N0 83       Date 31 janvier 2005

 

LUTTER CONTRE LA REPRESSION ET METTRE EN ECHEC LES PROJETS DU POUVOIR  (edito première page)

 

Les tribunaux algériens ne chôment pas. Dans plusieurs régions de notre pays les condamnations à de très lourdes peines de prison touchent  des jeunes ou des moins jeunes. Ce qu’on leur reproche c’est le refus de se taire devant la misère, le chômage, la dégradation des services publics  et les injustices quotidiennes de la part des autorités locales ou des élus corrompus. Certains  manifestants s’en prennent parfois à des édifices publics mais qui est responsable de ces agissements que nous n’approuvons pas ? N’est ce pas une politique qui ne laisse aucune perspective à des jeunes qui constatent que les bourgeois compradores, les trafiquants en tout genre et les corrompus vivent dans un luxe insolent ? Si ces manifestants ne peuvent pas revendiquer pacifiquement leurs droits à travers leurs représentants authentiques et  ne sont jamais écoutés par des élus ou des Walis qui les méprisent et les abreuvent de discours creux, comment peut-on s’étonner de  certains dépassements nuisibles qui portent atteinte aux intérêts de la population? On ne peut exclure que des provocateurs poussent à des destructions de biens publics pour dévoyer de telles manifestations comme cela s’est passé en octobre 88 où des manipulateurs ont agi pour casser les grèves et les luttes montantes de la classe ouvrière.

 Le pouvoir de la bourgeoisie compradore reste sourd à toutes les aspirations de notre peuple. Ce qu’il veut c’est accélérer la casse du secteur public, privatiser le secteur énergétique, rejoindre le plus rapidement possible l’organisation mondiale du commerce (OMC) et renforcer ses liens avec l’OTAN. Pour faciliter la réalisation de tous ces objectifs il prépare l’opinion à soutenir la fameuse « réconciliation globale » à travers un référendum qui lui donnerait un chèque en blanc pour appliquer tous ses projets antinationaux et antipopulaires. De tels projets aggraveront le chômage, diminueront sensiblement les ressources budgétaires et aboutiront à la fermeture de nouvelles entreprises publiques et privées. Quant aux liens avec l’OTAN, ils ont pour objectif, dans l’esprit des dirigeants américains, d’utiliser toutes les capacités militaires dont nous disposons pour servir leurs plans d’agression partout où ils le décideraient. Le pouvoir sait que de tels objectifs vont à l’encontre des aspirations de notre peuple. Il constate que les travailleurs refusent la privatisation et la soumission au FMI. Ses arguments creux en faveur de l’adhésion à l’OMC  n’arrivent même pas à convaincre nombre d’industriels productifs et le forcing pour renforcer ses liens militaires ne peuvent qu’inquiéter tous les patriotes qui constatent avec amertume que notre pays, jadis au premier rang dans la lutte anti-impérialiste, risque de devenir de plus en plus un auxiliaire dans la stratégie des milieux impérialistes.

 Pour ce pouvoir  la seule solution face au mécontentement populaire réside dans la répression qu’il faudrait renforcer non seulement contre les travailleurs, à qui on voudrait interdire les grèves, mais aussi contre tous ceux qui n’acceptent pas de chanter les louanges à sa politique. Sa justice frappe désormais tout azimut. Elle multiplie les procès contre les travailleurs, les jeunes et les journalistes. Elle vient de prononcer de lourdes amendes et des peines de prison contre des journalistes, coupables d’informer l’opinion. Le parquet a même demandé la suspension d’un titre pour 6 mois !

Face à une telle répression tous les travailleurs et tous les démocrates sincères renforceront leur mobilisation unie. Ils  exigeront la libération de tous les détenus injustement condamnés et lutteront pour arracher toutes les libertés démocratiques qu’un pouvoir autoritaire veut confisquer.

Lutter pour faire échec aux projets du pouvoir est un devoir national. Les travailleurs conscients qui mènent leurs luttes pour arracher leurs revendications sociales ne manqueront pas d’agir pour  rassembler toutes les couches populaires et toutes les couches patriotiques dans le front le plus large pour mettre un terme à tous les abandons qu’on veut imposer à notre peuple. Ces luttes et ce front mettraient fin non seulement à la répression et aux atteintes aux libertés  mais donneraient un coup d’arrêt à une politique rejetée par une grande majorité d’Algériens.

                     

 LUTTES DES TRAVAILLEURS

 

 

AIR ALGERIE 

 

Après une grève de la faim observée par son secrétaire général, le Syndicat National du Personnel Naviguant Commercial (PNC) de cette société de transport aérien vient d'obtenir la promesse de sa direction pour une application des accords obtenus dans un passé récent en vue d'une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail. Selon le Secrétaire général de ce syndicat plus de 72 hôtesses de l'air et stewards avaient été privés de vol entre le 11 septembre 2004 et le 18 janvier 2005 sur décision de la direction de cette entreprise.

 

 - Devant les menaces de 3 000 licenciements prévus dans le cadre de la restructuration envisagée par la Direction générale d'Air Algérie, la colère des travailleurs est grande. La direction de cette entreprise envisage par ailleurs de céder une part de son capital social à la société privée SOGEMA qui s'élèverait à un montant 31 millions d'euros soit le prix d'un Boeing 737.

 

(18 - 01 – 2005)

 

SOCIETE NATIONALE DES TRANSPORTS FERRES (SNTF).

 

- 600 travailleurs des services de la maintenance de cette entreprise publique ont au cours d'une journée d'actions protesté contre le paiement, avec du retard, de leurs salaires.

 

(06 - 12 – 2004)

 

EDUCATION NATIONALE

 

-         A l'appel de l'Union Nationale des Personnels de l'éducation et de la Formation (UNPEF), les travailleurs des services communs de l'éducation nationale, concierges, cuisiniers, agents de sécurité, factotums, magasiniers, secrétaires de direction, laborantins et ouvriers professionnels prévoient pour les jours prochains des manifestations dans les rues et un sit-in devant l'inspection académique d'Alger. Ils exigent une augmentation de leurs salaires en fonction du coût de la vie, leur intégration dans le statut de la fonction publique régie par le décret exécutif 89 - 224 et 89 - 225, l'octroi de la prime de danger et d'une prime spécifique aux travailleurs détenteurs d'une licence en bibliothéconomie et aux détachés de la santé.

 

(18 - 01 – 2005)

 

-         A Tizi-Ouzou, les travailleurs de l'éducation de trois syndicats autonomes (CNAPEST, SATEF, UNPEF) et l'UGTA ont observé dans l'union une grève d'une journée et ont organisé un sit-in pour la satisfaction de leurs revendications salariales. Les quatre syndicats envisagent de poursuivre dans l'union leur action revendicative et prévoient de nouveaux arrêts de travail  afin d' " imposer une prise en charge effective des préoccupations des travailleurs" par le ministère de l'éducation nationale.

