COMBATTRE LES ILLUSIONS ET AGIR POUR UNE ALTERNATIVE DE PROGRES (edito)
La situation dans notre pays ne cesse d’empirer. Les travailleurs agissent pour l’augmentation des salaires, pour de meilleures conditions de travail, pour leur dignité. Si leur luttes a obligé la tripartite à augmenter le snmg, ils ne sont pas pour autant satisfaits et ce ne sont pas les déclarations de Benachenhou qui prétend que leur revenu réel augmente de 5% par ans ou les perspectives d’un pacte social, qui unirait le patron et l’ouvrier, cher à Sidi Said qui pourront les tromper. La campagne orchestrée ces dernières semaines sur l’augmentation de la croissance, campagne à laquelle participent nos dirigeants, le FMI et même certains consultants pressés de prouver pour la nième fois que l’Algérie est sur la bonne voie, que les réformes réussissent etc, ne diminuera en rien les conséquences dramatiques sur notre économie. Si l’Algérie a amélioré ses rentrées financières, grâce aux revenus des hydrocarbures, les travailleurs savent que ces rentrées ne sont pas utilisées ni pour améliorer leurs conditions d’existence ni pour l’investissement productif créateur d’emplois afin de lutter contre le chômage.
Les couches dirigeantes, toutes tendances confondues, ne veulent pas remettre en cause les orientations qui aggravent la dépendance de notre pays et menacent l’avenir de la nation. L’objectif des impérialistes et de leurs multinationales est de soumettre complètement l’Algérie à leurs diktats. Au plan économique on doit se contenter de leur livrer nos ressources énergétiques, liquider nos entreprises productives et consommer leurs productions. Au plan politique il s’agit de coller entièrement à leur stratégie et faciliter l’application des décisions qu’ils prennent pour mater les peuples en lutte. Au plan militaire ils veulent utiliser nos forces armées pour “maintenir l’ordre “là où ils le désirent. Les contradictions entre groupes impérialistes révélées nettement à propos de l’Irak ne font qu’aggraver les pressions sur notre pays. Sur tous ces problèmes un accord tacite existe entre les différentes fractions du pouvoir et il n’est pas question pour elles de faire discuter les citoyens sur des orientations qui déterminent vraiment l’avenir de l’Algérie. Les deux principaux candidats à la prochaine élection présidentielle, et dont le matraquage médiatique fait autour d’eux nous laisse entendre que l’un des deux sera le prochain Président, à savoir Bouteflika et son ancien premier ministre et directeur de sa campagne de 1999 sont décidés à maintenir les principales orientations du pouvoir. L’un les applique en tant que Président et ses promesses de 1999, contre lesquelles les communistes avaient mis en garde, se sont révélées illusoires. L’autre candidat promet aujourd’hui qu’il agirait pour la séparation des pouvoirs, les libertés, une justice indépendantes etc. Il est difficile au vu de ces promesses de parler de changement. Ceux qui veulent circonscrire le débat entre le candidat du F.L.N. et celui du “redressement du F.L.N.” veulent faire de la prochaine élection présidentielle une simple formalité. Les travailleurs conscients et les forces progressistes ne doivent pas se contenter de ce spectacle mais agir à tous les niveaux pour débattre avec les citoyens des moyens à mettre en oeuvre pour un véritable changement Ils doivent y compris interpeller les deux candidats pour qu’ils s’expliquent sur le bilan catastrophique de leur politique. Il est temps pour toutes les forces victimes de la pauvreté, du chômage, de la dégradation de l’école, de la santé ou de la répression de renforcer leurs luttes dans l’union et d’avancer ensemble vers une véritable alternative de progrès. Les travailleurs qui en ont assez des menaces sur leur emploi, les petits paysans qui n’arrivent pas à vivre de leur travail, les jeunes angoissés par l’avenir, les femmes qui attendent toujours qu’on cesse de les considérer comme des mineures et qui exigent l’abrogation de l’infâme code de la famille, les sinistrés du dernier séisme frustrés après les promesses non tenues de les reloger, les intellectuels progressistes fidèles à leur peuple et tous ceux qui ont à coeur l’intérêt national peuvent constituer une force considérable.
Qu’ils réussissent ou non à présenter un candidat d’union, ils arriveront à influencer le cours des événements pour aboutir tôt ou tard à la réalisation d’un programme novateur qui assure le respect des libertés démocratiques élémentaires, oeuvre au développement économique du pays qui crée des emplois productifs, sauvegarde nos richesses nationales et emploie les revenus des ressources pétrolières pour construire plus de logements, plus d’écoles et d’hôpitaux destinés au bien être du peuple et à l’élévation de son niveau de vie.
Il y a quarante-neuf ans, un certain premier novembre. (national)
Il y a presque un demi-siècle, un groupe de patriotes éclairés décidait qu'il était temps d'entreprendre la lutte armée pour libérer le pays de l'oppresseur colonialiste. Ce groupe s'élargit très rapidement et fut très bientôt appuyé par l'immense majorité du peuple qui n'en pouvait plus d'être privé de liberté, de soins, de logements, de vivre dans la misère, de connaître des taux de chômage et d'analphabétisme considérables, un peuple qui ne voulait plus de l'oppression ni être vu comme étranger sur son propre sol.
La mobilisation dans ce combat entraîna tous les partis nationaux, à l'exception du MNA, parti messaliste qui termina son parcours dans la collaboration. Les autres fractions du MTLD, l'UDMA, et le PCA s'engagèrent résolument dans la lutte de libération qui fit plus d'un million de victimes.
Que reste-t-il de ce noble combat, des rêves, des espoirs qu'il a suscités ?
Après avoir arraché l’indépendance, notre peuple a commencé un autre combat : celui de l’édification nationale. Malgré de graves erreurs et la résistance des couches réactionnaires l’Algérie a commencé à appliquer une politique de progrès à l’intérieur et à l’extérieur. Après la mort du Président Boumedienne, les forces réactionnaires se sont accaparées du pouvoir et ont fait prendre à notre pays un autre chemin. Aujourd’hui notre armée fait des manœuvres communes avec l'OTAN, notre souveraineté nationale est piétinée et les impérialistes dictent à nos dirigeants la politique à suivre. Les conséquences sont catastrophiques au plan économique et social pour le pays, les travailleurs et les masses laborieuses.
Les masses laborieuses n'acceptent plus ces conditions, ce recul qui, par bien des aspects, leur rappellent le temps du colonialisme. Les travailleurs, de Kabylie et d'ailleurs, les enseignants, les journalistes intègres ne veulent plus de ce système et ils le font savoir malgré la répression qui s'abat sur eux. Ceux qui ont trahi les espoirs de Novembre peuvent être battus à condition que les travailleurs et les forces progressistes tirent les leçons du passé et construisent avec patience et fermeté leurs instruments de lutte. Parmi ces instruments l’existence et le renforcement d’un parti communiste influent est indispensable..
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE IRAKIEN.
Soutien au peuple irakien contre les occupants
Le peuple irakien a vécu durant des dizaines d’années sous la double oppression de la dictature de Saddam et de l’impérialisme. Celui-ci après avoir soutenu Saddam contre l’Iran lors de la désastreuse première guerre du golfe a pris prétexte de l’occupation du Koweït en 1990 pour bombarder l’Irak et soumettre son peuple à un embargo criminel qui a coûté la vie à un million d’enfants irakiens. Malgré l’opposition d’une très grande partie de l’opinion publique internationale et de nombreux pays les impérialistes américains et anglais ont envahi le pays et ont décidé de l’occuper sans aucune base juridique puisque le Conseil de sécurité avait refusé de donner son aval à l’agression du 20 mars dernier. Depuis la fin de la dernière guerre et la chute de la dictature, ces “libérateurs” sont encore installés dans le pays et refusent ouvertement aux irakiens leur droit à un gouvernement provisoire et représentatif qui pourrait rapidement créer les conditions d’une démocratie véritable telle que la souhaitent les forces patriotiques et progressistes. Bien au contraire ils font des pressions continues sur de nombreux pays, y compris leurs alliés, pour les aider à occuper durablement l’Irak et réaliser les objectifs véritables pour lesquels ils se sont acharnés depuis si longtemps contre ce pays. Ces objectifs sont connus. Il s’agit pour l’impérialisme américain de s’emparer des richesses pétrolières de ce pays, apporter un soutien décisif à Israël, remodeler la carte du Moyen-Orient et dicter sa loi au monde entier. Tous les prétextes mis en avant pour déclencher leur guerre se sont effondrés et aucune arme de destruction massive n’a été trouvé. Aujourd’hui les envahisseurs prétendent qu’ils veulent rester pour reconstruire l’Irak et remettre en route ses services public, protéger sa population etc. Tout cela est pur mensonge. Qui peut croire que ceux qui ont tant détruit et n’ont épargné ni hôpitaux, ni écoles, ni centrales électriques, sont animés aujourd’hui avant tout par le désir de reconstruire quoi que ce soit? Qui peut croire que ceux qui n’ont même pas évité le pillage des musés de Bagdad ou de Moscou soient mieux qualifiés que les Irakiens eux-mêmes pour se protéger de l’anarchie.
