Face a une politique de classe rassembler autour d’une plate-forme de progrès toutes les couches populaires de notre peuple. (edito)
Le CNES (Conseil Economique et Social) vient de publier son rapport sur la conjoncture du premier semestre 2003. Il confirme que notre économie n’est soutenu que par le raffermissement des cours du pétrole et ne s’attend pas à une relance sérieuse et durable. Pour lui la situation de l’économie continue de nourrir de multiples inquiétudes. Les améliorations constatées dans le domaine des équilibres macro-économiques ou dans la situation des ressources publiques restent fragiles et ne sont pas à l’abri d’un retournement rapide de la conjoncture. Il confirme surtout que ces améliorations ne sont pas utilisées pour mettre un terme ni à la dégradation du secteur industriel ni à une situation sociale de plus en plus insupportable pour des millions d’Algériens. S’il se satisfait de quelques réalisations dans le domaine des infrastructures et au plan agricole obtenues grâce aux finances publiques, il est bien obligé de reconnaître que les entreprises industrielles continuent de végéter et que les investissements productifs tardent à venir.
Cette absence d’investissement productif, résultat d’une politique menée depuis plusieurs années est maintenant remarquée même par le vice-président de la Banque mondiale qui, répondant à une question d’un journaliste algérien lui demandant ce que devrait faire à son avis l’Algérie, a déclaré “l’incitation à l’investissement pour développer les secteurs hors hydrocarbures”.
Le CNES ou la Banque mondiale, inspiratrice pourtant de la politique actuelle feignent d’ignorer que ce refus d’investir ne relève pas d’une simple erreur de quelques fonctionnaires. C’est le résultat de toute une politique exigée par les puissances capitalistes et exécutée docilement par le pouvoir. Les conséquences de cette politique sont appelées à s’aggraver avec la prochaine mise en application des accords signés avec l’Union européenne ou l’adhésion de l’Algérie à l’OMC. Ce qui inquiète peut être la Banque mondiale, c’est la résistance à cette politique de la part des travailleurs et des couches populaires. Compter sur les fractions de la bourgeoisie qui partagent le pouvoir pour la changer n’est que pure illusion. Appeler à l’union des travailleurs et de leurs exploiteurs publics et privés autour d’un prétendu “pacte national de croissance “ comme le demandent certains responsables du CNES n’est rien d’autre qu’un appel à peine déguisé aux enseignants, aux sidérurgistes aux cheminots ou aux mécanos pour qu’ils cessent de lutter pour se défendre et défendre toute l’économie nationale. Ce ne sont pas les luttes des salariés qui augmentent le chômage et la misère. Ce ne sont pas leurs grèves qui sont responsables du marasme de nos entreprises ou de nos services publics. Les travailleurs conscients comprennent de mieux en mieux qu’il ne leur suffit pas de défendre leurs revendications sociales, encore que cela soit indispensable. Ils se rendent compte que si différents clans de la bourgeoisie se déchirent autour de la prochaine élection présidentielle, aucun d’entr’eux n’est prêt à renoncer à une politique, qui trahit les intérêts nationaux et dont ne tirent profit que les multinationales et les couches sociales qui leur sont soumises.
Rassembler autour d’une plate-forme de progrès (intertitre)
Ces travailleurs et toutes les
forces progressistes estiment à juste titre qu’il est temps d’opposer à ces
clans une autre politique en rassemblant autour d’une plate-forme de progrès
toutes les couches populaires de notre peuple. Il ne s’agit pas de rassembler
autour de vagues mots d’ordre sur la démocratie. A l’approche des élections
présidentielles certains candidats qui se réclament de la bourgeoisie
moderniste critiquent la gestion de Bouteflika mais ne remettent pas en cause
les orientations fondamentales de cette politique. De leurs côtés les
intégristes de Djaballah font aujourd’hui assaut de démagogie, veulent
apparaître comme les défenseurs des couches pauvres et critiquent même le FMI!
Ceux qui sont réellement soucieux de répondre aux aspirations fondamentales de
notre peuple ne doivent pas ignorer que celui-ci a besoin d’un changement réel
et profond. Tout programme qui ne se prononcerait pas nettement pour une lutte
sérieuse contre le chômage, pour un soutien réel à notre industrie sinistrée, à
notre école et à notre santé, pour la satisfaction immédiate des revendications
sociales les plus urgentes, toutes choses possibles si nos ressources
financières étaient autrement utilisées, ne serait que de la poudre aux yeux.
Un tel programme signifierait naturellement la fin de la répression tout azimut
et le respect scrupuleux de toutes les libertés démocratiques et syndicales
sans compter une lutte sans merci contre le danger intégriste et son bras armé,
toujours présent. Il est évident qu’un tel programme rassemblerait nos
compatriotes par millions et les perspectives qu’il offrirait donnerait un
espoir immense à notre peuple quelle que soit l’issue de la prochaine élection
présidentielle.
La
nuit du doute de Aréski Metref
Une
pièce douloureuse de vérité et optimiste (culture)
Avec
l'étroite coopération du Centre Dramatique de La Courneuve, en banlieue
parisienne, l'aide de nombreux intermittents du spectacle, Ahmed Khoudi, acteur
et metteur en scène venu du pays, a pu monter «La nuit du doute» suivie, à la
demande de Dominique Brodin, l'un des acteurs, de «Post-scriptum», un additif
bienvenu. L'auteur de cette pièce est
Areski Metref, poète, écrivain, dramaturge installé en France depuis 1993 et
journaliste pendant un temps au périodique Politis. Voilà pour les présentations.
«En
réaction du drame dans le drame dit-il, j'ai écrit La nuit du doute, une façon
de conjurer le destin et de
supplier les miens de tout tenter pour voir clair en eux (...) Je sais
seulement, ajoute-t-il, que le drame perdure et, pour autant, la vie ne
cesse de produire son humour et sa corrosion»
«Je
sais que ce texte (... ) dit-il
encore, ... résonne aux oreilles du monde moins comme un cri de désespoir
que comme un appel à la lumière, à la jeunesse, à la beauté, toutes choses qui
symbolisent 1’Algérie réelle prise en otage par les fossoyeurs et les
carnassiers» Cela ne résume pas la pièce, mais en donne l'esprit.
Comment
résumer l'intrigue ? Tout se déroule en une nuit dans l'espace réduit, d'un
hall d'hôtel miteux, vétuste, voué à la démolition Là, sont logés des gens
paumés: un marchand de sardines à la peau duquel s'accrochent les relents
repoussants de ce poisson; un fossoyeur qui traîne avec lui des effluents de
cadavres, un acteur plus ou moins raté, imposteur, escroc ; un professeur qui
enseigne l'histoire officielle, donc la mystification; l'employé de la
réception noyé dans la moisissure de ses murs ; une femme de ménage, accusée de
tous les maux, chargée de recueillir les gouttes d'eau que laissent s'échapper,
parfois, les robinets des quartiers populaires.
Tous ces personnages sont soumis quotidiennement aux tracasseries d'un
policier chargé de vérifier l'identité des résidents que l'un d'eux finit par
tuer et dont il faut faire disparaître le cadavre. Ils se perdent en d'interminables conjectures
alors que la femme deviendra avec courage la conscience éveillée face à la
lâcheté des hommes. La pièce devait se
terminer avec l'écroulement de l'hôtel sous l'action des bulldozers. Mais l'ajout de Post-scnptum au milieu
des ruines fait naître l'espoir d'un possible changement car rien n'est
immuable.
Ajoutons
la qualité du décor, des costumes et de l'interprétation des acteurs algériens
et français que nous ne pouvons tous citer ici.
«Je
souhaite, écrit aussi Arezki Metref, que
les spectateurs partagent, devant ce Post-scriptum le malaise qui m'a
étreint au moment où je l'ai écrit» Il fallait de la générosité, de
l'humilité et du talent pour oser écrire et dire ces choses là.
C'est
bien.
El Djezaïr 2003
Que cache cette année ? (national)
Sur l'initiative des pouvoirs français et algériens et sous l'égide de Hervé Bourges vient de se dérouler une année de l'Algérie, baptisée El Djezaïr 2003.
Beaucoup d'encre a déjà coulé et les commentaires sont incessants sur cette année qui devait être consacrée à faire connaître l'Algérie et sa culture en France. Des femmes, des hommes de toutes disciplines ont accepté de se produire sur les scènes de France et de Navarre, d'autres s'y sont refusés en se demandant de quelle Algérie il s'agit. La question mérite en effet, d'être posée.
