CALCULS POLITIQUES MALSAINS (editorial première page)

La scène politique algérienne a été, ces dernières semaines, fertile en événements et rebondissements. Ils traduisent à la fois les luttes qui opposent les uns aux autres différents groupes au pouvoir et l'impasse dans laquelle ces mêmes groupes sociaux ont mené le pays.

Remplacement brutal de Benflis par Ouyahia qui revient de façon inattendue au poste de chef de gouvernement, batailles rangées au sein du F.L.N. entre partisans et adversaires de Benflis, son actuel secrétaire général, et de Bouteflika, président de la République, mise en faillite du groupe Khalifa Bank, libération des représentants du mouvement des "arouch" de la Kabylie, déclaration dans un quotidien égyptien du général Lamari, chef d'Etat-major de l'armée, puis tout récemment libération de Benhadj, chef des islamo-fascistes après expiration de sa peine de douze ans d'emprisonnement, tous ces faits reflètent la gravité de la crise politique et socio-économique dans laquelle le pays continuent à se débattre. Ils traduisent surtout l'incapacité des classes sociales compradore au pouvoir d'apporter des solutions positives à cette crise.

Le départ forcé de Benflis de la tête du gouvernement à la suite de différends qui l'auraient mis en contradiction avec le chef de l'Etat exprime des désaccords sur la manière d'aborder les questions socio-économiques. Les éditorialistes qui défendent les orientations ultra-libérales ont mis les frictions au sommet de l'Etat sur le compte de la tiédeur de Benflis et du F.L.N., son parti, dans la mise en application des privatisations exigées par le F.M.I.. Entre autres reproches faits à Benflis : son refus d'inscrire la privatisation des hydrocarbures à l'ordre du jour de l'action de son gouvernement.

En réalité les partis de la coalition au pouvoir ne divergent pas fondamentalement sur la question des privatisations des secteurs hors-hydrocarbures. Leurs représentants au sein du parlement et des différents instances du pouvoir ont, depuis près de vingt ans, inspiré, élaboré, approuvé et mis en oeuvre toutes les mesures qui ont conduit au désastre économique actuel et à la paupérisation des masses et de certaines catégories des couches moyennes.

Ce qui les divise a trait au rythme de la poursuite de ses opérations destructrices, compte tenu de la proximité des élections présidentielles qui obligent les candidats potentiels à cacher leur jeu en remettant à plus tard les décisions qui frappent de plein fouet les travailleurs et à faire à ces derniers des promesses mensongères. La seule divergence de taille sur le plan des choix économiques porte sur la question du projet de Khelil de lever les verrous qui entravent le libre accès des multinationales à la prise de la majorité dans la propriété des gisements de pétrole et de gaz, en leur permettant d'en détenir plus de 70% des parts, contrairement à la loi actuelle qui limite leur participation à 49%.

Bouteflika a soutenu ce projet avant d'en ordonner le gel devant la protestation des travailleurs et les inquiétudes de larges secteurs de la bourgeoisie, y compris commerciale, et des couches bureaucratiques, qui ont compris que ce projet constituerait une grave menace pour leurs propres intérêts. Mais Bouteflika, de même que certaines couches sociales, n'ont pas renoncé à faire passer ce projet. Ils sont prêts à sacrifier les intérêts fondamentaux de l'Algérie si l'adoption de ce projet peut leur apporter en contrepartie l'appui des Etats impérialistes face à leur peuple.

Un autre facteur de divergence oppose le chef de l'Etat à Benflis, et même à Ouyahia qu'il a pourtant placé à la tête du gouvernement. Il s'agit de la question du poids de la haute hiérarchie de l'armée dans la conduite des affaires de l'Etat. Il est maintenant avéré que Bouteflika manoeuvre pour les réduire à l'impuissance afin de se donner les pleins pouvoirs et d'aller le plus loin possible dans l'alliance avec les courants islamistes, y compris de leurs secteurs fascistes. Il n'hésite pas à rechercher l'aide des puissances impérialistes pour réaliser ses calculs. Pour désamorcer ces plans, les hauts responsables de l'armée recherchent à leur tour l'appui des dirigeants des puissances impérialistes en accélérant le rapprochement avec l'OTAN, rapprochement esquissé bien avant l'arrivée de Bouteflika aux commandes.

Benflis et Ouyahia jouissent par contre de la réputation de "loyauté" envers les responsables de l'armée. Tout en affirmant leur détermination à empêcher l'instauration d'un Etat théocratique, ces derniers sont dans leur ensemble totalement acquis à l'orientation ultra-libérale. Ils n'envisagent nullement de s'écarter de cette ligne. C'est pourquoi ils sont à la recherche de l'homme le mieux placé pour poursuivre dans cette voie tout en entretenant de bons rapports avec eux. Le choix porte entre l'homme qui serait capable de berner les travailleurs par des engagements démagogiques endormant leur vigilance et celui qui est disposé à les mâter sans hésitation aucune. Même un islamiste "raisonnable et réaliste" ferait l'affaire s'il s'abstenait de tenter d'appliquer la "charia" ou de comploter contre les responsables militaires.

C'est le sens qui se dégage de l'entretien accordé par le chef de l'Etat-major de l'armée à "Al Ahram". Le général Lamari y a affirmé que l'armée ne s'opposerait pas à l'élection de l'islamiste Djaballah, si celui-ci ne s'aventurait pas à remettre en cause les "fondements républicains" de l'Etat algérien.

Cette prise de position en dit long sur la propension à rechercher une "coexistence pacifique" avec les courants de la bourgeoisie islamiste sur le dos des travailleurs et des couches moyennes "modernistes". Elle traduit aussi un jeu tactique malsain dans la mesure où elle est destinée à faire capoter le jeu de Bouteflika qui tente de décrocher un nouveau mandat en suscitant une bipolarisation entre lui et un candidat islamiste puis en se présentant comme le rempart incontournable contre l'avènement de l'islamisme à la magistrature suprême.

D'ailleurs les déclarations fracassantes du nouveau chef de gouvernement sur la montée du danger islamiste, ses professions de foi anti-islamistes, lui qui avait associé les partis islamistes à l'exercice du pouvoir, ses appels à se regrouper pour mettre en échec ce danger, tout cela montre que les classes dirigeantes veulent empêcher que le débat soit engagé sur le bilan politique et socio-économique du pouvoir. Ils tentent comme toujours de jouer la carte du danger islamiste pour que les travailleurs et les victimes de leur politique socio-économique ne leur demandent pas de compte, ne se rassemblent pas de façon indépendante autour d'une plate-forme de progrès. Ils cherchent à apeurer les "modernistes" en les obligeant à choisir entre eux et les islamistes. La libération de Ali Benhadj, hasard du calendrier, va dans ce sens.

La libération des délégués des "arouch" de la Kabylie emprisonnés depuis plus d'un an, sans que les poursuites engagées contre eux ne soient cependant abandonnées, les appels du chef du gouvernement à la relance du dialogue s'inscrivent dans ce jeu tactique à court terme Il est clair que leur libération est le résultat des luttes des citoyens de la Kabylie et du soutien que leur ont témoigné toutes les forces démocratiques et progressistes. Cette lutte pousse les dirigeants à des concessions tactiques dans la perspective de l'élection présidentielle de 2004. Mais ils n'ont nullement l'intention de satisfaire les revendications démocratiques légitimes de la population de la Kabylie dont plus de 100 citoyens avaient été tués par les gendarmes au cours des journées de manifestations d’avril-mai 2001.

Pour les progressistes la voie la plus juste est de continuer à rassembler dans les luttes de tous les jours les travailleurs, les paysans pauvres, les jeunes démunis, les cadres et intellectuels patriotiques de progrès en liant constamment la lutte contre le danger islamiste ultra-réactionnaire, à la lutte pour les libertés démocratiques, la relance économique par la préservation d'un secteur public industriel et financier au service de la Nation, la solidarité avec les peuples en butte aux pressions et agressions impérialistes.

