercussions attendues sur l’économie algérienne. Les patrons ont souligné une nouvelle fois qu’ils ont été mis devant le fait accompli et qu’il fallait les consulter avant la signature de l’accord. Mais pour eux les dés sont jetés et ils se sont contentés de demander un meilleur environnement pour les entreprises, au plan administratif et financier, pour réussir la "mise à niveau". Quant à Sidi Saïd, il n’a pas manqué de se faire remarquer a nouveau en annonçant qu’il donnera sa réponse en septembre prochain! à l’occasion d’une conférence nationale de l’UGTA consacrée aux problèmes socio-économiques.
Le caractère antinational de cet accord de libre échange avec l’Union Européenne saute aux yeux
Personne en dehors du pouvoir ou de certains opposants, qui ne voient aucun salut en dehors de la soumission aux intérêts impérialistes, ne voient un avantage à sa concrétisation. Cependant ni les patrons, ni bien sûr la direction centrale de l’UGTA ne demandent sa renégociation. Ce n’est pourtant pas trop tard. Pour entrer en vigueur cet accord doit être ratifié par le parlement. S’inquiéter de ses graves conséquences et ne rien faire pour empêcher l’irréparable, c’est capituler sans combat. La palme revient à certains commentateurs de presse pour qui l’accord est très mauvais, mais la seule possibilité que nous aurions est de relever le défi, accélérer les réformes et "réunir toutes les conditions de sa réussite"!. Et pour que tout soit clair, on nous donne comme exemple "l’expérience réussie d’application des accords avec le FMI de mars 94 et avril 95".
Les travailleurs conscients et les forces progressistes savent où ont conduit l’Algérie de tels accords. Ils lutteront dans l’union pour défendre leurs revendications et l’économie nationale.
Ils n’acceptent pas l’application de cet accord catastrophique et exigent de la direction de l’UGTA qu’elle se prononce sans tarder pour sa non-ratification
Ils isoleront tous ceux qui trahissent les intérêts nationaux et sont toujours prêts pour des intérêts de classe à aggraver la misère pour la grande majorité de notre peuple.
Enseignement : Le ministre refuse toute augmentation des salaires (National)
Une puissante grève des enseignants a eu lieu à l’appel de la fédération nationale des travailleurs de la culture (FNTE). Elle a été suivie massivement par la quasi-totalité du personnel. Les mots d’ordre de non-participation de certains syndicats rivaux n’ont pas empêché leurs membres de faire grève tant la situation de notre école et de ses personnels est dramatique. Le succès de cette grève, qui n’a surpris que ceux qui ignorent la gravité de la situation, a obligé le pouvoir à promettre des négociations sur tous les problèmes en suspens. Des groupes de travail mixte ont été mis sur pied et ont étudié les 12 points de la plate-forme de revendications de la FNTE. Le groupe chargé du volet salarial a proposé timidement une légère amélioration par l’instauration de quelques primes. Le refus du ministre est catégorique : pas d’augmentation de salaires! Même si certaines revendications ont été satisfaites, les 500000 enseignants qui vivent avec un salaire de misère, ont reçu la nouvelle avec une grande colère d’autant plus qu’on leur avait laissé entendre que cette augmentation n’était pas exclue. Dans les milieux du pouvoir on explique ce refus par la peur que d’autres fonctionnaires exigent aussi que leurs salaires soient enfin revalorisés.
Les caisses de l’Etat sont pleines, le budget est excédentaire, les rentrées annuelles en devises se montent à 20 milliards de dollars mais il n’y a pas d’argent pour les travailleurs manuels et intellectuels du pays et en particulier pour ceux à qui on demande de former les cadres de demain!
Refuser d’augmenter les salaires des enseignants de nos écoles, nos lycées et nos universités c’est dans la logique d’un pouvoir qui réserve les ressources de la nation aux importateurs spéculateurs et se satisfait quotidiennement d’avoir réalisé ‘les grands équilibres des Finances publiques" alors que le chômage et la pauvreté ne cessent de s’étendre.
