LUTTER POUR LES REVENDICATIONS SOCIALES ET SOUTENIR LE PEUPLE IRAKIEN (edito)

La politique imposée à notre pays et à notre peuple depuis tant d’années par la fraction de la bourgeoisie complètement inféodée aux milieux impérialistes et à leurs institutions financières aggrave jour après jour la situation des travailleurs, d’une grande partie des paysans et de toutes les couches laborieuses. Les couches d’affairistes, de spéculateurs et de corrompus ne reculent devant rien pour continuer à appliquer dans tous les domaines des diktats destinées à multiplier le nombre des chômeurs, des pauvres qui se comptent pourtant par millions. Tous les accords passés avec les milieux étrangers, toutes les réformes envisagées ont pour objectif de créer de nouvelles difficultés pour la production nationale. Livrer le pays aux multinationales étrangères, voilà le programme que met en oeuvre un pouvoir qui ne sait plus quoi faire pour satisfaire les représentants des multinationales et leurs gouvernements. Ouvrir totalement le marché national aux productions étrangères, privatiser tout c’est à dire casser de nouvelles entreprises et offrir les plus juteuses aux affairistes et aux étrangers, mettre à la disposition des compagnies étrangères toutes nos ressources énergétiques pour un plat de lentilles, voilà comment nos dirigeants préparent notre avenir. Ce n’est pas tout. Le pouvoir n’est pas satisfait de la situation dramatique de nos écoles, de nos hôpitaux, et de tous les services publics. Sous prétexte de réforme des structures de l’Etat, on veut mettre à la porte des centaines de milliers de travailleurs, transformer d’autres en saisonniers, maintenir des salaires de misère pour ceux qui auront la "chance" d’échapper au couperet. Se soigner, ou envoyer ses enfants ne peut plus et ne doit plus être assuré à tous les Algériens selon nos gouvernants, relayés quotidiennement par des plumitifs conscients ou inconscients.

Devant les dégâts que l’on peut observer partout dans nos villes et nos villages, les travailleurs qui n’ont jamais cesser de lutter exigent de leurs organisations syndicales et en particulier de la direction de l’UGTA qu’elle cesse de tergiverser. L’avenir dira s’ils ont été entendus. Le secrétariat de l’UGTA dit envisager des actions sérieuses et même une grève générale pour bloquer les projets du gouvernement. Tout dépendra à cet égard de la mobilisation des travailleurs à la base qu’il faut intensifier.

Les orientations appliquées en Algérie sont celles du grand capitalisme mondialisé. L’impérialisme américain veut aggraver ces orientations avec des conséquences encore plus dramatiques pour des pays comme le notre. Avec la guerre préparée contre le peuple irakien il vise à créer les conditions pour s’emparer en particulier des ressources énergétiques de l’Irak et dicter sa loi sur le marché pétrolier mondial. Nous sommes donc directement visés. Des projets comme ceux de Khellil, il veut les imposer y compris en utilisant la force militaire. Lutter contre la guerre et imposer des reculs à Bush, c’est donc faciliter la lutte pour les revendications et pour défendre nos intérêts nationaux. Il est donc nécessaire pour les travailleurs de lier leurs luttes pour leurs revendications sociales, contre les projets du pouvoir, contre son autoritarisme ou la répression encore en vigueur en Kabylie à la lutte de tous les peuples contre les complots et les agressions impérialistes. Ces luttes pour être efficaces doivent être menées non seulement dans l’union de tous les travailleurs mais aussi dans l’unité d’action avec toutes les forces qui veulent défendre les intérêts nationaux et qui agissent concrètement contre les plans criminels de l’impérialisme américain.

Le scandaleux mutisme de certains partis et de l’UGTA face à la guerre annoncée

Alors qu’à travers le monde des hommes et des femmes, des partis, des syndicats, des organisations de jeunes se mobilisent pour dire non à la guerre contre le peuple irakien ; alors qu’aux USA même se déroulent de grandes manifestations de protestation, que plus de 30.000 universitaires et des centaines d’acteurs et autres gens des métiers d’art dénoncent l’agression militaire annoncée, alors qu’un grand écrivain comme John Le Carré ridiculise avec une verve féroce les arguments simplistes de Bush; alors que...dans notre pays le silence est quasi général. Il y a de quoi être sidéré !

Il est des silences coupables. Complices, mêmes ! Ainsi, le FFS, le RCD le RND et son aîné le FLN, ne lèvent pas le petit doigt pour venir en aide au peuple irakien. Victime demain, comme hier et aujourd’hui, des bombes de l’impérialisme américain et de ses alliés qui ont fait des milliers de morts. Selon une étude des experts de l’ONU, la nouvelle intervention militaire risque de faire plus de 500.000 morts. Mais aucun de ces partis ne semble concerné par une telle catastrophe. Aucun d’entre eux n’a entrepris la plus petite initiative : pas de rassemblement, pas d’appel à manifester, pas de cortège dans les artères de nos villes. Bref, aucun geste de solidarité à l’égard du peuple martyr irakien, Quant aux syndicats, aussi bien ceux des étudiants que l’UGTA et d’autres, ils observent également un silence incompréhensible, ils n’appellent pas à la moindre action de solidarité.

Evidemment, bien que cela n’ait rien de surprenant aujourd’hui, l’attitude la plus scandaleuse reste celle du FLN qui se réfère sans pudeur au passé mais déshonore la mémoire de nos chouhada en oubliant combien la solidarité internationale a compté dans notre combat pour notre libération nationale. Décidément, la vase nauséabonde a remplacé la fertilité du limon si souvent évoqué autrefois.

Ne parlons pas du Président, de Benflis et de ses ministres qui sont encore plus en retrait que les dirigeants les plus réactionnaire du Moyen-Orient et de ceux du Maghreb.

Les travailleurs, les forces progressistes, les vrais démocrates, les femmes, les jeunes de notre pays ne sont pas insensibles au sort du peuple irakien - non plus à celui du peuple palestinien. Ils doivent se mobiliser pour dire bas les pattes à l’impérialisme US et ses alliés. Ils doivent exiger du pouvoir algérien et de Bouteflika, par ailleurs si prompt à faire des discours pseudo-patriotiques, une autre attitude face à la guerre programmée.

Les communistes algériens appellent les travailleurs, les progressistes, les patriotes à déployer les plus gros efforts pour organiser dans l’union des rassemblements populaires à travers tout le pays, des rassemblements de solidarité avec les peuples palestinien et irakien.

les travailleurs s’opposent aux privatisations

Insidieusement et en catimini le pouvoir a commencé à mettre en place les structures de la privatisation des entreprises portuaires, agro-alimentaires et d’autres. Les responsables des sections syndicales des ports du pays se sont rendus à la direction de l’UGTA pour lui faire part de leurs inquiétudes quand à l’avenir des entreprises portuaires et lui demander son soutien dans leur combat. Deux éléments essentiels justifient l’inquiétude des dockers. Le premier est qu’ils éprouvent le sentiment d’avoir été trompés. En effet, sachant la ferme opposition des dockers à toute privatisation,, opposition exprimée en septembre dernier, le pouvoir, ne tenant aucun compte de leur avis, les a ignorés croyant qu’avec le temps leur colère s’atténuerait. Le second élément est que les travailleurs des ports se demandent quelle est la raison profonde de cette volonté de privatiser des entreprises alors qu’elles sont performantes et que leur situation financière est on ne peut mieux. Quant aux travailleurs de l’agro-alimentaires, ils expriment les mêmes inquiétudes et le font savoir. Après avoir déjà entrepris des actions, ils sont prêts à recommencer avec plus de force encore.

