Kabylie : Les solutions ne résident pas dans la répression. (national)

Jour après jour la situation en Kabylie s’aggrave. Depuis quelques semaines, le pouvoir semble avoir définitivement renoncé à toute discussion avec les représentants des populations et compte sur une répression aggravée pour faire taire en particulier ceux qui ont décidé d’utiliser tous les moyens pour empêcher le déroulement des élections législatives du 30 mai dans cette région. En plus des morts et des blessés, des arrestations suivies de condamnations très lourdes sont opérées quotidiennement. Tout est mobilisé pour punir des populations qui ont osé exiger du pouvoir un changement de politique et la satisfaction de leurs revendications légitimes. Comme le précise la déclaration de notre parti en date du 4 mai, la répression ne règle rien. Le mouvement déclenché spontanément depuis plus d’un an en Kabylie contre la misère et la hogra est dirigé avant tout contre une politique économique et sociale qui ne laisse aucune perspective aux jeunes algériens issus des milieux populaires. Les jeunes de Kabylie, comme ceux de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud exigent du travail et des droits sociaux. Ils demandent la construction de nouvelles entreprises et non la fermeture de celles qui existent Ils veulent se loger, se soigner correctement, avoir la possibilité de fonder une famille. Ils savent que les ressources dont dispose le pays permettent de satisfaire de telles aspirations, à condition d’en finir avec une politique dont le but exclusif est d’enrichir toujours plus certaines fractions de la bourgeoisie, celles qui trahissent les intérêts nationaux et prétendent que nous n’avons pas d’autre choix que celui d’accepter docilement les injonctions des puissances impérialistes..

Continuer et amplifier une politique au service des couches dirigeants et des multinationales étrangères, mépriser les revendications démocratiques et sociales des travailleurs, des jeunes et des couches populaires dans tout le pays et espérer s’en sortir par la répression est une politique à courte vue. Le mouvement social qui se développe dans différentes régions du pays est profond. Il ne sera réduit ni par la force, ni par les tentatives de division. ni par les différentes manœuvres de ceux qui font tout pour le dévoyer. Les travailleurs conscients, les jeunes qui défendent leur avenir comprennent de mieux en mieux que la satisfaction de leurs aspirations à la dignité et au progrès passe par un puissant mouvement de masse uni et organisé dans tout le pays. Les progressistes véritables auront à cœur de soutenir leurs luttes au service de la nation tout entière.

 

 

Commémoration d'un crime de I’OAS

Il y a 40 ans au port d'Alger

Il y a 40 ans, le 2 mai 1962, une bombe déposée par l'organisation fasciste et ultra colonialiste OAS éclatait devant le centre d'embauche. Plus de 100 dockers succombèrent à la suite de cet odieux attentat. Des dizaines d'autres ouvriers du port furent blessés. Un mois et demi après le cessez-le-feu mettant un terme au combat armé de notre peuple pour son indépendance, conformément aux accords d'Evian signés entre les dirigeants algériens et français, l'OAS poursuivait sa politique de terreur contre notre peuple. L'action terroriste de cette organisation criminelle se poursuivra encore pendant deux mois avant la proclamation de l'indépendance de notre pays, le 5 juillet 1962.

En s'attaquant aux travailleurs dockers d'Alger l'OAS voulait leur faire payer le prix de la liberté à laquelle ils avaient déjà consenti de nombreux sacrifices avant le premier novembre 1954 et durant toute la guerre de libération nationale. Refusant durant la guerre du Vietnam de charger les bateaux en partance pour ce pays, les dockers d'Alger et des autres ports du pays avaient exprimé toute la solidarité de notre peuple et de sa classe ouvrière avec un peuple frère qui brisait les chaînes de l'oppression par son combat armé contre le colonialisme français. Les luttes politiques menées par les dockers, contre la répression colonialiste en Algérie ou pour le droit du peuple vietnamien à son indépendance, étaient intimement liées à celles pour l'augmentation de leurs salaires, des conditions de travail moins pénibles et le respect de leur dignité.

Les dockers algériens ont été des pionniers du mouvement syndical de classe. Nombre d'entre eux, dans le passé, ont rejoint les rangs du Parti communiste algérien. Fidèles à leurs aînés les dockers poursuivent aujourd'hui le combat pour améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière, pour la démocratie et les libertés.

 

PREMIER MAI 2002 : LUTTER S’ORGANISER ET S’UNIR POUR

METTRE EN ECHEC L¹IMPERIALISME ET LE FASCISME

ARRACHER LES LIBERTES DEMOCRATIQUES ET LA SATISFACTION DES REVENDICATIONS SOCIALES

(national)

Notre parti a publié à l’occasion du premier mai la déclaration suivante :

En ce premier mai 2002, les peuples du monde entier font face à une menace sans précédent. Depuis les attentats du 11 septembre, l’impérialisme américain a trouvé le prétexte idéal pour tenter d¹imposer ouvertement sa domination sur la planète tout entière. Il ne recule devant rien pour arriver à ses fins, pas même devant les mensonges qui consistent à faire passer pour des actions contre le terrorisme, les agressions répétées qui visent les mouvements de libération nationale, la mobilisation contre la mondialisation capitaliste ou le droit de chaque pays à gérer ses propres affaires. Le cynisme avec lequel il soutient Sharon et la soldatesque israélienne, dont les crimes quotidiens sont qualifiés par Bush et Powell de ³ lutte légitime contre le terrorisme ³, ne peut laisser le moindre doute sur ses véritables objectifs. Ces objectifs consistent à créer les conditions propices à l¹accaparement sans vergogne de toutes les ressources planétaires, énergétiques et autres, au renforcement de l¹exploitation des travailleurs dans tous les pays, à la liquidation ou à la limitation partout de toutes les libertés, y compris aux Etats-Unis.

La mondialisation capitaliste avec le diktat qu¹elle impose aux peuples par l’intermédiaire du FMI, de la Banque Mondiale et de l’OMC, les coups d¹Etat comme celui que le peuple vénézuélien vient de déjouer, les agressions barbares contre l’Irak, les Balkans, la Palestine ou l’Afghanistan qui sont des prolongements de cette " mondialisation ", toute cette politique, qui se traduit par les ravages que l¹on sait, laisse insatiables les impérialistes américains.

Pour étendre leurs zones d¹influence et contenir leurs puissances rivales d¹Europe et d¹Asie, pour mettre au pas les peuples qui aspirent à un ordre international plus juste, et se préparer à faire face à la crise du système capitaliste dont les prémisses s’accumulent de jour en jour, les dirigeants américains n’hésitent pas à menacer ouvertement la paix mondiale. Ils se préparent à s¹attaquer à des dizaines de pays à travers tous les continents, toujours sous le grossier prétexte de combattre le terrorisme, de priver les terroristes de bases d¹appui. Ils envisagent même d’utiliser les armes nucléaires contre ceux qui refusent de plier l’échine !

