LA LUTTE CONTRE L'AGRESSION IMPERIALISTE EST INSEPARABLE DE LA LUTTE POUR LES LIBERTES DEMOCRATIQUES (première page)

Trois semaines à peine après le début des bombardements anglo-américains et l'entrée des troupes de la coalition impérialiste sur le territoire irakien, le régime de Saddam Hussein s'est effondré. Les dirigeants qui ont terrorisé leur peuple durant plus de trois décennies se sont volatilisés dans la nature, abandonnant honteusement les Irakiens devant l'avancée fulgurante des occupants. La fameuse garde républicaine que les médias avaient présentée comme une armée redoutable n'a livré aucun combat sérieux contre les envahisseurs. Le régime honni a montré qu'il était seulement capable de mater cruellement son peuple, d'assassiner les opposants, d'exécuter les prisonniers politiques, de gazer les Kurdes. Mais il n'a pas su résister dans l'honneur et la dignité pour empêcher les troupes us d'entrer dans Bagdad. Les dirigeants civils et militaires ont fui dès que les chars américains ont pointé leurs canons sur leurs somptueux palais.

Les peuples arabes qui avaient pris au sérieux les proclamations fanfaronnes de Saddam et de ses acolytes vivent cette défaite avec un immense sentiment d'humiliation en découvrant avec amertume la nature véritable de ce régime sanguinaire. Certes, peu nombreux étaient ceux qui pensaient que l'Irak pouvait tenir longtemps sous le déluge de feu de l'armada américaine. Les patriotes arabes lucides s'attendaient à la chute de l'Irak sous les chars, les tomahawks et les B52 américains. Même parmi ceux qui connaissaient la nature du pouvoir en place, beaucoup s'étaient laissés à penser que devant la menace pesant sur sa survie, ce régime allait comme au Vietnam organiser la résistance en préparant son peuple à un long combat contre l'envahisseur avec l'appui de toutes les forces éprises de justice et de paix dans le monde.

Mais la nature socio-économique véritable du régime irakien était complètement différente de celle du Vietnam ou de celle de l'Union soviétique. Avec Saddam Hussein et ses sbires, Bagdad ne pouvait être un Stalingrad, ni l'Irak un nouveau tombeau pour les envahisseurs. Le parti Baas n'avait rien de commun avec le parti communiste indochinois et comparer Saddam Hussein à Ho Chi Minh est une injure.

La seule préoccupation des groupes de petits-bourgeois irakiens sans foi ni loi et d'apprentis-féodaux qui se sont succédés depuis le coup d'Etat sanglant de mars 1963 a été de piller les richesses de leur pays, de jouir égoïstement des revenus pétroliers, réduisant au silence leurs adversaires par la torture et les meurtres, achetant les opportunistes en leur jetant quelques miettes de la rente pétrolière.

Le patriotisme leur était étranger. Saddam a fait consciemment le jeu de l'impérialisme tout au long de sa dictature. L'histoire du régime du baas est celle d'une suite ininterrompue de mensonges, de parjures et de traîtrise. Personne ne peut blâmer le peuple irakien pour son refus de mourir pour prolonger l'existence d'un tel pouvoir. La résistance anti-impérialiste véritable commence maintenant avec les partis authentiquement progressistes et patriotiques, avec les nouveaux dirigeants et militants qui surgiront inévitablement du sein du peuple irakien maintenant qu'il est débarrassé de la bande d'aventuriers criminels qui a plongé l'Irak dans la ruine.

Une des principales leçons de cette guerre est que le combat contre l'impérialisme est inséparable de la lutte pour satisfaire les aspirations démocratiques économiques et sociales des travailleurs, des paysans, des jeunes marginalisés par le système capitaliste oppresseur. Ces luttes sont indissociables. il est impossible de remporter la victoire sur le système impérialiste sans l'instauration de régimes traduisant les aspirations démocratiques et progressistes de leurs peuples, donnant la parole à leurs peuples, réglant leurs problèmes, supprimant l'exploitation, jouissant en retour de leur appui. C'est à ces conditions que les peuples seront prêts à tous les sacrifices pour défendre leur patrie contre la domination impérialiste comme l'ont bien montré les exemples de la résistance du peuple soviétique à l'invasion nazie ou de celle du peuple vietnamien qui s'était mobilisé sous la direction du parti communiste indochinois pour faire face au retour du colonialisme français en 1946. La chute dans le déshonneur du régime corrompu et tyrannique de Saddam a démontré de façon claire le caractère erroné des attitudes qui ont consisté à dire que face à l'ennemi principal, l'impérialisme, il fallait mettre en avant la résistance à l'invasion, éviter de diviser cette résistance en dénonçant le régime irakien, s'atteler surtout à rassembler de larges forces, y compris Saddam et ses hommes, pour infliger une défaite à la coalition impérialiste. Le système impérialiste et les régimes antidémocratiques et corrompus comme celui de Saddam sont les deux faces d'une même médaille. On ne peut combattre l'un sans s'attaquer à l'autre. L'impérialisme est le stade ultime du capitalisme. C'est le régime économique d'une oligarchie financière minoritaire qui ne peut maintenir sa domination sur la majorité qu'en maniant en même temps le bourrage des crânes et la corruption de l'aristocratie ouvrière, de groupes d'intellectuels qui acceptent de jouer le rôle de chiens de garde du système, de dirigeants de pays soumis qui marchandent leur fonction de sentinelles sanguinaires contre leurs peuples en échange de grasses rétributions et de généreux pots de vin. L'impérialisme utilise les Saddam tant qu'il a besoin d'eux et s'en débarrasse sans scrupule dès qu'ils deviennent encombrants ou se montrent plus exigeants dans le partage du butin ou la détermination du montant de leur solde. Saddam Hussein et son régime ont été soutenus tant qu'ils combattaient les forces progressistes, et notamment les communistes, tant qu'ils servaient les intérêts des impérialistes américains dans la région. Saddam et ses acolytes ont joué les USA contre l'Union soviétique pour en tirer des dividendes. Ils avaient cru qu'ils pouvaient encore pratiquer impunément ce jeu sans principe alors que le rapport des forces avait évolué négativement dans le monde après la chute du camp socialiste. L'impérialisme a pris sa revanche en les pulvérisant sous ses bombes. C'est un rappel à l'ordre adressé à tous les dirigeants qui croient pouvoir entrer au service de l'impérialisme contre leurs propres peuples tout en haussant le ton avec lui.

Les peuples colonisés ont pu se libérer de la domination coloniale grâce à l'existence du camp socialiste, au soutien du mouvement ouvrier des pays oppresseurs. Profitant de l'affaiblissement du mouvement communiste et ouvrier et de la disparition du camp socialiste, l'impérialisme cherche à restaurer les chaînes coloniales un moment brisées. La lutte pour la paix, pour l'entente entre les peuples, pour la préservation de la souveraineté nationale, ne peut aboutir durablement que dans l'action pour reconstruire le mouvement ouvrier international, abattre le système capitaliste qui engendre les guerres de domination, sème la régression dans le monde.

Aucun front anti-guerre ne peut conduire au succès final sur les forces de la réaction, de la barbarie et de l'hégémonisme si les travailleurs et leurs alliés démocrates ou humanistes n'inscrivent pas au programme de leur mobilisation la lutte contre les bases du système impérialiste, c'est-à-dire le capitalisme.

 

GUERRES ET IMPERIALISME :

RELIRE LES ENSEIGNEMENTS DE LENINE

La guerre déclenchée par les dirigeants américains contre l'Irak est une guerre impérialiste. Elle vise à placer les richesses de ce pays sous le contrôle des grands monopoles des USA, à soumettre le peuple irakien, ses travailleurs, ses cadres et ses ingénieurs à une surexploitation sous le régime d'occupation qui lui est imposé depuis le mois d'avril.

Les contradictions qui ont surgi entre les USA et les pays capitalistes européens ont révélé que les vrais motifs de cette agressivité sans précédent des USA depuis la guerre du Vietnam sont liés à leur volonté de placer le monde sous leur hégémonie en s'emparant par la force du pétrole du Moyen Orient. La désintégration de l'unité derrière laquelle les pays capitalistes avaient pu camoufler pendant longtemps leurs objectifs de classe en prétendant qu'ils défendaient les droits de l'homme a permis à la grande masse des travailleurs de comprendre que ces puissances capitalistes ne cherchent rien d'autre que la satisfaction des intérêts économiques de leurs bourgeoisies et que toutes les grandes déclamations au sujet des libertés ne sont que mensonges et rideau de fumée.

L'aventure criminelle des dirigeants américains ne peut être mise sur le compte d'une folle ambition dominatrice dans laquelle aurait sombré un président décidé à exterminer les terroristes qui menacent la tranquillité des citoyens américains. Peu de gens croient encore à l'explication répandue par de nombreux médias sur le poids démesuré que les intégristes auraient pris dans les institutions américaines. Si le rôle apparent des intégristes américains a effectivement grandi dans la vie politique des USA, l'explication de ce développement est à rechercher non pas dans la capacité autonome de ces intégristes à étendre leur emprise sur la société mais dans le besoin dans lequel se trouvent les cercles les plus réactionnaires de la grande bourgeoisie américaine d'utiliser pour réaliser leurs desseins les groupes fanatiques capables de les aider à réduire à l'impuissance leurs adversaires et à exécuter leur plan de domination du monde par la voie des missiles de croisière et des bombes dites "intelligentes".

La politique agressive des dirigeants américains n'est que l'expression des intérêts des grands groupes monopolistes américains. Cette politique n'est pas le résultat de choix personnels subjectifs de Bush et de son équipe. C'est plutôt le grand capital américain, lié aux monopoles bancaires, aux grands monopoles pétroliers et militaro-industriels qui a choisi cette équipe pour réaliser ses objectifs et non l'inverse.

L'impérialisme n'est pas une forme de domination politique s'appuyant sur des moyens d'action militaires, mais l'étape de développement à laquelle est parvenu le capitalisme entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème. Dans son ouvrage "L'impérialisme, stade suprême et ultime du capitalisme", Lénine avait analysé en 1916 les processus économiques qui conduisent nécessairement à la transformation du capitalisme basé sur la libre concurrence -opposant entre elles d'innombrables petites et moyennes entreprises capitalistes- en capitalisme des monopoles, stade caractérisé par la domination de grands groupes financiers sur la vie économique.

La concurrence que se livrent les capitalistes de façon acharnée pour le contrôle des marchés en vue de la réalisation du profit maximum engendre la concentration de la production et du capital à travers la ruine des petits capitalistes et des petits producteurs. Les crises économiques qui surviennent de façon périodique accélèrent cette concentration en plongeant dans la faillite la grande majorité de ces producteurs A la place de la multitude des petites entreprises capitalistes, et par le jeu des absorptions et des fusions, se forment de grandes sociétés bancaires et industrielles et naissent de gigantesques monopoles. Le capital financier qui résulte de la fusion et de l'interpénétration du grand capital industriel et du grand capital bancaire est à la base de la constitution d'une oligarchie financière, c'est-à-dire d'une très petite minorité qui possède l'essentiel des richesses produites par la classe ouvrière. Dans chaque branche de production la multitude de capitalistes est remplacée par un nombre très réduit de grosses entreprises qui livrent la majeure partie de la production et détiennent un véritable monopole sur la production, la distribution et l'innovation technologique.