A défaut de pouvoir établir un bilan sérieux de l’action syndicale de l’UGTA au cours de l’année 2002, Sidi Saïd, le secrétaire général, a livré le 2 janvier dernier au quotidien algérois Le Matin ses sentiments sur la situation politique, économique et sociale de l’année écoulée et affirmer son intention d’agir dorénavant avec plus de fermeté.

Il a notamment déclaré que la direction de son syndicat "s’opposera à tous les bradages", que "2003 sera une année syndicale au sens plein du terme". Ainsi, il apparaît que la Centrale commence à tenir compte du réel mécontentement des travailleurs. En fait, de la pression de ceux-ci dépend que, cette fois, la promesse d’action soit tenue.

La grève générale de 2 jours relancera-t-ell l’action syndicale ?

Si, par ailleurs, Sidi Saïd déplore, à juste titre les crimes et les dégâts commis par les terroristes et dont les travailleurs sont le plus souvent les victimes, s’il rappelle la dégradation continue des conditions de vie des travailleurs, il ne précise pas assez les meilleures conditions pour renforcer la mobilisation des travailleurs et les formes de luttes à mener au cours de l’année à venir, luttes qui peuvent aider à sortir les masses laborieuses de la situation qui les entraîne vers une pauvreté et une misère toujours croissante.

Par milliers les cadres de l’UGTA et des militants de base se sont réunis dans les grandes villes du pays pour préparer les luttes à venir. Le mot d’ordre de grève générale lancé par l’UGTA pourrait entraîner des centaines de milliers de travailleurs dans l’action, à la condition toutefois que la Centrale ne fasse preuve d’aucun sectarisme à l’égard des travailleurs qui ne sont pas syndiqués et des syndicats autonomes qui ne cessent de se développer, notamment dans la fonction publique. Pour être efficace cette action doit se déroulait dans l’union la plus large.

Les travailleurs ont tout à perdre si leurs mouvements se déroulent dans la désunion et n’ont rien à gagner à des compromis boiteux. Beaucoup en prennent déjà conscience et le font savoir. En effet, ils sont nombreux à lancer quotidiennement des actions - mouvements de protestation, sit-in ou grèves dans de nombreuses entreprises à travers le pays. Ainsi, ils ne se laissent pas prendre au piège de l’inaction et de l’attentisme souhaités par le pouvoir et ses alliés.

Répétons-le, seule l’action puissante, unie et organisée de toutes les victimes du système peut imprimer une orientation différente. Il faut, de la base au sommet, des directions qui prennent réellement en charge la défense des exploités, qu’elles aient la volonté de défendre l’emploi de tous ceux qui sont menacés de perdre le leur, en particulier en cette période de privatisation tous azimuts.

Quant aux travailleurs de la terre, les ouvriers et les petits paysans pauvres, ils sont encore, hélas ! insuffisamment organisés pour mener des luttes qui leur permettent de faire avancer leurs revendications. Eux aussi doivent prendre en main leur sort en constituant de puissants syndicats qui leur donneraient confiance dans leurs capacités à se battre pour remporter des succès d’importance.

HALTE A LA GUERRE 10 millions dans les rues des cinq continents

Le 15 février l’opinion publiqiue internationale s’est exprimée avec force contre la guerre. Jamais depuis 1945, le monde n’avait connu une telle mobilisation pour dire non, non, et non à la guerre de Bush. Plus d’un million à Londres, 3 à Rome, 2 à Madrid, 500000 en France, 200000 à Damas, 100000 à Neu-York. A Moscou ou à Tokyo, en Australie ou à Cuba, partout le rejet de la guerre a été massif. Les manifestations, qui ont repris dès le lendemain dans certains pays, sont dirigées aussi contre les gouvernements qui soutiennent l’agression comme l’angleterre, l’Espagne ou l’Australie.

Cette extraordinaire mobilisation est un encouragement considérable à poursuivre la lutte pour ramener à la raison les impérialistes américains qui n’ont pas encore renoncé à leurs dangereux projets. Elle est aussi la preuve de la montée en puissance de l’opinion publique mondiale contre la politique de force et une stratégie américaine qui menacent depuis des années la paix mondiale. Les travailleurs et les peuples prennent de plus en plus conscience des dangers d’une politique inhumaine qui amène partout guerre, misère, injustice, pillage et surexploitation. Les pressions, les mensonges de la propagande éhontée de Bush et des grands médias américains quant à leurs objectifs réels dans la guerre contre le peuple irakien semblent cette fois-ci largement rejetés mais le danger demeure et la vigilance extrême doit rester de rigueur.

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE IRAKIEN et contre la guerre

DECLARATION DU PADS ET APPEL AUX TRAVAILLEURS, PROGRESSISTES ET PATRIOTES ALGERIENS

Notre parti a publié le 10 février un appel aux travailleurs, progressistes et patriotes algériens et une déclaration distribuée massivement dans l’émigration lors de la grande journée de manifestations du 15 février.

Nous les reproduisons pour nos lecteurs.

RESISTONS FERMEMENT A L’IMPERIALISME AMERICAIN

Les "preuves " que Colin Powel a apporté au Conseil de Sécurité ne sont rien d’autre que la démonstration des méthodes de leurs services de renseignement lorsqu’ils veulent fabriquer de toutes pièces un dossier destiné à justifier une agression contre tel ou tel pays. Le monde entier a assisté en direct à un discours truffé de mensonges et de spéculations, étayé par des photos satellites, des dessins et des conversations téléphoniques, que personne ne peut vérifier. Faute de nous montrer où se trouve en Irak les armes de destruction massive ou les laboratoires clandestins de fabrication d’armes chimiques Powel n’a pas hésité à mettre indirectement en cause les inspecteurs de l’ONU qui seraient incapables de détecter selon lui ces lieux cachés ou mobiles se trouvant partout en Irak, y compris sur des camions qui circuleraient en permanence!

En réalité les Etats-Unis prouvent quotidiennement au monde entier qu’ils ne veulent qu’une seule chose c’est déverser un déluge de feu sur le peuple irakien pour s'implanter durablement au Moyen-Orient, y installer partout des régimes encore plus soumis à leurs diktats, permettre à Sharon d’exterminer les Palestiniens, faire main basse sur toutes les réserves pétrolières de cette vaste région du monde, menacer directement par une présence militaire massive à leurs frontières des pays comme l’Iran, la Russie et la Chine.

Cette guerre est dirigée aussi indirectement contre l’Union Européenne dont les intérêts économiques et politiques seraient trop présents au Moyen Orient et seraient un obstacle au déploiement des multinationales américaines selon les stratèges américains. Si certains pays européens soutiennent les USA cela s’explique par la corruption de leurs dirigeants et les pressions quotidiennes exercées sur eux par Bush ou par l’intermédiaire de Tony Blair, ce véritable ministre bis des Affaires étrangères américaines selon le mot de Nelson Mandéla.

Devant les manifestations qui se multiplient dans le monde entier contre la guerre y compris aux USA et le refus de plusieurs pays capitalistes d’accepter le diktat de Bush, les impérialistes américains répondent par des menaces et des insultes contre tous ceux qui ne se rangent pas derrière eux sans broncher. Pour eux depuis la disparition de l’Union soviétique personne ne doit ni ne peut s’opposer à leur stratégie de domination mondiale. Plus la crise économique du capitalisme s’approfondit, plus ils pensent que leur écrasante supériorité militaire leur permettra de sauver leur système d’exploitation même s’il doit aggraver encore plus la pauvreté et la misère dans le monde y compris dans les principaux pays capitalistes.