 

(15 - 01 – 2005)

 

-         A Bejaïa , une grève générale initiée par le syndicat SETE-UGTA a mobilisé des centaines de travailleurs de l'éducation nationale de cette wilaya. Une marche s'est également déroulée dans les rues de la ville. Outre le relèvement de leurs rémunérations, les travailleurs de ce secteur demandent le remboursement des sommes retenues sur leurs traitements à la suite de deux journées de grève, l'intégration dans le statut de la fonction publique des employés des services communs.

 

(15 - 12 – 2004)

 

A Alger, la section du lycée Emir Abdelkader de Bab -El-Oued membre du Conseil des

Lycées d'Alger (syndicat autonome CLA)  dénonce les tentatives d'intimidation entreprises afin de faire échec à leur préavis de grève daté du 21 novembre 2004 adressé au Proviseur. Cette section syndicale appelle les travailleurs du lycée à "briser le mur de la peur" et à se désolidariser du syndicat UGTA qui soutient le proviseur et retarde ainsi la satisfaction de leurs revendications. 

 

         (29 - 11 – 2004)

 

RECHERCHE SCIENTIFIQUE

 

Le syndicat UGTA de la recherche scientifique, dans un mémorandum rendu public déplore " la mise à mort de la recherche par l'asphyxie financière; la marginalisation, le blocage des tentatives de sa réelle prise en charge par les ministres délégués,…". Le syndicat dénonce également la dégradation de la situation socioprofessionnelle des travailleurs de ce secteur dont les ressources financières, à partir de l'année 2000, sont loin d'atteindre un montant de 1% du PIB comme cela avait été annoncé.

 

        (29 - 11 – 2004)

 

ENTREPRISES INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES DU SECTEUR PUBLIC

 

-         Unité des eaux minérales de Ben-Haroun: les travailleurs rejettent la décision de privatiser leur usine de production sans qu'ils soient consultés. Ils considèrent que le montant de 15 milliards de centimes proposé pour l'achat de l'usine par l'acquéreur est loin de correspondre à sa valeur réelle.

           (11 - 01 – 2005)

 

-         A l'appel de leur syndicat 400 travailleurs de l'entreprise de construction ESCB menacent de déclencher un mouvement de grève pour s'opposer à l'accord passé par le directoire de la Société de Gestion du bâtiment avec la compagnie américaine BR Condor. Cet accord prévoit des licenciements parmi les 700 travailleurs non permanents que compte cette entreprise. Notons que Condor détient 70% du capital de ESCB.

 

            (11 - 01 2005)

 

-         Les travailleurs syndiqués de la métallurgie membres de la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, de la mécanique, de l'électricité et de l’électronique (FNTMMEE UGTA) rassemblés à  la maison des Syndicats à Alger ont protesté contre le projet de privatisation des 72 entreprises (75 000 emplois) de ce secteur annoncé par le gouvernement Ouyahia. Une marche a été improvisée aux abords des locaux de la centrale Syndicale. En lançant le mot d'ordre " plus de syndicats de salon" les syndiqués ont manifesté leur refus de se réunir dans les locaux de la centrale comme leur proposait le secrétaire du syndicat Benmouloud. Exprimant leur mécontentement les syndiqués scandaient :" Nous ne voulons pas qu'ils cèdent nos entreprises à un dinar symbolique à des trabendistes. Nous ne faisons pas confiance au gouvernement. Il a appauvri la population. Il ne veut pas d'industrie. Ce qui l'intéresse c'est une économie de bazar. Ce n'est .pas normal qu'on propose à la privatisation des entreprises qui dégagent des bénéfices".

(20 - 12 – 2004)

 

-         Le mécontentement des travailleurs face  aux privatisations du secteur public se manifeste également d'autres entreprises menacées , notamment dans le secteur hôtelier et touristique, dans celui des matériaux de construction ( unités d'El-Achour ,d'Irdjen et Tidjelabine).

(20 - 12 – 2004)

 

-         93 agents de la sécurité du siège de l'entreprise SONATRACH - ACT qui manifestaient aux abords de la direction pour protester contre leurs affectations arbitraires à de nouveaux postes de travail ont été tabassés. Inscrits dans les effectifs du siège ils refusent de le quitter. Ces travailleurs ont bravé les terroristes dans les moments difficiles où la sécurité des entreprises était menacée par le bras armé de l'islamisme.

(13 - 12 – 2004)

 

LIBERTES SYNDICALES

 

Le Comité National des Libertés Syndicales et publiques (CNLB) s'est élevé contre la décision de licenciement de 4 commandants de la compagnie de navigation CNAN "en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires". Ce comité s'est aussi élevé contre d'autres licenciements de travailleurs de la CNAN prononcés par la direction de cette entreprise. Il a également dénoncé les tentatives de remise en cause du pluralisme syndical manifestées par les directions des entreprises de transport public (Entreprise de transport des marchandises et voyageurs, Air Algérie et CNAN.


          (20 - 12 – 2004)

 

 

Les retraités et les travailleurs  de la sécurité sociale dénoncent la politique du gouvernement       (autre artic national)


 
Les syndicalistes de la fédération nationale des travailleurs retraités accusent  le gouvernement de vouloir mettre en faillite la caisse nationale de retraite (CNR). Ils ont dénoncé l’attitude du ministre du travail qui a violé la loi en refusant la revalorisation annuelle de la retraite. Lors de la réunion de la  commission exécutive fédérale ils ont exigé que le minimum de la pension soit porté de 75 à 100% du Salaire minimum Ils ont aussi soulevé le problème de la non nomination de la moitié des directeurs des agences de la caisse nationale de retrait. Concernant l'IRG les retraités estiment qu’ils n’ont pas à payer les mêmes cotisations que les travailleurs actifs.
Leurs camarades de la FNTSS (fédération des travailleurs de la sécurité sociale)  estiment eux  dans une lettre ouverte au ministre que «de sérieuses menaces pèsent sur le système de sécurité sociale». La FNTSS dénonce l’augmentation du montant de la contribution forfaitaire des Caisses de sécurité sociale au secteur de la santé publique, à un niveau défiant la raison de 35 milliards de DA pour la loi de finances 2005. «Ce montant occulte d’autres dépenses mises à la charge de la sécurité sociale au titre du financement des transferts pour soins à l’étranger qui ont coûté 3 milliards de dinars en 2004 et les trois milliards de DA des équipes médicales spécialisées pour la réduction de ces transferts», écrivent les responsables de cette Fédération.

Pour le FMI et la Banque mondiale la retraite et la sécurité sociale sont un luxe pour des pays comme le nôtre. Pour des gouvernants, qui suivent à la lettre leurs recommandations,   tout doit être fait pour affaiblir encore plus le pouvoir d’achat des retraités et diminuer les ressources pour la santé publique. L’actuel ministre du travail et son autoritarisme n’ont pas d’autres objectifs. Les travailleurs actifs ou retraités rejetteront fermement ses « réformes » et lutteront dans l’union pour faire échec à une politique qui aggrave les inégalités dans tous les domaines.

