CALCULS
POLITIQUES MALSAINS (editorial première page)
La scène
politique algérienne a été, ces dernières semaines, fertile en événements et
rebondissements. Ils traduisent à la fois les luttes qui opposent les uns aux
autres différents groupes au pouvoir et l'impasse dans laquelle ces mêmes
groupes sociaux ont mené le pays.
Remplacement
brutal de Benflis par Ouyahia qui revient de façon inattendue au poste de chef
de gouvernement, batailles rangées au sein du F.L.N. entre partisans et
adversaires de Benflis, son actuel secrétaire général, et de Bouteflika,
président de la République, mise en faillite du groupe Khalifa Bank, libération
des représentants du mouvement des "arouch" de la Kabylie,
déclaration dans un quotidien égyptien du général Lamari, chef d'Etat-major de
l'armée, puis tout récemment libération de Benhadj, chef des islamo-fascistes
après expiration de sa peine de douze ans d'emprisonnement, tous ces faits
reflètent la gravité de la crise politique et socio-économique dans laquelle le
pays continuent à se débattre. Ils traduisent surtout l'incapacité des classes
sociales compradore au pouvoir d'apporter des solutions positives à cette
crise.
Le départ
forcé de Benflis de la tête du gouvernement à la suite de différends qui
l'auraient mis en contradiction avec le chef de l'Etat exprime des désaccords
sur la manière d'aborder les questions socio-économiques. Les éditorialistes
qui défendent les orientations ultra-libérales ont mis les frictions au sommet
de l'Etat sur le compte de la tiédeur de Benflis et du F.L.N., son parti, dans
la mise en application des privatisations exigées par le F.M.I.. Entre autres
reproches faits à Benflis : son refus d'inscrire la privatisation des
hydrocarbures à l'ordre du jour de l'action de son gouvernement.
En réalité
les partis de la coalition au pouvoir ne divergent pas fondamentalement sur la
question des privatisations des secteurs hors-hydrocarbures. Leurs
représentants au sein du parlement et des différents instances du pouvoir ont,
depuis près de vingt ans, inspiré, élaboré, approuvé et mis en oeuvre toutes
les mesures qui ont conduit au désastre économique actuel et à la paupérisation
des masses et de certaines catégories des couches moyennes.
Ce qui
les divise a trait au rythme de la poursuite de ses opérations destructrices,
compte tenu de la proximité des élections présidentielles qui obligent les
candidats potentiels à cacher leur jeu en remettant à plus tard les décisions
qui frappent de plein fouet les travailleurs et à faire à ces derniers des
promesses mensongères. La seule divergence de taille sur le plan des choix
économiques porte sur la question du projet de Khelil de lever les verrous qui
entravent le libre accès des multinationales à la prise de la majorité dans la
propriété des gisements de pétrole et de gaz, en leur permettant d'en détenir
plus de 70% des parts, contrairement à la loi actuelle qui limite leur
participation à 49%.
Bouteflika
a soutenu ce projet avant d'en ordonner le gel devant la protestation des
travailleurs et les inquiétudes de larges secteurs de la bourgeoisie, y compris
commerciale, et des couches bureaucratiques, qui ont compris que ce projet
constituerait une grave menace pour leurs propres intérêts. Mais Bouteflika, de
même que certaines couches sociales, n'ont pas renoncé à faire passer ce
projet. Ils sont prêts à sacrifier les intérêts fondamentaux de l'Algérie si
l'adoption de ce projet peut leur apporter en contrepartie l'appui des Etats
impérialistes face à leur peuple.
Un autre
facteur de divergence oppose le chef de l'Etat à Benflis, et même à Ouyahia
qu'il a pourtant placé à la tête du gouvernement. Il s'agit de la question du
poids de la haute hiérarchie de l'armée dans la conduite des affaires de
l'Etat. Il est maintenant avéré que Bouteflika manoeuvre pour les réduire à
l'impuissance afin de se donner les pleins pouvoirs et d'aller le plus loin
possible dans l'alliance avec les courants islamistes, y compris de leurs
secteurs fascistes. Il n'hésite pas à rechercher l'aide des puissances
impérialistes pour réaliser ses calculs. Pour désamorcer ces plans, les hauts
responsables de l'armée recherchent à leur tour l'appui des dirigeants des
puissances impérialistes en accélérant le rapprochement avec l'OTAN,
rapprochement esquissé bien avant l'arrivée de Bouteflika aux commandes.
Benflis
et Ouyahia jouissent par contre de la réputation de "loyauté" envers
les responsables de l'armée. Tout en affirmant leur détermination à empêcher
l'instauration d'un Etat théocratique, ces derniers sont dans leur ensemble
totalement acquis à l'orientation ultra-libérale. Ils n'envisagent nullement de
s'écarter de cette ligne. C'est pourquoi ils sont à la recherche de l'homme le
mieux placé pour poursuivre dans cette voie tout en entretenant de bons
rapports avec eux. Le choix porte entre l'homme qui serait capable de berner
les travailleurs par des engagements démagogiques endormant leur vigilance et
celui qui est disposé à les mâter sans hésitation aucune. Même un islamiste
"raisonnable et réaliste" ferait l'affaire s'il s'abstenait de tenter
d'appliquer la "charia" ou de comploter contre les responsables
militaires.
C'est le
sens qui se dégage de l'entretien accordé par le chef de l'Etat-major de
l'armée à "Al Ahram". Le général Lamari y a affirmé que l'armée ne
s'opposerait pas à l'élection de l'islamiste Djaballah, si celui-ci ne
s'aventurait pas à remettre en cause les "fondements républicains" de
l'Etat algérien.
Cette
prise de position en dit long sur la propension à rechercher une
"coexistence pacifique" avec les courants de la bourgeoisie islamiste
sur le dos des travailleurs et des couches moyennes "modernistes".
Elle traduit aussi un jeu tactique malsain dans la mesure où elle est destinée
à faire capoter le jeu de Bouteflika qui tente de décrocher un nouveau mandat
en suscitant une bipolarisation entre lui et un candidat islamiste puis en se
présentant comme le rempart incontournable contre l'avènement de l'islamisme à
la magistrature suprême.
D'ailleurs
les déclarations fracassantes du nouveau chef de gouvernement sur la montée du
danger islamiste, ses professions de foi anti-islamistes, lui qui avait associé
les partis islamistes à l'exercice du pouvoir, ses appels à se regrouper pour
mettre en échec ce danger, tout cela montre que les classes dirigeantes veulent
empêcher que le débat soit engagé sur le bilan politique et socio-économique du
pouvoir. Ils tentent comme toujours de jouer la carte du danger islamiste pour
que les travailleurs et les victimes de leur politique socio-économique ne leur
demandent pas de compte, ne se rassemblent pas de façon indépendante autour
d'une plate-forme de progrès. Ils cherchent à apeurer les
"modernistes" en les obligeant à choisir entre eux et les islamistes.
La libération de Ali Benhadj, hasard du calendrier, va dans ce sens.
La
libération des délégués des "arouch" de la Kabylie emprisonnés depuis
plus d'un an, sans que les poursuites engagées contre eux ne soient cependant
abandonnées, les appels du chef du gouvernement à la relance du dialogue
s'inscrivent dans ce jeu tactique à court terme Il est clair que leur
libération est le résultat des luttes des citoyens de la Kabylie et du soutien
que leur ont témoigné toutes les forces démocratiques et progressistes. Cette
lutte pousse les dirigeants à des concessions tactiques dans la perspective de
l'élection présidentielle de 2004. Mais ils n'ont nullement l'intention de
satisfaire les revendications démocratiques légitimes de la population de la
Kabylie dont plus de 100 citoyens avaient été tués par les gendarmes au cours
des journées de manifestations d’avril-mai 2001.
Pour les
progressistes la voie la plus juste est de continuer à rassembler dans les
luttes de tous les jours les travailleurs, les paysans pauvres, les jeunes
démunis, les cadres et intellectuels patriotiques de progrès en liant constamment
la lutte contre le danger islamiste ultra-réactionnaire, à la lutte pour les
libertés démocratiques, la relance économique par la préservation d'un secteur
public industriel et financier au service de la Nation, la solidarité avec les
peuples en butte aux pressions et agressions impérialistes.
Sidi Said veut unir le
travailleur et...les autorités (nation)
Le 1er mai 2003, à
Ain-Temouchent, un meeting célébrant la journée de lutte internationale des
travailleurs s'est déroulé en présence de Sidi Saïd, Secrétaire général de
l'UGTA. Prenant la parole, à cette occasion, il a déclaré "Temouchent a
connu un séisme dévastateur et elle a pu le dépasser par une volonté collective
qui a impliqué tout autant le travailleur, le cadre que les autorités. Nous voulons,
sur cet exemple, que cesse le séisme économique et social que vit l'Algérie.
