Jeux d'appareils et clé des changements (première page avec la déclaration sur le projet de dénationalisation des hydrocarbures)
Au cours de la dernière session de la commission exécutive nationale, les responsables centraux du syndicat l'UGTA ont dénoncé avec une véhémence particulière le programme économique et social du pouvoir. Ils ont condamné le projet de dénationalisation des hydrocarbures élaboré par Khelil, le ministre de l'Energie et des Mines et menacé d'appeler les travailleurs à une grève générale si ce projet n'était pas retiré. La Centrale a concentré son tir sur Bouteflika et ses hommes les plus proches. Sidi Saïd, le secrétaire général de l'UGTA, a également dénoncé en termes durs la politique de "Concorde" pratiquée par le président de la République vis-à-vis des terroristes islamistes repentis.
Il y a quelques jours, les représentants d'une organisation patronale, le Forum des chefs d'entreprise ( FCE ), avait publié dans la presse une critique du projet de dénationalisation des hydrocarbures, insistant sur la nécessité pour l'Etat de conserver le contrôle de ces ressources afin de pouvoir discuter avec les compagnies étrangères sur des bases fortes. Le FCE s'est livré dans le même document à la critique de la signature de l'Accord de partenariat avec l'Union européenne qui donnera désormais le droit, entre autres, aux entreprises européennes de bénéficier en Algérie de certains avantages, et notamment dans le secteur des hydrocarbures, qui devraient être réservés uniquement aux entreprises nationales tant que celles-ci ne sont pas encore en mesure de tenir tête à la concurrence étrangère. Il a mis en garde, pour les mêmes raisons, contre l'adhésion à l'Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ).
Les positions de l'UGTA et celles d'une frange importante du patronat montrent qu'un large front est en train de se dessiner contre la fuite en avant du pouvoir dans le bradage des richesses du pays et l'ouverture sans protection aucune aux sociétés étrangères. Il y a là une convergence objective d'intérêts qui peut jouer le rôle de facteur décisif pour mettre en échec les projets les plus dangereux pour la nation des hommes qui contrôlent les leviers de décision du pays.
Les travailleurs, dont les intérêts de classe coïncident le plus avec ceux de la nation, s'engouffreront dans cette convergence pour intensifier leur mobilisation pour que le plan anti-national de Khelil soit jeté à la poubelle, pour obtenir le gel de l'accord passé avec l'UE ainsi que l'arrêt du processus d'adhésion à l'OMC.
Cette convergence ne doit pas masquer les contradictions antagoniques qui opposent les intérêts de classe des travailleurs à ceux des capitalistes. Elle ne signifie nullement que la bourgeoisie va être plus proche des travailleurs. En adoptant une telle position elle défend uniquement ses intérêts et se prépare à l'aide des ressources pétrolières à renforcer son poids dans l'économie et la société. Elle ne doit pas non plus masquer les contradictions existant entre les intérêts des travailleurs et les fonctions de surveillance et de garde-fou que la Centrale syndicale a toujours assumées depuis sa création pour empêcher la formation d'un mouvement ouvrier indépendant adhérant aux idées du socialisme et échappant complètement à la mainmise des couches sociales dirigeantes.
Une partie de la bourgeoisie qui a bâti sa fortune récente grâce aux revenus procurés par les hydrocarbures, en particulier depuis le début des années 90 au cours desquelles les crédits de l'Etat ne sont plus allés aux entreprises publiques mais ont été généreusement mis à sa disposition, sait parfaitement que le projet de Khelil signe son arrêt de mort et pas seulement celui du secteur public. Des franges importantes des couches sociales liées aux appareils d'Etat se rendent compte elles aussi que la perte du contrôle des revenus pétroliers entraînera inévitablement l'affaiblissement de leur propre pouvoir et la perte de leurs capacités de marchandage face aux puissances impérialistes. En recherchant l'appui des puissances impérialistes, au moyen de la suppression de la propriété de l'Etat sur les hydrocarbures, afin de renforcer ses positions, Bouteflika joue avec le feu.
L'isolement dans lequel se trouvent Bouteflika et ses hommes fait penser aux courants "libéraux-modernistes" que le moment est maintenant propice pour donner l'estocade au chef de l'Etat, ou tout au moins pour le discréditer entièrement en vue de lui enlever la possibilité de se représenter à l'élection présidentielle de 2004. Certains journaux qui expriment les vues de ces courants s'efforcent de faire croire que le désastre économique et social est le résultat de la seule action de Bouteflika. Il y a visiblement une tentative de rallier à partir d'attaques de "gauche" les masses populaires pour faciliter la réalisation de changements de palais. Ces attaques cherchent à camoufler le fait que ce désastre est le produit de la politique menée depuis des années, et bien avant l'arrivée de Bouteflika au pouvoir, par des classes et couches sociales exploiteuses qui sont parvenues à imposer complètement leur domination sur l'Etat. Quels que soient les désaccords qui les divisent, notamment sur la question de la meilleure tactique à appliquer pour réduire le poids des islamistes, ces couches sociales sont unies pour poursuivre le processus d'accaparement des richesses du pays et d'asservissement des travailleurs.
Les travailleurs les plus conscients ont percé depuis longtemps ces desseins. Aucun brouillage politico-médiatique n'empêchera cette vérité de faire son chemin.
Les changements véritables seront le fruit de l'action organisée et unie des masses populaires, des travailleurs, des paysans pauvres, des jeunes déshérités, des cadres et intellectuels de progrès, de leur rassemblement dans un puissant front animé et dirigé par ses forces les plus progressistes, de la construction d'un parti communiste, influent et enraciné au sein des couches laborieuses de la société.
NON A LA DENATIONALISATION DES HYDROCARBURES !
RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET DU MINISTRE DE L'ENERGIE !
NON AUX INGERENCES AMERICAINES !
(Déclaration du PADS en date du 25 octobre 2002)
Le ministre de l'Energie, Monsieur Khelil, n'a pas l'intention de renoncer à faire passer coûte que coûte son projet de dénationalisation du pétrole et du gaz. Après la grève lancée par l'UGTA l'an dernier, il avait été contraint de retirer provisoirement ce projet.
Mais il revient à la charge sans tenir compte ni de la désapprobation exprimée par des responsables syndicaux, ni du désaccord des représentants de certaines organisations patronales comme le Forum des chefs d'entreprises ou de personnalités politiques pourtant acquises au libéralisme.
Le gouvernement américain ne cherche pas à camoufler sa volonté de s'emparer des immenses réserves de pétrole et de gaz de l'Algérie. Bodman, l'adjoint de son ministre du commerce, a fait, il y a quelques jours à Alger même et tout juste après avoir été reçu par le Président Bouteflika, injonction à l'Algérie d'ouvrir sans plus tarder ses hydrocarbures au capital étranger. Quelques jours après Bodman, l'ambassadrice des USA est à son tour intervenue devant des journalistes pour exprimer ouvertement son soutien au ministre de l'Energie. Celui-ci persiste et signe. Il annonce que son projet sera adopté au plus tard au début de l'année prochaine. Confirmant que la démarche de Khelil n'est pas une initiative individuelle, le Président Bouteflika a évoqué devant une délégation du patronat français - le Medef - l'existence de ce projet en parlant de "prochaine Loi".
Monsieur Khelil est persuadé qu'après avoir procédé à quelques modifications de pure forme il réussira à remettre en cause les nationalisations de 1971, à rétablir la toute-puissance des compagnies pétrolières étrangères sur nos ressources pétrolières et gazières.
Pour désamorcer le mouvement ascendant de protestation contre le plan de dénationalisation des hydrocarbures, il tente d'allumer des contre-feux en affirmant que la nouvelle mouture de son projet ne prévoit pas la privatisation de Sonatrach. Benflis, le chef du gouvernement et premier responsable du FLN, de même qu'Ouyahia, le secrétaire général du RND, se sont élevés contre la privatisation de cette entreprise nationale. Devant les inquiétudes et la montée de l'indignation de larges couches de la population face à ces projets antinationaux, d'autres, comme le responsable du RCD, dénoncent pour la première fois le bradage de Sonatrach.
Mais tous ceux qui contribuent à centrer le débat sur la seule question de l'avenir de Sonatrach, ou sur la situation des travailleurs de cette entreprise, font délibérément le jeu de Khelil.
Les véritables enjeux ne concernent pas seulement le sort que le ministre de l'Energie veut réserver à cette entreprise. Il va de soi pour tout authentique patriote qu'il faut préserver et empêcher la privatisation de cette entreprise en tant qu'instrument d'une politique souveraine de développement et de protection de l'intérêt national. Sa défense fait partie de la ligne de clivage qui sépare ceux qui servent l'intérêt national de ceux qui le trahissent et se sont mis au service des multinationales et de l'impérialisme américain en particulier.
Mais même si, pour des raisons tactiques, Sonatrach est provisoirement exclue de la privatisation, l'Etat demeurant le propriétaire exclusif de son capital, en quoi les intérêts de l'Algérie seront-ils mieux préservés à partir du moment où les compagnies étrangères pourront être propriétaires à 70 % au minimum des gisements qu'elles mettront à jour, voire à 100 % dans le cas où Sonatrach ne fait pas jouer le droit de préemption que le projet lui accorde théoriquement ?
Personne ne sera dupe de sa grossière supercherie ! Personne n'ajoutera foi aux propos de Monsieur Khelil quand il ose prétendre que son projet a pour but de ramener des ressources plus importantes à l'Algérie ! Personne ne se laissera détourner du combat pour que l'Etat algérien conserve son contrôle sur les ressources énergétiques du pays !
Monsieur Khelil nous fait miroiter la perspective radieuse d'engranger de grosses ressources grâce à la découverte de nouveaux gisements que pourraient faire des compagnies étrangères alléchées par la promesse de profits fabuleux. Il veut engager l'Algérie dans de gigantesques projets que personne ni aucune instance compétente n'a encore discutés.
L'essentiel du supplément de recettes que rapportera une augmentation de la production et des exportations ira en réalité et contrairement à ce qu'il prétend dans les caisses des compagnies pétrolières étrangères.
Monsieur Khelil ment lorsqu'il parle de supplément de recettes à attendre de l'application de son projet, En réalité Sonatrach n'aura plus aucun monopole et elle sera obligée de mettre tout son potentiel à la disposition des autres compagnies. Elle n'aura même plus le droit de négocier ses prix pour l'utilisation de ses oléoducs, gazoducs, et autres infrastructures puisque ces prix seront fixés par une agence dite "au-dessus" des intérêts des compagnies. Sonatrach sera concurrencée à l'intérieur du pays par des compagnies étrangères qui auraient le droit d'installer leurs stations et même celui d'importer de l'essence ! Le gouvernement perdra toute maîtrise sur les prix de l'énergie pour les consommateurs algériens (gaz, électricité, carburant) puisque les compagnies le fixeront au gré de leurs seuls intérêts et de leur stratégie internationale.