Les autres puissances impérialistes ne manifestent leur inquiétude devant cette dangereuse escalade, que dans la mesure où elle porte partiellement atteinte à leurs intérêts. Mais elles refusent de s’engager clairement dans une opposition au gendarme américain. Elles tentent vainement de l’amadouer comme le montre leur attitude indigne devant l¹arrogance d’un Sharon qui n’a pas craint d’humilier face aux caméras des journalistes du monde entier les représentants de l¹Union européenne !

Les peuples ne peuvent compter que sur leur mobilisation, leur organisation, leur union et leur solidarité pour paralyser les agresseurs, défendre leur souveraineté ou arracher leurs droits nationaux, notamment au plus important de ces droits : le droit au développement, à un développement profitant à ceux qui produisent les richesses de la société et les tirant de l’arriération, de l’obscurantisme, de l’oppression et de la misère.

Dans notre pays, les couches dirigeantes accélèrent leur politique de casse. Elles trahissent nettement les intérêts nationaux. Elles continuent d’appliquer, en l’amplifiant, une politique que condamne la grande majorité de notre peuple. Les conséquences de ces orientations sont de plus en plus graves pour toutes les couches sociales, à l’exception des fractions de la bourgeoisie qui s’adonnent à l’importation ou vivent de spéculation et de corruption. Elles ont abandonné toute politique d’industrialisation, alors que le pays détient des réserves de change de 20 milliards de dollars au moins. Elles n¹ont pas renoncé à leur projet de brader nos gisements de pétrole et de gaz. Elles n’attendent que le moment propice pour passer aux actes. Au lieu de lancer une politique de développement économique qui créerait des centaines de milliers d’emplois, elles ont choisi de les condamner à une misère effroyable. Ils préfèrent voir tous les jours des jeunes se suicider que de mécontenter le FMI et la Banque mondiale. Et quand les jeunes manifestent pour dénoncer cette injustice sans nom, elles lâchent contre eux les forces de répression et les envoient en prison sans hésitation. Les travailleurs et les couches populaires, bien qu’handicapés par l’attitude scandaleuse de la direction centrale de L’UGTA, résistent courageusement. Face à cette résistance, le pouvoir répond par des arrestations, des atteintes aux libertés, aussi bien en Kabylie qu’ailleurs. Le terrorisme islamiste continue de frapper, la répression en Kabylie a fait plus de 100 morts, mais nos dirigeants restent sourds à la colère de notre peuple.

Les travailleurs doivent intensifier encore plus leurs luttes, renforcer leur unité et leur organisation politique et syndicale de classe, déjouer les manœuvres de division, en particulier celles qui cherchent à dresser les unes contre les autres les populations de Kabylie et du reste du pays, établir des liens plus forts avec les jeunes qui protestent contre la politique du pouvoir. C¹est là leur seule arme pour mettre en échec cette politique et créer les conditions du sauvetage du pays. Mais cette arme est efficace et redoutable. La bourgeoisie compradore qui a vendu son pays et les exploiteurs la craignent plus que tout !

La montée du fascisme en Europe et les résultats du premier tour des élections présidentielles en France ont créé une situation dangereuse à laquelle les travailleurs immigrés ne peuvent rester indifférents. Les menaces publiques proférées par Le Pen et Mégret contre nos compatriotes, y compris dans les médias français et sous le couvert de la campagne électorale, préoccupent tout notre peuple. Le Pen est un ennemi de longue date de notre pays et de ses forces patriotiques. Son racisme contre les étrangers, surtout quand ils sont algériens, est bien connu. Il annonce déjà que l’un de ses premiers actes de Président, s’il était élu, serait de proposer par référendum le renvoi des immigrés. La haine qu¹il n’a cessé de développer contre les travailleurs algériens durant des décennies, sa propagande mensongère selon laquelle ils seraient responsables du chômage, des déficits de la Sécurité sociale, de l’insécurité dans les banlieues et de tous les maux dont souffre la société française ont trompé des millions de travailleurs français, victimes d’une politique qui n’a résolu aucun des problèmes sociaux dans ce pays.

C’est pourquoi les travailleurs algériens immigrés se tiendront aux côtés des travailleurs et des démocrates français, des étudiants, des jeunes et de tous les antiracistes, qui se mobilisent pour barrer la route au danger fasciste. Ceux qui ont la nationalité française ne devront pas hésiter à voter pour Chirac. Ils rejetteront les appels à voter blanc sous prétexte qu¹il n’y a pas de choix possible entre droite et extrême-droite. Tout doit être fait pour que le score de Le Pen soit le plus faible possible au deuxième tour.

Notre immigration vit dans des conditions difficiles depuis longtemps. Les travailleurs algériens immigrés subissent chômage et précarité dans des proportions encore plus considérables. Le racisme, l’insécurité et les tracasseries administratives sont leur lot quotidien. Il ne leur suffira pas de rejeter Le Pen le 5 Mai prochain. Ils devront redoubler de vigilance, lutter quotidiennement pour leurs revendications spécifiques, ou communes à tous les travailleurs de France. Menée dans le cadre des organisations françaises ou de leurs associations, cette lutte ne peut donner de résultats positifs sans le soutien d’une très large majorité du peuple français. C’est pourquoi ils rejetteront tous les mots d’ordre, comme ceux des islamistes, qui tendent à les isoler et à faciliter la propagande et les provocations racistes de Le Pen et consorts.

Les communistes algériens sont solidaires des peuples en lutte contre l’impérialisme. Ils saluent l’héroïque résistance du peuple palestinien. Ils exigent que le soutien politique et matériel de l’Algérie à l’Intifadha soit bien plus important. Empêcher notre peuple de manifester massivement sa colère contre les crimes de Sharon et sa solidarité au peuple palestinien est un scandale qui doit cesser !

Nous sommes également solidaires des travailleurs du monde entier qui luttent contre l’exploitation capitaliste et affrontent quotidiennement une politique dont l’objectif fondamental consiste à satisfaire avant tout les capitalistes de la haute finance et leurs multinationales.

Renforçons la lutte contre l’impérialisme, le sionisme et le fascisme !

Renforçons la lutte des travailleurs pour la démocratie et le progrès social !

Renforçons les sections syndicales en leur imprimant des orientations de défense des intérêts de la classe ouvrière et de la nation.

Construisons le parti communiste influent et fort dont a besoin le pays

Vive l’internationalisme prolétarien et la solidarité des travailleurs et des peuples du monde entier dans leurs luttes contre l’exploitation capitaliste !

IMMIGRATION les jeunes maghrébins solidaires des causes justes

Dans le jargon populaire français, quand on évoque les jeunes des banlieues, on pense naturellement aux enfants issus de l'immigration, notamment maghrébine. Cet amalgame devenu banal se complète par des jugements implacables à leur égard : délinquants, dealers, violents, désintéressés, voire hostiles à toute vie en société, donc apolitiques...