Le développement de la concentration -par suite de l'accumulation ininterrompue des capitaux- et de la centralisation du capital -résultat du regroupement des capitaux individuels en un capital plus important- s'accompagne d'un immense développement des forces productives qui finissent par se trouver à l'étroit à l'intérieur des limites nationales du capitalisme. Cette étroitesse est rendue plus aiguë par l'écart qui se creuse toujours plus entre, d'un côté, le niveau sans cesse croissant de la production, grâce aux progrès de la productivité du travail et de l'accumulation et, de l'autre, le niveau de la demande des biens par les travailleurs que les capitalistes ont tendance à comprimer en maintenant les salaires à un bas niveau afin d'accroître leurs profits.

Le stade impérialiste du capitalisme est celui du passage de l'exportation des marchandises à celle des capitaux recherchant ailleurs des taux de profit plus élevés. Les capitalistes sont entraînés dans un combat à l'échelle mondiale pour le contrôle des sources de matières premières, des marchés, de la main d'oeuvre à vil prix. C'est la lutte pour le partage et le repartage du monde entre quelques nations impérialistes, le découpage en zones d'influence, sans cesse remis en cause par la compétition économique et les guerres, des pays pris dans les filets des monopoles. Les monopoles capitalistes -et leurs Etats qui les appuient dans ce partage- mènent ce combat comme des forbans ne reculant devant aucun moyen pour maintenir et étendre leurs zones d'influence : corruption, ingérences, chantage, intimidations et guerres. Les crises économiques de grande ampleur -qu’exacerbe l'exiguïté des marchés- débouchent sur des guerres quand les pays capitalistes ne peuvent plus remporter la victoire les uns aux dépens des autres par la seule compétition économique. Ils cherchent alors à s'imposer par le recours à la force. La guerre sert à trancher les différends causés par l'antagonisme économique qui pousse les pays capitalistes à se mesurer non plus seulement au moyen de l'avantage économique et sur le seul terrain de la libre concurrence économique mais par les armes sur les champs de bataille où, par millions, les travailleurs sont décimés dans d'effroyables boucheries.

L'impérialisme n'a pas changé de nature. Les Etats capitalistes expriment et défendent d'abord les intérêts de l'oligarchie financière. La "mondialisation", ou "globalisation", signifie que toutes les entraves qui empêchent les multinationales de déplacer les capitaux au gré de leurs intérêts stratégiques, de rapatrier leurs profits, de détruire ou de délocaliser les forces productives et la vie de grandes masses d'individus, sans tenir aucun compte des intérêts et aspirations des peuples, doivent être levées; que les grandes nations impérialistes doivent détenir le droit de dicter aux petites nations leur politique, ou de transformer les dirigeants locaux en mandataires du grand capital chargés de créer le cadre le plus avantageux à la surexploitation de leurs peuples et de faire régner l'ordre policier qui lui convient le mieux

La guerre actuelle contre l'Irak montre de façon incontestable l'actualité de l'analyse marxiste-léniniste des crises du système capitaliste, de l’inévitabilité des guerres sous ce régime, de la faillite des thèses sociales-démocrates semant l'illusion sur la possibilité de mise sur pieds d'un gouvernement mondial capable d'instaurer la paix entre les peuples, d'organiser une coopération mutuellement avantageuse entre pays impérialistes et pays dominés, de réduire les écarts existant entre les pays riches et les pays appauvris par les multinationales, de résoudre les multiples problèmes de la planète. Les thèses gorbatchéviennes sur la prétendue possibilité de construire une "maison commune" sans en finir au préalable avec le système capitaliste se sont révélées de creuses fictions qui n'ont servi qu'à désarmer idéologiquement les travailleurs.

Plus que jamais les grands groupes capitalistes sont prêts à plonger la planète dans un immense désastre à seule fin de faire main basse sur ses richesses, d'augmenter leur taux de profit.

Cette guerre vient d'infliger un sérieux révère idéologique à tous ceux qui proclamaient ces dernières années que le marxisme était dépassé, que les notions d'impérialisme, de classe et de lutte des classes étaient frappées "d'obsolescence". Elle assène une gifle cinglante à tous ceux qui pressaient les révolutionnaires demeurés fidèles à leurs idéaux communistes d'abandonner la théorie marxiste, de renoncer tout au moins à la "partie" de cette théorie qui appelle à changer le monde en préparant la suppression révolutionnaire du capitalisme et son remplacement par le socialisme sur la base de la socialisation des grands moyens de production. A la différence des opportunistes qui se lamentent en prétendant que l'impossibilité de mettre en oeuvre un "projet socialiste alternatif" est due à l'échec des expériences socialistes passées obligeant les anticapitalistes à se limiter à la seule protestation contre les "aspects négatifs" du "marché", à la seule action pour corriger ses défauts par une "régulation sociale", à donc se cantonner dans l'organisation de manifestations sans lendemain, les communistes expriment leur conviction qu'aucune rupture véritable ne peut se faire avec le capitalisme sans l'abolition de la propriété capitaliste des moyens de production, sans une lutte révolutionnaire résolue pour arracher le pouvoir à la bourgeoisie. A la différence de ces opportunistes, les communistes analysent et étudient les expériences socialistes passées, des causes de leur échec et du triomphe historiquement momentané de la contre-révolution, non pas d'un point de vue défaitiste, non pas pour tirer un trait sur la nécessité des transformations révolutionnaires, mais pour aller de l'avant grâce à la compréhension des lois de la révolution et de l'édification socialistes, à l'assimilation critique et autocritique des leçons que la "grande répétition", qu'a représentée durant 70 ans l'existence du socialisme, permet de tirer pour l'avenir.

Comme le montrait Lénine, l'impérialisme est le stade du capitalisme pourrissant. Il prépare les prémisses matérielles du socialisme. La "globalisation" impérialiste permet certes aux groupes capitalistes de grossir leurs profits. Mais elle crée aussi les conditions pour que les travailleurs et les peuples réunis sous un même régime d'oppression et d'exploitation se rapprochent les uns des autres, apprennent à se battre ensemble et se donnent la possibilité de regrouper leurs forces pour en finir avec ce système.

 

FRONT ANTIGUERRE ET CONTRADICTIONS INTERIMPERIALISTES

La France, l'Allemagne et la Belgique, ainsi que d’autres pays, se sont opposés aux USA et à l'Angleterre sur la guerre en Irak. Forte de sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la France s'est démarquée des décisions américaines et a entravé les USA dans leur volonté d'utiliser l'ONU comme couverture légale à leur guerre contre l'Irak. Cela a contribué à empêcher les USA de faire revêtir leur agression d'une légitimité internationale qui leur aurait permis d'aller encore plus loin dans leurs plans d'occupation de l'Irak. Les dirigeants des USA sont passés outre, mais la cassure qui s'est produite entre les anciens alliés de la lutte antisoviétique et anticommuniste va leur compliquer la tâche dans l'exécution complète de leurs plans dans la région et dans le monde.

Il ne faut cependant pas se méprendre sur la signification réelle de ces oppositions. Les contradictions qui ont surgi entre les anciens alliés reflètent des rivalités entre puissances impérialistes pour le partage du monde et l'exploitation des peuples et de leurs ressources naturelles. L'attitude de Chirac et de Shröeder n'est dictée ni par un quelconque amour pour la paix, ni par la défense de l’indépendance des nations. Les positions des chefs des puissances impérialistes européennes traduisent la montée de l'inquiétude de leurs capitalistes face à la volonté de l'impérialisme américain de s'emparer des gisements de pétrole et du gaz du Moyen Orient pour assurer sa sécurité énergétique aux dépens de celle des autres pays consommateurs, s'accaparer de la rente pétrolière et grossir les profits des compagnies pétrolières américaines auxquelles Bush et sa clique sont étroitement liés. Les capitalistes européens savent que leurs concurrents américains cherchent à les ravaler au rang de vassaux dépendant servilement d’eux.

Les puissances impérialistes sont unies quand il s'agit de mener à la trique les peuples qui tentent de défendre leurs richesses ou de changer de système en s'attaquant au pouvoir des multinationales. Elles n'hésitent pas une seconde à déclarer la guerre à ceux qui leur résistent. Elles s’entraident quand elles sont liées par des intérêts communs. Mais elles mènent des luttes féroces les unes contre les autres dès que leurs intérêts deviennent inconciliables. Ces luttes débouchent sur des guerres quand les rivalités atteignent un degré d’exacerbation qui rend impossible tout arrangement à l’amiable. Les USA, l'Angleterre et l'Union européenne étaient soudés pour bombarder durant des mois la Yougoslavie afin de faire payer chèrement à ce pays son refus d'ouvrir son territoire à l'OTAN. Ce sont les impérialistes allemands qui ont allumé la mèche dans les Balkans en encourageant le séparatisme parmi les Croates, les Slovènes et les Kosovars. Chaque puissance impérialiste a attisé le feu et tiré les ficelles pour créer les prétextes propices à l’intervention dans les affaires de l’ancienne Yougoslavie. Aujourd'hui les richesses de la Croatie et de la Slovénie sont tombées sous le contrôle des grandes firmes allemandes. Les capitalistes français, de leur côté, défendent leurs zones d'influence au Moyen Orient et en Afrique par tous les moyens. L'impérialisme français déploie depuis des années des milliers de soldats en Afrique sous couvert d'accords de coopération, de protection des citoyens français ou de défense des droits de l’homme. L'armée française intervient chaque fois que les protégés de la bourgeoisie française sont menacés comme au Centrafrique ou en Côte d'Ivoire.

En réalité les dirigeants français ne s'opposent pas au dépeçage de l'Irak. Ils tentent de le réaliser par le biais des organisations internationales dans lesquelles ils disposent d’un pouvoir d'action frappé du sceau de la "légitimité internationale " qui leur permet de marchander avec les USA le partage du monde. Ils ont approuvé et soutenu l'envoi d'inspecteurs de l'ONU en Irak. Ils ont appuyé l'exigence de "désarmement" de ce pays. Ils ont participé à la confection de la résolution 1441, ce paravent qui a servi à justifier la mise de ce pays sous le contrôle des grandes puissances impérialistes. Ils n'ont rien fait pour interdire leur espace aérien aux bombardiers anglais et américains. Ils ont justifié cette attitude en déclarant qu'ils se devaient de respecter les engagements qui les liaient au sein de l'OTAN à leurs alliés ! Il faut bien qu’ils se ménagent l'avenir en se réservant la possibilité d'utiliser à leur tour le territoire des autres pays membres de cette organisation impérialiste collective si jamais ils se trouvaient dans le besoin d’utiliser la force pour ramener à la raison des régimes qui tenteraient de contester leur domination !