Plus grave, les quotas décidés par l'OPEP ne seront plus imposables à une compagnie étrangère qui détient des parts majoritaires dans un gisement. Le prix du baril de pétrole deviendra incontrôlable.
L'Algérie n'a aucun intérêt à une augmentation inconsidérée de la production. Elle n'a intérêt à ne produire que les quantités nécessaires au financement de son développement et à la satisfaction des besoins raisonnables de sa population, pour autant que le pouvoir en place soit un pouvoir au service des masses populaires et non de celui d'une minorité qui rêve d'une vie de pachas. Accorder à des multinationales la possibilité de détenir dans un gisement une part supérieure aux 49 % que lui octroie aussi généreusement déjà la Loi de 1991, c'est leur donner le pouvoir de prendre unilatéralement et en toute légalité des décisions qui hypothèquent le devenir du pays. L'Etat ne pourra faire respecter aucun plafonnement tenant compte de la nécessité vitale pour le pays de constituer des réserves stratégiques et de préparer sérieusement "l’après-pétrole". Rien ne pourra plus empêcher une multinationale d'épuiser les puits de pétrole et les gisements de gaz sans aucun souci pour les générations à venir.
Le contrôle que l'Etat exerce sur l'ensemble de ses hydrocarbures, depuis le champ pétrolier jusqu'au raffinage en passant par les pipelines et les gazoducs, demeure le moyen le plus sûr pour préserver sa sécurité énergétique, pour renforcer le pouvoir de négociation de l'Algérie afin d'arracher aux multinationales des concessions avantageuses chaque fois qu'une association avec elles peut être indispensable.
L'Algérie doit conserver son contrôle sur l'ensemble de ce secteur. L'Algérie a besoin non d'une nouvelle loi sur les hydrocarbures mais d'un plan de développement économique et social. Elle a besoin d'un plan de modernisation de Sonatrach ainsi que de toutes les entreprises publiques para-pétrolières gravitant autour d'elle, un plan qui permette à leurs ingénieurs, cadres et travailleurs qualifiés de donner la pleine mesure de leurs capacités, de leurs compétences, de l'inestimable expérience qu'ils ont accumulée dans ce secteur depuis plus de trente ans. Elle a besoin d'élaborer un plan qui consacre des moyens importants à la recherche en vue du développement et de la promotion de l'énergie solaire et éolienne.
Par peur de s'attirer la désapprobation du FMI et de la Banque mondiale ou par calcul de classe, les dirigeants empêchent les entreprises du secteur de regrouper leurs forces afin de développer leur potentiel productif et d'arracher des avantages technologiques substantiels dans leurs négociations avec les multinationales. Au moment où les multinationales pétrolières sont entrées dans une nouvelle phase de fusions et de regroupement, Khelil et les dirigeants algériens n'ont rien trouvé de mieux à faire que de disserter sur de prétendus avantages d'un émiettement du secteur public !
En vérité, certaines franges du pouvoir sont décidées à franchir la ligne rouge que les décisions historiques de 1971 avaient tracée. Apeurées par Bush, tétanisées par l'agressivité sans précédent que l'impérialisme affiche depuis la chute des pays socialistes, cherchant aussi des appuis extérieurs face à leur propre peuple qui tolère de moins en moins leur diktat, leur politique de paupérisation et d'accaparement des richesses du pays, la bourgeoisie compradore et les couches sociales qui acceptent de servir de relais au capital étranger en échange de quelques miettes sont disposées à trahir complètement les intérêts nationaux en livrant aux multinationales les ressources en hydrocarbures du pays.
Les communistes ont été les premiers à appeler à mettre en échec les plans de démantèlement du secteur public et de Sonatrach en particulier. Ils avaient appelé à soutenir la grève lancée par l'UGTA dès que le projet de Khelil a commencé à être divulgué. Ils appellent leurs militants et sympathisants à intensifier la mobilisation pour barrer la route à ce projet antinational, à soutenir toute initiative qui renforce l'opposition aux plans des fossoyeurs du pays.
Les travailleurs et les progressistes doivent cependant compter d'abord sur leurs capacités de mobilisation indépendante. Ils doivent être vigilants vis-à-vis des responsables de l'UGTA qui se sont habitués à faire des déclarations fracassantes devant les travailleurs, avant de battre en retraite dès que le pouvoir élève le ton. La vigilance doit être de mise y compris vis-à-vis de ceux d'entre eux qui ont pris dans cette bataille des positions qui paraissent en pointe.
Les seuls bénéficiaires de la dénationalisation seront les multinationales et la bourgeoisie compradore vendue à l'impérialisme.
Le plan du ministre de l'Energie n'est que l'application à l'Algérie de la stratégie d'ensemble de l'impérialisme. Monsieur Khelil vient de jeter le masque. En déclarant que "l'ère du protectionnisme des années 70 est révolu", il avoue crûment que sa démarche est totalement opposée à la défense de l'intérêt national, à la mise en place d'un plan de développement économique national. Sa démarche s'inscrit intimement dans la stratégie mondiale des multinationales et seulement dans cette stratégie.
Les communistes appellent à la mobilisation la plus large et sous toutes ses formes pour imposer le retrait pur et simple de ce projet et le départ de Khelil du gouvernement.
INDONESIE : l’attentat à la bombe de Bali ne peut que servir l’impérialisme américain (international)
L'attentat meurtrier dans ce paradis des touristes qu'est l'île de Bali choque le monde entier. Ce crime qui n'a toujours pas été revendiqué ne peut être justifié. Dans la guerre que Bush prétend mener contre le terrorisme et qu'il mène en réalité contre toute résistance à la domination américaine l'Indonésie est un maillon faible. L'Indonésie est le plus grand pays musulman du monde. 85% des 210 millions d'Indonésiens sont musulmans. . Avec ses ressources en pétrole et en gaz, son importante population et sa situation stratégique, l'Indonésie est un pays clé dans la région du Sud-Est asiatique. Région que les Etats-Unis veulent contrôler à tout prix. L'attentat meurtrier dans l'île de Bali ne peut qu’arranger les Etats-Unis. Il leur permet d'aiguillonner l'opinion publique occidentale pour "la guerre contre le terrorisme", de mettre l'Indonésie au pas et d'intervenir directement dans le pays. Bush a d'ores et déjà offert son aide. Les Etats-Unis donnent un entraînement antiterroriste à des officiers de police indonésiens et profiteront de ce nouveau crime pour renforcer leur pression sur les autorités de Djakarta pour les impliquer davantage dans la stratégie américaine.
Dans une déclaration publiée le 14 octobre 2002, le comité central du Parti communiste australien "condamne fermement" cet acte terroriste qui a causé une énorme perte en vies humaines"
Le Parti communiste australien poursuit
" L'attentat de Bali est maintenant un autre événement qui augmente le cycle de la violence jaillissant dans plusieurs pays et villes.
"La situation présente est marquée par l'intervention d'une petite poignée de pays dans les affaires d'autres Etats indépendants, les obligeant à satisfaire leurs intérêts et exigences à l'extérieur.
"Immédiatement après l'explosion de Bali de telles exigences sont effectuées auprès du gouvernement indonésien, l'enjoignant de "mettre de l'ordre dans la maison", d'interdire les organisations islamistes et ainsi de suite. Le Premier Ministre Howard a déclaré: "En réponse à cela, nous avons obtenu de nous impliquer en Indonésie
La monstrueuse prise d’otages dans un théâtre de Moscou de plusieurs centaines de personnes, qui s’est déroulée quelques jours après l’attentat de Bali, confirme que le terrorisme ne sert jamais les causes qu’il prétend défendre.
UNION GENERALE DES TRAVAILLEURS ALGERIENS
CONSEIL SYNDICAL DU PORT D’ALGER
Déclaration du Conseil Syndical du Port d'Alger (Extraits)
(national)
"Suite à une première étude tirée du projet de note portant méthodologie de la mise en oeuvre de la réorganisation du secteur portuaire, le Conseil Syndical du Port d’A1ger constate avec regret qu'il s’agit là d'un projet l’invitant à participer à la mise à mort des Entreprises Portuaires créées en 1982 par les Autorités du Pays.
La mise en place de ces Entreprises Portuaires a permis de réduire efficacement les conflits de fonctionnement qui existaient entre les opérateurs
( 0. N. P - SONAMA-CNAN Remorquage ) et de responsabiliser entièrement les Ports dans la prise en charge de leur destin par une autonomie de gestion et d'exploitation de toutes les activités Portuaire Locales.
-Nous constatons aujourd'hui que la création des Entreprises Portuaires a été très bénéfique pour les ports algériens qui se sont développés tout en assumant leur plein exercice de Service Public et de prestations commerciales portuaires et ce malgré les difficultés créées ici et là pour remettre en cause leur destin.
Aujourd'hui les autorités du pays sont amenées à vouloir supprimer cette organisation pour des motifs inavoués, malgré son efficacité évidente (rentabilité financière et performance de productivité prouvées
Le Conseil Syndical du Port d'.A1ger a relevé que cette nouvelle organisation initiée constitue un retour à la case départ d'avant 1982, toutefois la stratégie finale de cette opération c'est la disparition programmée des Entreprises Portuaires en faveur d'une privatisation totale et urgente du secteur portuaire.
Avec cette configuration des incertitudes s'instaurent dans les ports sur le plan social et même sur le plan juridique, le devenir statuaire est imprécis. On veut mettre en place un regroupement des activités des filiales des sociétés de participation etc.-.. Rien n’est clair et précis...
Le Conseil Syndical du Port d'Alger au nom des travailleurs rejette toute forme de privatisation des activités portuaires du Port d'Alger et s'aligne sur la position de la Coordination Nationale des Ports d'Algérie exprimée depuis mars 2000 qui déclare qu’elle reste ouverte et prête au dialogue et à la concertation.
A ce titre nous sommes disposés à œuvrer pour mettre en place une organisation sûre et efficiente qui aura toutes les garanties de stabilité et de durabilité pour exercer sa pleine mission pour l’intérêt général et également l’intérêt des travailleurs des Ports d'Algérie..."
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PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME
ELECTIONS LOCALES DU 10 OCTOBRE PROCHAIN
LE PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME
APPELLE A L'ABSTENTION
(Déclaration du premier octobre)
Le 10 octobre prochain se tiendront les élections pour le renouvellement des Assemblées populaires communales (APC) et des Assemblées populaires de wilaya (APW).
