N0 83 Date 31 janvier 2005
LUTTER CONTRE LA REPRESSION
ET METTRE EN ECHEC LES PROJETS DU POUVOIR (edito première
page)
LUTTES DES TRAVAILLEURS
AIR ALGERIE
Après une grève de la faim
observée par son secrétaire général, le Syndicat National du Personnel
Naviguant Commercial (PNC) de cette société de transport aérien vient d'obtenir
la promesse de sa direction pour une application des accords obtenus dans un
passé récent en vue d'une augmentation des salaires et de meilleures conditions
de travail. Selon le Secrétaire général de ce syndicat plus de 72 hôtesses de
l'air et stewards avaient été privés de vol entre le 11 septembre 2004 et le 18
janvier 2005 sur décision de la direction de cette entreprise.
- Devant les menaces de 3 000 licenciements
prévus dans le cadre de la restructuration envisagée par la Direction générale
d'Air Algérie, la colère des travailleurs est grande. La direction de cette
entreprise envisage par ailleurs de céder une part de son capital social à la
société privée SOGEMA qui s'élèverait à un montant 31 millions d'euros soit le
prix d'un Boeing 737.
(18 - 01 – 2005)
SOCIETE NATIONALE DES
TRANSPORTS FERRES (SNTF).
- 600 travailleurs des
services de la maintenance de cette entreprise publique ont au cours d'une
journée d'actions protesté contre le paiement, avec du retard, de leurs
salaires.
(06 - 12 – 2004)
EDUCATION NATIONALE
-
A l'appel de l'Union Nationale des Personnels de
l'éducation et de la Formation (UNPEF), les travailleurs des services communs
de l'éducation nationale, concierges, cuisiniers, agents de sécurité,
factotums, magasiniers, secrétaires de direction, laborantins et ouvriers
professionnels prévoient pour les jours prochains des manifestations dans les
rues et un sit-in devant l'inspection académique d'Alger. Ils exigent une augmentation
de leurs salaires en fonction du coût de la vie, leur intégration dans le
statut de la fonction publique régie par le décret exécutif 89 - 224 et 89 -
225, l'octroi de la prime de danger et d'une prime spécifique aux travailleurs
détenteurs d'une licence en bibliothéconomie et aux détachés de la santé.
(18 - 01 – 2005)
-
A Tizi-Ouzou, les travailleurs de l'éducation de
trois syndicats autonomes (CNAPEST, SATEF, UNPEF) et l'UGTA
ont observé dans l'union une grève d'une journée et ont organisé un sit-in pour
la satisfaction de leurs revendications salariales. Les quatre syndicats
envisagent de poursuivre dans l'union leur action revendicative et prévoient de
nouveaux arrêts de travail afin d'
" imposer une prise en charge effective des préoccupations des
travailleurs" par le ministère de l'éducation nationale.
(15 - 01 – 2005)
-
A Bejaïa , une grève générale initiée par le syndicat SETE-UGTA a mobilisé des centaines de travailleurs de
l'éducation nationale de cette wilaya. Une marche s'est également déroulée dans
les rues de la ville. Outre le relèvement de leurs rémunérations, les
travailleurs de ce secteur demandent le remboursement des sommes retenues sur
leurs traitements à la suite de deux journées de grève, l'intégration dans le
statut de la fonction publique des employés des services communs.
(15 - 12 – 2004)
A Alger, la section du lycée
Emir Abdelkader de Bab -El-Oued membre du Conseil des
Lycées d'Alger (syndicat
autonome CLA) dénonce les tentatives
d'intimidation entreprises afin de faire échec à leur préavis de grève daté du
21 novembre 2004 adressé au Proviseur. Cette section syndicale appelle les
travailleurs du lycée à "briser le mur de la peur" et à se
désolidariser du syndicat UGTA qui soutient le proviseur et retarde ainsi la
satisfaction de leurs revendications.
(29 - 11 – 2004)
RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Le syndicat UGTA de la
recherche scientifique, dans un mémorandum rendu public déplore " la mise
à mort de la recherche par l'asphyxie financière; la marginalisation, le
blocage des tentatives de sa réelle prise en charge par les ministres
délégués,…". Le syndicat dénonce également la dégradation de la situation
socioprofessionnelle des travailleurs de ce secteur dont les ressources
financières, à partir de l'année 2000, sont loin d'atteindre un montant de 1%
du PIB comme cela avait été annoncé.
(29 - 11 – 2004)
ENTREPRISES INDUSTRIELLES ET
COMMERCIALES DU SECTEUR PUBLIC
-
Unité des eaux minérales de Ben-Haroun: les travailleurs rejettent la décision de
privatiser leur usine de production sans qu'ils soient consultés. Ils
considèrent que le montant de 15 milliards de centimes proposé pour l'achat de
l'usine par l'acquéreur est loin de correspondre à sa valeur réelle.
-
A l'appel de leur syndicat 400 travailleurs de
l'entreprise de construction ESCB menacent de déclencher un mouvement de grève
pour s'opposer à l'accord passé par le directoire de la Société de Gestion du
bâtiment avec la compagnie américaine BR Condor. Cet accord prévoit des
licenciements parmi les 700 travailleurs non permanents que compte cette
entreprise. Notons que Condor détient 70% du capital de ESCB.
(11 - 01 2005)
-
Les travailleurs syndiqués de la métallurgie membres
de la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, de la mécanique,
de l'électricité et de l’électronique (FNTMMEE UGTA) rassemblés à la maison des Syndicats à Alger ont protesté
contre le projet de privatisation des 72 entreprises (75 000 emplois) de ce
secteur annoncé par le gouvernement Ouyahia. Une
marche a été improvisée aux abords des locaux de la centrale Syndicale. En
lançant le mot d'ordre " plus de syndicats de salon" les syndiqués
ont manifesté leur refus de se réunir dans les locaux de la centrale comme leur
proposait le secrétaire du syndicat Benmouloud.
Exprimant leur mécontentement les syndiqués scandaient :" Nous ne voulons
pas qu'ils cèdent nos entreprises à un dinar symbolique à des trabendistes.
Nous ne faisons pas confiance au gouvernement. Il a appauvri la population. Il
ne veut pas d'industrie. Ce qui l'intéresse c'est une économie de bazar. Ce
n'est .pas normal qu'on propose à la privatisation des entreprises qui dégagent
des bénéfices".
(20 - 12 – 2004)
-
Le mécontentement des travailleurs face aux privatisations du secteur public se
manifeste également d'autres entreprises menacées , notamment dans le secteur
hôtelier et touristique, dans celui des matériaux de construction ( unités d'El-Achour ,d'Irdjen et Tidjelabine).