"Mais le Secrétaire général de l'UGTA n'ignore pas que ce séisme est le
résultat de la politique d'un pouvoir qui continue d'appliquer les orientations
économiques et sociales du FMI, de la Banque Mondiale et des autres
institutions impérialistes. Cette politique remet en cause toutes les
réalisations qui ont contribué à l'édification nationale du pays depuis son
indépendance. C'est ce qu'a vraisemblablement voulu exprimer un vieux mineur
âgé de 65 ans. S'adressant à Sidi Saïd il évoqua au cours de ce meeting sa
première grève alors qu'il était âgé de 18 ans et qui avait duré 65 jours.
C'était en 1949, l'Algérie vivait encore sous le régime colonial et il venait
d'adhérer au syndicat CGT. Ce retraité syndicaliste décrira la situation
misérable d'aujourd'hui des veuves de mineurs qui perçoivent des pensions
mensuelles de 4600 dinars et l'injustice dont sont victimes ses compagnons de
travail qui ne peuvent accéder à la propriété du logis où ils vivent depuis
toujours.
Après cette intervention, Sidi
Saïd a accordé, au nom de l'UGTA, à la section des retraités de Aïn-Temouchent
un don de solidarité d'un montant de 100000 dinars, et a promis de prendre en
charge la question de l'accession des mineurs à la propriété de leurs logis.
"Le Projet de loi sur les
hydrocarbures est dicté par les Américains "déclare Badredine, Secrétaire
de l'UGTA (encadré)
Au cours de le troisième session
du Conseil exécutif de la Fédération arabe des travailleurs du pétrole, de la
chimie et des mines (FATPCM), M.Badredine, responsable des dossiers économiques
au sein de l'UGTA a confirmé que "la démarche entreprise par les autorités
du pays, afin de confier la gestion du secteur des hydrocarbures, aux multinationales
étrangères, est dictée exclusivement de l'étranger. "M. Badredine a ajouté
: " Contrairement aux autres pays arabes, l'Algérie a subi des pressions
pour adopter un projet de loi…..Ce que les Américains n'ont pas pu faire passer
par la force, ils voulaient le réaliser par la force de la loi"
Considérant "la tentative
de vendre les richesses pétrolières du pays comme un acte de haute trahison
envers la nation", le secrétaire de l'UGTA a réitéré l'engagement de son
organisation pour exiger " le retrait définitif de ce projet et la
répartition des richesses de ce secteur au service du développement et de
l'économie nationale .. "
2002 Une année sombre pour les
droits syndicaux dans le monde (internati)
Selon un rapport annuel de la
Confédération des Syndicats libres (CISL) sur les violations des droits
syndicaux dans 133 pays il ressort que 213 syndicalistes ont trouvé la mort en
défendant les droits des salariés, 30590 ont été licenciés, 22054 ont été
l'objet de harcèlements. En Colombie, où l'activité syndicale est
dangereusement menacée, 184 assassinats ont été enregistrés. Aux Etats-Unis, un
travailleur sur dix qui tentent de former un syndicat se retrouve à la porte de
son entreprise. L'Europe n'est pas épargnée, le rapport de la CISL relève dans
cette région du monde "de graves violations des droits syndicaux"
LUTTES DES TRAVAILLEURS
Sonelgaz
Après avoir décidé de reporter
leur grève fixée au 25 mai dernier, en raison du séisme, les travailleurs de la
Société Nationale de l'électricité et du gaz (Sonelgaz) ont décidé de verser
une journée de leur salaire en faveur des victimes du séisme. La grève se déroulera à une date ultérieure qui sera
arrêtée après consultation des travailleurs. Cette grève
peut engendrer une coupure
d'électricité et de gaz selon un responsable du syndicat de cette société. Elle
est destinée à s'opposer à la décision de restructuration de la société selon
un projet élaboré par le Ministre de l'énergie et des mines Chakib Khellil. Ce
projet prévoit la création de plusieurs sociétés filiales pour les activités de
production et de distribution. Se référant aux expériences étrangères, le
secrétaire général du syndicat UGTA de la Sonelgaz a déclaré "préférable de garder une entité
par activité pour faire face à la concurrence"
15 juin 2003
Textiles
150 travailleurs de la Cotitex
de Draâ Ben Khedda (W. de Tizi-Ouzou) ont observé un sit-in devant le siège de
la Texamo à Hussein-Dey (Alger) pour exiger le règlement de leurs salaires des
mois de mars, avril et mai. Les travailleurs de Cotitex s'inquiètent également
de l'état de leur entreprise qui a subi
les effets du séisme du 21 mai et a été classée dans la catégorie
"orange". Cette entreprise qui employait avec sa filiale CTO 5000
travailleurs se retrouve aujourd'hui avec un effectif de 1800 travailleurs
après les différentes compressions de personnel, résultant des plans
d'ajustement du FMI et de la concurrence des produits importés de l'étranger
depuis la libéralisation du commerce extérieur qui a appauvri le secteur public
et privé productif au bénéfice d'importateurs étrangers et nationaux dont
nombreux parmi ces derniers échappent à la fiscalité.
09 juin 2003
Télecom-Orascom
Orascom, société égyptienne de
télécommunications accuse la société publique Algérie-Télecom "de
concurrence déloyale" et lui demande de revoir "ses prix à la
hausse".
Dans un communiqué l'UGTA
s'étonne que l'autorité de régulation n'exerce pas son rôle d'arbitre et
qu'elle "se range aux côtés d'une partie aux dépens de l'autre" en veillant "au respect des règles de la
concurrence" et en demandant à Orascom "d'étayer sa demande"
plutôt que d'exiger à Algérie-Télecom de "justifier sa politique des
prix". L'UGTA estime que l'entreprise publique de téléphonie mobile
fournit "un meilleur service public" et est capable "de ne pas
laisser le champ libre aux opérateurs étrangers qui comme tout le monde le
sait, privilégient le profit aux dépens du service public".
05 Juin 2003
Khalifa Bank
14 000 employés de cette banque
privée dont l'agrément a été retiré par la commission bancaire s'interrogent
sur leur avenir. Le déficit important de cette banque a été évalué selon des
sources concordantes à 5 milliards de dollars. Mais l'auteur de cette
banqueroute frauduleuse vit à l'abri à l'étranger avec la complicité de
certains qui agissent encore dans l'ombre au niveau de l’appareil étatique.
21 mai 2003
Air-Algérie
Le mécontentement du personnel
navigant et commercial de cette société publique de l'aviation commerciale
s'exprime de plus en plus et les menaces d'une grève générale avaient été
avancées par certains syndicalistes de cette entreprise. Le personnel navigant
et commercial exige l'application des lois régissant leur fonction, notamment
leur classification et les avantages qui sont accordés aux métiers d'astreinte.
Il réclame une révision en hausse de la grille des salaires, une formation
régulière et une promotion de leur carrière.
Enseignement
Au cours du rassemblement
organisé par la coordination des Lycées d'Alger face au Lycée Cheikh Bouamama,
le porte-parole de cette organisation a déclaré :
" La démocratisation du
système éducatif doit se faire avec des mesures urgentes en ayant comme priorité absolue la revalorisation sociale de
l'ensemble des acteurs du secteur éducatif. Il faut à tout prix que le ministre
réponde à notre demande de négociations autour de trois revendications :
l'augmentation des salaires de 100% avec revalorisation du point indiciaire, la
réduction de la retraite à 25 ans de travail effectif et la création de postes
budgétaires permanents. "
19 mai 2003
Dans un communiqué, le Conseil
national de l'enseignement supérieur (Cnes) a exprimé sa solidarité avec les
enseignants des lycées d'Alger en grève et a critiqué l'attitude du ministre de
l'enseignement secondaire et ses menaces proférées à l'égard de la coordination
des lycées d'Alger.
02 Juin 2003
Santé
Après un mouvement déclenché le
19 avril, les hospitalo-universitaires ont décidé de suspendre leur grève, à la
suite de la promesse des Ministres de la Santé et de l'Enseignement Supérieur
faite aux représentants syndicaux de répondre favorablement à la plate-forme
revendicative.
Toutefois le malaise persiste
dans cette corporation notamment chez les maîtres assistants et docents
professeurs qui estime insuffisante l'augmentation des indemnités dont le
montant brut qui atteindra 10 000 dinars sera en net de 2 à 3000 dinars.
09 mai 2003
Hôpital Sidi-Chahmi (Oranie)
A partir du 17 mai les
praticiens de l'établissement hospitalier de Sidi-Chahmi (EHS) devaient
observer quatre jours de grève renouvelables jusqu'à satisfaction de leurs
revendications.
10 mai 2003
Cour des Comptes
Le syndicat des Magistrats de la
cour des comptes reproche au Président de cette institution "la situation
de non-droit et d'instabilité dans laquelle il a installé l'institution depuis
sa nomination voilà huit ans. Il dénonce les sanctions prises à l'encontre de
magistrats et l'action engagée en justice contre le Président du Conseil des
magistrats.