Les enseignants et les autres travailleurs comprennent de mieux en mieux qu’ils ont affaire à une classe d’exploiteurs et que le seul moyen d’arracher leurs justes revendications réside dans leur lutte et leur union avec les autres travailleurs. En s’opposant fermement à une politique qui a pour stratégie fondamentale, inchangée depuis des années, de satisfaire le FMI, les multinationales étrangères et la bourgeoisie d’affaires, ils sauveront en même temps l’école algérienne du désastre
La répression n'est pas une solution aux graves problèmes du pays
Organisons un puissant mouvement de masse uni (Déclaration du pads en date du 2 avril)
Notre pays affronte des problèmes de plus en plus graves. Au terrorisme qui continue, malgré tous les coups qui lui ont été portés, de frapper ici ou là, et à une situation sociale de plus en plus alarmante, s'ajoute depuis plusieurs mois une crise en Kabylie que le pouvoir n'a pas réussi ou n’a a pas vraiment cherché à régler.
Après avoir laissé le pourrissement se développer et après avoir constaté le peu d'échos au discours du président de la République reconnaissant enfin le tamazigth comme langue nationale, il vient de lancer une campagne de répression d'une grande ampleur. Des dizaines de citoyens et des membres des comités des aarouch ont été arrêtés. D'autres sont activement recherchés. Les forces de sécurité n'ont pas hésité à pénétrer dans les maisons terrorisant femmes et enfants. Tout cela se traduit par de nouvelles émeutes, de nouvelles victimes, de nouveaux morts et blessés, de nouvelles destructions d'édifices publics.
Chercher à ramener le calme ou à trouver une solution acceptable pour les populations, comme le prétendent certains responsables, ne peut en aucun cas justifier de telles pratiques. Ces méthodes policières reflètent en réalité la volonté de certains cercles du pouvoir de jeter consciemment de l'huile sur le feu dans le but de perpétuer des diversions qui empêchent les travailleurs et l'ensemble des victimes du libéralisme de s'unir contre les profiteurs et les nouveaux exploiteurs. De telles méthodes ne permettront ni de combattre ni d'isoler des provocateurs qui n'ont fait, qu'ils le veuillent ou non, qu'aider par des mots d'ordre confus et parfois irréalistes les partisans du statu quo. Seule la satisfaction des revendications réelles de la jeunesse et des populations kabyles est à même de résoudre les problèmes soulevés dès le début des manifestations populaires. Or tout a été fait par les éléments droitiers des comités des aarouch pour mettre de côté ces revendications, en particulier celles qui impliquent une rupture radicale avec les orientations économiques et sociales libérales actuelles. Tout est fait par des groupes de différents bords pour créer une situation propice à de graves dérapages qui entraîneraient le pays dans des affrontements régionalistes et fourniraient le prétexte idéal à l'intervention, sous couvert de devoir d'ingérence et bien entendue déguisée sous le camouflage de la "communauté internationale", aux nostalgiques du néocolonialisme et à l'impérialisme américain résolus à se repartager le monde.
Le pouvoir, aussi bien que certaines forces politiques, dites d'opposition, et certains animateurs des aarouchs ont tout fait pour créer une situation sans issue.
Ceux qui s'imaginent que, la lassitude de la population aidant, le moment est venu de frapper, se trompent lourdement. Cette répression doit être stoppée sans attendre. Les personnes arrêtées doivent être libérées. Un dialogue réel doit s'ouvrir avec les représentants véritables de la population, ceux qui sont fidèles à ses aspirations.
Dans notre déclaration du 30 mai 2001 nous déclarions : "Les manifestants ne réclament plus seulement la reconnaissance du tamazight. Les citoyens de la Kabylie, en particulier les travailleurs et les masses populaires, dénoncent avant tout la hogra, l'arbitraire, les dénis de justice et le mépris affiché par les classes dominantes à l'égard de leurs justes et légitimes revendications. Ils exigent la fin de l'autoritarisme et de la corruption dont ils sont quotidiennement victimes. Ils expriment en fait et de façon massive leur rejet de la politique de casse et de misère que les classes exploiteuses et les groupes mafieux au pouvoir mènent depuis de longues années au service des multinationales et des nouveaux riches algériens. Ils mettent en cause toute la politique économique et sociale du pouvoir qui ne laisse pas d'autre perspective aux jeunes que le chômage et l'exclusion sans espoir d'en sortir"
Le pouvoir n'est pas prêt à changer de cap, à moins qu'il n'y soit contraint par un puissant mouvement de masse organisé (intertitre)
Le refus de prendre acte de ces demandes pressantes, l'utilisation de n'importe quel prétexte, telles que les méthodes de lutte sectaires appliquées par des jeunes inexpérimentés, de même que les provocations, pour ignorer les aspirations véritables exprimées pacifiquement ne font que confirmer que les classes dirigeantes n'ont nullement l'intention de rompre de leur propre gré avec une politique de classe qui fait tant de ravage dans notre pays.