(20 - 12 – 2004)
-
93 agents de la sécurité du siège de l'entreprise
SONATRACH - ACT qui manifestaient aux abords de la
direction pour protester contre leurs affectations arbitraires à de nouveaux
postes de travail ont été tabassés. Inscrits dans les effectifs du siège ils
refusent de le quitter. Ces travailleurs ont bravé les terroristes dans les
moments difficiles où la sécurité des entreprises était menacée par le bras
armé de l'islamisme.
(13 - 12 – 2004)
LIBERTES SYNDICALES
Le Comité National des
Libertés Syndicales et publiques (CNLB) s'est élevé contre la décision de
licenciement de 4 commandants de la compagnie de navigation CNAN "en
violation flagrante des dispositions légales et réglementaires". Ce comité
s'est aussi élevé contre d'autres licenciements de travailleurs de la CNAN prononcés
par la direction de cette entreprise. Il a également dénoncé les tentatives de
remise en cause du pluralisme syndical manifestées par les directions des
entreprises de transport public (Entreprise de transport des marchandises et
voyageurs, Air Algérie et CNAN.
(20 - 12 – 2004)
Les retraités et les travailleurs de la sécurité sociale dénoncent la politique
du gouvernement (autre artic national)
Les syndicalistes de la fédération nationale des travailleurs retraités accusent
le gouvernement de vouloir mettre en
faillite la caisse nationale de retraite (CNR). Ils ont dénoncé l’attitude du
ministre du travail qui a violé la loi en refusant la revalorisation annuelle de
la retraite. Lors de la réunion de la
commission exécutive fédérale ils ont exigé que le minimum de la pension
soit porté de 75 à 100% du Salaire minimum Ils ont aussi
soulevé le problème de la non nomination de la moitié des directeurs des
agences de la caisse nationale de retrait. Concernant l'IRG
les retraités estiment qu’ils n’ont pas à payer les mêmes cotisations que les
travailleurs actifs.
Leurs camarades de la FNTSS (fédération des travailleurs de la sécurité
sociale) estiment eux dans une lettre ouverte au ministre que «de
sérieuses menaces pèsent sur le système de sécurité sociale». La FNTSS dénonce
l’augmentation du montant de la contribution forfaitaire des Caisses de
sécurité sociale au secteur de la santé publique, à un niveau défiant la raison
de 35 milliards de DA pour la loi de finances 2005. «Ce montant occulte
d’autres dépenses mises à la charge de la sécurité sociale au titre du
financement des transferts pour soins à l’étranger qui ont coûté 3 milliards de
dinars en 2004 et les trois milliards de DA des équipes médicales spécialisées
pour la réduction de ces transferts», écrivent les responsables de cette
Fédération.
Pour le FMI et la Banque
mondiale la retraite et la sécurité sociale sont un luxe pour des pays comme le
nôtre. Pour des gouvernants, qui suivent à la lettre leurs
recommandations, tout doit être fait pour affaiblir encore plus
le pouvoir d’achat des retraités et diminuer les ressources pour la santé
publique. L’actuel ministre du travail et son autoritarisme n’ont pas d’autres
objectifs. Les travailleurs actifs ou retraités rejetteront fermement ses
« réformes » et lutteront dans l’union pour faire échec à une
politique qui aggrave les inégalités dans tous les domaines.
Les vrais syndicalistes renforcent
leur résistance à la privatisation. (autre artic national)
De
nombreux représentants de plusieurs fédérations affiliées à l’UGTA ont rejeté fermement la privatisation, lors d’une réunion
organisée par l’union de Wilaya de Constantine. Ils ont exigé unanimement le
respect du document élaboré le 27 janvier 2002 relatif à la stratégie de l’UGTA. Ils n’ont pas manqué de mettre en cause la
scandaleuse attitude du secrétaire général de l’organisation syndicale et l’ont
qualifiée de trahison. Ils ont demandé aux responsables de la Centrale
syndicale de « prendre en considération les opinions et les préoccupations
des travailleurs qui font face à la politique néolibérale empruntée par le
gouvernement sur directives du Fonds monétaire international (FMI) et des
établissements financiers internationaux ». Les participants ont exigé
également la tenue d’une conférence nationale et attendent de la prochaine
réunion de la commission exécutive nationale de l’UGTA
plus de fermeté dans la lutte contre les privatisations et la politique d’Ouyahia. Les syndicalistes réunis à Constantine ont
constaté que le gouvernement Ouyahia n’a pas respecté
ses engagements concernant l’effacement des dettes des entreprises publiques et
n’a rien fait pour protéger la production nationale.
Cette
importante réunion syndicale, dirigée à la fois contre la politique du pouvoir
et la soumission honteuse de l’appareil central de l’UGTA
à ses plans, est une nouvelle preuve du rejet des privatisations par les
travailleurs et les syndicalistes honnêtes. C’est un reflet du mécontentement
grandissant d’une base ouvrière de plus en plus décidée à faire barrage à la
privatisation et à une politique de plus en plus suicidaire pour toute la
nation.
Sidi Saïd, secrétaire général de I’UGTA
A-t-on jamais vu
pareil responsable syndical ? (national)
La volonté du pouvoir d'accélérer la privatisation des entreprises
publiques (elles sont en vérité les biens du peuple) pour être bradées en réalité au secteur privé national
ou étranger, ne pose aucun problème au secrétaire générale de l'UGTA. Bien au
contraire, il a entrepris une tentative d'un véritable lavage de
cerveaux. Ecoutons-le plutôt: « La
centrale syndicale soutient le principe de la privatisation des entreprises en
tant qu'élément de croissance économique et non comme moyen de désengagement
social ou de délestage de son rôle de défenseur des droits sociaux des
travailleurs », a-t-il déclaré à la radio nationale » et suit un long
développement pour tenter de justifier des positions on ne peut plus
opportunistes.
Faut-il être aveugle et sourd pour ne pas voir et entendre les
travailleurs venus crier leur colère sous les propres fenêtres du siège de l'UGTA ?
Faut-il s'être livré pieds et
poings liés, s’être soumis totalement à la politique de libéralisation
totale du gouvernement pour n'éprouver aucune honte à faire de telles
déclarations. Faut-il avoir atteint un tel degré dans l’abandon des aspirations
et des revendications des salariés pour tenir semblable langage ?
Enfin, faut-il être imbu de sa personne pour s'imaginer que les
travailleurs sont naïfs au point de ne rien comprendre à ses manœuvres fallacieuses
?
Ignore-t-il, ce cocasse mais dangereux Sidi Saïd, quelles ont été les
conséquences désastreuses pour les travailleurs des privatisations partout où
elles se sont produites dans le monde, en particulier dans les pays dits «
émergeants » mais aussi dans les grands pays capitalistes ?