 

 

Sidi Said veut unir le travailleur et...les autorités (nation)

 

Le 1er mai 2003, à Ain-Temouchent, un meeting célébrant la journée de lutte internationale des travailleurs s'est déroulé en présence de Sidi Saïd, Secrétaire général de l'UGTA. Prenant la parole, à cette occasion, il a déclaré "Temouchent a connu un séisme dévastateur et elle a pu le dépasser par une volonté collective qui a impliqué tout autant le travailleur, le cadre que les autorités. Nous voulons, sur cet exemple, que cesse le séisme économique et social que vit l'Algérie. "Mais le Secrétaire général de l'UGTA n'ignore pas que ce séisme est le résultat de la politique d'un pouvoir qui continue d'appliquer les orientations économiques et sociales du FMI, de la Banque Mondiale et des autres institutions impérialistes. Cette politique remet en cause toutes les réalisations qui ont contribué à l'édification nationale du pays depuis son indépendance. C'est ce qu'a vraisemblablement voulu exprimer un vieux mineur âgé de 65 ans. S'adressant à Sidi Saïd il évoqua au cours de ce meeting sa première grève alors qu'il était âgé de 18 ans et qui avait duré 65 jours. C'était en 1949, l'Algérie vivait encore sous le régime colonial et il venait d'adhérer au syndicat CGT. Ce retraité syndicaliste décrira la situation misérable d'aujourd'hui des veuves de mineurs qui perçoivent des pensions mensuelles de 4600 dinars et l'injustice dont sont victimes ses compagnons de travail qui ne peuvent accéder à la propriété du logis où ils vivent depuis toujours.

Après cette intervention, Sidi Saïd a accordé, au nom de l'UGTA, à la section des retraités de Aïn-Temouchent un don de solidarité d'un montant de 100000 dinars, et a promis de prendre en charge la question de l'accession des mineurs à la propriété de leurs  logis.

 

"Le Projet de loi sur les hydrocarbures est dicté par les Américains "déclare Badredine, Secrétaire de l'UGTA (encadré)

 

Au cours de le troisième session du Conseil exécutif de la Fédération arabe des travailleurs du pétrole, de la chimie et des mines (FATPCM), M.Badredine, responsable des dossiers économiques au sein de l'UGTA a confirmé que "la démarche entreprise par les autorités du pays, afin de confier la gestion du secteur des hydrocarbures, aux multinationales étrangères, est dictée exclusivement de l'étranger. "M. Badredine a ajouté : " Contrairement aux autres pays arabes, l'Algérie a subi des pressions pour adopter un projet de loi…..Ce que les Américains n'ont pas pu faire passer par la force, ils voulaient le réaliser par la force de la loi"

Considérant "la tentative de vendre les richesses pétrolières du pays comme un acte de haute trahison envers la nation", le secrétaire de l'UGTA a réitéré l'engagement de son organisation pour exiger " le retrait définitif de ce projet et la répartition des richesses de ce secteur au service du développement et de l'économie nationale .. "

 

2002 Une année sombre pour les droits syndicaux dans le monde (internati)

 

Selon un rapport annuel de la Confédération des Syndicats libres (CISL) sur les violations des droits syndicaux dans 133 pays il ressort que 213 syndicalistes ont trouvé la mort en défendant les droits des salariés, 30590 ont été licenciés, 22054 ont été l'objet de harcèlements. En Colombie, où l'activité syndicale est dangereusement menacée, 184 assassinats ont été enregistrés. Aux Etats-Unis, un travailleur sur dix qui tentent de former un syndicat se retrouve à la porte de son entreprise. L'Europe n'est pas épargnée, le rapport de la CISL relève dans cette région du monde "de graves violations des droits syndicaux"

 

 

LUTTES DES TRAVAILLEURS

 

Sonelgaz

 

Après avoir décidé de reporter leur grève fixée au 25 mai dernier, en raison du séisme, les travailleurs de la Société Nationale de l'électricité et du gaz (Sonelgaz) ont décidé de verser une journée de leur salaire en faveur des victimes du séisme. La grève se  déroulera à une date ultérieure qui sera arrêtée après consultation des travailleurs. Cette grève

peut engendrer une coupure d'électricité et de gaz selon un responsable du syndicat de cette société. Elle est destinée à s'opposer à la décision de restructuration de la société selon un projet élaboré par le Ministre de l'énergie et des mines Chakib Khellil. Ce projet prévoit la création de plusieurs sociétés filiales pour les activités de production et de distribution. Se référant aux expériences étrangères, le secrétaire général du syndicat UGTA de la Sonelgaz a  déclaré "préférable de garder une entité par activité pour faire face à la concurrence"

15 juin 2003

 

Textiles

 

150 travailleurs de la Cotitex de Draâ Ben Khedda (W. de Tizi-Ouzou) ont observé un sit-in devant le siège de la Texamo à Hussein-Dey (Alger) pour exiger le règlement de leurs salaires des mois de mars, avril et mai. Les travailleurs de Cotitex s'inquiètent également de l'état de  leur entreprise qui a subi les effets du séisme du 21 mai et a été classée dans la catégorie "orange". Cette entreprise qui employait avec sa filiale CTO 5000 travailleurs se retrouve aujourd'hui avec un effectif de 1800 travailleurs après les différentes compressions de personnel, résultant des plans d'ajustement du FMI et de la concurrence des produits importés de l'étranger depuis la libéralisation du commerce extérieur qui a appauvri le secteur public et privé productif au bénéfice d'importateurs étrangers et nationaux dont nombreux parmi ces derniers échappent à la fiscalité.

09 juin 2003

 

Télecom-Orascom

 

Orascom, société égyptienne de télécommunications accuse la société publique Algérie-Télecom "de concurrence déloyale" et lui demande de revoir "ses prix à la hausse".

Dans un communiqué l'UGTA s'étonne que l'autorité de régulation n'exerce pas son rôle d'arbitre et qu'elle "se range aux côtés d'une partie aux dépens de l'autre"  en veillant "au respect des règles de la concurrence" et en demandant à Orascom "d'étayer sa demande" plutôt que d'exiger à Algérie-Télecom de "justifier sa politique des prix". L'UGTA estime que l'entreprise publique de téléphonie mobile fournit "un meilleur service public" et est capable "de ne pas laisser le champ libre aux opérateurs étrangers qui comme tout le monde le sait, privilégient le profit aux dépens du service public".

05 Juin 2003

 

Khalifa Bank

 

14 000 employés de cette banque privée dont l'agrément a été retiré par la commission bancaire s'interrogent sur leur avenir. Le déficit important de cette banque a été évalué selon des sources concordantes à 5 milliards de dollars. Mais l'auteur de cette banqueroute frauduleuse vit à l'abri à l'étranger avec la complicité de certains qui agissent encore dans l'ombre au niveau de l’appareil étatique.

21 mai 2003

 

Air-Algérie

 

Le mécontentement du personnel navigant et commercial de cette société publique de l'aviation commerciale s'exprime de plus en plus et les menaces d'une grève générale avaient été avancées par certains syndicalistes de cette entreprise. Le personnel navigant et commercial exige l'application des lois régissant leur fonction, notamment leur classification et les avantages qui sont accordés aux métiers d'astreinte. Il réclame une révision en hausse de la grille des salaires, une formation régulière et une promotion de leur carrière.

 

Enseignement

 

Au cours du rassemblement organisé par la coordination des Lycées d'Alger face au Lycée Cheikh Bouamama, le porte-parole de cette organisation a déclaré :

" La démocratisation du système éducatif doit se faire avec des mesures urgentes en ayant comme  priorité absolue la revalorisation sociale de l'ensemble des acteurs du secteur éducatif. Il faut à tout prix que le ministre réponde à notre demande de négociations autour de trois revendications : l'augmentation des salaires de 100% avec revalorisation du point indiciaire, la réduction de la retraite à 25 ans de travail effectif et la création de postes budgétaires permanents. "

19 mai 2003

 

 

Dans un communiqué, le Conseil national de l'enseignement supérieur (Cnes) a exprimé sa solidarité avec les enseignants des lycées d'Alger en grève et a critiqué l'attitude du ministre de l'enseignement secondaire et ses menaces proférées à l'égard de la coordination des lycées d'Alger.

02 Juin 2003

 

 

Santé

 

Après un mouvement déclenché le 19 avril, les hospitalo-universitaires ont décidé de suspendre leur grève, à la suite de la promesse des Ministres de la Santé et de l'Enseignement Supérieur faite aux représentants syndicaux de répondre favorablement à la plate-forme revendicative.

Toutefois le malaise persiste dans cette corporation notamment chez les maîtres assistants et docents professeurs qui estime insuffisante l'augmentation des indemnités dont le montant brut qui atteindra 10 000 dinars sera en net de 2 à 3000 dinars.

09 mai 2003

 

 

Hôpital Sidi-Chahmi (Oranie)

 

A partir du 17 mai les praticiens de l'établissement hospitalier de Sidi-Chahmi (EHS) devaient observer quatre jours de grève renouvelables jusqu'à satisfaction de leurs revendications.

10 mai 2003

 

Cour des Comptes

 

Le syndicat des Magistrats de la cour des comptes reproche au Président de cette institution "la situation de non-droit et d'instabilité dans laquelle il a installé l'institution depuis sa nomination voilà huit ans. Il dénonce les sanctions prises à l'encontre de magistrats et l'action engagée en justice contre le Président du Conseil des magistrats.

