LIEN 102             DATE 7 juin 2009

 

EDITO Après l’élection  présidentielle du 9 avril 2009 l’attentisme et les appels à la résignation doivent être rejetés (première page)

Avec le bourrage des urnes qui a cette fois pulvérisé tous les records Bouteflika a été « réélu » pour un nouveau mandat. Le candidat de la bourgeoisie compradore et son pouvoir n’ont épargné aucun moyen pour continuer à rester aux commandes. Malgré le verrouillage, l’utilisation des moyens de l’Etat, la mobilisation de tous les grands patrons, des promesses à tout va, les menaces en direction des électeurs qui s’abstiendraient etc le pouvoir et ses représentants locaux ont une fois plus utilisé le bourrage des urnes pour tenter de faire croire à tout le monde que Bouteflika a été réélu triomphalement. Si les principaux dirigeants des pays impérialistes se sont aussitôt félicités de la victoire d’un homme qui les a toujours servis, les Algériens ont qualifié cette mascarade de "vote khorti".

Ces citoyens ressentent les effets négatifs et les conséquences fâcheuses de leur exclusion pour la prise des décisions qui engagent leur avenir avec l'absence d'élections régulières  associant tous les courants démocratiques du pays, et cela durant 47 ans depuis l'indépendance de l'Algérie. L'expérience du Parti unique du FLN puis celle d'une démocratie de façade après octobre 1988 qui a favorisé et favorise encore les intérêts des couches bourgeoises au pouvoir sont à l'origine de cette exclusion.

Les travailleurs, les paysans laborieux, les femmes, les jeunes, les intellectuels progressistes et toutes les victimes de la politique actuelle du pouvoir ont aussi senti plus que jamais qu’ils ont affaire à un pouvoir de classe, décidé à les exploiter et à les surexploiter pour une période indéterminée, en les privant de tous leurs droits y compris celui de choisir démocratiquement leurs représentants à tous les niveaux. Ce pouvoir travaille de plus en plus ouvertement pour les multinationales étrangères, les affairistes et les corrompus algériens. Ce régime ne se contente pas de faire « élire » le président de la République ou les députés en transformant en farce n’importe quelle consultation électorale. Pressé de répondre aux souhaits des impérialistes dans tous les domaines, il ne permet même pas à notre peuple d’exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien lorsqu’il est écrasé par la soldatesque israélienne, renforce ses liens avec leurs organisations militaires comme l’OTAN. Au plan économique et social il détruit nos entreprises publiques, dégrade les services publics et méprise leurs personnels, reste sourd à toutes les revendications des travailleurs y compris en  remettant  en cause le droit de grève, ferme toute perspective aux jeunes issus des familles populaires et les  pousse au désespoir.

Alors que la crise du capitalisme international, dont l’une des raisons essentielles est le pillage des ressources de nombreux pays comme le nôtre n’est pas prête de se terminer, nos dirigeants continuent à la sous-estimer et essayent de s’en tirer  avec des déclarations démagogiques. Rien n’est fait pour stopper même provisoirement les désastreux accords avec l’Union européenne. Nos gouvernants intègrent  au contraire dans la précipitation la zone de libre échange arabe et augmentent les importations alors que nous recevons moins d’argent actuellement de nos exportations énergétiques. Pour réussir dans son entreprise destructrice le pouvoir se prépare à amnistier complètement tous les chefs fascistes et veut satisfaire toutes les exigences  des plus  dangereux criminels y compris ceux qui tuent encore aujourd’hui et viennent d’assassiner des jeunes militaires et des citoyens innocents en Kabylie. Cette amnistie a pour but de renforcer encore plus l’autoritarisme contre les travailleurs et toute la population laborieuse.