Or l’actualité des ces dernières semaines a balayé d'un revers de main tous les préjugés négatifs contre ces jeunes en souffrance qui n'en finissent plus de surfer sur les effets de la crise économique et sociale qui frappe en priorité leurs familles. Une crise qui, de fait, les exclut de toute existence normale (lire article du Lien n° 67 consacré à la pauvreté en France)

La mobilisation pour la libération de la Palestine et la lutte contre l'extrême droite ont servi de détonateur à un réveil positif. Leur engagement actif constitue un véritable bras d'honneur au regard rédhibitoire de la société en générale, et de la politique politicienne des ces vingt dernières années en particulier, qui en ont fait un véritable bouc émissaire aux problèmes des 3 millions de chômeurs, des 4 millions de travailleurs précaires, des 900 000 emplois jeunes sans réelles perspectives, aux dizaines de milliers de victimes des plans sociaux des ces derniers mois, aux sans-abri…

Se rassembler pour exister autour de causes nobles et justes.(intertitre)

Depuis peu, les jeunes maghrébins ne ratent aucune occasion pour exprimer leur point de vue sur la vue politique française, et soutenir la résistance palestinienne contre l'occupation israélienne. Ainsi, à Paris, lors de trois grandes manifestations des 6 et 28 avril qui ont réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes, les jeunes n'étaient pas en reste. Hormis quelques-uns bien encadrés par des militants islamistes favorables au Hezbollah et qui appellent au " djihad " (guerre sainte), ils étaient des milliers à demander "le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires occupés" en brandissant des pancartes fustigeant dans le même élan Bush et Sharon accusés d'assassiner le peuple palestinien ou encore " Sharon = Hitler. "Parmi eux, certains ont prolongé le défilé de la veille où plusieurs milliers de français et immigrés, choqués par le premier tour des élections présidentielles, ont décidé d'unir leurs voix contre Le Pen et le danger fasciste qu'il représente pour la République. Drapeaux algériens, tunisiens et marocains en main, ils ont renvoyé dos à dos le président du Front national et Sharon. Plus loin, un carré de jeunes criait à l'endroit de ce dernier " Sharon t'es foutu, l’intifadha est dans la rue"

Ainsi, force est de constater que depuis ces grandes mobilisations, la génération appelée péjorativement " génération Mac do ", longtemps mise au banc de la société, tente de relever (enfin) la tête pour sortir du ghetto idéologique, politique et social dans lequel elle a été parquée. Elle a montré une maturité politique réelle aussi bien dans la confection de ses mots d'ordre que par la discipline exemplaire dont elle a fait preuve tout au long de ces différentes manifestations. Elle semble aujourd'hui vouloir dépasser le cap de la révolte brutale au profit d'un engagement politique plus réfléchi. Sinon comment comprendre que depuis ces grands événements, la presse n'a relaté aucun fait de violence notoire dans les cités dites sensibles : pas de bagarres entre bandes, pas de vieilles personnes molestées et dépouillées de leurs économies, pas de voitures brûlées, plus d'affrontements avec les forces de l'ordres ?

Les jeunes issus de l'immigration ont largement contribué à cette conscientisation, relative, de la jeunesse française. Par leur soutien au peuple palestinien et par leur engagement contre l’extrême droite ils ont commencé à montrer qu’il faudra compter avec eux.

 

Immigration : cuisante défaite pour Le Pen mais le danger demeure (deuxième article)

Au deuxième tour des élections présidentielles françaises, le Président sortant Jacques Chirac, a été réélu avec plus de 82%. C’est avec une grande satisfaction que tous les démocrates français et étrangers ont appris que le candidat raciste a été battu avec un score aussi net. L’extraordinaire mobilisation qui a suivi les résultats du premier tour a permis ce sursaut auquel de nombreux immigrés, notamment algériens, ont participé. Il reste que les scores réalisés par l’extrême droite dans certaines régions de France (le Nord, l’Alsace, Provence-côte d’azur...) incitent à une grande vigilance. Les immigrés algériens, visés particulièrement par le racisme ne peuvent se satisfaire de l’échec de Le Pen aux présidentielles et doivent plus que jamais, s’organiser, s’unir et lutter aux côtés des travailleurs et tous les antiracistes de France pour que leurs revendications et leur droit à la sécurité et à la dignité soient assurés.

ELECTIONS LEGISLATIVES DU 30 MAI

POURSUIVRE LA LUTTE SOUS TOUTES SES FORMES QUELS QUE SOIENT LES RESULTATS DE LA MASCARADE EN PREPARATION

Le 30 mai prochain se dérouleront des élections pour le renouvellement de l'Assemblée nationale dont le mandat est arrivé à expiration.

Les travailleurs, les citoyens de condition modeste, les forces de progrès s'interrogent dans leur grande masse sur l'attitude à adopter face à cette échéance. Faut-il participer au vote ? Ou faut-il au contraire boycotter ces élections, comme y invitent les comités des villages de Kabylie et des partis, notamment, le RCD et le FFS dont l'implantation est pour l'essentiel dans cette région, ainsi que des courants de la mouvance démocratique?

Les comités de village de Kabylie qui drainent un grand nombre de citoyens entendent par leur position condamner de la manière la plus catégorique la répression sanglante qui s'est abattue sur cette région et arracher la satisfaction de l'intégralité des revendications contenues dans la Plate-forme d'El Kseur, notamment le jugement et la condamnation des gendarmes qui ont tué des manifestants ainsi que le départ de tous les gendarmes de la Kabylie. Ils sont résolus à empêcher par tous les moyens le déroulement des élections législatives.

Le RCD et le FFS soutiennent de fait l'appel au boycott mais avec des motivations différentes. Le RCD considère que les élections ne peuvent se tenir sans la Kabylie et demande leur report. L¹ANR et d¹autres organisations du courant libéral-moderniste jugent que la tenue de ces élections dans le contexte de leur rejet par les citoyens de la Kabylie fait peser de graves dangers sur l¹unité du pays et fait le jeu des islamistes. Ils dénoncent aussi les atteintes aux libertés démocratiques qui les empêchent de déployer leurs activités. Le FFS, après avoir longtemps hésité à définir sa position, a fini par s¹associer au mot d¹ordre de boycott en mettant en avant la nécessité selon lui de régler de façon globale la crise politique actuelle. En fait, son " règlement global " consiste seulement à remettre à l'ordre du jour le "pacte" de Sant' Egidio qu¹il avait signé en 1994. Ce pacte est axé sur la réhabilitation des islamo-fascistes, la libération des chefs du terrorisme islamiste et la levée de l¹état de siège. L¹appel qu¹il a lancé récemment de concert avec Taleb et consorts qui ne cachent pas leur sympathie pour le FIS et cherchent à parvenir par tous les moyens à imposer ce " pacte " le montre clairement.