08 mai 2003

 

 

 

 

 

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN (4 articles)

 

 

 LES PALESTINIENS EXIGENT LA FIN DE L’OCCUPATION (encadré)

Depuis les sommets de Charm el-Cheikh et d’Akaba, sommets où le Président américain a imposé ses volontés, le gouvernement Sharon a multiplié ses crimes contre la population palestinienne, et tout en se disant d’accord avec la “feuille de route”qu’il espère vider de tout contenu, il n’a pas cessé un seul instant d’assassiner, de détruire des maisons ou de renforcer le bouclage des territoires palestiniens. De leurs cotés les américains continuent avec l’aide des gouvernements arabes à faire pression sur les Palestiniens pour qu’ils cessent toute action armée. Ceci explique que de longues négociations ont eu lieu entre les différentes organisations palestiniennes, islamistes ou non pour aboutir à une position commune et arrêter dans l’immédiat l’Intifadha armée. Elles sont arrivées à s’entendre pour suspendre leurs actions durant 3 mois. Elles exigent en retour le départ des troupes d’occupation, la libération des prisonniers, la levée du bouclage, la destruction des colonies construites depuis 2 ans etc. Le gouvernement Sharon vient d’accepter, sous la pression américaine, de se retirer de certains territoires comme Gaza mais continue à exiger le démantèlement de ce qu’il appelle “l’infrastructure terroriste”, la confiscation des armes etc. Il est donc difficile de croire qu’il va appliquer de lui-même ses obligations. Il est clair que seule l’union des Palestiniens, leur vigilance et un soutien résolu de l’opinion progressiste mondiale à leur juste cause peut créer les conditions qui obligeraient enfin les dirigeants israéliens à cesser leurs crimes. Cette opinion progressiste, arabe ou non, sait que sans le soutien américain, Israël ne pourrait pas continuer sa politique de colonisation. Sachons donc mobiliser tous les amis de ce peuple courageux et exigeons des impérialistes américains et de Sharon qu’ils se conforment enfin à la légalité internationale et qu’ils reconnaissent les droits nationaux du peuple palestinien.

 

PALESTINE : L’OPINION DE LEILA SHAHID SUR  la "feuille de route"  (2èm article)

La déléguée générale de Palestine en France, Leïla Shahid, a donné le 14 juin 2003 au journal “l’Humanité son opinion sur la situation actuelle en Palestine et en particulier sur la "feuille de route". Nous publions pour nos lecteurs un extrait de ses réponses.

Comment appréciez-vous la situation après la réunion d’Aqaba et l'attitude israélienne ?

La "feuille de route" est, pour nous, en elle-même, quelque chose que nous souhaitions depuis maintenant pratiquement un an. En mars 2002, pour la première fois, un président américain parle d'une solution basée sur deux Etats et un Etat palestinien viable et souverain. C'est une chose positive. Mais les discours ne suffisent plus du tout. De mars 2002 à maintenant, les envoyés spéciaux du " quartet " (Etats-Unis, Russie, UE et ONU), ont travaillé sur un document qui réunirait tout ce qui n'a pas été mis en oeuvre dans les accords d'Oslo, de Wye River, Charm el-Cheikh, dans les recommandations Mitchell, Tenet, avec la proposition de paix du prince Abdallah d'Arabie saoudite. Tout ce qui a été officiellement inclus par les deux parties est inclus dans cette " feuille de route ". Il y a trois choses nouvelles qui n'étaient pas dans les accords d'Oslo tels qu'ils étaient rédigés : on donne une finalité à ce processus, une date très précise qui est 2005 pour la création d'un Etat palestinien souverain et indépendant. Deuxièmement, il est spécifié qu'il y a un mécanisme de mise en oeuvre de surveillance de cette " feuille de route " qui inclut le "quartet". Ce mécanisme de surveillance a un calendrier très précis, vérifier que les Palestiniens et les Israéliens remplissent leurs obligations et que ces mesures sont prises dans une simultanéité et un parallélisme total. Mais les Israéliens, lorsqu'ils ont accepté sur le plan formel la "feuille de route", ont bien précisé qu'ils avaient 14 objections, écrites et remises officiellement à Condoleezza Rice juste avant Aqaba. Les Américains ont dit qu'ils les prendraient en compte dans la mise en oeuvre...

Qu'est-ce que cela signifie ?

Parmi ces réserves on trouve le refus d'un Etat souverain et indépendant, le refus du gel des colonies, le refus de prendre en considération la proposition du prince Abdallah. Donc des objections qui enlèvent tout intérêt et toute utilité à cette "feuille de route". À Aqaba, les Israéliens et les Palestiniens devaient, d'après la première étape de la "feuille de route", chacun ou ensemble, faire une déclaration où ils reconnaissent l'autre et s'engagent à arrêter la violence. Abu Mazen a fait ce discours mais pas Sharon. Il ne s'est pas engagé à respecter ce qu'il doit faire dans la première phase, à savoir le gel de la colonisation. La chose la plus importante à Aqaba était la présence de Bush. Le même qui venait de passer deux ans et demi à dire je ne vais pas m'occuper du Moyen-Orient parce que la priorité c'est l'Irak. S'il est venu personnellement à un tel sommet c'est que sa stratégie a été modifiée. Parce qu'il a bien compris qu'il n'arrive pas vraiment à faire la paix en Irak. Et il ne la fera pas de sitôt. Il a donc besoin d'une image de faiseur de paix. Le lieu qui continue à être le foyer qui menace le plus la paix, c'est le conflit israélo-palestinien. Il ne peut donc pas faire autrement, au moins sur la forme, qu'une tentative de sommet où il apparaît comme un homme de paix. Jusqu'où ira-t-il dans sa tentative ? On n'a pas vraiment l'impression que les choses ont changé côté américain

  

   

Raid de l’armée israélienne contre les locaux  de la direction

du Parti du Peuple Palestinien (3èm arti)

 

Le 10 mai 2003, à minuit, les soldats de l’armée israélienne ont lancé une attaque contre les locaux de la direction nationale du Parti du Peuple Palestinien (PPP). Ils se sont emparés des disques durs des ordinateurs, des fichiers, des documents politiques et des papiers administratifs. Tous les documents officiels du Parti, dont ceux qui appartiennent au camarade Hanna Amira, représentant du PPP au sein du comité exécutif de l’OLP et ceux d’autres camarades dirigeants ont été confisqués.

Cette attaque de l’armée d’occupation israélienne a été précédée, au cours des derniers mois, par d’autres agressions contre les sièges locaux du PPP à Naplouse, Tukarem, Salfeet, Qalqilia et Jenine. Ces actions ont été marquées par la confiscation des documents officiels, la destruction des fenêtres, des portes, des fournitures et des équipements de bureau.

Le Parti communiste Jordanien qui a publié cette information le 14 Mai, adressé un appel à tous les partis communistes et ouvriers du monde afin de protester contre ces récentes attaques de l’armée israélienne contre la direction du Parti du Peuple Palestinien (PPP).

De son côté dans sa déclaration publiée le 14 mai, le Parti communiste d’Afrique du Sud  «rejoint le Parti communiste Jordanien pour exprimer son grave souci sur l’ensemble de la situation en Palestine et condamne fermement les tentatives israéliennes pour empêcher le PPP de poursuivre sa lutte contre l’outrageante agression israélienne, l’occupation, l’incursion et les crimes de guerre»

La  déclaration du Parti communiste d’Afrique du Sud qui assure le peuple palestinien de sa solidarité, appelle «tous les Sud Africains à exprimer leur soutien avec le PPP et les Palestiniens.

 

55 années de calvaire pour les Palestiniens (4èmarticle)

 

Le 14 mai dernier, les sionistes israéliens ont officiellement commémoré le 55ème anniversaire de la fondation de l’état d’Israël proclamé en 1948. Analysant cet événement , le Vice-président du parti communiste du Brésil, José Reynaldo Carvalho, Responsable des Relations Internationales et journaliste, écrit dans un article publié le 8 mai 2003 sur le site www.vermelho.org.br :

«l’Etat d’Israël a été proclamé le 14 mai 1948, par une décision adopté par l’ONU en 1947. Résultant des efforts entrepris par les sionistes en vue de créer un soi-disant «Foyer national juif» en Palestine et tirant avantage de la tendance migratoire intensifiée durant les persécutions nazies qui ont été commises en 1930. Au lieu d’être un succès démocratique, cette date commémorée par les sionistes est une tache honteuse pour la vie internationale.