Incapables de tenir tête à "l'unilatéralisme" américain qui tire son arrogance de sa suprématie militaire, la France et l'Allemagne ont seulement cherché à utiliser les institutions internationales comme l'ONU pour obliger les USA à ne pas les exclure du partage du gâteau.

 

Grèce. ..organiser un front de lutte puissant au niveau national et international contre la politique des Etats-Unis

En date du 13 avril le comité central du Parti communiste de Grèce a publié un important communiqué exprimant ses thèses sur la guerre contre l’Irak. Nous publions un extrait pour nos lecteurs

"...La guerre contre l’Irak crée une situation encore plus dangereuse pour l’enjeu de la paix dans la région, de l’indépendance et de l’intégration territoriale des Etats de la région, une nouvelle situation menaçante pour toute l’humanité. La stratégie de l’impérialisme multiplie les guerres locales, engendre le danger d’un conflit généralisé.

Il est urgent pour les peuples de la terre, les mouvements, d’organiser un front de lutte puissant au niveau national et international contre la politique des Etats-Unis qui lancent la guerre préventive et ambitionnent l’hégémonie mondiale. La lutte doit se développer en même temps aussi contre la politique impérialiste de l’UE, de l’OTAN, des unions et organisations impérialistes internationales. Une lutte anti-guerre, mais aussi une lutte pour des droits sociaux et démocratiques modernes. L’impérialisme est la cause de la guerre.

Il est urgent de développer une lutte systématique pour fermer les bases de la mort en Grèce, pour que les contingents militaires grecs ne sortent pas à l’extérieur des frontières nationales, pour interdire toute forme de facilités aux profiteurs de guerre impérialistes. Il faut que les soldats et les officiers qui sont en fonction en dehors des frontières rentrent. Il est impératif de lutter contre la constitution de forces de mercenaires qui seront envoyées prendre part à la guerre contre des peuples frères. Il faut condamner l’envoi d’un contingent de militaires ''volontaires" grecs en Irak, comme l’ont demandé les Etats-Unis. L’aide humanitaire qui doit être apportée ne peut être canalisée ni par des contingents militaires, ni bien sûr par l’armée d’occupation.

Il faut exiger la fin immédiate de l’occupation américano-britannique en Irak, le retrait des troupes, tout comme que ce soit le peuple irakien qui donne la solution à la nouvelle situation qui s’est aménagée dans son pays.

La classe ouvrière en Grèce, dans une action commune et en alliance avec les petits commerçants, les petits et moyens agriculteurs, le mouvement pacifiste anti-guerre, les mouvements de la jeunesse, des femmes, des droits démocratiques, les mouvements pour les droits sociaux, la culture, l’éducation et la santé, tout mouvement qui résiste à la politique impérialiste, doit se dresser aussi longtemps qu’il est encore temps pour faire échec aux nouveaux plans belliqueux qui se dessinent tous proches à l’horizon. Il faut exprimer sur-le-champ et avec des actes la solidarité au peuple de Syrie, d’Iran, au peuple palestinien et à tout peuple du Moyen Orient, qui sont la cible de l’intervention impérialiste avec toutes ses conséquences. Il faut exprimer à temps la solidarité aux peuples de la République populaire de Corée et de Cuba qui sont dans le collimateur de l’impérialisme américain. Il faut revendiquer une solution juste de la question chypriote".

LE CRASH DU GROUPE KHALIFA : NI SHORAFA NI KHALIFA !

La "grande aventure" du groupe Khalifa, ce groupe dont on avait vite fait le modèle parfait de la percée spectaculaire du capitalisme algérien, l'exemple de la réussite de jeunes et dynamiques entrepreneurs pouvant donner la pleine mesure de leur créativité quand les freins bureaucratiques du "socialisme" qui bloquaient leur esprit d'initiative sont supprimés, cette grande aventure vient de commencer à révéler ses secrets : un mythe fabriqué de toutes pièces qui vient de s'effondrer dans un grand fracas. Il ne reste plus de ce groupe que les angoisses de ses 18 0000 employés et les pleurs de milliers d'épargnants imprudents que la banque de ce groupe avait alléchés en leur faisant miroiter de faramineux taux d'intérêts. Volatilisés les économies laborieusement accumulées, envolé l'argent des spéculateurs avides mais non avertis qui avaient pensé mettre leur fortune aux origines douteuses à l'abris dans les coffres de la banque !

Comme en Albanie, où la libéralisation a fourni l'occasion à des personnages puissamment épaulés de gruger les citoyens croyant s'enrichir en un clin d'oeil à la faveur du capitalisme, Khalifa doit finalement sa célébrité soudaine à une combinaison d'astuces et de faveurs dispensées en haut lieu.

En l'espace de quelques années ce groupe s'est emparé d'une part importante du transport aérien grâce à la bienveillance des autorités qui avaient abandonné Air Algérie à son sort. Il s'était lancé dans une multitude de chantiers dont les financements ont intrigué tout le monde. Projetant de racheter une importante entreprise allemande de construction mise en liquidation, déposant son offre pour la réalisation d'une ligne de chemin de fer dans l'est du pays, transportant gratuitement des équipes de football, s'engageant à émettre des billets à tarif réduit aux employés du ministère de la Pêche, Khalifa donnait l'impression qu'il détenait des fonds inépuisables accumulés au terme d'une savante gestion. Le patron de cette société expliquait à qui voulait ajouter foi à ses contes de fée que cet argent était le fruit de longues années d'épargne de bénéfices provenant de la vente des médicaments ! Il s'était même offert la coquetterie de sponsoriser l'Olympique de Marseille, gagnant facilement la sympathie des "beurs" d'origine algérienne de la cité phocéenne. Boulimique, il venait de lancer depuis peu une chaîne privée de télévision qui a fait glapir de ravissement les libéraux en quête de leaders qui réussissent. Des directeurs de journaux avaient même décerné au patron de Khalifa des certificats de bonne gestion alors qu'aucun d'entre eux n'avait eu l'occasion de lire ne serait-ce qu'un extrait de ses comptes !

Aujourd'hui le patron du groupe est sous le coup d'un mandat d'arrêt international. La dégringolade de Khalifa a été aussi soudaine que son ascension.

Les informations divulguées par la presse et qu'aucun responsable officiel n'a jugé nécessaire de démentir ont mis à jour ce que beaucoup flairait : le caractère artificiel d'une prospérité à la limite de l'escroquerie. De nombreuses entreprises publiques et non des moindres, puisqu'on cite Sonatrach dans le lot, avaient déposé leurs fonds à la banque du groupe sur simples injonctions téléphoniques de leurs ministres de tutelle. Certains journaux évaluent à 5 milliards de dollars, soit plus de 450 milliards de Dinars, le montant des dépôts des entreprises publiques ! Les responsables gouvernementaux lui ont même confié la gestion d'un fonds public de 1,8 milliards de dinars destinés au financement des "micro-entreprises" pour les jeunes. Mais Khalifa a distribué au compte-gouttes les crédits. Qu'est-il advenu de tout cet argent ? Le groupe l'a dilapidé dans des dépenses qui n'ont ni ne peuvent avoir aucune contrepartie dans la production. Du jamais vu !

L'affaire n'en est qu'à ses débuts car les entreprises publiques dont l'argent est parti en fumée vont être confrontées à une grave crise de trésorerie, à moins que les responsables n'étouffent le scandale en effaçant l'ardoise. Ils l'ont déjà fait discrètement dans un passé récent en procédant à l'assainissement financier du secteur bancaire public pour éponger les trous creusés par les crédits astronomiques accordés à des privés qui ne les ont jamais remboursés.

Le scandale a éclaté au grand jour quand la Banque centrale a stoppé l'évasion vers l'étranger des fonds déposés chez Khalifa qui se permettait de convertir en monnaies étrangères l'argent de ses clients comme s'il était sa propriété. Les responsables de la Banque centrale ont pris peur devant l'ampleur des transferts illégaux alors qu'ils les avaient jusque-là couverts

Règlement de comptes dans les coulisses du pouvoir entre clan de Bouteflika et clan opposé ? Sans nul doute. Le chef de l'Etat a subi durant des mois des attaques en règle sur ses liens avec Shorafa l'homme d'affaires du Moyen Orient qui a bénéficié de faveurs financières scandaleuses. Le crash de Khalifa serait donc le résultat d'une riposte foudroyante de la présidence. Tant mieux si ces luttes à couteaux tirés ont fait remonter à la surface ce qui a été soigneusement caché à l'opinion publique. Le capitalisme tant vanté s'est avéré un capitalisme artificiel sous perfusion. Sa fonction se limite à transférer le patrimoine de la collectivité vers un capitalisme compradore qui n'a apporté aucune contribution tangible à la construction de l'économie algérienne, mais seulement permis de sucrer au passage des personnages haut placés.

Manifester son indignation contre le désir légitime de la masse des citoyens de chercher à comprendre les ressorts de ce scandale et dénoncer en termes virulents, comme le fait le directeur du quotidien "Le Matin", les "Sherlok Holmes lancés sur la piste" du groupe en faillite c'est montrer son incompréhension totale de l'exigence de justice sociale et de transparence que revendiquent les travailleurs qui ne tolèrent ni les Shorafa, ni les Khalifa, ni aucun autre prédateur.

 

 

23 ème anniversaire du "Printemps berbère"

LUTTES DEMOCRATIQUES ET LUTTE ANTI-IMPERIALISTE SONT INDISSOCIABLES

Le 23 ème anniversaire du "Printemps berbère" a donné lieu comme chaque année depuis l'instauration du multipartisme à de grandes manifestations pacifiques pour réaffirmer l'exigence de démocratie, exprimer le refus de l'arbitraire, de la hogra et de l'impunité dont jouissent les responsables coupables de graves atteintes contre les droits élémentaires des citoyens. Cette année, les citoyens, en particulier en Kabylie, célèbrent l'événement en gardant à l'esprit la répression qui a ensanglanté la région durant le printemps 2001. Cette répression s'était soldée par plus de cent morts, pour la plupart des jeunes, tués dans le dos au moment où ils fuyaient les gendarmes qui tiraient avec rage à balles réelles contre les manifestants pacifiques. Les manifestations avaient embrasé la Kabylie après l'assassinat du jeune Massinissa Guermaz dans les locaux de la gendarmerie de Beni Douala. La violence de la répression avait suscité une mobilisation encore plus grande des manifestants. Les locaux des gendarmeries ont été partout attaqués par des jeunes qui ne supportaient plus le comportement des gendarmes à leur égard. Le mouvement a commencé à se structurer en donnant naissance aux comités des Arouch qui ont réclamé notamment le départ des gendarmes et le jugement de ceux d'entre eux qui ont ordonné les tueries ou participé à ces tueries. La plate-forme d'El Kseur dont le mouvement s'est doté revendique notamment la reconnaissance du tamazight comme langue nationale et officielle. Les citoyens ont harcelé durant de longs mois les sièges de la gendarmerie, soumettant les gendarmes à une "quarantaine" qui a fini par obliger le pouvoir à faire des concessions en évacuant des brigades. Et, surtout, le pouvoir a accepté d'amender la Constitution par la reconnaissance du Tamazight comme langue nationale.