Ignore-t-il ce « syndicaliste » que l'obéissance globale aux
injonctions du FMI et autre Banque mondiale s'est toujours, et systématiquement
traduite par une exploitation et une
pauvreté sans cesse accrues pour les travailleurs, par exemple en Argentine
mais également en Grande Bretagne et dans de nombreux autres pays, dont le
nôtre ?
Ignore-t-il, comme le lui ont fait savoir les salariés en colère que le
« syndicalisme de salon » est terminé, que la direction de l'UGTA est aujourd'hui bien trop discréditée pour que l'on lui
accorde la moindre confiance.
Les travailleurs de entreprises privatisables se laisseront-ils séduire par la honteuse démagogie des discours
de Sidi Saïd et consorts. Leurs luttes
quotidiennes démontrent qu'ils se mobilisent de plus en plus pour que personne
ne touche à ces acquis d'intérêt national. ?
Ben Bella
Toujours Fidèle à la
plateforme de San Egidio (national)
Lors de son séjour à Maghnia, dans une
interview arrachée difficilement mais très partiellement par un journaliste du
quotidien El Watan, Ben Bella
ne s'est pas montré avare dans l'utilisation de faux fuyants. Ainsi, il a pu éviter de répondre aux
questions gênantes touchant à son parcours politique et à ses positions
d'aujourd'hui.
Il refuse de revenir sur le passé dont il porte une lourde
responsabilité, mais confirme ses positions actuelles qui ressemblent à s'y
méprendre, comme se ressemblent deux gouttes d'eau, à celles qu'il avait prises
lors de la honteuse plate-forme de San Egidio et que, depuis il n'a cessé de réaffirmer.
Une fois de plus, il réitère, non sans paternalisme, ses précédentes
déclarations : « Vous savez mes enfants, l'amnistie c'est le garant de la
stabilité du pays. Sans pardon, on ne
pourra pas évoluer ».
Bien entendu, dans son esprit ce pardon ne concerne que les terroristes
qui ont mis le pays à feu et à sang durant des années, faisant des dizaines et
des dizaines de milliers de victimes sauvagement assassinées. Soutenir de tels bourreaux, n'est-ce pas,
sous une forme ou une autre, s'en faire le complice ?
BOUTEFLIKA NIE LE CARACTERE HUMAIN DU SOCIALISME (national)
Dans son intervention au
cours du 10ème congrès de l’organisation des moudjahiddine, le président Bouteflika a déclaré que le socialisme ne pouvait être
appliqué que par des anges et non des humains. Il a précisé qu’ « il
ne connaît aucun pays au monde appliquant le socialisme excepté les Emirats
Arabes Unis ».
Il n’est pas étrange que Bouteflika nie le caractère humain du socialisme, car il
n’a jamais été socialiste, même pendant les années 70 du siècle dernier, au
moment ou le pouvoir brandissait le slogan du socialisme. Aujourd’hui, il se
targue même d’avoir été à l’époque un leader du pole libéral au sein du système
qui a adopté ce « socialisme »
Il est cependant étrange
qu’il prétende que le seul pays au monde qui a appliqué le socialisme est les
Emirats arabes unis. Ce pays qui fait partie de régimes moyenâgeux, soumis à
l’impérialisme. Cette
étrange affirmation recèle une criante contradiction. D’un coté, il assure que
« le socialisme ne pouvait être appliqué que par des hommes purs et
angéliques », et d’un autre côté, il attribue l’application du socialisme
à des hommes qui n’ont rien de commun avec des anges.
Les Emirats arabes unis
font partie des pays du golfe qui
flottent sur un lac de pétrole qui appartient aux royaumes arabes moyenâgeux.
Ces régimes sont un mélange de types tribal,
féodal et bourgeois compradore totalement inféodés à l’impérialisme américain.
Ces régimes n’ont rien de socialiste. Dans un pays socialiste, les grands
moyens de production et d’échanges appartiennent au peuple. Le pouvoir
appartient à la classe ouvrière, aux paysans travailleurs et aux intellectuels
progressistes. La justice sociale est une réalité. Le socialisme
résout la principale contradiction
du régime capitaliste où la production est sociale alors que les moyens de
production appartiennent aux capitalistes qui vivent de l’exploitation des
travailleurs et s’accaparent de toutes les richesses du pays crées par ces
mêmes travailleurs.
Bouteflika n’ignore pas ce qu’est le
socialisme. Alors qu’est-ce qui le pousse à affirmer que cet émirat moyenâgeux
est le seul pays qui pratique le socialisme ? Nous pensons que le secret
de cette admiration réside dans la richesse pétrolière gigantesque, détenue par
les dirigeants de cet émirat, dont ils consentent à donner des miettes à
certains dirigeants arabes obéissants, ainsi qu’aux pauvres et aux miséreux. Bouteflika va jusqu’à ignorer qu’une partie importante de ces richesses
participe à l’approvisionnement des forces américaines et israéliennes dans
l’agression des peuples irakiens et palestinien.
Ce qui attire l’attention,
c’est que Bouteflika ne se rappelle absolument pas
dans cette curieuse équation, que la vraie richesse est le produit du travail
humain, que la nature n’est que matière brute, et que c’est le travail humain
qui transforme les richesses naturelles brutes en marchandises et en produits
de nécessité diverses. Tout comme il ignore les vrais artisans de la richesse
que sont les travailleurs manuels et intellectuels. Cet oubli est destiné à
justifier la politique des groupes dirigeants qui veulent faire main basse sur
les richesses de notre pays et les détourner à leur profit et à celui des
multinationales. Cette politique veut transformer les vrais producteurs de ces
richesses en esclaves soumis au
capitalisme international et à la bourgeoisie compradore.
Le socialisme est le produit
du travail humain et non des anges. Il est construit par les travailleurs,
orientés par un parti révolutionnaire et un front anti-impérialiste, et non par
les féodaux ou les capitalistes. Il vise à abolir l’exploitation de classe,
l’oppression sociale et le totalitarisme politique que pratiquent les
exploiteurs de tout bord à l’encontre des travailleurs et des masses
laborieuses.