Cette Algérie est-elle celle d'un pouvoir tenace dans la répression de ceux qui s'opposent à sa politique d'oppression, d'exploitation et d'abandon de la notion d'intérêt national ; celle d'un pouvoir qui, peu à peu mettrait les pieds dans le plat de la francophonie ou la francophilie, selon certains; celle d'un pouvoir qui, de concessions en concessions, ne cesse de s'ouvrir aux volontés des intégristes et des institutions impérialistes? Ou bien s'agit-il de cette Algérie qui continue de se battre avec ses chanteurs, ses musiciens, ses écrivains, ses acteurs, ses réalisateurs, ses dramaturges ses peintres et de bien d'autres encore qui sont donnés à voir et à entendre au cours des rencontres et autres spectacles de cette fameuse année ? Il s'est bien agi, généralement, de la seconde proposition.
Tahar Ouattar, qui a rompu après 1989 avec les idées de progrès pour épouser une étroitesse de jugement ou pour afficher sa sympathie envers les islamistes s’est opposé à El Djezaïr 2003. Son attitude ne mérite pas un long commentaire. D'autres, cependant, sans être conservateurs, ont refusé de s'y associer avançant des arguments souvent justifiés. Tout comme, du reste, ceux qui y participent en affirmant qu'il faut profiter de cette initiative, même si le pouvoir - dans le cadre de la préparation des prochaines élections présidentielles ? - est à son origine en utilisant toutes les tribunes qui se présentent pour faire connaître notre peuple et ses valeurs, nos hommes de talent, notre identité nationale. Mais aussi pour dénoncer tous les travers de la politique du pouvoir. C'est là un des aspects positifs.
Cette année 2003 s'achève. A l'aube de l'an 2004 un bilan pourra être établi et nous saurons qui en a tiré le plus d'avantages, du pouvoir ou du peuple français et des immigrés algériens, en réalité peu nombreux à avoir participé aux diverses manifestations culturelles.
Cependant, on peut d'ores et déjà penser que cette année ne laissera pas de traces indélébiles dans l'histoire des relations de la France et de notre pays.
Pour qu'ils se comprennent, pour rapprocher les peuples, il faudrait davantage que des expositions et des spectacles, même si ceux-ci sont indispensables. Il faudrait que les deux pouvoirs abandonnent leurs politiques qui ne servent, d'une part, que les profits des multinationales françaises et, d'autre part, ceux de la bourgeoisie compradore algérienne sans que, aucune d'elles, ne se soucie un seul instant des intérêts réels de leurs peuples.
Il est évident que cet objectif, celui de l'intérêt des peuples, ne peut être atteint que par la lutte unie des travailleurs, des démocrates et des progressistes.
Bouteflika à Séoul
Des jeux de mots embarrassants. (national)
Lors de son voyage au début décembre à Séoul, le président Bouteflika aurait déclaré, selon une dépêche de l’A.F.P., "L'Algérie soutient l'envoi de 3.000 soldats sud-coréens en Irak". Devant le tollé soulevé par ses dires, les services diplomatiques coréens et algériens, plus qu'embarrassés, ont tenté de corriger le tir en précisant que l'erreur proviendrait d'un défaut de traduction et d'un chevauchement de mots. Il est vrai que l'équitation n'est pas réservée aux seuls humains, la preuve !
Le Président aurait simplement déclaré à son homologue coréen Roh Moo-Hyun: "je comprends". Il nous faut donc essayer de comprendre ce que veut dire "je comprends". Ce mot ne veut-il pas dire j'approuve ? En tout cas, il n'a jamais signifié je désapprouve, je condamne. Il veut dire aussi je conçois, autrement dit marquer de l'indulgence. Or, avoir de la compréhension, ne pas désapprouver, n'est-ce pas le début du commencement de l'approbation ?
Tout compte fait, ce prétendu, cet étrange quiproquo n'en est peut-être pas un. Il suffit pour le déchiffrer, de se référer à la politique suivie jusqu'à présent par Bouteflika, qui, elle, n'est pas faite que de mots. Alors, l'étrangeté du quiproquo n'aura plus rien de bizarre. Deux autres questions permettront de mieux comprendre :
- Le Président n'a-t-il pas suffisamment démontré combien il est solidaire du peuple irakien?
- Le Président n'a-t-il pas suffisamment démontré combien il désapprouve la politique agressive des USA ?
Luttes des travailleurs
SNVI (Société Nationale de Véhicules Industriels)
Après de dures négociations avec la direction de cette entreprise, les travailleurs qui ont mené une grève durant une semaine, ont obtenu gain de cause. Si l'augmentation des salaires revendiquée initialement par le syndicat à 2000 dinars par mois n'a pas été atteinte, l'accord conclu les relève de 1 200 dinars. La direction qui avait présentée une première proposition d'augmentation de 600 dinars puis une seconde de 800 dinars a été contrainte de céder devant la fermeté des travailleurs qui ne renoncent pas à poursuivre leur combat pour la satisfaction des autres revendications dont notamment celle relative au statut particulier des ouvriers qui exercent leur métier dans des conditions pénibles.
9-12- 2003
Après une grève de huit semaines les enseignants du secondaire ont repris les cours
Après une grève qui a duré huit semaines dans les établissements du secondaire, les syndicats autonomes des enseignants ont décidé la reprise des cours. Cette grève suivie par 50 000 enseignants a été marquée par l'obstination du gouvernement en refusant tout dialogue avec les représentants des syndicats autonomes des enseignants (Conseil national des professeurs de l'enseignement secondaire et techniques -CNAPEST- et Comité des Lycées d'Alger -CLA-). Après des manoeuvres de division des travailleurs en s'appuyant sur la direction de la Fédération Nationale des travailleurs de l'enseignement UGTA, le gouvernement qui n'a pas répondu aux revendications essentielles des syndicats autonomes pour une revalorisation des salaires de 100% et la révision de la durée de service à 25 ans pour bénéficier du droit à la retraite, a été contraint toutefois de fixer les augmentations de salaires à 5 000 dinars (6 500 brut) pour les enseignants du secondaire et assimilés, à 3 200 dinars (4 000 dinars brut) pour ceux du moyen, et à 2 500 dinars (3 200 dinars brut) pour ceux du primaire. Devant l'insuffisance de ces augmentations, le mécontentement persiste parmi les enseignants.
Durant la grève le gouvernement et son ministre de l'éducation nationale ont eu recours à l'intimidation et à la répression policière pour briser la volonté des enseignants à poursuivre leur mouvement. Des radiations de l'enseignement ont même été prononcées contre des professeurs en grève. Des arrestations ont été également opérées parmi les grévistes Les tentatives ministérielles de dresser les élèves contre leurs professeurs ont échoué. Les lycéens des établissements de plusieurs villes ont manifesté leur solidarité avec leurs professeurs et ont protesté contre la répression qui les frappait. Certains d'entre eux ont été arrêtés par les forces policières puis ont été relâchés. Les lycéens ont aussi refusé dans plusieurs établissements de reprendre les cours qui étaient dispensés par des diplômés de l'université, en chômage, que le gouvernement venait de recruter pour briser la grève.
La solidarité aux grévistes s'est aussi exprimée chez les enseignants du supérieur au niveau de plusieurs universités.
Après l'arrêt de la grève, le gouvernement avait promis de lever toutes les radiations qui avaient été prononcées envers certains grévistes. Or, contrairement aux promesses, elles ont été maintenues pour des dirigeants du mouvement.
A l'issue de la réunion de son conseil national qui a duré 24 heures, le CNAPEST a lancé un appel pour la reprise des cours. Cet appel précise qu'il s'agit d'un gel de la grève. Son coordinateur national, Meriane Meziane, insiste qu'il ne s'agit pas d'un recul devant les revendications qui sont maintenues. "les dernières sorties de nos élèves dans les rues, a-t-il dit, nous ont touchés, ils nous réclament, et c'est pour éviter tout pourrissement que nous répondons à leur appel... La révolte des élèves pourrait entraîner des conséquences très dangereuses, que nous devons, par conscience professionnelle et dans l'intérêt de nos enfants, de calmer les esprits" Le CNAPEST exige cependant que toutes les sanctions et poursuites judiciaires dont sont victimes des enseignants soient levées et annulées.
D'autre part, à la suite de la suspension de cinq délégués, dont deux à Oran et trois à Alger, le CNAPEST a organisé à travers tous les établissements de l'enseignement secondaire une journée de protestation nationale. De son côté le CNES (le Conseil National de l'Enseignement Supérieur) a appelé les enseignants du supérieur a observé un arrêt de travail pour manifester sa solidarité aux enseignants du secondaire.