«Pour Israël, c’est l’histoire d’une action expansionniste, le résultat de beaucoup d’usurpation territoriale, de guerres d’agression et de conquête imposées aux Palestiniens et aux pays arabes dont les frontières et les territoires avaient été définis par les Nations Unies comme appartenant au nouvel Etat. Avant 1949, après le premier conflit avec les pays arabes  qui a conduit à la création de l’Etat sioniste, ce dernier devint plus étendu, par rapport à ce qu’avait fixé la résolution de l’ONU en date du 29 novembre 1947. En 1956, tandis qu’il œuvrait en qualité de fer de lance des intérêts impérialistes au Moyen Orient, Israël a réagi militairement contre la décision souveraine du gouvernement égyptien de nationalisation du canal de Suez. L’expansionnisme israélien dévoila complètement son visage en 1967, quand, au cours de l’épisode connu de la «guerre des six jours», Israël occupa la péninsule du Sinaï, le côté est du canal de Suez, le côté ouest du fleuve du Jourdain et les collines du Golan appartenant à la Syrie. En 1973, une nouvelle guerre contre les pays arabes (Egypte et Syrie) s’est déroulée, qui a consolidé les desseins expansionnistes d’Israël. En 1982, Israël accomplit des gains dans la partie sud du Liban, où il a perpétré des crimes horribles telles que les massacres de Sabra et Chatila.

 

«  Le conflit entre Israël et les pays arabes devint une partie du calendrier international en tant que l’un des points principaux  de la tension. Il est au centre de la crise internationale depuis la guerre de 1967. Pour chaque événement qui s’est produit dans la région, son arrière plan est constitué par les intérêts impérialistes US, dont la stratégie vise l’occupation de territoires de la région riches en pétrole. C’est la raison pour laquelle Israël a toujours compté sur le soutien constant des Etats Unis qui, en dehors du soutien diplomatique, garantit à Israël une pesante assistance militaire. Durant les 55 années de son existence, Israël est devenu la puissance nucléaire la plus grande dans la région avec une capacité énorme de destruction. Se trouvant au centre des conflits internationaux, les conflits entre Israël et les pays arabes sont à l’origine de plusieurs conversations, de tentatives et accords de paix. Certaines ont abouti, Israël a cédé certaines positions à l’Egypte, à la Syrie et au Liban, mais l’essentiel de ses conquêtes est encore préservé. La Bande Ouest et celle de Gaza sont les principaux symboles de la politique expansionniste et d’occupation poursuivie par les sionistes. Les Nations Unies ont adopté plusieurs résolutions exigeant d’Israël de quitter ces territoires et de rapatrier les réfugiés, mais toutes, systématiquement, n’ont pas été respectées avec le consentement des Etats Unis.

 

Si, d’un côté ces 55 années ont été conquêtes et expansion, de l’autre côté, elles furent 55 années de calvaire et de résistance pour les Palestiniens....

“Le 55 éme anniversaire de la fondation d’Israël est célébré par les sionistes à un moment où ils se sentent renforcés par la présence plus grande des Etats Unis au Moyen  Orient conséquence de l’occupation de l’Iraq. Dans de telles circonstances un nouvel accord de paix est en discussion. La paix véritable, tant attendu par les Palestiniens et les pays Arabes – et sans doute probablement dans tout le monde- ne sera obtenu, seulement si  les revendications légitimes des Palestiniens sont satisfaites. Les plans développés à nouveau par les Etats Unis avec l’aide des sionistes ressemblent plus à un traquenard. Pour les imposer, les Impérialistes et les sionistes comptent sur la division et la démoralisation de l’Autorité Nationale Palestinienne, de l’Organisation de Libération de la Palestine et aussi sur la liquidation  de la résistance. »

 

Solidarité avec l’Irak         (4 articles)


Nous publions ci-dessous l’éditorial de "Tareeq Al-Shaab"- Organe central du Parti Communiste Irakien.(Edition hebdomadaire: 29 Juin - 5 Juillet 2003)

Vers une réunion rapide des partis et des forces patriotiques

Plus de dix semaines ont passé depuis l'effondrement du régime autoritaire. Malgré cela, la situation demeure tendue et sans progrès notable. La sécurité reste inexistante. De nombreuses et nouvelles manifestations ont lieu,  reflétant l'instabilité continue, telles ces actes d'incendies criminels sur des canalisations de pétrole et de gaz et des attaques contre le réseau électrique. Les conditions économiques et de vie demeurent tragiques, avec des services publics et municipaux désorganisés. En attendant, le peuple et ses partis et forces politiques, qui représentent ses intérêts, restent marginalisés, interdits d'expression libre au sujet des problèmes auxquels notre pays fait face aujourd'hui. Nombreuses sont les questions qui se posent au pays; mais son présent, son futur, son destin, sont déterminés à l'écart de l'opinion publique irakienne, sans consultation avec ses représentants ou sans considération aucune pour les intérêts de la population, parfois de façon précipitée. Tout cela accroît les tensions dans le pays, et complique encore plus les problèmes. Ceux-ci ne peuvent pas être résolus en se contentant d'augmenter les patrouilles ou les mesures de contrôle militaire. La situation toute entière constitue un sérieux défi pour les partis et forces politiques; ceux-ci font face aujourd'hui aux responsabilités pour lesquelles ils se sont constitués autrefois, ils doivent désormais justifier la confiance que le peuple a placé en eux. Ils doivent se rencontrer et discuter des problèmes courants de la patrie, pour les résoudre rapidement avant qu'il ne soit trop tard. Le peuple ne pardonnera pas à ceux à qui il a fait confiance, à qui il a fourni des combattants et par conséquent consenti d'énormes sacrifices. La question immédiate est: ces forces vont-elles observer la volonté des  larges masses, et répondre à leur demande, qui est qu'elles s'unissent et participent à la conférence nationale tant désirée ? Vont-elles répondre au désir pressant des citoyens et instaurer un gouvernement national irakien, indépendant et transitoire ?

 La majorité écrasante de la population peuple ne voit pas d'autre solution pour les problèmes actuels de notre pays, en dehors de la prise en main de leur propre destin, par le biais de leurs propres représentants, partis et forces politiques, et en instaurant un gouvernement transitoire de coalition. Tout retard ou hésitation aboutiront seulement à de nouvelles complications, créera de nouveaux dommages. Cela ce reflète à travers les crises courantes que nous subissons quotidiennement, dans tous les domaines.

 

 

L’occupation de l’Iraq – exportation de la liberté et de la

 démocratie ?(2èm arti)

 

 

Nous publions ci-dessous des extraits d’un article publié par le quotidien Halo noviny ( Bohème Moravie) du 28 avril 2003, dont l’auteur est H. Charfo, Chef du département des relations internationales du Parti communiste de Bohème Moravie

Pour imposer leur agression militaire contre un Etat indépendant, les Etats Unis, avant son déclenchement puis au cours de son déroulement, ont déclenché une dangereuse campagne médiatique de guerre, qui avait pour objet de tromper et de gagner l’opinion publique mondiale. Le déroulement des événements et la destruction à laquelle la guerre a abouti ont montré que cette agression était une action injustifiée et un dangereux précédent....

La campagne médiatique américaine tendancieuse, qui a été répandue par différents médias de la communication, a maintenu, tout comme certains de nos politiciens, que les Irakiens avaient des armes biologiques, qui sont comme des crayons et qui peuvent être utilisés facilement. En vérité, les gens crédules s’interrogent aujourd’hui pourquoi les Irakiens qui étaient en possession de ces armes ne les ont-ils pas employés contre les agresseurs ? Et quel sens pouvait avoir cette guerre ? La propagande américaine et certains de nos politiciens se sont dépêchés de répondre que cette guerre a apporté la liberté et la démocratie. Là il est nécessaire de répondre à cette question. Est-il vrai que cette guerre a apporté la liberté et la démocratie ? Et, n’y a-t-il pas un autre chemin pour la liberté et la démocratie ?

Le bombardement des marchés, des adductions d’eau, des stations de fourniture de l’électricité, des quartiers résidentiels, des hôpitaux, des universités et des librairies avec les armes les plus modernes comme les B 52, les Apaches, les rockets, bombes guidées, les bombes à fragmentation ne pouvaient être, pour des milliers de victimes civiles, l’expression de la liberté et de la démocratie. Des millions de citoyens Irakiens qui sont contre le régime de Saddam, sont unis contre l’occupation américaine.