La confusion que pratique Bouteflika ne peut tromper les travailleurs, les cadres
honnêtes et intègres, les jeunes conscients et en proie au chômage et à la
marginalisation, les femmes qui subissent un double esclavage ainsi que toutes
les familles soumises à la privation, malgré toutes les richesses dont nous
disposons. La marche suivie vers le capitalisme entraînera plus de pauvreté, de
misère et de privation pour notre peuple et notre classe ouvrière, comme elle
augmentera les fortunes des exploiteurs. Le capitalisme est incapable
d’apporter des solutions aux graves problèmes qu’affronte l’humanité. En
Algérie comme ailleurs, la classe ouvrière et tous les révolutionnaires
rejettent ce régime inhumain et ne renonceront jamais à lutter pour son
abolition. Ils construiront à sa place
le socialisme en tenant compte bien entendu de toutes les leçons positives et
négatives y compris celles qui ont facilité sa chute dans les pays européens..
Manifestations de
décembre 1960 : l’indépendance n’a pas été un cadeau. (autre
art nation)
Les manifestations populaires spontanées de décembre 1960 ont joué un rôle décisif dans la lutte de libération nationale. Elles ont convaincu toute l’opinion internationale de la justesse de notre cause et ont isolé les colonialistes qui ont commencé à comprendre que la seule issue pour eux était de reconnaître notre droit à l’indépendance.
Pour
célébrer l’anniversaire de ces grandes manifestations la bibliothèque de l’université 8 Mai 45 de Guelma a
organisé un colloque qui a permis à plusieurs invités de rappeler les dures
luttes menées par notre peuple pour arracher son indépendance.
Ces invités ont rappelé que cette indépendance n’était pas
un cadeau de De Gaulle et que ce dernier a utilisé
tous les moyens, y compris ceux de l’OTAN, avant de se résoudre à négocier avec
les représentants du GPRA. Rédha
Malek qui a participé à ces négociations difficiles, conclues par les accords
d’Evian, a dénoncé dans son intervention la
campagne sur la « la fin des idéologies » et a déclaré « Attention,
on n’en a pas fini avec le colonialisme ! ». « Il n’y a qu’à
voir ce qui se passe en Irak et même un peu partout dans le monde. Il a rappelé
aussi que sans justice sociale il n’y a pas d’indépendance nationale. A l’heure
ou tout est fait pour justifier la soumission des
couches dirigeantes aux plans impérialistes, de telles déclarations sont
positives, malgré leurs limites et leurs ambiguïtés. Pour les travailleurs et
les forces progressistes, ces déclarations doivent être suivies par des actions
concrètes. Ils sont convaincus à juste titre que seule une lutte pied à pied
contre les pressions impérialistes, leurs diktats au plan politique, économique
et militaire peut les contraindre à respecter la
souveraineté nationale. Les problèmes qu’affronte notre pays aujourd’hui ne
peuvent pas être résolus aujourd’hui en dehors des travailleurs. Si les couches
dirigeantes acceptent docilement les injonctions des milieux impérialistes sur
tous les plans, c’est parce que leurs intérêts sont liés à ceux des
multinationales. Ces couches agissent aujourd’hui ouvertement pour en finir
avec tous les acquis de l’indépendance, veulent brader toutes les richesses nationales,
promettent de mettre à la disposition de l’OTAN toutes les capacités militaires
de notre pays et veulent réduire au silence par une répression tout azimut tous
ceux qui s’inquiètent de ces abandons successifs. Il est urgent pour tous ceux
qui veulent réellement lutter contre cette trahison de renforcer leur unité
d’action pour défendre les intérêts nationaux contre les puissances
impérialistes et leurs serviteurs nationaux. Les travailleurs conscients qui
mènent leur lutte pour défendre leurs intérêts et ceux de toute la nation sont
à l’avant-garde de cette lutte mais ces travailleurs n’ignorent pas que pour
résister à l’impérialisme, pour s’opposer à la destruction du secteur public ou
à l’adhésion à l’OTAN, aucune force n’est de trop. Au contraire ils sont
persuadés que l’unité d’action avec toutes les forces patriotiques pour mettre
fin aux orientations du pouvoir et mobiliser tout notre peuple est
indispensable. Il reste que dans les conditions actuelles seule la lutte de ces
travailleurs, leur fermeté et leurs sacrifices est à même de créer les
conditions d’une vaste mobilisation qui permettrait enfin d’envisager l’avenir
avec espoir.
Que tous les
patriotes sincères les soutiennent.
LES
FEMMES TRAVAILLEUSES LUTTENT POUR LEURS DROITS (national)
La commission des femmes
travailleuses de l’UGTA a organisé le 18 décembre au siège de la
centrale syndicale à Alger un séminaire national sur les droits professionnels
et juridiques des femmes travailleuses
Les
travaux ont porté sur le code de la famille et les amendements proposés par le
gouvernement, l’application de la Convention internationale pour l’élimination
de toute forme de discrimination à l’égard des femmes signée par l’Algérie mais
avec des réserves et enfin sur le processus de privatisation des entreprises
publiques qui menace les femmes travailleuses. Soumia
Salhi, la présidente de la commission UGTA des femmes
travailleuses, a rappelé dans son allocution d’ouverture que le code de la
famille actuel menace directement les droits professionnels et les droits
civiques des femmes. Pour elle « L’égalité reconnue par la Constitution et
par tous les compartiments de la législation est suspendue (...). Que
reste-t-il de nos acquis lorsque le droit de disposer de sa vie n’est pas
reconnu lors du mariage ou du divorce, lorsqu’une mère qui veut travailler
risque de perdre la garde de ses enfants ? »,
Tout
en soutenant les amendements proposés par le gouvernement qui constituent selon
elle une avancé, elle a demandé l’abrogation de toutes les lois qui empêchent
une égalité réelle entre l’homme et la femme.
La présidente a rappelé que la précarité de
l’emploi tend à se généraliser dans les secteurs public et privé. La
généralisation des contrats à durée déterminée (CDD) depuis plusieurs années ou
les emplois jeunes payés en dessous du
SNMG en violation de la légalité touche particulièrement les femmes. Elle
a précisé que le projet de statut de la Fonction publique et les privatisations
aggraveront cette situation. Ces déclarations confirment que les femmes travailleuses et
les familles populaires payent le plus lourd tribut à toute la politique du
pouvoir. En effet elles ne sont pas seulement victimes du code de la famille
mais c’est elles qui souffrent le plus de toute la politique économique et sociale
mise en œuvre depuis des années. Le chômage et la misère les frappent de plein
fouet. La vie chère, les difficultés pour soigner les enfants ou les habiller
deviennent insupportables. Elles payent durement toutes les conséquences des
restrictions budgétaires et sont contraintes bien souvent d’accepter n’importe
quel travail pour nourrir leurs enfants. Les femmes sont les premières victimes
du développement du travail au noir et des activités informelles contre
lesquelles le gouvernement ne fait vraiment pas grand-chose. Si le pouvoir
hésite à faire voter par l’assemblée nationale les quelques avancées contenues
dans ses projets d’amendement au code la famille, c’est aussi et surtout parce
qu’il veut créer toutes les conditions pour accélérer sa politique de bradage.