Les enseignants du Lycée Cheikh Bouamama (Encadré)
"Nous n'abdiquerons pas M. Ouyahia"
"Notre salaire nous interdit le rêve et l'espoir"
Après les menaces proférées à l'encontre des enseignants du secondaire en grève par le Chef de Gouvernement M Ouyahia, les professeurs du lycée Bouamama ont publié un article dont ci dessous des extraits :
"Les menaces proférées par vos soins, M. Ouyahia ne font que nous conforter dans notre détermination à poursuivre un combat juste, légitime et honorable. Nous avons été les dispensateurs d'un savoir dont vous n'avez pas tiré profit. Car nous avons inculqué des valeurs sûres inaliénables : l'honnêteté, le sens de la justice, la décence, la modestie et la dignité, Une dignité que nos élèves revendiquent pour nous, ils seront de ce fait les premiers à nous dire n'abdiquez pas car vous êtes nos modèles, vous nous avez appris à lutter pour une cause juste, à ne pas accepter l'arbitraire...
"Aujourd'hui, il est temps de poser le vrai problème. Qui est responsable de cette situation ? Nous ? Ou vous qui préférez les mesures coercitives au dialogue ? Vous qui prétendez museler un mouvement de protestation né d'insatisfactions profondes que nous avons refoulées combien d'années, préférant l'intérêt de nos élèves, nos enfants, ceux-là mêmes que vous comptez utiliser pour nous remplacer, oubliant qu'ils portent en eux les graines de la justice que nous leur avons inculquées.
"Vous ne réussirez pas à taire une voix venue des tréfonds de l'Algérie et qui vous dit "Non”! Nous ne céderons pas, il y va de notre dignité, de celle de nos élèves, de nos enfants, des générations futures qui nous regarderont comme les initiateurs d'un mouvement empli d'espoir, l'espoir de voir naître une société enfin débarrassée des carcans de votre immobilisme, de votre refus de liberté et de justice.....
"Nous sommes comme vous, la différence est que nous ne percevons pas le même salaire. Et notre salaire nous interdit le rêve et l'espoir. Alors devons-nous être punis pour cela ? Devons-nous être punis parce que nous réclamons notre part de rêve ?
"Non! Aucune loi de la République ne peut nous dénier ce droit. Parce que c'est un droit. Et pour cela nous nous battrons et continuerons à nous battre. Alors, M. le Premier Ministre, révisez vos classiques, car nous sommes, nous, imprégnés des valeurs d'égalité et de justice prônées par Voltaire Rousseau, et Nazim Hikmet dans leur combat contre l'absolutisme et l'intolérance.
"Aujourd'hui, en récompense de notre abnégation, de notre amour pour ce métier pourtant si ingrat, vous nous radiez d'un simple geste, d'une simple parole. Mais nous sommes fiers car nous ne sommes pas radiés pour notre incompétence. Vous vous débarrassez de nous car nous sommes votre mauvaise conscience, nous dérangeons parce que nous menons un combat contre la médiocrité érigée par vous en système. Nous refusons la médiocrité car nous ne sommes pas médiocres, Nous sommes à ce jour les garants d'une école combattante, d'une école qui grâce à nous n'a jamais plié, n'a jamais rien consenti. Que deviendra cette école sans nous ? Vous répondrez à cette question devant vos pairs, devant la société algérienne, devant l'opinion internationale. Nous sommes, quant à nous, en paix avec notre conscience .....
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE IRAKIEN
APRES L’ARRESTATION DE SADDAM
L’arrestation de Saddam soulage des millions d’Irakiens qui ont souffert de son régime et qui craignaient son retour au pouvoir. Mais elle ne saurait effacer les souffrances atroces subies par le peuple irakien qui ont été le fruit empoisonné de la politique de guerre et d’embargo menée durant plusieurs années par l’impérialisme américain avant la chute de Saddam. Après son arrestation les Irakiens demandent à être ses principaux juges et en Irak. Trahi par ceux-là même à qui il a tout donné, Saddam a été exhibé à la télévision d’une manière choquante pour de nombreux dirigeants arabes auxquels les impérialistes américains ont voulu montrer le sort qu’il leur serait réservé si, malgré les services rendus, ils se détournaient ou s’opposaient à eux. Après la capture de Saddam les dirigeants de Washington se sont bien gardés de rappeler comment ils ont soutenu totalement ce régime jusqu’à l’invasion du Koweït en 1990 alors que tout le monde savait déjà à cette époque que les communistes et autres progressistes irakiens étaient assassinés par milliers. C’est eux qui lui ont fourni les armes dont il avait besoin dans sa guerre destructrice contre l’Iran. C’est même eux qui, selon certaines informations, lui ont laissé croire un instant qu’ils ne l’empêcheraient pas d’occuper le Koweït, sachant par là qu’ils leur fournissaient un prétexte idéal pour s’implanter dans la région. Non les impérialistes américains n’ont pas à se plaindre de l’action de Saddam à la tète de l’Irak. Après cette arrestation des esprits naïfs pouvaient penser que leur “mission libératrice” était terminée et que Bush allait s’empresser de ramener ses boys à la maison. mais il a répété au contraire qu’ils sont là “le temps qu’il faudra” et continue de demander à ses alliés d’envoyer des troupes. Le Japon et la Corée du sud viennent d’ailleurs de lui donner satisfaction.
Il est pourtant clair pour tout le monde qu’il n’y a plus désormais aucun prétexte à leur présence en Irak puisque leurs propres experts ont déclaré depuis longtemps déjà qu’il n’y a pas d’armes de destruction massive dans le pays.
Les Irakiens et l’opinion progressiste avec eux constatent que l’arrestation de Saddam n’a pas mis fin aux exactions des troupes d’occupation. Les troupes d’occupation encerclent des villes entières et des quartiers de Bagdad, fouillent partout, tuent des innocents, arrêtent quotidiennement des dizaines de citoyens, terrorisent femmes et enfant. Ils n’ont réglé aucun des problèmes fondamentaux des Irakiens qui n’ont même plus d’essence dans un pays qui regorge de pétrole. Il est temps qu’ils s’en aillent.
Soutenons le peuple irakien et ses forces progressistes dans leur lutte pour un Irak souverain, uni démocratique, maître de ses richesses et débarrassé des troupes étrangères.
DECLARATION DE LA FEDERATION IRAKIENNE DES SYNDICATS DE TRAVAILLEURS (FIST)
SUR L'ATTAQUE BRUTALE DES FORCES D'OCCUPATION CONTRE SON SIEGE
Aux travailleurs et à la classe ouvrière irakienne
A l'opinion publique irakienne, arabe et internationale
A tous ceux épris de liberté, démocratie et de droits de l'homme dans le monde
Une dizaine de véhicules blindées et des dizaines de soldats des forces d'occupation américaine ont attaqué, le samedi 6 /12/2003 à 10h30, le siège temporaire de la Fédération Irakienne des Syndicats de Travailleurs ( situé au siège de l'Union du Transports et des Communication A Alawi Al Hilla dans le district AL Karkh à Bagdad). Huit dirigeants et cadres de la Fédération furent arrêtés et amenés menottés vers une destination inconnue.
Les assaillants ont saccagé et détruit les possessions de la Fédération et arraché les banderoles et les affiches qui condamnent les actes de terreur. Les noms du FIST et l'Union Générale des Travailleurs du Transport qui se trouvent sur la façade principale du bâtiment ont été ternis avec la peinture noire en brisant les vitres des fenêtres, sans avancer une raison ou une explication quelconque.
La FIST, qui est une des organisations des plus importantes de la société civile; et qui rassemble dans ses rangs des fils de la classe ouvrière, les constructeurs du nouvel Irak, le futur Irak démocratique, condamne fermement cet acte injuste terrorisant commis par les forces de l'occupation qui vise des cadres et des dirigeants syndicaux connus pour leur combat contre la dictature honnie.
Tout en appelant à la libération immédiate de nos collègues détenus et condamnant toute tentative de lancer de nouvelles attaques contre les centres syndicaux ou d'opérer de nouvelles arrestations de dirigeants syndicaux, nous affirmons que la classe ouvrière irakienne ne pardonnera pas cette agression qui constitue une violation flagrante de la démocratie et des droits de l'homme.
Nous appelons donc toute les forces de bonne volonté de notre peuple, ainsi que les organisations syndicales arabes et internationales à prendre une attitude ferme contre cet acte et appelons à la libération immédiate de tous les détenus, une compensation pour les dommages infligés à nos collègues et au siège de la FIST qui ont résulté de cette agression.