08 mai 2003
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN (4 articles)
LES PALESTINIENS EXIGENT LA FIN DE
L’OCCUPATION (encadré)
Depuis les sommets de Charm
el-Cheikh et d’Akaba, sommets où le Président américain a imposé ses volontés,
le gouvernement Sharon a multiplié ses crimes contre la population palestinienne,
et tout en se disant d’accord avec la “feuille de route”qu’il espère vider de
tout contenu, il n’a pas cessé un seul instant d’assassiner, de détruire des
maisons ou de renforcer le bouclage des territoires palestiniens. De leurs
cotés les américains continuent avec l’aide des gouvernements arabes à faire
pression sur les Palestiniens pour qu’ils cessent toute action armée. Ceci
explique que de longues négociations ont eu lieu entre les différentes
organisations palestiniennes, islamistes ou non pour aboutir à une position
commune et arrêter dans l’immédiat l’Intifadha armée. Elles sont arrivées à
s’entendre pour suspendre leurs actions durant 3 mois. Elles exigent en retour
le départ des troupes d’occupation, la libération des prisonniers, la levée du
bouclage, la destruction des colonies construites depuis 2 ans etc. Le
gouvernement Sharon vient d’accepter, sous la pression américaine, de se
retirer de certains territoires comme Gaza mais continue à exiger le
démantèlement de ce qu’il appelle “l’infrastructure terroriste”, la
confiscation des armes etc. Il est donc difficile de croire qu’il va appliquer
de lui-même ses obligations. Il est clair que seule l’union des Palestiniens,
leur vigilance et un soutien résolu de l’opinion progressiste mondiale à leur
juste cause peut créer les conditions qui obligeraient enfin les dirigeants
israéliens à cesser leurs crimes. Cette opinion progressiste, arabe ou non,
sait que sans le soutien américain, Israël ne pourrait pas continuer sa
politique de colonisation. Sachons donc mobiliser tous les amis de ce peuple
courageux et exigeons des impérialistes américains et de Sharon qu’ils se
conforment enfin à la légalité internationale et qu’ils reconnaissent les
droits nationaux du peuple palestinien.
PALESTINE : L’OPINION DE LEILA
SHAHID SUR la "feuille de
route" (2èm article)
La déléguée générale de Palestine en France, Leïla
Shahid, a donné le 14 juin 2003 au journal “l’Humanité son opinion sur la
situation actuelle en Palestine et en particulier sur la "feuille de
route". Nous publions pour nos lecteurs un extrait de ses réponses.
Comment appréciez-vous la
situation après la réunion d’Aqaba et l'attitude israélienne ?
La "feuille de route" est, pour nous, en
elle-même, quelque chose que nous souhaitions depuis maintenant pratiquement un
an. En mars 2002, pour la première fois, un président américain parle d'une
solution basée sur deux Etats et un Etat palestinien viable et souverain. C'est
une chose positive. Mais les discours ne suffisent plus du tout. De mars 2002 à
maintenant, les envoyés spéciaux du " quartet " (Etats-Unis, Russie,
UE et ONU), ont travaillé sur un document qui réunirait tout ce qui n'a pas été
mis en oeuvre dans les accords d'Oslo, de Wye River, Charm el-Cheikh, dans les
recommandations Mitchell, Tenet, avec la proposition de paix du prince Abdallah
d'Arabie saoudite. Tout ce qui a été officiellement inclus par les deux parties
est inclus dans cette " feuille de route ". Il y a trois choses
nouvelles qui n'étaient pas dans les accords d'Oslo tels qu'ils étaient rédigés
: on donne une finalité à ce processus, une date très précise qui est 2005 pour
la création d'un Etat palestinien souverain et indépendant. Deuxièmement, il
est spécifié qu'il y a un mécanisme de mise en oeuvre de surveillance de cette
" feuille de route " qui inclut le "quartet". Ce mécanisme
de surveillance a un calendrier très précis, vérifier que les Palestiniens et
les Israéliens remplissent leurs obligations et que ces mesures sont prises
dans une simultanéité et un parallélisme total. Mais les Israéliens, lorsqu'ils
ont accepté sur le plan formel la "feuille de route", ont bien
précisé qu'ils avaient 14 objections, écrites et remises officiellement à
Condoleezza Rice juste avant Aqaba. Les Américains ont dit qu'ils les
prendraient en compte dans la mise en oeuvre...
Qu'est-ce que cela signifie ?
Parmi ces réserves on trouve le
refus d'un Etat souverain et indépendant, le refus du gel des colonies, le
refus de prendre en considération la proposition du prince Abdallah. Donc des
objections qui enlèvent tout intérêt et toute utilité à cette "feuille de
route". À Aqaba, les Israéliens et les Palestiniens devaient, d'après la
première étape de la "feuille de route", chacun ou ensemble, faire
une déclaration où ils reconnaissent l'autre et s'engagent à arrêter la
violence. Abu Mazen a fait ce discours mais pas Sharon. Il ne s'est pas engagé
à respecter ce qu'il doit faire dans la première phase, à savoir le gel de la
colonisation. La chose la plus importante à Aqaba était la présence de Bush. Le
même qui venait de passer deux ans et demi à dire je ne vais pas m'occuper du
Moyen-Orient parce que la priorité c'est l'Irak. S'il est venu personnellement
à un tel sommet c'est que sa stratégie a été modifiée. Parce qu'il a bien compris
qu'il n'arrive pas vraiment à faire la paix en Irak. Et il ne la fera pas de
sitôt. Il a donc besoin d'une image de faiseur de paix. Le lieu qui continue à
être le foyer qui menace le plus la paix, c'est le conflit israélo-palestinien.
Il ne peut donc pas faire autrement, au moins sur la forme, qu'une tentative de
sommet où il apparaît comme un homme de paix. Jusqu'où ira-t-il dans sa
tentative ? On n'a pas vraiment l'impression que les choses ont changé côté
américain
Raid
de l’armée israélienne contre les locaux
de la direction
du
Parti du Peuple Palestinien (3èm arti)
Le 10 mai 2003, à minuit, les soldats de l’armée
israélienne ont lancé une attaque contre les locaux de la direction nationale
du Parti du Peuple Palestinien (PPP). Ils se sont emparés des disques durs des
ordinateurs, des fichiers, des documents politiques et des papiers
administratifs. Tous les documents officiels du Parti, dont ceux qui
appartiennent au camarade Hanna Amira, représentant du PPP au sein du comité
exécutif de l’OLP et ceux d’autres camarades dirigeants ont été confisqués.
Cette attaque de l’armée d’occupation israélienne a été
précédée, au cours des derniers mois, par d’autres agressions contre les sièges
locaux du PPP à Naplouse, Tukarem, Salfeet, Qalqilia et Jenine. Ces actions ont
été marquées par la confiscation des documents officiels, la destruction des
fenêtres, des portes, des fournitures et des équipements de bureau.
Le Parti communiste Jordanien qui a publié cette
information le 14 Mai, adressé un appel à tous les partis communistes et
ouvriers du monde afin de protester contre ces récentes attaques de l’armée
israélienne contre la direction du Parti du Peuple Palestinien (PPP).
De son côté dans sa déclaration publiée le 14 mai, le
Parti communiste d’Afrique du Sud
«rejoint le Parti communiste Jordanien pour exprimer son grave souci sur
l’ensemble de la situation en Palestine et condamne fermement les tentatives
israéliennes pour empêcher le PPP de poursuivre sa lutte contre l’outrageante
agression israélienne, l’occupation, l’incursion et les crimes de guerre»
La déclaration du
Parti communiste d’Afrique du Sud qui assure le peuple palestinien de sa
solidarité, appelle «tous les Sud Africains à exprimer leur soutien avec le PPP
et les Palestiniens.
55 années de calvaire pour les Palestiniens (4èmarticle)
Le 14 mai dernier, les sionistes israéliens ont
officiellement commémoré le 55ème anniversaire de la fondation de
l’état d’Israël proclamé en 1948. Analysant cet événement , le Vice-président
du parti communiste du Brésil, José Reynaldo Carvalho, Responsable des
Relations Internationales et journaliste, écrit dans un article publié le 8 mai
2003 sur le site www.vermelho.org.br :
«l’Etat d’Israël a été proclamé le 14 mai 1948, par une
décision adopté par l’ONU en 1947. Résultant des efforts entrepris par les
sionistes en vue de créer un soi-disant «Foyer national juif» en Palestine et
tirant avantage de la tendance migratoire intensifiée durant les persécutions
nazies qui ont été commises en 1930. Au lieu d’être un succès démocratique,
cette date commémorée par les sionistes est une tache honteuse pour la vie
internationale.