Pour lui l’heure est à l’union de toutes les forces de la bourgeoisie,
intégristes ou non, pour détruire le secteur public ou brader les ressources
énergétiques. Les femmes travailleuses n’ont donc rien à attendre de bon de la
part de ces forces pressées d’en finir avec tous les acquis. Sans une lutte
résolue et dans l’union avec tous les travailleurs et toutes les forces
progressistes, la précarité et toutes les injustices qu’elles subissent aura
tendance à s’aggraver. Avec tous les travailleurs conscients et tous les
syndicalistes honnêtes elles prendront toute leur place dans le combat pour
mettre en échec les projets du pouvoir. Elles s’opposeront aux dirigeants
centraux de l’UGTA qui manoeuvrent pour tromper les
salariés. Elles sont les mieux placées pour savoir que les privatisations
liquideront des milliers d’emplois contrairement aux déclarations mensongères
de ces dirigeants qui ont complètement jeté le masque. Dans de nombreux
secteurs les femmes ont montré lors de récentes grèves qu’il fallait compter
avec elles malgré la répression qu’elles ont affrontée avec courage. Aux côtés
de tous les travailleurs et de toutes les forces progressistes la participation
des femmes travailleuses à cette lutte
aura tôt ou tard des conséquences heureuses pour tout notre peuple. Elles
pourront arracher enfin leurs droits,
tous leurs droits.
LES FEMMES SONT LES PREMIERES VICTIMES DU CHÖMAGE
(encadré)
Selon des statistiques
officielles 25% des personnes qui activent dans des activités informelles. Le
CNES qui rapporte ces chiffres constate que « la crise nationale de
l’emploi structuré force les femmes à investir les activités informelles et le
travail non déclaré » Cet organisme rapporte également que l’accroissement
annuel moyen du chômage féminin est de 11% alors qu’il est de 4,8% tous sexes
confondus.
La conclusion majeure du
CNES est que l’emploi féminin continue de se caractériser par « une faible
participation à l’activité économique, en référence à sa proportion dans la
population totale, autant que par sa forte présence au bas de la pyramide
économique ».
ASIE DU SUD : EXIGER UNE CONTRIBUTION REELLE DES
GRANDES PUISSANCES POUR REPARER LES DEGATS. (international)
Un raz de marée d’une
puissance inouïe a fait des ravages considérables dans plusieurs pays de l’Asie
du sud. Plus de 280000 morts, des centaines de milliers de sans abri et des
millions de personnes privées de nourriture, d’eau potable et de médicaments.
L’émotion est considérable dans le monde entier. La réaction spontanée de
nombreuses associations et des travailleurs à cette tragédie a été
encourageante mais les promesses des principales puissances occidentales sont notoirement
insuffisantes. Il faut savoir que la dette extérieure de ces pays se monte à
350 milliards de dollars et que la Thailande, l'Inde
et l'Indonésie ont versé l’an dernier 44 milliards de dollars pour rembourser
leur dette. Alors instituer un moratoire sur une partie de ces dettes (dette
publique), c'est-à-dire reculer les dates d’échéance ou leur promettre une aide
d'urgence de 4 milliards ne fait vraiment pas le compte. L’annulation pure et
simple de la dette aiderait ces peuples à s’engager dans un véritable processus
de reconstruction mais il ne faut pas compter sur les puissances impérialistes
pour envisager de telles solutions. Les patrons de plusieurs de leurs
multinationales se préparent au contraire à tirer le maximum de profit pour
reconstruire ce qui a été détruit. Seule la pression de l’opinion progressiste
internationale peut les contraindre à prendre des mesures réelles à même de
limiter les conséquences dramatiques de cette catastrophe exceptionnelle.
D’autres pays riches comme les pays du golfe se sont fait remarquer
honteusement par la modicité des sommes promises aux sinistrés. Le Kuweit n’a
pas donné plus de 100 millions de dollars. Au Moyen–Orient les intégristes sont
allés jusqu’à prétendre qu’il s’agissait d’une punition divine. Le directeur de
l'hebdomadaire gouvernemental égyptien "Akhbar
Al-Yam"critique une association égyptienne
dite « Association des médecins arabes » qui a refusé toute aide aux
victimes. Le Secrétaire général de
cette association a déclaré que « ceci est un châtiment divin répondant à
l'oppression des musulmans par les infidèles et les Etats-Unis" !
Cette tragédie pose aussi
d’autres questions. On apprend à l’occasion de cette catastrophe que quelques
millions de dollars auraient permis de placer dans l'Océan indien des
dispositifs supplémentaires d'avertissement pour raz de marée. Ce qui aurait
sauver des dizaines de milliers de personnes. Plus grave il semble que le
gouvernement des États-Unis, bien qu'il avait été informé par ses bases situées
dans le Pacifique de la possibilité d'un raz de marée, s'est limité à avertir
sa base militaire de Diego Garcia au lieu de sonner immédiatement l'alarme dans
la région. De telles négligences
criminelles montrent à quel point il n’est pas possible de compter sur les
puissances impérialistes pour faire face aux catastrophes naturelles. Ils
veulent même utiliser de telles catastrophes pour renforcer leur implantation
dans certains pays. Après le raz de marée les forces militaires américaines se
sont empressées de se déployer dans certaines régions d’Indonésie sans demander
la permission à personne et Condolezza Rice n’a pas hésité à déclarer que « cette catastrophe
était une merveilleuse occasion pour la diplomatie américaine » ! Les
scientifiques du monde entier attirent régulièrement l’attention sur les
changements climatiques, sur la pollution sur la destruction des forêts etc mais les multinationales et leurs gouvernements
laissent faire. Les USA refusent même de signer les accords de Kyoto. Il ne
faut pas non plus compter sur les puissances impérialistes pour résoudre les
graves problèmes de la faim ou de la maladie qui frappent des centaines de
milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à travers le monde. Leurs objectifs
sont à mille lieux de leurs déclarations sur la liberté, la justice, les droits
de l’homme ou « la lutte contre la pauvreté ».
Les grandes puissances capitalistes ne comprendront jamais que le monde a besoin
de consacrer toutes les ressources matérielles et humaines pour faire face aux
besoins des peuples. Elles ne sont intéressées que par le pillage des richesses
d’autrui et la course aux profits y compris par les guerres d’agression qui
engloutissent des milliards de dollars et apportent tant de malheurs aux
peuples. Seule une résistance réelle à leurs plans criminels peut sauver
l’humanité.