Le Bureau Exécutif
La Fédération Irakienne des Syndicats des Travailleurs (FIST)
6/12/2003
GREVE DES ENSEIGNANTS DU SECOND DEGRE
CONTINUER LA LUTTE POUR CONSOLIDER LES ACQUIS (National)
Pour la première fois les enseignants du secteur public en arrivent à exprimer leur ras-le-bol de la situation sociale et professionnelle qui est la leur par des grèves indépendantes des syndicats de travailleurs de l'éducation affiliés à l'UGTA. Cela s'est fait sous la direction de deux nouvelles organisations, dénommées la CNAPEST et le CLA
Les enseignants ont demandé une revalorisation des salaires à hauteur de 100%, l'abaissement de l’âge des retraites de 32 à 25 années de service, ainsi que l'ouverture de financements pour de nouveaux postes, pour concrétiser les promesses faites par le ministère.
Le taux de participation des enseignants à ces grèves a été variable d'une wilaya à l'autre. Parfois très élevé dans certaines wilaya, d'autre fois moindre, suivant les avancées de l'organisation et le degrés d'activité et de coordination entre les établissements.
C'est un fait que ce mouvement s'appuie sur des avancées et des pas importants franchis dans le secteur des travailleurs de l'éducation. Il s'inscrit dans le cadre de la formulation des doléances et plaintes concernant les problèmes croissants que connaît ce secteur, et le délabrement accéléré du statut des enseignants quelle que soit leur catégorie, du primaire en passant par l'enseignement moyen, au secondaire.
Les enseignants sont de plus en plus sensibles à la chute de leur pouvoir d’achat et à l'injustice, du fait que le pouvoir refuse de leur accorder des augmentations de salaires comparables à ce qui a été arraché dans d’autres secteurs.
La colère des professeurs du secondaire et du technique a éclaté après les comportements et les tergiversations de la fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE), affiliée à l'UGTA et face à l’attitude du ministère de l’éducation nationale.
Les enseignants ont déclenché une grève qui a duré des semaines et ont exigé du pouvoir la satisfaction de leurs revendications.
Effrayés par l’enjeu le ministre a utilisé tous les moyens, y compris la répression, pour gagner du temps, diviser ses adversaires et laissé pourrir les choses pour prétendre que les enseignants voulaient sacrifier les lycéens. Après avoir accepté de revaloriser quelque peu les salaires, il a refusé toute discussion avec les représentants des grévistes, sous prétexte que leurs syndicats étaient illégaux et a exigé la reprise du travail sous peine de radiation. Il est trop tôt pour tirer toutes les leçons de cette grève mais on peut déjà tirer quelques enseignements.
Cette grève a montré que les enseignants sont décidés à se battre fermement pour mettre un frein à la dégradation de leur pouvoir d’achat face à un pouvoir autoritaire et antipopulaire Ils exigent également de meilleures conditions de travail par la création de nouveaux postes dans les lycées de façon à mettre un terme aux classes surchargées qui portent atteinte à la qualité de leurs enseignements. Ce sont ces conditions de travail insupportables qui pourraient expliquer leur revendication d’une retraite après 25 ans de service.
Dès la création des nouveaux syndicats des discussions intenses se déroulent au sein du corps enseignant. La fin de la grève n’a pas mis un terme à ces discussions. Comment renforcer le syndicat à la base, c’est à dire dans chaque établissement? Comment aider les enseignants du moyen et du primaire à défendre eux aussi leurs revendications? comment élargir la solidarité? Comment enfin rassembler tous les enseignants pour construire une force avec laquelle il faudra compter?
LES ENSEIGNANTS FONT FACE A UN POUVOIR DE CLASSE (intertitre)
Les enseignants font face à un pouvoir de classe dont les objectifs, conformes aux directives du FMI consistent à rogner toujours plus les crédits consacrés à l’école publique et à ses enseignants pour favoriser le développement d’une école privée et d’un enseignement à deux vitesses. Ils ont besoin de défendre non seulement leur pouvoir d’achat mais ils sont aussi les premiers intéressés aux questions qui touchent toute l’éducation nationale (programmes, objectifs, organisation des enseignements etc.). Ils sont les plus intéressés à défendre l’école publique.
Unis, ils pourront plus facilement imposer un point de vue étudié et discuté démocratiquement y compris avec les parents d’élèves, les syndicats des autres travailleurs et toute l’opinion publique progressiste. L’avenir de l’enseignement ne peut être laissé à des technocrates qui décident d’une manière autoritaire dans un domaine aussi important.
Il est clair que l’apparition de ces nouveaux outils syndicaux qui s'emploient à la représentation des enseignants du secondaire et du technique, et à la défense de leurs revendications sociales et professionnelles, constitue un important pas en avant enregistré par les enseignants de ce secteur. C'est un pas qui montre l'envie et la volonté de dépasser les stagnations du travail syndical de l'organisme inféodé à l'UGTA, mais aussi des autres organismes. L’attitude de Sidi said, qui en pleine grève a déclaré que les discussions sur les salaires sont une prérogative de la Centrale et non des fédérations ne peut que renforcer cette volonté. Par ses déclarations scandaleuses, le secrétaire général de l’UGTA apporte non seulement de l’eau au moulin de Benbouzid mais critique même l’action de la FNTE et des autres fédérations de l’UGTA!
Benbouzid et le gouvernement Ouyahia, soutenus par Bouteflika ont montré à l’occasion de cette grève en quoi consiste pour eux le dialogue. Non contents d’avoir fait matraquer enseignantes et enseignants, mobilisé les tribunaux pour intimider les grévistes, utiliser la télévision pour déferler des mensonges, ils n’ont pas hésité à radier des milliers de professeurs.
La bataille menée courageusement par les enseignants continue. Les acquis obtenus, même s’ils ne correspondent pas à tous leurs souhaits les encourageront à continuer la lutte en tirant toutes les leçons de cette grève. Il est certain que leur mouvement qui bénéficie de la sympathie de leurs élèves et de leurs parents a besoin d’un soutien plus fort de tous les travailleurs de notre pays. Les forces progressistes et tous ceux qui luttent pour que l’avenir de nos enfants ne soient pas sacrifiés exigent dans l’immédiat la levée de toutes les mesures répressives à l’encontre des professeurs à qui ils renouvellent toute leur solidarité.
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
L’accord signé à Genève en présence de plusieurs centaines de personnalités israéliennes et palestiniennes et de nombreux invités américains, européens et arabes a été conclu par des dirigeants de l’opposition israélienne et par des dirigeants palestiniens, qui bien que n’engageant pas l’Autorité palestinienne bénéficie du soutien de Yasser Arafat. N’étant pas un accord officiel entre l’Etat hébreux et le gouvernement palestinien il ne peut voir le jour qu’après l’arrivée au pouvoir de ses initiateurs israéliens. Mais le soin mis par les négociateurs de Genève à préciser jusque dans les détails la majorité des questions à résoudre fait que personne en Israël, en Palestine et ailleurs ne peut ignorer ce nouveau “plan de paix” dans la mesure où il constitue une sérieuse alternative à la politique d’Ariel Sharon et qu’il pourrait servir à l’isoler aussi bien à l’étranger qu’en Israël même.
Sa politique est contestée maintenant même par des anciens responsables militaires qui avouent publiquement qu’il est impossible de soumettre le peuple palestinien et qu’il est urgent de changer
radicalement de politique. Il reste que tout optimisme démesuré n’est pas de mise. Le peuple palestinien continue de souffrir quotidiennement. L’armée de Shron multiplie assassinats et destructions. Le mur de la honte continue à être édifié. Les puissances impérialistes et Bush en particulier continuent de bavarder sur la “feuille de route”, parlent d’Etat palestinien mais ne font rien pour mettre un terme à l’occupation. Il est donc nécessaire pour tous les amis du peuple palestinien de continuer à soutenir ce peuple courageux tout en prenant acte de la volonté de paix de certaines forces politiques israéliennes, qui comprennent de mieux en mieux que seule la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien peut mettre un terme à une guerre préjudiciable aux deux peuples israélien et palestinien
Les points forts de l'accord de Genève (2ème article)
Le texte de l'accord paraphé le 2 décembre par les deux ex-ministres Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, déjà initiateurs des accords d'Oslo, comporte une soixantaine de pages et 17 articles dont nous résumons ici quelques points importants.
1)Reconnaissance réciproque
Israël reconnaît un Etat palestinien (la Palestine) qui reconnaîtra Israël. Les deux parties reconnaissent ces Etats comme les patries des deux peuples.
2)Frontières
Le tracé des frontières est basé sur les lignes du 4 juin 1967. Selon une carte incluse dans l'accord, les Palestiniens obtiennent environ 97,5 % des territoires occupés par Israël en 1967 (dont toute la bande de Gaza) et, en contrepartie des 2,5 % restants (situés en Cisjordanie), reçoivent des territoires d'une superficie égale en Israël.