Cela ne passe pas inaperçu, une partie de l’opposition est pro-américaine. Elle est composée d’anciens officiers de l’armée de Sadam, de certains baasistes, de deux partis kurdes, de plusieurs représentants chiites, et à la fin, plusieurs soutiens de la monarchie abolie. 5 000 Irakiens environ sont entrés au pays avec l’armée américaine. Ils avaient été entraînés pour les combats de rue et le sabotage. Les forces démocratiques en Iraq accusent ces collaborateurs et leurs commanditaires américains du pillage systématique et intentionnel des hôpitaux, des bureaux, des incendies des édifices de l’état irakien et de ses trésors historiques. En vérité, ils les comparent aux Talibans, et s’interrogent, à qui profite la destruction de l’identité culturelle du peuple irakien si ce n’est aux Etats Unis et à Israël ? Le peuple irakien résiste fermement contre une telle barbarie quand Rumsfeld déclare que le pillage est une expression de la liberté”.

Maintenant, aujourd’hui, de la propre bouche de Rumsfeld et d’autres représentants US, différentes accusations sont posées à l’adresse de la Syrie, telles que l’Irak a ici ses armes de destruction massive, que la Syrie garde les équipements de vision nocturne de l’Iraq, que les volontaires arabes sont entrés par la frontière Syro-Iraquienne, et que certains représentants irakiens se sont échappés en Syrie etc.. Ces accusations montrent que les Etats Unis ont commencé de brandir leur fouet sur la Syrie, mais aussi contre l’ensemble du monde. Ils veulent envoyer un signal clair qu’ils sont les maîtres de ce monde et que nul ne peut être solidaire de leurs victimes. Ce n’est pas un hasard s’ils ont bombardé la station TV d’Al-Jazeera et si ils ont tué des journalistes dans l’hôtel où ils résidaient et travaillaient, ce n’est pas un hasard s’ils ont ri quand les ambassades de France, d’Allemagne et de Chine ont été pillées.

L’auteur de l’article conclut en dénonçant la “stupidité” de certains représentants de l’aile droite de la social-démocratie tchèque..

 

 

 

 

Portugal

Le parti communiste (PCP) dénonce la guerre contre l’Irak  (3èm artic)

 

Dans une note de sa commission politique en date du 28 avril le parti communiste du Portugal fait une importante analyse de la situation internationale

 

Nous en reproduisons quelques points pour nos lecteurs

.La guerre illégale, illégitime et injuste contre l’Irak a confirmé, à travers l’invasion et l’occupation de ce pays par les armées Anglo-américaines, qu’elle est un grave crime contre le peuple irakien, contre la paix, le progrès social au Moyen Orient et dans l’ensemble du monde et contre l’héritage historique et culturel de l’espèce humaine.

 

Des milliers de tonnes de bombes hautement destructrices ont été déversées sur Baghdad, 

     Bassora et d’autres cités urbaines. Des quartiers résidentiels, des marchés, des hôpitaux,

     des écoles et d’autres places publiques ont été bombardées avec des armes interdites,

     comme c’est le cas pour les bombes à fragmentation. Des civils, des familles et des Irakiens

     Iraquiens aspirant à un abri et à une protection, et même des journalistes et des diplomates

     ont été froidement attaqués, brutalisés, humiliés et aussi assassinés. Les envahisseurs n’ont

     pas épargné les mosquées et les lieux de pèlerinage tels que Kerbala et Najaf et sont

     également pleinement responsables de la destruction et du pillage des trésors culturels de

     l’espèce humaine.

 

En réitérant sa plus forte condamnation de l’agression impérialiste contre l’Irak, le PCP

agira pour assurer une connaissance sérieuse de l’étendue de ces crimes et pour que l’administration de Bush et de ses alliés en soient pleinement leurs responsables. Le nécessaire rétablissement du droit international et de l’autorité des Nations Unies ne devrait en aucun cas signifier le blanchissement de ces actions et crimes illégaux et encore

      moins la subséquente légitimation de l’agression et de l’occupation.

 

.     Le PCP exprime son active solidarité au peuple d’Iraq, et en première place aux

communistes et autres patriotes et forces progressistes qui, faisant bravement face aux forces d’invasion, combattent pour la liberté et l’indépendance de leur pays. Le PCP

demande le retrait immédiat des forces d’agression et s’oppose à tout gouvernement fantoche qui, quoique «provisoire», utilise le prétexte du renversement de la dictature de Sadam Hussein, pour installer un régime qui est soumis envers l’impérialisme US, alors qu’il empêche le peuple Irakien de décider de son propre avenir.

.  Le PCP souligne encore une fois les réels objectifs des USA et de leurs alliés avec

       l’invasion et l’occupation de l’Irak : Obtenir le contrôle des ressources énergétiques,

       consolider et élargir leur influence dans des zones d’une énorme importance stratégique,

       remodeler la politique au Moyen Orient, la carte économique et militaire afin de servir

       leurs propres intérêts. En fait, les comptes-rendus faits par l’Inspecteur en Chef des

       Nations Unies , Hans Blix, que le prétexte trouvé pour envahir l’Irak était basé sur des

       documents falsifiés, tout aussi bien que le refus des Etats Unis de permettre le retour en

       Iraq des inspecteurs, rende plus évident que la décision d’occuper l’Iraq a été prise depuis

       longtemps.

 

      Le PCP encore une fois exprime sa ferme condamnation de la honteuse politique de

soumission envers l’administration de Bush du gouvernement PSD/CDS-PP. Avec la tenue du «Sommet de guerre» sur le territoire national et l’octroi la base de Lajes ( Force de l’Air) ( dans l’Archipel portugais des Acores) et d’autres facilités aux USA, (le Premier Ministre) Durrao Barroso et son gouvernement deviennent co-responsables des crimes commis contre le peuple Irakien. ...

 

Le PCP exprime son inquiétude face aux instances de l’Union Européenne sur l’invasion 

       et l’occupation de l’Iraq. Sous le vêtement du «pragmatisme», l’Union Européenne n’a

       pas seulement failli pour condamner l’agression Anglo-américaine contre l’Iraq comme,

       avec le prétexte de la «reconstruction», elle s’implique dans des engagements  avec le

       Gouvernement US qui tendent à l’absoudre de ses crimes et à banaliser la guerre

       d’agression. ...

 Le PCP considère que l’arrogance militaire de la superpuissance US doit être affrontée, non pas en fabriquant un bloc militaire européen, plus ou moins aligné aux USA comme «l’aile militaire» de l’OTAN, mais plutôt avec une persistante politique de paix, de désarmement, basée sur

        la volonté qui a été clairement exprimée dans les puissantes actions de masse contre la

        guerre qui ont eu lieu dans toute l’Europe.

 

Après avoir dénoncé les guerres qui ont précédé l’invasion de l’Irak (Yougoslavie, Afghanistan ) le PCP appelle tous les travailleurs, la jeunesse, les femmes, le large mouvement populaire basé sur les organisations, les forces politiques démocratiques, les secteurs religieux, les intellectuels, de sorte que, sans égard à leurs différences d’opinion et désaccords en d’autres aspects, ils peuvent s’unir pour poursuivre et renforcer, au Portugal, un large mouvement pour la paix, le désarmement et la solidarité avec les peuples !

 

 

Afrique du Sud : Congrès de l’Union des travailleurs des mines (intern)

 

 

Au cours du Congrès national de l’Union des travailleurs des mines de l’Afrique du Sud qui s’est ouvert le 8 mai dernier, le camarade Blade Nzimande, secrétaire général du Parti communiste de l’Afrique du Sud (SACP), a prononcé un discours dont ci-dessous une analyse :

Son discours a indiqué que les buts de la lutte nationale n’ont pas été achevés, mais ils ne peuvent l’être sans la lutte de classe.

La première partie de son discours a été consacrée à l’évaluation faite par le Parti communiste d’Afrique du Sud sur les dix années de liberté.

Le SACP est un parti loyal et actif, mais aussi un Parti de la classe ouvrière indépendant qui, suivant son secrétaire général, analyse la situation du pays ni à partir de la perspective des investisseurs potentiels, ni de la perspective touristique, ni sur la manière dont les banques étrangères le regarde, ni selon la perspective de la bourgeoisie ou de ceux qui aspirent à devenir une partie de la bourgeoisie.

Le Secrétaire général du Parti communiste d’Afrique du Sud énumère les réalisations que ce pays a enregistrées depuis 1994 et qui ont permis d’énormes changements. Plus d’un million de maisons pour les personnes pauvres ont été construites, l’eau potable a été fournie à des millions, la loi sur les relations de travail et les conditions de base sur l’emploi a été introduite, le salaire minimum pour les travailleurs domestiques et les travailleurs des campagnes a été fixé, un système simple d’éducation a été mis en place, le caractère racial dans l’octroi des pensions a été aboli, l’allocation de soutien aux enfants a été introduit et nous étendons la limite d’âge.