Personne ne sous-estime l'importance de ces organes dans le fonctionnement des institutions du pays et la vie quotidienne des citoyens.
Les partis de la coalition gouvernementale des "islamo-nationalistes" qui sont sortis discrédités des élections législatives du 30 mai dernier, par suite de l'importance de l'abstention, font tout pour persuader les citoyens d'affluer massivement vers les bureaux de vote. La crédibilité de ces élections et, partant, celle des institutions qu'ils contrôleront dépendront de ce taux de participation, même si, avec ou sans participation électorale importante, ils ne sont pas prêts à renoncer à leur mainmise sur le pays.
Les enjeux sont aussi importants pour ces élections que pour celles des législatives.
Pour les couches dirigeantes qui s’enrichissent sur le dos du peuple, celui qui contrôle une commune contrôlera d'abord ses réserves foncières. Elles sont décidées à continuer à en disposer pour leur enrichissement spéculatif. Tout comme elles disposeront également des infrastructures socio-économiques des communes et des wilayates, de leurs importants moyens de quadrillage de la société pour renforcer leur domination sur les masses populaires, maintenir le rapport des forces dans un sens favorable à leurs intérêts. En vertu de la Constitution de 1996, c'est aux élus des APC et des APW et parmi eux qu'il revient d'élire les 2/3 des membres du Conseil de la Nation renouvelables par moitié tous les 3 ans.
C'est pour ces raisons que la coalition au pouvoir a verrouillé à double tour la vie politique du pays. Les appels qu'elle lance aux citoyens pour qu'ils accomplissent "leur devoir électoral" ne tromperont personne.
La loi sur les partis est une entrave sérieuse à la mobilisation démocratique des masses. Elle donne aux classes dirigeantes le pouvoir d’étouffer l'expression politique organisée des aspirations des masses. Le pouvoir n'accorde d'autorisation à l'action politique légale qu'à qui il veut et dans la mesure où cela entre dans son jeu de multipartisme de façade. De nombreux partis directement ou indirectement liés à la coalition gouvernementale et qui servent de faire-valoir aux classes dirigeantes ont bénéficié de traitement de faveur pour donner crédit à une démocratie de façade.
La possibilité reconnue par la loi à tout groupe de citoyens de se présenter aux élections sous le label de listes indépendantes a été partout bafouée de façon scandaleuse. Sous le prétexte de ne pas permettre aux nervis fascistes du FIS de se faufiler dans la campagne électorale, le ministère de l'Intérieur a exercé un véritable chantage sur les courants démocratiques de la société en barrant la route à de nombreux citoyens désireux d'envoyer aux commandes de leurs communes des personnes intègres et échappant au pouvoir. Des walis ont invalidé arbitrairement des listes composées de membres des groupes d'autodéfense qui se sont battus les armes à la main contre les hordes terroristes islamo-fascistes. Les Groupes de légitime défense sont donc bons pour la lutte anti-terroriste, mais pas pour gérer les affaires locales dans un sens contraire aux intérêts des classes dirigeantes. Voilà qui jette un éclairage sur les limites dans lesquelles ces classes veulent maintenir la mobilisation populaire contre les hordes criminelles du FIS.
La presse a fait état de nombreux faits scandaleux comme ce genre de décisions autoritaires. Mais si l’invalidation de la candidature des membres des GLD de Aïn Defla a pu être dénoncée grâce à la présence de journalistes courageux, combien d'autres faits analogues sont restés méconnus de l'opinion publique ? Combien de listes exprimant les aspirations des travailleurs, des jeunes déshérités, des paysans pauvres, ont été bloquées à travers tout le territoire du pays ?
Les travailleurs, les jeunes déshérités, les paysans pauvres, les cadres et intellectuels de progrès ne se désintéressent pas de la lutte politique actuelle. Mais, à en juger par l'état d'esprit qui règne partout dans le pays, comme lors des élections législatives de mai dernier, les élections locales d'octobre entraîneront peu de monde vers les urnes.
La grande majorité des citoyens est écœurée par le comportement des groupes sociaux dirigeants, par leur démagogie et leurs mensonges, les promesses non tenues. Elle est écœurée par l'exercice du pouvoir au profit d'une minorité de nantis et de gens bien installées aux commandes du pays, par les atteintes aux droits les plus élémentaires du citoyen, par leur jeu de bascule avec les islamistes, par leurs responsabilités dans les tueries de Kabylie et leur volonté manifeste de laisser la situation pourrir dans cette région pour la pousser à l'irréparable, par leur indifférence pour l'avenir des jeunes non fortunés, par l'étendue de la corruption, des passe-droits, de l'arbitraire, en un mot par la haine que ces couches sociales dirigeantes ont pour le peuple.
Les masses populaires répondent à la haine des dirigeants par un profond mépris pour leurs élections, un mépris qui n'exprime en aucune façon un désintérêt pour l'exercice de leurs droits démocratiques.
Les communistes ne sont pas par principe opposés à la participation aux batailles électorales. Ces batailles permettent aux travailleurs et aux masses populaires de s’aguerrir dans les luttes quotidiennes face à leurs ennemis de classe, d’apprendre à défendre leurs intérêts de façon unie et organisée, de se préparer à des combats futurs décisifs. Les communistes ne rejettent les élections qu’en cas de situation révolutionnaire qui relègue au second plan les luttes électorales.
Mais les élections du 10 octobre vont se dérouler dans un contexte où le verrouillage de la vie politique ne laisse dans la quasi-totalité des cas aux Algériens que le choix entre "El Hadj Moussa et Moussa El Hadj". Il est hors de question de voter pour les listes du RND dont le programme se résume dans la fuite en avant dans le libéralisme sauvage et la défense des privilèges remportés par la fraude et les escroqueries, ni pour celles du FLN qui cherche encore à tromper les masses pour mieux appliquer la politique de casse, de bâillonnement de la vie politique, et de compromission avec les partis islamistes, ni pour le FFS qui a pour seule obsession de créer les conditions propices à l'ingérence extérieure et à la réhabilitation des fascistes du FIS, ni pour la multitude de groupes chargés de jouer la farce du multipartisme, ni pour les partis islamistes qui exploitent la religion pour faire passer en douce les projets anti-populaires de leurs acolytes du FLN et du RND, ni enfin pour le parti de Louisa Hanoune qui multiplie ses prises de position démagogiques contre le FMI mais à seule fin de rabattre le mécontentement des travailleurs vers le contrat de Rome.
LE PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME APPELLE LES CITOYENS A S'ABSTENIR DE PARTICIPER AUX ELECTIONS LOCALES DU 10 OCTOBRE POUR MARQUER LEUR ATTACHEMENT AU RESPECT ET A LA DEFENSE DES LIBERTES DEMOCRATIQUES ET LEUR REJET DE LA DEMOCRATIE DE FACADE (intertitre)
Mais il est évident que si des listes d’indépendants regroupant des citoyens intègres, dévoués aux intérêts du pays et à ceux des masses populaires, attachés à la défense des libertés démocratiques et au progrès social, des citoyens qui s’engagent à rendre régulièrement compte de leurs activités aux électeurs qui leur auront confié des responsabilités, si de telles listes parviennent à franchir les barrages antidémocratique de l’administration, le PADS appelle dans ce cas les électeurs à se mobiliser pour les faire triompher au scrutin du 10 octobre.
D'autres courants ou mouvements de masse ont appelé à boycotter ces élections. Les raisons ne sont pas les mêmes. Il n'y a rien de commun entre l'appel au boycott des comités des arouch de Kabylie qui se battent pour des revendications démocratiques et celui d'une partie des islamo-fascistes qui est engagée dans la guerre pour la conquête du pouvoir et l'instauration d'un régime théocratique réactionnaire,
L'appel des communistes à l'abstention n'a rien à voir avec la stratégie de certains courants qui placent tous leurs espoirs dans l'élimination du danger islamiste par la seule intervention de l'armée.
Les communistes considèrent que, quels que soient les résultats de ces élections, les travailleurs, les jeunes au chômage, les paysans pauvres, les cadres et intellectuels de progrès, n'arracheront les libertés démocratiques et l'amélioration de leurs conditions de vie que par des luttes ininterrompues, intenses, organisées et unitaires, que par la mobilisation contre la poursuite du démantèlement des acquis sociaux et de l'économie nationale.
ELECTIONS LOCALES DU 10 OCTOBRE
TIRER LES LECONS DU DESAVEU INFLIGE AUX CLASSES DIRIGEANTES ET SE PREPARER A D'AUTRES COMBATS DECISIFS
Comme cela était prévisible, la participation aux élections locales du 10 octobre a été faible. Malgré l'énorme propagande que les médias officiels ont déversée pour persuader les électeurs de se rendre vers les bureaux de vote, malgré les pressions de toutes sortes, le nombre officiel des votants a été encore plus faible que celui enregistré lors des législatives du 30 mai dernier. Chacun a pu voir que les bureaux de vote ont été partout désertés par la très grande majorité des citoyens. Les citoyens ont signifié aux classes dirigeantes leur condamnation de la politique de bâillonnement et de casse économique en refusant d'avaliser leur opération électorale. En Kabylie, la population a répondu à l'appel au boycott des comités des arouch, daïra et communes (CADC). Ceux-ci ont appliqué leur mot d'ordre d'empêcher par tous les moyens le déroulement du vote tant que le pouvoir ne reconnaît pas leurs revendications. De violents affrontements ont opposé la population aux forces de sécurité appelées à assurer le déroulement du vote. Selon le ministre de l'Intérieur, ces affrontements se sont soldés par 310 blessés du côté des forces de sécurité.
Quel crédit accorder aux chiffres du ministère de l'Intérieur quand on sait que pour grossir artificiellement le taux de la participation électorale les partis de la coalition gouvernementale ont eu tout loisir de frauder et "d'arranger" les résultats électoraux dans tous les bureaux de vote où aucun contrôle ne pouvait s'exercer sérieusement ? Visiblement tout a été fait du côté du gouvernement pour minimiser l'impact du boycott et de l'abstention, Mais en dépit de tous ces efforts, Zerhouni, le ministre de l'Intérieur n'a pu cacher l'importance de l'abstention et des votes nuls. Il est obligé de la reconnaître à travers les chiffres que son ministère a annoncés. D'après ces chiffres, sur les 16,7 millions d'électeurs inscrits, seuls 8 millions d'entre eux se sont rendus dans les bureaux de vote. Plus de 767 000 de ces électeurs ont voté nul, soit près de 10 % des votants. Le taux de participation à ces élections locales atteint difficilement les 48 % des électeurs inscrits. Le président de la République a cherché à amoindrir la portée du rejet de la mascarade électorale en affirmant qu'un taux comparable d'abstentionnisme est observé même dans des pays considérés comme des modèles de démocratie sans que cela ne suscite de défiance !