Le mouvement des "Arouch" a initié des luttes, comme le boycott des élections législatives et locales, pour obtenir la satisfaction intégrale des revendications contenues dans sa plate-forme.

Il a joué le rôle de facteur déclenchant d'innombrables manifestations de jeunes dans le reste du pays contre l'arbitraire des autorités, leurs abus de pouvoir, leur corruption et leur indifférence face aux problèmes des citoyens déshérités. Le pouvoir a louvoyé tantôt en emprisonnant des représentants du mouvement, tantôt en les libérant mais sans jamais relâcher complètement la pression. Il maintient actuellement en détention des dizaines de représentants des comités des "arouch".

L'inquiétude domine non seulement en Kabylie mais dans toute l'Algérie sur les répercussions de cette situation.

Il est clair que de nombreux cercles ont intérêt à maintenir des foyers de tension pour entretenir les divisions au sein des masses qui entravent la mobilisation contre l'accaparement des richesses du pays par les couches sociales compradore et bureaucratiques. Ils jettent régulièrement de l'huile sur le feu pour empêcher toute solution démocratique aux problèmes posés à l'ensemble du pays, comme cette décision de mettre en liberté, à la veille de la célébration du "printemps berbère", le gendarme qui avait tué le jeune Massinissa. Une véritable provocation !

Les islamistes sont parmi les plus acharnés dans les manoeuvres et campagnes de diversion.

D'autres font le jeu des apprentis-sorciers comme ceux qui ont choisi ce moment pour agiter le projet d'autonomie de la Kabylie.

Les puissances impérialistes suivent de près la situation. Il serait naïf de penser qu'elles se croisent les bras et se contentent d'observer dans la stricte neutralité les événements. Le fait que certains délégués des Arouch - qui ont été cependant désavoués par le mouvement - ait entamé l'an dernier des discussions avec des membres de l'ambassade des USA montre clairement que la situation en Kabylie constitue une aubaine pour toutes les puissances qui intensifient leurs pressions sur notre pays. Au moment où le projet de dénationalisation des hydrocarbures concocté par le ministre de l'Energie - le même personnage auquel, d'après la presse, l'équipe de Bush a envisagé de confier la gestion du pétrole irakien pour le compte des compagnies américaines - a été provisoirement mis en échec par suite de la riposte des travailleurs initiée par l'UGTA, les puissances impérialistes ne renoncent pas à chercher à se donner des moyens pour pousser le pouvoir à céder à leurs pressions en vue de s'emparer "légalement" des gisements d'hydrocarbures algériens.

Ce que montre l'agression impérialiste contre l'Irak, c'est que ces puissances attisent les dissensions internes à caractère ethnique ou autre pour légitimer leurs ingérences. L'impérialisme ne nourrit aucun amour pour la défense des aspirations démocratiques des minorités ou des populations qui luttent pour la reconnaissance de leurs revendications économiques et culturelles particulières. Ce sont ses intérêts stratégiques ou ses intérêts du moment qui lui dictent sa ligne de conduite. Il peut appuyer conjoncturellement et jusqu'à un certain point le mouvement d'une population opprimée dans un pays, tant que cela lui ouvre la voie à son implantation dans ce pays, et le combattre à mort ailleurs. Les pays impérialistes, les USA notamment, sont intervenus dans les Balkans en faisant croire qu'ils prenaient la défense des populations musulmanes contre les Serbes alors qu'ils couvrent les massacres de Palestiniens par les sionistes et la soldatesque de Sharon. Ils s'affichent comme les libérateurs des Kurdes irakiens alors qu'ils ont toujours appuyé le régime turc dans sa répression impitoyable des Kurdes. C'est la CIA qui a organisé l'arrestation d'Ocalan le leader du PKK, parti des Kurdes de Turquie. Et peu de défenseurs des "droits de l'homme" affiliés aux officines impérialistes ont dénoncé la parodie de procès organisée par le gouvernement turc contre Ocalan.

L'accumulation des dangers sur l'Algérie doit appeler au rassemblement des forces patriotiques dans un front anti-impérialiste pour éloigner le spectre des ingérences qui se rapproche de jour en jour de notre pays. La libération des détenus du mouvement arouch, la sanction des auteurs des assassinats, la mise ne échec des manoeuvres de division, la levée des entraves aux libertés démocratiques, la lutte contre le terrorisme intégriste, la satisfaction des revendications socio-économiques des masses, la relance des investissements industriels, etc.; sont des conditions incontournables au renforcement du front intérieur contre les menées des impérialistes et de leurs agents internes qui se trouvent au sein ou en dehors du pouvoir. Le mouvement démocratique populaire n’en sera que plus renforcé s’il lie étroitement à la revendication des libertés et des droits démocratiques, celle de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des catégories sociales qui ne vivent que du fruit de leur travail, celle aussi de la lutte contre les couches sociales qui tirent leurs immenses richesses de l’exploitation des salariés et du pillage des ressources du pays.

IRAK : LA SCANDALEUSE INACTION DU POUVOIR ALGERIEN

Alors que le peuple algérien est révolté dans sa grande majorité par l'agression américaine contre l'Irak et s'attendait à ce que le gouvernement exprime de façon active ses positions anti-impérialistes traditionnelles, le pouvoir s'est abrité dans une attitude honteuse. Aucune initiative concrète n'a été prise pour exprimer à la face des dirigeants des USA et de la Grande-Bretagne l'opposition de l'Algérie à cette agression, leur condamnation sans équivoque de l'acte de guerre de Bush et de Blair. Les responsables se sont contentés d'invoquer du bout des lèvres le nécessaire respect de la légalité internationale. D'habitude prolixe, Bouteflika s'est muré dans un silence qui en disait long sur la peur de tout le pouvoir, et pas seulement la sienne, d'entrer en conflit avec l'impérialisme américain. Cherchant à esquiver le sujet de façon piteuse, Bouteflika avait qualifié cette guerre de "malheureuse affaire irakienne". Il a attendu la chute de Bagdad pour commencer à égratigner les agresseurs. Avant et durant les attaques de la coalition, les autorités ont tout fait pour empêcher les manifestations populaires contre l'agression. Elles ne les ont autorisées une seule fois, comme s'il s'agissait de permettre l'expression d'une protestation de pure forme, tout en les interdisant dans la capitale, que lorsqu'elles ne pouvaient plus persister dans leur position sans se faire passer pour des complices des USA. Mais aucune mesure n'a été envisagée pour faire entendre la voix de l'Algérie : ni initiative pour un assemblée extraordinaire de l'ONU, ni appel aux membres de l'OPEP pour un embargo pétrolier contre les agresseurs, ni convocation de l'ambassadrice des USA en Algérie, etc.

Le pouvoir a montré à travers ses attitudes qu'il exprimait non les intérêts des masses populaires et de l'Algérie mais ceux d'une minorité de trafiquants et de bourgeois exploiteurs et compradore qui ne veulent pas se brouiller avec l'impérialisme le plus puissant. Les milieux dont Bouteflika, en particulier, se fait l'interprète cherchent depuis longtemps à s'assurer le soutien des Etats impérialistes contre leur propre peuple. Leur capitulation, aujourd'hui, sur cette question, et leur empressement, hier, à satisfaire les exigences du FMI et de la Banque mondiale par l'exécution servile des ajustements structurels, dont elles ont retiré de grands profits aux dépens du pays, sont liés par la même chaîne d'intérêts.

Le pouvoir qui a réduit son peuple à la détresse matérielle et le bâillonne quotidiennement ne peut se dresser contre l'impérialisme. Mais cette position indigne est celle de toutes les couches sociales dirigeantes et pas seulement de Bouteflika.

Pourquoi s'attendre à une position anti-impérialiste quand toute la démarche de Bouteflika a consisté à chercher à obtenir l'appui des puissances capitalistes, et de Bush surtout, en allant au devant de leurs désirs comme l'illustre la volonté des cercles qui l'entourent de brader les richesses pétrolières du pays ?

POUR PRESERVER LE PAYS DES DANGERS IMPERIALISTES LE MOUVEMENT OUVRIER DOIT CONSTRUIRE SES INSTRUMENTS D'ORGANISATION ET DE MOBILISATION INDEPENDANTS

A quelques jours de la célébration de leur journée internationale de luttes et de solidarité, les travailleurs algériens mesurent dans leur grande masse que leur pays n'est pas au bout de ses peines. Dix années de terrorisme islamo-fasciste, dix années de réformes destructrices commanditées par les institutions internationales du système capitaliste et appliquées avec un zèle intéressé par les couches sociales dirigeantes, ces deux malheurs conjugués ont plongé le pays dans un abîme dont tout semble indiquer que le fond n'a pas été atteint. Nombreux sont ceux qui constatent que la faim de profit qui tenaille en permanence l'estomac illimité des multinationales ne peut être apaisée et qu'au contraire les concessions et capitulations des dirigeants n'ont fait que l'attiser davantage. Nombreux sont aussi ceux qui pressentent avec inquiétude que les hommes de l'impérialisme resserrent l'étau qui broie notre pays. Le désastre de l'Irak tombé en 21 jours à peine sous la botte anglo-américaine donne des ailes aux oligarques richissimes américains et anglais. Bagdad n'est qu'une étape, après Belgrade, il y a trois ans, et après l'Afghanistan et d'autres pays, dans la marche de l'impérialisme vers la domination de ses multinationales.

Notre pays serait-il bientôt la prochaine cible des loups anglo-américains ? Ou bien tombera-t-il de lui-même sous l'action interne de ces groupes sociaux compradore qui sucent sa substance vitale, préférant assumer le rôle de gardes-chiourmes des derricks dont Bush et sa classe tenteront de s'emparer, plutôt que de s'exposer à leur colère ?

Des personnalités algériennes représentatives du libéralisme commencent à découvrir ce que les communistes ont été les seuls à répéter inlassablement : l'impérialisme poursuit sans désemparer son objectif stratégique de reconquérir toutes les positions que l'action convergente du mouvement de libération nationale, du mouvement ouvrier des pays impérialistes et du camp socialiste lui avait enlevées, grâce à l'existence de ce dernier. Elles découvrent, l'expérience aidant, qu'un lien étroit relie la course des USA au Moyen Orient au plan de dénationalisation des hydrocarbures en Algérie. L'obstination avec laquelle Khelil, le ministre de l'Energie et homme de main des USA, cherche à faire passer ce plan ne peut s'expliquer que par son inscription sur une "feuille de route" que Bush lui a tracée pour l'Algérie. Alors que la ministre de l'information assure qu'il n'existe aucun projet de loi sur les hydrocarbures, qualifiant le texte de Khelil de "document de réflexion interne", ce dernier n'en persiste pas moins à en parler comme d'un projet simplement gelé par Bouteflika mais destiné le moment venu à être déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale.

Beaucoup avait pourtant pavoisé prématurément dans le monde syndical de l'UGTA après la grève générale des 25 et 26 février dernier en croyant que ce projet avait été définitivement retiré de la circulation. Si les agents des multinationales au plus haut niveau des appareils d'Etat ne lâchent pas prise, c'est principalement pour trois raisons.