 

Les vrais syndicalistes renforcent leur résistance à la privatisation. (autre artic national)

 

De nombreux représentants de plusieurs fédérations affiliées à l’UGTA ont rejeté fermement la privatisation, lors d’une réunion organisée par l’union de Wilaya de Constantine. Ils ont exigé unanimement le respect du document élaboré le 27 janvier 2002 relatif à la stratégie de l’UGTA. Ils n’ont pas manqué de mettre en cause la scandaleuse attitude du secrétaire général de l’organisation syndicale et l’ont qualifiée de trahison. Ils ont demandé aux responsables de la Centrale syndicale de « prendre en considération les opinions et les préoccupations des travailleurs qui font face à la politique néolibérale empruntée par le gouvernement sur directives du Fonds monétaire international (FMI) et des établissements financiers internationaux ». Les participants ont exigé également la tenue d’une conférence nationale et attendent de la prochaine réunion de la commission exécutive nationale de l’UGTA plus de fermeté dans la lutte contre les privatisations et la politique d’Ouyahia. Les syndicalistes réunis à Constantine ont constaté que le gouvernement Ouyahia n’a pas respecté ses engagements concernant l’effacement des dettes des entreprises publiques et n’a rien fait pour protéger la production nationale.

Cette importante réunion syndicale, dirigée à la fois contre la politique du pouvoir et la soumission honteuse de l’appareil central de l’UGTA à ses plans, est une nouvelle preuve du rejet des privatisations par les travailleurs et les syndicalistes honnêtes. C’est un reflet du mécontentement grandissant d’une base ouvrière de plus en plus décidée à faire barrage à la privatisation et à une politique de plus en plus suicidaire pour toute la nation.

 

 

 

 

 

 


Sidi Saïd, secrétaire général de I’UGTA

A-t-on jamais vu pareil responsable syndical ? (national)

 

          La volonté du pouvoir d'accélérer la privatisation des entreprises publiques (elles sont en vérité les biens du peuple) pour être  bradées en réalité au secteur privé national ou étranger, ne pose aucun problème au secrétaire générale de l'UGTA.  Bien au contraire, il a entrepris une tentative d'un véritable lavage de cerveaux.  Ecoutons-le plutôt: « La centrale syndicale soutient le principe de la privatisation des entreprises en tant qu'élément de croissance économique et non comme moyen de désengagement social ou de délestage de son rôle de défenseur des droits sociaux des travailleurs », a-t-il déclaré à la radio nationale » et suit un long développement pour tenter de justifier des positions on ne peut plus opportunistes.

Faut-il être aveugle et sourd pour ne pas voir et entendre les travailleurs venus crier leur colère sous les propres fenêtres du siège de l'UGTA ?

Faut-il s'être  livré pieds et poings liés, s’être soumis totalement à la politique de libéralisation totale du gouvernement pour n'éprouver aucune honte à faire de telles déclarations. Faut-il avoir atteint un tel degré dans l’abandon des aspirations et des revendications des salariés pour tenir semblable langage ?

Enfin, faut-il être imbu de sa personne pour s'imaginer que les travailleurs sont naïfs au point de ne rien comprendre à ses manœuvres fallacieuses ?

Ignore-t-il, ce cocasse mais dangereux Sidi Saïd, quelles ont été les conséquences désastreuses pour les travailleurs des privatisations partout où elles se sont produites dans le monde, en particulier dans les pays dits « émergeants » mais aussi dans les grands pays capitalistes ?

Ignore-t-il ce « syndicaliste » que l'obéissance globale aux injonctions du FMI et autre Banque mondiale s'est toujours, et systématiquement  traduite par une exploitation et une pauvreté sans cesse accrues pour les travailleurs, par exemple en Argentine mais également en Grande Bretagne et dans de nombreux autres pays, dont le nôtre ?

Ignore-t-il, comme le lui ont fait savoir les salariés en colère que le « syndicalisme de salon » est terminé, que la direction de l'UGTA est aujourd'hui bien trop discréditée pour que l'on lui accorde la moindre confiance.

Les travailleurs de entreprises privatisables se laisseront-ils  séduire par la honteuse démagogie des discours de Sidi Saïd et consorts.  Leurs luttes quotidiennes démontrent qu'ils se mobilisent de plus en plus pour que personne ne touche à ces acquis d'intérêt national. ?

 

Ben Bella

Toujours Fidèle à la plateforme de San Egidio  (national)

 

Lors de son séjour à Maghnia, dans une interview arrachée difficilement mais très partiellement par un journaliste du quotidien El Watan, Ben Bella ne s'est pas montré avare dans l'utilisation de faux­ fuyants.  Ainsi, il a pu éviter de répondre aux questions gênantes touchant à son parcours politique et à ses positions d'aujourd'hui.

Il refuse de revenir sur le passé dont il porte une lourde responsabilité, mais confirme ses positions actuelles qui ressemblent à s'y méprendre, comme se ressemblent deux gouttes d'eau, à celles qu'il avait prises lors de la honteuse plate-forme de San Egidio et que, depuis il n'a cessé de réaffirmer.

Une fois de plus, il réitère, non sans paternalisme, ses précédentes déclarations : « Vous savez mes enfants, l'amnistie c'est le garant de la stabilité du pays.  Sans pardon, on ne pourra pas évoluer ».

Bien entendu, dans son esprit ce pardon ne concerne que les terroristes qui ont mis le pays à feu et à sang durant des années, faisant des dizaines et des dizaines de milliers de victimes sauvagement assassinées.  Soutenir de tels bourreaux, n'est-ce pas, sous une forme ou une autre, s'en faire le complice ?

 

BOUTEFLIKA NIE LE CARACTERE HUMAIN DU SOCIALISME  (national)

 

 

Dans son intervention au cours du 10ème congrès de l’organisation des moudjahiddine, le président Bouteflika a déclaré que le socialisme ne pouvait être appliqué que par des anges et non des humains. Il a précisé qu’ « il ne connaît aucun pays au monde appliquant le socialisme excepté les Emirats Arabes Unis ».

 

Il n’est pas étrange que Bouteflika nie le caractère humain du socialisme, car il n’a jamais été socialiste, même pendant les années 70 du siècle dernier, au moment ou le pouvoir brandissait le slogan du socialisme. Aujourd’hui, il se targue même d’avoir été à l’époque un leader du pole libéral au sein du système qui a adopté ce « socialisme »

Il est cependant étrange qu’il prétende que le seul pays au monde qui a appliqué le socialisme est les Emirats arabes unis. Ce pays qui fait partie de régimes moyenâgeux, soumis à

 l’impérialisme. Cette étrange affirmation recèle une criante contradiction. D’un coté, il assure que « le socialisme ne pouvait être appliqué que par des hommes purs et angéliques », et d’un autre côté, il attribue l’application du socialisme à des hommes qui n’ont rien de commun avec des anges.