Les partis qui ont participé aux élections locales s’entre-déchirent dans de nombreuses communes pour occuper le poste de Président d'APC." Le parti du chef du gouvernement, le FLN, aurait recueilli près de 2,4 millions de suffrages au vote pour les APW et 2,5 millions à celui des APC. L'ancien parti unique serait devenu le premier parti. Mais par quel miracle un parti aussi discrédité, et qui n'avait bénéficié que de 1,1 million de voix aux législatives de 1991, a-t-il pu doubler ses voix ? Ayant perdu son statut de parti favori des cercles dirigeants, en raison des scandales qui ont émaillé la gestion de ses "élus", mais aussi parce que sa composante n'est pas complètement acquise à la politique de concorde de Bouteflika, le RND est relégué à la troisième place avec 965 000 voix aux APW et près de 1,3 million aux APC.
influence persistante des partis islamistes (intertitre)
Mais ce sont les trois partis islamistes légaux - Mouvement Islah de Djaballah, Hamas de Nahnah et qui entrent en nombre dans les APC et APW, alors que les fraudes de 1997 avaient masqué leur poids réel. Ils totalisent un peu plus de 2 millions de suffrages, soit 25 % des votants et environ 12 % du corps électoral. Ces chiffres ne donnent qu'une indication approximative sur l'influence persistante des partis islamistes. Ils ne reflètent que partiellement leur impact étant donné qu'une partie de leurs sympathisants n'a pas pris part au vote en application des directives d'une fraction du parti islamo-fasciste du FIS. L'idéologie islamiste dans toutes ses variantes semble avoir subi des reculs. Mais elle n'a pas pour autant perdu son emprise sur la société, car il faut tenir compte du fait qu'un courant important continue à la développer au sein du FLN, à l'image du ministre des Affaires étrangères, sans compter que Bouteflika lui-même l'entretient en permanence par l'utilisation constante de la religion dans ses innombrables discours.
Le parti de Djaballah qui a inspiré ces derniers mois des agressions violentes, avec la connivence bienveillante de certains responsables, contre des boîtes de nuit et des bars mais aussi contre des lieux de loisir devient la première formation islamiste légale du pays. La ville de Skikda est tombée sous son contrôle. Il a bénéficié de l'appui informel d'une partie du FIS qui a appelé à voter pour les candidats "qui défendent le projet islamiste". Pour ratisser large, ce parti réactionnaire a agrémenté sa campagne d'attaques démagogiques et purement verbales contre le FMI et les conséquences des ajustements structurels. Durant des années, il avait gardé le silence sur cette politique. Il en découvre subitement les méfaits pour tenter de se rallier les voix des victimes du capitalisme. Il a su mobiliser ses troupes pour organiser des manifestations de citoyens fanatisés ou mécontents de leur condition de vie contre les bars mais jamais contre le FMI et la politique économique du pouvoir.
Le FFS de Aït Ahmed a exécuté jusqu'au bout sa décision de participer à ces élections malgré la désapprobation de la grande masse de la population de cette région qui a été mobilisée par les CADC. Il a totalisé à travers tout le pays quelque 200 000 suffrages et va se retrouver à la tête de nombreuses communes et des deux APW de la Kabylie avec l'appui d'un pourcentage insignifiant de citoyens.
Le "parti des travailleurs" de Louisa Hanoune qui ne s'est présenté qu'aux APW a recueilli 569 000 voix, soit 7,1 % des voix exprimées. Ce parti a joué sur deux tableaux. D'un côté il bénéficie d'une certaine sympathie dans des milieux influencés par les islamistes en raison de ses positions en faveur du Pacte de Rome, de ses efforts constants pour la réhabilitation du parti fasciste du FIS et la libération de ses dirigeants, de l'appui qu'il apporte aux familles des terroristes disparus. De l'autre, il a axé toute sa campagne sur la dénonciation du FMI et de la Banque mondiale, de la casse du secteur public, du projet de dénationalisation des hydrocarbures. Il s'attire une sympathie croissante dans les couches populaires qui ne veulent plus de ce pouvoir et de sa politique. De nombreux travailleurs, qui ne se reconnaissent pourtant pas dans sa compromission avec les forces islamo-fascistes, ont pensé exprimer leur rejet de la politique anti-populaire du pouvoir en votant pour ses candidats, faute de pouvoir donner leur voix à des formations qui combattent en même temps les islamistes et la politique de la bourgeoisie compradore d'Etat.
A côte de ces formations politiques des centaines de listes de candidats "indépendants" étaient en lice. Elles se sont attirées le soutien de près de 460 000 électeurs. Il est impossible de se prononcer sur la nature des orientations politiques, économiques et sociales de ces listes. Des considérations locales ont pu jouer dans leur composition. Dans l'ensemble elles sont portées par l'aspiration à se démarquer des partis officiels et des partis islamistes. Le poids électoral réel des "indépendants" est difficile à cerner tant leurs listes ont rencontré plus de mal à se défendre contre la fraude des partis de la coalition gouvernementale.
Le résultat de l'opération électorale du 10 octobre est de faire passer la majorité des APC et des APW sous le contrôle du FLN. Le nombre de sièges obtenus le mettra en position pour rafler dans quelque temps la majorité au sein du Sénat, évinçant le RND qui avait été créé en un temps record pour, à la fois, contrer les islamistes et mettre implacablement en œuvre la politique de libéralisation économique et de paupérisation.
Bouteflika croit ainsi qu'il va disposer de la marge de manœuvre favorable à la poursuite de sa concorde avec les islamistes et du processus d'allégeance des classes dirigeantes aux multinationales. C'est ce qu'il faut comprendre lorsqu'il affirme que la construction des institutions "démocratiques" est désormais parachevée, répondant à la campagne menée par certains courants dits modernistes en vue de son écartement du pouvoir et de l'ouverture d’une nouvelle transition". Mais il prend ses désirs pour des réalités. Zeroual avait prétendu la même chose en 1997, après le "triomphe" - par la fraude - du RND. On sait où cette politique a conduit.
Les constructions qui reposent sur la fraude, le verrouillage de la vie politique, la trahison de l'intérêt national, la destruction de l'économie du pays, la paupérisation des travailleurs, n'assureront pas à leurs bénéficiaires la stabilité qu'ils recherchent. Les lignes de clivages entre ceux qui incarnent la défense des libertés démocratiques, des intérêts du pays et des travailleurs traversent la plupart des formations politiques, y compris certains groupes islamistes qui s'emploient à les masquer en étouffant les aspirations de classe de leurs bases populaires sous le voile de la religion. Aucune force, ni aucune manœuvre, ne pourront empêcher longtemps l'expression des aspirations qui traduisent le besoin d'aller de l'avant, vers la démocratie et le progrès social.
Lutter pour une alternative démocratique (intertitre)
La lutte pour une alternative démocratique doit se poursuivre pour rassembler toutes les forces qui aspirent à rompre avec le régime actuel de la bourgeoisie compradore et à barrer la route aux tendances islamo-fascistes. Les forces populaires de progrès doivent réfléchir dans la concertation et en commun sur les objectifs concrets qui peuvent entraîner les masses laborieuses dans une mobilisation sans faille. Aucun progrès réel et durable ne sera cependant possible si les forces de progrès ne se donnent pas le temps de réfléchir de façon autocritique à leurs conduites durant les élections de mai et d'octobre, maintenant que chacun connaît les résultats qu'elles ont donné et le rapport des forces dans les institutions officielles.
La question qui doit faire, en particulier, l'objet d'une analyse approfondie est celle-ci : comment briser le verrouillage politique, la politique hégémonique des classes dirigeantes; comment modifier le rapport des forces, élever le niveau de conscience des masses afin d'imposer des élections véritablement démocratiques; comment créer les instruments d'organisation politiques pour effectuer les changements radicaux mettant fin à la politique actuelle de démission nationale, d'oppression et d'exploitation du peuple.
"Les communistes, soulignait notre déclaration du ler octobre 2002, considèrent que les travailleurs, les jeunes au chômage, les paysans pauvres, les cadres et intellectuels de progrès, n'arracheront les libertés démocratiques et l'amélioration de leurs conditions de vie que par les luttes ininterrompues, intenses, organisées et unitaires, que par la mobilisation contre la poursuite du démantèlement des acquis sociaux et de l'économie nationale. "
Kabylie : La répression contre le mouvement citoyen doit cesser
Au lieu de tenir compte du refus de la majorité des électeurs de Kabylie, qui ont refusé de se rendre massivement aux urnes malgré toutes les méthodes utilisées pour les pousser à voter, le pouvoir n’a rien trouvé de mieux que de relancer la répression pour aggraver une situation déjà tendue. Abrika et d’autres délégués des arouchs ont été arrêtés dans l’enceinte même du tribunal de Tizi-Ouzou. Les chefs d’inculpation retenus contre Abrika sont nombreux. On lui reproche pratiquement d’être responsable de toutes les émeutes et de toutes les difficultés. Alors qu’une région entière reste ferme dans ses revendications fondamentales et l’a suffisamment prouvé depuis plus d’un an, le pouvoir, croit toujours s’en tirer par l’utilisation de la force et des promesses creuses à répétition. Sa politique à courte vue consiste toujours à isoler des populations qui ne demandent que le châtiment des criminels responsables de la mort de plus de cent de leurs enfants et un changement réel d’une politique qui ne cesse d’enrichir les riches et d’appauvrir les pauvres alors qu’elle ne laisse aucune perspective à la jeunesse issue des milieux populaires en Kabylie et ailleurs. Les forces progressistes de Kabylie, qui défendent réellement les revendications des milieux populaires et prennent dans les faits leur distance avec tous les partis ou courants qui tentent de brouiller leurs aspirations réelles, y compris lorsque ces partis ou ces courants se déclarent opposants au pouvoir, ne défendent pas seulement les populations de leur région mais se battent pour un changement réel de politique pour toute l’Algérie. Ceci explique que le pouvoir cherche à les isoler et n’hésite pas à aggraver la répression à leur égard. A l’inverse tous les travailleurs et tous les progressistes de notre pays doivent renforcer leur soutien à des luttes bénéfiques à toute la nation.
Exigeons la libération d’Abrika et celle de tous les détenus du mouvement citoyen en Kabylie et ailleurs.