En renforçant le mouvement contre une guerre dont les conséquences seraient incalculables les travailleurs et les peuples du monde entier luttent aussi pour défendre leur avenir. Les impérialistes américains veulent nous faire croire que rien ne les empêchera de déclencher l’incendie, mais si nous amplifions le vaste mouvement contre la guerre, si nous intensifions nos efforts parmi la population, dans les lieux de travail, dans les syndicats, et partout où il est possible d’agir nous pouvons paralyser le bras des agresseurs.

Expliquons partout autour de nous les objectifs monstrueux des prétendus défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie, qui utilisent la dictature de Saddam comme prétexte pour réaliser leurs objectifs criminels.

Renforçons notre solidarité avec le peuple irakien et ses forces progressistes

Rassemblons toutes les forces qui refusent le nouvel ordre mondial made in USA

 

Appel aux travailleurs, aux progressistes et aux patriotes algériens

L’impérialisme américain se prépare à raser l’Irak et à massacrer des centaines de milliers d’Irakiens. Ses "preuves "sur la possession d’armes de destruction massives ne sont qu’un tissus de mensonges. La vérité est qu’il veut s’emparer des ressources pétrolières de ce pays, créer les conditions pour transformer tous les peuples de la région en esclaves en occupant militairement non seulement l’Irak mais aussi tout le Moyen Orient.

Bush veut aussi avec la guerre atroce qu’il prépare créer les conditions qui permettraient à un Sharon d’en finir avec le peuple palestinien en le chassant définitivement de ses terres et en massacrant une grande partie de sa population.

Les dirigeants américains multiplient leurs pression sur l’ONU, les pays arabes et même sur leurs alliés de l’OTAN dont certains dirigeants sont maintenant insultés publiquement lorsqu’ils expriment des réserves sur les moyens que Bush veut utiliser pour arriver à ses fins.

Certains milieux dans le pouvoir ou dans l’opposition se targuent de leur amitié avec les dirigeants américains et veulent nous faire croire qu’il vaut mieux faire la politique de l’autruche et éviter d’élever la voix contre le crime qui se prépare. Ces milieux se bercent d’illusion. Aujourd’hui c’est l’Irak et après à qui le tour?.Notre pays et notre peuple sont directement menacés par des impérialistes qui veulent s’emparer totalement des ressources de nombreux pays et en particulier de leurs ressources énergétiques. Notre pays ne possède t-il pas de telles richesses et une position stratégique qui intéresse ces impérialistes au plus haut point ? les nombreuses visites de leurs officiers et dirigeants ont ils d’autres objectifs?

Il est temps d’aiguiser notre vigilance et de mobiliser massivement contre leurs projets, leurs mensonges et leurs agents chargés de créer les conditions d’un pillage accéléré de nos ressources.

Paralyser le bras des agresseurs américains c’est non seulement un devoir de solidarité élémentaire envers le courageux peuple irakien mais c’est aussi un moyen de protéger nos propres intérêts nationaux. Ces agresseurs considèrent que grâce à leur écrasante supériorité militaire, ils peuvent tout se permettre. rien ni personne ne peut ni ne doit leur résister. Pour eux la disparition de l’Union Soviétique doit leur permettre de régenter le monde comme ils l’entendent.

Les impérialistes américains veulent nous faire croire que rien ne les empêchera de déclencher l’incendie, mais si nous aidons à amplifier le vaste mouvement contre la guerre qui se développe partout y compris aux USA, si nous intensifions nos efforts parmi la population, dans les entreprises les écoles et les bureaux, dans les syndicats, et partout où il est possible d’agir nous pouvons leur créer d’immenses difficultés. Les forces qui trahissent quotidiennement les intérêts nationaux ou les opportunistes pour qui rien n’est possible contre les impérialistes américains, ne sont pas prêtes à se joindre aux millions de personnes qui manifestent contre la guerre, mais les travailleurs algériens, les progressistes et toutes les forces patriotiques n’ont pas une minute à perdre. Elles doivent s’unir et agir ensemble en multipliant les initiatives de solidarité avec le peuple irakien et élever la voix contre la guerre.

Partis Communistes : Halte à la guerre d’agression contre l’Irak!

Sous ce titre et à l’initiative du Parti Communiste de Bohème et Moravie (République tchèque), des dizaines de partis communistes et ouvriers, dont le PADS, ainsi que d’autres partis de gauche ont fait une déclaration commune contre la guerre en Irak.Voici un extrait significatif de cette résolution.

"Il ne subsiste aucun doute : les préparatifs de guerre ont été décidés d’avance, sans tenir compte le moins du monde de la résolution 1441 de l’ONU, ni du travail de ses inspecteurs, ni des mesures prises par l’Irak en vue de satisfaire aux exigences de cette même ONU. Il est de plus en plus clair que les plans de guerre auront comme objectif militaire le contrôle d’une région stratégique, de son pétrole et de ses marchés. En même temps, il s’agit, de la part du gouvernement américain, d’une tentative de surmonter sa crise économique et de résoudre ses problèmes au détriment d’autrui.

 

Etats-Unis : Le mouvement antiguerre s’intensifie

Le 20 janvier dernier l'ampleur de la manifestation antiguerre, a surpris les observateurs. Des dizaines de bus en provenance de divers Etats avaient été spécialement affrétés pour l'occasion. Le représentant du Congrès John Conyers, l'ancien ministre de la Justice Ramsey Clark, l'actrice Jessica Lange, l'ancienne représentante du Congrès Cynthia McKinney, et les révérends Al Sharpton et Jesse Jackson ont pris la parole sous les acclamations et applaudissements d'une foule où la jeunesse était bien représentée. La majorité des intervenants a surtout tenté de démythifier la rhétorique politique des politiciens et des médias institutionnels.

Le révérend Jesse Jackson, a affirmé que la guerre ne visait pas à renforcer la sécurité des Américains mais à consolider son hégémonie sur le pétrole du Moyen-Orient. Soulignant l'illégitimité du mandat présidentiel, Cynthia McKinney s'est lancée dans une longue harangue : "Monsieur le Président, vous jouissez d'un privilège qui ne vous appartient pas réellement. De quelle légitimité jouissez-vous dont pour mener cette guerre ? Où sont les informations sur Enron et les autres scandales ? Nous vivons dans la démocratie la plus riche du monde mais les mendiants dorment dehors dans le froid. Vous nous traitez d'extrémistes du fait de nos opinions politiques mais, moi, je suis extrêmement sûre que nous allons obliger le président à respecter les voeux de son peuple, lequel se refuse à terroriser et tuer des enfants irakiens et à accroître la menace terroriste pour les Américains. " De nombreux intervenants ont mentionné le délabrement de l'économie : " Nous n'avons pas d'argent pour prodiguer des soins médicaux à nos enfants mais nous avons des milliards de dollars pour tuer des Irakiens. Où est la logique ? ", a fustigé Al Sharpton.

·Les manifestations des Américains contre la guerre sont très encourageantes pour toute l’opinion progressiste internationale. A l’inverse les initiatives contre la guerre dans le reste du monde ont une grande influence sur l’opinion américaine dont le poids peut devenir décisif. Il est donc nécessaire de multiplier partout les protestations contre le crime qui se prépare.