Dès leur arrivée à Bagdad et la fuite du dictateur, les troupes américaines ont dissous toutes les institutions et ont mis en chômage des millions d’irakiens. La misère s’est aggravée terriblement. Comme il fallait s’y attendre le mécontentement grandit au sein de la population et de nombreuses revendications suivies de manifestations petites et grandes se déroulent quotidiennement dans les villes irakiennes. Ces revendications sont souvent réprimées et la colère monte contre ces prétendus libérateurs qui arrêtent, perquisitionnent et tuent parfois de simples citoyens chez eux ou dans la rue lors d’opérations quotidiennes dans de nombreuses régions d’Irak. Cette situation dramatique ne peut se terminer qu’avec le départ des troupes américaines. Ces dernières ont suffisamment prouvé que leur présence n’a apporté ni sécurité, ni prospérité au peuple irakien et ce n’est pas leur obstination à planifier l’arrivée de nouvelles armées étrangères comme l’armée turque, dont la perspective est rejetée unanimement par toutes les forces politiques irakiennes, qui peut mettre un terme aux souffrances d’une population meurtrie.
De nombreuses forces patriotiques et progressistes luttent contre la présence des troupes américano-britanniques depuis le premier jour. et exigent leur départ le plus rapidement possible. Certaines de ces forces le font par des actions armées.
Contre les troupes d'occupation étrangères, certaines forces recourent à la violence armée. Selon les agences d'information, on trouve parmi ces forces, des groupes inféodés à ElQaëda, des partisans de l'ancien régime de Sadam et enfin des patriotes qui n'ont aucun lien avec ces derniers. Les motivations de ces différents groupes armés ne sont pas les mêmes. Pour les groupes d'El Qaëda , le départ des troupes étrangères signifie l'instauration d'un régime théocratique moyenâgeux. Pour les partisans de l'ancien régime de Sadam, il s'agit de reconquérir leurs privilèges perdus. Enfin, pour le dernier groupe il s'agit d'en finir au plus vite avec les exactions sanglantes dont est victime le peuple irakien de la part des troupes américaines et de leurs alliés.
Les patriotes, les démocrates et progressistes du monde entier, et naturellement les communistes, reconnaissent à tous les peuples soumis à une occupation étrangère, le droit d'user de toutes les formes de lutte, y compris la violence armée si c'est nécessaire, pour se libérer. Pour les patriotes, les démocrates et les progressistes irakiens, comme pour ceux du monde entier, la lutte contre les occupants impérialistes a des objectifs clairs : le retrait des forces étrangères d'occupation, la libération du pays, la sauvegarde d'un Irak uni, démocratique maître de ses richesses pétrolières. L'usage des diverses formes de lutte sont dépendantes de la réalisation de ces objectifs. Seules les forces patriotiques, démocratiques et progressistes d'Irak sont en mesure de privilégier telle ou telle forme de lutte ou de les utiliser toutes ensemble. pour mettre un terme à l'occupation de leur pays par les troupes américaines et celles de leurs alliés. Les communistes et les progressistes algériens, pour leur part, ne sauraient se laisser tromper par la propagande des impérialistes américains qui veulent justifier leur présence en Irak par une prétendue lutte contre un « terrorisme » de groupes qu'ils ont eux même organisés et armés pour s'opposer aux forces de progrès dans le monde. Leur prétexte cache mal leur objectif primordial celui de s’emparer des richesses pétrolières des pays du monde qui les possèdent. C'est pourquoi les communistes et progressistes algériens qui ont été toujours aux côtés des Irakiens, aux heures les plus pénibles, seront toujours aux côtés de toutes les forces patriotiques, démocratiques et progressistes de leur pays pour exiger le départ immédiat des troupes d'occupation américaines et de leurs alliés.
LUTTES DES TRAVAILLEURS
Les douaniers
Le Conseil national des sections syndicales des douanes a imposé un ultimatum
d¹une semaine pour que le dossier des revendications du personnel des
douanes soit pris sérieusement en charge. À défaut d¹une réelle
satisfaction, un débrayage de deux jours sera observé. Cet ultimatum est
ainsi exprimé comme un ras-le-bol en raison des multiples promesses jamais
tenues aussi bien par les gouvernements qui se sont succédés que par la
Centrale syndicale UGTA qui n'a pas transmis ces préoccupations ni à la
bipartite
ni à la tripartite. Mieux, l'actuel ministre des Finances refuse, selon les
déclarations de M. Badaoui, de répondre positivement à ces doléances "
soupçonnant le syndicat d'être pro-Benflis "Nous refusons de servir de
pions dans un jeu politique qui n'est pas le nôtre", précise l'orateur.
Il faut rappeler que les revendications des douaniers touchent à des
augmentations de salaires, la révision du régime indemnitaire, la
réintégration des corps communs et l'octroi de 20 % de reliquat qui est une
prime trimestrielle émanant des amendes et confiscations.
Tous ces points avaient pourtant été discutés à plusieurs niveaux depuis
deux ans déjà, et des accords avaient été conclus entre le syndicat, les
deux ministres des Finances qui se sont succédé...
25-10-2003
L¹enseignement secondaire
La majorité des lycées de la capitale ont répondu
favorablement à la grève de deux jours et ont décidé d¹aller jusqu'au bout
pour faire aboutir leurs revendications socioprofessionnelles, et par là
même défier les menaces et les sanctions qui ont été prises par le ministère
de l'Education à l’encontre des enseignants grévistes. En effet, la tutelle
a suspendu une soixantaine d¹enseignants par la voie de l'Académie d¹Alger.
Ceci signifie, que "la tutelle veut pousser au pourrissement". Mais
que
"cela ne fait que renforcer la mobilisation”. Une cellule de crise a été
constituée pour coordonner les actions sur le terrain en collaboration avec
les animateurs de CNAPEST (Coordination nationale autonome des professeurs
de l¹enseignement secondaire et technique), étant donné que les
revendications sont les mêmes; à savoir l¹augmentation des salaires de 100
%, la diminution de l¹âge de départ à la retraite à 25 ans de service et
l'élaboration d¹un statut de l'enseignant du secondaire.
Pour le Cnapest qui, lui, a appelé à une grève générale de 4 jours, et a
connu une forte adhésion des enseignants à travers tout le territoire,
depuis le 13 octobre, "la tutelle est la seule fautive dans toute cette
situation puisqu¹elle n¹a jamais voulu prendre en charge les revendications
des enseignants. Et c¹est cette même tutelle qui veut prendre en otage les
lycéens" On considère en effet au sein de cette organisation que
l¹amélioration des conditions de travail des enseignants n¹aura que des
répercussions positives sur l¹encadrement pédagogique.
15-10-2003
La police réprime les enseignants.
Les enseignants qui ont répondu à l¹appel du C.L.A (comité des lycées d’Alger)
pour un sit-in devant le lycée El Idrissi ont été accueillis par des policiers
intraitables qui les
ont violemment réprimés. Cinq enseignantes, le secrétaire général du CLA,
Osmane Redouane, et trois photographes de presse, ont été interpellés par
les forces de sécurité qui n¹ont pas hésité à arracher systématiquement tous
les films des autres photographes présents sur les lieux.
04-10-2003
Le même dispositif répressif a été activé lors du rassemblement du CNAPEST
devant le Palais du gouvernement. Deux enseignants ont été interpellés et
deux photographes, surpris en "flagrant délit" de prise de photos,
ont vu
leurs films confisqués. Venus des quatre coins du pays, les enseignants en
colère ont subi le même traitement que leurs collègues et ont été refoulés
vers la rue Mouzaoui sous les gourdins menaçants des policiers.