 

La lutte et la lutte seule peut mettre fin à la course vers la ruine (intert)

 

Le maintien de Bouteflika au pouvoir et la reconduction du gouvernement Ouyahia ne signifient pas qu’il n’y a plus rien à faire. L’attentisme et les appels à la résignation doivent être rejetés. Les nombreux abstentionnistes qui n’ont pas  voté le 9 avril et surtout le million de suffrages nuls qui ont refusé de soutenir le candidat de la bourgeoisie ou les candidats fantaisistes malgré toutes les menaces, prouvent que le mécontentement dans la population ne peut être caché par des chiffres officiels tant sur la participation que  les scores obtenus par le Président  candidat.

 Sans lutte ferme et sans union de toutes les victimes de la politique actuelle ce mécontentement ne servirait à rien. Parmi ces victimes c’est la classe ouvrière qui montre le chemin. Les courageux dockers, cheminots, sidérurgistes, enseignants, médecins…luttent quotidiennement pour leurs revendications salariales, leur emploi, la préservations des entreprises publiques ou les services publics comme la santé, l’enseignement ou un  transport de qualité. Dans ces luttes ces salariés font face à la désinformation des médias publics, à une justice aux ordres, à la répression et aussi au rôle de briseur de grèves de la centrale UGTA, complètement inféodée au pouvoir.

Dans nos villes et nos villages de nombreux citoyens, souvent jeunes se rassemblent pour dénoncer la misère, les injustices, la corruption ou la hogra et eux aussi affrontent « justice » et police. Ils sont souvent condamnés lourdement à des années de prison.

Dans nos campagnes les travailleurs agricoles ou les paysans laborieux sont surexploités et les subventions ne sont  accordées qu’aux riches propriétaires et aux faux agriculteurs corrompus.

Il n’est pas possible dans le cadre de cet article de citer toutes les luttes diverses des couches sociales qui ne peuvent ni subvenir à leurs besoins élémentaires ni pouvoir s’exprimer et se défendre pacifiquement.

Les travailleurs conscients et tous les progressistes comprennent de mieux en mieux qu’il  faut accorder plus d’efforts pour rassembler toutes les couches sociales exploitées et réprimées désireuses d’en finir avec la politique antipopulaire, à travers leurs organisations existantes ou à construire sur la base de mots d’ordre communs et mobilisateurs. Accompagner toutes les luttes pour les revendications légitimes et urgentes par l’exigence de l’abolition de  toutes les lois anti-démocratiques, une réelle justice indépendante du pouvoir, des élections libres, régulières et démocratiques à tous les niveaux, le droit de s’exprimer librement dans les journaux ou à la télévision…Voilà ce qui peut permettre d’ouvrir la voie de l’espoir  à des millions d’Algériens privés de toute démocratie. Ces perspectives salutaires peuvent paraître difficiles ou même impossibles à atteindre à certains. C’est pourtant la  seule voie, celle de la lutte consciente et unie pour créer les conditions d’un véritable changement au service de notre peuple.

 

 

 

 

LUTTES DES TRAVAILLEURS

 

   SANTE PUBLIQUE

 

Les psychologues en grève

 

Les 1.791 psychologues de santé publique ont entamé le 18 avril  et à raison de 3 jours par semaine, leur débrayage conformément à la décision prise le 12 mars dernier par l'assemblée générale organisée à l'hôpital Mustapha par le Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy). Ce syndicat rappelle que la plateforme de revendications formulée depuis le 19 février 2006, et remise au ministère de tutelle, est restée sans réponses en dépit des promesses des responsables centraux du ministère. Leur  situation socioprofessionnelle n'a cessé de se détériorer depuis 1973.

Pour la première journée de débrayage, le taux de suivi de la grève  a dépassé les 90% malgré les intimidations exercées par l’administration.

Le Snapsy demande  la régularisation de la situation administrative des psychologues contractuels et vacataires, l’amélioration des conditions de travail, l’introduction des actes psychologiques dans la nomenclature des actes médicaux et la classification du psychologue praticien de santé publique dans la catégorie 13. (19/4)

 

 

Syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales : grèves cycliques de trois jours par semaine

 

Le Syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales (Snpdsm) a décidé de faire  des grèves cycliques de trois jours par semaine.