Les Emirats arabes unis font  partie des pays du golfe qui flottent sur un lac de pétrole qui appartient aux royaumes arabes moyenâgeux. Ces  régimes sont un mélange de types tribal, féodal et bourgeois compradore totalement inféodés à l’impérialisme américain. Ces régimes n’ont rien de socialiste. Dans un pays socialiste, les grands moyens de production et d’échanges appartiennent au peuple. Le pouvoir appartient à la classe ouvrière, aux paysans travailleurs et aux intellectuels progressistes. La justice sociale est une réalité. Le socialisme

résout la principale contradiction du régime capitaliste où la production est sociale alors que les moyens de production appartiennent aux capitalistes qui vivent de l’exploitation des travailleurs et s’accaparent de toutes les richesses du pays crées par ces mêmes travailleurs.

Bouteflika n’ignore pas ce qu’est le socialisme. Alors qu’est-ce qui le pousse à affirmer que cet émirat moyenâgeux est le seul pays qui pratique le socialisme ? Nous pensons que le secret de cette admiration réside dans la richesse pétrolière gigantesque, détenue par les dirigeants de cet émirat, dont ils consentent à donner des miettes à certains dirigeants arabes obéissants, ainsi qu’aux pauvres et aux miséreux. Bouteflika va jusqu’à ignorer  qu’une partie importante de ces richesses participe à l’approvisionnement des forces américaines et israéliennes dans l’agression des peuples irakiens et palestinien.

Ce qui attire l’attention, c’est que Bouteflika ne se rappelle absolument pas dans cette curieuse équation, que la vraie richesse est le produit du travail humain, que la nature n’est que matière brute, et que c’est le travail humain qui transforme les richesses naturelles brutes en marchandises et en produits de nécessité diverses. Tout comme il ignore les vrais artisans de la richesse que sont les travailleurs manuels et intellectuels. Cet oubli est destiné à justifier la politique des groupes dirigeants qui veulent faire main basse sur les richesses de notre pays et les détourner à leur profit et à celui des multinationales. Cette politique veut transformer les vrais producteurs de ces richesses en esclaves  soumis au capitalisme international et à la bourgeoisie compradore.

 

Le socialisme est le produit du travail humain et non des anges. Il est construit par les travailleurs, orientés par un parti révolutionnaire et un front anti-impérialiste, et non par les féodaux ou les capitalistes. Il vise à abolir l’exploitation de classe, l’oppression sociale et le totalitarisme politique que pratiquent les exploiteurs de tout bord à l’encontre des travailleurs et des masses laborieuses.

 

La confusion que pratique Bouteflika ne peut tromper les travailleurs, les cadres honnêtes et intègres, les jeunes conscients et en proie au chômage et à la marginalisation, les femmes qui subissent un double esclavage ainsi que toutes les familles soumises à la privation, malgré toutes les richesses dont nous disposons. La marche suivie vers le capitalisme entraînera plus de pauvreté, de misère et de privation pour notre peuple et notre classe ouvrière, comme elle augmentera les fortunes des exploiteurs. Le capitalisme est incapable d’apporter des solutions aux graves problèmes qu’affronte l’humanité. En Algérie comme ailleurs, la classe ouvrière et tous les révolutionnaires rejettent ce régime inhumain et ne renonceront jamais à lutter pour son abolition. Ils construiront  à sa place le socialisme en tenant compte bien entendu de toutes les leçons positives et négatives y compris celles qui ont facilité sa chute dans les pays européens..

 

Manifestations de décembre 1960 : l’indépendance n’a pas été un cadeau. (autre art nation)

 

Les manifestations populaires spontanées de décembre 1960 ont joué un rôle décisif dans la lutte de libération nationale. Elles ont convaincu toute l’opinion internationale de la justesse de notre cause et ont isolé les colonialistes qui ont commencé à comprendre que la seule issue pour eux était de reconnaître notre droit à l’indépendance.

Pour célébrer l’anniversaire de ces grandes manifestations la bibliothèque de l’université 8 Mai 45 de Guelma a organisé un colloque qui a permis à plusieurs invités de rappeler les dures luttes menées par notre peuple pour arracher son indépendance.

Ces invités ont rappelé que cette indépendance n’était pas un cadeau de De Gaulle et que ce dernier a utilisé tous les moyens, y compris ceux de l’OTAN, avant de se résoudre à négocier avec les représentants du GPRA. Rédha Malek qui a participé à ces négociations difficiles, conclues par les accords d’Evian, a dénoncé dans son intervention la campagne sur la « la fin des idéologies » et a déclaré « Attention, on n’en a pas fini avec le colonialisme ! ». « Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en Irak et même un peu partout dans le monde. Il a rappelé aussi que sans justice sociale il n’y a pas d’indépendance nationale. A l’heure ou tout est fait pour justifier la soumission des couches dirigeantes aux plans impérialistes, de telles déclarations sont positives, malgré leurs limites et leurs ambiguïtés. Pour les travailleurs et les forces progressistes, ces déclarations doivent être suivies par des actions concrètes. Ils sont convaincus à juste titre que seule une lutte pied à pied contre les pressions impérialistes, leurs diktats au plan politique, économique et militaire peut les contraindre à respecter la souveraineté nationale. Les problèmes qu’affronte notre pays aujourd’hui ne peuvent pas être résolus aujourd’hui en dehors des travailleurs. Si les couches dirigeantes acceptent docilement les injonctions des milieux impérialistes sur tous les plans, c’est parce que leurs intérêts sont liés à ceux des multinationales. Ces couches agissent aujourd’hui ouvertement pour en finir avec tous les acquis de l’indépendance, veulent brader toutes les richesses nationales, promettent de mettre à la disposition de l’OTAN toutes les capacités militaires de notre pays et veulent réduire au silence par une répression tout azimut tous ceux qui s’inquiètent de ces abandons successifs. Il est urgent pour tous ceux qui veulent réellement lutter contre cette trahison de renforcer leur unité d’action pour défendre les intérêts nationaux contre les puissances impérialistes et leurs serviteurs nationaux. Les travailleurs conscients qui mènent leur lutte pour défendre leurs intérêts et ceux de toute la nation sont à l’avant-garde de cette lutte mais ces travailleurs n’ignorent pas que pour résister à l’impérialisme, pour s’opposer à la destruction du secteur public ou à l’adhésion à l’OTAN, aucune force n’est de trop. Au contraire ils sont persuadés que l’unité d’action avec toutes les forces patriotiques pour mettre fin aux orientations du pouvoir et mobiliser tout notre peuple est indispensable. Il reste que dans les conditions actuelles seule la lutte de ces travailleurs, leur fermeté et leurs sacrifices est à même de créer les conditions d’une vaste mobilisation qui permettrait enfin d’envisager l’avenir avec espoir.

Que tous les patriotes sincères les soutiennent.