3)Colonies
Les colons habitant les territoires sous souveraineté palestinienne seront réinstallés en Israël. Bâtiments et infrastructures seront remis intacts à l’Etat palestinien.
Selon la carte, la plupart des colonies seront évacuées (il y a environ 160 implantations regroupant quelque 300 000 résidents), à l'exception de celles composant le bloc du Goush Etzion, au sud de Jérusalem, et de certaines implantations à la périphérie de Jérusalem-Est ou limitrophes du territoire israélien.
4)Réfugiés palestiniens
Les deux parties reconnaissent "la nécessité d'un accord mutuel sur la question des réfugiés". Le texte ne mentionne pas de " droit de retour " mais il fait référence aux résolutions 194 et 242 de l'ONU ainsi qu'à l'initiative de paix arabe en indiquant qu'elles constituent " la base de la résolution de la question des réfugiés palestiniens ayant fui ou ayant été chassés de chez eux durant la première guerre israélo-arabe de 1948 et de leurs descendants ", soit près de quatre millions de personnes.
Les réfugiés pourront s'établir dans le nouvel Etat palestinien ou dans des pays tiers. Certains pourront revenir en Israël, mais L’Etat israélien sera seul souverain pour décider du nombre.
5)Jérusalem
Israël et L’Etat palestinien auront leurs capitales " dans les secteurs de Jérusalem placés sous leurs souverainetés respectives ".
Selon les cartes, les Palestiniens auront la souveraineté sur la Vieille Ville, située dans la partie orientale de la ville, à l'exception du quartier juif et du Mur des lamentations.
Presque tous les quartiers de colonisation juifs créés depuis 1967 dans la partie est seront sous souveraineté israélienne.
L'esplanade des Mosquées sera sous souveraineté palestinienne avec un libre accès, supervisé par une force internationale, pour toutes les autres confessions, mais les juifs n'auront pas le droit de prier sur ce lieu, qu'ils appellent le mont du Temple. Les fouilles archéologiques ne seront pas autorisées sur le site sans accord des deux parties.
6)Une force multinationale sera créée pour garantir l'application de l'accord.
La Palestine sera un Etat démilitarisé et les passages frontaliers seront supervisés par la force multinationale.
7)Prisonniers
Tous les détenus palestiniens emprisonnés avant mai 1994 pour des actes liés au conflit seront immédiatement libérés, ainsi que tous les enfants, les femmes et les détenus en mauvaise santé.
Les Palestiniens emprisonnés après mai 1994 seront libérés dans les 18 mois suivant l'entrée en vigueur de l'accord, sauf dans des "cas exceptionnels" non précisés.
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REACTIONS PALESTINIENNES ET ISRAELIENNES à l’accord de Genève (3èm article)
En dehors des camps de réfugiés où une majorité s’oppose à un accord qu’elle accuse d’oublier les réfugiés les réactions dans les territoires palestiniens vont de l'indifférence au scepticisme.
Pour le Dr Haydar Abdel Chafi, figure populaire et respectée qui fut chef de la délégation palestinienne à la Conférence de Madrid, en 1991. "Sharon et son gouvernement restent visiblement attachés aux revendications du premier congrès sioniste mondial de Bâle, en 1896. Il n'a pas abandonné sa vision d'un grand Israël de la Méditerranée au Jourdain, et s'emploie à le réaliser. Comment expliquer autrement la poursuite acharnée, méthodique de la colonisation ? Tant qu'il n'y aura pas un engagement clair de la part d'Israël à mettre un terme à cela, il n'y aura aucune raison d'avoir confiance, dit-il
Pour les Palestiniens favorables à l’accord, Genève fait la démonstration irréfutable de l'existence d'une sortie politique, pacifique du conflit.
Le Fatah, mouvement du président Arafat et du premier ministre, Ahmed Qoreï, a annoncé dans un communiqué sa décision de ne pas apporter son soutien officiel à l'initiative de Genève en participant aujourd'hui à sa cérémonie de signature. Il estime que l'initiative exige " d'être radicalement modifiée et amendée sur les questions de Jérusalem et des réfugiés, pour pouvoir être considérée comme une base de discussion à toute solution future du conflit".
Le Parti du Peuple Palestinien reconnaît les lacunes et les insuffisances de cet accord sur les questions du statut final, telles que l'ignorance de la responsabilité d'Israël dans la catastrophe qui est arrivée au peuple Palestinien, l'omission d'une référence au droit au retour que clarifie la résolution 194 limitant de cette façon la responsabilité d'Israël à la possibilité d'absorber seulement un nombre de réfugiés qui est égal à une moyenne qui serait absorbée par un troisième pays, l'annexion à Israël de la majorité des poches où se sont installés des colons à l'intérieur du territoire échangé, la position avec la question de Jérusalem où de facto sont retenus, les changements démographiques et géographiques créés par l'occupation israélienne de Jérusalem Est.
" Toutefois, le Parti du Peuple Palestinien considère avec une grande importance la possibilité de construire de cet accord qui est basé sur la prise en considération des bases de juin 1967 pour la définition des frontières entre les Etats de Palestine et d'Israël, l'évacuation de colonies y compris celle d'Ariel, la reconnaissance de la souveraineté Palestinienne sur la vieille ville de Jérusalem et sur d'autres parties de la ville, et le rappel de la résolution 194 dans le préambule, particulièrement quand il relate la question des réfugiés Palestiniens.
“L'accord doit être utilisé comme un mécanisme pour un mouvement politique au moment où Israël, avec le soutien des Etats Unis et sous sa protection, poursuit ses plans pour engloutir les territoires Palestiniens, pour déplacer les Palestiniens, et pour faire avorter leurs droits nationaux, jusqu'au moment où le reste de la communauté internationale sera en mesure de pousser en avant des initiatives
Du coté d’Israël, la droite considère les négociateurs israéliens comme "des traîtres" et rejette violemment l'initiative des pacifistes. Le Parti travailliste dont plusieurs élus sont signataires de Genève, et profondément divisé, a adopté un "plan de paix" basé, sur le retour aux frontières de 1967, mais avec conservation par Israël de Jérusalem-Est et des colonies proches, aucun retour de réfugiés, et poursuite de la construction du mur de séparation.
Pour le parti communiste d’Israël, L' "Accord de Genève " initié par les partisans du camp de la paix des Israéliens et des Palestiniens, et particulièrement du Dr Yossi Beilin tout comme des membres de l'Autorité Palestinienne, est une preuve convaincante que la barrière à la paix est l'occupation du gouvernement Sharon. Le document prouve le contraire de ce qui était exprimé dans le passé par la droite et l’armée et souvent entendu " il n'y a pas d'alternative ", car l'effusion de sang peut être arrêtée. Du côté Palestinien, le document prouve qu'il y a un interlocuteur pour discuter,
Contrairement " à la feuille de route " américaine, l’accord de Genève " ne met pas la charrue avant les boeufs et ne commence pas avec une liste d'exigences de Bush et Sharon pour " éliminer la terreur ". Le point de départ de l' "Accord de Genève " est la fin de l'occupation, le retrait (israélien) des territoires capturés en 1967 (avec des échanges mineures de terre), l'évacuation des colons (israéliens) et l'établissement d'un Etat Palestinien indépendant à côté d'Israël.
forum social européen : des dizaines
de milliers rassemblés contre la mondialisation impérialiste (internation)
le forum social européen a rassemblé au mois de
novembre dernier plus de 50.000 personnes en France pour débattre pendant
quatre jours d'une "autre Europe possible” Après celui de Florence en
Italie il y a un an, ce forum a accueilli ses participants dans les 250
séminaires, les 55 conférences plénières et une centaine d'ateliers.
Des représentants de 60 pays et plus d'un millier
d'organisations - syndicats, associations politiques, humanitaires,
religieuses, professionnelles - se sont répartis entre les quatre cités hôtes
du Forum social européen: Paris, Bobigny, Ivry et Saint-Denis.
Comme celui de Florence en 2002 les participants jeunes pour la plupart ont discuté dans une atmosphère studieuse et enthousiaste des grands problèmes qu’affrontent les travailleurs et les peuples du monde. Ils se sont prononcés contre la mondialisation et les guerres impérialistes, et ont exigé une “Europe de la paix et de la justice" ou encore "Le droit à la santé face à la globalisation" Les débats ont repris les grands thèmes défendus par le mouvement anti-mondialisation depuis plusieurs années en les adaptant au contexte social européen. La politique des puissances impérialistes et celle des institutions qu’elles dominent comme le FMI ou l’OMC furent dénoncées. La solidarité avec le peuple irakien et le peuple palestinien fut réaffirmée. Le forum s’est terminée par une manifestation qui a rassemblé plus de 100000 personnes à Paris.