Dès leur arrivée devant le lycée El Idrissi, les enseignants qui ont
observé par ailleurs une journée de grève à l¹appel du CLA et du CNAPEST ont
été sommés de se disperser. Face à la résistance des contestataires déterminés et
furieux dont
l¹écrasante majorité était des femmes, les agents de l¹ordre déployés en
nombre ont été d¹une brutalité telle qu¹ils n¹ont pas hésité à bousculer, et
jeter par terre les enseignantes qui faisaient barrière entre
eux et le secrétaire général du CLA. Ce dernier, malgré l¹acharnement de ses
collègues à vouloir le protéger à leur corps défendant, sera traîné sur la
chaussée jusqu¹à la voiture de police, sous les regards consternés des
enseignants, mais aussi des passants indignés par la scène. "Nous sommes
des
enseignants, des éducateurs, pas des terroristes", répétaient sans cesse
les
professeurs qui "n¹en revenaient pas du degré de mépris voué à leur
encontre
par leur ministre de tutelle, Benbouzid".
La vague de suspensions qui cible les enseignants grévistes à travers le
territoire national continue. Les délégués syndicaux sont les premiers à
être sanctionnés dans le cadre de cette "opération d'épuration
administrative", pour reprendre l'expression du secrétaire général du
Conseil des lycées d'Alger (CLA), Redouane Osmane, qui précise que plus de
350 enseignants ont été suspendus à ce jour. Un chiffre également avancé par
le responsable du Conseil national autonome des professeurs de
l'enseignement secondaire et technique (Cnapest). À ce jour (troisième
semaine de la grève) aucun signe d'apaisement n'émane de la tutelle.
23-10-2003
Dans certaines wilayas, les professeurs protestataires ont
été carrément
empêchés d'accéder aux lycées par les agents de sécurité. L'ordre leur a été
intimé par leurs supérieurs. Dans la wilaya de Bordj Bou Arrérirdj, c'est
le wali en personne qui a signé un arrêté demandant de sceller les
établissements du secondaire afin d'éviter la tenue d'assemblées générales
des enseignants.
Le directeur de l'éducation de la wilaya d'Annaba (où 96 enseignants sont
poursuivis en justice) aurait même fait le tour des lycées pour inviter les
enseignants à reprendre le travail. "Le Cnapest ne sera jamais agréé
",
aurait-il déclaré lors de ses tournées, selon les délégués syndicaux dudit
syndicat. En optant pour l'humiliation, les pouvoirs publics ³ne réussiront
jamais à casser notre mouvement. Les enseignants sont plus que jamais
déterminés.
les grévistes lancent une campagne
nationale d¹information suivie d¹une pétition, et ce, afin de sensibiliser
la société civile et informer l¹opinion publique quant aux conditions
socioprofessionnelles du professeur. La liste des enseignants suspendus qui
ne cesse de s¹allonger et les mises en demeure envoyées aux grévistes pour
qu¹ils reprennent les cours dans les plus brefs délais n¹ont fait que
renforcer le mouvement. Surtout après l¹arrêt punitif de plus de 300
professeurs par les directions.
21-10-2003
TRANSPORT
Les routiers
Des dizaines de chauffeurs de camions spécialisés dans le transport de sable
dans la wilaya de Boumerdès ont bloqué la R.N. 12 au niveau de Berahmoune,
interdisant la circulation dans les deux sens.
Cette action de protestation a été initiée pour dénoncer la mort de leur
collègue la veille dans la soirée suite à une bavure
des services de sécurité.
13-10-2003
BATIMENT
A Skikda : les travailleurs de la
cimenterie de H¹jar Essoud (à l¹est de la wilaya de Skikda) ont observé une journée de grève et ont bloqué la
RN44 reliant Skikda à Constantine et Annaba.
Les travailleurs ont tenu à manifester leur soutien à trois de leurs
collègues mis en détention pour vol de sable. Ils ont également exigé leur
libération immédiate. Pour rappel, les trois travailleurs mis en détention
ont été interpellés lors d¹un barrage régulier avec un chargement de sable,
alors qu¹ils ne disposaient pas d¹un titre justifiant l¹extraction. Des
sources crédibles avancent à cet effet qu¹après la fermeture de la sablière
communale de Ben Azzouz et après le tarissement du gisement d¹un
particulier, la cimenterie de H¹jar Essoud, dont le process de production
nécessite des quantités importantes de sable s¹est retrouvée devant le fait
accompli : arrêter la production ou voler du sable. Les
travailleurs, cherchant certainement à préserver leur outil de production,
ont utilisé, et à plusieurs reprises, leurs engins pour extraire du sable et
le rapporter dans leur usine avant qu¹une brigade de la gendarmerie
n¹intercepte trois d¹entre eux en flagrant délit. Les travailleurs de la
cimenterie se disaient encore en grève illimitée, même si les trois mis en
cause ont été libérés, jusqu¹à ce qu¹une solution soit trouvée pour
un approvisionnement régulier en sable.
06-10-2003
Santé
Le Syndicat national des praticiens de santé publique
(SNPSP) interpelle en
urgence le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme
hospitalière afin de renouer le dialogue sur les conditions
socioprofessionnelles.
Réuni en session ordinaire, le SNPS dénonce, à travers un communiqué rendu
public, le non-respect des engagements pris par le ministère de la Santé, de
la Population et de la Réforme hospitalière et "son unilatéralisme mettant
le partenaire social devant le fait accompli lors de l¹élaboration des
textes relatifs à l¹exercice de la profession (loi sanitaire, cahier des
charges et prime d¹intéressement)". Le bureau national compte, poursuit le
communiqué, user de toutes les voies et moyens que lui confère la loi pour
faire aboutir ses légitimes revendications. Il apporte son soutien à tout
mouvement de protestation visant à assainir la gestion et la prise en charge
des malades au niveau de certaines structures de santé, tel le cas du
secteur sanitaire de Larbaâ, et interpelle le ministère de la Santé, de la
Population et de la Réforme hospitalière afin que cessent les harcèlements
des syndicalistes et des praticiens de ce secteur.
30-09-2003
La presse nationale encore harcelée
Pour dénoncer le harcèlement judiciaire dont fait l¹objet la
presse
11 journaux, dont 6 qui avaient déjà été suspendus ont observé
une journée sans presse. Cette journée s¹inscrit parmi d¹autres actions de
riposte retenues par les éditeurs (Le Matin, El Khabar, Liberté, Le Soir
d¹Algérie, El Watan, Akhar Sâa et Er Raï, El Fadjr, L¹Expression) tel que
stipulé dans le communiqué du 14 septembre dernier pour une plus grande
sensibilisation afin de mobiliser l¹opinion nationale et internationale.
Une action jugée par ses initiateurs de symbolique pour défendre la liberté
de la presse et les libertés collectives et individuelles.
Outre cette journée de protestation, les signataires ont annoncé qu¹une
série d¹initiaves de riposte telles que l¹organisation d¹un forum pour les
libertés regroupant les forces nationales et politiques ainsi que l¹envoi de
délégations auprès des organisations internationales pour alerter sur la
gravité des atteintes aux libertés en Algérie sont programmées.
Par ailleurs, il est important de signaler que bon nombre de titres de la
presse non-gouvernementale n¹ont pas adhéré à cette action à laquelle ils n¹ont
pas
été associés. Ils reprochent aux 9 éditeurs le manque de concertation et le
fait que cette décision a été prise d¹une manière unilatérale et
regrettable.
L¹Association nationale des familles de journalistes assassinés par les
terroristes (ANFAJAT) s¹élève, dans une déclaration rendue publique, contre
les atteintes à la liberté de la presse et au droit à l¹information et tient
à réitérer sa solidarité avec la presse et les principes pour lesquels sont
morts les martyrs de la démocratie. L¹ANFAJAT estime que l¹interpellation
des journalistes et le harcèlement contre la famille de la presse font
craindre les pires dérives contre la liberté d¹expression pour laquelle
"nos
enfants, nos épouses, nos proches ont été assassinés par la horde impunie
des terroristes islamistes".
Les cheminots arrachent une importante augmentation de salaire (national)
Devant le piétinement des négociations avec la direction, le
syndicat de la
Société nationale de transport ferroviaire (SNTF) a appelé à un arrêt de
travail, à durée illimitée “Nous voulons des salaires dignes" déclarent
les cheminots.
Dix mille dinars est le salaire de la plus part de ces
travailleurs, smicards à
la lisière de la retraite. Les travailleurs de cette entreprise exigent la
révision de la convention collective dont le salaire de base, des primes et
les indemnités spécifiques. Ils revendiquent 2500 DA d’augmentation sur le
salaire de base, des primes de déplacement et d’astreinte. Pour le personnel
du rail. Au-delà de l’augmentation de salaire, ce sont les conditions de
travail qui sont à revoir.
"L’insécurité et les risques liés aux déplacements ont eu raison des nerfs
de nos camarades les plus solides", tel est le tableau brossé par un vieux
cheminot qui voit en cette grève une façon de faire entendre la voix des
travailleurs des chemins de fer. La SNTF
emploie actuellement quelque 13000 agents. La Banque mondiale aimerait ramener
ce chiffre à 9500. oit une réduction
d¹effectif de l’ordre de 3500 emplois.