« Mais au dessus de tout, déclare le secrétaire général du SACP, par nos luttes, nous construisons une Afrique du Sud unie, non-raciale, démocratique dans laquelle, plus jamais, nul n’aura à appeler quiconque «baas» » ou «missies»

 

D’énormes problèmes

 

«Mais tout en construisant la nouvelle Afrique du Sud, ajoute-t-il, plus d’un million de travailleurs ont perdu leur emploi dans le secteur formel.

«Tout en construisant une Afrique du Sud démocratique, le nombre des chômeurs est passé de 2 millions à un choquant 4 millions. Mais poursuit, Blade Niezmande «alors que nous construisons un Etat Sud-africain non-racial, que nous disent les représentants du gouvernement ? Entre 1995 et 2000 :

 

      La moyenne du revenu d’une famille africaine passera de 19 à 26 000 R par an

      La moyenne du revenu d’une famille blanche s’élèvera à 158 000 R par an 

«Pourquoi toutes ces choses choquantes se produisent ? Elles se produisent parce que le système capitaliste n’est pas juste un spectateur qui, passivement nous surveille pendant que nous essayons de construire une Afrique du Sud nouvelle, unie, non-raciale, démocratique qui appartiendra à tous ceux qui vivent là.

«Nous introduisons les conditions de base de l’emploi et la loi sur les relations de travail. Que font les capitalistes ? Ils débauchent, ils se déclarent victimes, ils se rebiffent. Ils font de leur mieux pour minimiser le nombre de travailleurs qui peuvent actuellement bénéficier de leurs droits gagnés difficilement. Ils déplacent les travailleurs avec les machines. Après tout, les machines ne sont pas concernées par la loi sur les relations de travail et les conditions de base de l’emploi ne concernent pas les machines”.

Et plus loin «Quel impact auront toutes ces lois progressistes sur le papier  si les patrons peuvent trouver des moyens de les éviter?

.Après avoir appelé à un renforcement du parti, le secrétaire général appelle à la protection du secteur public et attire l’attention sur les dangers des privatisations.

 

 

 Vietnam   L’Assemblée Nationale se penche sur

les tâches socio-économiques et du Budget (internat)

 

 

 

 

Le 6 mai dernier, l’Assemblée Nationale des Députés du Vietnam s’est réunie en séance plénière pour poursuivre la discussion sur l’application des tâches socio-économiques et du budget de 2002.

 

Le plus grand nombre des députés à exprimé son accord avec l’évaluation présentée par le gouvernement sur l’application des tâches socio-économiques et du budget de 2002, et pour

appliquer le budget de 2003. L’assemblée a estimé hautement les efforts pour juguler l’épidémie  du SARS et son contrôle.

 

Les députés ont aussi mis l’accent,  au cours du débat autour des objectifs, sur le renforcement des capacités  de gestion macro économiques et de la planification du développement économique, de l’application des programmes de développement socio-économiques dans les montagnes et dans les zones éloignées, pour la protection de la forêt, l’investissement productif et pour la consommation des produits agricoles et  la restructuration des collectifs, limiter les retards et les pertes dans la construction des infrastructures, dans la gestion de la circulation, l’accroissement de l’investissement  pour les activités culturelles et artistiques, des mesures pour combattre contre la corruption et la bureaucratie,  une politique encourageant l’éducation, la prévention sanitaire et une augmentation du budget destiné aux programmes contre le crime et une politique de sécurité et de défense nationale.

 

.Mohamed Dib s'en est allé. Certains en ont profité pour faire des amalgames regrettables (lettre de lecteur)

 

Le décès du grand écrivain algérien, originaire de Tlemcen, a soulevé le mois dernier une forte émotion dans les milieux littéraires et chez ses lecteurs, dans le pays et à l'étranger.  Rappelons brièvement qui était Mohamed Dib.  D'abord, comptable et devenu rédacteur au bien connu quotidien «Alger républicain», il termina sa carrière journalistique algérienne à Liberté, l'organe central du Parti communiste algérien.

De très nombreux articles ont été publiés sur son oeuvre et/ou son passé, nous n'y reviendrons pas.  Disons simplement que son talent a fait la presque unanimité des critiques de la presse algérienne et internationale et de ceux qui l'ont lu..

Parmi les choses écrites sur son travail, certains, se référant à sa trilogie finlandaise, ont voulu voir dans cette oeuvre l'abandon de ses attaches nationales. D'autres, au contraire l'ont interprétée avec applaudissements comme une ouverture et une élévation à l'universel. C'est le cas de Rachid Boudjedra qui ajoute, avec juste raison, que Mohamed Dib est le premier auteur algérien à être sorti du carcan de l'influence de la littérature classique ou contemporaine française, à s'en être dégagé avec intelligence pour se libérer des frontières.

Pour sa  part, Sadek Aïssat, dont le talent n'est pas ici remis en cause, affirme dans le journal français l'Humanité que le PCA reprochait à l'oeuvre de Mohamed Dib l'absence de héros positifs.

Il est vrai que cela a été écrit par un communiste dans une revue (Progrès). Cela impliquait-t-il pour autant l'entière responsabilité du PCA ? L'affirmation est douteuse qui confond l'opinion  d'un parti et celle de l'un de ses membres, fut-il un responsable de haut niveau. Comme si les militants d'un parti révolutionnaire devaient être unanimes dans l'analyse du travail romanesque d’un écrivain! Comme s'ils n'avaient pas le droit de porter une appréciation personnelle sur une oeuvre quelconque! Comme si un parti révolutionnaire avait pour tâche d’émettre des critiques sur des ouvrages littéraires!

.Pour mettre les choses au point, nous voulons toujours croire que Sadek Aïssat a été mal informé.. Notre mise au point vise seulement ceux qui par anticommunisme voudraient s’emparer de cette affirmation erronée pour justifier leur calomnie contre le PCA. Nous croyons pour notre part qu’il n’était pas dans l’intention de Sadek Aïssat de s’en prendre au PCA, lui, qui se référait il y a quelques années encore à l'idéologie communiste. Rappelons que pendant la colonisation, et ce jusqu’en septembre 1955, le plus grand nombre des ouvrages de Mohamed Dib, en Algérie, fut diffusé par des membres du PCA avec l'appui de la direction de ce parti?

Autre remarque, dans La Tribune du 14 mai dernier, Chabha Bouslimani, dans un article par ailleurs de bonne tenue, ignore totalement la carrière de journaliste de Mohamed Dib, alors que cette activité a joué un rôle important dans son parcours littéraire tout comme dans celui de Kateb Yacine et d'autres, avant ou après eux.  Pour certains, le travail de journaliste a même constitué un tremplin.

Pour éviter toute confusion, précisons que cet article, n'est pas, lui non plus, le fait du PADS mais simplement celui de l'auteur de ces lignes, c'est-à-dire :

Un lecteur ordinaire vétéran du PCA

 

Après Benflis, Ouyahia                         

le changement dans la continuité ?

Pour être plus précis, la continuité sans changement (nationa))

 

Le nouveau Premier ministre est intervenu à l'Assemblée populaire nationale ( APN ) pour exposer son programme; un peu à la manière de la montagne qui accouche d'une souris tant les résultats à attendre seront minces.  Ce renouveau ministre en chef n'est pas homme à tituber, il va droit sur le chemin tracé par le Président.  Autrement dit dans la continuité sans changement, sauf peut-être dans le langage.  Celui de la démagogie, celui de la poursuite d'une même politique qui, jusqu'à présent, n'a fait qu'aggraver la ruine économique et sociale du pays et entraîné dans la misère ses masses laborieuses.

Comme l'abus des mots ne lui fait pas peur, il prétend changer l'atmosphère du pays ... en lançant des vérités que nul n'ignore.  En quoi cela le gênerait-il, d'ailleurs ? Ces vérités, tout le monde les connaît, le peuple algérien a l'habitude de ces hâbleries, de ces promesses jamais tenues.  Ainsi, lance-t-il, à propos de l'affaire de la banque du sieur Khalifa, "des gestionnaires publics devront rendent des comptes" oubliant que son prédécesseur et ses ministres, tels Temmar et consorts, portent probablement une grosse part de responsabilité dans l'ascension de ce " battant " et dans l'aide qui lui a été fournie pour atteindre les hautes sphères de la finance.  En effet, personne n'était mieux placé que ces messieurs pour savoir ce qui se tramait; dans cette affaire. Il annonce par ailleurs que la Khalifa Bank a causé une perte de 100 milliards de dinars à l'économie nationale; cela ne surprendra que ceux qui veulent bien se laisser surprendre.