PALESTINE : APRES
LA MORT D’ARAFAT (solidarité avec le peuple palestinien)
Le peuple palestinien a perdu son leader historique. Ses funérailles
ont montré au monde entier que les Palestiniens ne sont pas prêts à oublier son rôle dans la résistance à
l’occupation israélienne et sa fermeté dans le combat pour arracher leurs
droits nationaux. Ces droits sont toujours à conquérir. Sharon et son armée
ont continué à perpétrer leurs crimes et
les impérialistes américains multiplient leurs manœuvres pour faire capituler
la nouvelle direction palestinienne. Les uns et les autres prétendent qu’avec Mahmoud Abbas la paix est
possible, saluent certaines de ses déclarations et se disent même satisfaits de
sa politique, mais ne font rien de sérieux pour mettre un terme à l’occupation
et ouvrir de sérieuses négociations pour aboutir à une paix réelle et juste
et permettraient enfin au peuple
palestinien de créer son Etat sur la base des résolutions des Nations Unies. Il
ne faut pas oublier que les précédentes négociations, en particulier celles qui
ont eu lieu à Camp David sous la
houlette de l’ex Président des Etats-Unis ont échoué parce que les dirigeants
israéliens et leurs protecteurs américains avaient refusé de reconnaître les
droits du peuple palestinien en particulier sur Jérusalem et sur le droit au
retour des réfugiés. Il est clair que Sharon qui a considérablement aggravé la
répression dans les territoires palestiniens et bénéficie d’un soutien sans
faille de Georges Bush n’a pas l’intention de changer fondamentalement
d’attitude et espère qu’avec le « réalisme » du successeur d’Arafat
il finira par faire plier les Palestiniens. Il mise sur l’aggravation de la
situation dans les territoires palestiniens, sur les conséquences dramatiques
des destructions des infrastructures économiques, sur le chômage et la misère qui
frappe une grande partie de la population. Mahmoud Abbas se base aussi sur
cette situation pour justifier sa politique. Il pense qu’il faut arrêter toutes
les actions armées contre les israéliens et a commencé à prendre des mesures
pratiques pour empêcher ces actions. Si certains attentats perpétrés en Israël
même contre des femmes et des enfants n’ont pas servi la cause palestinienne et
ont été utilisés par Sharon comme prétexte pour justifier ses crimes, arrêter
tout acte de résistance armé contre les agresseurs avant tout changement réel
de politique de la part des dirigeants israéliens pourrait affaiblir la
résistance palestinienne sans mettre un terme à l’occupation. Cette concession
majeure des dirigeants palestiniens
n’aboutira pas automatiquement à la paix. Sans une reconnaissance réelle
et complète de tous leurs droits
nationaux, aucune force au monde ne mettra fin à la lutte héroïque des
Palestiniens. Il est temps d’exiger de Sharon qu’il mette fin à ses crimes,
qu’il évacue les territoires occupés, qu’il libère les prisonniers. Il est
temps pour l’Union européenne et d’autres grandes puissances d’exiger de Bush
que les USA arrêtent leur soutien inconditionnel à Sharon. Ces exigences de la
part de toute l’opinion progressiste mondiale sont plus indispensables que
jamais. Toutes les forces éprises de justice dans le monde doivent renforcer
leur soutien à un peuple qui a déjà fait suffisamment de concessions pour aboutir à une paix
réelle. Les forces progressistes et patriotiques de notre pays continueront à
ne pas marchander leur solidarité agissante avec le peuple palestinien et
resteront vigilantes pour déjouer tous les plans destinés à le priver de son
droit de vivre libre sur sa terre.
Cuba : Le gouvernement demande aux États-Unis de
mettre fin aux tortures des prisonniers à Guantanamo
(international)
LE 19 janvier 2005 le
ministère des Affaires étrangères a remis aux
autorités du gouvernement des États-Unis à La Havane et à Washington une
note diplomatique dans laquelle sont dénoncées les flagrantes violations des
droits de l'homme que ce gouvernement commet journellement sur la base
navale de Guantanamo
territoire cubain, qu'il occupe
illégalement.
Cette note rappelle au gouvernement des États-Unis que les atrocités
commises sur la base, et le propre fait d'utiliser comme prison ce
territoire cubain illégalement occupé, violent de nombreux articles du droit
international et du droit international humanitaire y compris l'accord
concernant les stations charbonnières et navales, signé en février 1903
entre le gouvernement des États-Unis et le gouvernement de Cuba de l'époque,
dans des conditions d'inégalité et d'injustice pour notre pays, dont l'
indépendance avait été restreinte à travers l'amendement Platt.
La dramatique réalité des prisonniers détenus sur la base navale de
Guantanamo, dont le nombre selon les médias s'élève à 550, révèle aussi le
«deux poids deux mesures» du gouvernement des États-Unis dans sa
manipulation de la campagne rebattue en faveur des droits de l'homme.
La détention arbitraire de ces prisonniers étrangers, sans que ceux ci aient
été soumis à un procès judiciaire, ainsi que les tortures et le traitement
dégradant dont ils sont victimes, constituent une grossière violation des
droits de l'homme et des nombreux traités et conventions internationales, en
particulier la Déclaration universelle des droits de l'homme et la
Convention contre la torture et autres peines cruelles, inhumaines et
dégradantes.
Le ministère des Affaires étrangères se joint aux réclamations et exigences
de la communauté internationale pour que le gouvernement des États-Unis
cesse immédiatement ces flagrantes violations des droits des prisonniers
qui, de plus, se déroulent sur un territoire cubain occupé illégalement.
SOLIDARITE AVEC L’IRAK.
Irak : Le peuple lutte pour rétablir sa
souveraineté et instaurer un régime démocratique
La situation en Irak continue de
s’aggraver. Les sadamistes et les islamistes, à ne
pas confondre avec les patriotes irakiens, continuent leur politique de terreur
contre le peuple irakien. Les attentats sanglants à la voiture piégée, les
attaques contre les églises ou les mosquées, les enlèvements de citoyens
irakiens ou étrangers ne connaissent aucun répit. Ces terroristes cherchent à
terroriser avant tout le peuple irakien et n’ont certainement pas pour objectif
principal de libérer l’Irak. Ils portent certes des coups aux troupes
d’occupation mais de véritables résistants avec un véritable programme de
libération nationale ne font jamais et quotidiennement des actions armées
contre leurs propres populations et cherchent au contraire à rassembler toutes
les forces patriotiques contre l’ennemi. Même si on peut comprendre que certaines
actions armées dirigées contre l’occupant touchent involontairement de
paisibles citoyens il n’est pas possible de justifier des crimes quotidiens dirigés
contre ceux qu’on prétend libérer. L’expérience historique montre au contraire
que dans les luttes de libération nationale des résistants de tel ou tel pays ont
parfois refusé de mener des actions armées quand ces actions risquaient d’avoir
des conséquences dommageables pour la population. Qui est derrière de tels
crimes qui ont redoublé à la veille des élections ? Leurs commanditaires sadamistes
ou islamistes n’ont qu’un seul objectif : apparaître comme l’unique
interlocuteur valable en vue de rétablir une dictature dont les Irakiens ne
veulent pas. En attendant personne ne peut affirmer que les occupants
n’utilisent pas et n’utiliseront pas à l’avenir ces assassins pour justifier
leur maintien en Irak sous prétexte de « maintenir l’ordre ».