Grace à leur fermeté et à leur unité les cheminots ont arraché une augmentation
de salaire de 1500 dinars, dont 1000 dinars dès le premier novembre. Ils ont
arraché d’autres revendications (primes de panier, de traction et de fin de
carrière). La direction de la SNTF s’est engagée en outre à appliquer les lois
concernant d’autres indemnités. Cette victoire des cheminots est une nouvelle
preuve que seule l’action est payante pour arracher les revendications des
travailleurs.
Contre l’autoritarisme et la répression, solidarité avec les sinistrés de Boumerdes. (encadré)
De nombreuses familles de sinistrés du dernier tremblement de terre ne sont pas encore relogées. A la veille de l’hiver le pouvoir veut régler le problème en obligeant certaines de ces familles à habiter loin de la commune où elles vivaient avant le séisme. On n’a pas hésité à enlever à ces malheureux les tentes qu’elles occupaient depuis mai dernier. Ces méthodes autoritaires sont insupportables. Pire des manifestations de protestation des sinistrés ont été réprimées et de nombreux jeunes ont été arrêtés et emprisonnés. Face aux promesses non tenues, les sinistrés agissent. Soutenir leur action et exiger du pouvoir qu’il mette fin à l’autoritarisme et à la répression vis à vis de ceux qui ont tout perdu, est un devoir de solidarité élémentaire pour tous nos compatriotes.
AVEC UN SNMG A 10000 DINARS, LA TRIPARTITE AVEC SIDI SAID TOURNE LE DOS AUX BESOINS DES TRAVAILLEURS (national)
Le représentant de l’UGTA à la tripartite s’est retrouvé avec ceux du pouvoir et du patronat pour discuter des problèmes sociaux dans une atmosphère festive. Les éloges réciproques et les accolades furent fort nombreux autour d’un bon café ou d’une autre boisson.
Mais ce qui fait mal c'est l'attitude du premier dirigeant de l'UGTA. Avec le patronat il se félicite du résultat obtenu par la tripartite avec la fixation du salaire minimum de garantie à 10 000 dinars. Or l'UGTA avait affirmé qu'elle n'accepterait pas un SNMG inférieur à 15 000 dinars. Ce montant est déjà bien inférieur aux estimations d'un minimum de l'ordre de 20 000 à 25 000 dinars pour faire vivre une famille.
La satisfaction manifestée par le dirigeant de l'UGTA est dès lors bien étrange. Mais doit-on s'en étonner quand on assiste à son silence envers la répression qui s'abat sur les enseignants en grève qui sont matraqués et sanctionnés. Sidi Said et son entourage, c'est une vérité, sont loin de vouloir transformer l'UGTA en un syndicat de classe qui défend fermement les revendications des travailleurs et des chômeurs, Le combat entre travailleurs et patronat a un caractère de classe et il s'effectue, il est vrai encore de nos jours, dans le cadre de l'opposition à l'impérialisme. La complexité de ce combat ne doit en aucun cas mettre la classe ouvrière à la remorque des intérêts étroits des diverses fractions de la bourgeoisie nationale.
Tant que les militants syndicalistes les plus lucides n'auront pas réussi à faire comprendre ce principe à la majorité des travailleurs, les dirigeants syndicaux sensibles à la compromission de classe ne manqueront pas encore comme Sidi Saïd de se perdre dans des congratulations avec le patronat alors que les revendications des travailleurs sont loin d'être pleinement satisfaites.
On peut déjà espérer que la compromission connaîtra à l'avenir des revers quand on assiste aux résultats appréciables obtenus par les travailleurs cheminots-après leur grève revendicative ou à la fermeté des enseignants du secondaire toujours en grève parce que le Ministre de l'Education nie la représentativité de leurs syndicats en se cachant derrière le Ministre du Travail qui refuse de les agréer. Il y va de l'intérêt de tous les travailleurs de les soutenir afin que leur combat aboutisse à des résultats satisfaisants leurs aspirations et l'avenir de l'école.
Pour Benachenhou les salaires et les dépenses sociales augmentent trop vite! (national)
Le ministre des Finances a aligné dans une conférence de presse toute une série de chiffres qui tous tendent à accréditer la thèse mensongère selon laquelle l’Etat donne trop d’argent aux ménages algériens sous différentes formes et que le pouvoir d’achat des salariés, en particulier celui des fonctionnaires, n’a cessé d’augmenter depuis des années. Dans un pays où le nombre des pauvres s’accroît régulièrement, où tous les services publics sont sinistrés, où les enseignants sont matraqués parce qu’ils demandent un salaire décent, les déclarations de Benachenhou ne sont rien d’autre que des provocations. Ce ministre, connu pour répéter régulièrement que nous avons trop de fonctionnaires, que l’Etat ne peut faire face aux augmentations du salaire minimum des smicards, ne fait pas preuve d’originalité pour peindre en rose le bilan de la présidence Bouteflika. Ce dernier a inauguré sa politique anti-populaire en répétant durant des années que “les caisses de l’Etat sont vides”. Son ministre des Finances cet adepte bien connu des recettes du FMI, s’imagine pouvoir tromper les Algériens, qui souffrent de sa politique, en leur faisant croire que leur niveau de vie ne cesse de s’améliorer.
Benachenhou ne parle ni de la liste des chômeurs qui s’élève de jour en jour, ni de la destruction de notre industrie, ni bien sur de l’invasion du marché national par des productions étrangères et qui enrichit scandaleusement une couche d’affairistes et de spéculateurs. Il considère sans doute que cette politique ne peut être sérieusement freinée que par la résistance de la classe ouvrière qui se bat quotidiennement pour ses revendications légitimes, malgré la répression et les atteintes répétées aux libertés syndicales. C’est pourquoi il s’attaque par ses déclarations mensongères et même ridicules au niveau de vie des fonctionnaires et autres salariés. Ces derniers redoubleront d’efforts pour unir autour d’eux toutes les victimes de sa politique et réussiront tôt ou tard à la mettre en échec.
Le FMI veut encore plus de “réformes” en Algérie (national)
Une délégation du FMI vient de visiter l’Algérie pour contrôler sur le terrain l’application de ses directives. Ces inspecteurs, qui ont pris l’habitude de venir chez nous quand bon leur semble, se sont déclarés satisfaits et même “agréablement impressionnés” par les résultats obtenus. Selon eux ces résultats sont dus à une bonne application du programme d’ajustement structurel et à la bonne gestion des équilibres extérieurs. Pour ces représentants du capitalisme international et des multinationales, c’est la fermeture de centaines de nos entreprises publiques, l’invasion du marché national par les productions étrangères, la réduction des crédits pour la santé, l’école, et tous les services publics, qui expliquent les prétendus bons résultats de l’économie algérienne. En vérité tous les Algériens savent que le programme d’ajustement structurel n’a produit que chômage et misère pour des millions de nos compatriotes. Si la dette extérieure a diminué et si certains équilibres extérieurs sont meilleurs on le doit uniquement à une augmentation de la production des hydrocarbures et à une bonne tenue de leurs prix. Quand on sait que rien n’est plus fragile que ces revenus on voit bien qu’il n’y a pas de quoi pavoiser. Continuer à appliquer les dogmes du FMI et à rechercher son accord pour faire ceci ou cela alors que rien ne nous oblige aujourd’hui à obéir à ses injonctions c’est prouver que nos gouvernants ont tourné le dos à toute politique vraiment nationale. Un gouvernement soucieux de l’intérêt national profiterait des revenus pétroliers pour créer au plus vite les conditions à même de renforcer notre industrie et notre agriculture, donnerait les moyens nécessaires aux entreprises publiques stratégiques de se développer, s’attaquerait réellement au chômage et mènerait une politique sociale audacieuse. Bien qu’impressionnés, les inspecteurs du FMI n’ont pas manqué d’exiger du pouvoir la poursuite des “réformes”et ont demandé des encouragements supplémentaires au secteur privé sans préciser bien sur qu’il ne s’agit pas du secteur privé productif, inquiet lui aussi des conséquences d’une politique appelé à le ruiner. Non, quand le FMI parle d’encouragement au secteur privé, il vise avant tout à mieux protéger certains importateurs, qui ne payent ni impôts ni taxes, et les représentants des multinationales.
Lutter contre la soumission au FMI et autres organismes internationaux comme l’OMC, que Boukrouh est pressé de rejoindre, c’est défendre l’intérêt national. Continuer à casser nos entreprises et courir après les satisfécits et les conseils de ceux qui ont ruiné des pays aussi riches que l’Argentine, c’est aggraver une situation déjà bien dramatique.