 

 

LES FEMMES TRAVAILLEUSES LUTTENT POUR LEURS DROITS (national)

La commission des femmes travailleuses de l’UGTA  a organisé le 18 décembre au siège de la centrale syndicale à Alger un séminaire national sur les droits professionnels et juridiques des femmes travailleuses

Les travaux ont porté sur le code de la famille et les amendements proposés par le gouvernement, l’application de la Convention internationale pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes signée par l’Algérie mais avec des réserves et enfin sur le processus de privatisation des entreprises publiques qui menace les femmes travailleuses. Soumia Salhi, la présidente de la commission UGTA des femmes travailleuses, a rappelé dans son allocution d’ouverture que le code de la famille actuel menace directement les droits professionnels et les droits civiques des femmes. Pour elle « L’égalité reconnue par la Constitution et par tous les compartiments de la législation est suspendue (...). Que reste-t-il de nos acquis lorsque le droit de disposer de sa vie n’est pas reconnu lors du mariage ou du divorce, lorsqu’une mère qui veut travailler risque de perdre la garde de ses enfants ? »,

Tout en soutenant les amendements proposés par le gouvernement qui constituent selon elle une avancé, elle a demandé l’abrogation de toutes les lois qui empêchent une égalité réelle entre l’homme et la femme.  

 La présidente a rappelé que la précarité de l’emploi tend à se généraliser dans les secteurs public et privé. La généralisation des contrats à durée déterminée (CDD) depuis plusieurs années ou  les emplois jeunes payés en dessous du SNMG en violation de la légalité  touche particulièrement les femmes. Elle a précisé que le projet de statut de la Fonction publique et les privatisations aggraveront cette situation. Ces déclarations confirment que les femmes travailleuses et les familles populaires payent le plus lourd tribut à toute la politique du pouvoir. En effet elles ne sont pas seulement victimes du code de la famille mais c’est elles qui souffrent le plus de toute la politique économique et sociale mise en œuvre depuis des années. Le chômage et la misère les frappent de plein fouet. La vie chère, les difficultés pour soigner les enfants ou les habiller deviennent insupportables. Elles payent durement toutes les conséquences des restrictions budgétaires et sont contraintes bien souvent d’accepter n’importe quel travail pour nourrir leurs enfants. Les femmes sont les premières victimes du développement du travail au noir et des activités informelles contre lesquelles le gouvernement ne fait vraiment pas grand-chose. Si le pouvoir hésite à faire voter par l’assemblée nationale les quelques avancées contenues dans ses projets d’amendement au code la famille, c’est aussi et surtout parce qu’il veut créer toutes les conditions pour accélérer sa politique de bradage. Pour lui l’heure est à l’union de toutes les forces de la bourgeoisie, intégristes ou non, pour détruire le secteur public ou brader les ressources énergétiques. Les femmes travailleuses n’ont donc rien à attendre de bon de la part de ces forces pressées d’en finir avec tous les acquis. Sans une lutte résolue et dans l’union avec tous les travailleurs et toutes les forces progressistes, la précarité et toutes les injustices qu’elles subissent aura tendance à s’aggraver. Avec tous les travailleurs conscients et tous les syndicalistes honnêtes elles prendront toute leur place dans le combat pour mettre en échec les projets du pouvoir. Elles s’opposeront aux dirigeants centraux de l’UGTA qui manoeuvrent pour tromper les salariés. Elles sont les mieux placées pour savoir que les privatisations liquideront des milliers d’emplois contrairement aux déclarations mensongères de ces dirigeants qui ont complètement jeté le masque. Dans de nombreux secteurs les femmes ont montré lors de récentes grèves qu’il fallait compter avec elles malgré la répression qu’elles ont affrontée avec courage. Aux côtés de tous les travailleurs et de toutes les forces progressistes la participation des femmes travailleuses  à cette lutte aura tôt ou tard des conséquences heureuses pour tout notre peuple. Elles pourront  arracher enfin leurs droits, tous leurs droits.

 

LES FEMMES SONT LES PREMIERES VICTIMES DU CHÖMAGE (encadré)

 

Selon des statistiques officielles 25% des personnes qui activent dans des activités informelles. Le CNES qui rapporte ces chiffres constate que « la crise nationale de l’emploi structuré force les femmes à investir les activités informelles et le travail non déclaré » Cet organisme rapporte également que l’accroissement annuel moyen du chômage féminin est de 11% alors qu’il est de 4,8% tous sexes confondus.

La conclusion majeure du CNES est que l’emploi féminin continue de se caractériser par « une faible participation à l’activité économique, en référence à sa proportion dans la population totale, autant que par sa forte présence au bas de la pyramide économique ».

 


  

 

ASIE DU SUD : EXIGER UNE CONTRIBUTION REELLE DES GRANDES PUISSANCES POUR REPARER LES DEGATS. (international)

 

Un raz de marée d’une puissance inouïe a fait des ravages considérables dans plusieurs pays de l’Asie du sud. Plus de 280000 morts, des centaines de milliers de sans abri et des millions de personnes privées de nourriture, d’eau potable et de médicaments. L’émotion est considérable dans le monde entier. La réaction spontanée de nombreuses associations et des travailleurs à cette tragédie a été encourageante mais les promesses des principales puissances occidentales sont notoirement insuffisantes. Il faut savoir que la dette extérieure de ces pays se monte à 350 milliards de dollars et que la Thailande, l'Inde et l'Indonésie ont versé l’an dernier 44 milliards de dollars pour rembourser leur dette. Alors instituer un moratoire sur une partie de ces dettes (dette publique), c'est-à-dire reculer les dates d’échéance ou leur promettre une aide d'urgence de 4 milliards ne fait vraiment pas le compte. L’annulation pure et simple de la dette aiderait ces peuples à s’engager dans un véritable processus de reconstruction mais il ne faut pas compter sur les puissances impérialistes pour envisager de telles solutions. Les patrons de plusieurs de leurs multinationales se préparent au contraire à tirer le maximum de profit pour reconstruire ce qui a été détruit. Seule la pression de l’opinion progressiste internationale peut les contraindre à prendre des mesures réelles à même de limiter les conséquences dramatiques de cette catastrophe exceptionnelle. D’autres pays riches comme les pays du golfe se sont fait remarquer honteusement par la modicité des sommes promises aux sinistrés. Le Kuweit n’a pas donné plus de 100 millions de dollars. Au Moyen–Orient les intégristes sont allés jusqu’à prétendre qu’il s’agissait d’une punition divine. Le directeur de l'hebdomadaire gouvernemental égyptien "Akhbar Al-Yam"critique une association égyptienne dite « Association des médecins arabes » qui a refusé toute aide aux victimes. Le  Secrétaire général de cette association a déclaré que « ceci est un châtiment divin répondant à l'oppression des musulmans par les infidèles et les Etats-Unis" !
 