Les différentes fractions de la bourgeoisie qui se partagent le pouvoir ne sont prêtes à aucune pause dans leurs objectifs fondamentaux. Bien au contraire. Le gouvernement prépare de nouvelles privatisations, démantèle toute protection de nos entreprises, accélère la soumission de notre économie aux intérêts étrangers en signant le désastreux accord de libre- échange avec l'Union européenne et fait le forcing pour rejoindre au plus tôt l'OMC. Que les travailleurs dénoncent la fin programmée de nos entreprises industrielles, publiques ou privées, nos dirigeants y répondent par une indifférence chargée de mépris. Que le chômage s'étende encore et encore ou que la situation sociale se dégrade, nos gouvernants affichent leur détermination à poursuivre l'application de leur politique en nous "expliquant" qu'ils créent de cette manière les conditions pour que demain et grâce à leurs réformes tous les problèmes seront résolus.
Un tel pouvoir n'est donc pas prêt à changer de cap, à moins qu'il n'y soit contraint par un puissant mouvement de masse organisé uni aussi bien en Kabylie qu'ailleurs. Cette volonté de poursuivre côute que coûte une politique antinationale et antipopulaire explique largement le recours à l'intensification de la répression qui ne touche pas que la Kabylie. Dans d'autres régions du pays des syndicalistes sont sous contrôle judiciaire comme à Oran. Des jeunes sont condamnés à de lourdes peines de prison comme à Saïda. Des plaintes sont déposées contre différents organes de presse ...
Cette répression confirme aussi à sa manière que la résistance des travailleurs et des forces populaires et réellement démocratiques inquiète de larges secteurs du pouvoir et qu'il fait tout pour tenter de l'affaiblir. Les graves faiblesses du mouvement populaire en Kabylie et ailleurs doivent et peuvent être surmontées à condition de combattre fermement les illusions, les divisions et les méthodes sectaires et aventuristes qui ne permettent aucun succès réel dans la difficile lutte de classe que mènent les travailleurs algériens et les forces progressistes. Cette lutte exige des travailleurs et des jeunes conscients de la gravité de la situation qu'ils placent au coeur de leurs préoccupations la construction de leurs organisations de classe, parti et syndicat, qu'ils travaillent à rassembler avec patience toutes les victimes de la politique du pouvoir. Ces organisations ne peuvent évidemment se développer et agir à grande échelle que dans une intense lutte pour la défense et l'extension de toutes les libertés démocratiques.
Agir pour l'abrogation de toutes les lois antidémocratiques, pour le rejet de l'autoritarisme, se dresser contre la hogra, mobiliser les jeunes en isolant les provocateurs qui ne s'en prennent aux infrastructures publiques que pour dénaturer les luttes menées par les citoyens et frayer la voie à l'extension d'un secteur privé parasitaire et vampire, unir les victimes des ajustements structurels de tout le pays, tels sont quelques uns des axes de lutte qui guident les progressistes dans leur combat de tous les jours en vue de créer les conditions d'un véritable sursaut populaire, le sursaut dont notre pays a tant besoin pour reprendre sa marche en avant.
Ce mouvement populaire uni et conscient est seul à même de résoudre les problèmes posés en Kabylie et ailleurs. Seul un tel mouvement peut créer les capacités d'en finir avec la répression et le pillage de nos ressources par des couches sociales compradores prêtes à tout pour sauvegarder leurs profits et leurs privilèges scandaleux.