Toujours et encore démagogue, Ouyahia poursuit "Je jure que les entreprises ne seront pas dissoutes "Il y aura, ajoute-t-il, concertation avec les partenaires sociaux sur les nécessaires privatisations.  Comme si les entreprises privatisées ne commençaient pas leur restructuration par des licenciements ! En tous cas, cela fera un immense plaisir à Sidi Saïd qui depuis longtemps affirme ne pas être opposé à "certaines" privatisations à condition, simplement, d'être consulté !

Ouyahia affirme encore qu’il n'y aura pas de réconciliation avec le GIA et le GSPC", alors que le président de la République est celui là même qui a lancé la politique de "Concorde civile" et l'amnistie, opérations qui ont permi aux terroristes de se refaire une santé et de restructurer leur logistique.

Il déclare encore - on voit combien il est prolixe - que les Arouch ne sont pas des terroristes.  Mais, qui donc, excepté des conservateurs peu crédibles, a jamais dit le contraire ? Quant à sa promesse de négocier sur la base de la plate-forme d'El Kseur, sans vouloir faire de pronostics ni de procès d'intention, le temps dira qu'assurément il ne tiendra pas parole.  Ce n'est pas son empressement à faire une intervention de cinq minutes en tamazight qui a convaincu grand monde.  Pas plus que ses arguments affirmant que "C'est la justice qui doit trancher", en ce qui concerne les défauts de construction dus à la triche dans les dosages du béton ou les diamètres des ronds d'acier, qui ont provoqué les dégâts que l'on sait lors du séisme.  Nous verrons bien combien de coupables seront sanctionnées.

On voit que la démagogie bat son plein.  Mais, elle ne trompera pas beaucoup de gens, moins encore les travailleurs bien placés pour savoir que les promesses gouvernementales ne sont jamais respectées.

 

            .

 

Les travailleurs de la Sonelgaz

n'entendent pas laisser liquider leur entreprise.(nationa)

 

Le syndicat national des travailleurs de la Sonelgaz envisage une grève à l'échelle nationale pour s'opposer contre le projet de «restructuration» de l'entreprise publique mis au point par les services du ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, dont on connaît la ferveur pour l'économie libérale, c'est à dire, en définitive, pour le bradage du secteur public au profit d'appétits voraces, algériens ou étrangers.

Les travailleurs de l'entreprise, avec un niveau de conscience élevée, ont décidé de reporter cette grève, à l'origine prévue pour le mois de mai, à plus tard, en raison du séisme qui a endeuillé notre pays et de la gêne qu'elle aurait entraînée dans les secours et pour les victimes et les survivants.  Ils ont manifesté leur haut degré de solidarité en versant une journée de leur salaire et promptement travailler à rétablir l'électricité partout où cela était possible.

Pour revenir à ce mouvement de grève, rappelons que les travailleurs de la Sonelgaz, interprètent, à juste raison, la restructuration de leur entreprise ou plutôt sa déstructuration, comme une liquidation qui vise, par la suite, à plus facilement la privatiser et priver ainsi ses employés de leurs acquis sociaux. Ils savent très bien que cela, bien évidemment, entraînerait aussi et sans attendre des milliers de licenciements, la paupérisation avec ses cortèges de chômeurs, de misères pour eux et leur familles.

Leur combat, comme celui des travailleurs des hydrocarbures, celui des travailleurs de Rouiba et d'autres secteurs est le même.  Se battre contre les projets néfastes de Khelil, Benhachenou et autres chauds partisans du libéralisme, c'est se battre pour la sauvegarde de l'économie du pays et des acquis sociaux.  Ce combat doit être unitaire, il requiert un vaste mouvement de solidarité.

 

 

CONFERENCE DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS A ATHENES. (intern)

 

Sur invitation du pari communiste de Grèce, les représentants de 60 partis communistes se sont réunis à Athènes les 19 et 20 juin 2003 pour analyser la situation internationale crée par les agressions répétées des puissances impérialistes

Les délégués de ces partis ont constaté que la crise du système capitaliste qui s’aggrave  et la volonté de sauver coûte que coûte le régime d’exploitation est la cause principale des guerres impérialistes. Les participants ont échangé leurs expériences et se sont informés réciproquement des luttes qui se déroulent dans leurs pays respectifs. Ils ont noté avec satisfaction le développement de ces luttes contre la mondialisation impérialiste et n’ont pas manqué d’apporter leur solidarité à tous les peuples qui luttent contre l’impérialisme. Ils ont voté des motions de solidarité avec Cuba et le peuple iranien menacés plus que jamais par l’impérialisme américain.

Nous reproduisons  ci-dessous ces motions ainsi que des extraits du communiqué final publié à l’issue de la conférence par le parti communiste de Grèce.

Nous confectionnerons dès que possible une brochure qui reproduirait l’intégralité du communiqué final, la liste des partis représentés et l’intervention de notre délégué.

 

Communiqué de Presse “Les mouvements contre la guerre et la globalisation capitaliste et les communistes”

Rencontre des Partis communistes et ouvriers

 

 

Durant les deux longues sessions, s’est déroulé un échange créatif de vues sur la situation internationale et la riche expérience de la lutte grandissante des peuples et des mouvements de masse contre la guerre et la globalisation capitaliste .

En appréciant les développements internationaux de cette période, particulièrement l’intervention militaire des Etats Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Australie contre le peuple d’Iraq et l’occupation de ce pays , les participants ont catégoriquement condamné l’escalade dangereuse de l’agressivité impérialiste et la violation flagrante des principes et de la réglementation du droit international. Ce qui a conduit à une crise bien profonde des Nations Unies .en considération de son rôle pour la sauvegarde de la paix  et pour la résolution pacifique des différends entre les Etats.

Plusieurs participants  ont souligné les tendances et les traits du capitalisme contemporain. Certains ont noté que, dans les conditions actuelles, l’offensive économique néo-libérale s’accentue avec des conséquences sévères pour la vaste majorité des travailleurs. Cette offensive s’effectue au travers des institutions internationales impérialistes visant aussi à réaliser à nouveau la colonisation économique du monde en développement. Il a été mentionné la croissance immense du capital financier international.

Comme l’ont souligné plusieurs orateurs, ces développements indiquent que tous les peuples et leurs mouvements de masse font face à la menace d’une domination globale du capital monopoliste, avec les Etats Unis en leur qualité de puissance dirigeante. Ils ont aussi souligné le besoin de l’action la plus large et la mieux coordonnée possible des Partis et mouvements en vue de s’opposer à cette situation dangereuse pour un changement du rapport actuel des forces sur les plans régional et international . Certains ont exprimé leur souci au sujet de manifestations qui, en certaines occasions, sont caractérisées par des tendances fascisantes.

Les participants ont jugé que la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies 1483/2003 du 22 mai 2003 sur l’Iraq a été très négative pour l’évolution de la situation. Cette résolution légalise d’une manière rétroactive les envahisseurs illégaux. Les participants ont également qualifié ces derniers de forces d’occupation, et l’acceptation par cette même résolution de la doctrine de la guerre préventive devient très dangereuse. Cette doctrine soutenue depuis le 11septembre 2001 par les Etats Unis, menace toute force qui d’une manière ou d’une autre constitue une entrave à leur hégémonie. Egalement ont été mentionnées les menaces dirigées maintenant contre la Syrie et l’Iran où la guerre peut s’étendre”...

“Les participants ont condamné les déclarations et les actions de l’impérialisme contre Cuba et les réalisations du peuple Cubain, et contre la République Démocratique et Populaire de Corée. Ils ont exprimé leur solidarité avec ces pays, en exigeant  que cessent  les tentatives pour les saper et les menaces contre leurs peuples.

Les participants réitèrent leur soutien à la lutte du peuple palestinien, rejetant l’étiquetage «terroriste»  de cette lutte et considèrent que l’occupation israélienne est une source de violence dans la région. Les manifestations de solidarité avec la juste lutte du peuple palestinien pour acquérir  son indépendance et sa propre souveraineté, un Etat viable avec Jérusalem Est pour capitale doivent être toujours plus fortes et élargies à travers tout le monde, notamment dans les conditions créées par l’occupation de l’Iraq, quand les Etats Unis et au moyen du soi-disant «Quartet» désirent «remodeler» l’ensemble de la région conformément à leurs intérêts..

Les participants condamnent la poursuite de l’occupation de la Syrie et du Liban et demandent le retrait inconditionnel des troupes israéliennes et le retour de tous les réfugiés, conformément aux résolutions des Nations Unies 242, 338 et 194”...

Il a été, davantage, noté que le mouvement multiforme contre la globalisation capitaliste s’est renforcé, comme l’atteste la confrontation à l’intérieur du mouvement au regard de ses orientations et les buts de sa démarche.