Cette tragédie pose aussi d’autres questions. On apprend à l’occasion de cette catastrophe que quelques millions de dollars auraient permis de placer dans l'Océan indien des dispositifs supplémentaires d'avertissement pour raz de marée. Ce qui aurait sauver des dizaines de milliers de personnes. Plus grave il semble que le gouvernement des États-Unis, bien qu'il avait été informé par ses bases situées dans le Pacifique de la possibilité d'un raz de marée, s'est limité à avertir sa base militaire de Diego Garcia au lieu de sonner immédiatement l'alarme dans la région.  De telles négligences criminelles montrent à quel point il n’est pas possible de compter sur les puissances impérialistes pour faire face aux catastrophes naturelles. Ils veulent même utiliser de telles catastrophes pour renforcer leur implantation dans certains pays. Après le raz de marée les forces militaires américaines se sont empressées de se déployer dans certaines régions d’Indonésie sans demander la permission à personne et Condolezza Rice n’a pas hésité à déclarer que « cette catastrophe était une merveilleuse occasion pour la diplomatie américaine » ! Les scientifiques du monde entier attirent régulièrement l’attention sur les changements climatiques, sur la pollution sur la destruction des forêts etc mais les multinationales et leurs gouvernements laissent faire. Les USA refusent même de signer les accords de Kyoto. Il ne faut pas non plus compter sur les puissances impérialistes pour résoudre les graves problèmes de la faim ou de la maladie qui frappent des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à travers le monde. Leurs objectifs sont à mille lieux de leurs déclarations sur la liberté, la justice, les droits de l’homme ou « la lutte contre la pauvreté ».

Les grandes puissances capitalistes  ne comprendront jamais que le monde a besoin de consacrer toutes les ressources matérielles et humaines pour faire face aux besoins des peuples. Elles ne sont intéressées que par le pillage des richesses d’autrui et la course aux profits y compris par les guerres d’agression qui engloutissent des milliards de dollars et apportent tant de malheurs aux peuples. Seule une résistance réelle à leurs plans criminels peut sauver l’humanité. 

 

PALESTINE : APRES LA MORT D’ARAFAT (solidarité avec le peuple palestinien)

 

Le peuple palestinien a perdu son leader historique. Ses funérailles ont montré au monde entier que les Palestiniens ne sont pas  prêts à oublier son rôle dans la résistance à l’occupation israélienne et sa fermeté dans le combat pour arracher leurs droits nationaux. Ces droits sont toujours à conquérir. Sharon et son armée ont  continué à perpétrer leurs crimes et les impérialistes américains multiplient leurs manœuvres pour faire capituler la nouvelle direction palestinienne. Les uns et les autres  prétendent qu’avec Mahmoud Abbas la paix est possible, saluent certaines de ses déclarations et se disent même satisfaits de sa politique, mais ne font rien de sérieux pour mettre un terme à l’occupation et ouvrir de sérieuses négociations pour aboutir à une paix réelle et juste et  permettraient enfin au peuple palestinien de créer son Etat sur la base des résolutions des Nations Unies. Il ne faut pas oublier que les précédentes négociations, en particulier celles qui ont eu lieu à Camp David sous  la houlette de l’ex Président des Etats-Unis ont échoué parce que les dirigeants israéliens et leurs protecteurs américains avaient refusé de reconnaître les droits du peuple palestinien en particulier sur Jérusalem et sur le droit au retour des réfugiés. Il est clair que Sharon qui a considérablement aggravé la répression dans les territoires palestiniens et bénéficie d’un soutien sans faille de Georges Bush n’a pas l’intention de changer fondamentalement d’attitude et espère qu’avec le « réalisme » du successeur d’Arafat il finira par faire plier les Palestiniens. Il mise sur l’aggravation de la situation dans les territoires palestiniens, sur les conséquences dramatiques des destructions des infrastructures économiques, sur le chômage et la misère qui frappe une grande partie de la population. Mahmoud Abbas se base aussi sur cette situation pour justifier sa politique. Il pense qu’il faut arrêter toutes les actions armées contre les israéliens et a commencé à prendre des mesures pratiques pour empêcher ces actions. Si certains attentats perpétrés en Israël même contre des femmes et des enfants n’ont pas servi la cause palestinienne et ont été utilisés par Sharon comme prétexte pour justifier ses crimes, arrêter tout acte de résistance armé contre les agresseurs avant tout changement réel de politique de la part des dirigeants israéliens pourrait affaiblir la résistance palestinienne sans mettre un terme à l’occupation. Cette concession majeure des dirigeants palestiniens  n’aboutira pas automatiquement à la paix. Sans une reconnaissance réelle et complète de tous leurs  droits nationaux, aucune force au monde ne mettra fin à la lutte héroïque des Palestiniens. Il est temps d’exiger de Sharon qu’il mette fin à ses crimes, qu’il évacue les territoires occupés, qu’il libère les prisonniers. Il est temps pour l’Union européenne et d’autres grandes puissances d’exiger de Bush que les USA arrêtent leur soutien inconditionnel à Sharon. Ces exigences de la part de toute l’opinion progressiste mondiale sont plus indispensables que jamais. Toutes les forces éprises de justice dans le monde doivent renforcer leur soutien à un peuple qui a déjà fait suffisamment  de concessions pour aboutir à une paix réelle. Les forces progressistes et patriotiques de notre pays continueront à ne pas marchander leur solidarité agissante avec le peuple palestinien et resteront vigilantes pour déjouer tous les plans destinés à le priver de son droit de vivre libre sur sa terre.

 

Cuba : Le gouvernement demande aux États-Unis de mettre fin aux tortures des prisonniers à Guantanamo
                            (international)


LE 19 janvier 2005 le ministère des Affaires étrangères a remis aux
autorités du gouvernement des États-Unis à La Havane et à Washington une
note diplomatique dans laquelle sont dénoncées les flagrantes violations des
droits de l'homme que ce gouvernement commet journellement sur la base
navale de Guantanamo

 territoire cubain, qu'il occupe illégalement.

Cette note rappelle au gouvernement des États-Unis que les atrocités
commises sur la base, et le propre fait d'utiliser comme prison ce
territoire cubain illégalement occupé, violent de nombreux articles du droit
international et du droit international humanitaire y compris l'accord
concernant les stations charbonnières et navales, signé en février 1903
entre le gouvernement des États-Unis et le gouvernement de Cuba de l'époque,
dans des conditions d'inégalité et d'injustice pour notre pays, dont l'
indépendance avait été restreinte à travers l'amendement Platt.
La dramatique réalité des prisonniers détenus sur la base navale de
Guantanamo, dont le nombre selon les médias s'élève à 550, révèle aussi le
«deux poids deux mesures» du gouvernement des États-Unis dans sa
manipulation de la campagne rebattue en faveur des droits de l'homme.

La détention arbitraire de ces prisonniers étrangers, sans que ceux ci aient
été soumis à un procès judiciaire, ainsi que les tortures et le traitement
dégradant dont ils sont victimes, constituent une grossière violation des
droits de l'homme et des nombreux traités et conventions internationales, en
particulier la Déclaration universelle des droits de l'homme et la
Convention contre la torture et autres peines cruelles, inhumaines et
dégradantes.

Le ministère des Affaires étrangères se joint aux réclamations et exigences
de la communauté internationale pour que le gouvernement des États-Unis
cesse immédiatement ces flagrantes violations des droits des prisonniers
qui, de plus, se déroulent sur un territoire cubain occupé illégalement.


 

 

 

SOLIDARITE AVEC L’IRAK.