Premièrement, il existe dans la société algérienne des couches sociales qui sont prêtes à trahir leur pays en échange des miettes que l'impérialisme consentira à leur laisser et de la protection qu'il leur assurera contre les travailleurs et les masses populaires. Ces couches sociales sont minoritaires. Elles peuvent être neutralisées. La large conjonction qui s'est établie contre le projet de Khelil entre les travailleurs, la masses des cadres, des fractions importantes de la petite-bourgeoisie qui ne vit que grâce aux revenus que les salariés dépensent dans le commerce et les services, des secteurs de la bourgeoisie industrielle et, jusqu'à un certain point, de la bourgeoisie commerciale dont les intérêts sont proportionnels à l'importance des revenus pétroliers alimentant les caisses de l'Etat, cette convergence d'intérêts réunit assez de forces pour mettre en échec les intrigues coordonnées de l'impérialisme, qu'il soit américain, européen, ou asiatique, et de ses alliés parasitaires internes.

Deuxièmement, les tendances non prolétariennes opposées à ce projet font preuve de graves inconséquences parce qu'elles ont peur avant tout de susciter par leur action une mobilisation populaire qui échapperait à leur contrôle et serait de nature à remettre en question tous les "acquis" des ajustements structurels à l'ombre desquels elles ont fait prospérer leurs intérêts. Les courants bourgeois et petits-bourgeois, dont les positions sont exprimées sur cette question par le FLN et par le RND, redoutent d'entrer dans une confrontation directe avec les puissances impérialistes qui aurait pour conséquence de leur faire perdre le pouvoir, et tous les avantages qu'ils en retirent, au profit d'aventuriers parachutés par les officines de ces puissances.

Troisièmement, l'appareil central du syndicat UGTA freine le mouvement ouvrier et l'empêche d'intervenir en tant que force indépendante des couches sociales dirigeantes. Cet appareil n'est pour l'essentiel que la cristallisation des courants réformistes et opportunistes du monde des salariés, notamment de ses couches les moins liées à la production. Il joue le rôle, qu'il assume au fond depuis des décennies, de courroie de transmission de la petite-bourgeoisie, voire de la bourgeoisie, au sein du mouvement ouvrier. Durant le régime du parti unique il a véhiculé de 1962 à 1980 les illusions de la petite-bourgeoisie patriotique et populiste. Il a à la fois défendu les intérêts des travailleurs et bloqué l'élévation de leur conscience politico-idéologique en faisant barrage à leur adhésion au parti du socialisme scientifique. Après 1980, ses interventions ont reflété les transformations socio-économiques au sein des appareils d'Etat. Il s'est mué avec l'article 120 en instrument de domestication du mouvement ouvrier. La chute du régime du parti unique l'a amené dans les années 90 à s'adapter à la nouvelle situation tantôt en maniant la démagogie et la phraséologie revendicative pour maintenir dans son sillage les travailleurs, tantôt en étouffant les revendications ouvrières au nom de la priorité à accorder à lutte contre le danger intégriste, le résultat final étant de laisser libre cours à la politique de casse de l'économie et de paupérisation des travailleurs.

La tactique suivie actuellement par les responsables de l'UGTA ne rompt pas avec la dépendance envers les couches sociales dominantes. Elle traduit en même temps les intérêts vitaux de toutes les couches sociales qui refusent que le pétrole et le gaz ne tombent entre les mains des multinationales, perspective qui réduirait la masse des citoyens à une misère sans limite, et le besoin politique pour les couches non prolétariennes de préparer l'éviction de Bouteflika et de ses hommes. Par leur jeu qui consiste à intriguer avec les puissances extérieures contre les forces qui les gênent à l'intérieur, ceux-ci font courir des risques mortels pour la stabilité du système et mettent en péril les privilèges des catégories sociales liées à ce système.

Les travailleurs sont de plus en plus nombreux à saisir la nature cachée de l'action des responsables de l'UGTA et à comprendre que le chemin qui mène à l'édification d'un véritable syndicat de classe, unitaire, démocratique et indépendant des classes possédantes est encore long.

La grève générale du 25 et 26 février a révélé l'existence dans le pays de grandes réserves de mobilisation populaire malgré les coups portés aux syndicalisme révolutionnaire depuis des décennies. La paupérisation, le fossé qui s'est creusé et se creuse tous les jours entre une toute petite minorité de privilégiés et la masse du peuple forge les consciences. Cette grève a montré que si les travailleurs avaient eu un véritable syndicat révolutionnaire, le syndicat qu'exigent la gravité de la situation et les dangers qui pèsent sur l'Algérie, ils auraient imposé durant ces journées des changements révolutionnaires à la tête du pays.

Ces changements pour une véritable république démocratique populaire, assurant l'adhésion des masses les plus larges à la défense de leur patrie face aux menaces impérialistes, donnant le signal à une politique industrielle audacieuse sur la base d'un secteur public rénové mais puissant, à une aide résolue à la paysannerie laborieuse paupérisée, éradiquant la spéculation et l'affairisme, obligeant les capitalistes tolérés durant la phase de l'édification économique à respecter les droits sociaux et syndicaux des travailleurs, instaurant les libertés démocratiques et mettant fin à l'arbitraire des détenteurs de responsabilités, ces changements dont l'étape actuelle exige l'avènement urgent seront le fruit de l'action et de la mobilisation de la classe ouvrière et de tous ses alliées.

L'action de la classe ouvrière ne sera profonde et n'entraînera les changements auxquels les masses aspirent que si son avant-garde, ses éléments les plus conscients, s'organisent dans un parti communiste influent, enraciné au sein des masses, armé de la théorie marxiste-léniniste, que si elle se dote d'un grand syndicat de classe et de masse, que si ce parti communiste parvient à impulser le rassemblement des forces populaires dans un front progressiste, démocratique et anti-impérialiste

JEUX POLITIQUES DE L'UGTA ET INTERETS DE CLASSE DES TRAVAILLEURS

 

 

L'appareil central de l'UGTA est saisi d'une fièvre inhabituelle. Ces derniers mois, il ne rate aucune occasion pour se démarquer publiquement des hommes de Bouteflika, Temmar, Khelil et Benachenhou, les fustigeant avec des mots durs tout aussi publiquement. Il menace régulièrement de rééditer la grève générale de février si ces hommes persistaient dans leurs attitudes. Remarquons que les responsables nationaux de l'UGTA ne s'opposent pas de la même façon aux privatisations qu'à la dénationalisation des hydrocarbures. S'ils demandent le retrait pur et simple du projet de Khelil, rejoignant la position des communistes qui, sur ce point ont appelé à soutenir toutes les initiatives des forces opposées à ce projet, Sidi Saïd et ses amis ne rejettent pas le principe des privatisations. Comme cela a toujours été leur position depuis le début du démantèlement du secteur public, ils réclament seulement le droit à être consultés avant toute privatisation. Quand Sidi Saïd prétend que la centrale syndicale est attachée à la défense des entreprises publiques stratégiques il feint d'oublier qu'il n'a rien fait pour empêcher le bradage du complexe sidérurgique d'El Hadjar au profit de la compagnie indienne ISPAT. Mieux encore, Menadi, le responsable du syndicat du complexe, qui fait partie des groupes qui appuient Sidi Saïd au sein de la centrale contre ses détracteurs éjectés de l'appareil, s'était félicité de cette opération. Il ne laisse échapper aucune occasion pour manifester bruyamment son soutien aux nouveaux propriétaires allant jusqu'à dénoncer la grève légitime des travailleurs de la mine de fer de l'Ouenza qui se sont élevés contre le projet de privatisation de la mine. Sidi Saïd a gardé le silence sur cette affaire.

Qu'est-ce qui donne tant de fièvre aux responsables de la centrale ? Visiblement, à l'approche de l'élection présidentielle de 2004, ils courent pour conquérir la confiance des travailleurs afin de la canaliser vers un soutien du candidat des couches dirigeantes que celles-ci se préparent à lancer en remplacement de Bouteflika. Ces couches dirigeantes désirent dans leur majorité le départ du chef de l'Etat. Celui-ci est discrédité par l'absence de redressement économique tangible, et il faut trouver un bouc émissaire pour sauver le régime. Mais comment la politique économique que tous les libéraux approuvent aurait-elle pu donner d'autres résultats que le désastre actuel et en quoi Bouteflika serait-il plus à incriminer sur ce plan que tous les autres responsables qui adhèrent à la même politique économique ? D'autre part, un consensus semble se dessiner au sein des couches sociales dirigeantes pour mettre en échec son éventuelle candidature à un deuxième mandat présidentiel. Cette évolution est dictée par la nécessité de mettre un terme au jeu dangereux de Bouteflika qui cherche à se donner des pouvoirs absolus en écartant à l'aide d'appuis extérieurs les responsables qui ne le suivent pas inconditionnellement au sein de l'appareil militaire.

L'UGTA avait appelé en 1993 à soutenir Bouteflika en faisant croire aux travailleurs qu'il incarnait le retour aux principes défendus par Boumediene. La suite a montré aux masses que cet appel relevait de la tromperie. Ses responsables se préparent de nouveau à récidiver dans leur soutien systématique aux classes au pouvoir en pensant gagner une fois encore la sympathie des masses au vu de leurs actions contre les aspects les plus inacceptables de la politique des dirigeants.

Les travailleurs ne seront pas dupes de leur jeu opportuniste. Ils défendront leurs intérêts de classe sur le plan économique et sur le plan politique sans se laisser berner par les manoeuvres grossières de Sidi Saïd et de ses amis de l'appareil.

 

SIDI SAID CONTRE CHAVEZ !

Durant la grève subversive de l'aristocratie ouvrière vénézuélienne du pétrole contre Chavez, Bouteflika avait envoyé des experts de Sonatrach pour étudier la possibilité de remettre en marche des puits de pétrole. Cette démarche n'avait rien d'anti-impérialiste, puisque la suite des événements avait montré qu'elle répondait au souhait de Bush de se constituer des réserves de pétrole en prévision de la guerre qu'il préparait contre l'Irak. Cela ne diminuait en rien l'hostilité viscérale de Bush à Chavez. Les USA qui ont fomenté cette grève, comme ils l'avaient fait au Chili en soutenant les travailleurs des mines de cuivre avant de faire tomber le pouvoir d'Allende sous les balles des factieux dirigés par Pinochet, ont simplement accordé la priorité à la liquidation du régime de Saddam. Ils s'occuperont plus tard du Venezuela.

Mais Sidi Saïd a rué dans les brancards en dénonçant violemment cette opération au nom du refus de l'ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et de la solidarité avec les travailleurs en lutte pour leurs droits !

On croit faire un cauchemar : le premier responsable du syndicat d'un pays aux traditions anti-impérialistes se met du côté des adversaires d'un chef d'Etat qui se bat pour donner les moyens de se soustraire à l'emprise impérialiste et améliorer les conditions de vie des exclus.

Ce fait révoltant montre à quel point les travailleurs doivent poursuivre leurs luttes pour l'édification d'un véritable syndicat internationaliste.

 

 

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

 

RESISTER AUX MANOEUVRES ET AUX PRESSIONS DE BUSH

On sait que parmis les nombreux objectifs de l’agression américaine contre l’Irak, il y a la volonté de permettre au gouvernement de Sharon de réaliser ses plans de liquidation des droits du peuple palestinien. On sait aussi que les impérialistes américains font tout pour exiger des "réformes" de l’Autorité palestinienne. Ces réformes ont constitué par exemple dans la formation d’un gouvernement dirigé par un premier ministre. Ce dernier, Abou Mazen, considéré par Bush comme étant un interlocuteur avec lequel "on peut coopérer "vient d’être investi par le Conseil législatif palestinien après plusieurs semaines de tension entre les dirigeants palestiniens et en particulier entre Arafat et son nouveau premier ministre. Abou mazen ne cache pas sa volonté de renoncer à l’Intifadha armée. Les risques de division entre Palestiniens sont donc réelles et on peut compter sur Bush et Sharon pour les aggraver et vider de nouveau leurs promesses de tout contenu réel mais on peut espérer aussi que le peuple palestinien fera tout pour les mettre en échec. L’investiture du nouveau gouvernement palestinien était présentée comme la condition pour qu’un nouveau plan de paix, appelé feuille de route, concocté par les USA, l’Union européenne, la Russie et l’ONU puisse être appliqué selon plusieurs étapes et aboutir à la création d’un Etat palestinien en 2005. Après la remise de cette feuille de route aux deux parties, le gouvernement israélien, a répondu immédiatement quelques heures après ....en assassinant plus de 15 Palestiniens et en blessant des dizaines d’autres. Il est clair que les dirigeants de Washington, qui multiplient jour après jour leurs menaces contre la Syrie, le Liban et répètent que les choses ont changé depuis leur occupation de l’Irak, ne feront rien pour ramener à la raison ceux de Tel Aviv, quelles que soient les concessions palestiniennes. Seule la lutte du courageux peuple palestinien, qui a montré depuis des dizaines d’années sa volonté d’arracher ses droits nationaux légitimes, et le soutien de l’opinion progressiste mondiale, sont à même de mettre en échec les plans de Sharon. C’est pourquoi il est plus nécessaire que jamais de renforcer la solidarité avec le peuple palestinien et d’exiger la libération de tous les territoires occupés par les Israéliens y compris en Syrie et au Liban

 

 

 

Le parti communiste de Grèce dénonce la position de l’U.E qui refuse de condamner Sharon

"La déclaration de la présidence grecque de l’UE concernant les attaques criminelles de l’armée israélienne dans la bande de Gaza et les recommandations adressées au gouvernement d’Israël ''de faire preuve de plus grande retenue'' sont inacceptables. Au lieu de condamner l’agresseur, la présidence grecque de l’UE met sur le même plan la victime et le bourreau...

Nous condamnons l’agressivité du gouvernement israélien contre le peuple palestinien et dénonçons l’attitude inacceptable observée par le gouvernement grec au nom de l’UE.

Nous exprimons notre solidarité à la cause juste du peuple palestinien pour l’indépendance de sa patrie et pour acquérir son propre Etat avec pour capitale Jérusalem-Est".

"La classe ouvrière et les couches populaires ont toutes les raisons du monde de crier haut et fort et de manifester massivement et avec combativité contre la venue de Blair et Aznar, qui sont persona non grata en Grèce (...)

Seule la lutte unifiée des peuples peut constituer le pôle puissant faisant contrepoids aux impérialistes américains et européens. L’Union européenne (UE) n’est qu’une union des monopoles européens. Voilà pourquoi c’est une organisation impérialiste. L’UE est en désaccord et en concurrence avec les Etats-Unis pour savoir lesquels des monopoles, européens ou américains auront le dessus dans la domination mondiale. Ce sont tous deux des pilleurs. Ils mettent avec leur politique dans le collimateur leurs propres peuples et les autres peuples. Ils sont complices pour presser les travailleurs comme des citrons.

L’UE va avec les Etats-Unis lorsque cela arrange ses intérêts, et sans eux lorsque cela ne les arrange pas! L’UE ne s’est pas mise d’accord avec les Etats-Unis dans la guerre contre l’Irak, parce que c’était ses propres intérêts qui étaient compromis et non pas les intérêts des peuples. Ils ne se sont pas mis d’accord pour l’Irak, mais ils ont été d’accord en Yougoslavie et en Afghanistan!

Ils ont signé le dit "nouveau dogme" de l’OTAN en 1999, qui lui permet d’étendre son action partout sur la planète

LA FSM dénonce le terrorisme d’Etat israélien

Dans une déclaration exigeant le respect des droits de l’homme en Palestine, la Fédération Syndicale Mondiale dénonce "la mort est délibérée dans les territoires arabes contre la population arabe de la part de l’occupant israélien. La déclaration poursuit

"C’est ce qu’on essaye d’occulter, en ce moment par l’arrivée au devant de la scène internationale, des menaces d’agression et de l’attaque du gouvernement nord-américain contre l’Irak, attaque avec l’accord et la connivence des autorités sionistes et à leur profit.

Les travailleurs et leur famille font partie de la population qui meurt chaque jour. Les médias malheureusement le passent sous silence.

Pendant les mois de février et mars 2003, nous avons constaté en tant que témoins, la violence exercée de la part d’Israël, depuis le 12 avril 2002, date de l’opération de l’armée et des forces aériennes contre la population de Cisjordanie et de la Bande de Gaza.

Nous devons vous rappeler que ce dernier fait de violence avait occupé l’attention et la préoccupation des participants à la Commission des Droits de l’Homme passée.

Alors Israël avait réoccupé les principales villes de Palestine et y avait assiégé, à Ramallah les bureaux du président Yasser Arafat, en réduisant en ruine les installations et en réduisant le dirigeant de la Palestine à l’état de prisonnier virtuel.

Ce n’est pas seulement maintenant que Tel-Aviv exerce la politique d’extermination de Palestine.Il s’agit vraiment d’un terrorisme d’Etat délibéré.

Cette politique est la justification des murailles et barrières électrifiées, l’expulsion de la Bande de Gaza des parents, frères et familles de terroristes présumés et la destruction des maisons avec l’utilisation d’explosifs et de machines.

Il est certain qu’Israël refuse, comme elle le fait depuis 30 ans, de respecter les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, qui font appel au retrait des troupes des territoires occupés.

La FSM appuie la demande de la Palestine pour son droit à un Etat indépendant et autonome, à avoir des garanties pour son développement économique, au démantèlement des colonies israéliennes dans les territoires Palestiniens et le droit au retour des réfugiés".

 

IRAK : ANNIVERSAIRE DU PARTI COMMUNISTE

A l’occasion de son 69ème anniversaire, notre parti a adressé un message de solidarité au parti communiste irakien. Nous le reproduisons pour nos lecteurs.

Chers camarades,

Le peuple irakien vit des moments tragiques. Si l’effondrement du régime sanguinaire de Saddam n’est regretté par aucune force progressiste ou patriotique, la situation actuelle de votre pays, de son avenir inspire les plus vives inquiétudes à toute l’opinion progressiste internationale.

Pendant plus de 30 ans le régime dictatorial installé à Bagdad et soutenu pendant plus de 20 ans par l’impérialisme international, ce que tentent de faire oublier les grands médias américains, a commis d’innombrables crimes. Il est donc légitime que le peuple irakien ait exprimé sa joie après sa disparition plus ou moins mystérieuse mais ceux qui ont envahi votre pays pour l’occuper, le piller ouvertement et cherchent à lui imposer un gouvernement à leur solde, ne sont pas des libérateurs et n’ont nulle part déposé un dictateur pour le remplacer par un démocrate. C’est plutôt le contraire que les peuples ont constaté depuis des dizaines d’années.

Ceux qui ont refusé d’entendre des millions et des millions de manifestants, y compris aux Etats unis et en Angleterre, et ont déclenché un déluge de feu sur toutes les villes de votre pays détruisant tout sur leur passage et massacrant des milliers d’enfants, de femmes et de simples citoyens sont disqualifiés pour parler de libération, de démocratie ou de droits de l’homme.

Après la chute du dictateur, tout le monde constate que c’est eux qui organisent le chaos dans les principales villes irakiennes. Les destructions accélérées des bibliothèques des universités, des bâtiments publics des banques et même des hôpitaux font dire à de nombreux citoyens de Bagdad ou de Mossoul que les américains ne sont pas étrangers à cette anarchie. Les seuls bâtiments administratifs qu’ils ont protégés c’est le ministère du pétrole et le palais que doit occuper bientôt le général américain chargé de diriger le grand Irak comme s’il s’agissait d’une vulgaire colonie.

Chers camarades

nous savons combien vous souffrez de cette situation et vous pouvez être certains que nous sommes complètement à vos cotés et que nous partageons entièrement votre angoisse.

Non contents d’avoir soumis le peuple irakien depuis 12 ans à un embargo criminel responsable de la mort de plus d’un million d’enfants, sans gêner en rien la clique de Saddam, il faut le rappeler, les dirigeants américains et britanniques ont fini par déclencher une guerre préparée depuis de longues années, même si depuis l’été dernier ils ont multiplié les manoeuvres pour la réaliser avec le consentement de l’ONU et apparaître ainsi comme respectueux du droit international aux yeux des peuples. Malgré la corruption, les promesses d’aide ou les menaces de toutes sortes, de nombreux pays ont refusé de soutenir les impérialistes américains et d’accepter. de légitimer une agression aussi injuste. Mais comment ne pas constater que la majorité des gouvernants arabes portent une responsabilité écrasante dans la tragédie. Durant des mois ces dirigeants n’ont rien dit alors que les troupes américaines se concentraient jour après jour dans la région. Quelques jours avant les début des hostilités ils se sont enfin réunis pour se lancer publiquement des invectives. La majorité d’entreux avait promis depuis longtemps d’accorder publiquement ou secrètement de nombreuses facilités aux armées américaines et anglaises. C’est ce qu’ils font effectivement depuis le début du conflit. Leurs gesticulations actuelles et les larmes de crocodile qu’ils déversent depuis quelques jours sur le sort de l’Irak ne tromperont personne. La principale préoccupation de ces gouvernements a été et demeure toujours de museler leur propre opinion publique soit en interdisant les manifestations populaires comme dans notre pays soit en les réprimant avec une violence inouïe sous prétexte de maintenir l’ordre alors que leur but a toujours été et cela depuis des années de ne pas mécontenter les dirigeants de Washington.

Sans nier le moins du monde qu’ils viennent en Irak pour s’emparer de son pétrole, les impérialistes américains ne cachent pas leur volonté de bouleverser la carte du Moyen-Orient et créer les conditions d’une liquidation du peuple palestinien. Les menaces ouvertes contre la Syrie et celles à peine voilées contre d’autres pays de la région ne sont pas à prendre à la légère. Les couches dirigeantes dans la majorité des pays arabes, qu’elles soient féodales ou bourgeoises ont montré clairement à l’occasion de ce conflit, qu’elles sont complètement aux ordres des impérialistes. Il faut seulement espérer que de nombreuses forces patriotiques dans nos pays tirent enfin les leçons qui s’imposent pour éviter cette course vers l’abîme.

Les forces patriotiques véritables doivent selon nous combattre ouvertement ces couches corrompues, appeler à l’organisation et à l’union dans la lutte de toutes les couches populaires dans nos sociétés, renoncer enfin à l’anticommunisme, dénoncer quotidiennement la propagande impérialiste dans tous ses aspects et renforcer la solidarité internationale qui a montré ces temps derniers qu’elle peut jouer un rôle considérable dans la dénonciation des crimes de l’impérialisme.

Chers camarades,

La longue lutte que vous avez mené contre la dictature avait beaucoup affaibli le régime dictatorial avant même le déclenchement de la guerre. On peut même se demander si l’impérialisme américain ne voulait pas avant tout empêcher la chute de Saddam par une insurrection populaire ou les communistes et d’autres progressistes auraient joué un rôle essentiel. Quoi qu’il en soit les luttes que vous avez menées, les solutions avancées pour faire de l’Irak un Etat démocratique fédéral et uni semblent mures dans votre société. Nous sommes persuadés que dans la situation complexe que connaît votre pays depuis quelques jours, ces solutions seront soutenues par l’immense majorité des Irakiens, qui ont besoin d’une perspective claire pour combattre l’occupation.

Cette guerre a montré aussi que l’impérialisme américain veut imposer sa loi au monde entier y compris à nombre de ses alliés de l’OTAN qui pour de nombreuses raisons et aussi pour défendre leurs intérêts rechignent à le suivre. Pour lui l’incontestable supériorité qu’il a acquise et la destruction de l’Union Soviétique font que personne ne doit et ne peut s’opposer à ses diktats. Mais de nombreuses forces à travers le monde ne l’entendent pas de cette oreille. Des millions de personnes de tout âge et à travers tous les continents n’ont cessé depuis des semaines de dénoncer la guerre et les crimes contre le peuple irakien. Faisons tout ce qui en notre pouvoir pour que les soldats américains et anglais retournent dans leurs pays respectifs et laissent le grand peuple irakien, débarrassé du dictateur et des occupants résoudre ses problèmes avec l’aide de l’opinion progressiste mondiale.

Chers camarades,

Le peuple irakien a une longue et glorieuse histoire. Quels que soient les sacrifices il forcera les troupes étrangères à quitter son pays. Quand on voit ces jours-çi de simples citoyens ordinaires de Bagdad ou de Bassorah venir dire tranquillement aux soldats américains et anglais de rentrer chez eux, on ne peut en douter un seul instant. Nous sommes convaincues que votre parti a commencé à jouer son rôle irremplaçable aux cotés d’autres forces progressistes et patriotiques pour mobiliser le peuple irakien meurtri contre l’occupant et les marionnettes qu’il veut imposer à votre pays. Nous pouvons vous assurer chers camarades que les communistes et les progressistes algériens se mobiliseront encore plus que par le passé pour soutenir votre noble lutte au service de votre glorieuse patrie.

VIVE la lutte du peuple irakien contre l’occupation étrangère

VIVE le 69ème anniversaire du parti communiste irakien

GLOIRE AUX MARTYRS IRAKIENS

 

 

 

Hugo Chavez appelle le Secrétaire Général de L'ONU (et prix Nobel de la paix!!) à condamner l'agression (solidarité avec l’Irak)

Le président du Venezuela, Hugo Chavez a appelé le Secrétaire Général des Nations Unies à condamner l'agression contre l'Irak.

Selon Chavez, "il faut dire à ceux qui détiennent la puissance la plus élevée, que nous ne voulons pas de nouvelles guerres." Il a également demandé aux Nations-Unies de remplir son rôle sur la planète Terre, car l'organisation existe pour quelque chose, a-t'il dit

Chavez a souligné que le Venezuela rejoignait la majorité des pays du monde, dont la Russie, qui demandent que la Charte des Nations Unies, les droits humains, la souveraineté des peuples et leurs lois, aussi bien que les lois divines, soient repectés. En montrant une photographie d'un enfant irakien avec le visage brûlé, le président a déclaré que "ceci ne peut être justifié"

CUBA (intern)

Plan terroriste pour déstabiliser le pays

Dans la dernière période les pressions et les menaces contre Cuba se sont multipliées . Plus grave, de nombreux attentats (détournements d'avions et d'embarcations de Cuba), ont mis en danger des centaines de personnes, parmi lesquelles un grand nombre de femmes et d'enfants.

Le chef de la section des intérêts des Etats-Unis est le centre d'un plan conscient pour stimuler des sorties illégales du pays, par le biais d'actes terroristes, L’objectif des impérialistes américains est de se débarrasser des accords migratoires entre les deux nations et créer une situation chaotique.

Les autorités cubaines ont dénoncé le fait que ces actes, liés à l'émigration illégale vers les Etats-Unis, répondent à un plan destiné à provoquer des actes de terrorisme sur des bateaux, dans des avions en partance ou à destination de Cuba, à faire tort à l'accord migratoire cubano-américain ainsi qu'à déstabiliser le pays.

L'accord migratoire souscrit par les gouvernements des deux pays stipule qu'on ne permettra pas l'entrée aux Etats-Unis "aux immigrants trouvés en mer et tentant de pénétrer dans ce pays". Et également que "les deux gouvernements prendront des mesures efficaces pour s'opposer ou empêcher l'utilisation de la violence de la part de toute personne qui tente d'entrer ou arrive aux Etats-Unis depuis Cuba, au moyen du détournement forcé d'avions et d'embarcations".
Selon l'accord migratoire souscrit par les deux pays, le gouvernement des Etats-Unis s'est engagé à accorder annuellement des visas d'émigration à 20000 Cubains.
Chaque année de l'accord commence le 1er octobre. Dans les cinq premiers mois de cette année, entre le 1er octobre et le 28 février, Washington a accordé 505 visas. Pendant la même période antérieure, 7237 visas avaient été accordés; en 2001, plus de 8300; en 2000, 10860; en 1999, à cette même époque, 11600 Cubains avaient déjà reçu leur visa d'émigration. Par ailleurs les autorités cubaines accusent le chef de la Section des Intérêts Nord-américains à la Havane, James Cason, d’intensifier ses activités avec des éléments dissidents dans le but de créer une cinquième colonne dans l'île et alimenter des activités contre-révolutionnaires, en accord avec la loi Helms-Burton qui promeut la subversion dans l'île. .

Dans un message adressé aux partis et organisations amies, le parti communiste de Cuba déclare notamment

"Le peuple de Cuba livre aujourd'hui une intense bataille pour son droit à la libre détermination et son droit à l'indépendance. Il s'agit de défendre, dans n'importe quelle circonstance, le futur de notre pays comme nation et toutes les conquêtes que la Révolution a atteint et mis au service de nos hommes, femmes et enfants, beaucoup d'entre elles constituent aujourd'hui une chimère dans de nombreux pays du monde"...Cuba connaît bien l'agressivité de l'empire : Plus de 40 ans d'un féroce blocus économique, financier et commercial ; d'actions terroristes ; plus de 600 plans d'attentats et plans d'assassinat contre notre Président ; stimulation à la subversion, à l'émigration illégale, aux sabotages, à l'action de groupes armés qui ont été tolérés dans leur agissement terroriste contre notre pays. Et depuis la même année du triomphe de la Révolution - 1959 - l'obsession des gouvernements des Etats Unis de fabriquer à Cuba une opposition, de fomenter la création et la fortification de groupes qui répondent à leurs intérêts et alliés, dans un supposé scénario de défaite de la Révolution, rendre propice l'annexion de Cuba aux Etats Unis...L'hostilité de l'administration Bush contre Cuba a dépassé celle de toutes les administrations antérieures. Une vingtaine de cubains procédant des groupes extrémistes de Miami occupent des postes clés dans son gouvernement, auxquels s'ajoutent les engagements du Président avec ces mêmes groupes extrémistes qui ont joué un rôle clé dans son élection.

Le bureau des Intérêts des Etats Unis à la Havane s'est convertit en Quartier général qui prétend diriger la subversion interne dans notre pays, avec un Chef de ce bureau qui viole constamment les lois qui régissent le comportement diplomatique, avec une ingérence flagrante dans les affaires internes de Cuba et dédié entièrement à l'organisation et l'appui de cette " opposition " fabriquée et financée par les Etats Unis" et à propos des dernières condamnations prononcées par les tribunaux cubains qui ont fait tant de bruit dans les médias occidentaux, le message précise

"Ce ne sont pas des "dissidents" ou des supposés activistes des droits de l'homme qui ont été jugés ou condamnés, sinon des personnes qui travaillaient (et rémunérés) pour une puissance étrangère laquelle de par la loi approuvée par son Congrès (la loi Helms Burton) a pour objectif déclaré de détruire la Révolution.

2) Dans tout le processus judiciaire il y a eu un respect absolu aux garanties pour tous les accusés, en vertu de la législation cubaine et en vertu des principes généralement reconnus et acceptés dans le monde"

Dans notre pays la Révolution cubaine jouit d’un prestige considérable et les progressistes algériens ne manqueront pas d’exprimer sous des formes diverses leur solidarité avec l’île de la liberté.

Les Mimosas d'Algérie

Une pièce de Richard Demarcy bouleversante. Mais

Cette pièce dont le texte et la mise en scène sont de Richard Demarcy est interprétée par deux excellentes comédiennes algériennes, Sonia Mekkiou et Fatouma Ousliha-Bouanmh. Elle a connu un vif succès dans les villes du pays, Alger, Oran, Annaba ... où elle a été présentée. A son tour, Paris vient de la découvrir au Parc de la Villette où son triomphe, mérité, n'a pas été moindre. Hélas ! Il y avait peu d'Algériens à chacune des représentations, un peu comme si cela se déroulait en cercle fermé. Peut-être faut-il penser que la publicité n'a pas été orientée vers les quartiers où résident nos compatriotes. Cependant, et quelles que fussent leurs origines, les spectateurs ont été sensibles et ont rappelé quatre fois les comédiennes les applaudissant longuement et avec chaleur.

La source d'inspiration de cette pièce est le livre de Jean-Luc Einaudi intitulé "Pour l'exemple : l'Affaire Fernand Yveton" et dont l'auteur a rapporté presque fidèlement les faits- presque parce qu'il a écrit quelques inexactitudes (dans quel but?) en affirmant par exemple que le Parti a abandonné son militant après son arrestation et refusé de prendre en charge sa défense alors que son avocat, Albert Smadja était lui-même membre du Parti. Le parcours de notre camarade fut exemplaire, dévoué à la cause nationale, certes, mais aussi au combat de la classe ouvrière. Il était ouvrier et syndicaliste à L’EGA ( Electricité et Gaz d'Algérie ) qui allait devenir après l'indépendance la Sonelgaz.