«Pour Israël, c’est l’histoire d’une action
expansionniste, le résultat de beaucoup d’usurpation territoriale, de guerres
d’agression et de conquête imposées aux Palestiniens et aux pays arabes dont
les frontières et les territoires avaient été définis par les Nations Unies
comme appartenant au nouvel Etat. Avant 1949, après le premier conflit avec les
pays arabes qui a conduit à la création
de l’Etat sioniste, ce dernier devint plus étendu, par rapport à ce qu’avait
fixé la résolution de l’ONU en date du 29 novembre 1947. En 1956, tandis qu’il
œuvrait en qualité de fer de lance des intérêts impérialistes au Moyen Orient,
Israël a réagi militairement contre la décision souveraine du gouvernement
égyptien de nationalisation du canal de Suez. L’expansionnisme israélien
dévoila complètement son visage en 1967, quand, au cours de l’épisode connu de
la «guerre des six jours», Israël occupa la péninsule du Sinaï, le côté est du
canal de Suez, le côté ouest du fleuve du Jourdain et les collines du Golan
appartenant à la Syrie. En 1973, une nouvelle guerre contre les pays arabes
(Egypte et Syrie) s’est déroulée, qui a consolidé les desseins expansionnistes
d’Israël. En 1982, Israël accomplit des gains dans la partie sud du Liban, où
il a perpétré des crimes horribles telles que les massacres de Sabra et
Chatila.
« Le conflit entre Israël et les pays arabes
devint une partie du calendrier international en tant que l’un des points
principaux de la tension. Il est au
centre de la crise internationale depuis la guerre de 1967. Pour chaque
événement qui s’est produit dans la région, son arrière plan est constitué par
les intérêts impérialistes US, dont la stratégie vise l’occupation de
territoires de la région riches en pétrole. C’est la raison pour laquelle
Israël a toujours compté sur le soutien constant des Etats Unis qui, en dehors
du soutien diplomatique, garantit à Israël une pesante assistance militaire.
Durant les 55 années de son existence, Israël est devenu la puissance nucléaire
la plus grande dans la région avec une capacité énorme de destruction. Se
trouvant au centre des conflits internationaux, les conflits entre Israël et
les pays arabes sont à l’origine de plusieurs conversations, de tentatives et
accords de paix. Certaines ont abouti, Israël a cédé certaines positions à
l’Egypte, à la Syrie et au Liban, mais l’essentiel de ses conquêtes est encore
préservé. La Bande Ouest et celle de Gaza sont les principaux symboles de la
politique expansionniste et d’occupation poursuivie par les sionistes. Les
Nations Unies ont adopté plusieurs résolutions exigeant d’Israël de quitter ces
territoires et de rapatrier les réfugiés, mais toutes, systématiquement, n’ont
pas été respectées avec le consentement des Etats Unis.
Si, d’un côté ces 55 années ont été conquêtes et
expansion, de l’autre côté, elles furent 55 années de calvaire et de résistance
pour les Palestiniens....
“Le 55 éme anniversaire de la fondation d’Israël est
célébré par les sionistes à un moment où ils se sentent renforcés par la
présence plus grande des Etats Unis au Moyen
Orient conséquence de l’occupation de l’Iraq. Dans de telles circonstances
un nouvel accord de paix est en discussion. La paix véritable, tant attendu par
les Palestiniens et les pays Arabes – et sans doute probablement dans tout le
monde- ne sera obtenu, seulement si les
revendications légitimes des Palestiniens sont satisfaites. Les plans
développés à nouveau par les Etats Unis avec l’aide des sionistes ressemblent
plus à un traquenard. Pour les imposer, les Impérialistes et les sionistes
comptent sur la division et la démoralisation de l’Autorité Nationale
Palestinienne, de l’Organisation de Libération de la Palestine et aussi sur la
liquidation de la résistance. »
Solidarité
avec l’Irak (4 articles)
Nous publions ci-dessous l’éditorial de "Tareeq Al-Shaab"- Organe
central du Parti Communiste Irakien.(Edition hebdomadaire: 29 Juin - 5 Juillet
2003)
Vers une réunion rapide des
partis et des forces patriotiques
Plus de dix semaines ont passé
depuis l'effondrement du régime autoritaire. Malgré cela, la situation demeure
tendue et sans progrès notable. La sécurité reste inexistante. De nombreuses et
nouvelles manifestations ont lieu,
reflétant l'instabilité continue, telles ces actes d'incendies criminels
sur des canalisations de pétrole et de gaz et des attaques contre le réseau
électrique. Les conditions économiques et de vie demeurent tragiques, avec des
services publics et municipaux désorganisés. En attendant, le peuple et ses
partis et forces politiques, qui représentent ses intérêts, restent
marginalisés, interdits d'expression libre au sujet des problèmes auxquels
notre pays fait face aujourd'hui. Nombreuses sont les questions qui se posent
au pays; mais son présent, son futur, son destin, sont déterminés à l'écart de
l'opinion publique irakienne, sans consultation avec ses représentants ou sans
considération aucune pour les intérêts de la population, parfois de façon
précipitée. Tout cela accroît les tensions dans le pays, et complique encore
plus les problèmes. Ceux-ci ne peuvent pas être résolus en se contentant
d'augmenter les patrouilles ou les mesures de contrôle militaire. La situation
toute entière constitue un sérieux défi pour les partis et forces politiques;
ceux-ci font face aujourd'hui aux responsabilités pour lesquelles ils se sont
constitués autrefois, ils doivent désormais justifier la confiance que le
peuple a placé en eux. Ils doivent se rencontrer et discuter des problèmes
courants de la patrie, pour les résoudre rapidement avant qu'il ne soit trop
tard. Le peuple ne pardonnera pas à ceux à qui il a fait confiance, à qui il a
fourni des combattants et par conséquent consenti d'énormes sacrifices. La
question immédiate est: ces forces vont-elles observer la volonté des larges masses, et répondre à leur demande,
qui est qu'elles s'unissent et participent à la conférence nationale tant
désirée ? Vont-elles répondre au désir pressant des citoyens et instaurer un
gouvernement national irakien, indépendant et transitoire ?
La majorité écrasante de la population peuple
ne voit pas d'autre solution pour les problèmes actuels de notre pays, en
dehors de la prise en main de leur propre destin, par le biais de leurs propres
représentants, partis et forces politiques, et en instaurant un gouvernement
transitoire de coalition. Tout retard ou hésitation aboutiront seulement à de
nouvelles complications, créera de nouveaux dommages. Cela ce reflète à travers
les crises courantes que nous subissons quotidiennement, dans tous les
domaines.
L’occupation
de l’Iraq – exportation de la liberté et de la
démocratie ?(2èm arti)
Nous publions ci-dessous
des extraits d’un article publié par le quotidien Halo noviny ( Bohème Moravie)
du 28 avril 2003, dont l’auteur est H. Charfo, Chef du département des
relations internationales du Parti communiste de Bohème Moravie
Pour imposer leur agression militaire contre un Etat
indépendant, les Etats Unis, avant son déclenchement puis au cours de son
déroulement, ont déclenché une dangereuse campagne médiatique de guerre, qui
avait pour objet de tromper et de gagner l’opinion publique mondiale. Le
déroulement des événements et la destruction à laquelle la guerre a abouti ont
montré que cette agression était une action injustifiée et un dangereux
précédent....
La campagne médiatique américaine tendancieuse, qui a
été répandue par différents médias de la communication, a maintenu, tout comme
certains de nos politiciens, que les Irakiens avaient des armes biologiques,
qui sont comme des crayons et qui peuvent être utilisés facilement. En vérité,
les gens crédules s’interrogent aujourd’hui pourquoi les Irakiens qui étaient
en possession de ces armes ne les ont-ils pas employés contre les
agresseurs ? Et quel sens pouvait avoir cette guerre ? La propagande
américaine et certains de nos politiciens se sont dépêchés de répondre que
cette guerre a apporté la liberté et la démocratie. Là il est nécessaire de
répondre à cette question. Est-il vrai que cette guerre a apporté la liberté et
la démocratie ? Et, n’y a-t-il pas un autre chemin pour la liberté et la
démocratie ?
Le bombardement des marchés, des adductions d’eau, des
stations de fourniture de l’électricité, des quartiers résidentiels, des
hôpitaux, des universités et des librairies avec les armes les plus modernes
comme les B 52, les Apaches, les rockets, bombes guidées, les bombes à
fragmentation ne pouvaient être, pour des milliers de victimes civiles,
l’expression de la liberté et de la démocratie. Des millions de citoyens
Irakiens qui sont contre le régime de Saddam, sont unis contre l’occupation
américaine.