 

Irak : Le peuple lutte pour rétablir sa souveraineté et instaurer un régime démocratique


 La situation en Irak continue de s’aggraver. Les sadamistes et les islamistes, à ne pas confondre avec les patriotes irakiens, continuent leur politique de terreur contre le peuple irakien. Les attentats sanglants à la voiture piégée, les attaques contre les églises ou les mosquées, les enlèvements de citoyens irakiens ou étrangers ne connaissent aucun répit. Ces terroristes cherchent à terroriser avant tout le peuple irakien et n’ont certainement pas pour objectif principal de libérer l’Irak. Ils portent certes des coups aux troupes d’occupation mais de véritables résistants avec un véritable programme de libération nationale ne font jamais et quotidiennement des actions armées contre leurs propres populations et cherchent au contraire à rassembler toutes les forces patriotiques contre l’ennemi. Même si on peut comprendre que certaines actions armées dirigées contre l’occupant touchent involontairement de paisibles citoyens il n’est pas possible de justifier des crimes quotidiens dirigés contre ceux qu’on prétend libérer. L’expérience historique montre au contraire que dans les luttes de libération nationale des résistants de tel ou tel pays ont parfois refusé de mener des actions armées quand ces actions risquaient d’avoir des conséquences dommageables pour la population. Qui est derrière de tels crimes qui ont redoublé à la veille des élections ?  Leurs commanditaires sadamistes ou islamistes n’ont qu’un seul objectif : apparaître comme l’unique interlocuteur valable en vue de rétablir une dictature dont les Irakiens ne veulent pas. En attendant personne ne peut affirmer que les occupants n’utilisent pas et n’utiliseront pas à l’avenir ces assassins pour justifier leur maintien en Irak sous prétexte de « maintenir l’ordre ».

De leurs côtés les impérialistes américains qui prétendent lutter contre les bandes terroristes agissent toujours avec les mêmes méthodes. Leur répression féroce et injustifiée contre des villes entières comme à Fellouja, les massacres répétés contre tel ou tel groupe de citoyens innocents, les arrestations arbitraires a fini de les disqualifier. Tout en faisant mine d’accepter le processus politique mis en place par l’ONU pour le retour à la souveraineté de l’Irak, ils multiplieront leurs manœuvres pour maintenir leur présence le plus longtemps possible.  Il faut être bien naïf pour croire qu’ils ne feront pas tout ce qui en leur pouvoir pour que leurs objectifs soient sauvegardés quel que soit l’aboutissement de ce processus. Ce qui est vital pour eux, c’est d’appliquer leur stratégie pour tout le Moyen Orient. S’emparer des richesses énergétiques de l’Irak et des autres pays arabes, domestiquer le peuple palestinien, renforcer leur hégémonie y compris vis-à-vis de leurs alliés impérialistes reste leur objectif fondamental. Seule la lutte de tous les peuples de la région sous la direction de leurs forces progressistes et patriotiques et la solidarité internationale peut les contraindre à reculer.

Le  processus politique mis en place par l’ONU passe actuellement par des élections pour élire une assemblée nationale, chargée de préparer une constitution et commencer à créer les conditions à même de permettre aux Irakiens de diriger leurs affaires. Des communistes, des progressistes et d’autres patriotes participent à ces élections. Les  forces démocratiques espèrent que ce scrutin permettra à toute la population irakienne de se déterminer par rapport aux programmes des uns et des autres. Pour ces forces l’Etat irakien lui-même est à reconstruire.

D’autres partis représentatifs refusent de participer à un tel  scrutin dans les conditions actuelles et ont demandé leur report pour permettre de meilleures conditions de participation mais ne sont pas à confondre avec les groupes islamistes et sadamistes qui terrorisent la population pour l’empêcher de s’exprimer.  Il faut souhaiter que toutes les forces politiques irakiennes sincèrement désireuses de rétablir au plus vite la souveraineté de leur pays et d’abréger la souffrance de leur peuple maintiennent et renforcent leur unité d’action pour concrétiser leur but commun.  

Le peuple irakien continue à vivre une situation dramatique. Il a besoin de retrouver sa souveraineté et sa liberté, reconstruire ses institutions et ses infrastructures économiques. Il ne veut  ni des impérialistes, ni des intégristes ni des partisans des régimes de dictature. Ce peuple veut se libérer définitivement des uns et des autres et instaurer un véritable régime démocratique au profit de tous ses enfants. Pour concrétiser ses aspirations il a besoin de la  solidarité de tous les peuples épris de justice et de liberté. Celle de notre peuple lui est acquise aujourd’hui comme hier.

 

Dernière minute : Les Irakiens ont voté

 

Selon la commission électorale irakienne et plusieurs agences de presse les Irakiens ont voté à 70%. Pour plusieurs observateurs cette participation importante   est une  surprise. Les résultats de ce vote ne seront connus que dans quelques jours. Il est donc trop tôt pour tirer des conclusions valables de ce scrutin. On peut simplement constater que le peuple irakien n’a besoin ni des impérialistes, ni des terroristes pour choisir ses représentants et diriger ses propres affaires. Que tous ses amis renforcent leur solidarité avec ce peuple et soutiennent son droit à recouvrer sa pleine et entière souveraineté hors de toute présence étrangère. 


 

 

Information importante (autre article Irak)

 

 

Le programme « contre courant » du 24/11/2004, proposé par la chaîne qatarie « Al jazira », et animé par le journaliste Fayçal Kassem, était intitulé « Le congrès de Charm El Cheik présente-t-il des solutions gagnantes pour l’Irak ? ».

L’émission a invité un journaliste égyptien du journal cairote « El ahram », ainsi qu’une personnalité irakienne, le docteur Nouri El Merradi, présenté comme étant un représentant du « parti communiste irakien/cadres ». Durant l’émission se sont confrontés les points de vues des deux parties opposées quant à l’importance du congrès de Charm el Cheik, et son apport à la quête d’une solution concrète au problème irakien.

Les interventions de Nouri El Merradi (présumé responsable du PCI) se sont caractérisées par une condamnation totale de la colonisation américaine en Irak, ainsi que des organisations arabes inféodées à l’impérialisme américain. Le gouvernement d’Yad Allaoui a été qualifié de collaboration à la colonisation.

Le congrès de Charm El Cheik, auquel ont assisté plusieurs pays arabes, a été considéré comme une tentative ratée de casser la résistance nationale irakienne. Il a été affirmé que les injonctions de ce congrès sont vouées à l’échec, et que la résistance irakienne armée est la seule voie pour forcer la colonisation à s’en aller, et faire chuter le gouvernement collaborationniste de Allaoui.

 

En ce qui concerne la résistance, ce sujet fut l’objet d’un long échange entre le journaliste égyptien et Nouri El Merradi. Ce dernier n’a cessé de faire appel aux versets du Coran durant toute l’émission. Alors que les communistes, qui respectent par ailleurs l’Islam, luttent pour la séparation du religieux et du politique El Merradi utilise la religion pour justifier sa position  Il n’a fait aucun distinguo entre cette résistance et les opérations terroristes effectuées par les différents groupes islamistes, soit par voitures piégées, qui visent les policiers irakiens et les civils (les considérants comme des collaborateurs), ou la prise d’otages étrangers, ainsi que toutes les autres opérations qui touchent quotidiennement des dizaines de civils irakiens innocents. Selon lui, toutes ces opérations sont des formes de résistance nationale, qu’elles soient réalisées par le groupe d’El Zarkaoui, celui des Batthistes ou autre.