LUTTER CONTRE LE TRAVAIL AU NOIR (national)
Selon l’ONS (office national des statistiques) il y a en Algérie 2 millions environ de travailleurs non déclarés ou sous-déclarés. Parmi ces travailleurs qui touchent des salaires de misère on trouve de nombreux enfants âgés de moins de 16 ans alors que la loi du 21 avril 1990 l’interdit formellement. La loi oblige aussi tout employeur à déclarer le travailleur recruté à la caisse de sécurité sociale dans un délai de 10 jours maximum. On trouve maintenant chez nous ces pratiques scandaleuses dans toutes sortes d’entreprises y compris des pharmacies ou des laboratoires. Le pouvoir de la bourgeoisie compradore, dont la politique de soumission aux multinationales a aggravé le chômage et la pauvreté à un point tel que des millions d’Algériens acceptent n’importe quoi pour faire vivre leurs familles. Le pouvoir prend prétexte de cette situation qu’il a lui-même créer pour tolérer, sinon encourager de telles pratiques. L’employeur qui utilise le travail au noir gagne sur tous les tableaux. Non seulement il paye comme il l’entend le travailleur, mais ne règle rien aux caisses de sécurité sociale ou de retraite sans compter le manque à gagner pour le Trésor public, qui perd ainsi des milliards de dinars en impôts et taxes. On voit ainsi combien les exploiteurs et leur Etat s’unissent pour exploiter au maximum la classe ouvrière. Face à une telle situation les travailleurs, tous les travailleurs, y compris ceux qui sont déclarés, doivent se battre, mobiliser leurs syndicats, ou les créer là où ils n’existent pas et contraindre patronat et gouvernement à mettre un terme à cette honte dans notre pays. Les forces progressistes ne doivent pas se contenter de regretter l’existence du travail au noir mais agir pour y mettre un terme.
Soutenir les enseignants et défendre les libertés syndicales (national)
Depuis des semaines les professeurs de nos collèges et lycées sont en grève et mènent des luttes très dures pour exiger des augmentations de salaires et pour leur dignité. Benbouzid refuse toute discussion et la police utilise la matraque pour disperser leurs manifestations. Certains professeurs sont traînés devant les tribunaux. Des centaines d’entre eux ont été suspendus. L’UGTA ignore honteusement ce mouvement et les organisations qui lui sont affiliées ne participent pas à la grève et ne la soutiennent pas même si nombre de leurs membres sont scandalisés par la répression contre leurs collègues. Les arguments éculés du pouvoir selon lesquels les organisations syndicales comme le CLA (comité des lycéens d’Alger) et le CNAPEST( Conseil national des professions de l’enseignement secondaire et technique) ne sont ni représentatifs ni agrées ne sont avancés que pour justifier l’attitude scandaleuse d’un gouvernement qui veut encore aggraver la situation de l’école publique en refusant toute amélioration des conditions de travail des enseignants. Pire il piétine les libertés syndicales en refusant arbitrairement aux enseignants comme il l’a fait pour d’autres travailleurs le droit de s’affilier au syndicat de leur choix. Si des travailleurs, enseignants ou non, ne veulent pas de l’UGTA et rejettent l’action de la direction centrale, c’est leur droit le plus strict. Les communistes attachés à l’unité de la classe ouvrière souhaitent bien sur l’unité syndicale mais cela ne se décrète pas et ne peut résulter que d’une libre volonté de tous les travailleurs. Aujourd’hui le plus important pour tous les salariés, quel que soit le syndicat auquel ils appartiennent est de renforcer l’action commune pour défendre leurs revendications légitimes et les libertés syndicales. Exprimer aujourd’hui une solidarité concrète avec les enseignants en lutte, c’est non seulement défendre l’école algérienne et préparer l’avenir de nos enfants, mais c’est aussi mettre en échec la répression anti-ouvrière et créer les conditions pour arracher toutes les libertés syndicales et démocratiques, indispensables à toutes les forces progressistes pour construire une véritable alternative à la politique anti-populaire actuelle.
Le PADS à la Fête de l'Huma (internati)
Un très beau succès !
Marie-georges Buffet, secrétaire nationale du P.C.F. a pris la parole devant des milliers de personnes rassemblées sur le terre-plein de la grande scène. Comme chaque année, cette grande fête populaire, qui s'est tenue les 12, 13 et 14 septembre dernier, a rassemblé des centaines de milliers de personnes dont beaucoup de jeunes gens et jeunes filles.
Comme les années précédentes, également, Le Lien, l'organe de notre parti y avait son stand auquel un grand nombre de nos amis et sympathisants ont rendu visite, examiné notre exposition de photos et ont pu s'informer de la politique du PADS.
Le débat qui s'est tenu le 14 dans l'après-midi, animé par l'un de nos camarade, a permis de faire un large tour d'horizon de la politique nationale et internationale et de manifester notre solidarité avec le peuple irakien victime de l'agression et de l'occupation par la coalition impérialiste anglo-américaine.
Beaucoup de nos visiteurs ont pu se régaler du toujours bon couscous préparé avec soin et un grand dévouement par nos camarades et dans la bonne humeur faire quelques danses au son de nos musiques nationales.
Rappelons qu'Alger-républicain avait également son stand à la fête et a connu une grande affluence.
Lisbonne
Grand succès de la fête de l’AVANTE ! l'organe du P.C. portugais (internatio)
La fête annuelle de l'organe central du Parti communiste portugais, l’avante ! qui s'est tenue en septembre sur les rives du Tage, près de Lisbonne, a connu une grande affluence. Plus de 150.000 personnes, en majorité des jeunes, y ont pris part dans une atmosphère de joie mais aussi avec la conscience de la nécessité de poursuivre, de développer les luttes sur tous les fronts.
Le Comité central, l'organisation de la Jeunesse communiste, celle des Femmes communistes, les sections des différentes régions du Portugal et de nombreuses délégations étrangères avaient leurs propres stands. Trente-cinq partis frères étaient représentés à cette fête qui, en plus des attractions musicales, était animée par de nombreux débats et conférences portant sur des sujets d'actualité et d'abondantes manifestations de solidarité à Cuba.
Au cours du grand meeting de clôture, Yasser Arafat s'est adressé en direct par téléphone à la foule pour remercier les communistes portugais de leur solidarité et de leur soutien au peuple palestinien. Y ont pris la parole, notamment la responsable de la Jeunesses communiste, le rédacteur en chef de l’AVANTE ! et le secrétaire général du Parti communiste portugais. Celui-ci, Carlos Carvalhas, devant des dizaines de milliers de personnes, a dénoncé avec force les agressions du capitalisme de son pays et de ceux d'Europe contre les travailleurs et les crimes de l'impérialisme américain. Il a terminé son discours en proclamant qu'un autre monde est possible, non pas en réformant le capitalisme par petites touches, mais en empruntant la vole du socialisme.
«Funérailles» un livre de Rachid Boudjedra Forcément à lire!
(culture)
Rachid Boudjedra est comme un vagabond, de la littérature. Ses destinations sont multiples, souvent inattendues. Le voilà, dans son dernier ouvrage, qu'il nous immerge dans l'intimité de deux responsables de la police - par commodité? - pour mieux nous faire connaître et le monde des atrocités terroristes et aussi et surtout peut-être, les émotions qui traversent l'esprit d'une femme et d'un homme modernes, aux qualités humanistes -universelles, Sarah et Salim les deux policiers, dans leurs combats et la volupté de s'aimer.
La profession des personnages suscite une légitime curiosité tout d'abord puis un intérêt croissant. C'est qu'ils sont hors du commun, ces deux-là ! qui continuent à s'aimer, en raison même. ou au-delà des risques encourus ou des blessures cruelles des victimes, violées, énuclées, assassinées. Ils continuent à s'aimer. Comme on aime la vie.
Il faut dire que rien dans cette oeuvre n'entraîne de déception. On se prend de sympathie pour ces personnages, peut-être même un peu plus, pour Sarah. Une jeune femme presque ordinaire, motivée par son travail et le soutien qu'elle trouve auprès de son compagnon. Une jeune femme singulièrement aimante de la vie, exceptionnelle en même temps, par l'intensité de l'amour qu'elle éprouve pour Salim qui le lui rend bien et qui constitue une aide précieuse pour résister aux violences qu'elle affronte chaque jour. Son chef n'est pas anodin non plus qui chaque jour, inlassablement, la met en garde contre les bavures. Cela n'est pas innocent chez Rachid Boudjedra.