Cela ne passe pas inaperçu, une partie de l’opposition
est pro-américaine. Elle est composée d’anciens officiers de l’armée de Sadam,
de certains baasistes, de deux partis kurdes, de plusieurs représentants
chiites, et à la fin, plusieurs soutiens de la monarchie abolie. 5 000 Irakiens
environ sont entrés au pays avec l’armée américaine. Ils avaient été entraînés pour
les combats de rue et le sabotage. Les forces démocratiques en Iraq accusent
ces collaborateurs et leurs commanditaires américains du pillage systématique
et intentionnel des hôpitaux, des bureaux, des incendies des édifices de l’état
irakien et de ses trésors historiques. En vérité, ils les comparent aux
Talibans, et s’interrogent, à qui profite la destruction de l’identité
culturelle du peuple irakien si ce n’est aux Etats Unis et à Israël ? Le
peuple irakien résiste fermement contre une telle barbarie quand Rumsfeld
déclare que le pillage est une
expression de la liberté”.
“Maintenant, aujourd’hui, de la propre bouche de Rumsfeld
et d’autres représentants US, différentes accusations sont posées à l’adresse
de la Syrie, telles que l’Irak a ici ses armes de destruction massive, que la
Syrie garde les équipements de vision nocturne de l’Iraq, que les volontaires
arabes sont entrés par la frontière Syro-Iraquienne, et que certains
représentants irakiens se sont échappés en Syrie etc.. Ces accusations montrent
que les Etats Unis ont commencé de brandir leur fouet sur la Syrie, mais aussi
contre l’ensemble du monde. Ils veulent envoyer un signal clair qu’ils sont les
maîtres de ce monde et que nul ne peut être solidaire de leurs victimes. Ce
n’est pas un hasard s’ils ont bombardé la station TV d’Al-Jazeera et si ils ont
tué des journalistes dans l’hôtel où ils résidaient et travaillaient, ce n’est
pas un hasard s’ils ont ri quand les ambassades de France, d’Allemagne et de
Chine ont été pillées.
L’auteur de l’article conclut en dénonçant la
“stupidité” de certains représentants de l’aile droite de la social-démocratie
tchèque..
Portugal
Le parti communiste (PCP) dénonce la guerre contre l’Irak
(3èm artic)
Dans une note de
sa commission politique en date du 28 avril le parti communiste du Portugal
fait une importante analyse de la situation internationale
Nous en reproduisons
quelques points pour nos lecteurs
.La guerre illégale,
illégitime et injuste contre l’Irak a confirmé, à travers l’invasion et l’occupation
de ce pays par les armées Anglo-américaines, qu’elle est un grave crime contre
le peuple irakien, contre la paix, le progrès social au Moyen Orient et dans
l’ensemble du monde et contre l’héritage historique et culturel de l’espèce
humaine.
Des milliers
de tonnes de bombes hautement destructrices ont été déversées sur Baghdad,
Bassora et d’autres cités urbaines. Des
quartiers résidentiels, des marchés, des hôpitaux,
des écoles et d’autres places publiques
ont été bombardées avec des armes interdites,
comme c’est le cas pour les bombes à
fragmentation. Des civils, des familles et des Irakiens
Iraquiens aspirant à un abri et à une
protection, et même des journalistes et des diplomates
ont été froidement attaqués, brutalisés,
humiliés et aussi assassinés. Les envahisseurs n’ont
pas épargné les mosquées et les lieux de
pèlerinage tels que Kerbala et Najaf et sont
également pleinement responsables de la
destruction et du pillage des trésors culturels de
l’espèce humaine.
En réitérant sa plus forte condamnation de l’agression
impérialiste contre l’Irak, le PCP
agira pour assurer une connaissance sérieuse de
l’étendue de ces crimes et pour que l’administration de Bush et de ses alliés
en soient pleinement leurs responsables. Le nécessaire rétablissement du droit
international et de l’autorité des Nations Unies ne devrait en aucun cas
signifier le blanchissement de ces actions et crimes illégaux et encore
moins la subséquente légitimation de
l’agression et de l’occupation.
. Le PCP exprime son active solidarité au peuple d’Iraq, et en
première place aux
communistes et autres patriotes et forces progressistes
qui, faisant bravement face aux forces d’invasion, combattent pour la liberté
et l’indépendance de leur pays. Le PCP
demande le retrait immédiat des forces d’agression et
s’oppose à tout gouvernement fantoche qui, quoique «provisoire», utilise le
prétexte du renversement de la dictature de Sadam Hussein, pour installer un
régime qui est soumis envers l’impérialisme US, alors qu’il empêche le peuple
Irakien de décider de son propre avenir.
. Le PCP souligne encore une fois les réels
objectifs des USA et de leurs alliés avec
l’invasion et l’occupation de
l’Irak : Obtenir le contrôle des ressources énergétiques,
consolider et élargir leur influence
dans des zones d’une énorme importance stratégique,
remodeler la politique au Moyen Orient,
la carte économique et militaire afin de servir
leurs propres intérêts. En fait, les
comptes-rendus faits par l’Inspecteur en Chef des
Nations Unies , Hans Blix, que le
prétexte trouvé pour envahir l’Irak était basé sur des
documents falsifiés, tout aussi bien que
le refus des Etats Unis de permettre le retour en
Iraq des inspecteurs, rende plus évident
que la décision d’occuper l’Iraq a été prise depuis
longtemps.
Le PCP encore une fois exprime sa ferme condamnation de la
honteuse politique de
soumission envers l’administration de Bush du
gouvernement PSD/CDS-PP. Avec la tenue du «Sommet de guerre» sur le territoire
national et l’octroi la base de Lajes ( Force de l’Air) ( dans l’Archipel
portugais des Acores) et d’autres facilités aux USA, (le Premier Ministre)
Durrao Barroso et son gouvernement deviennent co-responsables des crimes commis
contre le peuple Irakien. ...
Le PCP
exprime son inquiétude face aux instances de l’Union Européenne sur
l’invasion
et l’occupation de l’Iraq. Sous le
vêtement du «pragmatisme», l’Union Européenne n’a
pas seulement failli pour condamner
l’agression Anglo-américaine contre l’Iraq comme,
avec le prétexte de la «reconstruction»,
elle s’implique dans des engagements
avec le
Gouvernement US qui tendent à l’absoudre
de ses crimes et à banaliser la guerre
d’agression. ...
Le PCP considère que l’arrogance militaire de
la superpuissance US doit être affrontée, non pas en fabriquant un bloc
militaire européen, plus ou moins aligné aux USA comme «l’aile militaire» de
l’OTAN, mais plutôt avec une persistante politique de paix, de désarmement,
basée sur
la volonté qui a été clairement
exprimée dans les puissantes actions de masse contre la
guerre qui ont eu lieu dans toute
l’Europe.
Après avoir dénoncé les guerres qui ont précédé l’invasion
de l’Irak (Yougoslavie, Afghanistan ) le PCP appelle tous les travailleurs, la
jeunesse, les femmes, le large mouvement populaire basé sur les organisations,
les forces politiques démocratiques, les secteurs religieux, les intellectuels,
de sorte que, sans égard à leurs différences d’opinion et désaccords en
d’autres aspects, ils peuvent s’unir pour poursuivre et renforcer, au Portugal,
un large mouvement pour la paix, le désarmement et la solidarité avec les
peuples !
Afrique du Sud : Congrès de l’Union des travailleurs des mines (intern)
Au cours du Congrès national de l’Union des travailleurs
des mines de l’Afrique du Sud qui s’est ouvert le 8 mai dernier, le camarade
Blade Nzimande, secrétaire général du Parti communiste de l’Afrique du Sud
(SACP), a prononcé un discours dont ci-dessous une analyse :
Son discours a indiqué que les buts de la lutte
nationale n’ont pas été achevés, mais ils ne peuvent l’être sans la lutte de
classe.
La première partie de son discours a été consacrée à
l’évaluation faite par le Parti communiste d’Afrique du Sud sur les dix années
de liberté.
Le SACP est un parti loyal et actif, mais aussi un Parti
de la classe ouvrière indépendant qui, suivant son secrétaire général, analyse
la situation du pays ni à partir de la perspective des investisseurs
potentiels, ni de la perspective touristique, ni sur la manière dont les
banques étrangères le regarde, ni selon la perspective de la bourgeoisie ou de
ceux qui aspirent à devenir une partie de la bourgeoisie.
Le Secrétaire général du Parti communiste d’Afrique du
Sud énumère les réalisations que ce pays a enregistrées depuis 1994 et qui ont
permis d’énormes changements. Plus d’un million de maisons pour les personnes
pauvres ont été construites, l’eau potable a été fournie à des millions, la loi
sur les relations de travail et les conditions de base sur l’emploi a été
introduite, le salaire minimum pour les travailleurs domestiques et les
travailleurs des campagnes a été fixé, un système simple d’éducation a été mis
en place, le caractère racial dans l’octroi des pensions a été aboli,
l’allocation de soutien aux enfants a été introduit et nous étendons la limite
d’âge.