De leurs côtés les
impérialistes américains qui prétendent lutter contre les bandes terroristes
agissent toujours avec les mêmes méthodes. Leur répression féroce et injustifiée
contre des villes entières comme à Fellouja, les
massacres répétés contre tel ou tel groupe de citoyens innocents, les
arrestations arbitraires a fini de les disqualifier. Tout en faisant mine
d’accepter le processus politique mis en place par l’ONU pour le retour à la
souveraineté de l’Irak, ils multiplieront leurs manœuvres pour maintenir leur
présence le plus longtemps possible. Il
faut être bien naïf pour croire qu’ils ne feront pas tout ce qui en leur
pouvoir pour que leurs objectifs soient sauvegardés quel que soit
l’aboutissement de ce processus. Ce qui est vital pour eux, c’est d’appliquer
leur stratégie pour tout le Moyen Orient. S’emparer des richesses énergétiques
de l’Irak et des autres pays arabes, domestiquer le peuple palestinien, renforcer
leur hégémonie y compris vis-à-vis de leurs alliés impérialistes reste leur
objectif fondamental. Seule la lutte de tous les peuples de la région sous la
direction de leurs forces progressistes et patriotiques et la solidarité
internationale peut les contraindre à reculer.
Le processus politique mis en place par l’ONU passe
actuellement par des élections pour élire une assemblée nationale, chargée de
préparer une constitution et commencer à créer les conditions à même de
permettre aux Irakiens de diriger leurs affaires. Des communistes, des
progressistes et d’autres patriotes participent à ces élections. Les forces démocratiques espèrent que ce scrutin
permettra à toute la population irakienne de se déterminer par rapport aux
programmes des uns et des autres. Pour ces forces l’Etat irakien lui-même est à
reconstruire.
D’autres partis
représentatifs refusent de participer à un tel
scrutin dans les conditions actuelles et ont demandé leur report pour
permettre de meilleures conditions de participation mais ne sont pas à
confondre avec les groupes islamistes et sadamistes
qui terrorisent la population pour l’empêcher de s’exprimer. Il faut souhaiter que toutes les forces
politiques irakiennes sincèrement désireuses de rétablir au plus vite la
souveraineté de leur pays et d’abréger la souffrance de leur peuple maintiennent
et renforcent leur unité d’action pour concrétiser leur but commun.
Le peuple irakien continue à
vivre une situation dramatique. Il a besoin de retrouver sa souveraineté et sa liberté,
reconstruire ses institutions et ses infrastructures économiques. Il ne veut ni des impérialistes, ni des intégristes ni
des partisans des régimes de dictature. Ce peuple veut se libérer
définitivement des uns et des autres et instaurer un véritable régime
démocratique au profit de tous ses enfants. Pour concrétiser ses aspirations il
a besoin de la solidarité de tous les
peuples épris de justice et de liberté. Celle de notre peuple lui est acquise
aujourd’hui comme hier.
Dernière minute : Les
Irakiens ont voté
Selon la commission
électorale irakienne et plusieurs agences de presse les Irakiens ont voté à
70%. Pour plusieurs observateurs cette participation importante est une
surprise. Les résultats de ce vote ne seront connus que dans quelques
jours. Il est donc trop tôt pour tirer des conclusions valables de ce scrutin.
On peut simplement constater que le peuple irakien n’a besoin ni des
impérialistes, ni des terroristes pour choisir ses représentants et diriger ses
propres affaires. Que tous ses amis renforcent leur solidarité avec ce peuple
et soutiennent son droit à recouvrer sa pleine et entière souveraineté hors de
toute présence étrangère.
Information importante
(autre article Irak)
Le programme « contre
courant » du 24/11/2004, proposé par la chaîne qatarie « Al jazira », et animé par le journaliste Fayçal Kassem,
était intitulé « Le congrès de Charm El
Cheik présente-t-il des solutions gagnantes pour l’Irak ? ».
L’émission a invité un
journaliste égyptien du journal cairote « El ahram »,
ainsi qu’une personnalité irakienne, le docteur Nouri
El Merradi, présenté comme étant un représentant du
« parti communiste irakien/cadres ». Durant l’émission se sont
confrontés les points de vues des deux parties opposées quant à l’importance du
congrès de Charm el Cheik, et son apport à la quête
d’une solution concrète au problème irakien.
Les interventions de Nouri El Merradi (présumé
responsable du PCI) se sont caractérisées par une condamnation totale de la
colonisation américaine en Irak, ainsi que des organisations arabes inféodées à
l’impérialisme américain. Le gouvernement d’Yad Allaoui a été qualifié de collaboration à la colonisation.
Le congrès de Charm El Cheik, auquel ont assisté plusieurs pays arabes, a
été considéré comme une tentative ratée de casser la résistance nationale
irakienne. Il a été affirmé que les injonctions de ce congrès sont vouées à
l’échec, et que la résistance irakienne armée est la seule voie pour forcer la
colonisation à s’en aller, et faire chuter le gouvernement collaborationniste
de Allaoui.
En ce qui concerne la
résistance, ce sujet fut l’objet d’un long échange entre le journaliste
égyptien et Nouri El Merradi.
Ce dernier n’a cessé de faire appel aux versets du Coran durant toute
l’émission. Alors que les communistes, qui respectent par ailleurs l’Islam,
luttent pour la séparation du religieux et du politique El Merradi
utilise la religion pour justifier sa position
Il n’a fait aucun distinguo entre cette résistance et les opérations
terroristes effectuées par les différents groupes islamistes, soit par voitures
piégées, qui visent les policiers irakiens et les civils (les considérants
comme des collaborateurs), ou la prise d’otages étrangers, ainsi que toutes les
autres opérations qui touchent quotidiennement des dizaines de civils irakiens
innocents. Selon lui, toutes ces opérations sont des formes de résistance
nationale, qu’elles soient réalisées par le groupe d’El Zarkaoui,
celui des Batthistes ou autre.