A l'opposé, les partis de la coalition "islamo-nationaliste", FLN, RND, MSP, Nahda, se préparent avec beaucoup de fébrilité à ces élections. Les couches sociales qui détiennent les leviers de décision sont résolues à mener à son terme leur opération avec ou sans la participation de la Kabylie, avec ou sans la participation des autres courants politiques à ce scrutin.

Ces élections vont se dérouler dans un contexte particulier.

Jamais la contradiction n'a été aussi ouverte entre les couches dirigeantes et les classes et couches sociales laborieuses du pays. Les citoyens de la Kabylie ne sont pas les seuls à exprimer à leur manière leur ras-le-bol du pouvoir en place. Partout la colère gronde. Pratiquement chaque jour des jeunes se révoltent contre la misère, le chômage, la corruption et les injustices sociales insupportables. Le mouvement de protestation s'étend de jour en jour en touchant les régions les plus reculées du pays, y compris des bourgades du Sahara. Inexpérimentés, inorganisés mais décidés à se faire entendre par n'importe quel moyen, ces jeunes s'attaquent à tout ce qui symbolise la domination scandaleuse des couches au pouvoir. Ouvriers, enseignants, médecins de santé publique et des hôpitaux, fonctionnaires de l'administration, expriment de leur côté leur mécontentement et leurs revendications par des grèves et des rassemblements.

Ce mouvement social qui monte est à la recherche de forme supérieure d'organisation, de concertation et de coordination. Mais il n'a pas encore atteint la capacité d'intervenir pour poser les bases d'une alternative démocratique, populaire et antifasciste de progrès ni même d¹utiliser ces élections comme un moyen de se faire entendre. La vie politique est verrouillée. La Loi sur les partis donne au pouvoir un droit de vie et de mort sur les activités politiques. Elle entrave le développement des courants démocratiques prolétariens. L'état de siège qui a été instauré pour briser les activités subversives et terroristes des fascistes islamistes est utilisé par les groupes sociaux au pouvoir pour empêcher ou surveiller toute activité indépendante, toute manifestation, non seulement des forces démocratiques de progrès mais même de celles de leurs propres alliés et d'autres courants de la bourgeoisie qui se démarquent de leurs méthodes. Les courants politiques qui traduisent les intérêts des travailleurs, des salariés, des chômeurs, des paysans pauvres, manquent cruellement de moyens financiers et matériels pour s'engager dans une telle bataille électorale. Ils n¹ont pas pu exploiter cette campagne pour faire connaître leurs propositions et oeuvrer au rassemblement des forces populaires de progrès. De nombreux candidats qui se sont présentés en tant qu'indépendants pour exprimer une opinion différente du pouvoir sur le plan économique et social ont été écartés sous divers prétextes. Le terrorisme, toujours tapi dans l'ombre et bien qu'il ait subi une défaite stratégique, fait encore peser une lourde hypothèque sur la vie politique du pays.

La bataille électorale se transforme en mascarade car elle paraît opposer seulement les éléments de la coalition au pouvoir, responsables conjointement et solidairement du désastre socio-économique actuel. Le chef du RND qui a mené au pas de charge le démantèlement des acquis sociaux et des entreprises publiques, qui a envoyé en prison des centaines de gestionnaires de ces entreprises et muselé la presse, crie aujourd'hui au danger islamiste. Il veut faire oublier le fait qu'il avait lui-même organisé la participation à son gouvernement des représentants de ce courant rétrograde ! Il agite l'épouvantail islamiste dans l'espoir de se faire passer pour le sauveur de la démocratie et des libertés. Il veut faire du chantage aux citoyens qui rejettent l¹islamisme : " Ou vous votez pour nos listes ou ce sont les islamistes qui remporteront ces élections " ! Les responsables du FLN, avec, à leur tête, le chef du gouvernement, Benflis, ne se distinguent pas fondamentalement du RND, surtout depuis qu¹ils ont mis à l¹écart ceux d’entre eux qui s¹étaient ouvertement compromis dans l¹alliance avec le FIS. Tout comme ce parti, le FLN a jeté aux oubliettes la défense des intérêts du pays. Son programme est celui de l'application des directives du FMI, celui de la destruction des bases économiques du pays qu'engendrera inéluctablement l'accord d'association avec l'Union européenne et, bientôt, l'adhésion à l'OMC. A l’image du RND, le FLN a trahi les valeurs patriotiques auxquelles il se référait. Le silence qu¹il a gardé face à la tragédie palestinienne en a fourni la démonstration la plus révoltante. Ne pas heurter l'impérialisme américain, telle est sa nouvelle préoccupation. La présence dans ses listes de personnalités du monde syndical qui ont pris position contre tel ou tel aspect dangereux des projets économiques du gouvernement ne doit pas faire illusion.

Coupés des masses et en opposition radicales à leurs intérêts, les classes compradores et les groupes mafieux au pouvoir cherchent et chercheront toujours plus l'appui des puissances impérialistes pour se maintenir au pouvoir envers et contre la volonté de leur peuple.

Les islamistes légaux ont tenté d'injecter dans leurs listes de candidats un grand nombre de "repentis" et de militants du FIS dissout dans le but de se faire plébisciter par cette formation terroriste. Ils sont décidés à tirer profit du discrédit du RND et du FLN et de leur isolement au sein des masses, pour avoir la majorité dans le prochain parlement. Ils appellent leurs militants et sympathisants à ne pas se laisser faire, à se regrouper dans un front contre la fraude que le RND et le FLN vont une fois de plus organiser pour se maintenir aux commandes du pays.

Unir, rassembler, organiser, coordonner l'action des exploités

Le RCD et les autres partis de la mouvance dite démocratique qui ont décidé de refuser de participer aux élections soit du fait de la crise en Kabylie et dans d’autres régions, soit du fait de l¹absence des libertés démocratiques, qu¹ils prétendent défendre n¹ont en fait aucune confiance dans les masses. Ils attendent des changements par en haut. Ils demandent que les décideurs les aident à débarrasser le pays de Bouteflika et à décréter un régime démocratique. Bref, et bien que ne visant pas le même but, ils suivent la même stratégie que les partisans de Sant' Egidio. Attachés au libéralisme et refusant dans les faits de mettre en cause les orientations économiques et sociales du pouvoir, que condamnent plus que jamais les travailleurs et les masses populaires, y compris en Kabylie, ces forces de la bourgeoisie moderniste manoeuvrent et veulent conduire le mouvement populaire actuel dans l¹impasse. En réalité, l¹expérience a déjà prouvé dans notre pays qu¹arracher les libertés démocratiques, dont sont privés avant tout les exploités, est impossible si on continue dans les faits à mépriser les véritables aspirations démocratiques et sociales de ces derniers. Se prononcer pour l’accord d¹association avec l¹Union européenne, l¹adhésion à l'OMC, les privatisations et chercher le soutien des puissances impérialistes pour continuer la même politique, c’est aller à l’encontre des intérêts des travailleurs et des masses populaires. Les travailleurs ont besoin de libertés démocratiques, et notamment du droit d’élire leurs représentants au parlement sans fraude ni trucage. Ils ne refuseront aucune action commune réelle pour arracher ces libertés, y compris avec les partis de la bourgeoisie moderniste. Mais ils rejettent avec force les tentatives d’utiliser leurs luttes courageuses contre toute une politique antipopulaire et antinationale, de les utiliser comme masse de manoeuvre.