 

Quand le journaliste égyptien l’a interrogé sur son soutient à El Zarkaoui et d’autres groupes terroristes, en tant qu’homme progressiste, notre homme a réfuté cette qualification de groupes terroristes, et a affirmé d’un mot : « l’islamisme politique est l’allié principal des forces nationales irakiennes, et nous sommes dans la même tranchée ».

 

Le débat s’est conclu sur l’affirmation de Nouri El Merradi que toute tentative de présenter une solution médiane, ou à concessions, sera refusée tant sur la forme que sur le fond, et que le seul programme sur lequel est fondé la résistance n’est autre que la libération totale de l’Irak. Après cette libération, se réalisera la transformation des troupes de la résistance en une armée nationale irakienne. Deux années ou trois plus tard, des élections se dérouleront à différents niveaux, afin de former les institutions de l’Etat irakien, de sa base au sommet.

 

Selon des informations en notre possession ce « PCI-cadres » est formé par des ex-militants du parti communiste irakien exclus des rangs du parti dans les années 80 pour leur collaboration avec le régime de Saddam Hussein.

 

 

La fédération des syndicats irakiens dénonce l’assassinat de son secrétaire international (autre art Irak)

 

Dans une   déclaration en date du 6 janvier de son comité exécutif la Fédération des Syndicats  irakiens dénonce  la    torture et le meurtre de son secrétaire International, Hadi Saleh

 

 

Le comité exécutif de la Fédération des Syndicats  irakiens exprime sa profonde affliction face à la perte  d’un de ses membres, le dirigeant syndicaliste Hadi Saleh (Abu Furat), secrétaire International, assassiné  Mardi soir 4 janvier 2005, par les saddamistes  et leurs soutiens terroristes.  

 

Notre fédération pleure un héros de la classe ouvrière qui a joué un rôle éminent dans la reconstruction du mouvement syndical. Pendant plus d’un quart de siècle, il a mené campagne, sur les plans arabe et international, pour faire entendre la voix des travailleurs irakiens et défendre leurs droits.

 

Nos courageux travailleurs sont déterminés à poursuivre leur lutte, à combattre pour construire un mouvement syndical démocratique et participer à la reconstruction de l’Iraq en dépit de tous  les sacrifices et du lourd tribut que continue à payer la classe ouvrière irakienne.

 

Nous promettons à notre héros martyr que nous continuerons la lutte et que les terroristes criminels qui ont torturé et assassiné Hadi Saleh paieront le prix de leur forfait.

 

Notre Fédération exige que  le gouvernement intérimaire et les autorités compétentes prennent les mesures légales nécessaires pour que les auteurs de ce crime infâme soient traduits en justice.

 

Gloire et Honneur aux martyrs de la classe ouvrière irakienne

Vive la classe ouvrière irakienne

 

 

 

 

Portugal : LE 17ème CONGRES DU PARTI COMMUNISTE REAFFIRME SA SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE CONTRE L’IMPERIALISME. (international)

 

DU 26 au 28 novembre 2004, le parti communiste portugais (PCP) a tenu son 17ème congrès à Almada (région de Lisbonne) en présence de nombreux partis communistes et organisations anti-impérialistes. Un représentant de notre parti a participé à ces assises et a eu plusieurs entretiens fraternels avec les camarades portugais et également avec de nombreux délégués étrangers invités au congrès.

Les congressistes ont condamné fermement la politique d’agression menée par les puissances impérialistes à travers tous les continents. Les communistes portugais, qui ont joué un  rôle déterminant dans la chute de la dictature  fasciste de Salazar au cours des journées de la révolution d’avril 1974, ont condamné particulièrement  la politique d’agression des impérialistes américains en Irak, en Palestine et en Afghanistan. Ils ont fermement dénoncé les menaces d’intimidation contre  Cuba et se sont félicités des résultats  du référendum du 15 août dernier, référendum qui a confirmé le large soutien  du peuple vénézuélien à la politique d’Hugo chavez contre les complots fomentés par la réaction intérieure de ce pays avec le soutien de Washington. Le congrès qui a voté une motion de soutien aux peuples en lutte a connu plusieurs moments forts et en particulier lorsque les délégués ont écouté les représentants de Palestine, de Cuba ou du Vénézuéla, invités à prendre la parole pour donner un aperçu des luttes de leurs peuples. Les ovations qui ont accueilli leurs interventions ne laissent aucun doute quant à la détermination des communistes portugais de redoubler d’efforts pour soutenir la courageuse résistance des peuples en lutte pour leur indépendance et leur liberté. Les congressistes n’ont pas manqué de critiquer la politique de l’Union européenne et se sont prononcés contre le projet de constitution européenne, qu’ils considèrent comme totalement contraire à la constitution portugaise. Ils condamnent l’alignement du gouvernement portugais sur l’Union européenne et sur l’OTAN.

Sur le plan intérieur les différentes interventions des délégués ont montré l’ampleur des conséquences néfastes de la politique du gouvernement actuel. Pour eux tous les acquis de la révolution d’avril sont menacés. La politique de privatisation et les atteintes aux droits sociaux comme ceux de la santé ne font  qu’augmenter le nombre des pauvres Même la démocratie politique est mise en cause par les différentes atteintes aux libertés démocratiques mais aussi par une politique tout entière tournée vers la satisfaction des groupes monopolistes dont les intérêts sont opposés à ceux de la classe ouvrière, des agriculteurs et même à ceux des petites et moyennes entreprises de plus en plus ruinées par une discrimination injuste  et une fiscalité insupportable. Pour créer les conditions du changement les communistes portugais se prononcent pour une véritable alternative de gauche mais exigent du parti socialiste une rupture réelle  dans ses orientations fondamentales. Ils constatent que ce parti cherche toujours une position hégémonique et refuse toute critique. Pour eux les électeurs de gauche ne peuvent rester des spectateurs et doivent peser de tout leur poids pour accélérer le changement. Les congressistes n’ont pas manqué de condamner la politique du gouvernement en matière d’immigration et se sont prononcés pour l’union des travailleurs immigrés et portugais.

Sur le plan idéologique les communistes portugais ont réaffirmé leur fidélité au marxisme léninisme et ont rejeté les conceptions étrangères à leurs principes. Il faut signaler qu’au sein du congrès aucun délégué n’a défendu de telles conceptions. Bien au contraire les communistes portugais ont donné l’image d’un parti uni et combatif, conscient de ses responsabilités nationales et internationales. Ils ont accordé une grande importance à la jeunesse communiste portugaise (JPJ) élue dernièrement à la tête de la fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD). Après avoir voté la résolution politique avec une majorité écrasante (10 voix seulement ont voté contre), les 1307 délégués où 58% étaient des travailleurs et 32% des femmes ont renouvelé la direction du parti (comité central, commission politique et secrétariat). Jéronimo de Sousa devient le nouveau secrétaire général du parti.