Sarah sait se prendre en charge, totalement. Bien que rongée par la barbarie quelle côtoie quotidiennement, son combat ne se limite pas à lutter contre le terrorisme. Elle est une jeune femme libre, qui s'oppose à tous les préjugés et les dépasse pour les mieux faire reculer. Elle est séduisante, elle qui rassemble toutes les qualités pour la réussite annoncée de sa vie de couple. Tandis que Salim, bien que plus discret, studieux, épris de philosophie et amoureux, montre des dispositions à être un homme heureux.
Avec une belle constance, Rachid Boudjedra reste dans l'événement de ces années troubles. Il ne se contente pas de dénoncer la violence islamiste, il tente également à travers Sarah de disséquer ce qui anime les égorgeurs, des gens ordinaires pas toujours dénués de sentiments dès que cela les concerne directement. L'un d'eux ne va-t-il pas jusqu'à s'émouvoir ou s'indigner que ses jeunes jumeaux aient été réveillés à six heures du matin par la police, alors qu'il avait peu de temps avant commis les pires horreurs ?
Sarah conserve l'oeil énuclé d'une fillette et une miette de cervelle d'une autre cible des assassins. Non par fétichisme ou par une quelconque passion morbide, certainement pour ne jamais oublier l'ignoble violence des terroristes.
Rachid Boudjedra, avec une insistance révélatrice de ses pensées, n'omet pas de revenir dans ce livre sur des questions qui lui sont, normalement très chères: d'une part, la dénonciation du comportement de ces hommes qui abandonnent enfants et femme pour aller se jeter dans d'autres bras, abandon qui traduit la négation d'un sexe par l'autre, et d'autre part, par optimisme raisonné, la victoire probable de la raison sur tous les archaïsmes.
Il y a beaucoup à dire - à bien dire sur cette oeuvre
Elle nous apprend une fois de plus que Rachid Boudjedra conduit par ses écrits, à sa manière, engageante, ici plaisante, le difficile combat de faire reculer les mentalités rétrogrades qui s'opposent au progrès, à l'émancipation de la femme algérienne, au bonheur.
Il est certain que nombre de ses lectrices ne manqueront pas, sinon de s'identifier à Sarah, du moins à s'en inspirer, à la comprendre et à l'aimer.
Ce livre, ce poème, que l'on trouve trop court, est forcément à lire.
Projet de loi Sarkozy sur l'immigration et le droit d'asile (emigration)
Le gouvernement français s'apprête à réformer en profondeur l'ordonnance de 1945 sur l'entrée et le séjour des travailleurs en France.
Le projet de loi relatif à l'immigration et au droit d'asile élaboré par le Ministre de l'intérieur, M Nicolas Zarkozy, casse les dispositions des accords de Genève en matière de droit d'asile pour les personnes menacés par leurs Etats d'origines. Il est prévu que les demandeurs seront acceptés ou renvoyés dans un autre pays hors Union européenne, en fonction de leur profil politique et de leurs compétences professionnelles. Concernant le séjour des étrangers, les demandes de visas feront l'objet d'un relevé d'empreintes. Les hôtes doivent payer une taxe à l'Office de l'immigration (OMI ) qui établira préalablement un rapport sur les conditions d'hébergement. Ils seront fichés pour permettre aux autorités de vérifier si les personnes accueillies ont effectivement quitté le territoire à l'expiration de leur visa. En outre, concernant l'attribution du titre de séjour, les dispositions en vigueur seront modifiées. L'octroi sera repoussé à 5 ans. Il est en outre conditionné au respect des obligations qui seront signifiées aux candidats lors de la signature du contrat d'intégration. La carte de séjour d'une année renouvelable. De ce fait, le regroupement familial sera difficile, voire impossible. Quant au mariage entre français et étrangers ou étrangers entre eux, il sera soumis à une autorisation administrative. Ces nouvelles dispositions seront assorties d'un élargissement du pouvoir des maires pour le contrôle du séjour des prétendants au mariage, les certificats d'hébergement et la commission d'attribution du titre de séjour.
A regarder de plus, le projet du Ministre de l'intérieur français s'inscrit dans le droit fil de la politique sécuritaire adoptée par l'Union Européenne au nom de la lutte contre l'insécurité et le terrorisme.
En vérité, face à la montée des luttes et à la détermination de plus en plus visible du mouvement social, les Etats européens utilisent cet argument de propagande pour faire passer auprès dans leurs opinions publiques, leurs mesures répressives, le racisme et la division des travailleurs
A la faveur de leur mainmise sur les richesses des pays du sud, ils veulent réduire les travailleurs, toutes catégories confondues, à une misère et une dépendance encore plus grande pour pouvoir en disposer à leur guise afin de liquider les droits et les acquis des salariés de leurs propres pays, les pressurer à volonté, remplir à satiété leurs caisses de l'argent extorqué au moyen de la mondialisation inique que la Banque mondiale et le FMI leur ont imposé.
C'est en ce sens qu'il n'est pas fondé d'apprécier ce projet de loi uniquement par le biais "des droits de l'homme" ou à partir d'une approche humanitaire. Ce projet est le signe que la lutte de classes s'aiguise. Il est donc impératif, dans le contexte actuel, d'œuvrer, pays par pays, au rassemblement et à l'unité de tous les travailleurs par la prise en charge de leurs revendications générales, sans sectarisme, ni exclusif, et à la prise en charge des revendications spécifiques des travailleurs étrangers, notamment leurs droits et leur dignité.
Solidarité avec la Syrie et le Liban (Encadré)
Le gouvernement d’Ariel Sharon et Bush aggravent leurs menaces sur la Syrie. Pour faire plier les peuples arabes et les Palestiniens en particulier, les impérialistes américains multiplient leurs pressions sur la Syrie coupables à leurs yeux de refuser d’abdiquer malgré l’occupation de l’Irak. Ils accusent les Syriens d’être à l’origine de toutes leurs difficultés et n’ont pas hésité à autoriser l’aviation israélienne à bombarder le territoire syrien. Cette aviation a repris également ses agressions contre le Liban. De plus de nombreux dirigeants s’agitent au Congrès pour imposer des sanctions contre la Syrie pour son refus “de combattre le terrorisme”. L’attitude complice de nombreux gouvernements arabes, dont le notre, devant ces provocations prouve que les peuples de la région ne peuvent compter que sur leur union et leurs forces patriotiques pour mettre un terme aux agressions américano-sionistes et parvenir à la libération des territoires occupés en Syrie, au Liban et en Irak, et arracher enfin avec le soutien de toute l’opinion progressiste mondiale les droits nationaux du peuple palestinien, sans lesquels aucune paix n’est concevable au Moyen-Orient.
Les forces progressistes et tout notre peuple réaffirment leur solidarité avec la Syrie et le Liban. Ils dénoncent les agressions de Sharon et les intimidations américaines qui aggravent la tension dans toute la région.
SYRIE : Une déclaration du Parti communiste Syrien
Consolidons la fermeté nationale contre l'impérialisme et le sionisme !
Réuni le 10 octobre 2003, le comité central du Parti communiste syrien qui célébrait ce jour là le 30ème anniversaire de la guerre de libération de Tishreen, dénonce dans une déclaration les actions agressives contre la Syrie. "La dernière de ces agressions, souligne cette déclaration, fut le raid aérien commis sur la population d'une banlieue de Damas par les pirates sionistes. Une autre agression est l'adoption par le Congrès des Etats Unis d'une motion "appelant la Syrie à rendre des comptes".
Cette agressivité croissante envers la Syrie, selon le comité central du Parti communiste syrien, est destinée à briser sa fermeté patriotique. Elle constitue une étape pour soumettre l'ensemble de la région à l'influence impérialiste et sioniste.
La déclaration poursuit par un appel au " renforcement de l'unité nationale et à un accroissement de la cohérence au sein des forces nationales contre les incessantes agressions des impérialistes et des sionistes ". Elle souligne "la nécessité de la pression populaire sur les gouvernements et les régimes arabes qui ont des relations avec Israël, afin de les rompre"
La déclaration estime également que " le facteur le plus efficace du renforcement de l'unité nationale est d'aller à la rencontre des aspirations des travailleurs syriens qui représentent la principale pierre angulaire de la fermeté nationale de la Syrie. Il est devenu clair que la défense de la production nationale et sa colonne vertébrale, le secteur public (secteur d'état), est une priorité urgente. Ceci n'est pas seulement une exigence économique et sociale, mais aussi bien une question de priorité nationale. "
Le comité central du Parti communiste syrien "met en garde contre les appels incessants des forces droitières pour privatiser le secteur public sous le prétexte qu'il faut se débarrasser des entreprises déficitaires. Le fait est que ces entreprises ne sont pas déficitaires mais qu'elles sont contraintes à perdre par les forces parasites manipulées par ces groupes de l'extrême droite.