Des intellectuels juifs américains contre la guerre

Des intellectuels et des personnalités juifs américains viennent de lancer une "Campagne pour la paix et la démocratie". Elles déclarent notamment

" Nous ne croyons pas que le but de cette guerre prochaine contre l'Irak est d'apporter la démocratie aux Irakiens, ni qu'elle aura ce résultat. Au contraire, l'objectif de l'administration Bush et d'étendre et de durcir la prééminence US au Moyen-Orient, au prix de dizaines de milliers de vies humaines civiles. Cette guerre porte sur la puissance politique militaire et économique US, elle a pour objectif de s'emparer et de contrôler des champs pétroliers et le renforcement des Etats-Unis en tant que puissance imposant un statu quo mondial inhumain. ..." C'est la raison pour laquelle nous nous opposons à une guerre contre l'Irak, qu'elle soit menée unilatéralement par Washington ou par le Conseil de sécurité de l'ONU, qui n'est pas comptable devant l'Assemblée générale, un Conseil de sécurité poussé à prendre la responsabilité de cette guerre par la menace et par la corruption.

 

Appel de Prague L'OTAN accroît les risques sécuritaires et menace la paix

Le Parti communiste de Bohême et Moravie a publié l'appel suivant intitulé "appel de Prague" le 25 novembre 2002. Comme nous l’avions annoncé dans notre dernière édition, nous le publions intégralement.

"Les fondateurs de l'OTAN avaient toujours défendu son existence sur les bases qu'elle était une "alliance défensive" contre "l'Union Soviétique". Cependant, l'OTAN a été créée en 1949 et le Pacte de Varsovie en 1955. Logiquement le décès de l'Union Soviétique et le démantèlement du Pacte de Varsovie devait conduire à la dissolution de l'OTAN. Le

contraire s'est produit, L'OTAN se renforce et n'est pas démantelée. Contrairement au traité

de sa fondation à Washington, l'OTAN a officiellement pris le droit d'intervenir militairement

contre quiconque et partout dans le monde où elle juge opportun. Cela n'est pas seulement une violation de ses statuts, c'est ouvertement un défi au droit international et l'OTAN a usurpé l'autorité de la communauté internationale: l'Organisation des Nations Unies et son Conseil de Sécurité.

La guerre contre la Yougoslavie en 1999, engagée sans un mandat du Conseil de Sécurité de l'ONU, en rupture avec la Charte des Nations Unies et des Conventions de Genève, est une preuve convaincante d'une nouvelle stratégie agressive et interventionniste. Pour la première fois depuis 1945, elle a déclenché une guerre agressive en Europe. Les gouvernements des pays de l'OTAN, notamment les USA, ont accru la tension et ont incité à la guerre civile visant à détruire la Yougoslavie. Ils portent la responsabilité essentielle pour la tragédie des Balkans. Ils utilisent le tribunal de La Haye pour régler l'addition avec leurs adversaires et avec l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic.

Un autre exemple majeur est l'attaque Anglo-Américaine en Afghanistan comme une partie de la soi-disant "guerre contre le terrorisme", conduite et soutenue par certains états de l'OTAN. L'attaque n'a pas respecté les principes humanitaires fondamentaux ou épargné la population civile, les infrastructures et les vies et droits des prisonniers de guerre. Le changement de l'élite régnante qui a été imposée n'a pas non plus réglé les problèmes de fond du peuple Afghan.

Les préparatifs d'une guerre contre l'Iraq et les efforts pour aboutir à des changements géopolitiques au Moyen- Orient en tant q'une partie de la stratégie américaine de prévention des frappes sont une tentative à l'expansion et à la solution des problèmes économiques et politiques des Etats Unis au détriment des autres nations.

Influencée d'une manière décisive par les USA, l'OTAN est de plus en plus apparu clairement un pacte militaro-politique qui est concerné par autre chose que la défense. Il devient un instrument pour l'expansion et la consolidation de l'influence de ses plus grands Etats membres. Egalement, le Partenariat pour la paix est un instrument majeur pour la poursuite des plans US à travers le monde, de leur influence et des intérêts du continent européen. L'hégémonie des Etats Unis dans la composition du pacte militaire est basée sur le statut privilégié et l'autorité des dirigeants américains, sur le contrôle des Etats-Unis des forces armées, de l'appareil militaire de sécurité, de l'industrie de "défense" et la technologie des Etats membres qui leur sont liés. Les structures militaires intégrées de l'OTAN au-delà du contrôle ne sont pas sujettes dans les moments critiques au respect des corps de l'Etat national, notamment pour les membres des Etats européens et des Nations Unies. Pour ces raisons nous combattrons la stratégie de prévention des frappes et de création des forces de réaction rapide de l'OTAN.

Les armes nucléaires, dont l'utilisation est contraire aux constitutions propres des pays, ont été installées dans les bases militaires des Etats-Unis et de l'OTAN. Dans la pratique elles dépendent de la décision et du contrôle des autorités militaires et politiques des Etats-Unis. Cela signifie qu'il existe un danger croissant que des pays soient entraînés dans des scénarios militaires qui ne sont pas l'objet de l'examen et du contrôle légitime des autorités nationales. Sous la pression des Etats-Unis, il y a ainsi un danger croissant aujourd'hui que l'Europe et le monde seront entraînés dans une nouvelle course aux armements. Elle sera épuisante non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour les autres pays de l'OTAN.

La civilisation humaine est menacée par la militarisation des relations internationales et la militarisation de l'espace. Dans la même direction elle est menacée par l'interventionnisme militaire grandissant qui domine la politique des Etats-Unis d'une manière croissante. Instrument de la politique hégémonique des Etats-Unis, l'OTAN donne la priorité à l'escalade de la tension et à l'usage de la force au lieu de la solution pacifique des querelles internationales et de méthodes civilisées pour dépasser les problèmes économiques et sociaux qui développent les querelles partout dans le monde contemporain. L'OTAN n'est pas en mesure de résoudre politiquement ces problèmes, avec la mise en place de forces militaires et de plans pour leur développement qui sont l'objectif de ses activités.

Pour assurer la paix sur son continent et l'établissement de relations pacifiques avec les autres nations du monde, l'Europe n'a pas besoin d'une alliance qui sape le rôle de l'ONU et qui défie en pratique cette organisation. L'OTAN est inacceptable dans sa forme présente et la demande de sa suppression est hautement pertinente aujourd'hui. Nous estimons la suspension de l'adhésion des Etats européens aux structures militaires de l'OTAN comme une voie réaliste pour accomplir cela. Il est d'une importance vitale pour l'Europe et ses Etats et nations de conserver un degré approprié de souveraineté quand ils prennent des décisions qui les empêchent d'être entraînés dans de nouvelles aventures militaires. L'Europe a besoin d'un système différent de sécurité que celui représenté par l'OTAN. Elle a besoin d'un système défensif et non agressif, qui sur les bases d'un statut d'égalité et de dignité inclut tous les Etats du continent, du Portugal jusqu’en Russie et au Caucase, de la Scandinavie jusqu'aux Balkans. Un système qui serait basée sur la nécessité non seulement de son existence mais aussi sur la réforme de l'Organisation des Nations Unies, de sorte que, il corresponde à la nouvelle réalité du monde et qu'il crée des structures efficaces pour la sauvegarde de la paix, la prévention des conflits et la résolution des conflits.