Louisa Hanoune et son parti tendent un piège aux travailleurs en se faisant passer pour les défenseurs de leurs intérêts. Le coeur de son programme est et demeure la réhabilitation du FIS, la fin de la résistance à l'accès au pouvoir des fascistes et la libération de ses chefs. C'est de la supercherie que de chercher à faire croire que la défense des intérêts des travailleurs est compatible avec celle des fascistes.

Les travailleurs, de même que tous les démunis de la société ne se désintéressent pas de ces élections. Ils n'ont pas pu se donner les moyens de frapper à la porte de l'Assemblée nationale. Mais les classes dirigeantes se trompent lourdement si elles croient qu'elles vont pouvoir les empêcher indéfiniment de se faire entendre.

La lutte continue sous toutes les formes. Que ces élections se terminent par la victoire du RND sur le FLN ou réciproquement du FLN sur le RND, la condition des travailleurs n'en sera pas changée. Cela ne signifie pas qu'ils resteront indifférents devant une éventuelle victoire des islamistes. Les dirigeants en assumeront la responsabilité. Les forces de progrès n'auront nullement les mains liées par les résultats de cette mascarade.

C'est dans le creuset des luttes de tous les jours, pour les revendications sociales, pour les libertés démocratiques, pour la mise en échec des tentatives fascistes, c'est dans l'effort continu pour unir, rassembler, organiser, coordonner l'action des exploités, des victimes des ajustements structurels, c'est dans la bataille pour clarifier les idées, faire reculer le défaitisme, démasquer et combattre sans transiger l'idéologie du libéralisme et l'opportunisme, que les travailleurs forgeront les instruments de leur émancipation.

Face aux risques d¹une évolution encore plus dangereuses de la situation qui résultent de l¹autoritarisme des couches sociales compradores au pouvoir et des pressions multiformes de la bourgeoisie islamiste réactionnaire, il faut travailler plus que jamais à la construction d¹un parti communiste influent et d¹un front populaire démocratique et antifasciste de progrès, seuls instruments capables de sauver le pays du désastre et de satisfaire les aspirations économiques, sociales et politiques des travailleurs, de la paysannerie laborieuse, des jeunes, des femmes, des cadres patriotes, en un mot de tous ceux qui font réellement avancer l¹Algérie dans la voie de la liberté et du progrès.

Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme

6 mai 2002

 

 

 

 

Philippines : Les Etats-Unis étendent la guerre en Asie (international)

Plusieurs milliers de soldats américains sont arrivés aux Philippines. Ce déploiement est supposé aider le gouvernement des Philippines dans la capture du groupe d’Abu Sayyaf, un groupe terroriste connu pour ses éclats en kidnappings et décapitations.

.Les organisations de la classe ouvrière et populaires aux Philippines ont dénoncé ces manoeuvres militaires comme illégales et contraires à la constitution. Elles ont aussi accusé le gouvernement Arroyo de "chercher l'aide des Etats-Unis pour solutionner un problème intérieur".

Elles l’ont accusé d'essayer de présenter tous les opposants à sa politique, spécialement ceux qui s'opposent à l'intervention militaire des Etats-Unis, comme des soutiens des terroristes.

Ce qui est clair, dans l'opinion de nombreux militants Philippins, c'est que la convergence des forces militaires des Etats-Unis, de l’armée des Philippines, et des factions de terroristes aura vraisemblablement pour résultat un énorme bain de sang, mais la violence aura pour cible première les populations civiles. Malgré cela, ils disent vouloir marcher à la victoire contre le terrorisme .

Pour ces opposants, cette sorte de relations avec les Etats-Unis signifie une occupation militaire, la perte de la souveraineté nationale, la subordination économique aux intérêts des sociétés américaines.

Le double langage

de Bouteflika (national)

En voulant donner à l'étranger et à notre peuple l'image d'un homme d'Etat progressiste, le Président Bouteflika ne trompe personne. Contrairement à ses déclarations de Constantine, il n’a aucun lien parental avec celui qu'il appelle son "frère et ami", Hugo Chavez, ni encore moins de ressemblance politique. Le premier n'hésite pas à se compromettre avec les islamistes, avec les pires réactionnaires du pays, avec l'impérialisme US et européen, à réprimer violemment son peuple dès qu'il manifeste son mécontentement, à privatiser les ressources et à couler les industries de notre pays au détriment des travailleurs. Il ne fait rien pour améliorer la situation des masses les plus déshéritées. Il va même jusqu’à interdire aux Algériens de manifester leur solidarité avec les Palestiniens victimes des massacres de la politique hargneuse d'un Sharon, et faire des pieds et des mains pour s'acoquiner avec l'OTAN

Inversement, le second, le président du Venezuela, a jusque-là mis en pratique, avec le soutien des masses populaires, une toute autre politique économique, sociale et étrangère. Ce n'est pas pour des prunes que le peuple est intervenu pour déjouer le coup d'Etat dont les auteurs avaient pour objectif de changer de ligne politique (Lire notre article sur le Venezuela par ailleurs)

Message du camarade Costas Alissandrakis à la conférence de Nicosie (solidarité Palestine)

Nous reproduisons des extraits significatifs du message du camarade Costas Alissandrakis, membre du comité central du parti communiste de Grèce et du Parlement européen à la conférence de solidarité organisée par l’AKEL (communistes de Chypre) à Nicosie les 5 et 6 Avril 2002.

"Aujourd'hui, une semaine après la nouvelle invasion de l'armée israélienne à Ramallah, les paroles sont incapables de décrire la réalité. L'attaquant, aussi bien que la partie attaquée, se sont dépassés eux-mêmes, le premier en barbarie et le dernier en héroïsme, endurance, désintéressement, et croyance dans la justesse de sa cause. Le peuple libre assiégé de Ramallah, d'abord et avant tout le Président Arafat, a montré au monde entier ce qu’un petit peuple qui, utilisant les paroles de notre poète Yannis Ritsos "combattez pour le pain du monde entier, pour la lumière et pour la chanson", peut réaliser. A ce point, je désire exprimer notre solidarité sans limite à la lutte des Palestiniens pour leur propre patrie, pour la paix et la vie, aussi bien qu'au Président Arafat.