La première a été suivie par 80% du personnel.

Les syndicats  refusent de baisser les bras quelles que soient les intimidations.

Ce dernier a salué la position des étudiants en médecine qui ont, non seulement saisi par écrit le gouvernement pour trouver une solution appropriée à cette situation, mais ils se sont même déplacés au ministère de l’Enseignement supérieur pour plaider la cause de leurs enseignants. (26/4)

Le Syndicat national des praticiens de la santé (SNPSP) menace de recourir à partir du 14 mai à une grève illimitée.
Son président n'a pas exclu que les adhérents de ce syndicat «entament une longue grève et qu'ils sont prêts à sacrifier trois mois de salaires, pour arriver à concrétiser l'essentiel de leur revendication». Ces revendications n’ont pas été satisfaites malgré la précédente grève qui a duré du 24 février au 23 mars dernier.
  Pour le président du SNPSP « le prochain congrès du Syndicat sortira avec un plan d'action plus radicalisé ». (26/4)

Les hospitalo-universitaires obtiennent gain de cause

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Après un mouvement de contestation de deux mois entamé par les deux syndicats autonomes des hospitalo-universitaires, à savoir le syndicat national des professeurs et docents des sciences médicales (SNPDSM) et celui des maîtres assistants des sciences médicales (SNMASM), pour exiger le versement immédiat de la «rétribution hospitalière», les blouses blanches semblent avoir eu gain de cause.

«Le gouvernement s'est engagé à signer le décret portant octroi d'une rétribution hospitalière spécifique aux hospitalo-universitaires le 30 mai prochain», se félicitent les syndicalistes. Hier, les AG des hospitalo-universitaires ont décidé à l'unanimité de geler le mouvement de contestation dans un «geste de bonne volonté».  (19 mai)

 

Khémis El-Khechna: Menace de grève des paramédicaux

 

Un préavis de grève de huit jours qui prendra effet à partir du dimanche 07 juin a été lancé par le bureau syndical de l'établissement public de santé de proximité de Khemis El-Khechna. « cette action a été motivée par le fait que le marasme et le laxisme vont en grandissant dans leur établissement».  Malgré  plusieurs réunions  avec les responsables de la direction de l'EPSP, aucun signe de redressement de la situation n'a été remarqué à ce jour. Ne pouvant plus tolérer le maintien du statuo quo, le bureau syndical vient d'engager un mouvement de mise en garde pouvant déboucher sur une grève illimitée si rien n'est fait dans le bon sens. (3juin)

 

TRANSPORT :

 

Constantine: Sit-in et préavis de grève à l'aéroport Mohamed Boudiaf

 

Près d'une cinquantaine de travailleurs de l'Entreprise de gestion des services aéroportuaires (EGSA) ont tenu le 25 avril un sit-in devant le siège de la direction générale à l'aéroport Mohamed Boudiaf de Constantine, pour dénoncer la dégradation de leur situation socioprofessionnelle.

«Nous sommes venus pour revendiquer l'application des recommandations contenues dans le rapport de la commission paritaire installée au mois de février dernier à la suite d'une proposition de l'administration. Celles-ci relèvent avec précision les préoccupations des travailleurs, essentiellement la nécessité d'une régularisation des salaires, ou du moins lever les discriminations sur ce plan en alignant le personnel sur des catégories en relation avec le poste réellement occupé. Mais nous n'avons trouvé aucun interlocuteur, et on nous a interdit l'accès à l'intérieur du siège », ont déclaré un groupe de travailleurs. Pour l’administration les 225 travailleurs sont « manipulés ». (26 /4)