Le comité central du Parti communiste syrien souligne "l'importance des luttes de masse des travailleurs pour défendre leurs droits légitimes dans une société où la polarisation de classe n devient chaque jour plus pressante. Il souligne également la position du Parti communiste syrien qui s'oppose à la remise de concessions d'exploitation pétrolière aux trusts étrangers ( spécialement ceux qui sont américains), en s'assurant toujours que l'exploitation pétrolière doit être complètement détenue par des cadres nationaux "
Le comité central "observe que les contradictions parmi les centres impérialistes s'intensifient, particulièrement après la crise économique qui frappe ces centres et après que les actions agressives de l'impérialisme américain n'ont pas seulement affectées les intérêts des peuples agressés mais également ceux des autres forces impérialistes. "
"Le comité central demande un retrait immédiat des forces coloniales d'Iraq et dénonce toutes les manœuvres effectuées pour engager de nouvelles troupes militaires qui résulte de la lutte pénible de la résistance irakienne contre les occupants américains qui ont déclaré au début que l'invasion de l'Iraq était un droit exclusif des Etats Unis et de ses proches alliés"
SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE
Jean Ziegler dénonce La politique d’Israël ...
Le rapporteur spécial de l'ONU, Jean Ziegler, a fait un rapport accablant sur la politique israélienne dans les territoires occupés.
Le rapport de 25 pages est accablant pour Israël : violations du droit à l'alimentation et des droits de l'homme, "scandale" de la construction du "mur de l'apartheid", dépossession des terres et des sources d'eau, "humiliations" et déportations des Palestiniens. Tout en reconnaissant le droit des Israéliens de vivre en sécurité, Jean Ziegler ne prend pas de gants pour dénoncer "la stratégie de bantoustanisation" de la Palestine par l'Etat hébreu. Pour lui, les mesures israéliennes sont "totalement disproportionnées" et reviennent à une "punition collective" du peuple palestinien.
Nous reproduisons un bref extrait de ce rapport, tiré du paragraphe consacré à la crise humanitaire et au droit à l'alimentation
“Le Rapporteur Spécial a été profondément alarmé par la détérioration rapide des niveaux de malnutrition et de pauvreté ainsi que par la dégradation de l'accès des Palestiniens à la nourriture et à l'eau potable. La dépendance croissante de la population palestinienne vis-à-vis de l'aide alimentaire, au moment même où les restrictions imposées à l'accès des humanitaires restaient en vigueur, souligne la vulnérabilité de la population palestinienne. Au cours des conversations du Rapporteur Spécial avec les autorités israéliennes, celles-ci ont reconnu qu'il y a bien crise humanitaire dans les Territoires Occupés, et elles n'ont pas cherché à mettre en cause les statistiques faisant état d'une augmentation de la malnutrition et de la pauvreté des Palestiniens. Toutefois, elles y voient la conséquence, certes regrettable, mais inévitable, de mesures sécuritaires absolument nécessaires afin d'éviter des attaques contre des citoyens israéliens. Le Rapporteur Spécial ne remet pas en cause les besoins d'Israël en matière de sécurité, et il comprend les risques encourus quotidiennement par les citoyens israéliens vivant en Israël. Toutefois, du point de vue du Rapporteur Spécial, les mesures prises actuellement sont totalement hors de proportion, car elles provoquent la faim et la malnutrition de civils palestiniens d'une manière qui équivaut à l'imposition d'une punition collective à la société palestinienne. Comme l'a noté Amnesty International, il n'est pas licite de punir une population entière en raison des actes de certains, très peu nombreux, de ses membres
Des responsables du ministère israélien de la Défense et de l'Administration Civile ont informé le Rapporteur Spécial du fait qu'elles étaient en train de prendre certaines mesures spécifiques dans certaines circonstances, afin de tenter d'alléger les souffrances découlant de la situation humanitaire. Le site web des Forces Israéliennes de Défense publie une liste de certaines de ces actions. Toutefois, le Rapporteur Spécial a remarqué que ces mesures isolées semblent avoir des effets limités sur la situation actuelle. Il pense que, ainsi que l'a affirmé la Banque Mondiale, «la cause immédiate de la crise économique palestinienne est le bouclage (des territoires)» et que, par conséquent, ce n'est qu'en levant ce régime de blocus que la catastrophe humaine pourra être évitée.
Le Rapporteur Spécial est également gravement préoccupé par la destruction et la confiscation continues de terres, de puits et d'autres ressources en Palestine. La confiscation incessante de terres palestiniennes rendra totalement impossible l'option d'un Etat palestinien indépendant, capable d'assurer durablement une économie et un secteur agricole viables et qui soit en mesure d'assurer que le droit à l'alimentation soit garanti à la population palestinienne.
Israël " La politique ultralibérale aggrave la récession " (autre artic)
Selon Jacques Bendelac, économiste israélien, Israël en est à sa troisième année de récession, en raison principalement du soulèvement palestinien, de la récession mondiale et de la crise dans le secteur de la technologie de pointe. Ce fut une chute brutale. On est passé d'une croissance exceptionnelle en 2000 de près de 8 % à une croissance de 1,1 % en 2002. Les exportations sont passées de 11 milliards en 2000 à 2 milliards en 2002. Le chômage devrait atteindre les 11 % en fin d'année. La politique menée depuis 2001, ultralibérale, aggrave la récession. Les écarts entre les plus riches et les plus pauvres s'accentuent, et la classe moyenne ne cesse de s'appauvrir. On commence même à rogner sur le budget défense. Jusqu'à présent c'était le seul qui avait augmenté de 6 % en 2001 et de 10 % en 2002 au détriment des autres.
A propos du bras de fer entre le gouvernement et la confédération syndicale, la Histadrout, Jacques Bendelac. pense qu’on assiste à un tournant qui a commencé à la fin des années quatre-vingt. De 90 % de salariés syndiqués, on est passé à 25 % aujourd'hui. La Histadrout, qui possédait notamment des entreprises et la banque Hapoalim, a perdu de son influence. Cette perte de vitesse est accentuée par la politique actuelle marquée par un fait nouveau : des décisions gouvernementales prises par voie de législation et non à la suite de négociations salariales. Toutes les relations dans le monde du travail sont remises en cause par cette attitude presque antidémocratique. En mai dernier, la Histadrout avait, pour la première fois de son histoire, accepté des licenciements et des réductions de salaires conséquents dans la fonction publique. Il était convenu que l'accord resterait en place pendant deux ans. Mais voilà qu'avec le budget 2004, le gouvernement revient d'une certaine manière sur ses engagements en proposant de restructurer des secteurs. C'est le cas par exemple des ports qui selon doivent être transformés en sociétés indépendantes.
Sur les quelque 6,6 millions d'habitants que compte Israël, avec une majorité juive de 76,8 %, un million de personnes ont " des difficultés à se nourrir ". Parmi eux, 170 000 Palestiniens citoyens d'Israël, appelés "Arabes israéliens" - estimés à un million au total. Cette communauté connaît une situation économique d'autant plus difficile qu'elle est confrontée depuis la création de l'État à des discriminations importantes aux niveaux politique, économique et social, qui ont empêché son développement naturel. Les associations défendant les droits de l'homme dénoncent la politique actuelle qui accroît le fossé de développement entre villes juives et villes arabes, soulignant que 23 des 24 localités dont le taux de chômage dépasse 10 % sont arabes. Selon les estimations du centre Mossawa, les citoyens des localités arabes recevront environ 1 000 shekels (environ 200 euros) de moins que ceux vivant dans les villes juives. Les tentatives depuis des années de réduire, en les fusionnant, le nombre de municipalités arabes accentuent ces écarts : bien que les Palestiniens citoyens d'Israël représentent environ un cinquième de la population, le budget ne prévoit d'accorder que 5 % des fonds de développement à leurs municipalités. La situation des 70 000 citoyens, principalement de la communauté bédouine dans le désert du Néguev, vivants dans les " villages non reconnus " par l'État ne cesse de s'aggraver, avec une intensification des mesures visant à les transférer dans sept centres urbains et à installer sur leurs terres ancestrales un nombre croissant de fermiers juifs israéliens.