Les événements en Palestine, aussi bien que l'agression impérialiste illimitée que nous affrontons durant ces dernières années, peut seulement nous persuader combien le monde d'aujourd'hui est différent, sans l'Union soviétique et la communauté internationale socialiste. Le soi-disant " nouvel ordre mondial " est particulièrement inventif en transfigurations, plus redoutables les unes que les autres.

Le massacre de la Palestine prend place, une fois de plus, sous les yeux de la froide indifférence de l'ainsi nommée "communauté internationales". Nous avons entendu hier le Président des Etats Unis accepter tous les arguments qu'Israël utilise pour justifier ses actes horribles et, à la fin demander à Israël de retirer graduellement ses forces armées des villes palestiniennes! Une autre preuve est-elle nécessaire pour quelqu'un de réaliser qui est derrière l'agression israélienne, et où le criminel Sharon et son gouvernement tirent leur pouvoir d'assassiner des civils et de détruire l’infrastructure vitale de la terre palestinienne. Le résultat des attaques suicidaires qui causent des morts civils est certainement épouvantable, mais cela ne doit en aucun cas être placé sur le même pied d'égalité avec les assassinats de civils par un Etat organisé, pas plus que ne peuvent être placées au même niveau les exécutions de dirigeants des organisations palestiniennes.

De l'autre côté de l'Atlantique il y a aussi un superflu d'hypocrisie. La "civilisée" Union européenne, qui désire se présenter elle-même, comme un contrepoids, à la politique américaine d'agression, poursuit une politique à égale distance de respect avec l'agresseur et la victime, quand elle ne prend pas position en faveur de l'agresseur.

En dépit des difficultés, en dépit du niveau international défavorable de la balance des forces, il existe deux éléments qui nous rendent optimistes. L'un est la résistance et la détermination du peuple de Palestine. L'autre est la solidarité internationale. L'histoire a montré à maintes occasions que, quelle que soit la puissance des oppresseurs, les opprimés ont prouvé qu'ils sont plus forts en définitive".

Elections en Hongrie : L’opinion du Président du PTH international

Des élections législatives viennent d’avoir lieu en Hongrie. La droite qui dirigeait le gouvernement a été battue au profit des socialistes. Voici des extraits de l’analyse du Président du parti des travailleurs (parti communiste constitué après la défaite du socialisme)

"Le Parti des travailleurs de Hongrie n'est pas parvenu à réaliser ses propres objectifs, nous n'avons pas été en mesure d'aller au parlement. Le PTH a obtenu 120 000 voix, cela représente 2,210/o. En 1998, le PTH a obtenu 180 000 voix, pratiquement 4%

Nous estimons comme une évolution négative que la classe ouvrière ne soit pas représentée au nouveau parlement. En deuxième lieu, le nombre des partis représentés au parlement a été pratiquement réduit à deux ou trois partis.

Nous estimons comme un élément positif que les résultats des élections ont créé les plus importantes circonstances du changement de gouvernement et du retour au règne de la démocratie parlementaire. C'est aussi une évolution positive que la droite extrémiste MIEP (Parti hongrois vie et justice) ne soit pas représenté au parlement.

La plupart des personnes ont voté pour le changement et contre l'extrémisme de droite, c'est pourquoi 60 000 électeurs du PHT ont également voté pour le Parti socialiste hongrois. Les deux plus grands partis ont manipulé l'opinion publique et les gens ont cru que seuls les grands partis leur offriront une meilleure vie. A la fin de la campagne le Parti socialiste hongrois a commencé à utiliser les mêmes mots d'ordre de gauche que le Parti des travailleurs hongrois. Cette tactique a gagné des électeurs de gauche aux socialistes.

Le Parti des travailleurs hongrois a survécu aux élections et assuré des conditions pour le travail à venir. Le Parti est devenu plus populaire. Ses dirigeants deviennent plus connus pour un plus grand nombre de personnes".

 

 

Venezuela

Grâce au peuple et à ses soldats, le coup d'Etat n'a pas réussi! (international)

Pedro Carmona, le patron des patrons, avec l'aide d'une fraction de l'état-major de l'armée et le soutien direct des USA, bien entendu, a tenté le 11 avril de s'emparer du pouvoir par un coup d'Etat. Cette opération était en préparation depuis longtemps. Deux syndicats Fedecamaras, le patronal, et un syndicat à sa botte, la Centrale des travailleurs vénézuéliens, avaient appelé à une grève générale pour exiger la révocation de la direction de PDVESA (société nationale des hydrocarbures vénézuéliens) La grève fut un échec.

Le maire de Caracas adversaire de la politique de Hugo Chaves et ami des forces réactionnaires a donné l'ordre à la police auxiliaire de la ville de tirer sur les manifestants descendus en masse--dans les rues de la capitale et de la ville de Macaray, pour réclamer la libération du chef de l'Etat. Ses forces spéciales ont tué une quarantaine de personnes et en ont blessé des dizaines et des dizaines. Mais les masses laborieuses ont tenu bon et, avec l'aide d'une importante partie de l'armée, ont pu rétablir Hugo Chavez dans ses fonctions.

Pourquoi cette tentative de coup d'Etat?

En fait, le richissime vénézuélien et la grosse bourgeoisie, n'ont pas toléré que le pouvoir démocratique en place, refuse d'appliquer les ordres de l'impérialisme, comme celui de privatiser les hydrocarbures. Il faut dire que ceux-ci représentent 80 % des recettes à l'exportation et que cette manne échappe aux requins du capitalisme local et à l'impérialisme US. Il n'a pas toléré non plus l'application de 48 nouvelles lois telle celle portant sur la réforme agraire, la santé publique et l'enseignement dont le budget a été doublé en deux ou trois ans.

A ces réalisations s'ajoutent le refus de permettre aux avions militaires US de survoler le territoire vénézuélien, en vue de l'agression en préparation contre les forces révolutionnaires de Colombie, les livraisons de pétrole à Cuba et les nouvelles bonnes relations avec la grande île des caraïbes, le rôle joué par Chaves au sein de l'OPEP. Toutes ces positions du Venezuela étaient insupportables pour l'ogre américain et ses serviteurs.

Le pouvoir de Carmona, aussitôt reconnu par les USA, a obtenu également la "confiance" de l'Union européenne et celle du FMI. Fort heureusement il n’aura duré que 48 heures. Ce triste .individu est aujourd’hui nommé par le peuple "Pedro le bref".

 

8 Mai 45 : Des milliers d’Algériens massacrés par les colonialistes. (National)

Au lendemain de la victoire des alliés contre le fascisme hitlérien, les colonialistes français ont massacré des dizaines de milliers d’Algériens à Sétif Guelma, Kherata... Ces patriotes demandaient pacifiquement la liberté et l’indépendance pour notre pays. On sait que de nombreux algériens ont combattu l’armée allemande et ont participé à la libération de la France. Certains d’entre eux ont appris en rentrant en Algérie que les autorités coloniales avaient massacré toute leur famille!