Contribution du représentant du P.C. de Grèce à la rencontre des Partis communistes à la veille du Forum Social Européen, à Paris le 9/11/2003 (internat)
Dans cette contribution, le P.C. de Grèce déclare notamment “Notre Parti accorde une grande importance aux initiatives qui favorisent la coordination et l'action commune des Partis communistes et ouvriers, particulièrement pour faire face aux grands événements internationaux, nous sentons que ce chemin nous rend plus efficaces dans notre effort à rallier de larges forces, pour forger l'unité la plus vaste possible et affronter le capital monopoliste et l'impérialisme
Aujourd'hui, les signes d'une méfiance populaire et d'hostilité contre la politique de l'UE et de l'OTAN sont plus visibles, les luttes populaires et la résistance ont grandi en force. Mais au même moment, les pressions et la manipulation des forces sociales et mouvements deviennent toutes plus étouffantes et plus fortes, et cela est plus évident dans le processus de ce FSE plus que l'an dernier.
Ces luttes prennent place avec la contribution significative des communistes, des forces et mouvements anti-impérialistes, Elles ont été seulement possibles parce qu'il y avait des forces qui ont résisté aux pressions à la soumission, qui ont rejeté la corruption du "dialogue social" et la collaboration de classe, n'ont pas courbé le dos devant la "Realpolitik" du consensus néo-libéral suivi à la fois par les conservateurs et les sociaux-démocrates. Est-ce accidentel que ce nouveau radicalisme, les mouvements et luttes ont émergé au déclin et à la défaite des gouvernements Centre - gauche, et comme un résultat de leurs impasses ? La profondeur de la crise économique et de la récession prolongée nourrissent l'agressivité impérialiste. Les pôles majeurs de l'impérialisme, s'unissent contre les peuples comme c'est le cas à Cancun, mais pas pour servir. Les contradictions inter - impérialistes remontent durement à la surface durant la guerre en Iraq, conduisent à une nouvelle phase aiguë à la fois entre les deux rivages de l'Atlantique tout aussi bien qu'à l'intérieur de l'UE elle même. Cela s'est exprimé à la fois sur le traité constitutionnel et sur les questions relatives à l'armée UE et au CFDP.
Après avoir passé en revue les différentes luttes qui ont eu lieu dans la dernière période, la contribution indique :
“la poursuite des alternatives orientées vers les intérêts des travailleurs avec une démarcation claire de la sociale - démocratie, a maintenant un plus grand écho, un point de départ plus avancé.
Ainsi est-il plus urgent et nécessaire, la tâche des communistes étant d'éclairer le chemin du socialisme, de rendre visible la perspective socialiste dans notre action quotidienne, nos propositions, notre projet politique.
Après tout, la question de la perspective n'est pas seulement posée par nous : elle est aussi posée par les évolutions elles-mêmes qui assignent une position centrale entre le travail et le capital. Ceci est manifesté dans tous les aspects de la lutte des classes.
Elle est exprimée dans l'agressivité grandissante de l'impérialisme, dans les menaces contre Cuba, la RDPR de Corée, le Laos. Elle est évidente autour des relations de travail dans les usines- particulièrement dans les conditions de décroissance du taux de profit. Nous l'observons dans l'anticommunisme sauvage qui accompagne les limitations des droits démocratiques. Elle peut être vu dans les modifications réactionnaires du système politique. Elle pose son cachet dans le réactionnaire projet de la " constitution UE ", dans la militarisation grandissante et le militarisme. Elle est évidente dans les changements opérés dans les partis de la bourgeoisie, comme elle est aussi dans les discussions ou processus autour de la création de nouveaux partis, à la fois au niveau national et européen.
Dans ces conditions, nous sentons le besoin à clamer haut notre identité communiste, pour affirmer le rôle du Parti communiste, pour garder ouverte l'option d'une rupture potentielle avec l'UE. Ceci est orienté avec le changement dans le rapport des forces dans chaque pays”..
Après avoir rejeté l’idée de parti européen que l’UE veut imposer aux Etats membres, le parti communiste de Grèce se prononce pour la coopération entre les partis communistes et les partis de gauche radicaux.
Ces
USA : PLUS DE 400 milliards de dollars pour la guerre (internat)...
Le budget de la défense des USA pour 2004 a encore
augment. Il passe à 401 milliards de dollars, non compris les 87 milliards
votés récemment par le congrès pour les opérations en Afghanistan et en Irak.
L'énorme budget de la Défense avait été approuvé presque à l'unanimité le 12 novembre par le Congrès, à majorité républicaine. D'un montant de 401,3 milliards, cette enveloppe est supérieure de 1,2 milliard au montant requis par le président Bush et représente une augmentation de 2% (8,4 milliards) par rapport à celle de 2003 qui avait déjà bondi de près de 20%.
Ses trois grands volets portent sur des commandes d'armement et d'équipement (74,2 milliards), la recherche et le développement (63,4 milliards), ainsi que le fonctionnement et l'entretien (114,4 milliards). Le texte donne le feu vert à la recherche de têtes nucléaires de moins de cinq kilotonnes de puissance, interdits depuis dix ans.
Il prévoit en outre d'affecter 9,1 milliards de dollars à la défense antimissiles, soit une augmentation de 17% par rapport au budget 2003. "Nous devons avoir les outils et la technologie pour défendre efficacement notre peuple", a expliqué M. Bush.
Contrairement aux déclarations mensongères de Bush, selon lesquelles de telles dépenses sont nécessaires à la sécurité des Américains, ces centaines de milliards ne serviront qu’à enrichir les grands patrons des usines d’armement, aiguiseront les contradictions avec les autres puissances impérialistes et aggraveront sans aucun doute les menaces sur tous les peuples et sur la paix mondiale
La
contribution de Cuba à l’autolibération de l'Afrique est fantastique
(internation)
. Le célèbre analyste politique nord-américain Noam Chomsky déclare
qu'«elle
s'est faite en dépit du pouvoir concentré du monde» . Toutes les puissances
impérialistes ont tenté de l'empêcher
Le 28 octobre 2003, le professeur Noam Chomsky se trouvait à Cuba pour
participer à la 3ème Conférence des Sciences sociales d'Amérique latine et
de la Caraïbe (CLACSO).
Il a été interrogé par Radio-Havane sur plusieurs questions d’actualité.
A la
question sur le rôle de Cuba en ces temps de domination mondiale
nord-américaine il répond ainsi : “Cuba est devenue un symbole de résistance
courageuse face à l'agression.
Depuis 1959, Cuba a été la cible de l'agression de la superpuissance de l'
hémisphère. Elle a été envahie et a dû faire face à la terreur, probablement
bien plus que n'importe quel autre pays du monde, et sur le plan économique
elle s'est vue imposer une camisole de force déclarée illégale par tous les
organismes mondiaux d'envergure. Elle a été la cible du terrorisme, de la
répression et des accusations, mais elle survit.
Passant en revue toute une liste de révélations et de problèmes que Cuba
posait et qui faisaient qu'il fallait l'attaquer, un analyste spécialiste du
renseignement a signalé que «l'existence même du régime de Castro est en soi
un défi aux politiques des Etats-Unis qui remontent à plus de 150 ans.» Il
ne parle pas des Russes mais de la doctrine Monroe, selon laquelle nous
sommes les maîtres de cet hémisphère. Il faut ajouter que le danger réside
dans le fait que Cuba propose un modèle que d'autres voudraient adopter. C'
est cela qu'on appelle «agression communiste». Il y a un modèle que quelqu'
un veut imiter. Il faut détruire le virus.
Tel est le cas de Kissinger qui, la veille de l'autre 11 septembre, celui de
1973 (coup d’Etat du Chili ndlr), était préoccupé par la contagion que la victoire
démocratique et les
programmes sociaux d'Allende risquaient de disséminer, non seulement en
Amérique latine, mais jusqu’en Italie, où les Etats-Unis menaient en même
temps des opérations subversives à grande échelle dans le but de saper la
démocratie italienne, à tel point qu'ils en sont même arrivés à apporter
leur soutien aux partis fascistes italiens.
Oui, Cuba est le symbole d'un défi efficace qui donne lieu à cette hostilité
empoisonnée. L'existence même du régime, indépendamment de ses actions et du
fait qu'il ne se soumet à aucune puissance, est un défi inacceptable pour le
reste du monde. C'est un symbole de ce qu'il est possible de faire sans
tomber dans les extrêmes. C'est encore la preuve du fait que ce sont ceux
qui souffrent des situations les plus difficiles qui arrivent à faire ce que
les autres ne peuvent pas faire.