Un système qui respecte pleinement la Charte des Nations Unies et l'esprit d'Helsinki doit résister à la pression des Etats-Unis et des intérêts d'autres forces qui agissent contrairement au droit international. Il doit être basé sur la coopération et la souveraineté de toutes les nations et le respect des relations pacifiques de coopération. Nous proposons que ce concept soit appliqué en employant l'expérience de l’OSE. (Note de la Traduction: Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe)

L'Europe a toujours été une partie des autres parties du monde la plus menacée par la politique de course aux armements et le développement des armes de destruction massive, nucléaires, chimiques, biologique et cosmiques. Elle porte sa part de responsabilité pour un désarmement équilibré et graduel jusqu'à ce que toutes ces armes soient complètement éliminées, en commençant par les grandes puissances, qui alloueront les énormes ressources gaspillées à des dépenses militaires à la solution des grands problèmes sociaux, économiques et d'environnement qui assaillent le globe.

Le pacte agressif de l'OTAN est incapable de parvenir à la fondation d'une large sécurité en Europe. L’avenir repose dans le développement d'un processus d’intégration économique et politique de tous les pays du continent sur les bases de l'égalité et de la souveraineté de tous en opposition à tout raisonnement où des pays puissants ou des groupes sociaux dominent les autres, et dés lors sur des bases entièrement différentes de celles du libéralisme antisocial et de la subordination atlantique.

A l'occasion de la réunion du sommet de l’OTAN à Prague, où il est attendu que l'Alliance sera élargie à l'Est avec l'adhésion de nouveaux pays, les signataires de cet appel, qui appartiennent à différents courants idéologiques mais qui sont unis par leur commun désir de paix, lancent un appel à toutes les nations d'Europe et aux Etats membres des Nations Unies à s'unir et se mobiliser contre la politique de guerre et de course aux armements et pour des pas pratiques vers la paix et la justice à travers l'Europe et tout le monde".

 

Luttes des travailleurs

Fonction Publique

Après le sit-in organisé le mois dernier aux portes du palais du gouvernement et le dépôt d un préavis de grève, le SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique)annonce une grève générale illimitée à compter du 23 février 2003, en application des résolutions du conseil national. La plate-forme de revendications fait appel à "la revalorisation des salaires (salaires de base et régimes indemnitaires), la prise en charge totale de la gestion de la carrière des fonctionnaires, l'intégration et la régularisation de tous les fonctionnaires contractuels et vacataires et l'élaboration urgente d'un statut général de la Fonction Publique en ouvrant les perspectives de statuts spécifiques et particuliers des fonctionnaires des différents secteurs de la Fonction publique (Refonte des lois sociales, réformes de la gestion des oeuvres sociales, loin de toute tutelle syndicale, et enfin respect des libertés syndicales sont les autres points forts de la plate-forme de revendications présentée par le Snapap.

23 01 2003

Métallurgie

En marge de leur sixième session ordinaire, le comité exécutif de la Fédération nationale des travailleurs de I’UGTA dans les secteurs de la métallurgie, de I’électro-mécanique et de l'électronique (FNTNWE) ont réitéré leur refus du programme de privatisations de 40 EPE, présenté par le Conseil des participations de l'Etat (CPE). La fédération n'a pas manqué de relever le coût social de la politique des réformes engagées par les gouvernements successifs depuis une décennie. Selon elle, le nombre de travailleurs compressés dans les secteurs affiliés à cette fédération correspond à 60 % de l'effectif total, qui est actuellement de l'ordre de 57112 travailleurs. De plus, il a été souligné que depuis lors, aucun investissement public n'a été effectué.

20 012003

CNERATA

Une quarantaine de travailleurs du Centre national des études et des recherches appliquées et travaux d'art (Cnerata) dénoncent la décision prise par leur tutelle le ministère de la Communication et de la Culture de fermer leur entreprise et réclament le paiement de leurs arriérés de salaires suspendus depuis novembre 2001.

La décision de fermeture est justifiée par le fait que le Cnerata a accumulé une dette de 60 millions de centimes alors que les travailleurs accusent I’admnistration d’avoir importé

des meubles de l’étranger,de mauvaise gestion et de bradage des équipements de l'entreprise. A ce titre, À ce titre des clarck et des camions appartenant au Cnerata auraient été vendus en catimini au prix de 4 millions de dinars.

20 012003

SANTE

A I’issue d'une rencontre tenue à l'hôpital psychiatrique Drid Hocine, à Alger, les syndicats du secteur de la santé et les associations de malades ont condamné la démarche du ministre de la Santé, Abdelhamid Aberkane, dans l'élaboration du rapport sur la réforme hospitalière et de l'avant-projet de la loi sanitaire. Dans une déclaration commune, ils ont exprimé leur refus de toute réforme hospitalière et de toute loi sur la santé "sans débat" avec les partenaires sociaux. Ils ont exigé "de prendre connaissance des textes avant toute discussion au niveau du Conseil du gouvernement et appelé à "une large mobilisation" des autres syndicats du secteur de la santé "pour faire échec" à toute initiative prise sans leur implication effective.

20 01 2003

CHEMINS DE FER

Le syndicat national de la SNTF (Société Nationale des Transports Ferroviaires) a exprimé son inquiétude face au manque de lisibilité qui caractérise le devenir de la société et affirmé son total rejet de toute approche ou action tendant au démantèlement de l'entreprise. Dans un communiqué, le bureau national se démarque de certaines démarches considérées comme "attentatoires aux intérêts de l'entreprise et de ses 13000 cheminots". Il s'agit notamment du projet de filialisation des ateliers de maintenance, ainsi que de l'octroi d'une licence d'exploitation de la ligne minière qui serait en voie de liquidation. Ainsi, le communiqué interpelle le ministre des Transports, le premier responsable de I’UGTA ainsi que toutes les instances constitutionnelles et politiques à se pencher sérieusement sur les objectifs à assigner à la politique de redressement de l'entreprise, insistant particulièrement sur le maintien de son statut juridique d'EPIC (Entreprise publique industrielle et commerciale) mais aussi sur l’engagement de l'Etat à participer au renouvellement du matériel détérioré de sa maintenance et à la consolidation des acquis professionnels des cheminots.

16 012003

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

L'Union nationale de l'enseignement supérieur (UNES), une section affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP), organise, un sit-in devant le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Le recours à cette manifestation est motivé par le fait que la tutelle n'a pas tenu sa promesse relative à la satisfaction des revendications relative entre autres, à l'intégration des vacataires et des contractuels, à la levée des entraves rencontrées dans certaines universités pour l’élection de la section syndicale, au parti pris de certains recteurs contre le SNAPAP. Ce dernier a également revendiqué le statut de partenaire pour être associé aux négociations avec les pouvoirs publics, ainsi que la prise en charge du dossier des oeuvres sociales.

05012003

EDUCATION

Le syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE) a lancé un appel d'exaspération contre l'état de déliquescence du secteur de l'éducation. "Nous n'accepterons plus que notre dignité d'enseignant soit quotidiennement bafouée, lâche le président du bureau de wilaya d’Alger, que "l’inspection académique persiste à fermer les yeux sur les dépassements et que certains gestionnaires continuent à nuire à 1'éducation en toute impunité". Le syndicat autonome comptant 20 000 adhérents à travers le territoire national dont 4000 à Alger envisage de passer à des actions de protestation, notamment des sit-in devant I’académie d'Alger et des grèves dans les jours à venir si le premier responsable de l'académie ne consent pas enfin à les écouter. Pour illustrer le péril et l'urgence d'un assainissement dans l'administration des établissements scolaires, des exemples effarants de mauvaise gestion, de détournements, de déni de droits, ont été dénoncés. L'inconsistance des salaires et primes, l'absence d'autorité pédagogique dont souffre l'enseignant, le manque de moyens pédagogiques, mais au-delà, le mépris le plus total de la tutelle, sont autant d'aspects outrageants pour la profession, offensants pour l'enseignant, contre lesquels ce syndicat, qui totalise deux année d'existence, compte lutter.