Agissons pour qu’un un puissant mouvement de masse uni arrache toutes les libertés démocratiques et la satisfaction de toutes les revendications des travailleurs et des jeunes de notre pays.
LUTTES DES TRAVAILLEURS
Santé
Cent mille paramédicaux en grève
100 000 travailleurs de la santé, à l'appel de la Fédération nationale de la santé (FNTSUGTA) ont observé une grève les 21 et 22 octobre 2002 à travers tout le territoire national. Les hôpitaux d'Alger, de Constantine, de Jijel, Bejaïa, Bouira, Jijel, Sétif, Khenchela, BordjBou-Arreridj, Sidi-Bel-Abbès, Oran et d'autres villes du pays ont été paralysés pendant quarante-huit heures, où la grève a atteint souvent un taux de 100% de participation. Un service minimum a été assuré durant cette grève. Les écoles médicales ont également répondu au mot d'ordre de grève de la FNTS.
Les travailleurs hospitaliers exigent une augmentation de leurs salaires et de certaines indemnités dont celles de contagion, de travail posté, d'intéressement, de documentation, de garde, de panier et de transport. Ils exigent également l'intégration des vacataires.
D'autre part, au cours de leur assemblée générale du 30 septembre 2002, les travailleurs de la santé de la Wilaya d'Alger, ont décidé d'adresser au Ministère de la santé un préavis de grève dont la durée serait de 21 jours. Les dirigeants de la FNTS présents à cette assemblée générale ont déploré l'attitude du Ministère de la santé qui reste sourd à la demande d'une révision du statut particulier des praticiens et spécialistes de la santé et qui refuse leur participation aux comités nationaux pour la prévention sanitaire.
Le mécontentement des travailleurs de la santé est grand, une nouvelle grève de 48 heures pourrait être décidée. Aux demandes de certains travailleurs de recourir à une grève illimitée, le secrétaire général de la FNTS pense qu'elle "est techniquement impossible."
Praticiens et spécialistes de la santé en grève depuis le 28 septembre
Les praticiens et spécialistes de la santé sont toujours en grève depuis le 28 septembre 2002. Ils sont au nombre de 4500 répartis dans 182 secteurs sanitaires et 13 centres hospitaliers universitaires (CHU) sur tout le territoire national. Devant le refus du Ministère de la santé d'appliquer l'accord du 14 mai réhabilitant le praticien de la santé, M. Yousfi, responsable du syndicat a déclaré " On veut la mort du secteur de la santé publique. En plus clair, les réformes engagées dans ce secteur prévoient, en effet, la construction d'hôpitaux et de cliniques privées. "
Dans le cadre de ce mouvement de grève, un sit-in s'est déroulé le 11 octobre au sein du CHU Mustapha Bacha. Près d'une centaine de praticiens et spécialistes de la santé rassemblés à cette occasion ont exprimé leur mécontentement. Un autre rassemblement a eu lieu le 10 octobre, à l'hôpîtal de Kouba pour les praticiens des secteurs sanitaires de Rouiba, Bab-El-Oued, Douéfa, Sidi-M'Hamed, Ben-Aknoun, Béni-Messous, Zeralda et Blida.
Education
Tizi-Ouzou - Les enseignants vacataires menacent de nouveau d'observer une journée de grève le 29 octobre pour exiger leur intégration dans le corps des enseignants. Un décret du Chef du gouvernement, adopté il y a deux mois, favorable à cette intégration reste à ce jour inappliqué. La circulaire d'application de ce décret exclut de son champ d'application les enseignants titulaires d'une licence en droit et des diplômes d'études universitaires appliquées (DEUA). Cette circulaire pénalise essentiellement les enseignants vacataires qui, titulaires d'une graduation universitaire, ont cumulé une expérience de plusieurs années dans l'enseignement.
Le 6 octobre 2002, les enseignants vacataires de cette ville avaient organisé une journée de protestation. Ils ont été soutenus dans tous les établissements scolaires par les enseignants titulaires. Selon le syndicat des employés et travailleurs de l'enseignement (SETE), le taux de participation à cette journée est de 85%.
29-30/09/2002
El-Hamadia- Grève de deux jours des enseignants qui dénoncent la dégradation inquiétante des conditions de travail, le montant insuffisant des indemnités accordé par le gouvernement au personnel pédagogique et d'encadrement administratif. Ils dénoncent aussi l'exclusion des travailleurs des services communs du bénéfice de cette indemnité.
13-14-15/10/2002
Constantine - Les travailleurs de l'Université Mentouri se sont mis en grève durant trois jours, du 13 au 15 octobre pour une augmentation de leurs salaires. Ils ont manifesté leur volonté de poursuivre leur action en recourant à d'autres formes de lutte jusqu'à satisfaction de leurs revendications.
Autres secteurs
Skikda - Les cadres syndicaux de l'Union territoriale UGTA de cette localité, ont examiné au cours d'une réunion le cas des cadres syndicalistes licenciés de leur emploi à la raffinerie par l'entreprise NAFTEC, après la grève du mois d'avril 2002. A l'issue de cette réunion, un préavis de grève a été lancé pour les 6 et 7 octobre. Le mouvement devait paralyser la livraison du carburant dans 19 wilayas.
01-10-2002
Akbou - Les travailleurs de la commune de cette localité ont observé une journée de grève pour l'augmentation de leurs salaires. Ils ont une plate-forme de revendications.
20-10-20002
Biskra- Les travailleurs de l'Entreprise des grands travaux de Biskra (ECOB) ont organisé un sit-in devant le siège de l'Entreprise de Construction de Ouargla (ECO) pour réclamer le paiement des arriérés de salaires non versés depuis mai dernier, la restitution du matériel appartenant à l'ECOB transféré arbitrairement à l'ECO et l'annulation de la décision de dissolution de leur entreprise prise le 30 mai dernier.
20-10-2002
Tébessa - Huit travailleurs de l'entreprise de filatures Elatex, filiale du groupe WSF-Texmaco, observent une grève de la faim, dans l'entrée du siège de l'UGTA, pour protester contre leur licenciement. Les grévistes, dont l’ex-directeur du complexe et un membre du conseil d'administration, comptent poursuivre leur action jusqu'à leur réintégration dans leurs postes.
12-10-2002
SIDAL Unité de Reizhaïa - Un rassemblement des travailleurs s'est déroulé devant le siège de la direction générale de la Société nationale d'installation et de diffusion du matériel technique (SIDAL).
La direction de la Fédération UGTA des travailleurs de la mécanique, de la métallurgie et des entreprises électriques (FNTMME) et plusieurs dirigeants syndicaux ont participé à ce rassemblement pour manifester leur solidarité aux travailleurs de Sidal qui réclament le paiement de leurs salaires gelés depuis septembre 2002 et la réouverture de leur entreprise fermée par la direction,
Le syndicat explique la baisse du chiffre d'affaires de cette unité par l'absence d'une structure commerciale depuis 1994. Les gestionnaires, au lieu de mettre en place cette structure, ont préféré céder certains lots de terrain appartenant à la société, et à fermer l'unité de Rghaia. Les travailleurs refusent la suggestion des gestionnaires de leur attribuer une indemnité de 500 000 dinars en échange d'un départ volontaire.
Le 'secteur de la -rnétallurgie et de la mécanique a déjà connu 100 000 départs volontaires et des centaines de départ à la retraite anticipée. Les travailleurs refusent d'être les éternelles victimes.
(14octobre2002)
IRAK : Bush maintient ses projets de guerre. (international)
Bien que l’immense majorité de l’opinion publique internationale et de très nombreux gouvernements refusent de souscrire aux plans américains, les Etats Unis ne cessent de faire pression sur le Conseil de sécurité pour qu’il adopte une résolution lui permettant tôt ou tard d’envahir l’Irak .Au moment ou nous écrivons le Conseil n’a encore voté aucune nouvelle résolution mais les impérialistes américains sont loin d’avoir renoncé à leurs préparatifs de guerre . Il est donc indispensable que le mouvement de solidarité avec le peuple irakien continue à se renforcer pour obliger Bush à tenir compte de la volonté des peuples.
Nous publions ci-après la déclaration de notre parti en date du 10 octobre 2002.
Irak : Mobilisons nous pour paralyser le bras des agresseurs
Malgré l’opposition du monde entier, excepté le couple Blair/Sharon et leurs gouvernements respectifs, l’impérialisme américain continue à préparer sa guerre contre le peuple irakien. Bien que le gouvernement irakien ait accepté sans conditions le retour des inspecteurs de l’ONU à Bagdad et que ceux-ci sont prêts à regagner l’Irak pour commencer leurs travaux, Bush refuse d’abandonner ses dangereux projets. Il a exigé et obtenu que ces inspecteurs remettent leur départ à plus tard et ceci sans aucune raison valable. Il continue à préparer l’agression et a déjà installé à Qatar l’état major chargé de conduire les opérations militaires dès que celui-ci recevra l’ordre de Washington.
En attendant, il multiplie ses pressions contre les membres du Conseil de sécurité pour les amener à voter une nouvelle résolution, qui signifierait la guerre puisqu’il exige de cette résolution de prévoir l’emploi automatique de la force dès que lui, Georges Bush, estimera que l’Irak crée des difficultés pour l’inspection de ses sites. Bref, il veut bien que le Conseil de sécurité débatte du problème mais pour lui donner le droit de détruire un pays souverain!
De leurs cotés, les dirigeants britanniques sillonnent le monde pour multiplier leurs pressions en faveur de Washington et méprisent totalement les sentiments de leur propre peuple, opposé majoritairement à une nouvelle agression contre le peuple irakien.
Les dirigeants américains actuels clament ouvertement qu’ils sont les plus forts et que rien ni personne ne peut les faire changer d’avis. Ils viennent de reconnaître que leur objectif réel n’est pas le remplacement du dictateur de Bagdad. En effet, Powel a déclaré dernièrement que si l’Irak était désarmé, les USA n’exigeraient plus le départ de Saddam!
Les raisons véritables pour lesquelles les impérialistes américains veulent mettre le feu à tout le Moyen-Orient sont de plus en plus claires. Ils veulent tout simplement transformer tous les peuples arabes en esclaves, s’emparer de toutes leurs richesses énergétiques, permettre à Sharon de chasser tous les Palestiniens de leur terre et liquider toute résistance à leur projet de domination mondiale.
Les forces qui se déclarent opposées à cette guerre sont nombreuses:les membres du Conseil de sécurité, excepté l’Angleterre, les autres grandes puissances capitalistes, les pays arabes et même certains responsables américains. Ces forces tiennent comptent de l’opposition grandissante à la guerre au sein de leurs pays respectifs et tentent d’éviter une confrontation dont les conséquences sont incalculables. Mais la seule force capable de paralyser le bras des agresseurs réside dans la mobilisation populaire à travers le monde entier. Les manifestations contre la guerre qui se sont déroulées en Grande Bretagne, en Italie ou aux Etats Unis sont un exemple à suivre partout dans le monde. C’est de telles manifestation, qu’il faut multiplier partout pour alerter les peuples, qui permettront au Front anti-guerre de s’élargir jour après jour, afin de paralyser les fauteurs de guerre.
Exigeons la fin des menaces contre le peuple irakien et la paix mondiale
Exigeons la fin de l’embargo criminel, dont ne souffre que le peuple irakien et non Saddam
Soutenons résolument la lutte des progressistes et des patriotes irakiens contre le régime dictatorial
Les partis communistes de six pays arabes expriment leur solidarité avec le peuple irakien (international)
Un communiqué daté du 16 septembre 2002 a été publié par les partis communistes de six pays arabes. Il fait suite à une rencontre de représentants de ces partis qui s'est déroulée récemment. La situation à laquelle fait face cette région constitue un tournant dangereux de la politique des Etats Unis, notamment après les tragiques événements du 11 septembre 200 1. "Les plans d'invasion de l'Irak, en tant que seconde étape de la guerre américaine contre le terrorisme sont dans une large mesure hors de proportion avec le prétexte employé pour justifier l'agression.", souligne le bureau d'information à l'étranger du Parti communiste Irakien, qui cite le passage suivant du communiqué signé par les Partis communistes de Jordanie, d'Irak, de Syrie, du Soudan, du Liban et d'Egypte. Ces plans d'invasion sont une partie de la "stratégie universelle américaine dont le but est la consolidation du seul pôle dirigeant américain de la politique internationale de contrôle du développement du destin du monde, particulièrement de notre région considérée, avec ses énormes réserves de pétrole, notamment l'Irak, comme un chaînon principal pour réaliser ce rêve fou des monopoles américains."
IRAK : l’ancien ministre R.Clark accuse:"Les USA. sont le plus grand vecteur de violence sur la terre (international)
Ramsey Clarck est un ancien ministre de la justice des USA. Il a écrit à tous les membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour leur demander d’empêcher une nouvelle attaque de l’Irak par les USA. Cette lettre a été également adressée à l’assemblée générale de l’ONU avant d’être rendue publique. Elle résume de façon concrète et saisissante les positions exprimées par des centaines de millions d’opposants à la politique criminelle des dirigeants actuels du gouvernement nord-américain. Nous publions cette lettre
Les Nations Unies doivent agir pour empêcher une attaque de l’Irak par les Etats -Unis.
Si les Nations Unies sont incapables d'empêcher les Etats-Unis, un membre permanent du Conseil de Sécurité, de commettre des crimes contre la paix et l'humanité ainsi que des crimes de guerre envers une nation qui a déjà souffert au-delà de toutes limites du fait des agressions américaines, alors à quoi servent encore les Nations Unies?
L'opposition à toute attaque ou tentative de renverser le gouvernement irakien par la force doit, et c'est la moindre des choses, être exprimée publiquement par les Nations Unies.
Les Etats-Unis ont instauré des sanctions économiques contre l'Irak, approuvées par le Conseil de Sécurité le 6 août 1990, 45e anniversaire de l'attaque nucléaire américaine sur Hiroshima. Ces sanctions sont la cause directe de la mort cruelle de plus d'un million de personnes.
C'est le plus grand crime contre l'humanité de cette dernière décennie du XXe siècle, le plus violent de l'histoire. Chaque mort douloureuse d'une personne dépérissant de malnutrition, de déshydratation ou de maladie aurait pu être empêchée. Les sanctions persistent jusqu'à aujourd'hui et causent des centaines de morts chaque jour.
Les Etats-Unis ont effectué des attaques aériennes contre l'Irak à volonté depuis mars 1991, lorsque ont pris fin les attaques massives qui se déroulaient à un rythme d'une sortie aérienne toutes les 30 secondes. Sans perdre un seul avion, les attaques américaines ont tué un grand nombre de personnes chaque année.
L'Irak ne constitue pas une menace pour les USA, les pays de la région ou d'autres pays. Les USA ont faussement affirmé que l'Irak travaillait au développement d'armes de destruction massive pour attaquer les USA, Israël, ses voisins et d'autres pays. Les USA ont affirmé que ses attaques de 1991 ont détruit 80% de la capacité militaire irakienne. Les inspecteurs de l'ONU ont affirmé avoir découvert et démantelé 90% de la capacité irakienne (d'après 1991) de développement d'armes de destruction massive.
Deux des officiels les plus haut placés des Nations Unies, responsables des inspections d'armement de l'ONU en Irak, et un honnête citoyen américain participant aux inspections ont démissionné, dénoncé les sanctions et nié qu'il existe une menace que l'Irak développe des armes de destruction massive.
Les USA continuent à justifier Hiroshima (intertitre)
Les Etats-Unis sont le plus grand vecteur de violence sur la Terre. Les USA possèdent plus d'armes nucléaires que toutes les autres nations réunies. Ils possèdent les plus grands stocks d'armes chimiques et biologiques et développent la recherche la plus avancée et la plus extensive sur les armes de destruction massive dans le monde. Les dépenses militaires des USA excèdent celles des neuf plus importants budgets militaires suivants réunis. Le président Bush a proclamé à plusieurs reprises son droit de frapper le premier. Les USA ont attaqué Hiroshima et Nagasaki avec des bombes atomiques et continuent à justifier de tels actes.
Les USA ont dénoncé les traités contrôlant les armes nucléaires et leur prolifération; ils ont voté contre le protocole permettant la mise en place des conventions réglementant les armes biologiques, rejeté le traité bannissant les mines antipersonnel, le Tribunal pénal international et en fait tout effort international pour contrôler et limiter la guerre. La guerre américaine contre le terrorisme est une proclamation du droit des Etats-Unis d'attaquer le premier n'importe qui, n'importe où, sur simple soupçon, ou sans excuse, unilatéralement.
Une attaque des Etats-Unis contre l'Irak pour renverser son gouvernement serait une violation flagrante de la Charte de l'ONU, de la Charte de Nuremberg et de la loi internationale.
Une attaque contre l’Irak violerait la constitution des USA. (intertitre)
Je vous implore d'alerter immédiatement les Nations Unies, l'Assemblée générale, le Conseil de Sécurité et toutes ses agences pour dénoncer les menaces américaines persistantes contre l'Irak, pour exiger un arrêt immédiat des menaces et pour avertir les Etats-Unis qu'une attaque sur l'Irak violerait la Charte des Nations Unies, la loi internationale et l'amitié de tous ceux qui recherchent la paix et respectent la dignité de l'humanité.
Une attaque sur l'Irak par les Etats-Unis violerait aussi la Constitution et les lois des Etats-Unis et pourrait entraîner, selon la Constitution, une mise en accusation du président Bush pour les plus grands des crimes, ceux contre la paix et l'humanité, devant la Chambre des Représentants et le Sénat des Etats-Unis. Il pourrait être jugé par une Cour fédérale.
Malheureusement, ces dernières années, on a plus souvent assisté à des violations de notre Constitution qu'au respect fidèle des droits de tous les citoyens qu'elle est censée protéger. Mais ceux qui aiment leur pays et qui, pour cette raison, insistent pour que leur pays agisse avec justice, s'efforceront de faire rendre des comptes à toute autorité américaine qui participerait à une attaque contre l'Irak.
88.500 tonnes de bombes en 1991 (intertitr)
Ces bombardements ont détruit la viabilité économique de la société civile dans tout le pays. Ils ont tué des dizaines de milliers de citoyens irakiens. Une partie essentielle des bombardements était dirigée contre la population et des installations civiles.
Le Pentagone a affirmé que ses pertes s'élevaient à 156 personnes. Un tiers de ces pertes était le fait des propres tirs américains; le reste était accidentel.
BRESIL : Le parti communiste du Brésil appelle au renforcement du parti (international)
(extrait de la déclaration)
"Lors du premier tour, la participation du Parti Communiste a constitué une victoire. Il a obtenu l’élection de 12 représentants fédéraux, 17 représentants d’Etats, et le poste de vice -gouverneur de l’Etat de Piaui. En ce qui concerne les votes pour la Chambre des Représentants (votes effectués à la fois pour les candidats et le Parti), Le PC du B a obtenu 1.967.135 voix, atteignant 2,25% des 87.532.533 suffrages exprimés. Dans les élections pour le Sénat, il a obtenu 6.185.951 voix. Walter Gomes, à Sao Paulo, a presque atteint 3.500.000 voix. Le parti a obtenu 17% des voix dans le district Fédéral et 13% à Bahia, parmi d’autres grandes performances. Même là où aucun communiste n’a été élu, comme ce fut le cas de Alagoas et Paraiba, le PC du B a reçu un accueil significatif. Le PC du B a obtenu un total de 9.281.543 voix pour les sénateurs, les représentants fédéraux et d’Etats. Entre le deux tours, tout en travaillant à obtenir plus de voix pour la Présidence de la République et pour les candidats de la coalition dont ils font partie, les militants communistes feront des efforts pour renforcer le Parti. Le PC du B doit multiplier les liens avec les mouvements des travailleurs, surtout les syndicats, les entités sociales de la jeunesse, pour impulser la conscience et l’organisation du peuple. Dans les derniers efforts de la campagne électorale, les communistes doivent étendre partout l’organisation du Parti, recruter des milliers de nouveaux militants, constituer des centaines de nouveaux comités dans les municipalités, intensifier l’insertion des bases communistes.
L'Octobre historique est une opportunité extraordinaire pour le PC du B pour atteindre un niveau nouveau dans son existence. Le défi de recruter et d’organiser de nouvelles bases, de préparer la structure de nouveaux comités et de consolider ceux qui existent est déjà actuel. Nos membres doivent remercier les électeurs pour leur confiance partout où des candidats communistes ont été élus. Et ils doivent se joindre à la célébration de la victoire du peuple brésilien au premier tour là où il n’a pas obtenu d’élus. Les comités de campagne doivent rester actifs dans la bataille entre les deux tours. Des sessions plénières de militants doivent être organisées pour planifier les tâches du débat électoral et politique et pour renforcer les rangs du Parti. Le PC du B doit continuer à contribuer au renforcement et à l’élargissement du front national et démocratique. Les communistes réaffirment leur engagement avec le large mouvement civique pour élire des gouvernements démocratiques dans les Etats et pour la victoire de Lula, inaugurant une nouvelle ère pour le Brésil"
En dernière minute nous apprenons la victoire de Lula. Pourra-t-il tenir ses engagements? Seul l’avenir le dira. Tout dépendra de la mobilisation des travailleurs et des masses populaires qui en ont assez de la misère et de la dictature du FMI.
Loi de Finances 2003 : Austérité maintenue pour les travailleurs et les familles populaires
On sait qu’une loi de Finances est le moyen sur pour connaître les objectifs d’un gouvernement
en matière économique et sociale. Le notre confirme dans le budget 2003 qu’il maintient le cap de l’austérité pour les travailleurs et les familles populaires et que les ressources considérables engrangées ces dernières années ou attendues pour l’année prochaine ne serviront en aucun cas à relancer la production nationale, à améliorer le pouvoir d’achat des salariés ou à faire face à la dégradation des services publics. Une partie de ces ressources est d’ailleurs cachée puisque le prix envisagé pour le baril est de 19 dollars et le dollar est fixé arbitrairement à 80 dinars.
Comme l’argent ne manque pas, on commence par minimiser les prévisions de recettes en prévoyant un baril à 19 dollars, alors qu’il dépasse aujourd’hui les 25. Au nom de la prudence, cette prévision a un double but. D’une part elle permet de tromper d’une manière scandaleuse l’opinion publique et de justifier l’austérité et d’autre part c’est un signal fort du pouvoir en direction des puissances impérialistes quant à la volonté de notre pays de ne rien faire qui puisse maintenir le cours du brut au moins à son niveau actuel. La stratégie de l’OPEP est d’agir pour que le baril se maintienne dans une fourchette de 22 à 28 dollars. Le prévoir à 19 dollars renseigne mieux que tous les discours sur le rôle qu’entendent suivre nos dirigeants pour faire respecter cette stratégie qui n’a rien de révolutionnaire par ailleurs.
On nous dira qu’il existe un fonds de régulation des surplus si le cours du baril dépasse les 19 dollars mais qui contrôle l’utilisation de cet argent? en attendant des milliards et des milliards de dinars de la fiscalité pétrolière ne sont pas comptabilisés dans les recettes et même les "députés" de notre assemblée nationale populaire n’ont pas le droit d’en discuter. Ces députés ne discuteront de rien d’ailleurs. Ils ont à peine une semaine pour faire des monologues qui ne serviront à rien et n’intéresseront personne.
Pour rester fidèles au FMI, alors que rien aujourd’hui nous y oblige, le pouvoir ne sait plus comment s’y prendre pour justifier une politique qui aggrave la misère dans notre pays pour des millions et des millions d’Algériens. La balance des paiements est largement excédentaire, nos réserves en devises atteignent 23 milliards de dollars, la dette extérieure a diminué mais le refus de soutenir les entreprises publiques stratégiques ou de prévoir plus de crédits pour l’école, la santé publique, le logement, l’eau est toujours d’actualité comme le recommande le FMI. Les travailleurs qui ont un emploi en ont assez des salaires de misère; ceux qui sont chômeurs ou qui n’ont jamais travaillé vivent dans l’angoisse mais nos gouvernants continuent de mépriser toutes les revendications pour satisfaire le même FMI et les couches d’affairistes qui profitent scandaleusement d’une politique anti-populaire et suicidaire pour la nation.
La nouvelle loi de Finances continue d’accorder exonérations et cadeaux fiscaux aux capitalistes et aux riches. Certains d’entr’eux ne payent rien. De l’aveu même du directeur des opérations fiscales les 2/3 de l’impôt sur le revenu sont payés par les travailleurs et l’impôt sur le revenu des salariés est supérieur de plus de 50% à celui de l’impôt sur les bénéfices des sociétés!
La situation dans notre pays est dramatique. Le ministre des Finances est tout heureux d’annoncer que le taux d’inflation ne dépasse 5% ou que les salariés qui gagnent moins de 6500 dinars ne seront pas imposés mais cela ne change rien au fait que la croissance hors hydrocarbures n’est pas pour demain et que le fossé entre riches et pauvres continuera à s’approfondir.
Les orientations économiques et sociales du pouvoir, son refus de prendre en compte le mécontentement de nombreuses couches de la société, son mépris des aspirations de notre jeunesse, et pas seulement en Kabylie, créent une situation de plus en plus dangereuse. L’application de l’accord d’association avec l’Union Européenne ou l’adhésion programmée à l’OMC finiront par démanteler nos entreprises performantes, publiques et privées pour le seul profit des multinationales étrangères. Il est temps de renforcer l’union des travailleurs et des progressistes pour une alternative de progrès, qui romprait complètement avec la politique actuelle et ouvrirait les chemins de l’espoir pour notre peuple.
LOI DE FINANCES 2003 ET CALCULS DES GROS IMPORTATEURS (autre article )
Le projet de Loi de finances pour 2003 a dévoilé l'intention du gouvernement de placer le commerce extérieur sous la haute main de quelques puissants personnages. Ce projet prévoit d'interdire les activités d'importation aux sociétés dont le capital social est inférieur à 50 millions de Dinars ! La commission des finances de l'APN a proposé de réduire ce seuil de moitié.
Mais, 25 ou 50 millions de Dinars, où est réellement la différence ? On sait qu'avec un capital de 100 000 dinars une S.A.R.L. peut être constituée. Seules les S.A.R.L. qui disposent d'un capital 250 fois plus important pourront donc obtenir à l'avenir l'autorisation d'importer des marchandises.
Il y a quelques années les agents de la libéralisation tiraient à boulets rouges sur le monopole de l'Etat sur le commerce extérieur au nom de la liberté d'entreprendre. Maintenant que la grosse bourgeoisie compradore a obtenu satisfaction, avec la liquidation des entreprises publiques qui activaient dans le secteur commercial, elle exige encore davantage. Elle est pressée de concentrer entre ses mains les fabuleux profits tirés de l'importation. La solution qui lui paraît la plus simple pour cela est d'éliminer de ce secteur tous les petits importateurs qui cherchent eux aussi à s'enrichir en tentant leur chance dans une activité qui ne demande pas de gros moyens ni des investissements difficiles à rentabiliser. Dans leur hâte de mettre les ressources pétrolières à son service exclusif le pouvoir des affairistes n'a pris aucune précaution pour cacher ses objectifs.
Les responsables du ministère des Finances prétendent que cette décision a pour seul but de faciliter le contrôle fiscal de l'Etat sur ces activités lucratives. Cet argument est des plus fallacieux. Sur les 40 000 sociétés qui interviennent dans les importations seul un nombre limité d'importateurs tient l'essentiel de cette activité. Il ne tient qu'aux responsables de l'Etat de faire leur travail s'ils en ont vraiment la volonté. Les services des douanes peuvent dresser sans difficulté aucune la liste des gros importateurs qui sont les plus grands fraudeurs. Bien entendu un pouvoir dominé par la bourgeoisie compradore n'ira pas à l'encontre des intérêts de cette classe. Ce serait se bercer d'illusion que de croire qu'il puisse avoir la volonté ou la capacité de réaliser une telle opération.
De leur côté, les importateurs de véhicules enragent. Non contents de brasser des affaires qui se chiffrent chaque année en centaines de millions de dollars depuis que l'importation des véhicules est totalement libre, les voilà qu'ils exigent de l'Etat qu'il interdise aux particuliers d'importer sans passer par eux des véhicules d'occasion. De nombreuses personnes de condition modeste utilisent cette voie pour acquérir à l'étranger un véhicule de moins de trois ans dont le prix est à leur portée, alors qu'une voiture neuve revient au minimum à 500 000 DA.
Les concessionnaires agitent le danger que représenterait pour la sécurité routière l'état de ces véhicules. Chacun sait que la solution à ce problème est de rendre plus rigoureux le contrôle technique qui est de toutes façons un préalable obligatoire à l'établissement de la carte d'immatriculation pour tout véhicule même neuf. Nos importateurs ne veulent pas laisser un tel marché leur filer sous le nez surtout que la hausse des revenus pétroliers se traduit actuellement par un accroissement de l'importation des biens de consommation. Mais le gouvernement n'est pas prêt à commettre l'erreur de provoquer la colère des couches moyennes en les frappant de plein fouet par une mesure que rien ne peut justifier, au moment précisément où son objectif prioritaire est de faire passer son projet de dénationalisation des hydrocarbures.
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN.
Raji Surani : Barghouti, symbole de notre souffrance
A la veille du procès de Marwan Barghouti, Raji Surani, président du Centre palestinien pour les droits de l'homme à Gaza, vice-président de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), donnait une conférence de presse mercredi à Paris avec le président de la LDH, Michel Tubiana. Raji Surani, qui a payé son engagement de séjours dans les prisons israéliennes mais aussi dans celles de l'Autorité palestinienne pour avoir dénoncé ses manquements dans ce domaine, a dressé un tableau terrible de la situation. " Marwan Barghouti, dit-il, symbolise les 6 000 à 8 000 prisonniers palestiniens qui sont, comme lui, privés de tout droit et illégalement détenus. Il est aussi un symbole de la résistance légitime à l'occupation qui dure depuis 35 ans "
" Notre peuple souffre terriblement et depuis trop longtemps. Ce dont il souffre a un nom : l'occupation. Tout ce que nous voulons est qu'elle cesse. C'est là notre seul message au monde. Ne peut-il pas l'entendre ? Devons nous éternellement souffrir et nous taire ?" demande-t-il.
Quand il analyse les événements de ces dix dernières années, il en conclut : " Les accords d'Oslo ont été une catastrophe pour le peuple palestinien et nos droits humains en ont été la principale victime. Ils ont eu pour résultats l'établissement par Israël d'une nouvelle forme d'apartheid, la destruction de l'économie et de la société palestinienne. Nous, ONG, nous étions engagés de toute notre force pour leur réalisation. Mais que nous étions conscients de leurs limites et de la grande faiblesse de l'Autorité palestinienne face aux pressions énormes d'Israël et des Etats-Unis. Aujourd'hui, c'est un désastre total. La moisson est amère."