Il ne faut pas oublier, par exemple, le rôle qu'a joué Cuba dans la
libération de l'Afrique. C'est un succès étonnant qui a pourtant été
quasiment gommé. On trouve maintenant des travaux sur cela dans les milieux
intellectuels, mais la contribution de Cuba à l’autolibération de l'Afrique
est fantastique. Et elle s'est faite en allant à l'encontre de tout le
pouvoir concentré du monde. Toutes les puissances impérialistes ont tenté de
la bloquer. Mais cela a finalement abouti et la contribution de Cuba a été
unique. C'est encore une raison pour haïr Cuba. Le simple fait que des
soldats noirs cubains soient arrivés à repousser une invasion sud-africaine
en Angola a répercuté comme un écho sur tout le continent. Les mouvements
noirs y ont trouvé une source d'inspiration. Les Blancs sud-africains ont
été affectés sur le plan psychologique par le fait que les forces
sud-africaines pouvaient être mises en déroute par une armée de Noirs. Les
Etats-Unis en étaient furieux. L'analyse de ce qui s'est passé pendant les
deux années suivantes permet de constater que les attaques terroristes
contre Cuba ont empiré”.
SONATRACH . UN ENDETTEMENT TOUT AZIMUT (national)
Sonatrach ne cesse de s’endetter auprès des banques américaines et européennes pour, disent ses responsables, se développer. En octobre, Eximbanq lui a ouvert une ligne de crédit d’un milliard de dollars. Ce milliard s’est ajouté à plus de 3 milliards d’euros fournis par les banques européennes durant l’année 2003. On nous dit que cet argent est indispensable pour financer les projets de la société durant les 5 prochaines années. Il s’agirait de porter la production de pétrole à 1500000 bj et augmenter l’exportation de gaz de 40% pour atteindre 85 milliards de mètres cubes à l’horizon 2007. Sonatrach voudrait également augmenter ses capacités de transport en achetant des navires pour le transport du gaz de pétrole liquéfié. Comme d’habitude on nous présente ces crédits comme une marque de confiance vis à vis de notre pays et de Sonatrach en particulier. Les banques n’ont pas exigé dit-on la garantie de l’Etat algérien et on nous dit aussi que les taux d’intérêt sont faibles. Bref, il n’y aurait pas de quoi s’inquiéter. Si personne n’ignore qu’une grande ou petite société a besoin parfois d’un crédit pour s’équiper, se moderniser pour ne pas rester à la traîne, il n’est pas possible de sous-estimer les dangers d’un endettement aussi important pour une compagnie aussi importante que Sonatrach. Tout le monde sait que la stratégie des milieux financiers internationaux consiste à cribler de dettes de nombreux pays pour leur imposer ensuite directement ou par FMI interposé des politiques qui les ont ruinées. Notre pays lui-même n’est-il pas soumis au FMI depuis 1994, avec la complicité du pouvoir, suite à son incapacité à faire face à l’époque au service de la dette? Même si la dette a un peu diminué aujourd’hui, est ce une raison pour emprunter autant de milliards en une seule année? et qu’on ne vienne pas nous dire que la non-garantie de l’Etat pour ces emprunts nous protège en quoi que ce soit. La Sonatrach sera d’abord obligé de payer ses créanciers quels que soient ses revenus et les rentrées financières diminueront obligatoirement, y compris dans le domaine fiscal, surtout en cas de chute des prix des hydrocarbures. Quand on sait que nos ministres des finances répètent en permanence que cette chute est prévisible et qu’ils ne prévoient jamais eux-mêmes un prix du baril au dessus de 19 dollars on peut se demander comment nos dirigeants peuvent autoriser de tels emprunts. Veux-t-on créer une situation telle que Sonatrach soit obligée tôt ou tard de passer sous le contrôle des géants du pétrole et de la finance? Les travailleurs de l’énergie et les patriotes qui s’opposent fermement aux projets de Khellil de démanteler cette entreprise et la privatiser ne resteront pas les bras croisés devant une stratégie aussi aventuriste. Ils exigeront des discussions sérieuses sur la stratégie de développement de Sonatrach et sur les financements appropriés qui ne doivent en aucun cas créer les conditions de son affaiblissement ou de sa privatisation. Les travailleurs et leurs syndicats, les cadres honnêtes de Sonatrach, les forces progressistes et tous ceux qui ne veulent pas que nos ressources énergétiques soient bradées aux multinationales doivent renforcer leur mobilisation pour que ces ressources restent propriété de la nation et qu’elles servent à développer notre pays et non à remplir les coffres forts des grandes banques internationales et les poches d’une minorité d’Algériens complètement soumise à leurs
LOI DE FINANCES 2004 (national)
Dans les grands pays capitalistes, ceux-là même qu’admirent nos gouvernants et nos opportunistes, la discussion du budget dure des mois au parlement et ce quelle que soit la force de la majorité ou celle de l’opposition. La politique des gouvernements, les perspectives de croissance ou de récession envisagées, les recettes et les dépenses prévues dans chaque secteur du projet de loi de finances sont détaillées au vu et au su de tout le monde et tous les groupes parlementaires se déterminent sur chaque question et montrent à ce moment au service de quelle classe ils agissent. Il est évident que dans ces grands pays capitalistes, dominés par la grande bourgeoisie, les limites de l’exploitation ne tiennent qu’aux luttes des travailleurs et à l’action des députés qui défendent leurs intérêts. Chez nous, tout est différent. Le gouvernement prépare un projet où tout est faux dès le départ et nos “élus” et ministres donnent à cette occasion un spectacle où l’incompétence le dispute à la démagogie. Cette année le ministre des Finances prévoit comme d’habitude un baril à 19 dollars alors qu’il coûte actuellement 33, répète qu’on dépense trop pour le social, que la masse salariale des fonctionnaires augmente trop vite, etc. A l’APN comme au Sénat notre ministre n’a eu besoin que de quelques dizaines de minutes pour réciter son texte. Durant des semaines le “débat” a consisté à discuter autour d’un amendement d’un député intégriste interdisant l’importation des boissons alcoolisées. Les députés FLN l’ayant voté à l’APN, ceux du RND majoritaires au Sénat et qui se disent contre, l’ont voté soi-disant pour ne pas bloquer la loi de Finances! En réalité les uns et les autres ne veulent pas s’opposer à la démagogie intégriste.
Selon les chiffres officiels, les recettes budgétaires prévues en 2004 augmentent de 3,6% et atteignent 1528 milliards de dinars alors que les dépenses qui augmentent de 6% s’élèveront à 1920 milliards de dinars. Les dépenses de fonctionnement se montent à 1200 milliards de dinars et augmentent de 5,1% tandis que les dépenses d’équipement atteignent 720 milliards de dinars en augmentation de 6,2%. Les recettes fiscales pétrolières s’élèvent à 862,20 milliards, tandis que la fiscalité ordinaire ne rapporte que 532,3 milliards, soit seulement 34,8% de l’ensemble des recettes budgétaires. Le déficit budgétaire s’élève à 7,9% du produit intérieur brut.
Le pouvoir de la bourgeoisie compradore continue de ne réclamer ni taxes ni impôts aux importateurs spéculateurs, ce qui n’empêche pas Benachenhou de constater démagogiquement que la fiscalité ordinaire ne couvre même pas le salaire des fonctionnaires. Ce budget a encore diminué l’impôt sur les bénéfices des sociétés et pour un effort de développement des hauts plateaux il se contente d’envisager la création d’un fond financé par 3% de la fiscalité pétrolière.
Le gouvernement n’a pas hésité à diminuer les crédits pour l’éducation nationale alors que plusieurs centaines de milliers d’enseignants exigent une revalorisation de leurs salaires. Les crédits prévus pour l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sont plus faibles que ceux de l’année dernière!