03 012003

Education (suite)

Après leur rencontre du 23 janvier, les représentants syndicaux de certains lycées d'Alger ont déposé une plate-forme de revendications socioprofessionnelles auprès de leur tutelle. Ils réclament une augmentation de leurs salaires, l'annulation de la centralisation de la paie, un quota de logements pour le secteur de l'éducation et la baisse des annuités pour faire valoir les droits à la retraite à 25 années d'activité dans le secteur. Si la prise en charge de ces revendications n'est pas effectuée par la tutelle dans la huitaine, une grève de trois jours (les 3, 4 et 5 février) doit être observée. Cette grève de trois jours doit être renouvelée les 8,9 et 10 février, puis les 17,18 et 19 février. Une grève d'une semaine est également prévue du 22 au 28 février 2003.

23/01/2003

 

Agro-alimentaire

La Fédération nationale des travailleurs des industries agro-alimentaires (FNTIAA) et les bureaux de coordination syndicale des groupes Giplait, Enasucre, FNTPGC et Enajus ont organisé une journée de protestation au niveau de leurs filiales et unités rejetant en bloc l'idée de privatisation des entreprises publiques, et ce, quels que soient les motifs et les arguments avancés par les pouvoirs publics. La FNTPGC appelle les pouvoirs publics à arrêter avec les syndicats une stratégie économique et sociale ambitieuse qui tienne compte des réalités nationales et qui aura pour objectif la relance économique effective et efficiente, qui freinera la spirale de la pauvreté et de la misère.

29 12 2002

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La Stah

Déterminés dans leur opposition au PDG, plus de 300 travailleurs de la société Stah de Msilaont marché jusqu'au siège de I’APW où ils ont observé un sit-in. A travers cette action,, ils veulent que leurs revendications soient prises en charge par les autorités locales parce que la tutelle SGP Annaba (éloigné de 800km) refuse de les examiner. La direction de la société a enclenché en référé une procédure judiciaire contre les cinq membres de la section syndicale et trois cadres dirigeants pour grève illégale et entrave à la liberté de travail.

27 12 2002

SNTA

Les cadres syndicaux de la SNTA ont observé un sit-in au siège de la direction générale de l'entreprise en signe de désapprobation de la politique de gestion du président du directoire SNTA. Sa démarche vise, selon eux, à "affaiblir l'entreprise en mettant en péril un maillon fort de la trésorerie publique". Un préavis de grève de 15 jours a été déposé le 18 décembre dernier, le débrayage a été programmé pour les jours suivants, si les revendications maintes fois exprimées par le syndicat ne sont pas satisfaites. Le conflit qui oppose le syndicat de la SNTA à la direction de l'entreprise a pour noeud gordien le dossier de partenariat que l'entreprise a conclu avec une société émiratie pour un montant de 20 millions de dollars. Cet accord où l'Algérie est partenaire à hauteur de 51 % porte sur la production de marques de cigarettes sous licence. Les syndicalistes relèvent que le contrat, dont le directoire de la SNTA refuse de divulguer les détails, permet également aux Emiratis d'investir dans la production de cigarettes locales en sous-traitance. Ce qui ne signifie pas autre chose aux yeux du syndicat que la liquidation de la SNTA et la perte d'emplois. Les contestataires exigent un droit de regard sur ce dossier de partenariat. La direction refuse, en arguant "que le syndicat n'a pas les prérogatives de s'ingérer dans le volet de la gestion".. Une gestion contestée figurant aussi sur la liste des revendications des syndicalistes, dont les autres points sont la délocalisation de l'unité de Boufenarra à Bab El Oued et la permanisation des agents contractuels.

26 12 2002

Ports et Docks

Bejaïa

450 ouvriers dockers de cette localité ont déclenché depuis le mercredi 22 janvier 2003 une grève. Ces travailleurs exigent la régularisation de la situation de ceux d'entre eux qui sont embauchés à titre temporaire. Ils exigent également la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles dont notamment l'attribution des primes de rendement individuel et collectif et de l'indemnité d'expérience professionnelle (PRI, PRC, IEP). Ils demandent également des mesures pour prévenir les accidents du travail.

26/01/ 2003

 

Travailleurs des communes

Alger

Les travailleurs des communes organisés au sein de la SNAPAP (Syndicat autonome des personnels de l'administration publique de la ville d'Alger se sont regroupés devant le Ministère de l'Intérieur pour un sit-in de protestation contre la détérioration de leur situation socioprofessionnelle. La police les a empêchés de se rassembler. Selon un communiqué le SNAPAP des manifestants ont été matraqués. Ce syndicat qui fustige cet acte déclare dans un communiqué: "Le gouvernement algérien continue à entraver les libertés syndicales, ne respecte pas les droits de l'homme et néglige les conventions internationales. "

31/01/2003

Mécontentement de l'Union Nationale des Paysans Algériens (UNPA)

 

Après la tenue de la 4' session du Conseil National de l'UNPA, son secrétaire général s plaint auprès du Chef de gouvernement Ali Benflis de la mise à l'écart de son organisation lors de l'élaboration des amendements de la loi sur le foncier agricole. Il a exprimé le mécontentement de cette organisation qui n'a pas été associé à l'évaluation et à la résolution des questions importantes se rapportant au secteur agricole. Il a déploré la marginalisation de l'UNPA dans l'élaboration des programmes de soutien agricole. Selon le secrétaire général de l'UNPA, 45000 agriculteurs appartenant à des EAC (Exploitation Agricole Commune) et EAI(Exploitation Agricole Individuel) ne possèdent pas d'actes administratifs de jouissance des terres qu'ils exploitent, Il a revendiqué pour les enfants des agriculteurs de ces domaines le droit à l'héritage

 

LE FORUM DE SAO PAULO S'EST ACHEVE

REUNION DE 142 PARTIS ET MOUVEMENTS DE GAUCHE D'AMERIQUE

 

"Une fois de plus, la majorité de la gauche Latino-Américaine s'est réunie. A Antigua, Guatemala, du 2 au 4 Décembre, avec l'Unité Révolutionnaire Nationale Guatémaltèque (URNG) comme hôte, s'est effectué la XI Rencontre du Forum de Sao Paulo avec la participation de 142 partis et mouvements de gauche et 595 délégués d'un total de 45 pays.

Malgré les différences qui ont surgis à l'intérieur du conglomérat et qui ont amené à "un moment de crise ", il fût possible d'émettre une déclaration finale consensuelle où a été exprimée la solidarité avec la résistance populaire contre les putschistes au Venezuela, salué les triomphes électoraux de Luiz Inacio "Lula" Da Silva au Brésil et de Lucio Gutierrez en Equateur, des projets comme le MERCOSUR et la Communauté Andine des Nations ont été évalué comme alternatives d'intégration, l'ALCA fût qualifié d'annexionniste, le plan de guerre des Etats Unis contre l'Irak a été condamné, L'application du Plan Colombie a été rejetée, il a été appelé à continuer les mobilisations contre le néolibéralisme et a été rendue une large solidarité avec Cuba et une condamnation au blocus maintenue par les Etats-Unis"

Pour les participants "aujourd'hui le néolibéralisme continue d'être la politique des principales grandes puissances, les organismes financiers internationaux et les élites gouvernantes en Amérique Latine". Mais, indique le texte, "sa crise de crédibilité dans les larges secteurs sociaux grandit de jour en jour. Cette doctrine s'est montrée incapable de confondre et démobiliser les peuples de la région : des vents de changement sont en train de souffler".

Venezuela : Chavez a annoncé une offensive stratégique en 2003 intern

L'offensive stratégique pour 2003 annoncée par le président du Venezuela, Hugo Chavez, en janvier confirme l'échec des efforts de l'opposition pour en finir avec le processus bolivarien. Le Président a réitéré dans un discours prononcé devant la population rassemblée sur l'avenue Bolivar après avoir marché en gigantesques colonnes depuis divers points de la capitale, que les opposants ont été défaits et essaient maintenant d'étouffer les finances et l'économie du pays par des actions spéculatives.

Les conspirateurs soutenus par les USA ont annoncé la fin de la grève mais tentent maintenant de réaliser leur objectif par d’autres moyens. Les forces patriotiques du Venezuela ont tenu bon mais le danger n’est pas écarté pour toujours. Elles ont donc besoin de la solidarité de toutes les forces progressistes à travers le monde

L’ORGANISATION DE SOLIDARITE DES PEUPLES D'AFRIQUE, D'ASIE ET D'AMERIQUE LATINE. (OSPAAAL ) solidaire du peuple vénézuélien

Son Secrétariat Exécutif "appelle toutes les forces révolutionnaires, progressistes et démocratiques du monde entier pour qu'elles condamnent les actions déstabilisatrices contre le régime constitutionnel du président Hugo Chavez , et à exprimer leur solidarité avec le peuple Vénézuélien qui aujourd'hui est dans les rues appuyant conséquemment son Président, la Constitution et le processus révolutionnaire bolivarien".

 

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN (3artic)

Des observateurs internationaux au procès de Marwan Barghouti

Une audience importante du procès de Marwan Barghouti, le chef du Fatah en Cisjordanie, a eu lieu dimanche 19 janvier 2003 au tribunal de Tel-Aviv. Marwan Barghouti, qui est emprisonné en Israël, a toujours dénoncé cette arrestation comme un enlèvement doublement illégal : selon la quatrième convention de Genève qui interdit à une puissance occupante de transférer les habitants des zones occupés et selon les accords d'Oslo qui interdisaient à l'armée israélienne de faire la police dans les territoires autonomes palestiniens.

Maître Jawad Boulos, qui dirige l'équipe d'avocats qui entourent le leader palestinien, affirme : "Marwan Barghouti souffre énormément de l'isolement total qui lui est imposé mais sa détermination n'a pas faibli". Des observateurs internationaux ont assisté à l’audience notamment cinq députés du Parlement européen, le député français Jean-Claude Lefort et un Italien, ainsi que des avocats membres du collectif international de défense de Marwan Barghouti. Ce simulacre de procès durera encore de longs mois mais Barghouti restera ferme dans ses convictions. La solidarité internationale dont il bénéficie doit être amplifiée pour hâter sa libération

Projet de constitution palestinienne

Le projet de Constitution palestinienne prévoit une démocratie parlementaire Le futur Etat palestinien prendra la forme d'une "démocratie parlementaire" dirigée par un président aux pouvoirs très étendus, élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois, selon une ébauche de Constitution. L'Islam en serait la religion officielle.

L'élaboration d'une Constitution constitue l'un des éléments clé de la "feuille de route", un plan de paix proposé par le Quartet (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Nations unies) pour atteindre la création d'un Etat palestinien avant 2005. La Constitution doit être achevée lors de la deuxième étape du plan, qui coïncide avec la création d'un Etat provisoire dont les frontières définitives ne seraient pas encore fixées.

Libérons les enfants palestiniens détenus par l'occupant

L'association PALESTINE EN MARCHE lance une campagne pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle de tous les enfants détenus dans les prisons et centres de détention israéliens.

Près de 350 enfants, de moins de 18 ans, sont actuellement détenus. Certains risquent des peines très lourdes, étant accusés de vouloir commettre des "attentats-suicides".

Beaucoup d'enfants sont en détention administrative, les avocats ont de grandes difficultés à les visiter, les parents ne peuvent les visiter. Ils subissent des coups, des tortures physiques et psychologiques. Ces enfants doivent être immédiatement libérés

Afrique du Sud

Le Parti communiste : "La propagation du socialisme est la vocation du Parti "

"Nous sommes d'accord pour que le débat- ultra-gauche n'occupe pas le temps de la 51ème Conférence Nationale de l’AN

Dans une déclaration faite à la veille de la conférence nationale de l’ANC, le Parti communiste d'Afrique du Sud précise ses objectifs et confirme que son programme vise à long terme la construction du socialisme. Il est cependant d’accord avec l’idée exprimée par Thabo Mbeki que "l’ANC est une alliance large qui n’est pas et n’a jamais été socialiste". Le parti communiste rappelle qu’il a toujours "considéré l’ANC comme un mouvement national à base large, à tendance de gauche, de plusieurs classes sociales. Dans ses rangs il y a des socialistes et ceux qui ne le sont pas, et nous croyons qu'il est décisif de maintenir et d'approfondir l'unité de toutes les forces démocratiques au sein de l'ANC et à travers son alliance".

"L'objectif du Parti communiste d'Afrique du Sud n'est pas de convertir l'ANC à ce qu'elle n'est pas, Nous devons, cependant, projeter d'avancer, au moyen d'un engagement constructif à l'intérieur de l'alliance, d'un débat fraternel, et d'une considération prudente de l'équilibre de l'évidence, de la perspective d'un actif secteur public stratégique capable d'être le soutien principal de la croissance et du développement.

"Nous avons, tout au long, insisté que le défi posé par l'ultra-gauchisme ne devrait pas être exagéré. . Les défis clés confrontés par notre pays et la 51éme conférence nationale ne sont pas l'ultra-gauche, mais le chômage, la pauvreté, l'inégalité persistante, et la pandémie du Sida".

 

 

SOMMET FRANCO AFRICAIN DE PARIS, 19 - 21 FEVRIER 2003

AGIR ICI ET SURVIE ORGANISENT "UN AUTRE SOMMET POUR L'AFRIQUE"

Cet autre sommet se veut un lieu de témoignage sur les réalités du continent africain et des relations franco-africaines. Il vise à interpeller décideurs et médias sur un autre agenda pour l'Afrique.

L'événement se déroulera à Paris, le plus près possible du Sommet officiel et se déclinera sur deux jours avec différentes activités.

• Une conférence débat "Démasquer le NEPAD".

• Un pré-procès de la Cour Pénale Internationale sur les crimes contre l'humanité au Congo Brazzaville.

• Un tribunal de la dette

Une soirée concert

• Une soirée de débat autour d'auteurs africains engagés

Pour cette initiative, Agir ici et Survie ont constitué un large comité de soutien dont notre parti est membre

Côte d’ivoire : rien n’est réglé

Après les accords de Marcoussi, de violents incidents ont éclaté à Abidjan. Les organisations "jeunes patriotes", proches du parti présidentiel FPI (Front populaire ivoirien), ayant lancé un mot d'ordre de protestation contre les pressions françaises sur les participants gouvernementaux de Marcoussis. Les appels à l’aide en direction des USA de certains manifestants montrent que certaines forces dans ce pays ne conçoivent pas une situation où les ivoiriens eux-mêmes s’entendraient pour sortir de la crise et assurer la paix pour leur peuple.

La presse ivoirienne a généralement critiqué les accords de Marcoussi et accusé Paris de renouer avec des traditions d'un autre âge. "La Côte d'Ivoire a été humiliée à Paris", "le gouvernement français veut "mettre définitivement le pays sous sa coupe et assujettir ses dirigeants, comme au bon vieux temps de la colonisation" Marcoussi implique que "les coups d'Etat sont désormais légitimes et légalisés en Afrique" et "les rebelles des différents pays de la sous-région (...) peuvent être tranquilles et n'ont plus rien à craindre". Voilà comment de nombreux journaux ivoiriens ont caractérisé les négociations de Marcoussi et leurs conclusions ainsi que le rôle du gouvernement français.

Ces accords soutenus par les chefs d’Etat africains et semble-t-il par l’ONU ne sont toujours pas appliqués au moment où nous écrivons. Le refus dans les faits de les appliquer, la présence des troupes françaises et les menaces des "rebelles" de marcher sur Abidjan risquent d’aggraver la crise.

Les problèmes en Côte d'Ivoire ou dans d’autres pays africains tiennent avant tout à l’immixtion des puissances étrangères dans leurs affaires. La misère engendrée dans de nombreux pays africains est due essentiellement aux politiques imposées par les institutions financières internationales. Ces politiques ne servent qu’à permettre aux multinationales étrangères de piller les ressources de l’Afrique. C’est sur le fond cette misère, dans des pays disposant pourtant d’importantes richesses, qui est à la base des nombreux conflits, présentés toujours comme des conflits ethniques ou des conflits religieux alors qu’il s’agit souvent de divergences sur des orientations économiques et politiques.

L’Afrique a besoin d’une démocratie réelle et d’un véritable développement économique et social.

Elle n’a certainement nul besoin de guerre ou de pression qui tendent à vider l’indépendance de tout contenu réel.

 

 

Abdelkader Safer, militant du PCA nous quitte (hommage)

 

Le 10 octobre 2002 a Buzet sur Blaise (Haute-Garonne, France) est décédé notre camarade Abdelkader Safer, militant du Parti Communiste Algérien. Né à Sidi Hamadouche (Oranie) le 21 mars 1919, Abdelkader dont le père est instituteur, sera lui même enseignant après sa sortie de l'Ecole normale de la Bouzaréah en 1941.

Il exercera son métier dans les classes rurales, puis à Sidi-Bel-Abbés et enfin à Oran. Il adhère au Parti Communiste Algérien, au lendemain du débarquement anglo-américain en Algérie, durant la seconde guerre mondiale, alors que le PCA redevenu légal dans les premiers mois de l'année 1943 se réorganise avec la participation de nombreux militants libérés des prisons et des camps d'internement colonialistes. Il s'implique dés cette époque au sein de son parti au combat anticolonialiste et vers la fin de 1945, il est porté à la direction régionale oranaise du PCA, aux côtés de Fodil Mustapha assassiné par l'OAS en 1962

Après les événements de mai 1945 et la bestiale répression coloniale qui s'abattit sur le peuple algérien, de nombreux militants nationalistes furent arrêtés. A l'initiative du parti communiste Algérien et en alliance avec de nombreux patriotes algériens une grande campagne pour l'amnistie des détenus politiques arrêtés en mai 1945 est lancée dans tout le pays. Des comités d'amnistie s'organisent à travers le pays et Abdelkader s'investira dans cette bataille qui sera couronnée par l'adoption d'une loi d'amnistie du Parlement français en faveur des patriotes arrêtés en mai 1945.

Abdelkader fut aussi un militant actif du syndicat des enseignants (SNI) avant 1954. Quand la guerre de libération commence en novembre 1954, il continue son combat au sein du PCA contre la répression colonialiste et pour l'ouverture de négociations entre le FLN et la France afin que les revendications du peuple algérien à l'indépendance soient satisfaites. Après l'interdiction du PCA et les accords FLN-PCA de 1956, la répression colonialiste s'abat avec encore plus de rigueur contre les militants nationalistes et communistes. En novembre 1956, Abdelkader Safer est arrêté et interné au camp de Saint-Leu (Bethioua) avec quatre autres camarades communistes. L'intervention des syndicats des enseignants en France et en Algérie obtient, après de nombreuses actions, sa libération, mais il est expulsé en France. A la demande de la direction du PCA, il rejoindra la Délégation Extérieure de ce parti où il activera aux côtés de Larbi Bouhali, premier secrétaire du PCA, pour organiser et amplifier le soutien des partis communistes et des peuples du monde à notre lutte libératrice.

Au lendemain de l'indépendance, Abdelkader revient en Algérie. Sans s'éloigner du PCA auquel il reste fidèle, il aura une activité politique plus réduite mais se consacrera à la mutuelle des enseignants (MUNATEC). Il lui sera aussi confié des responsabilités en sa qualité d'élu municipal d'Oran.

Sa mémoire restera vivante parmi tous ceux qui l'ont connu et milité à ses côtés. A sa compagne et à sa famille nous exprimons notre chagrin et nos affectueux sentiments en cette douloureuse occasion.

 

 

 

Communiqué du PADS après le décès de Abdelhamid Benzine

Notre camarade Abdehamid Benzine n'est plus.

Il est mort ce jeudi 6 mars, à l'âge de 77 ans, des suites d'une longue maladie. Il a affronté le mal qui le rongeait avec le même courage dont il a fait preuve durant toute sa vie de militant communiste pour la liberté, la justice et le progrès social.

Né le 27 avril 1926 à Beni Ourtilane, il s'engage dès 1940 dans le mouvement national. Il sera arrêté après les manifestations cruellement réprimées de Mai 1945 alors qu'il était encore lycéen.

Emigré en France à la fin des années 40, il milita dans les rangs du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD). Il fut aussi membre de la commission exécutive de la CGT.

Entré en dissidence avec le MTLD il adhère en 1952 au parti communiste algérien.

Il rentre en 1953 en Algérie où il rejoint la même année le journal Alger républicain.

Durant la guerre de libération nationale il est membre de l'Armée de Libération Nationale. Il est fait prisonnier en 1956 lors d'un accrochage avec l'armée coloniale à Sebdou. Il sera condamné à 20 ans de travaux forcés. Il sera enfermé dans le sinistre bagne de Lambèse puis dans le non moins sinistre camp de Boghar. Il ne sera libéré qu'en juin 1962, à la veille de l'Indépendance de l'Algérie.

Membre de 1962 à 1965 du Comité central du Parti communiste algérien, qui sera interdit en novembre 1962, il est désigné comme rédacteur en chef d'Alger républicain, fonction qu'il assumera jusqu'à la cessation de la parution de ce journal au lendemain du coup d'Etat du 19 juin 1965.

Il entre alors en clandestinité comme beaucoup de militants et responsables du PCA. Avec eux il fonde en janvier 1966 le Parti de l'Avant-Garde Socialiste (PAGS). Il est membre de sa direction nationale. En 1974 il sort de la clandestinité avec quelques militants du PAGS pour assumer les tâches de concertation qui leur sont confiées par leur parti.

En 1989, après l'abolition du régime du parti unique, il est nommé directeur d'Alger républicain dont il assure la reparution.

Il est élu en tant que membre honorifique du Bureau politique à l'issue du congrès du PAGS de 1990.

Après le congrès de liquidation du PAGS de janvier 1993, il participe à la fondation du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) dont il a été membre jusqu'à sa mort.

Le Parti algérien pour la démocratie et le socialisme rend hommage à notre camarade Abdelhamid et salue la mémoire de ce courageux combattant.

6 MARS 2003