Les impérialistes français ont voulu tuer dans l’oeuf toute contestation de l’ordre colonial. La répression, les massacres et les tortures n’ont jamais cessé depuis l’occupation de l’Algérie en 1830 et ne datent pas de 1954.

Etre fidèle aujourd’hui à la résistance de notre peuple contre le colonialisme c’est lutter contre les plans des impérialistes et leurs diktats qui tendent à vider complètement notre indépendance de tout contenu. Ceux qui trahissent les intérêts nationaux et les aident à piller nos ressources et à surexploiter nos travailleurs comme le faisaient les colonialistes d’antan ont dans les faits oublié les martyrs du 8 mai 1945 et sont disqualifiés pour parler en leur nom.

Accord Union Européenne-Algérie

Le pouvoir passe outre à toutes les inquiétudes (national)

Le Président Bouteflika a signé le 22 avril l’accord d’association avec l’Union Européenne en marge de la conférence euro-méditéranéenne. Cet accord qui menace les productions nationales incapables de concurrencer les produits européens, industriels et agricoles et diminuera considérablement les recettes du budget. Cette double conséquence a créé une grande inquiétude non seulement chez les travailleurs mais aussi chez de nombreux patrons privés. Toutes les explications de Benflis et Belkhadem n’ont pas suffi à désarmer les critiques contre un accord qui ouvrira complètement le marché algérien. Le pouvoir, pressé de satisfaire à la fois les multinationales étrangères et les importateurs-spéculateurs est passé outre à toutes les protestations. Les délais prévus pour cette ouverture complète (12 ans) et le démantèlement tarifaire (6 ans) ne doivent pas faire illusion. Même si ces délais étaient respectés, ce qui est fort douteux, il est certain que les difficultés de l’économie nationale vont encore s’aggraver. Le chômage qui a déjà atteint des proportions considérables va encore augmenter et la pauvreté va encore s’étendre.

Les dispositions prévues sur la libre et complète circulation des capitaux, que les milliardaires algériens attendent avec impatience, finira par créer les conditions d’une faillite complète de notre économie, semblable à celle qui a touché un pays aussi riche que l’Argentine. Les travailleurs, qui défendent leurs intérêts et ceux de toute la nation, redoubleront d’effort pour dénoncer les mensonges quant aux conséquences de l’accord avec l’Union Européenne. Tout en défendant leur emploi et l’avenir de leurs enfants, ils s’uniront avec tous les défenseurs véritables des intérêts nationaux que les classes dirigeantes foulent au pied depuis tant d’années. La politique imposée par les puissances impérialistes et exécutée docilement par des gouvernants dociles, qui prévoient encore de l’aggraver par des privatisations tout azimut et par une adhésion à l’OMC a fait trop de dégâts. Il est temps de la stopper.

Palestine : L’impérialisme américain est le vrai responsable de l’agression (international)

Depuis l’invasion barbare des territoires palestiniens, les atrocités quotidiennes de l’armée israélienne et les nombreux crimes de guerre prémédités froidement par Sharon contre des innocents, le monde entier constate que le responsable principal de cette arrogance des fascistes israéliens réside essentiellement dans le soutien américain à l’agression. Sharon et son armée ne tiennent aucun compte de l’émotion de l’opinion publique mondiale ni des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, expulsent sans ménagement journalistes ou représentants des ONG venus constater sur place comment on massacre femmes et enfants, détruisent des maisons avec leurs occupants à l’intérieur. Ils interdisent même les dons en nourriture des organisations humanitaires y compris lorsqu’ils proviennent des pacifistes israéliens. Voilà ce que les impérialistes américains appellent "légitime défense" ou "lutte contre le terrorisme". Devant la résistance véritablement héroïque du peuple palestinien et les nombreuses manifestations de soutien au peuple martyr, y compris en Israël et aux Etats Unis, les Bush et Powel maneuvrent. Ils attendent de Sharon qu’il retire son armée des territoires palestiniens mais n’exigent aucun délai; votent les résolution au Conseil de sécurité mais ne font rien quand Sharon refuse de recevoir une simple mission d’information chargée par l’ONU de constater les crimes perpétrés à Jénine. Il est difficile de croire qu’ils sont étrangers à la scandaleuse décision de Koffi Anan de dissoudre cette mission, sous prétexte qu’Israël refuse de la recevoir. Certains dirigeants du monde arabe mais aussi certains opportunistes de chez nous qui se sont imaginés après le 11 septembre que Bush allait devenir notre allié contre le terrorisme continuent à espérer un changement d’attitude de sa part.

Ces réactionnaires et ces opportunistes, pressés de dédouaner en toute occasion les justiciers américains mettent en avant la levée du siège d’Arafat ou de l’église de la nativité, et parlent de pression sur Sharon ou de victoire diplomatique des Etats Unis. Ces reculs ne sont dus qu’à la résistance des Palestiniens et ont été accompagnés plutôt de pression sur Arafat.

Ces reculs sont dus aussi au soutien de l’opinion progressiste mondiale. Les impérialistes américains et Sharon se préparent à travers une conférence internationale qu’ils projettent pour l’été prochain à imposer une "solution" contre les représentants légitimes du peuple palestinien puisqu’ils prétendent qu’Arafat ne serait pas invité à cette rencontre. C’est pourquoi il est plus urgent que jamais de soutenir la résistance héroïque du peuple palestinien dans sa lutte pour arracher ses droits nationaux. Ce soutien ne peut plus aujourd’hui se limiter à la dénonciation de Sharon. Il ne peut être efficace que si la responsabilité pleine et entière de l’impérialisme américain est nettement mise en cause. Sachons isoler tous ceux qui font tout pour cacher cette responsabilité.

 

LES PATRIOTES DENOCENT LES MANOEUVRES AVEC L’OTAN. (NATIONAL)

Au moment même où le peuple palestinien est victime d’une agression barbare avec la complicité évidente des impérialistes américains, véritables patrons de l’OTAN, le chef de la marine de cette organisation criminelle est reçu en grande pompe à Alger. Notre télévision a répété à cette occasion l’argument éculé, selon lequel les missions de l’OTAN ont changé. La vérité est que nos dirigeants ne savent plus quoi faire pour satisfaire les dirigeants impérialistes. Après avoir interdit les manifestations de soutien au peuple palestinien, ils osent parler de manoeuvres communes et de coopération avec une organisation dont le but principal n’est pas de garantir la paix mais bien d’agresser les peuples et les soumettre par la force aux intérêts impérialistes et ceux de leurs multinationales. Les patriotes véritables ne cesseront jamais de lutter contre l’utilisation de notre pays et de son armée par l’Otan et ne manqueront pas de mobiliser avec patience tout notre peuple

contre une telle perspective.