ISRAEL : TENTATIVE D’ASSASSINAT DE ISSAM MAHOUL (autre artic)
Dans une déclaration intitulée "Non au Hooliganisme fasciste ! Non au racisme !"le parti communiste déclare :”La tentative d'assassinat de MK Issam Mahoul, Secrétaire général du Parti communiste d'Israël qui s'est produite le 24 octobre dernier dans sa demeure à Haifa, a par miracle épargné son épouse qui s'y trouvait seule. Nous plaçons la responsabilité de cette tentative misérable d'assassinat sur la droite radicale, qui trouve son inspiration dans les crimes quotidiennement commis dans les territoires occupés. Une fois encore nous réaffirmons notre position que les 37 années de longue occupation ne détruisent pas seulement le peuple palestinien, mais aussi la société israélienne et mine les fondements de la démocratie. La police accorde une tolérance à la montée de l'aile droite du hooliganisme et du racisme des colons
" Quand les échecs de la politique officielle deviennent de plus en plus clairs, la menace de l'aile droite radicale augmente alors, y compris les assassinats. Le chemin pour empêcher de prochaines tentatives d'assassinats est d'élever le niveau de la lutte contre les crimes de l'occupation, pour le retrait de l'armée israélienne des territoires occupés en Juin 1967, et pour une paix juste entre Israël et l'Etat Palestinien qui doit exister.
" Le Parti communiste d'Israël lance un appel à tous les militants de la Paix et de la démocratie, Juifs et Arabes .
"Agissons ensemble, avec détermination , contre l'occupation et pour une paix juste, contre le racisme et la menace du fascisme ! "
Notre parti exprime sa solidarité avec le camarade Issam Mahoul et le parti communiste d’Israël
GENEVE : DES OPPOSANTS ISRAELIENS ET DES DIRIGEANTS PALESTINIENS S’ENTENDENT SUR LES CONDITIONS D’UNE PAIX DURABLE (autre artic)
Dans un accord, connu sous le nom d’accord de Genève, des responsables palestiniens et des opposants à la politique de Sharon, doivent signer le 20 novembre à Genève un texte qui résume,
selon ses initiateurs, les conditions à réunir pour une paix durable entre Israéliens et Palestiniens. Nous publions pour nos lecteurs des extraits du préambule de cet accord :
“Réaffirmant leur détermination de mettre un terme à des décades de confrontation et à un conflit et pour vivre dans une coexistence pacifique, une dignité mutuelle et une sécurité basée sur une paix juste, durable et compréhensive et accomplissant une historique réconciliation
Reconnaissant que la paix requiert la transition de la logique de guerre et de confrontation à la logique de paix et de coopération, et que des actes et paroles caractéristiques de l'état de guerre ne sont plus appropriés ni acceptables dans l'ère de la paix ;
Affirmant leur profonde croyance que la logique de paix exige un compromis, et que la seule solution viable est une solution de deux Etats basée sur les résolutions de l'ONU 242 et 338,
Affirmant que cet engagement marque la reconnaissance du droit du peuple Juif à un Etat et la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un Etat, sans préjudice aux droits égaux des citoyens des parties respectives.
Reconnaissant qu'après des années de vie dans une peur mutuelle et une insécurité, les deux peuples ont besoin d'entrer dans une ère de paix, de sécurité et stabilité, entraînant toutes les actions nécessaires des parties pour garantir la réalisation de cette ère ;
Reconnaissant à chacun d'eux le droit à une existence pacifique sécurisée à l'intérieur de frontières reconnues et sécurisées épargnée de menaces et d'actes de force ;
Déterminés à établir des relations basées sur la coopération et l'attachement à vivre côte à côte comme de bons voisins animés tous deux à contribuer séparément et ensemble au bien être de leurs peuples ;
Les 2 parties déclarent en conclusion du préambule que “l'accord marque la réconciliation historique entre les Palestiniens et les Israéliens, et pave le chemin de la réconciliation entre les Arabes du Monde et Israël et l'établissement de relations normales et pacifiques entre les Etats Arabes et Israël en accord avec les présentes stipulations de la Résolution de Beyrouth du 28 mars 2002 de la Ligue Arabe et résolus de poursuivre l'objectif de parvenir à une paix régionale faite de compréhension, contribuant ainsi à la stabilité, la sécurité, le développement et la prospérité dans la région”.
VENEZUELA : VERS UN SYSTEME PUBLIC DE SANTE INTEGRAL (internat)
Le président Hugo Chavez a assuré lors d'une réunion qui a eu lieu le 19-07-03 dans la capitale qu'au Venezuela, l'idée de la privatisation de la médecine est écartée car nous allons construire, à partir de la loi organique de la sécurité sociale, un système public national et intégral de santé. Des milliers de médecins bolivariens ont décidé à cette occasion d'appuyer la révolution dans cette croisade pour la vie et le bien-être des vénézuéliens.
L'âme de cette révolution, a expliqué le Président, est dans le peuple et dans les gens et non dans le paradigme du projet néolibéral en vigueur dans le pays. Il a salué la présence des milliers de médecins issus des classes moyennes qui ne se sont pas laissés contaminés par la contre-révolution. Ici, a-t-il dit, ceux qui sont réunis ont vécu les trente dernières années du XXème siècle, le naufrage du Venezuela et nous avons la force de faire émerger un nouveau projet national.
L'oligarchie, a affirmé Chavez, a tant affaiblit le pays que nous régressions de cent ans, à l'époque où chaque région avait un caudillo, une armée et se sentait autonome. A cause de cela nous n'avons pas de système de santé et l'heure est venue de le construire. Il a entériné l'accord du 17 juillet qui stipule la construction commune d'un système de santé public, national et intégral. Il a rappelé que parmi les mesures destinées à faire face à la dette sociale écrasante qui a érodé le processus bolivarien, il y a eu le Plan Bolivar 2000 auquel se sont joints des médecins civils et militaires et dans lequel ont été investis beaucoup de ressources et d'efforts. Il a signalé qu'une autre mesure avait été celle du pont aérien (Des milliers Vénézuéliens se font soigner Cuba) avec La Havane qui a été magnifique et a rendu l'espoir à des milliers de vénézuéliens. Un des derniers efforts, a-t-il ajouté, a été le Plan Barrio Adentro. Il s'agit d'une action différente puisqu'il remplit une double tâche : un but curatif et un regard sur l'avenir. Il s'agit en effet du projet pilote de construction d'un nouveau système de santé dont l'objectif est de garantir au peuple trois éléments essentiels : le médecin de famille, des services ambulatoires, des cliniques populaires et de grands hôpitaux généralistes qui aujourd'hui font face à de graves problèmes.
BOLIVIE : Après le sursaut populaire de LA PAZ Sanchez de Lozada est obligé de démissionner (intern)
La crise sociale qui a secoué la Bolivie durant des semaines avait été déclenchée à l'origine par les projets d'exportation du gaz bolivien vers les Etats-Unis, ce qui avait mis en colère de nombreux Boliviens qui craignaient qu'une bonne partie de la population ne tire pas profit de ce commerce.
En outre, les exportations devaient se faire par le Chili, ce qui avait accru la colère des Boliviens en raison d'un vieux différend frontalier entre les deux pays.
Sanchez de Lozada avait annoncé la suspension de ce projet mais cela n'a pas permis de calmer le jeu, le mécontentement populaire s'étant entre temps cristallisé sur une myriade d'autres points dans un pays où 60% de la population vit avoir moins de deux dollars par jour.
Malgré le soutien de l’armée le président, n’a pu faire face à la révolte des travailleurs et des paysans boliviens qui ont bravé la répression, qui a fait des dizaines de victimes, et réussi à mettre un terme pour le moment à une politique anti-populaire et de soumission à Washington.
Le mouvement social compte notamment à sa tête les populations d'origine indienne, qui ont accusé
le président de ne pas avoir su enrayer la pauvreté et d'avoir été encore appauvries par sa politique d'éradication de la culture de coca, menée avec le soutien des Etats-Unis.
Les racines de la colère et du ressentiment sont ancrées loin dans le passé dans cette nation enclavée où huit millions d'Indiens et d'esclaves sont morts dans les mines d'argent durant les siècles de la colonisation espagnole
Après le départ de Sanchez de Lozada, les travailleurs et les paysans boliviens restent sur leur garde et ont donné un délai de 90 jours au nouveau président pour qu’il abolisse différentes lois comme la loi 1008, qui est conçue contre ceux qui cultivent et travaillent la feuille de coca, la loi sur les hydrocarbures imposée par les transnationales. Il y a également le Code du régime fiscal, celui de la Sécurité citoyenne [loi sur le maintien de l'ordre], et d'autres lois, qui constituent la colonne vertébrale du néolibéralisme. Il y a enfin le décret 21060, qui établit le modèle néolibéral en Bolivie. Toutes ces lois et ces décrets doivent être annulés comme l’a précisé Felipe Quispe, un des acteurs principaux du soulèvement populaire, député du Mouvement indigène Pachakuti (MIP) et dirigeant de la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie