ELECTION PRESIDENTIELLE DU 8 AVRIL : FACE AU CONSENSUS DES CANDIDATS AUTOUR DES OPTIONS FONDAMENTALES DU POUVOIR, LUTTER POUR UN DEMOCRATIE REELLE (edito)

 

Alors que nous sommes à quelques semaines des élections présidentielles, il est vraiment difficile de connaître avec précision les différents programmes des candidats. Au moment où nous écrivons nous ne connaissons même pas les noms des candidats qui seront retenus par le Conseil constitutionnel. Celui-ci invite la presse et  les représentants des candidats pour qu’ils constatent que les vérifications des dossiers se font dans la transparence, sans nous expliquer pourquoi il lui faudrait 10 jours pour dresser la liste définitive de ces candidats. En réalité tout est fait pour que la campagne électorale soit la plus courte possible pour  éviter qu’un véritable débat s’instaure dans le pays, que des questions gênantes  soient posées aux différents candidats. On veut  éviter surtout que les travailleurs, les paysans, les femmes ou les jeunes privés d’emploi se rendent compte que sur les options fondamentales au plan politique, économique, social et culturel, il y a consensus entre les différents candidats même si certains d’entre eux proposeront de mieux respecter certaines libertés démocratiques, faire jouer un rôle réel au parlement ou cesser de recourir à la répression pour résoudre n’importe quel problème.  En effet ce que nous savons des différents objectifs  de ces candidats à travers leur action au sein du pouvoir  ou à travers leurs déclarations publiques ne permet pas d’autres conclusions. Il y a certes certaines contradictions entre eux, contradictions que les travailleurs conscients et les forces progressistes doivent exploiter pour mieux faire avancer leurs propres solutions, mais aucun de ces candidats ne remet vraiment en cause les multiples lois antidémocratiques, la soumission aux puissances impérialistes, à l’OTAN, au FMI ou à l’OMC. Aucun d’entre eux ne veut mettre fin à la casse des entreprises publiques, à l’abandon de la production nationale publique et privée etc. Nous entendrons certainement  Djaballah candidat islamiste ou Louisa Hanoun, si sa candidature est retenue, déblatérer sur le FMI ou la pauvreté mais la démagogie du candidat islamiste ou l’action réelle de la candidate trotskiste ont toujours eu pour objectif la  réhabilitation des dirigeants du FIS avant tout.

Les travailleurs et les progressistes observent  déjà, avant même le début de la campagne électorale, que rien de fondamental ne changera 8 avril quel que soit le candidat élu. De plus aucun programme  novateur pour un changement réel ne pourra même pas être proposé aux électeurs. Cette double constatation signifie que les travailleurs et les exploités sont exclus de la démocratie, qui n’est réservée qu’aux différentes couches de la bourgeoisie. Il est donc urgent de lutter pour une  démocratie réelle, celle qui permettra à  la classe ouvrière et  aux nombreuses couches démocratiques, que compte notre pays, d’obtenir les droits dont elles sont spoliées. Cette démocratie réelle ne se limite pas aux libertés démocratiques élémentaires qu’il faut conquérir le plus rapidement possible. Il s’agit de lutter pour que l’Etat algérien, pour lequel sont morts des centaines de milliers d’Algériens, ne soit pas confisqué comme il l’est actuellement uniquement par la seule bourgeoisie. Les différentes couches de la bourgeoisie peuvent avoir des contradictions. Telle ou telle couche de cette classe peut voir ses intérêts lésés par la politique de  tel ou tel gouvernement mais elles sont toutes d’accord pour que les intérêts fondamentaux de la classe ouvrière ou des autres victimes de l’exploitation capitaliste ne soient pas   pris  en compte. Les travailleurs ont besoin d’un Etat qui traduise les intérêts généraux de toute la nation. Ils n’acceptent pas que les ressources dont nous disposons ne soient  pas utilisées pour relancer le développement et sont scandalisés par les déclarations d’un Temmar qui prétend que « l’industrie a échoué ». Ils rejettent  un Etat qui ne défend pas les intérêts nationaux contre les pressions continuelles des milieux impérialistes et un pouvoir qui accepte sans résistance toutes leurs injonctions. Ils refusent la dégradation des  services publics comme l’école  ou la santé et la répression contre les syndicalistes qui les défendent. Les travailleurs conscients se rendent compte que l’Etat où l’on tiendra vraiment compte de leurs intérêts est à conquérir à travers des luttes très dures mais exaltantes. Pour mener de telles luttes, l’expérience historique montre que les travailleurs conscients doivent accorder les plus gros efforts à la construction de leurs principales organisations  de classe qui sont des syndicats vraiment indépendants de la bourgeoisie et un parti de la classe ouvrière influent. Sans le renforcement d’un tel parti, personne ne pourra empêcher les différents  candidats de la bourgeoisie de s’entendre pour maintenir  la politique antipopulaire et antinationale en cours depuis si longtemps.

 

Le problème du voile en France

Réactions et positions démagogiques (national)

 

 

Le problème récurent du hidjab a fait de nouveau son apparition en France, et a retenti cette fois avec un écho important, à tel point que le président français Jacques Chirac a dû intervenir, en appuyant l’institution scolaire dans son interdiction aux jeunes filles musulmanes d’assister aux cours en portant le voile, justifiant son intervention et son immixtion dans cette affaire par la nécessité de respecter la laïcité de l’école française. L’utilisation du hidjab, considéré comme un symbole religieux touche aux principes de la laïcité et de la neutralité de l’Etat vis-à-vis des appartenances religieuses. 

 

L’interdiction du port de symboles ou de signes religieux à l’école ou dans les institutions publiques en France ou dans d’autres pays européens ne se limite pas aux seuls musulmans ou à l’islam, mais concerne toutes les religions, comme le christianisme ou la judaïsme par exemple. Pourtant, ce problème récurent a suscité de vives réactions de critique dans les pays arabes, envers la position des autorités françaises, la considérant comme extrême, et foulant les libertés individuelles et de croyance religieuse, dans un pays qui garantit la liberté de pratique des convictions religieuses, quelle que soit la religion.

 

Les réactions qu’ont suscitées les derniers événements dans le monde arabe et musulman, dans ses différents milieux politiques et religieux, à travers l’ensemble des moyens de communication radios, télévisés et écrits, expriment des positions démagogiques. Elles ne jouissent d’aucune crédibilité, et ce, pour plusieurs raisons : Parmi ces raisons, l’inexistence de croyance dans la liberté de pratique religieuse chez beaucoup de ces milieux qui ont bruyamment signifié au monde leurs critiques face aux « atteintes » à la liberté religieuse.

La réalité existante dans les pays arabes et musulmans cache le fait que beaucoup d’organisations et institutions religieuses qui détiennent un impact et une influence sur la société, refusent d’octroyer ces libertés qu’elles exigent de l’Europe et de l’occident de façon générale, et ces structures refusent les libertés de croyance non seulement pour les non musulmans, mais aussi pour les musulmans. L’indulgence religieuse dont se targuent certains est quasi inexistante dans nos sociétés, et pas seulement chez les groupes ou organisations extrémistes, mais aussi dans les organisations, les catégories ou de nombreux   partis politiques.

Énonçons les exemples qui illustrent et prouvent ces absences de libertés religieuses et de croyances dans nos pays. Quand le mouvement fondamentaliste des Talibans en Afghanistan s’est affairé à détruire les statues bouddhistes, les considérant comme un danger pour l’islam, ces milieux ne se sont pas offusqué de l’atteinte flagrante aux symboles religieux, malgré que cet acte ait suscité de vives protestations de la part d’organisations et de comité internationaux et organismes de droits de l’homme, qui ont considéré cet acte comme une franche agression du patrimoine de l’humanité. Pire encore chez les adeptes du bouddhisme, pour qui ceci a constitué un acte fondamentaliste contre une des religions. Ces milieux et personnalités religieuses - Dont le cheikh Kerdaoui- ne sont pas parvenus à convaincre les leaders talibans qui gouvernaient à l’époque de revenir sur leur décision. Parmi d’autres exemples, citons l’oppression de certains milieux quant aux prosélytismes dans les pays arabes et musulmans, considérés comme des activités dangereuses pour l’islam et pour les musulmans, ainsi que le travail par tous les moyens pour s’opposer et mettre un terme à ces activités.

 Il est vrai qu’il existe des formes d’oppression pratiquées à l’encontre des musulmans, surtout quand sont pointés des doigts accusateurs vers des membres des communautés musulmanes de façon générale , sans distinction aucune, sur la pratique du terrorisme, et son soutient matériel et moral. Ces accusations sont proférées par les milieux dirigeants occidentaux qui ont au départ eux-mêmes soutenu matériellement et moralement les groupes terroristes, quand ces groupes orientaient leurs activités terroristes vers les pays arabes et musulmans, et par la même servaient les intérêts et les objectifs de l’impérialisme et ses institutions internationales. Mais les choses ont vite changé, surtout après les agressions du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

 

Sauf que ces oppressions, qui ont atteint parfois le mépris, l’agression, le renvoi, la privation d’emploi et les pressions diverses, ne sont pas un cas général. Elles sont combattues, dénoncées et critiquées par de larges forces politiques et sociales dans les sociétés occidentales, ainsi que par des organisations de défense des droits de l’homme et d’autres forces de paix, démocratiques et humanitaires. Est-ce que les musulmans ou les institutions religieuses opposent véritablement pareils dispositifs pour contrer les injustices dans les domaines religieux et des libertés individuelles ? En réalité il n’y a pas matière à comparaison dans ce domaine.

 

La deuxième raison qui décrédibilise les milieux religieux protestataires est que le phénomène du foulard n’est pas un exemple approprié d’un cas de liberté individuelle, de liberté de croyance ou de pratique de rites religieux. Le voile pour la jeune fille ou la femme musulmane est une pratique qui lui est imposée dans bien des cas. Elle a souvent recours à son emploi moins pour affirmer sa détermination personnelle que par le résultat des pressions pratiquées sur elles par la famille et la société, et qui la contraint à le vêtir, en respect des traditions en vigueur. Par ailleurs, ce n’est pas un simple symbole religieux.

 

Le voile islamique n’est donc pas toujours une preuve de liberté de pratique religieuse chez la femme musulmane. Il peut parfois signifier qu’elle est victime de pression, de déni et d’oppression.

 

La troisième est que mener  une bataille autour du voile islamique de façon aussi large, à travers l’emploi de tous les moyens d’information, et tenter de la transformer en affaire politique qui s’attaque aux institutions officielles mais aussi aux gouvernements et aux Etats, comme le font certaines personnalités religieuses, tel le cheikh Kerdaoui- n’est qu’une forme de diversion, qui détourne le regard de causes plus importantes pour les femmes. Il est clair que le problème des femmes dans le monde arabe et musulman ou en France n’est pas l’affaire du port du voile, mais concerne  plutôt ses droits économiques, sociaux et culturels, pour lesquelles elle lutte encore âprement, et contre lesquelles s’élèvent les hommes de religion et des gouvernements, sous prétexte de lutter contre la dégradation, la dissolution des mœurs et l’occidentalisation etc. Des positions rétrogrades et dépassées, contraires à la libération de la femme et à la reconnaissance de ses droits d’humain autonome, et de citoyenne qui jouit du respect complet, à l’exemple de son frère l’homme.

 

Si nous regardons la position des femmes dans notre pays par exemple, nous constaterons que malgré ses droits acquis de haute lutte, comme celui à l’enseignement, au travail, à l’activité culturelle, intellectuelle et scientifique, elle souffre toujours de la ségrégation entres elles et les hommes au niveau des droits et des devoirs. Le code de la famille actuellement en vigueur en est la plus parfaite illustration. Bien que ce texte contient  beaucoup d’articles qui s’inspirent de l’esprit et de traditions moyenâgeuses, et malgré son opposition franche à la constitution, qui garantit les libertés individuelles et collectives, et reconnaît l’égalité entre la femme et l’homme, les milieux rétrogrades et obscurantistes restent fermement opposés à son abrogation.

Lancer une telle bataille autour du voile dans un pays comme la France  n’est qu’un moyen de renforcer l’influence des milieux intégristes qui cherchent à se faire passer pour les représentants de tous les musulmans de ce pays. Leur agitation ne  sert ni la cause des femmes musulmanes, ni celle de toute la communauté musulmane victime du racisme et des discriminations sur tous les plans. Le meilleur moyen de lutter contre cette agitation est de renforcer la lutte unie contre toutes les discriminations aux côtés des organisations démocratiques qui défendent réellement l’égalité des droits pour tous.

 

 

 

LUTTES DES TRAVAILLEURS ET MANŒUVRES DE LA BOURGEOISIE (national)

 

Des élections présidentielles importantes vont se dérouler dans notre pays le 8 avril prochain. Elles permettront au prochain Président de diriger le pays, avec des pouvoirs considérables, pendant les 5 prochaines années. Tous les candidats de la bourgeoisie qui aspirent à remplacer Bouteflika  parlent à longueur de journée de violation de la démocratie et exigent une transparence des élections. Ils mettent en garde contre la fraude, se prononcent contre l’instrumentalisation de l’administration ou de la justice etc. Outre le fait que certains de ces candidats ont participé à ce genre d’élections préfabriquées et qu’ils sont les plus mal placés pour exiger soudainement qu’on change les pratiques électorales en cours dans notre pays, les travailleurs constatent qu’aucune proposition sérieuse n’est faite pour en finir réellement et pour toujours avec ces pratiques. Ces candidats ne luttent pas mais manoeuvrent. Nous avons là un exemple précis des méthodes qu’affectionnent les fractions de la bourgeoisie lorsqu’elles veulent arriver à leurs fins. Elles ne veulent absolument pas remettre en cause la démocratie de façade que nous connaissons. Non seulement elles ne remettent  en cause aucune des orientations fondamentales du Président qu’ils veulent remplacer mais refusent et refuseront toujours d’appeler clairement à une lutte réelle pour en finir avec toutes les atteintes à la démocratie. Quelles que soient leurs  contradictions les différentes fractions de la bourgeoisie  veulent sauvegarder une « démocratie » qui exclut les travailleurs et les autres couches populaires de toute compétition électorale véritable. Qu’aucun représentant véritable de la classe ouvrière ou des paysans travailleurs ne siège au parlement est pour eux tout à fait normal. Qu’une loi sur les partis empêche les exploités de s’organiser pour se défendre et défendre toute la nation contre les pressions impérialistes et les couches compradores est pour ces gens là dans la logique des choses. Que des centaines de milliers d’enseignants ne puissent librement s’organiser dans les syndicats de leur choix sans que tel ou tel ministre ne vienne leur opposer telle ou telle loi, ne gène absolument pas de tels « démocrates ». Non, il ne faut pas compter sur la bourgeoisie pour mener une lutte pour la démocratie. Ce qui compte pour les couches dirigeantes, quelle que soient leur attitude vis à vis de Bouteflika c’est leurs intérêts de classe et rien d’autre. Loin des manœuvres de la bourgeoisie les travailleurs conscients luttent pour une démocratie réelle et pas seulement l’espace d’un scrutin. L’expérience internationale et la nôtre en particulier  montre qu’il est impossible d’organiser de véritables élections lorsque toutes les libertés démocratiques ne sont pas garanties. Les travailleurs conscients ne rejettent pas les élections par principe et sont les plus intéressés à leur transparence mais ne  quémanderont pas  des garanties à quiconque. Ils luttent et rassemblent dans l’action toutes les forces progressistes et véritablement démocratiques pour que les « compétitions électorales » ne se déroulent pas seulement entre différentes fractions de la bourgeoisie. Soutenir leur lutte, exiger l’abolition de toutes les lois antidémocratiques et toutes les pratiques arbitraires  en cours dans notre pays, et en particulier celles qui empêchent dans les faits les candidats progressistes de participer aux élections locales ou nationales, est le seul  moyen pour que tous les Algériens  votent pour les candidats qu’ils choisiront librement après une véritable campagne électorale.

 

 

LE SNMG A 10000 DINARS : UNE NOUVELLE TROMPERIE (national)

 

Tout le monde se rappelle les déclarations fracassantes de Sidi Saïd après la tripartite.  Il avait arraché nous disait-il un salaire minimum à 10000 dinars. Bien que cette somme soit notoirement insuffisante dans un pays où tout augmente, la direction centrale de l’UGTA faisait état bruyamment de  ce résultat et son secrétaire général n’a pas raté cette occasion pour pavoiser à bon compte. Les travailleurs constatent aujourd’hui qu’il s’agit d’un mensonge  puisque on leur apprend que le salaire minimum comprend le salaire de base, les indemnités et les primes de toute nature et tout cela en vertu d’un article   87bis de la loi 90-11 datant du 2avril 1990. Alors qu’avant cette date le salaire minimum ne comprenait pas les primes, le pouvoir n’a pas hésité à porter grossièrement atteinte au pouvoir d’achat des salariés pour vider la notion de salaire minimum de tout contenu. Les dirigeants centraux de l’UGTA nous expliquent aujourd’hui que sans la signature des conventions internationales du bureau international du BIT (bureau international du travail) sur la façon de calculer ce minimum, toute revalorisation de ce salaire y compris dans le futur ne servira à rien ou presque. Sidi Saïd n’ignorait pas bien sûr cette réalité, comme il n’ignorait pas que la revalorisation était déjà prévue dans le projet de  loi de Finances 2004, et que ses « négociations » avec ouyahia et les patrons ont pour seul objectif de tromper les salariés.  

Il a préféré comme d’habitude utiliser cette tripartite pour appeler une nouvelle fois à la collaboration de classes et tenter de faire croire aux travailleurs qu’il était là pour défendre effectivement leurs intérêts et en particulier leur pouvoir d’achat. Mais depuis ses violentes attaques contre les enseignants en pleine grève, de nombreux travailleurs et syndicalistes, y compris parmi des adhérents à l’UGTA ne voient en lui rien d’autre qu’un porte-parole du gouvernement et des patrons. 

 

Elections présidentielles : L’UGTA va-t-elle récidiver ? (national)

 

Sidi-Saïd, le secrétaire général de l'UGTA nous annonce que son syndicat se positionnera quand il aura pns connaissance du programme des candidats à l'élection présidentielle.  En 1999, la direction de l’UGTA n’avait  pas hésité à voter pour le candidat du « consensus »; c'est-à-dire le candidat du pouvoir. Aujourd’hui les choses semblent plus compliquées. On sait par exemple que nombre des responsables de ce syndicat sont membres du RND, parti qui soutient Bouteflika alors que d’autres sont membres du FLN, parti d’un autre candidat. Ces responsables ne sont pas de simples militants de ces partis mais occupent des postes de députés ou de sénateurs. Par ailleurs il existe d’autres candidats à la Présidentielle. Alors au nom de quoi et de qui soutenir dès le premier tour tel ou tel candidat. La direction de l’UGTA a pris l’habitude de tromper les travailleurs en prenant à son compte toutes les promesses et toutes les illusions que ne manquent jamais de créer les candidats du pouvoir dont le bilan est désastreux. Certains dirigeants ont commencé à préparer le terrain en prétendant que « le  bilan  2003 a apporté des acquis incontestables sur le plan économique et social ». Quand on sait comment les travailleurs ont lutté pour arracher la moindre revendication on reste perplexe devant de telles énormités. Ces dirigeants, apparemment décidés à voter Bouteflika, prétendent aussi que les autres candidats n’ont  aucune alternative. Mais pourquoi est-ce une obligation pour un syndicat d’appeler ses membres à voter pour x ou y.  Ceci n’est possible que dans certaines situations exceptionnelles où un candidat, représentant authentique des travailleurs affronte un candidat réactionnaire ou pour faire barrage à un danger fasciste. Le syndicat existe pour défendre les intérêts matériels et moraux de tous ses adhérents lesquels ont des opinions politiques différentes. La direction de l’UGTA, qui a mécontenté nombre de travailleurs en appelant à voter Bouteflika, va-t-elle récidiver ? Les travailleurs conscients et tous les syndicalistes honnêtes doivent redoubler d’efforts pour mettre fin à des pratiques qui affaiblissent leur organisation. Il ne s’agit pas de se désintéresser des élections. Dans les conditions concrètes où elles vont se dérouler, il s’agit d’exiger des candidats qu’ils se prononcent sur leurs revendications, tout en luttant contre les conceptions syndicales erronées et persistantes au sein de l’UGTA. Lutter contre ces conceptions antidémocratiques et antisyndicales c’est faire de l’UGTA et des autres syndicats de puissants outils au service de la classe ouvrière et de tous les salariés, vraiment indépendants du pouvoir, du patronat et de tous les partis bourgeois. 

 

 

 

 

 

Le rêve algérien de Lledo (culture)

Un rêve émouvant au succès mérité

 

Après le livre La grande aventure d’Alger républicain, écrit par Henri Alleg, le regretté Abdelhamid Benzine et Boualem Khalfa, Le rêve algérien de Lledo vient rappeler, compléter, souligner par l’image, et quelle image ! ce qu’ont été les songes, les projets, les combats et l’atmosphère fraternelle, dans laquelle baignaient tous les collaborateurs du doyen des journaux algériens.

Ce n’était pas une équipe soudée par une amitié soudain tombée du ciel. Non, le ciment qui liait les membres de cette équipe, constituée d’Arabo-berbères, de Juifs et d’Européens, ne consistait pas seulement dans leur  projet de battre le colonialisme, mais aussi le capitalisme. Ces hommes et ces femmes luttaient ensemble pour une nouvelle société, une société sans classes, libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme. L’unité idéologique de ces militants (communistes pour la plupart) et de progressistes rêvant de connaître ensemble d’autres lendemains de lutte explique l’amitié entre les membres d’une telle équipe  

Le film rappelle, avec une émotion parfois difficile à contenir, le chemin difficile, invraisemblable de ces militants du journal, leur abnégation, pour certains le sacrifice de leur vie. Henri maillot en fut le cas le plus illustre, mais aussi Raffini, le jeune frère de Benzine, Abdelkader Choukal, Abdelkader Benamara, Belkacem, Amar Khalouf et d’autres. Pas un de ces militants de l’équipe du journal qui n’ait été atteint dans sa chair. Tortures, prisons, camps d’internement, etc. ont été le lot de tous les collaborateurs du prestigieux Alger républicain.

Le rêve algérien de J-P Lledo est facile à résumer, c’est le parcours de Henri Alleg d’un bout à l’autre du pays pour aller à la rencontre de vieux camarades de lutte de son parti, le PCA. Les souvenirs, encore fortement ancrés dans les mémoires, les échanges à chacune des retrouvailles particulièrement bouleversantes, sont révélateurs de leur combat passé, mais ne se font pas non plus sans humour.

J-P Lledo a, chevillé au cœur, la nostalgie de ce qu’aurait pu être notre pays si les circonstances et les conditions de la guerre de libération nationale n’en avaient décidé autrement.

Cette œuvre, indispensable à la connaissance de notre histoire, a remporté un succès mérité partout où elle a été projetée, en France où la cause de libération nationale compte de nombreux amis, en Algérie où les plus jeunes spectateurs ont pu découvrir bien des faits qui leur sont toujours cachés par l’histoire officielle. Un étudiant qui participait à l’une des projections s’est exclamé : « Dans les universités algériennes on ignore totalement qui étaient ces militants. On tait la participation des communistes à la lutte pour la cause nationale »

Le réalisateur a su nous dire en images ce à quoi il aspirait ; en vérité, quelle était l’une des réalités de l’Algérie d’avant et pendant la guerre. Il a su, avec finesse, émotion et intelligence, comment la filmer pour que nul n’oublie que des militants arabo-berbères, européens et juifs étaient unis dans le même combat anticolonialiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

EL Hadj Moussa et Moussa EL Hadj (national)

 

Onze personnalités politiques et  partisanes , fermement décidées à s'engager résolument dans la bataille politique des prochaines présidentielles, ont publié le mardi 13 janvier un appel adressé à l'actuel président de la République, et comprenant trois revendications visant à assurer un déroulement propre,  transparent et crédible des prochaines échéances électorales.

Ces personnalités ont entamé leur plaidoyer en affirmant que l'Algérie " traversait une phase historique d'une extrême dangerosité ", car la crise politique dans laquelle est empêtrée le pays conduit à l'isolement et au blocage tant au plan national qu'au niveau international.

 

Ce plaidoyer résume les illustrations du durcissement de la crise et de son expression dans " la violation des fondements constitutionnels, l'instrumentalisation de la justice, la mainmise sur l'administration, les atteintes au pluralisme politique, ainsi que la domination du pouvoir sur les moyens d'information radios et télévisuels ".

 

Cette déclaration indique que dans ce contexte politique, il est impossible de réaliser de réelles élections décisives, c'est pourquoi les signataires présentent trois revendications qu'ils voient comme nécessaires, afin de fournir un climat convenable pour de réelles élections. Ces revendications représentent : "le départ de l'actuel gouvernement, et son remplacement par un appareil provisoire, représentatif, et chargé de préparer les élections, du traitement les affaires courantes… »  La déclaration s'achève par l'affirmation que ces prochaines élections sont décisives pour l'avenir du pays, et c'est pourquoi elle doit amener des transformations profondes, qui permettent d'amener les changements démocratiques, et constitue un pari à la stabilité de l'Etat et à l'unité de la nation.

" Il faut donc dire tout simplement que la crise -essentiellement de nature politique, pour les signataires- que vit notre pays depuis une longue période, est représentée par les violations à la constitution, le manque d'indépendance de la justice, les atteintes au pluralisme, la répression de la presse et de la liberté d'expression, et d'autres transgressions ".

Cela signifie que les signataires de cette déclaration ignorent le cœur de la crise, représenté par les problèmes économiques et sociaux, et que la crise politique n'est que l'expression de ces problèmes économiques et sociaux. Ils voient que la répétition des violations du gouvernement au niveau politique, qui touchent directement ce que l'on appelle " la classe politique " dans ses différentes composantes, constitue une crise dangereuse pour l'avenir du pays. Par contre, la paupérisation aigue qui touche la majorité écrasante du peuple algérien, l'augmentation effrayante du chômage, la folle augmentation des prix, l'effondrement continu du pouvoir d'achat des travailleurs et des masses laborieuses, la destruction de l'économie du pays, la destruction du service public, et sa concession pour le dinar symbolique est ignorée. Ajouté à tout cela les projets  des entreprises capitalistes internationales, qui visent à s'accaparer les plus importantes richesses de notre pays, les hydrocarbures, ainsi que  l'approfondissement de la dépendance à l'impérialisme dans les différents domaines, politiques, économiques et militaires. Tous ces dangers, qui constituent une menace pour la souveraineté du pays, ne concernent pas nos personnalités signataires, et ne constituent pas de danger pour le futur de la nation.

 

 Pourquoi se suffire à revendiquer uniquement la propreté et la transparence des prochaines élections, sans penser à présenter le programme de sauvetage du pays de la catastrophe qu'il vit ? La seule réponse à ce questionnement est que les positions de ces forces ne varient pas dans leur essence ni entre elles, ni avec le gouvernement.

 

Tous en effet ont pour dénominateur commun l'édification du libéralisme, malgré de petites variations entre tel ou tel parti, ou tel ou tel courant. Les orientations économiques exprimées par ces partis ou courants, n'assure en aucune façon la défense de principe du secteur public et ne s'oppose pas sur le principe fondamental de privatisation, mais divergent seulement sur les moyens à mettre en œuvre pour l'application du libéralisme. Elle ne s'opposent pas à l'adhésion de l'Algérie à l'OMC, et restent sujets aux ordres du FMI, vus comme nécessaires, inéluctables et ne devant pas être ignorés ni refusés dans le contexte actuel, de mondialisation capitaliste. Il est vrai que certaines contradictions existent entre ces partis (comme celles existants entre les islamistes et les libéraux modernistes) autour de dossiers précis comme le code de la famille, les reformes du système éducatif, ou la vision de la religion, etc. Cependant quel que soit le degré d'aiguisement de ces contradictions, elles restent secondaires par rapport aux causes stratégiques de nature économiques et sociales, qui constitue réellement le cœur de la crise.

 

La réalité est que la course ou le combat en cours actuellement entre le gouvernement d'une part, que domine l'aile compradore de la bourgeoisie, et l'opposition, avec ses partis nationalistes, islamistes et démocratiques -unis par la vision libérale de l'économie- n'est qu'une lutte pour l'application des mêmes objectifs politiques, tel que la privatisation et la libéralisation économique. Ainsi les changements présentés servent la classe bourgeoise de façon générale, et son aile de nature compradore au pouvoir, et les différents ne concernent que les moyens à mettre en œuvre pour assurer l'application de cette politique libérale de façon plus efficace pour elle.

 

Il faut dés lors être naïf pour attendre de ces différentes forces, qui s'entendent autour du contenu, la proposition de solutions réelles au problème du pays, car les contradictions entre ces forces libérales sauvages reste secondaires. Et si nous concevons l'existence d'une alternative nationale progressiste forte sur la scène politique, ces forces libérales s'élèveraient, s'y opposeraient et s'uniraient contre cette éventuel alternative de progrès.

 

Donc Hadj Moussa est Moussa Hadj. Ces forces et ces personnalité dont la plupart ont été au pouvoir,  portent leur part de responsabilité dans la crise actuelle qui broie le pays. C'est pourquoi nous disons que les candidats sont nombreux mais le programme est unique.  C'est le programme libéral sauvage, qui constitue un danger véritable pour notre pays, et qui le mènera à se jeter encore plus dans les bras de l'impérialisme et ses institutions financières et commerciales internationales. C'est pourquoi les forces nationales de progrès, la classe ouvrière et les couches sociales laborieuses doivent s'opposer à ce dangereux programme, et militer pour un programme alternatif. L’alternative réelle à cette politique n'a pas encore mûri mais  existe néanmoins, et pousse progressivement. Elle est construite par les forces sociales qui se joignent aux travailleurs et aux paysans ainsi que toutes les franges sociales laborieuses, victimes de ce régime bourgeois compradore. Ces forces sociales sont composées de travailleurs, de paysans pauvres, de cadres intègres, d'intellectuels de progrès ainsi que de jeunes démunis et au chômage. Elles ne crois pas dans les options libérales posées, mais luttent pour les véritables libertés démocratiques, la défense du service public, de réelles réformes économiques et financières qui doivent apporter le réveil de l'économie nationale par l'emploi des revenus pétroliers pour les investissements productifs, le développement économique et la création d'emplois, afin d'en finir avec la hogra et réaliser le progrès social, et en résumer édifier une économie nationale indépendante.

 

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L’institution militaire n’est pas neutre (national)

 

 

La déclaration récente du général Lamari a suscité une tempête sur la scène politique, et des réactions de taille au sein de la classe politique, allant du soutien  à la critique ouverte, suivant les opinions partisanes, et des formations politiques actuelles.

 

Le contenu de la déclaration se centre essentiellement sur la position de l’institution militaire sur des prochaines élections présidentielles, qualifiées de décisives par certains partis, et présente également une réponse à l’initiative des 10+1, qui œuvre actuellement à constituer un front antifraude. On peut résumer les idées évoquées par Lamari dans les points suivants :

 

1-     La non neutralité de l’institution militaire vis-à-vis de la situation générale du pays, et l’assurance qu’elle est concernée par la situation politique nationale.

2-     La réaffirmation de la non existence d’un candidat de l’armée, ou d’adhésion à un candidat précis. L’armée, selon son expression, refuse d’être partie dans le jeu politique actuel, et donc s’en tient à la neutralité.

3-     L’assurance que l’armée s’implique dans les affaires politique dans le strict cadre des prérogatives qui lui sont délimitées par la constitution, qui sont : La défense de l’intégrité territoriales du pays, la défense de la constitution, du système républicain et le respect du peuple.

4-     L’affirmation de la non ingérence de l’armée pour réaliser l’éviction de l’appareil dirigeant, sauf en cas d’unanimité de l’ensemble de la scène politique sans exception pour intervenir dans le but d’assurer la propreté des prochaines élections. Il a  rappelé au groupe des onze que « Ceux-la même qui ont demandé à l’armée nationale de rentrer dans les casernes, lui demandent aujourd’hui d’intervenir dans le champ politique.

5-     En cas de répétition du scénario de 1999, concernant le retrait des candidats de la course à la présidence, Lamari déclare : « les élections n’auraient alors plus aucune crédibilité », indiquant que « l’institution militaire a imaginé plusieurs scénarios que l’on ne peut évidemment pas dévoiler ».  

 

Ces points contenus dans la déclaration ont été matière à maintes lectures de la part des partis et des formations politiques. Nous souhaitons, dans le prolongement de ces analyses, apporter une autre lecture au contenu de cette déclaration.

 

Au début Lamari a dissipé quelques points d’ombres et précisé que la neutralité de l’armée ne signifie pas qu’elle se retire du monde politique.

 

Quelle est donc la nouvelle forme de pratique politique de l’armée ? On peut déduire des éclaircissements émanant de cette déclaration que l’institution militaire croit en l’utilité de changer les climats et les moyens de sa pratique politique. Du fait des changements de données politiques à l’échelle nationale et internationale, la nouvelle position de l’armée se doit d’être en adéquation avec ces changements, car l’ingérence de l’armée dans les affaires politiques n’est plus souhaitable. L’armée a néanmoins d’autres outils et moyens dans ses mains, lui permettant d’exprimer ses positions sur les grands sujets sensibles pour l’avenir du pays, et de réaliser les mêmes objectifs autrement qu’à travers la pratique politique directe.

 

Dans le même sens, Lamari a délimité les conditions nécessaires, que doit réunir tout aspirant au palais d’El Mouradia, quelle que soit sa couleur  politique. Ces conditions découlent des prérogatives délimitées par la constitution, et qui ont déjà été évoquées. Lamari assure que tous ceux qui foulent ces conditions se verront sanctionnés par l’armée. Ces conditions sont décrétées constitutionnellement et personne ne peut s’y soustraire. Il existe certainement des conditions inavouées et inavouables, mais elles sont connues des candidats, et d’une partie importante de l’opinion publique nationale. Elles sont liées aux intérêts des hautes franges de l’armée, qui constituent un pôle important du groupe dirigeant   aujourd’hui.  

Ces développements sont corroborés par les milieux politiques en compétition pour le siège présidentiel.  La réalité est que les scénarios analysés par l’armée, envisageant le retrait de la course à la présidence restent des hypothèses. Elles ne pourraient être qu’un avertissement de l’armée à l’administration, afin qu’elle s’en tienne à la neutralité, et ne pas rallier la cause de l’actuel Président, car il en découlerait des sanctions négatives. Cela signifie que l’armée a déjà entrepris le premier pas dans l’optique de l’intervention pour assurer la propreté des élections à travers cet avertissement. Il n’y a aucun doute que cet et avertissement sert les adversaires de Bouteflika –à l’inverse de ce qu’ont compris certains- et constitue un moyen de pression sur l’administration, qui doit s’en tenir à la neutralité, car le retrait des candidats –s’il avait lieu- conduirait à l’annulation de l’opération électorale elle-même.

 

En résumé, la position de l’institution militaire parait claire –malgré les multiples lectures qui en ont été faites- et signifie qu’il n’y a pas matière à discuter autour d’un éventuel retrait de l’armée de la scène politique. Cependant les moyens de pratique politique diffèrent de ceux du passé, du fait de la nécessité de s’acclimater aux transformations que connaît la scène nationale et internationale. Par ailleurs la classe politique semble être en accord avec ces nouvelles méthodes de pratique politique, du fait qu’elle reconnaît à l’armée la nécessité de faire valoir ses prérogatives constitutionnelles, et d’assurer les intérêts de classe de ses hautes sphères. Ceci car il n’existe pas de contradictions fondamentales entres les différents groupes dirigeants et les groupes de l’opposition bourgeoise, dans ses différentes couleurs politiques quant aux grandes orientations. Le dénominateur commun entre tous reste le libéralisme sauvage et l’économie de marché, ainsi que l’assujettissement aux pressions de l’impérialisme et ses institutions financières, économiques et commerciales.

 

Tout ceci amène au questionnement suivant : S’il existe des points communs ou de convergence entre ces différents groupes, pourquoi alors toutes ces luttes ? L’établissement d’un accord entre les cercles dirigeants et ceux de l’opposition ne s’impose-t-elle pas objectivement d’elle-même ? La réalité est qu’il existe des contradictions effectives entre ces groupes politiques, qu’ils gouvernent ou se trouvent dans l’opposition, dues aux différences de vue quand aux solutions pour sortir de la crise multiforme, politique, économique et sociale. Ces divergences ne résident pas dans les buts fondamentaux, mais dans les moyens d’y parvenir. Mais quelle que soit l’ampleur des différents et des désaccords, ils ne sont pas centraux, car il y a  consensus autour des orientations fondamentales. Celles-ci restent axées d’abord sur le libéralisme et l’économie de marché, puis les privatisations, la reconnaissance de la mondialisation néolibérale comme étant inéluctable et obligatoire, ainsi que sur la soumission  aux ordres du FMI.

Les racines de la solution à notre crise ne sont pas pour un lendemain proche. On ne peut donc pas accréditer certains milieux qui considèrent la prochaine élection comme décisive, car l’alternative réside dans la formulation d’une plate-forme de rejet du projet libéral sauvage. C’est cette alternative qui fournira les conditions nécessaires au réveil de l’économie et au progrès social. C’est elle qui amènera l’édification d’une économie nationale avancée et indépendante, et qui soulagera notre pays de la crise qu’il connaît aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 LE   TERRORISME ISLAMISTE EST TOUJOURS  D’ ACTUALITE (national)

 

La dernière opération menée avec succès dans la région d'Insalah vient de nous rappeler à quel point le danger intégriste et son terrorisme menacent toujours l'Algérie. Les armes saisies lors de cette opération sont une preuve éclatante de la volonté toujours intacte des dirigeants islamistes de relancer leur terrorisme barbare à travers tout le territoire national. Dans plusieurs régions, à l'est comme à l'ouest, des citoyens innocents sont massacrés. Les opérations de ratissage de l'armée ou la découverte de plusieurs réseaux de soutien au terrorisme sont là aussi pour montrer que les assassins sont loin d'avoir désarmé. Le terrorisme n’a pas réussi jusqu’à présent à s’emparer du pouvoir mais le refus persistant de mener une bataille globale contre lui, l'illusion qu'après le 11septembre les dirigeants impérialistes ou les féodaux du Golfe allaient nous aider à s'en débarrasser permettent toujours aux dirigeants intégristes d'espérer retrouver du poil de la bête. La quantité et la qualité des armes saisies dans le sud du pays ne pouvaient échapper à ceux qui ont donné des millions d'euros aux terroristes du GSPC en échange de leurs ressortissants prisonniers. Les dirigeants allemands savaient fort bien que cet argent  serait utilisé pour relancer le terrorisme. Ils sont allés jusqu'à empêcher l'armée de délivrer ces prisonniers comme elle avait pu le faire avec succès pour une partie d'entre eux. Les impérialistes allemands avaient promis plus d'une fois d'aider notre pays à se débarrasser du terrorisme. Ils proclament à qui veut les entendre qu'ils ne négocient pas avec les preneurs d'otages mais la réalité a éclaté au grand jour. Comme les impérialistes américains ils ne sont préoccupés que par le terrorisme qui touche leur pays ou ses intérêts. L'information selon laquelle l'armée a reçu  l'ordre de stopper l'assaut contre les preneurs d'otages pour permettre la transaction entre les terroristes et les allemands est à la fois une preuve de la duplicité des impérialistes et  de la soumission de nos dirigeants à leurs diktats.

D'autres pays qu'on appelle "frères" se font remarquer actuellement en permettant à Abassi Madani de multiplier ses activités médiatiques et autres à partir de leurs territoires. Le voilà maintenant menacer ouvertement les candidats à la prochaine élection présidentielle. Quand on sait qu'il a été reçu en grande pompe par le roi d'Arabie saoudite, alors que le terrorisme fait rage dans le royaume wahabite, on voit bien que la déstabilisation de notre pays reste un objectif permanent pour les féodaux et leurs maîtres impérialistes. Le plus inquiétant dans cette situation est le silence observé par le président de la République et nos gouvernants qui continuent  de chanter sur tous les toits la politique dite de "réconciliation nationale". Alors que les victimes du terrorisme  vivent une situation très difficile sur tous les plans, les « repentis » continuent de bénéficier de toutes les sollicitudes du pouvoir, reçoivent des logements et de fortes sommes d’argent. Ceci n’a pas empêché certains d’entre eux de  reprendre le chemin des maquis. Les groupes de Patriotes qui participent activement à la lutte antiterroriste vivent une situation matérielle très difficile, ne sont pas encouragés à maintenir leurs activités et sentent quotidiennement qu’on veut les pousser à la démobilisation. Le RND parti du premier ministre actuel qui avait promis de combattre l’intégrisme ne parle aujourd’hui que de « réconciliation » et vient de s’engager officiellement dans une alliance avec les islamistes du MSP et Aziz Belkhadem alors qu’il avait promis de lutter contre l’intégrisme.

Les milieux impérialistes et les dirigeants réactionnaires arabes, y compris algériens,  n'ont jamais considéré les crimes commis en Algérie comme du terrorisme. Pire ils n'ont jamais cessé de tenter de mobiliser l'opinion publique internationale contre notre pays en mettant sur le  dos de l'armée les massacres qui ont endeuillé l'Algérie ces dernières années. Ce terrorisme, qui s'est soldé par des destructions dont le coût a dépassé les 20milliards de dollars, leur a permis en outre de mettre en oeuvre les plans d'ajustement structurels qui ont cassé une grande partie du secteur public. Les  réformes imposées par le FMI, qui ont transformé une grande partie de notre peuple en pauvres, ont été réalisées grâce à la terreur qu'a fait régner le terrorisme islamiste. On peut donc dire que ce terrorisme là a grandement servi aux impérialistes et aux couches qui leur sont soumises pour créer les conditions du pillage de nos ressources et de l'exploitation maximum des travailleurs algériens. Mais on sait que les impérialistes sont insatiables. Ils considèrent sans doute qu'il faut maintenir la pression et exiger de nos dirigeants encore plus. On sait que grâce aux travailleurs le projet de Khelil sur les hydrocarbures est bloqué, que les salariés se battent pour leurs revendications, que ces travailleurs, leurs nombreux syndicalistes honnêtes et toutes les forces progressistes exigent le respect et l'extension des  libertés démocratiques. Bref notre peuple n'est pas encore domestiqué. C'est probablement ce qui inquiète le roi Fahd et les milieux impérialistes qui  s'immiscent grossièrement dans nos affaires pour peser probablement sur les élections présidentielles.

Dans la campagne électorale le problème de l'intégrisme et du terrorisme ne doit pas être négligé. Il faut exiger des candidats qu'ils se prononcent clairement sur les moyens à mettre en oeuvre pour en finir avec ce cancer. Ces moyens ne peuvent être recherchés ailleurs que dans une mobilisation  totale de notre peuple, impossible à obtenir sans respect de toutes les libertés démocratiques et sans changement réel de la politique économique et sociale suivie actuellement. Enlever tout espoir aux dirigeants fascistes de reprendre l'initiative est possible en utilisant sans entrave les moyens militaires pour en finir avec les bandes d'assassins encore en activité et en créant les conditions au plan politique, économique, médiatique et culturel pour que l'extrême majorité des Algériens participe à ce combat salutaire.

Notre peuple a remporté de grandes victoires contre l'intégrisme et son terrorisme. Pour que cette victoire soit complète il est temps de créer les conditions pour sa défaite définitive y compris en s'opposant fermement à ses alliés extérieurs.

 

 

REJETER FERMEMENT LES NOUVEAUX DIKTATS DU FMI (national)

 

Une nouvelle fois le FMI a félicité les gouvernants algériens pour les performances économiques réalisés en rappelant pour la nième fois que   ces résultats sont dus aux plans d'ajustement structurels et aux réformes qu'il a imposés à l'Algérie ces dernières années. Dans son communiqué du 14 janvier dernier publié suite au rapport sur l'Algérie, il nous informe à nouveau que les réserves de change ont augmenté, que la balance commerciale, comme celle des  paiements, vont bien et que la dette extérieure a diminué etc. Ces félicitations sont prodiguées à la veille de l’élection présidentielle et sont destinées à servir de caution à la politique économique du pouvoir. Le rapport note lui-même que c'est grâce en particulier à l'amélioration des recettes pétrolières que l'Algérie dispose d'autant d'argent. Ces recettes pétrolières, dont se gargarisent les technocrates du FMI, n'ont rien à voir avec les plans d'ajustement structurels. Ces inspecteurs ont pris l'habitude de féliciter les gouvernants algériens en leur attribuant des mérites pour lesquels ils ne sont pour rien mais ne rappellent jamais les conséquences bien réelles de la politique que le FMI a  imposée arbitrairement à notre pays depuis tant d'années.  Ils ne rappellent jamais combien d'entreprises ont été fermées, combien de travailleurs ont perdu leur emploi, combien d'acquis sociaux ont été éliminés, combien de pauvres se sont ajoutés aux pauvres. Les félicitations adressées à nos dirigeants ne sont là que pour appuyer une politique dont les conséquences nocives ne sont plus à démontrer mais aussi pour leur rappeler que le compte n'y est pas. Il faudrait selon eux aller encore plus vite, casser encore plus d'entreprises publiques, faire encore plus de réformes "structurelles" dans les services publics, dans les banques, dans les services publics etc. Ces réformes sont préconisées pour diminuer la pression sociale et le chômage alors qu'elles ont  pour conséquence immédiate de nouveaux licenciements! Il en est de même pour les privatisations exigées fermement par ces contrôleurs de l'économie algérienne. Tout le monde sait que n'importe quelle privatisation se traduit par des licenciements, c'est dire que malgré leurs larmes de crocodile, les responsables du FMI, qui ne sont rien d'autre que les défenseurs du capitalisme international, exigent des autorités algériennes une augmentation du chômage. Pour eux les "opérations lancées dernièrement en matière de privatisations demeurent insuffisantes". Pour le FMI on est sur la bonne voie mais il faut continuer à casser ou a transmettre les secteurs juteux au secteur privé "dont il faut augmenter de façon significative le rôle dans l'économie". Le FMI considère que les investissements sont du ressort du privé et demande en réalité  au pouvoir d'en finir avec tout investissement public en mettant à la disposition du privé toutes les ressources du pays parce que personne aujourd'hui n'interdit à un capitaliste algérien ou étranger d'investir. Non, ce que demande le FMI à des dirigeants qui n'ont jamais refusé ses recommandations, c'est d'accorder encore plus de cadeaux aux spéculateurs, aux multinationales et à leurs représentants en Algérie, chargés d'écouler leurs marchandises chez

nous. Il demande au pouvoir de mettre au service des couches compradores encore plus d'argent et somme nos gouvernants d'accélérer les réforme bancaires pour faciliter encore plus le pillage des ressources publiques. Il se félicite de la nouvelle loi sur le crédit et la monnaie et des nouvelles conditions d'agrément des établissements bancaires, laissant entendre par là que ces nouvelles conditions empêcheraient le retour des scandales comme celui de Khalifa mais pourquoi donc ces gens-là qui sont bien plus au courant de nos affaires et de la gestion de nos banques que plusieurs de nos ministres ont attendu que le scandale éclate pour feindre s'en émouvoir? Pourquoi n'ont-ils pas attirer l'attention des épargnants et des institutions publiques sur la gestion de Khalifa avant qu'il ne soit trop tard? La vérité c'est que leurs conseils et leurs mises en garde vont toujours dans le même sens. Les réformes qu'ils préconisent ne sont pas destinées à relancer les productions nationales, à créer des emplois, à mettre fin à la corruption, ou à  améliorer les services publics. Lorsqu'ils parlent de secteur privé en général ils ont en vue uniquement le secteur spéculatif. Il faut être aveugle pour ne pas comprendre que le  FMI ne demande pas que l'aide soit donnée  aux privés productifs dont les productions sont de plus en plus asphyxiés par les produits étrangers. Sur les 40000 entreprises du textile, il ne reste pratiquement  rien., et les nombreux patrons privés dans ce secteur sont poussés à se reconvertir  dans l’économie de bazar. Leurs travailleurs ont été licenciés par milliers.  Les capitalistes productifs algériens commencent à se rendre compte des conséquences désastreuses de la soumission au FMI ou à l'O.M.C. Ces institutions sont chargées avant tout de défendre le capitalisme international, c'est à dire les intérêts des grandes multinationales étrangères. Or ces multinationales n'ont aucun intérêt à ce que leurs productions dans tous les domaines soient concurrencées chez nous par des productions nationales qu'elles soient privées ou publiques.

Certains  chiffres rappelés dans le rapport du FMI (augmentation considérable des réserves de change, balance des paiements positive, diminution de la dette) prouvent que rien ne nous oblige à continuer de suivre ses recommandations. Si le pouvoir  continue  à attendre régulièrement ses directives c'est uniquement pour plaire aux milieux impérialistes et aussi bien entendu pour continuer  à enrichir les fractions compradores de la bourgeoisie algérienne et toutes les couches sociales improductives et corrompues. C'est pourquoi ceux qui combattent fermement la politique du pouvoir défendent réellement les intérêts nationaux. Les travailleurs qui défendent leur emploi et leur pouvoir d'achat, les familles populaires qui exigent plus de moyens pour l'école, la santé publique et tous les services public remettent en cause dans les faits la politique imposée par le FMI et défendent donc les intérêts nationaux. Mais il s'agit de lutter pour un total changement de cette politique. Les travailleurs conscients et toutes les forces de progrès doivent rassembler toutes les couches sociales intéressées par une alternative véritable autour d'un programme novateur qui relancerait l'industrialisation de notre pays, protègerait l'économie nationale, créerait  des milliers et des milliers d'emplois productifs, qualifiés et bien rémunérés. Les moyens financiers dont nous disposons le  rendrait  réalisable. Un tel programme inquiéterait bien sûr les milieux impérialistes, qui ne manqueraient pas de renforcer leurs pressions sur notre pays, mais notre peuple, auquel de nouvelles perspectives seraient offertes, résisterait à ces pressions. Si les impérialistes piétinent partout les droits des peuples, il faut constater aussi que dans de nombreuses régions du monde de nombreux peuples s'opposent à leurs plans. En Amérique latine, en Asie et ailleurs les recettes du FMI  sont combattues. Contrairement à ceux qui prétendent que nous ne pouvons rien faire pour sauver notre pays il est  possible et nécessaire de résister à des plans qui prévoient d'aller encore plus loin dans la politique de casse en vigueur depuis plusieurs années. Suivre la propagande du pouvoir actuel ou s'abriter derrière de soi-disant opposants qui parlent de tout sauf de leur programme économique et social et de leur attitude à l'égard du FMI ou de l'OMC, c'est perpétuer le chômage et la misère. Face aux nouveaux diktats du FMI, les travailleurs, les forces progressistes et tout ceux qui en ont assez de voir les intérêts nationaux piétinés renforceront leur lutte et leur unité d'action pour mettre un terme à une  politique antinationale et antipopulaire qui a vidé l'indépendance nationale de tout contenu réel.

 

 

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE IRAKIEN (internation)

 

 

 

 

 

 

20 MARS : AUX CÔTES DU PEUPLE IRAKIEN

 

 

Le 2O mars prochain une grande journée de solidarité avec le peuple irakien sera organisée dans de très nombreuses villes à travers le monde. Ce jour là on dénoncera à nouveau avec force la guerre déclenchée il y a un an contre le peuple irakien et les manifestants exigeront de Bush, de Blair, et de leurs alliés le départ de leurs troupes d’occupation. L’opinion progressiste mondiale savait que tous les prétextes invoqués par Bush et Blair pour frapper sauvagement le peuple irakien le 20 mars 2003 étaient  dénués de tout fondement. Aujourd’hui leurs propres experts ont conclu qu’effectivement ils n’ont pas trouvé de telles armes. Devant cette réalité ces dirigeants impérialistes manoeuvrent pour échapper à la condamnation de leurs propres peuples et surtout pour maintenir l’occupation de l’Irak, spolier ses richesses, exploiter son peuple et dominer toute le région. Devant l’exigence  unanime du peuple irakien de retrouver la souveraineté pleine et entière de leur pays, les impérialistes américains se sont engagés à remettre formellement le pouvoir à un gouvernement indépendant le 30 juin prochain, mais ils déclarent déjà qu’ils n’envisagent pas d’évacuer leurs troupes. Bien au contraire. Ils multiplient leurs manœuvres. Ils demandent à l’ONU, à différents gouvernements jusque là récalcitrants de les aider par différents moyens à coloniser un pays millénaire. Ils prétendent qu’ils resteront là tant que l’Irak n’a pas retrouvé complètement la sécurité comme si ce n’était pas leur présence qui est la principale cause de l’insécurité actuelle. Certains attentats dirigés directement contre les populations irakiennes et qui n’ont manifestement rien à voir avec des actes de résistance n’ont-ils pas pour objectif de maintenir cette insécurité ? Ceux qui tuent volontairement des Irakiens innocents dans les mosquées  ou  détruisent les locaux des partis politiques ne cherchent-ils pas le chaos avec leur complicité où à leur instigation dans le but de maintenir indéfiniment une présence étrangère ? Qui ne comprendrait pas que les occupants ont besoin de faire l’amalgame entre les actes qui visent directement leurs soldats et ceux qui sont commis, avec une facilité déconcertante,  avec pour objectif de terroriser avant tout la population irakienne ?

Dans les mois qui viennent le peuple irakien affrontera de grandes difficultés. Bush n’a pas changé ses véritables objectifs. Il utilisera tous les moyens et invoquera tous les faux prétextes qu’il pourra pour refuser de laisser les Irakiens résoudre leurs problèmes avec l’aide de toute l’opinion progressiste mondiale. C’est pourquoi tous les partisans de la paix et de l’indépendance des peuples se mobiliseront pour obliger Bush et Blair à évacuer leurs troupes. Le 20 mars prochain, les communistes et les progressistes algériens feront le maximum pour mobiliser partout autour d’eux les travailleurs et les patriotes algériens et exiger le départ des troupes d’occupation d’Irak. Ce jour là, ils manifesteront aussi leur solidarité avec le peuple palestinien en lutte pour arracher ses droits nationaux contre les plans de Sharon et son protecteur américain.

 

 

 

 

 

ELECTIONS EN IRAK : POSITIONS DU PARTI COMMUNISTE (autre aricle)

 

 

 

 

Le quotidien arabe AI -Sharq AI-Awsat (22/91/2004) a questionné quelques membres du Conseil de Gouvernement Iraquien, y compris le camarade Hamid Majid Moussa, le secrétaire du comité central du Parti communiste Iraquien.  Sa réponse, ci-dessous traduite, traite des positions exprimées par l'Ayatollah Ali Sistani au regard de la question du déroulement général des élections en Iraq :

 

 Moussa a dit : « Nul parmi nous ne rejette le principe des élections ou dresse des obstacles à leur encontre.  Chacun est convaincu que les élections sont un processus vital afin d'instaurer la démocratie désirée pour laquelle nous avons consenti des sacrifices, Mais la question concerne la réalisation d'élections véritables clairement définies, reflétant fidèlement l'opinion du peuple iraquien.  Dans le but d'accomplir cela, il faut des conditions préalables administratives, techniques et politiques ».

Il souligna que: « La question n'est pas si des élections doivent ou non se tenir, mais plutôt celle des exigences afin d'assurer leur succès, particulièrement quand l'Iraq vit une foule de problèmes qui entravent l'obtention de résultats qui expriment l'opinion des Iraquiens.  Le pays a besoin d'une stabilité politique et administrative, et il doit y avoir des institutions gouvernementales qui procèdent tout aussi bien au recensement de la population, qu'à assurer les conditions sécuritaires permettant des élections libres et la sécurité du corps électoral.  Ce ne sont pas des revendications impossibles, mais les unes logiques pourraient être accomplies dans une courte période si il y avait des efforts concertés et unis »,

Moussa a ajouté: « Ce que j'ai compris c'est que Sayed AI-Sistani a parlé  de la nécessité de consulter l'opinion du peuple.  Il y a plus d'une manière pour consulter l'opinion du peuple, et je pense que la question importante actuellement est d'accélérer le transfert du pouvoir, de restaurer la souveraineté et l'indépendance, et la fin de l'occupation.  C'est la priorité pour chacun.  Je ne pense pas que ceux qui défendent les intérêts du peuple s'opposeraient à l'accélération du transfert du pouvoir aux Iraquiens ».

 Moussa a souligné que « chaque parti a le droit d'adopter une idée, sans égard aux intentions et vues objectives.  Mais je dis qu'il y a des obstacles, qui se trouvent sur le chemin des élections dans le présent et qui empêchent d'assurer qu'elles se dérouleraient d'une manière véritable.  La logique du dialogue doit être adoptée pour atteindre un accord certain, et nous devons respecter la voix de la raison et ce que le peuple veut ».

 

 

  CUBA: Fidel Castro accuse George W. Bush de vouloir l'éliminer (internati)

.

 

Le président cubain, Fidel Castro, a démenti vendredi 30 janvier les rumeurs

alarmistes sur son état de santé dans un féroce réquisitoire de plus de cinq

heures contre les Etats-Unis, qu'il a accusés de vouloir l'assassiner et de

projeter une invasion du bastion communiste caribéen.

 

"Ce mort peut encore parler, ce mort peut faire des projets, ce mort [...]

n'est  pas mort", a lancé, parlant de lui-même, le lider maximo, lors d'un

discours prononcé lors de la cérémonie de clôture de la IIIe Rencontre

régionale de lutte contre la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA),

projet  promu par les Etats-Unis. La ZLEA, qui englobera 800 millions

d'habitants,  devrait être lancée en 2005.

 

L'état de santé du chef d'Etat cubain, qui aura 78 ans en août prochain, a

fait ces dernières semaines l'objet de multiples spéculations, notamment

après les commentaires du maire de Bogota, la capitale colombienne, Luis

Eduardo Garzon, qui, après une visite récente à Cuba, avait affirmé que

Fidel Castro semblait "très malade" et "limité physiquement". Mais, au cours

d'une allocution improvisée de plus de cinq heures devant plus de mille

délégués venus de trente-deux pays de la région, le dirigeant cubain, au

pouvoir depuis quarante-cinq ans, s'est attaché à narguer "ceux qui veulent

que je meure bientôt".

 

 

 

 

Pressenties  terroristes

Des  milliers de personnes ont disparu aux USA (internat)

 

Si l'information n'est pas nouvelle, qui aurait imaginé qu'elle concernait autant de personnes ? Ces fameux milliers de « terroristes » - dont on ignore exactement le nombre ­sont fort habiles pour avoir su déjouer les services de sécurité et autres douaniers et parvenir à s'infiltrer aux USA.  Il va sans dire que pour les sbires de Bush tous les Arabes résidant dans ce pays sont soupçonnables.

Madame Ann Beeson, présidente de l'Association américaine des libertés civiles (ACLU) vient de confirmer, au cours d'une conférence de presse, que plusieurs milliers d'immigrés, le plus souvent d'origine arabe, arrêtés et incarcérés depuis la destruction des deux tours le 1I septembre, attentats tout à fait condamnables, attendent de passer devant un tribunal pour être jugés.

Ces milliers de détenus, considérés comme suspects, sont sans droit aucun.  Ils ne peuvent même pas se faire assister par un avocat et personne, jusqu'à présent, n'est en mesure de savoir où Ils sont incarcérés.

On voit combien les « conseilleurs » américains venus à Alger sont bien placés pour exiger des   autres  le respect des droits de l'homme

 

Fidel Castro -,

Il y aura de nombreuses alternatives pour un monde meilleur (internat)

 

Nous ne nous lasserons pas de parler des combats des peuples à travers le monde, le plus souvent ignorés par les lecteurs de la presse nationale et internationale.  Car ces combats sont aussi les nôtres.  Au cours de la 3ème Rencontre hémisphérique de lutte contre la ZLEA* qui s'est tenue en fin janvier à La Havane, rencontre qui a rassemblé 1250 personnes de 32 pays, Fidel Castro a notamment déclaré à la séance de clôture: « Il n'y aura pas qu'une seule alternative pour construire un monde meilleur dans notre région ; chaque pays aura ses propres alternatives car tous ont une culture et des situations différentes. » ...

... « Il faut utiliser toutes les formes et tous les médias pour transmettre les idées aux masses, pour les éduquer et les mobiliser.  Nous sommes obligés de faire un effort exceptionnel, encouragés par tout ce qu'ont appris les peuples concernant la culture politique » « Cuba, a-t-il ajouté, a démontré que l'on peut créer un capital humain plus précieux que le capital financier, et que ce capital humain ne se produit pas dans les usines ou un établissement de sous­traitance, mais dans des conditions déterminées, lorsque prévalent les valeurs les plus élevées …  ces réalités, a-t-il poursuivi, alimentent la haine de l'empire ( Les USA, NDLR) qui tire vanité de son capital technologique et financier, obtenu grâce à l'argent pillé, au financement que lui assurent le système qui domine le monde et l'attitude de ceux qui gouvernent dans beaucoup de pays.» Les participants à cette rencontre ont adopté un plan d'action présentant de nouvelles stratégies pour élargir et articuler des organisations et des alliances.  Par ailleurs, ils ont appelé à une mobilisation internationale le 20 mars prochain contre la guerre et l'occupation de l'Irak et lancé un appel pour la Journée internationale des femmes, le 8 mars.

 *Traité concocté par I'impérialisme US supprimant tous les droits de douane et la libre circulation de l'argent entre certains pays d'Amérique Latine.

 

 

 

 

 

 

Disparition  du poète des montagnes (hommage)

 

 

Le 23/10/2003 nous a quitté le grand poète du Daghestan Razoul Hamzatov à prés de 81 années. Il est connu que Razoul Hamzatov n’était pas uniquement un grand écrivain populaire, mais une illustre personnalité sociale surtout sous le régime socialiste soviétique. Razoul Hamzatov a toujours exprimé son affection et sa solidarité avec les luttes des peuples pour leurs libertés et leurs dignités. Il avait toujours soutenu fermement la juste lutte du peuple arabe de Palestine.

 

Razoul Hamzatov a vu le jour dans le petit village Daghestanais de Tessada, dans la maison du poète Hamza « Tessadassa ». Il rédigea son premier poème à l’age de neuf ans. Quand le jeune poète atteint l’age de vingt ans, il fut intronisé au sein de l’Union du livre soviétique.

 

Quand il acheva ses études à Moscou, Razoul Hamzatov fut élu Président de l’union du livre Daghestanais, et le resta jusqu’à sa mort. Il travailla également de façon active au sein du comité soviétique pour  la paix. Il fut élu plusieurs fois membre du conseil suprême des soviets d’Union Soviétique.

 

L’ensemble des œuvres littéraires de Razoul Hamzatov ont été traduites de sa langue maternelle –l’affarien, qui n’est pratiquée que par tout juste quelques centaines de milliers de personnes- à la langue russe, et partant, vers diverses autres langues. Il devint alors un poète mondial.

 

Razoul Hamzatov a également traduit bon nombre d’œuvres poétiques et littéraires classiques russes en Affarien. Le cours de la vie de Razoul Hamzatov montre clairement comment le régime socialiste transforme le génie local en géant international.

 

Ton souvenir restera vivace dans nos mémoires, toi le bienheureux poète des montagnes.

 

Du journal « La voix du peuple », organe central du parti communiste Syrien

 

 

HOMMAGE AU CAMARADE ELHACHEMI BOUNEDJAR (hommage)

 

Le camarade Elhachemi Bounedjar vient de nous quitter . Membre du parti communiste algérien (PCA) puis du parti de l’avant-garde socialiste, il a toujours été fidèle aux idées de progrès pour lesquelles il avait milité toute sa vie. En Algérie ou dans l’exil, qu’il a connu durant trop longtemps, du fait de la répression qui a frappé les militants communistes après le coup d’Etat  du 19 juin 1965, il était en permanence préoccupé par l’avenir de notre pays. Que ce soit dans le mouvement étudiant et le FLN durant la guerre d’indépendance ou dans les différents postes qu’il a occupés il a toujours mis ses compétences au service du monde du travail, de la jeunesse et de la culture. Ce militant respecté par tous les milieux progressistes et patriotiques était d’une modestie remarquable. Il donnait une importance capitale aux relations humaines qu’il entretenait avec ses nombreux amis quelles que soient les divergences qu’il pouvait avoir avec eux.

Nommé il y a quelques années à la tête du centre culturel algérien à Paris, il l’a rapidement transformé en lieu de rayonnement culturel et ouvert à tous nos compatriotes et aux amis de l’Algérie. Malgré les faibles moyens mis à sa disposition par le gouvernement et les entraves de toutes sortes, il avait réussi à en faire un lieu de rencontres ouvert à tous ceux qui voulaient se familiariser avec la culture et les créateurs algériens. Il a été rapidement écarté de cette responsabilité sans ménagement et sans explication, probablement parce que certains clans ne pouvaient espérer utiliser Elhachemi à des fins inavouables.

Cet intellectuel  prestigieux , qui n’a jamais abandonné ses recherches philosophiques sur Ibn Rochd  depuis plusieurs années malgré ses multiples occupations, était un exemple pour tous ceux qui veulent contribuer à la lutte contre les idées obscurantistes développées par des charlatans et des criminels qui n’ont jamais cessé à travers l’histoire de tenter d’utiliser  l’Islam à des fins réactionnaires.

Malgré la maladie, ce patriote courageux ne cessait de faire preuve d’optimisme et s’intéressait à l’évolution de notre pays et aux luttes que mènent les travailleurs et les forces progressistes contre les pressions impérialistes et les couches réactionnaires.

La disparition  prématurée de  Elhachemi Bounedjar a été douloureusement ressentie par de nombreux amis et camarades qui ont tenu à lui rendre hommage dans une déclaration publique. Notre parti présente ses condoléances attristées à sa femme Karine , à sa fille Nadira et à son fils Nazim.

 

 


Prêche incendiaire contre les journalistes (encadré)

Les immams  de nombreuses mosquées du pays ont prononcé, à l'occasion de la prière du vendredi, le 20 février dernier, un  prêche incendiaire contre la presse privée.  Le journal « Liberté » et  son caricaturiste Ali Dilem ont été cités. Des ministres ont confirmé que c’est bien sur instructions du pouvoir que ces sermons haineux ont été prononcés et relayés en direct par la télévision. L’utilisation des mosquées et de la télévision pour attaquer des journalistes, coupables de faire leur métier, rappelle la période où les dirigeants du FIS appelaient ouvertement au meurtre dans les mosquées. Ce scandaleux prêche, qui a indigné de nombreux citoyens, confirme la volonté du pouvoir de continuer à harceler la presse. Il est reproché à certains journalistes d’être « francophones », d’avoir une attitude « hostile à l’Islam », de diviser la communauté islamique etc. Ces mensonges et ces provocations intégristes bien connus, répétés aujourd’hui dans les mosquées par des immams aux ordres signifient que tous les moyens, y compris les plus dangereux, seront utilisés pour faire taire toutes les voix qui contesteraient la politique du pouvoir dans n’importe quel domaine. Ces attaques contre la liberté de la presse confirment la nécessité pour les travailleurs et toutes les forces démocratiques de renforcer leur lutte pour arracher toutes les libertés démocratiques, y compris bien entendu une véritable liberté de la presse. L’utilisation des mosquées contre des journalistes ou d’autres catégories de citoyens est scandaleuse. Il faut contraindre le pouvoir et toutes les forces réactionnaires à renoncer à de tels procédés.