Grèce : Déclaration commune d'organisations de la jeunesse (solidarité avec la palestine)

 

Toutes les organisations de jeunesse de Grèce ont adopté le 9 avril une déclaration commune adressée à la jeunesse de Grèce en faveur d'une grande solidarité avec le peuple palestinien. Ci-dessous le texte de cet appel (extrait)

"Nous condamnons l'occupation du territoire palestinien par l'armée israélienne. Nous trouvons inacceptable le fait que le dirigeant palestinien élu démocratiquement soit enfermé.

"Le gouvernement d'Israël en choisissant une telle action nourrit le cycle de la violence dans la région du Moyen-Orient et détruit tout effort pour trouver une solution pacifique au problème qui surgit de l'occupation illégale du sol palestinien "Israël tire un avantage de la position des Etats-Unis et de la nonchalance de l'Union européenne non seulement pour violer les droits du peuple palestinien, mais aussi pour défier d’une manière provocatrice les décisions des Nations-unies et toute légitimité internationale".

"Nous exprimons notre solidarité et soutenons le droit du peuple palestinien de vivre en paix dans son propre pays. Une juste solution pacifique de la question palestinienne ne peut être construite que sur l'application des décisions de l'ONU"

 

 

Déclaration du Parti du peuple palestinien : La paix a besoin de la pression internationale (solidarité avec palestine)

Le premier mai, le parti du peuple palestinien a publié une importante déclaration. Nous reproduisons ci-dessous des extraits de cette déclaration

"Plus de 80% des demeures du camp de jénine selon un rapport des Nations Unies, ont été également détruites en totalité ou en partie, les rendant inhabitables, et destinées à être abandonnées à l'avenir. Les ambulances et l'aide humanitaire ont été interdites d'accès pendant et après les 11 jours de bombardement. Naplouse la vieille cité a été bombardée ainsi que ses habitants. 3000 vieilles maisons, 80 personnes, ont été ciblées ou tuées sous les décombres de leurs propres demeures dans la vieille cité de Naplouse, Elles ont été privées de funérailles décentes durant des jours et ont dû être maintenues dans des chambres froides durant le couvre-feu afin d'être enterrées plus tard au pis-aller dans des tombes.

Les institutions palestiniennes, les municipalités, les stations médiatiques, les cliniques, les écoles et les églises ont été pillées, ou été l'objet d'actes de vandalisme ou dévastées. Leur calcul pousse fort au vol, les sûretés ont été ouvertes et les filous ont incendié. Le but était de tenter d'écraser la vie civile et intellectuelle palestinienne. Le but était de montrer qui pouvait réellement avoir la main la plus élevée dans la destruction. Le retour de l'occupation était imposé en Palestine. Une décade de construction de la société civile a été mise en pièces.

Les Palestiniens ne peuvent pas se sentir dignes sous l'occupation, aucune autre nation ne le peut. Les personnes qui vivent toute leur vie sous l'occupation sont les seules à avoir dirigé la première Intifadah en 87, et la génération qui les a suivies a aussi vécue sous l'occupation et a dirigé la seconde Intifadah en 2000. Avoir un autre peuple qui essaye de supprimer votre histoire, votre présence et votre avenir c'est déshumanisant. Avoir un autre peuple qui essaye de vivre à votre place et vous supprimer c'est inacceptable. Partager la terre en deux Etats c'est une solution acceptable. Le respect mutuel est acceptable. L'indépendance mutuelle est acceptable. Mais nous avons atteint le même point où nous étions voici dix ans. La paix et la stabilité en Palestine ont besoin de la pression internationale et ont besoin de la solidarité internationale.

 

Israël : Déclaration du Parti communiste d'Israël (solidaité avec palestine)

Assez de la guerre !

Deux états Israël et Palestine

 

Le 7 avril le parti communiste d’Israël a publié la déclaration suivante. Nous reproduisons des extraits de cette déclaration

"L'occupation des villes et des camps de réfugiés, l'assassinat de centaines de Palestiniens et les blessés par milliers, l'arrêt de la protection médicale, la destruction des maisons et des infrastructures, l'isolement du dirigeant de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, sont des crimes de guerre dont le gouvernement d'un Etat terroriste conduit par Sharon doit être pris pour responsable.

Le PCI adresse ses salutations à ses membres, à la jeunesse, au Front Démocratique (Hadash), à tous ceux qui aspirent à la paix. Juifs et Arabes, femmes et étudiants, qui luttent pour construire une force courageuse et combattante pour arrêter la guerre, pour le retrait inconditionnel des forces d'Israël des villes palestiniennes et des camps de réfugiés, la fin du siège des villes palestiniennes et de l'Autorité, et pour une paix sans occupation.

Les slogans de Sharon tel que "une guerre courte contre la terreur" sont une tentative pour cacher ses objectifs réels. Cette guerre est destinée à étendre et entraîner toute la région dans un cycle sanglant. C'est une guerre pour perpétuer les colonies et l'occupation et pour bloquer toute future chance d’une paix juste et stable, la seule véritable garantie pour mettre un terme à l'effusion de sang".

autres manifestations de soutien au peuple palestinien (solidarité avec palestine)

Le 29 mars 2002 le bureau politique du Parti communiste du Kurdistan (Irak) a publié une déclaration dénonçant les massacres de Sharon et condamnant la conduite barbare israélienne qui menace la sécurité et la paix de tous les peuples de la région et du monde.

Le bureau politique du parti communiste irakien dans une déclaration datée du même jour, appelle les peuples du monde épris de paix, les peuples arabes et les forces patriotiques à s'opposer à cette nouvelle vague du démon Sharon et de son équipe fasciste en exprimant leur solidarité effective sous toutes les formes avec la lutte du peuple palestinien et sa courageuse résistance (Intifada) pour leurs justes aspirations.

Au cours du 5ème Congrès du Parti de la Refondation communiste d’Italie qui s'est déroulé du 4 au 7 avril 2002, quarante cinq partis communistes invités à cette réunion ont adopté une résolution qui condamne l'agression israélienne et exige l’application des résolutions de l'ONU, le retrait de l’armée israélienne des territoires palestiniens occupés, la cessation des arrestations, des exécutions et des détentions de Palestiniens. La résolution réclame également deux Etats pour deux Peuples-

Nous n’avons pas rapporté dans ce numéro par manque de place les différentes manifestations populaires qui ont eu lieu dans le monde entier après l’agression barbare du 29 mars. Dans toutes les grandes capitales de la planète des milliers et des milliers de personnes ont dénoncé les crimes de Sharon. Même à Tel Aviv 100000 personnes viennent de se rassembler pour dire non à la guerre et à l’occupation. Pour notre part nous dénonçons à nouveau les entraves qui empêchent notre peuple d’exprimer massivement son soutien à la résistance palestinienne et nous exigeons avec tous les patriotes que ces entraves soient levées.

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