Il en est de même pour la formation ou la culture. Quelques députés ont réclamé mais en vain qu’on leur donne les montant exacts des Fonds de régulation des recettes ou celui de la dette extérieure
Cette loi de Finances 2004 ne permettra pas une relance économique sérieuse et durable qui crée des emplois permanents et qui oriente le pays vers une réduction constante du chômage. La dégradation sociale ne pourra être freinée que par les luttes des travailleurs qui, en luttant pour des salaires décents, la défense de l’emploi et de meilleures conditions de travail défendent en même temps l’économie nationale. Ces travailleurs, manuels et intellectuels, actifs ou chômeurs, forment la classe ouvrière. Cette classe est l’adversaire le plus résolu de l’exploitation capitaliste parce que cette classe, dont les membres ne possèdent que leur force de travail pour vivre, est la seule capable de rassembler autour d’elle toutes les couches populaires qui souffrent d’une politique imposée de l’extérieur, au détriment des intérêts nationaux et sociaux et au profit des multinationales étrangères et des couches d’affairistes et de corrompus dans notre pays. En l’absence de tout député au service des travailleurs, des paysans et des familles populaires dans notre assemblée nationale, qui n’a rien de populaire malgré son nom, tous ceux qui ont à coeur l’intérêt national ne peuvent que soutenir les luttes courageuses des cheminots, des mécanos ou des enseignants
Solidarité avec les sinistrés
Le 29 octobre dernier une délégation du secours populaire français conduite par son Président, Julien Lauprêtre, a inauguré une école, qui avait beaucoup souffert du séisme du mois de mai. Grâce à l’action du SPF et de l’Association algérienne de l’action sociale, cette école compte aujourd’hui 6 classes supplémentaires et peut recevoir 400 élèves. Le projet de réhabilitation de l’école a nécessité un budget de 280000 euros, financé par le secours populaire, la fondation de France et de nombreux donateurs de la communauté algérienne de France. Les représentants du ministère de la solidarité, les autorités locales, des délégués de différentes fédérations du secours populaire ainsi que des élus de la municipalité de Nantes ont participé à la cérémonie. Des fournitures scolaires ont été distribués aux élèves de l’école et à leurs camarades de la région de Boumerdès.
UKRAINE : Des membres de la Jeunesse communiste sont arrêtés, torturés et assassinés (internat)
Une déclaration de la Fédération mondiale de la Jeunesse Démocratique
"La Fédération mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD) exprime sa protestation énergique, son profond souci et son angoisse devant la situation à laquelle sont confrontés les membres de la Jeunesse communiste d'Ukraine (Komsomol).
Durant le mois de décembre 2002, les services de sécurité ont arrêté et jetés en prison 11 personnes, citoyens russes et ukrainiens, membres du Parti et de la jeunesse communiste. Le 7 janvier 2003 la FMJD a alors exprimé son souci et sa protestation sur ces arrestations politiques en Ukraine.
Plus récemment les développements qui ont suivi ces arrestations ont pris des dimensions barbares inacceptables...La mort tragique de l'un des prisonniers (Berdyugina) a révélé la vérité sur les tortures des prisonniers politiques. Elle a prouvé la nature criminelle des procédés employés sur les camarades d'une manière " terroriste ". Cela nous oblige à redoubler nos efforts pour la libération des autres prisonniers politiques qui sont encore vivants,
Ces agissements constituent de toutes les façons une flagrante violation des libertés démocratiques et sont révélateurs d'une pratique de revanche politique, dans le but d'empêcher les communistes et d'autres forces progressistes d'agir librement et de diffuser leurs idées et leurs idéaux.
Cet acte est une violation des droits de l'homme et coïncide avec les menées globales antidémocratiques de l'impérialisme et de ses loyaux gouvernements contre les organisations et les individus sous le prétexte de combattre le terrorisme,
La FMJD exprime sa profonde solidarité avec les victimes de ces assauts antidémocratiques et autocratiques, avec le membre de notre organisation, la Ligue de la Jeunesse communiste Léniniste d'Ukraine.
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ISTAMBOUL : DES CRIMES AU SERVICE DE L’IMPERIALISME (internat)
L’opinion publique mondiale a appris avec indignation les attentats sanglants d’Istamboul qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Ces victimes innocentes s’ajoutent à la liste déjà longue des victimes du terrorisme à travers le monde. Le résultat immédiat de ces crimes? Les autorités d’Ankara ont aggravé la répression à l’encontre des travailleurs, des progressistes et des populations, notamment les kurdes, à qui elles refusent leurs droits de citoyens depuis des décennies. Ces crimes dirigés dans les faits contre le peuple turc ne changeront en rien la politique du gouvernement turc. Celui-ci, considéré comme un pilier de l’OTAN, allié d’Israël continuera a appliquer fidèlement la stratégie de Washington. Quand les Américains ont décidé de frapper l’Irak en mars dernier, il a commencé par faciliter le passage de leurs troupes et était près à envoyer son armée aux cotés de la coalition américano-britannique. L’opposition du peuple turc l’en a dissuadé. Même aujourd’hui il menace de participer à l’occupation de l’Irak et seule l’opposition des peuples turcs et irakiens l’empêche d’envoyer ses soldats en Irak. Il est clair que l’utilisation de la Turquie par les impérialistes dans leurs plans d’agression permet aux dirigeants terroristes, islamistes ou non, de recruter facilement des tueurs soit disant pour “punir” ce pays. Les forces progressistes turques ont condamné par des manifestations ces crimes comme elles condamnent la politique intérieure et extérieure de leur gouvernement. Leurs luttes pour la démocratie, pour la liberté d’expression, contre le FMI et contre la soumission de leur pays à l’impérialisme n’ont rien à voir avec des attentats sanglants, dont se servent les gouvernants et leurs alliés américains ou anglais pour les faire taire. L’opinion progressiste mondiale condamne fermement les attentats d’Istamboul et assure de sa sympathie les travailleurs et les forces progressistes de Turquie.
TURQUIE : "Notre pays est poussé dans un front impérialiste diabolique” (internation)
Une déclaration du Parti communiste
Après les deux explosions de bombes en Turquie, du 20 novembre, dont l'une contre une synagogue, le Parti communiste de ce pays, dans une déclaration publiée le jour même, souligne que "la responsabilité en incombe à l'impérialisme américain et à ses marionnettes fondamentalistes". Ce Parti ajoute que l'agression impérialiste en Irak a trouvé un nouveau prétexte basé sur la terreur.
Selon le Parti communiste de Turquie "Dans la fumée qui se dégage des explosions, l'impérialisme décrète "le destin de la Turquie est le même que celui des Etats Unis et d'Israël". Puis le Parti communiste de Turquie poursuit sa déclaration en ces termes: " Notre pays est poussé dans un front impérialiste diabolique. Ce n'est pas une coïncidence si ces attaques se sont produites au même moment de la mise en place d'un calendrier pour l'envoi par la Turquie de troupes en Afghanistan" Le nouveau prétexte nécessaire dans le but de préparer le public turc à servir les Etats Unis ou à le condamner de les servir, s'accomplit avec le sang de notre peuple" Les organisations fondamentalistes islamistes ont été produites pour devenir les marionnettes des Etats Unis, et aujourd'hui elles continuent à servir leurs maîtres. "L'impérialisme et ses marionnettes fondamentalistes ont noyé la Turquie dans le sang. Et alors que le sang de notre peuple est versé, notre pays est administre par une coalition US/Fondamentalistes", conclut le P.C. de Turquie.
De son côté le Parti du Travail de Turquie titre sa déclaration en ces termes : "La Turquie et la terreur sont les cibles de l'impérialisme ".
"Avec ces attaques il est devenu évident que la Turquie a été choisie pour cible. Le gouvernement qui a abandonné l'indépendance de notre pays et les intérêts de notre peuple pour les politiques US et Israéliennes préfère "avancer une apparence "au lieu d'une compréhension de la situation et d'agir en conséquence.
La déclaration du PT de Turquie poursuit en ces termes: "Au lieu d'essayer de comprendre ces activités terroristes et de voir l'origine de cette attaque, le gouvernement manipule ces attaques comme des instruments du maintien de relations toujours plus étroites avec les Etats Unis et Israël" Notre peuple ne sera pas sauvé d'une telle situation diabolique et désastreuse sans que la Turquie avance le long d'une ligne indépendante et démocratique qui rompt ses relations avec les Etats Unis et Israël. Il n'est pas possible de penser que ces explosions soient indépendantes de la politique d'agression et d'occupation menée par les Etats Unis dans le Moyen-Orient et la politique de collaboration de la Turquie. Il n'est pas possible de vivre en paix et dans la sécurité en Turquie si elle est transformée en une partie des cibles et des plans des puissances impérialistes internationales.
"Notre pays a été transformé, ajoute la déclaration, en une base de provocations résultat de la politique erronée appliquée par le gouvernement et les forces administratives. Notre pays est en phase d'être poussé dans le chaos et le désordre avec des attaques semblables et des massacres. Notre peuple et notre pays sont ceux qui subiront réellement les dommages résultant de tels agissements qui suivent les intérêts des Etats Unis, d'Israël et des forces qui collaborent avec eux.
"Nous condamnons violemment, conclut la déclaration, de telles actions qui faciliteront seulement le travail des forces hostiles à la démocratie et au travail et qui peuvent être utilisées comme un prétexte pour intensifier les pressions et les attaques envers le peuple "