Quand le journaliste
égyptien l’a interrogé sur son soutient à El Zarkaoui
et d’autres groupes terroristes, en tant qu’homme progressiste, notre homme a
réfuté cette qualification de groupes terroristes, et a affirmé d’un mot : « l’islamisme
politique est l’allié principal des forces nationales irakiennes, et nous
sommes dans la même tranchée ».
Le débat s’est conclu sur
l’affirmation de Nouri El Merradi
que toute tentative de présenter une solution médiane, ou à concessions, sera
refusée tant sur la forme que sur le fond, et que le seul programme sur lequel
est fondé la résistance n’est autre que la libération totale de l’Irak. Après
cette libération, se réalisera la transformation des troupes de la résistance
en une armée nationale irakienne. Deux années ou trois plus tard, des élections
se dérouleront à différents niveaux, afin de former les institutions de l’Etat
irakien, de sa base au sommet.
Selon des informations en
notre possession ce « PCI-cadres » est
formé par des ex-militants du parti communiste irakien exclus des rangs du
parti dans les années 80 pour leur collaboration avec le régime de Saddam
Hussein.
La fédération des syndicats irakiens dénonce
l’assassinat de son secrétaire international (autre art Irak)
Dans une déclaration en date du 6 janvier de son
comité exécutif la Fédération des Syndicats
irakiens dénonce la torture et le meurtre de son secrétaire
International, Hadi Saleh
Le comité exécutif de
Notre fédération pleure un
héros de la classe ouvrière qui a joué un rôle éminent dans la reconstruction
du mouvement syndical. Pendant plus d’un quart de siècle, il a mené campagne,
sur les plans arabe et international, pour faire entendre la voix des
travailleurs irakiens et défendre leurs droits.
Nos courageux travailleurs
sont déterminés à poursuivre leur lutte, à combattre pour construire un
mouvement syndical démocratique et participer à la reconstruction de l’Iraq en
dépit de tous les sacrifices et du lourd
tribut que continue à payer la classe ouvrière irakienne.
Nous promettons à notre
héros martyr que nous continuerons la lutte et que les terroristes criminels
qui ont torturé et assassiné Hadi Saleh paieront le
prix de leur forfait.
Notre Fédération exige
que le gouvernement intérimaire et les
autorités compétentes prennent les mesures légales nécessaires pour que les
auteurs de ce crime infâme soient traduits en justice.
Gloire et Honneur aux
martyrs de la classe ouvrière irakienne
Vive la classe ouvrière
irakienne
Portugal : LE 17ème
CONGRES DU PARTI COMMUNISTE REAFFIRME SA SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE
CONTRE L’IMPERIALISME. (international)
DU 26 au 28 novembre 2004,
le parti communiste portugais (PCP) a tenu son 17ème congrès à Almada (région de Lisbonne) en présence de nombreux partis
communistes et organisations anti-impérialistes. Un représentant de notre parti
a participé à ces assises et a eu plusieurs entretiens fraternels avec les
camarades portugais et également avec de nombreux délégués étrangers invités au
congrès.
Les congressistes ont condamné
fermement la politique d’agression menée par les puissances impérialistes à
travers tous les continents. Les communistes portugais, qui ont joué un rôle déterminant dans la chute de la
dictature fasciste de Salazar au cours
des journées de la révolution d’avril 1974, ont condamné particulièrement la politique d’agression des impérialistes
américains en Irak, en Palestine et en Afghanistan. Ils ont fermement dénoncé
les menaces d’intimidation contre Cuba
et se sont félicités des résultats du
référendum du 15 août dernier, référendum qui a confirmé le large soutien du peuple vénézuélien à la politique d’Hugo chavez contre les complots fomentés par la réaction
intérieure de ce pays avec le soutien de Washington. Le congrès qui a voté une
motion de soutien aux peuples en lutte a connu plusieurs moments forts et en
particulier lorsque les délégués ont écouté les représentants de Palestine, de
Cuba ou du Vénézuéla, invités à prendre la parole
pour donner un aperçu des luttes de leurs peuples. Les ovations qui ont
accueilli leurs interventions ne laissent aucun doute quant à la détermination
des communistes portugais de redoubler d’efforts pour soutenir la courageuse
résistance des peuples en lutte pour leur indépendance et leur liberté. Les
congressistes n’ont pas manqué de critiquer la politique de l’Union européenne
et se sont prononcés contre le projet de constitution européenne, qu’ils considèrent
comme totalement contraire à la constitution portugaise. Ils condamnent
l’alignement du gouvernement portugais sur l’Union européenne et sur l’OTAN.
Sur le plan intérieur les
différentes interventions des délégués ont montré l’ampleur des conséquences
néfastes de la politique du gouvernement actuel. Pour eux tous les acquis de la
révolution d’avril sont menacés. La politique de privatisation et les atteintes
aux droits sociaux comme ceux de la santé ne font qu’augmenter le nombre des pauvres Même la
démocratie politique est mise en cause par les différentes atteintes aux
libertés démocratiques mais aussi par une politique tout entière tournée vers
la satisfaction des groupes monopolistes dont les intérêts sont opposés à ceux
de la classe ouvrière, des agriculteurs et même à ceux des petites et moyennes
entreprises de plus en plus ruinées par une discrimination injuste et une fiscalité insupportable. Pour créer
les conditions du changement les communistes portugais se prononcent pour une
véritable alternative de gauche mais exigent du parti socialiste une rupture
réelle dans ses orientations
fondamentales. Ils constatent que ce parti cherche toujours une position
hégémonique et refuse toute critique. Pour eux les électeurs de gauche ne
peuvent rester des spectateurs et doivent peser de tout leur poids pour
accélérer le changement. Les congressistes n’ont pas manqué de condamner la
politique du gouvernement en matière d’immigration et se sont prononcés pour
l’union des travailleurs immigrés et portugais.
Sur le plan idéologique les
communistes portugais ont réaffirmé leur fidélité au marxisme léninisme et ont
rejeté les conceptions étrangères à leurs principes. Il faut signaler qu’au
sein du congrès aucun délégué n’a défendu de telles conceptions. Bien au
contraire les communistes portugais ont donné l’image d’un parti uni et
combatif, conscient de ses responsabilités nationales et internationales. Ils
ont accordé une grande importance à la jeunesse communiste portugaise (JPJ)
élue dernièrement à la tête de la fédération mondiale de la jeunesse
démocratique (FMJD). Après avoir voté la résolution politique avec une majorité
écrasante (10 voix seulement ont voté contre), les 1307 délégués où 58% étaient
des travailleurs et 32% des femmes ont renouvelé la direction du parti (comité
central, commission politique et secrétariat). Jéronimo
de Sousa devient le nouveau secrétaire général du
parti.