Femand Yveton fut condamné à mort et promptement guillotiné le 1Ifévrier 1956 pour avoir posé une bombe dans la centrale électrique du Hamma. L'explosion devait être seulement spectaculaire et non pas provoquer des pertes humaines qui se seraient sans doute élevées à des milliers de victimes du fait de la proximité de quartiers populeux. Bien que la bombe n'explosât pas, Mitterrand, alors ministre de l’intérieur et René Coti, président de la République française, ne tinrent aucun compte de ces faits et rejetèrent odieusement le recours en grâce déposé par ses avocats.

L'auteur du texte, Richard Demarcy, organise un affrontement moral, psychologique, entre la mère de Fernand et sa petite-fille qui revient à Alger après trente ans d'absence, en quête obstinée d'authenticité. Pour lui éviter tout traumatisme psychique. La famille lui avait caché les conditions dans lesquelles son père avait trouvé la mort. A force de détermination, elle découvre que son père a été guillotiné à la prison civile d Alger, Barberousse, aujourd'hui appelée Serkadji.

Il est vrai que ce texte bouleversant nous étreint la gorge et conduit ceux de ses camarades qui ont bien connu Fernand au bord des larmes. Mais, il eut été souhaitable que ne soit pas escamotée ( comme l'on fait dans leurs comptes-rendus la presse algérienne et la presse française d'une façon générale) son appartenance au Parti communiste algérien. A l'instar d’Yveton, de Maillot, de Counillon, de Martinez de Siméon et de bien d'autres, des centaines et des centaines de militants d'origine européenne de ce parti se battaient et côtoyaient dans les mêmes rangs des milliers et des milliers de leurs camarades d'origine arabo-berbère.

Par ailleurs, pour rétablir la véracité des faits, ajoutons encore une précision : Fernand Yveton n'a pas "rallié"le FLN comme l'écrit le quotidien français Le Monde dans son compte-rendu des représentations de cette pièce. Appartenant aux CDL ( Combattants de la libération ) organisation militaire du PCA, il a rejoint, comme de nombreux militants communistes, les forces de L’ALN sur les recommandations du Parti à la suite des accords que celui-ci avait passé avec le FLN en juillet 1956, quelque temps après que notre camarade Maillot se soit emparé d'un camion d'armes. L'anticommunisme, primaire ou pas, continue honteusement de se nourrir de mensonges directs ou par omission. Ceux qui le pratiquent ont-ils encore tellement peur des idées du communisme ?

Hormis ces quelques remarques qu'il était pourtant utile de rappeler, la pièce ( une fiction qui ne prétend pas à la vérité historique ) reste de grande qualité tant par la mise en scène et les décors d'une grande sobriété, les dialogues simples, efficaces, loin de toute affectation, que par la prestation des actrices.

Une grave omission a été réparée, enfin ! Ne serait-ce qu'en évoquant le nom de notre camarade Fernand Yveton. Nous n'allons pas trop nous en plaindre !

Temmar-Sidi Saïd:

Pas de bonnes relations ? C'est à voir

Dans un entretien accordé le 30 mars à La Tribune, - Temmar, le ministre de la "Participation", a déclaré "Je n'ai aucun problème avec L’UGTA" Cela est-il possible ? Peut-être. Toute honte bue, il ajoute: "Il y a un secteur public qui connaît un processus de déstructuration, il s'agit d'en faire un secteur source de valeur ajoutée et de pouvoir d'achat de nos populations".

Comme si avant la décision de tout privatiser, c'est-à-dire de tout déstructurer, de détruire le tissu industriel de notre pays au profit d'importateurs véreux, nos entreprises publiques n'étaient pas en mesure de fonctionner normalement et, pour certaines d'entre elles, d'être rentables. Encore que le critère de rentabilité soit discutable, surtout lorsqu'il s'agit de services publics Ce ministre et ses amis vont plus loin: ils ne se gênent pas pour entraver, y compris, le fonctionnement de certains secteurs de l'industrie privée. Il en est ainsi de celui de l'industrie de produits pharmaceutiques.

En vérité, Temmar et ses amis de la fraction bourgeoise compradore, ont opté pour une politique qui plaît beaucoup aux multinationales étrangères, à l'impérialisme. Elle vise, cette politique, à favoriser l'importation de produits en provenance de pays capitalistes développés. Du reste, malgré ce qu'en dit Sidi Said les divergences avec Temmar - bien que la pression des travailleurs l'ait contraint à prendre certaines positions - ne vont pas aussi loin qu’il le prétend. Mais, les militants de la base et les travailleurs ne s'en laissent pas compter. Ils ne l'entendent de la même oreille que ce dirigeant, ils poursuivent leurs combats, sous différentes formes, pour sauver leur emploi et, en fin de compte, aussi l'économie de notre pays.

Le PC des Etats Unis contre les guerres de Bush

Dans une importante déclaration, publiée avant l’agression contre l’Irak, le parti communiste américain condamne fermement l’impérialisme américain. Nous publions pour nos lecteurs quelques extraits de cette déclaration.

"Il y a un an demi l’administration Bush a esquissé publiquement des vues et une doctrine excessivement dangereuses, dont les trois piliers sont des conclusions préoccupantes, le changement de régime, la domination de l'impérialisme US tout au long du 2l eme siècle.

L'Afghanistan fut le costume de la répétition de cette nouvelle doctrine, mais en Iraq, les politiciens de la Maison Blanche voient une opportunité de fournir une leçon plus complète -qui est, une agression pour priver un Etat de sa souveraineté, pour établir un point d'appuî destiné à transformer et dominer une région entière, et pour démontrer une supériorité absolue de la machine militaire du Pentagone.

En bref, avec la force de l'exemple - ou, plus précisément, avec l'exemple de la force- la Maison Blanche vise à imposer une nouvelle vision de régner pour gouverner et dominer la communauté internationale"...

"Ce processus, qui est à ses premières étapes, est le lieu de luttes turbulentes, à la fois à l'intérieur de notre pays et internationalement.

D'un côté sont les sections de l'aile de l'extrême droite de la classe régnante des Etats Unis et leurs représentants politiques, qui maintenant contrôlent toutes les trois branches du gouvernement fédéral, aux côtés d'une courte liste d'alliés. De l'autre côté est une vaste coalition comprenant la majorité des peuples du monde et de gouvernements de tendances politiques variées".

IRAK "Tarecq AI Sha'ab" au grand jour à Bagdad

Depuis l'écroulement et le décès du régime dictatorial de Sadam Hussein, la première édition de l'organe central du Parti communiste Irakien est reparue au grand jour, Des dizaines de milliers d'exemplaires ont été ouvertement distribués dans la capitale Bagdad et dans d'autres cités et villes de l'Iraq.

Le principal article publié en premier page sous le titre "L'écroulement de la dictature !Notre peuple aspire à l'indépendance et à un Iraq unifié démocratique et fédéral !", affirme: "Avec l'écroulement du tyran et de son régime, ont été réalisés les espoirs et la volonté de l'immense majorité des Irakiens, qui ont été les premières et principales victimes de son injustice et de son oppression, et les continuels sacrifiés de ses invasions internes et externes. Ils ont été les seuls à payer, du début à la fin, le prix de sa politique insouciante qui n'avait pas de considération pour le peuple et la patrie.

" Nos gens ont puni le dictateur et sa clique pour toutes les violations, excès et crimes commis envers eux.

Après avoir analyser les raisons de la chute du régime, l’article poursuit plus loin

"Le pire est que les autorités américains et les britanniques tentent d'utiliser les réclamations grandissantes de la population au sujet de l'absence de loi et de sécurité, pour justifier leur recours à l'aide de la force de police de Sadam, et des éléments du Parti du régime antérieur, qui se sont empressés de faire allégeance et de se mettre à leur service !

"Il n'est pas interdit, certes, d'employer certains des membres de l'ancienne force de police, à un moment où il y a un besoin croissant de mesures urgentes pour la situation sécuritaire. Mais on doit prendre garde d'assurer que ces quelques membres n'ont pas été parmi ceux qui ont commis des crimes envers les gens, ou ont cédé à la corruption et aux pots-de-vin, et qu'ils doivent être parmi ceux qui ont respecté les droits de l'homme et le droit...

Le peuple rejette le gouvernement militaire

Il est évident que le gouvernement militaire et l'occupation en général ne reçoivent pas l'approbation et le soutien de notre peuple,

Notre peuple a lutté pour se libérer du régime dictatorial oppressif de Sadam afin de pouvoir bâtir à sa convenance un gouvernement démocratique qui exprime sa volonté indépendante et traduit sa légitime demande, et non pas un nouveau gouvernement militaire oppressif.

"Il est clair que le régime démocratique auquel notre peuple aspire, dans un Iraq indépendant unifié et fédéral, ne peut être réalisé par les mains de quelque gouvernement militaire, qu'il soit étranger ou Irakien. Il devra être réalisé à travers la mise en place d'un gouvernement intérimaire de coalition patriotique et démocratique, sur une base large dans sa représentation des forces du peuple et de leurs partis politiques qui ont combattu depuis si longtemps contre la dictature et pour une alternative démocratique.

Seul un tel gouvernement, qui représente les intérêts et les aspirations de notre peuple, y compris toutes ses composantes politiques et nationales et ses classes et couches sociales, est en mesure d'assurer la marche de notre pays, dans la paix, la sécurité et le respect des libertés et des droits du peuple, vers la désirée ère stable fédérale démocratique. Et seul un tel gouvernement peut être en mesure de préparer une nouvelle constitution d'un Iraq démocratique, et fournir les conditions préalables pour le déroulement d'élections libres et claires afin que le peuple choisisse le gouvernement qu'il désire. Pour la mise en place de la coalition gouvernementale de transition, l'occupation de notre pays doit d'abord cesser, avec un pouvoir tenu par une administration intérimaire des Nations Unies... dont la tâche sera, d'abord et avant tout, de convoquer une conférence des représentants des forces de notre peuple irakien..."

PARIS

Hommage à Abdelhamid Benzine

A l'initiative de l’Association des Amis d’Alger-républicain et de notre parti, le 15 mars dernier, dans la capitale française, en présence d'un grand nombre de ses camarades et de ses amis, algériens et français, un émouvant hommage a été rendu à Abdelhamid Benzine.

Il n'y eût pas d'oraison funèbre, mais de simples interventions sans cérémonial. La première de ces interventions fut celle de Boualem Khalfa qui rappela le parcours politique du patriote et militant communiste que fut Abdelhamid, certains traits de son caractère, son grand patriotisme et la force de ses convictions communistes puisque Abdelhamid fut membre de notre parti jusqu'à son dernier souffle. Puis il évoqua les années de travail à Alger-républicain, pas toujours tranquilles, loin s'en faut, leur combat pour la libération nationale, les années de prison, les temps difficiles de la clandestinité et encore d'autres souvenirs communs.

De nombreux camarades et amis de Hamid ont brièvement rappelé ses qualités particulières et le respect dont il jouissait dans notre pays et au sein du mouvement communiste international.

Ses amis très proches comme Henri Alleg ou William Sportisse qui ont travaillé longtemps avec lui ont rappelé certains épisodes ou aventures qu'ils connurent ensemble à Alger-républîcain.