Le besoin d’une active politique de solidarité et de soutien parmi les partis communistes et ouvriers et parmi les mouvements populaires en général  a été affirmé. Quelques orateurs ont exprimé le besoin pour les différents partis communistes et ouvriers ou mouvements de soutenir certaines initiatives. Parmi elles, les suivantes ont été mentionnées :

- La campagne pour une mobilisation internationale    demandant la libération des cinq patriotes Cubains emprisonnés aux Etats Unis pour leur combat contre les groupes de terroristes de Miami, en même temps que les campagnes pour la levée de l’embargo contre Cuba.

Les initiatives contre le plan néo-libéral de reconstruction de l’économie de l’Amérique Latine et des Caraïbes qui est exprimé par l’ALCA, le plan «Puebla-Panama» et sa branche armée, le «Plan-Colombia», qui vise à combattre la résistance de chacune des forces sociales de l’opposition, à éliminer le mouvement de guérilla de la Colombie et à subvertir la République légale, démocratique et Bolivienne du Venezuela.

- La coordination des actions contre les plans des USA et de l’UE pour subjuguer les économies des pays arabes (Maghreb-Machrek)

- Les campagnes contre les efforts impérialistes de coloniser à nouveau les pays du «tiers-monde», économiquement, culturellement et politiquement.

La mise en pratique d’initiatives actives pour coordonner l’action de nos partis contre la dénommée globalisation capitaliste, en  prenant en considération les mouvements nouveaux et croissants contre les orientations impérialistes des gouvernements et des sociétés multinationales.

Les participants expriment le besoin d’une poursuite de telles rencontres des partis communistes et ouvriers et de leur accroissement en nombre. En même temps le besoin a été souligné pour de larges réunions au niveau international et de réunions par zones et régions orientées sur des questions d’intérêts”...

 

 

 Motion de solidarité avec le peuple iranien

 

 

Les participants à la rencontre des Partis communistes et ouvriers qui s’est tenue à Athènes les 19 et 20 juin 2003, expriment leur préoccupation au sujet des récentes menaces des Etats Unis contre l’Iran.

Ces menaces sont destinées premièrement à influencer  la lutte interne qui se déroule en Iran afin de favoriser les forces de la réaction. Elles constituent une ingérence dans les affaires intérieures.

Les menaces de l’administration des USA contre l’Iran sont clairement insensées parce qu’elles peuvent engouffrer toute la région dans la guerre et la destruction. Une frappe militaire en Iran conduite par les Etats Unis serait catastrophique non seulement pour le peuple d’Iran, mais aussi pour le mouvement de la paix, le progrès et la démocratie à travers le monde.

La provocation US prend place à un moment où la jeunesse iranienne et les étudiants demandent des réformes démocratiques. Les Iraniens ont exprimé d’une manière conséquente leurs exigences pour la fin du régime de répression policière et la démocratisation du pays afin de dépasser la crise politique, économique, diplomatique et sociale, qui a paralysé l’Iran. Le régime théocratique a exploité l’insensée déclaration des Etats Unis comme une justification pour réprimer le mouvement populaire.

La politique des Etats Unis en fait renforce les agissements des forces réactionnaires de l’aile droitière qui présentent avec ignominie toute opposition socio-politique comme un mouvement manipulé par les Etats Unis afin de justifier leur sauvage répression.

Les Etats Unis s’efforcent d’une manière forcenée à encourager la formation d’une opposition iranienne pro-US. C’est une stratégie de faillite qui vise à imposer de soi-disant règlements démocratiques à des Etats

Toutes les forces progressistes iraniennes sont bien opposées aux provocations US et les ont condamnées sur le champ.

Les participants à la rencontre expriment leur solidarité et leur soutien continu aux forces progressistes d’Iran dans leur lutte contre le régime théocratique en Iran. Elles saluent la bravoure et le courage du peuple dans sa lutte actuelle pour des réformes démocratiques.

Les participants à la rencontre croient que la condition de l’Iran et son futur gouvernement devront être seulement décidés par les Iraniens et leurs forces progressistes et démocratiques et ne plus être une alternative manipulée de l’extérieur.

 

Athènes, 20 juin 2003

Motion de solidarité avec Cuba

 

Les participants ci-dessous à la rencontre des partis communistes et ouvriers qui s’est déroulée à Athènes les 19 et 20 juin 2003, expriment leur solidarité avec le peule Cubain et son héroïque lutte pour la défense de son indépendance nationale et de sa souveraineté, du système socialiste de Cuba et les acquis du peuple Cubain, en dépit de l’intensification  du blocus et de l’hostilité impérialiste.

Cette campagne contre la Révolution socialiste cubaine et ses réalisations est dirigée par l’administration de Bush , qui appelle à une croisade internationale pour le renversement du régime socialiste en utilisant comme prétexte la «libération» du peuple cubain et la restauration supposée des «droits de l’homme». A cette campagne l’Union Européenne participe activement, aujourd’hui, encore plus que par le passé, en se soumettant à la politique de l’administration de Bush, avec des pressions et du chantage contre le peuple cubain.

Face à cette attaque coordonnée et considérant la possibilité d’une agression militaire contre Cuba, les participants à la rencontre affirment toute leur disposition de solidarité avec le peuple cubain et sa longue souffrance :

 

-Pour développer dans leurs pays, contre l’escalade de l’agressivité impérialiste, une large et effective campagne de solidarité avec le peuple cubain qui se défend.

 Pour dénoncer les pratiques injustes du blocus économique, commercial et fiscal contre Cuba, pratiques qui violent les droits humains élémentaires.

Pour projeter dans l’avenir dans leurs pays des manifestations politiques et culturelles et intensifier les échanges et les visites bilatérales afin de faire connaître les réalisations de Cuba.

-De demander aux gouvernements qui poursuivent une politique hostile envers Cuba l’abandon de toute restriction dans les relations bilatérales  et leur développement sur les bases du respect mutuel et de la non-intervention dans les affaires intérieures.

-D’accroître les protestations contre l’injuste emprisonnement aux Etats Unis des cinq patriotes cubains qui ont lutté contre le terrorisme, et pour le droit à leurs parents d’obtenir des visas afin qu’ils soient en mesure de leur rendre visite.

Athènes, 20 juin 2003

 

Thessalonique 2003: des dizaines de milliers de Grecs manifestent (intern)

Le samedi 21 juin, 30 à 50.000 travailleurs, communistes, syndicalistes, jeunes et antiglobalistes ont manifesté contre le sommet annuel des chefs d'Etat et de gouvernement européens. Ces derniers tenaient leur sommet annuel dans un hôtel de luxe à  Marmara. Dans la baie, des navires de guerre patrouillent et, dans le ciel, deux hélicoptères surveillent tout ce qui bouge.

Cent kilomètres plus loin,  dans la grande ville de Thessalonique, des dizaines de milliers de grecs, accompagnés par des délégations de syndicalistes européens et de représentants de partis communistes de plusieurs pays,  manifestaient contre les ministres européens. La manif connaît un succès extraordinaire.

De tous les coins de la Grèce, et dans une synchronisation idéale, tous les manifestants ont été amenés sur place par autocars entiers. Rien que pour Athènes, on avait affrété 300 cars.

La manif de masse a été organisée par “Thessalonique 2003”, une large coordination. C'est un front élargi qui, manifestement, veut prendre ses distances vis-à-vis du Passok, le parti «socialiste» du Premier ministre grec Simitis

Les principales locomotives de Thessalonique 2003 sont le KKE (le Parti communiste de Grèce)  et les syndicalistes combatifs du PAME. Un front élargi, mais avec des exigences radicales. Thessalonique 2003 ne sème pas d'illusions à propos d'une «Europe démocratique et sociale», mais dit tout haut de quoi il retourne. Giorgos Mavrikos, président du PAME: «Les gouvernements européens veulent faire baisser les salaires, augmenter l'âge de la pension de cinq ans, supprimer des emplois, privatiser les chemins de fer et introduire la chasse au profit dans les soins de santé.» Face à cela, le PAME a des exigences claires et précises. «Nous voulons la semaine de 35 heures, les salaires doivent augmenter, l'âge de la pension doit diminuer, nous voulons l'enseignement gratuit et le droit pour les syndicats de mener des actions. Nous protestons contre les mesures prises par l'Union Européenne et qui touchent tous les travailleurs. Mais également contre les Etats-Unis et leurs alliés. Contre le génocide du peuple palestinien. Et pour la solidarité avec Cuba’

Signalons que durant ce sommet européen le mouvement des jeunesses communistes grecs KNE  organisait un campement dans les environs de Thessalonique.