« Mais au dessus de tout, déclare le secrétaire
général du SACP, par nos luttes, nous construisons une Afrique du Sud unie,
non-raciale, démocratique dans laquelle, plus jamais, nul n’aura à appeler
quiconque «baas» » ou «missies»
D’énormes problèmes
«Mais tout en construisant la nouvelle Afrique du Sud,
ajoute-t-il, plus d’un million de travailleurs ont perdu leur emploi dans le
secteur formel.
«Tout en construisant une Afrique du Sud démocratique,
le nombre des chômeurs est passé de 2 millions à un choquant 4 millions. Mais
poursuit, Blade Niezmande «alors que nous construisons un Etat Sud-africain
non-racial, que nous disent les représentants du gouvernement ? Entre 1995
et 2000 :
La moyenne du revenu d’une famille africaine passera de 19 à 26
000 R par an
La moyenne du revenu d’une famille blanche s’élèvera à 158 000
R par an
«Pourquoi toutes ces choses choquantes se
produisent ? Elles se produisent parce que le système capitaliste n’est
pas juste un spectateur qui, passivement nous surveille pendant que nous
essayons de construire une Afrique du Sud nouvelle, unie, non-raciale,
démocratique qui appartiendra à tous ceux qui vivent là.
«Nous introduisons les conditions de base de l’emploi et
la loi sur les relations de travail. Que font les capitalistes ? Ils
débauchent, ils se déclarent victimes, ils se rebiffent. Ils font de leur mieux
pour minimiser le nombre de travailleurs qui peuvent actuellement bénéficier de
leurs droits gagnés difficilement. Ils déplacent les travailleurs avec les
machines. Après tout, les machines ne sont pas concernées par la loi sur les
relations de travail et les conditions de base de l’emploi ne concernent pas
les machines”.
Et plus loin «Quel impact auront toutes ces lois
progressistes sur le papier si les
patrons peuvent trouver des moyens de les éviter?
.Après avoir appelé à un renforcement du parti, le
secrétaire général appelle à la protection du secteur public et attire
l’attention sur les dangers des privatisations.
Vietnam
L’Assemblée Nationale se penche sur
les tâches
socio-économiques et du Budget (internat)
Le 6
mai dernier, l’Assemblée Nationale des Députés du Vietnam s’est réunie en
séance plénière pour poursuivre la discussion sur l’application des tâches
socio-économiques et du budget de 2002.
Le
plus grand nombre des députés à exprimé son accord avec l’évaluation présentée
par le gouvernement sur l’application des tâches socio-économiques et du budget
de 2002, et pour
appliquer
le budget de 2003. L’assemblée a estimé hautement les efforts pour juguler
l’épidémie du SARS et son contrôle.
Les
députés ont aussi mis l’accent, au cours
du débat autour des objectifs, sur le renforcement des capacités de gestion macro économiques et de la
planification du développement économique, de l’application des programmes de
développement socio-économiques dans les montagnes et dans les zones éloignées,
pour la protection de la forêt, l’investissement productif et pour la
consommation des produits agricoles et
la restructuration des collectifs, limiter les retards et les pertes
dans la construction des infrastructures, dans la gestion de la circulation,
l’accroissement de l’investissement pour
les activités culturelles et artistiques, des mesures pour combattre contre la
corruption et la bureaucratie, une
politique encourageant l’éducation, la prévention sanitaire et une augmentation
du budget destiné aux programmes contre le crime et une politique de sécurité
et de défense nationale.
.Mohamed Dib s'en est allé. Certains en ont profité pour
faire des amalgames regrettables (lettre de lecteur)
Le décès du grand écrivain algérien, originaire de
Tlemcen, a soulevé le mois dernier une forte émotion dans les milieux
littéraires et chez ses lecteurs, dans le pays et à l'étranger. Rappelons brièvement qui était Mohamed
Dib. D'abord, comptable et devenu
rédacteur au bien connu quotidien «Alger républicain», il termina sa carrière
journalistique algérienne à Liberté, l'organe central du Parti communiste
algérien.
De très nombreux articles
ont été publiés sur son oeuvre et/ou son passé, nous n'y reviendrons pas. Disons simplement que son talent a fait la
presque unanimité des critiques de la presse algérienne et internationale et de ceux qui l'ont lu..
Parmi les choses écrites sur son travail, certains, se
référant à sa trilogie finlandaise, ont voulu voir dans cette oeuvre l'abandon
de ses attaches nationales. D'autres, au contraire l'ont interprétée avec
applaudissements comme une ouverture et une élévation à l'universel. C'est le
cas de Rachid Boudjedra qui ajoute, avec juste raison, que Mohamed Dib est le
premier auteur algérien à être sorti du carcan de l'influence de la littérature
classique ou contemporaine française, à s'en être dégagé avec intelligence pour
se libérer des frontières.
Pour sa part,
Sadek Aïssat, dont le talent n'est pas ici remis en cause, affirme dans le
journal français l'Humanité que le PCA reprochait à l'oeuvre de Mohamed Dib
l'absence de héros positifs.
Il est vrai que cela a été écrit par un communiste dans
une revue (Progrès). Cela impliquait-t-il pour autant l'entière responsabilité
du PCA ? L'affirmation est douteuse qui confond l'opinion d'un parti et celle de l'un de ses membres,
fut-il un responsable de haut niveau. Comme si les militants d'un parti
révolutionnaire devaient être unanimes dans l'analyse du travail romanesque
d’un écrivain! Comme s'ils n'avaient pas le droit de porter une appréciation
personnelle sur une oeuvre quelconque! Comme si un parti révolutionnaire avait
pour tâche d’émettre des critiques sur des ouvrages littéraires!
.Pour mettre les choses au point, nous voulons toujours
croire que Sadek Aïssat a été mal informé.. Notre mise au point vise seulement
ceux qui par anticommunisme voudraient s’emparer de cette affirmation erronée
pour justifier leur calomnie contre le PCA. Nous croyons pour notre part qu’il
n’était pas dans l’intention de Sadek Aïssat de s’en prendre au PCA, lui, qui
se référait il y a quelques années encore à l'idéologie communiste. Rappelons
que pendant la colonisation, et ce jusqu’en septembre 1955, le plus grand
nombre des ouvrages de Mohamed Dib, en Algérie, fut diffusé par des membres du
PCA avec l'appui de la direction de ce parti?
Autre remarque, dans La Tribune du 14 mai dernier,
Chabha Bouslimani, dans un article par ailleurs de bonne tenue, ignore
totalement la carrière de journaliste de Mohamed Dib, alors que cette activité
a joué un rôle important dans son parcours littéraire tout comme dans celui de
Kateb Yacine et d'autres, avant ou après eux.
Pour certains, le travail de journaliste a même constitué un tremplin.
Pour éviter toute confusion, précisons que cet article,
n'est pas, lui non plus, le fait du PADS mais simplement celui de l'auteur de
ces lignes, c'est-à-dire :
Un lecteur ordinaire vétéran du PCA
Après Benflis, Ouyahia
le changement dans la continuité
?
Pour être plus précis, la
continuité sans changement (nationa))
Le nouveau Premier ministre est
intervenu à l'Assemblée populaire nationale ( APN ) pour exposer son programme;
un peu à la manière de la montagne qui accouche d'une souris tant les résultats
à attendre seront minces. Ce renouveau
ministre en chef n'est pas homme à tituber, il va droit sur le chemin tracé par
le Président. Autrement dit dans la
continuité sans changement, sauf peut-être dans le langage. Celui de la démagogie, celui de la poursuite
d'une même politique qui, jusqu'à présent, n'a fait qu'aggraver la ruine
économique et sociale du pays et entraîné dans la misère ses masses
laborieuses.
Comme l'abus des mots ne lui
fait pas peur, il prétend changer l'atmosphère du pays ... en lançant des
vérités que nul n'ignore. En quoi cela
le gênerait-il, d'ailleurs ? Ces vérités, tout le monde les connaît, le peuple
algérien a l'habitude de ces hâbleries, de ces promesses jamais tenues. Ainsi, lance-t-il, à propos de l'affaire de
la banque du sieur Khalifa, "des gestionnaires publics devront rendent des
comptes" oubliant que son prédécesseur et ses ministres, tels Temmar et
consorts, portent probablement une grosse part de responsabilité dans
l'ascension de ce " battant " et dans l'aide qui lui a été fournie
pour atteindre les hautes sphères de la finance. En effet, personne n'était mieux placé que
ces messieurs pour savoir ce qui se tramait; dans cette affaire. Il annonce par
ailleurs que la Khalifa Bank a causé une perte de 100 milliards de dinars à l'économie
nationale; cela ne surprendra que ceux qui veulent bien se laisser surprendre.