Israël connaît la pire crise économique et sociale de son histoire (international)
L'économie du pays, victime à la fois du ralentissement économique international et de l'Intifada palestinienne, traverse une bien mauvaise passe. Le pays devrait en effet enregistrer pour l'année 2002 le pire résultat de son histoire, avec une chute de l'activité de 1,5 % qui s'ajoute à la contre-performance de — 0,5 % en 2001. Il s'agissait alors du plus mauvais résultat depuis 1953. Compte tenu de sa forte croissance démographique, Israël aurait besoin, selon les experts, d'une croissance d'au moins 1,8 %. La traduction sociale de ces mauvais chiffres ne s'est pas fait attendre : le nombre de chômeurs enregistrés dépasse désormais 275 000, soit plus de 10,5 % de la population active. La hausse de l'inflation, qui pourrait dépasser 7 % en 2002, a également pesé sur les revenus israéliens.
Selon l'Office central des statistiques, ces derniers ont baissé de 4,5 % pour les sept premiers mois de l'année. La chute a même été de 5,8 % pour le deuxième trimestre, soit le plus mauvais résultat depuis 1995. Fragilisée par ce marasme, la monnaie locale, le shekel, s'est régulièrement effritée par rapport au dollar. Sa défense a obligé la Banque centrale à hausser ses taux d'intérêt, compromettant une éventuelle reprise. La dégradation par l'agence de notation Standard and Poor, en septembre, des deux principales banques du pays (Hapoalim et Leumi) a également suscité la crainte que l'Etat lui-même connaisse un pareil sort, ce qui renchérirait encore le coût du crédit.
Le Peuple Palestinien a besoin maintenant de votre solidarité (Un appel du Parti du Peuple Palestinien (internation solidarité avec le peuple palestinien)
Dans son appel adressé aux amis et camarades, publié le 24 septembre 2002, le Parti du Peuple Palestinien déclare notamment après l'encerclement du quartier général du Président de l'Autorité palestinienne par l'armée israélienne dans la nuit du 19 au 20 Septembre
"Il est évident que cette agression n'a pas pu se produire sans un autre feu vert de l'administration américaine. Cette administration n'est manifestement pas "surprise" pour s'entendre avec Israël quand ce dernier est supposé être averti à l'avance au sujet de toute attaque contre l'Irak. En retour pour sa part, le gouvernement israélien n'entreprendra aucune action militaire contre les Palestiniens- qui contrecarrerait les plans américains au Moyen-Orient- sans l'accord américain. L'information qui a été publiée dans les médias israéliens a révélé que les Etats-Unis ont consenti à une "claire et rapide " opération contre le Président Arafat qui devait le conduire à un total isolement et à la soumission plutôt qu'une opération de longue durée à Gaza qui affecterait négativement l'action à venir des Américains en Irak".
Au Danemark : Actions diversifiées de solidarité avec le peuple palestinien et les forces de paix en Israël ! (solidarité avec peuple palestinien)
Le 2 octobre 2002, le Parti communiste du Danemark a publié une liste des actions menées dans ce pays en solidarité avec le peuple Palestinien et les forces de paix en Israël. Parmi ces actions citées sur cette liste nous relevons :
- La campagne menée pour le boycott d'Israël qui a été lancée en avril 2002 par les groupes de solidarité palestinienne et la Société de l'Amitié Danoise-Palestinienne. Le boycott concerne toutes les activités commerciales, sportives et touristiques, La campagne oeuvre à présenter au public la situation en Palestine, l'histoire de ce pays et l'Etat d'Israël. Elle apprend aux consommateurs quelles catégories de biens sont importées d'Israël et des colonies. Très souvent, les produits des colonies sont faussement présentés en provenance des territoires occupés pour signifier qu'ils ont été cultivés ou fabriqués par des Palestiniens. Les militants du boycott agissent devant les supermarchés. Ils organisent des réunions, des manifestations et des marches dans les grandes villes.
- Dans la soirée du 14 septembre, un rassemblement s'est déroulé dans un square populaire de Copenhague avec des discours, de la musique et des danses palestiniennes, des bougies allumées à la mémoire des victimes de Sabra et Chatila et des massacres de Jénine.
- Mardi 26 septembre la campagne a organisé une manifestation devant l'ambassade d'Israël de Copenhague, Une lettre de protestation a été déposée à l'ambassade. Cette lettre avait pour mot d'ordre : " Bas les mains sur l'Autorité palestinienne ! Israël quittez maintenant les territoires occupés !"
- La campagne de boycott a aussi pour objectif de faire cesser le commerce des armes du Danemark en faveur d'Israël
- Le 29 septembre, 400 Juifs danois ont manifesté devant l'ambassade d'Israël pour protester contre la politique des dirigeants de ce pays vis à vis des Palestiniens.
Déclaration d'Amsterdam : 18 organisations juives pour la paix contre l'occupation des territoires palestiniens (intern solidarité avec peuple palestinien)
Dix-huit organisations juives de neuf pays européens attachées à la paix se sont retrouvées les 19 et 20 septembre 2002 à Amsterdam à la conférence intitulée " Ne dites-pas que vous ne le saviez pas".
Les représentants de ces organisations appellent
A) Le -gouvernement d'Israël à changer sa politique actuelle lot l'application des propositions de la déclaration suivante et
B) Tous les autres gouvernements, les Nations Unies et I’Ùnion européenne d'exercer leur pression sur le gouvernement d'Israël en vue de l'application de la déclaration suivante que nous publions ci-après
"Nous croyons que la seule voie pour sortir de 1"impasse actuelle est dans un accord basé sur la création d'un Etat palestinien indépendant et viable avec la garantie d'une sauvegarde de la sécurité d'Israël et de la Palestine. Cela exige :
1, Une fin immédiate de l'occupation des territoires occupés dans la Bande Ouest, de Gaza et de Jérusalem Est avec la reconnaissance des frontières du 4 juin 1967.
2. Le retrait total de toutes les colonies juives dans tous les territoires occupés,
3. La reconnaissance des droits des deux Etats pour obtenir Jérusalem comme leur capitale.
4. Israël doit reconnaître sa responsabilité dans la création du problème des réfugiés. Israël devrait reconnaître le principe du droit des Palestiniens au retour comme un droit humain. La solution pratique au problème sera obtenue par un accord entre les parties basé sur des considérations justes et claires. Il inclura des compensations, le retour sur le territoire de l'Etat de Palestine ou sur celui d'Israël, sans mettre en danger l'existence d'Israël. Nous appelons la communauté internationale, spécialement l'Europe, à une politique de soutien financier.
Turquie : L'interdiction des candidatures d'islamistes est-elle une question démocratique ? (internation)
Dans un article du 23 septembre, le Bureau international du Parti communiste de Turquie donne son opinion sur l’interdiction de certaines candidatures aux élections du 3 novembre 2002. Nous publions pour nos lecteurs des extraits de cet article.
"La haute commission responsable des élections en Turquie a interdit les candidatures de Murat Bozlak, le dirigeant du Parti pro-Kurde, de Akin Birdal, ancien Président de l'association turque des droits de l'homme, de Necmettin Erbakan, ancien dirigeant du Parti de la Providence puis du Parti de la vertu, tous deux interdits par la Cour Constitutionnelle, enfin de Tayyip Erdogan, le dirigeant du Parti de la justice et du développement".
"Oui, la démocratie turque a de nombreux problèmes et défauts en comparaison avec les démocraties occidentales. Cependant, la matière ne peut être analysée comme un tout pour les quatre. Parce que nous ne pouvons pas traiter Birdal et Bozlak, tous deux condamnés pour leurs discours et actes en faveur des droits des Kurdes en Turquie, de la même manière que Erbakan et Erdogan condamnés pour leurs discours et actes fondamentalistes".
"Est-il possible de défendre la liberté de vivre et la liberté d'assassiner en même temps ? Pas du tout. Vous devez choisir entre les deux".
"Ainsi on doit réfléchir attentivement avant de défendre les droits des dirigeants du mouvement fondamentaliste en Turquie afin de défendre les droits humains ou la démocratie. La gauche devrait réfléchir et agir aux côtés de la classe ouvrière.
"Le mouvement fondamentaliste a toujours été en Turquie l'un des deux principaux organes de la politique contre-révolutionnaire. L'autre est le mouvement fasciste qui est aisément distingué. Le capitalisme turc n'a jamais lutté réellement contre ces deux mouvements contre-révolutionnaires, même s'il est connu que les partis fondamentalistes ont été interdits en Turquie. La bourgeoisie turque n'a jamais eu assez de courage pour lutter contre le soutien de masse du fondamentalisme et les causes à l'origine de ce soutien, mais a toujours préféré obtenir du mouvement fondamentaliste, qu'il puisse être employé contre les communistes si c'est nécessaire, sous son contrôle. L'histoire de la Turquie est pleine d'exemples où les fondamentalistes ont été utilisés contre les communistes".
"Ainsi dans ces conditions, comment pouvons-nous défendre la liberté d'un mouvement qui est responsable du massacre des centaines de communistes, de révolutionnaires et même de personnes qui soutiennent les pensées laïques et progressistes ?
"Comment pouvons-nous oublier que les personnes, qui se proclament aujourd'hui démocrates à cause du fait qu'ils ont été interdits de participer aux élections, ont massacré 37 intellectuels en 1993 au cours d'un festival culturel en les brûlant dans un hôtel?
"Comment pouvons-nous oublier les champions d'aujourd'hui de la démocratie qui sont les mêmes personnes qui ont poussé le peuple à attaquer les étudiants anti-impérialistes de l'université qui protestaient contre la visite des navires de guerre américains à Istanbul et en ont tué deux parmi eux "Pouvons-nous défendre la liberté d'un mouvement qui veut régner sur la Turquie avec des lois islamiques contre les droits de l'homme ?
Slovaquie : Les communistes gagnent 11 sièges au parlement
Pour la première fois depuis 1989, on va retrouver des communistes au sein du Parlement slovaque. Lors des dernières élections, le Parti communiste de Slovaquie (KSS) a obtenu 11 sièges sur les 150 du Conseil national. Il a plus que doublé ses voix depuis les dernières élections de 1998, où il avait récolté 6,2% des suffrages.
Les élections de samedi ont également vu le Parti de la Gauche démocratique (SDL), partisan de l’Otan et de l’UE, perdre la totalité de ses 23 sièges. Les 14,7% que ce parti avait récoltés en 98 ont dégringolé à moins de 3%.
Le prochain gouvernement de coalition, en Slovaquie, sera probablement constitué des quatre partis de droite – hormis le parti de Dzurinda, il y a aussi le Mouvement démo-chrétien (8,25%), un nouveau parti formé par le berlusconesque magnat des médias Pavol Rusko, ainsi que la Nouvelle Alliance citoyenne (8%) et sans oublier le Parti de la Coalition avec la Hongrie (11.6%).
Ensemble, ces partis ont obtenu 78 des 150 sièges vacants. L’ancienne coalition " gauche-droite ", elle, disposait de 93 sièges.
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