Toujours et encore démagogue,
Ouyahia poursuit "Je jure que les entreprises ne seront pas dissoutes
"Il y aura, ajoute-t-il, concertation avec les partenaires sociaux sur les
nécessaires privatisations. Comme si les
entreprises privatisées ne commençaient pas leur restructuration par des
licenciements ! En tous cas, cela fera un immense plaisir à Sidi Saïd qui
depuis longtemps affirme ne pas être opposé à "certaines"
privatisations à condition, simplement, d'être consulté !
Ouyahia affirme encore qu’il n'y
aura pas de réconciliation avec le GIA et le GSPC", alors que le président
de la République est celui là même qui a lancé la politique de "Concorde
civile" et l'amnistie, opérations qui ont permi aux terroristes de se
refaire une santé et de restructurer leur logistique.
Il déclare encore - on voit
combien il est prolixe - que les Arouch ne sont pas des terroristes. Mais, qui donc, excepté des conservateurs peu
crédibles, a jamais dit le contraire ? Quant à sa promesse de négocier sur la
base de la plate-forme d'El Kseur, sans vouloir faire de pronostics ni de
procès d'intention, le temps dira qu'assurément il ne tiendra pas parole. Ce n'est pas son empressement à faire une
intervention de cinq minutes en tamazight qui a convaincu grand monde. Pas plus que ses arguments affirmant que
"C'est la justice qui doit trancher", en ce qui concerne les défauts
de construction dus à la triche dans les dosages du béton ou les diamètres des
ronds d'acier, qui ont provoqué les dégâts que l'on sait lors du séisme. Nous verrons bien combien de coupables seront
sanctionnées.
On voit que la démagogie bat son
plein. Mais, elle ne trompera pas
beaucoup de gens, moins encore les travailleurs bien placés pour savoir que les
promesses gouvernementales ne sont jamais respectées.
.
Les travailleurs de la Sonelgaz
n'entendent pas laisser liquider
leur entreprise.(nationa)
Le
syndicat national des travailleurs de la Sonelgaz envisage une grève à
l'échelle nationale pour s'opposer contre le projet de «restructuration» de
l'entreprise publique mis au point par les services du ministre de l'Energie et
des Mines, Chakib Khelil, dont on connaît la ferveur pour l'économie libérale,
c'est à dire, en définitive, pour le bradage du secteur public au profit
d'appétits voraces, algériens ou étrangers.
Les
travailleurs de l'entreprise, avec un niveau de conscience élevée, ont décidé
de reporter cette grève, à l'origine prévue pour le mois de mai, à plus tard,
en raison du séisme qui a endeuillé notre pays et de la gêne qu'elle aurait
entraînée dans les secours et pour les victimes et les survivants. Ils ont manifesté leur haut degré de
solidarité en versant une journée de leur salaire et promptement travailler à
rétablir l'électricité partout où cela était possible.
Pour
revenir à ce mouvement de grève, rappelons que les travailleurs de la Sonelgaz,
interprètent, à juste raison, la restructuration de leur entreprise ou plutôt
sa déstructuration, comme une liquidation qui vise, par la suite, à plus
facilement la privatiser et priver ainsi ses employés de leurs acquis sociaux.
Ils savent très bien que cela, bien évidemment, entraînerait aussi et sans
attendre des milliers de licenciements, la paupérisation avec ses cortèges de
chômeurs, de misères pour eux et leur familles.
Leur
combat, comme celui des travailleurs des hydrocarbures, celui des travailleurs
de Rouiba et d'autres secteurs est le même.
Se battre contre les projets néfastes de Khelil, Benhachenou et autres
chauds partisans du libéralisme, c'est se battre pour la sauvegarde de
l'économie du pays et des acquis sociaux.
Ce combat doit être unitaire, il requiert un vaste mouvement de
solidarité.
CONFERENCE
DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS A ATHENES. (intern)
Sur
invitation du pari communiste de Grèce, les représentants de 60 partis
communistes se sont réunis à Athènes les 19 et 20 juin 2003 pour analyser la
situation internationale crée par les agressions répétées des puissances
impérialistes
Les
délégués de ces partis ont constaté que la crise du système capitaliste qui
s’aggrave et la volonté de sauver coûte
que coûte le régime d’exploitation est la cause principale des guerres
impérialistes. Les participants ont échangé leurs expériences et se sont
informés réciproquement des luttes qui se déroulent dans leurs pays respectifs.
Ils ont noté avec satisfaction le développement de ces luttes contre la
mondialisation impérialiste et n’ont pas manqué d’apporter leur solidarité à
tous les peuples qui luttent contre l’impérialisme. Ils ont voté des motions de
solidarité avec Cuba et le peuple iranien menacés plus que jamais par
l’impérialisme américain.
Nous reproduisons ci-dessous ces motions ainsi que des extraits
du communiqué final publié à l’issue de la conférence par le parti communiste
de Grèce.
Nous
confectionnerons dès que possible une brochure qui reproduirait l’intégralité
du communiqué final, la liste des partis représentés et l’intervention de notre
délégué.
Communiqué
de Presse “Les mouvements contre la guerre
et la globalisation capitaliste et les communistes”
Rencontre des Partis communistes
et ouvriers
Durant
les deux longues sessions, s’est déroulé un échange créatif de vues sur la
situation internationale et la riche expérience de la lutte grandissante des
peuples et des mouvements de masse contre la guerre et la globalisation
capitaliste .
En
appréciant les développements internationaux de cette période, particulièrement
l’intervention militaire des Etats Unis, de la Grande-Bretagne et de
l’Australie contre le peuple d’Iraq et l’occupation de ce pays , les
participants ont catégoriquement condamné l’escalade dangereuse de
l’agressivité impérialiste et la violation flagrante des principes et de la
réglementation du droit international. Ce qui a conduit à une crise bien profonde
des Nations Unies .en considération de son rôle pour la sauvegarde de la
paix et pour la résolution pacifique des
différends entre les Etats.
Plusieurs
participants ont souligné les tendances
et les traits du capitalisme contemporain. Certains ont noté que, dans les
conditions actuelles, l’offensive économique néo-libérale s’accentue avec des
conséquences sévères pour la vaste majorité des travailleurs. Cette offensive
s’effectue au travers des institutions internationales impérialistes visant aussi
à réaliser à nouveau la colonisation économique du monde en développement. Il a
été mentionné la croissance immense du capital financier international.
Comme
l’ont souligné plusieurs orateurs, ces développements indiquent que tous les
peuples et leurs mouvements de masse font face à la menace d’une domination
globale du capital monopoliste, avec les Etats Unis en leur qualité de
puissance dirigeante. Ils ont aussi souligné le besoin de l’action la plus
large et la mieux coordonnée possible des Partis et mouvements en vue de
s’opposer à cette situation dangereuse pour un changement du rapport actuel des
forces sur les plans régional et international . Certains ont exprimé leur
souci au sujet de manifestations qui, en certaines occasions, sont caractérisées
par des tendances fascisantes.
Les
participants ont jugé que la résolution du Conseil de Sécurité des Nations
Unies 1483/2003 du 22 mai 2003 sur l’Iraq a été très négative pour l’évolution
de la situation. Cette résolution légalise d’une manière rétroactive les
envahisseurs illégaux. Les participants ont également qualifié ces derniers de
forces d’occupation, et l’acceptation par cette même résolution de la doctrine
de la guerre préventive devient très dangereuse. Cette doctrine soutenue depuis
le 11septembre 2001 par les Etats Unis, menace toute force qui d’une manière ou
d’une autre constitue une entrave à leur hégémonie. Egalement ont été
mentionnées les menaces dirigées maintenant contre la Syrie et l’Iran où la
guerre peut s’étendre”...
“Les
participants ont condamné les déclarations et les actions de l’impérialisme
contre Cuba et les réalisations du peuple Cubain, et contre la République
Démocratique et Populaire de Corée. Ils ont exprimé leur solidarité avec ces
pays, en exigeant que cessent les tentatives pour les saper et les menaces
contre leurs peuples.
Les
participants réitèrent leur soutien à la lutte du peuple palestinien, rejetant
l’étiquetage «terroriste» de cette lutte
et considèrent que l’occupation israélienne est une source de violence dans la
région. Les manifestations de solidarité avec la juste lutte du peuple
palestinien pour acquérir son
indépendance et sa propre souveraineté, un Etat viable avec Jérusalem Est pour
capitale doivent être toujours plus fortes et élargies à travers tout le monde,
notamment dans les conditions créées par l’occupation de l’Iraq, quand les
Etats Unis et au moyen du soi-disant «Quartet» désirent «remodeler» l’ensemble
de la région conformément à leurs intérêts..
Les
participants condamnent la poursuite de l’occupation de la Syrie et du Liban et
demandent le retrait inconditionnel des troupes israéliennes et le retour de
tous les réfugiés, conformément aux résolutions des Nations Unies 242, 338 et
194”...
Il a
été, davantage, noté que le mouvement multiforme contre la globalisation
capitaliste s’est renforcé, comme l’atteste la confrontation à l’intérieur du
mouvement au regard de ses orientations et les buts de sa démarche.
Le
besoin d’une active politique de solidarité et de soutien parmi les partis
communistes et ouvriers et parmi les mouvements populaires en général a été affirmé. Quelques orateurs ont exprimé
le besoin pour les différents partis communistes et ouvriers ou mouvements de
soutenir certaines initiatives. Parmi elles, les suivantes ont été mentionnées :
- La campagne pour une mobilisation internationale demandant la libération des cinq patriotes
Cubains emprisonnés aux Etats Unis pour leur combat contre les groupes de
terroristes de Miami, en même temps que les campagnes pour la levée de l’embargo
contre Cuba.
Les initiatives contre le plan néo-libéral de
reconstruction de l’économie de l’Amérique Latine et des Caraïbes qui est
exprimé par l’ALCA, le plan «Puebla-Panama» et sa branche armée, le
«Plan-Colombia», qui vise à combattre la résistance de chacune des forces
sociales de l’opposition, à éliminer le mouvement de guérilla de la Colombie et
à subvertir la République légale, démocratique et Bolivienne du Venezuela.
- La coordination des actions contre les plans des USA
et de l’UE pour subjuguer les économies des pays arabes (Maghreb-Machrek)
- Les campagnes contre les efforts impérialistes de
coloniser à nouveau les pays du «tiers-monde», économiquement, culturellement
et politiquement.
La mise en pratique
d’initiatives actives pour coordonner l’action de nos partis contre la dénommée
globalisation capitaliste, en prenant en
considération les mouvements nouveaux et croissants contre les orientations
impérialistes des gouvernements et des sociétés multinationales.
Les
participants expriment le besoin d’une poursuite de telles rencontres des
partis communistes et ouvriers et de leur accroissement en nombre. En même
temps le besoin a été souligné pour de larges réunions au niveau international
et de réunions par zones et régions orientées sur des questions d’intérêts”...
Motion de solidarité avec le peuple iranien
Les
participants à la rencontre des Partis communistes et ouvriers qui s’est tenue
à Athènes les 19 et 20 juin 2003, expriment leur préoccupation au sujet des
récentes menaces des Etats Unis contre l’Iran.
Ces
menaces sont destinées premièrement à influencer la lutte interne qui se déroule en Iran afin
de favoriser les forces de la réaction. Elles constituent une ingérence dans
les affaires intérieures.
Les
menaces de l’administration des USA contre l’Iran sont clairement insensées
parce qu’elles peuvent engouffrer toute la région dans la guerre et la
destruction. Une frappe militaire en Iran conduite par les Etats Unis serait
catastrophique non seulement pour le peuple d’Iran, mais aussi pour le
mouvement de la paix, le progrès et la démocratie à travers le monde.
La
provocation US prend place à un moment où la jeunesse iranienne et les
étudiants demandent des réformes démocratiques. Les Iraniens ont exprimé d’une
manière conséquente leurs exigences pour la fin du régime de répression
policière et la démocratisation du pays afin de dépasser la crise politique,
économique, diplomatique et sociale, qui a paralysé l’Iran. Le régime
théocratique a exploité l’insensée déclaration des Etats Unis comme une
justification pour réprimer le mouvement populaire.
La
politique des Etats Unis en fait renforce les agissements des forces
réactionnaires de l’aile droitière qui présentent avec ignominie toute
opposition socio-politique comme un mouvement manipulé par les Etats Unis afin
de justifier leur sauvage répression.
Les
Etats Unis s’efforcent d’une manière forcenée à encourager la formation d’une
opposition iranienne pro-US. C’est une stratégie de faillite qui vise à imposer
de soi-disant règlements démocratiques à des Etats
Toutes
les forces progressistes iraniennes sont bien opposées aux provocations US et
les ont condamnées sur le champ.
Les
participants à la rencontre expriment leur solidarité et leur soutien continu
aux forces progressistes d’Iran dans leur lutte contre le régime théocratique
en Iran. Elles saluent la bravoure et le courage du peuple dans sa lutte
actuelle pour des réformes démocratiques.
Les
participants à la rencontre croient que la condition de l’Iran et son futur
gouvernement devront être seulement décidés par les Iraniens et leurs forces
progressistes et démocratiques et ne plus être une alternative manipulée de
l’extérieur.
Athènes, 20 juin 2003
Motion
de solidarité avec Cuba
Les
participants ci-dessous à la rencontre des partis communistes et ouvriers qui
s’est déroulée à Athènes les 19 et 20 juin 2003, expriment leur solidarité avec
le peule Cubain et son héroïque lutte pour la défense de son indépendance
nationale et de sa souveraineté, du système socialiste de Cuba et les acquis du
peuple Cubain, en dépit de l’intensification
du blocus et de l’hostilité impérialiste.
Cette
campagne contre la Révolution socialiste cubaine et ses réalisations est
dirigée par l’administration de Bush , qui appelle à une croisade internationale
pour le renversement du régime socialiste en utilisant comme prétexte la
«libération» du peuple cubain et la restauration supposée des «droits de
l’homme». A cette campagne l’Union Européenne participe activement,
aujourd’hui, encore plus que par le passé, en se soumettant à la politique de
l’administration de Bush, avec des pressions et du chantage contre le peuple
cubain.
Face à
cette attaque coordonnée et considérant la possibilité d’une agression
militaire contre Cuba, les participants à la rencontre affirment toute leur
disposition de solidarité avec le peuple cubain et sa longue souffrance :
-Pour développer dans
leurs pays, contre l’escalade de l’agressivité impérialiste, une large et
effective campagne de solidarité avec le peuple cubain qui se défend.
Pour dénoncer les
pratiques injustes du blocus économique, commercial et fiscal contre Cuba,
pratiques qui violent les droits humains élémentaires.
Pour projeter dans l’avenir dans leurs pays des
manifestations politiques et culturelles et intensifier les échanges et les
visites bilatérales afin de faire connaître les réalisations de Cuba.
-De demander aux
gouvernements qui poursuivent une politique hostile envers Cuba l’abandon de
toute restriction dans les relations bilatérales et leur développement sur les bases du
respect mutuel et de la non-intervention dans les affaires intérieures.
-D’accroître les protestations contre l’injuste
emprisonnement aux Etats Unis des cinq patriotes cubains qui ont lutté contre
le terrorisme, et pour le droit à leurs parents d’obtenir des visas afin qu’ils
soient en mesure de leur rendre visite.
Athènes, 20 juin 2003
Thessalonique 2003: des dizaines
de milliers de Grecs manifestent (intern)
Le samedi 21 juin, 30 à 50.000
travailleurs, communistes, syndicalistes, jeunes et antiglobalistes ont
manifesté contre le sommet annuel des chefs d'Etat et de gouvernement
européens. Ces derniers tenaient leur sommet annuel dans un hôtel de luxe
à Marmara. Dans la baie, des navires de
guerre patrouillent et, dans le ciel, deux hélicoptères surveillent tout ce qui
bouge.
Cent kilomètres plus loin, dans la grande ville de Thessalonique, des
dizaines de milliers de grecs, accompagnés par des délégations de syndicalistes
européens et de représentants de partis communistes de plusieurs pays, manifestaient contre les ministres européens.
La manif connaît un succès extraordinaire.
De tous les coins de la Grèce,
et dans une synchronisation idéale, tous les manifestants ont été amenés sur
place par autocars entiers. Rien que pour Athènes, on avait affrété 300 cars.
La manif de masse a été
organisée par “Thessalonique 2003”, une large coordination. C'est un front
élargi qui, manifestement, veut prendre ses distances vis-à-vis du Passok, le
parti «socialiste» du Premier ministre grec Simitis
Les
principales locomotives de Thessalonique 2003 sont le KKE (le Parti communiste
de Grèce) et les syndicalistes combatifs
du PAME. Un front élargi, mais avec des exigences radicales. Thessalonique 2003
ne sème pas d'illusions à propos d'une «Europe démocratique et sociale», mais
dit tout haut de quoi il retourne. Giorgos Mavrikos, président du PAME: «Les
gouvernements européens veulent faire baisser les salaires, augmenter l'âge de
la pension de cinq ans, supprimer des emplois, privatiser les chemins de fer et
introduire la chasse au profit dans les soins de santé.» Face à cela, le PAME a
des exigences claires et précises. «Nous voulons la semaine de 35 heures, les
salaires doivent augmenter, l'âge de la pension doit diminuer, nous voulons
l'enseignement gratuit et le droit pour les syndicats de mener des actions.
Nous protestons contre les mesures prises par l'Union Européenne et qui
touchent tous les travailleurs. Mais également contre les Etats-Unis et leurs
alliés. Contre le génocide du peuple palestinien. Et pour la solidarité avec
Cuba’
Signalons
que durant ce sommet européen le mouvement des jeunesses communistes grecs
KNE organisait un campement dans les
environs de Thessalonique.