 «Le collectif des travailleurs» a déposé le 27 avril un préavis de grève illimitée à partir du 3 mai prochain «face au refus de dialogue de la part de la direction qui n'a donné aucun écho aux doléances des travailleurs, et après les menaces et les avertissements dirigés par l'administration contre les agents ». La revendication essentielle des travailleurs est liée à la question des salaires, en sus d'autres préoccupations à l'exemple des allocations familiales, ou la protection des agents face aux dépassements de certaines personnes. 
Pour l’administration cette grève à laquelle appelle ce collectif «sans nom» «est tout à fait illégale » (28/4)

 

Constantine: Des agents de sécurité de la SNTF bloquent les trains

 

Plusieurs dizaines d’agents de sécurité contractuels affectés à la protection du patrimoine au sein de la direction régionale Est de la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF) ont déclenché le 2 mai à Constantine un mouvement de protestation, suivi d'un arrêt de travail et de blocage de la voie ferrée, empêchant les trains de circuler.

Les principales revendications brandies par ces agents rencontrés sur place portent sur leur titularisation et une augmentation de salaires. «Depuis 1997, date de notre recrutement, notre situation n'a pas évolué et nous sommes rétribués à 10.000 dinars par mois alors que pour le même travail nos collègues titulaires perçoivent trois fois plus», nous a déclaré un groupe de protestataires.
Ces agents  ne bénéficient pas de primes (risque, panier, transport) rattachées au corps d'agents chargés de la sécurité du patrimoine de l'entreprise.  (3 mai)

 

ENSEIGNEMENT

 

Grève des adjoints de l'Education

 Les adjoints de l'Education nationale qui se proposaient d'observer une grève de deux jours, les 5 et 6 mai derniers, ont le 3 mai gelé le mouvement après une rencontre des cadres syndicaux de la coordination nationale des adjoints de l'éducation avec les représentants du ministère de tutelle. Au terme de leur réunion le Procès-verbal signé  porte sur la création de trois commissions ad-hoc " chargées d'examiner les revendications socioprofessionnelles des adjoints de l'éducation nationale" selon le chargé de la coordination nationale de l'éducation. Parmi ces revendications citons notamment: la révision du statut particulier avec une classification de ce corps à la catégorie 10 au lieu de 7 actuellement, le droit à la promotion au poste de surveillant général, et la réduction du temps hebdomadaire de travail de 36 heures à 28 heures. 

 

 

Blida: Grève dans les lycées

 

       La totalité des lycées de la Wilaya de Blida a été paralysée à la suite d'une grève organisée par les enseignants solidaires d'une de leurs  collègues, professeur de physique, mutée contre sa volonté par la direction du lycée Omar Ibn Khatab. La réintégration dans son poste fut obtenue à la suite de ce débrayage.  (18 Mai)

 

ORAN (ES-SENIA) : Les travailleurs de l'université dénoncent une situation intolérable

 

Le personnel administratif, technique et des services de l'Université d'Es-Sénia dénoncent une situation intolérable qui dure depuis 10 ans. Ils étaient près de 400 travailleurs à prendre part, hier, à l'Assemblée générale ordinaire organisée par le Conseil syndical des travailleurs de l'Université d'Es-Sénia affilié à l'UGTA. « Nous en avons marre, rien n'avance et les choses empirent de plus en plus », affirme un membre du conseil syndical. La gestion des carrières du personnel en plus du problème de logements est la goutte qui a fait déborder le vase. Les travailleurs  demandent plus de transparence et plus d'écoute de la part des gestionnaires. Ils  dénoncent le licenciement abusif de deux techniciens supérieurs et demandent leur réintégration immédiate.
Pour les membres du conseil syndical si aucune solution n'est apportée dans un délai de quinze jours, c'est la grève générale de l'université et des sept campus. (27/4/

 

 

Université de Constantine: Protestation des agents de sécurité

 

Durant  plusieurs jours l'université Mentouri de Constantine a été  paralysée par le mouvement de contestation engagé  par les agents de sécurité et de prévention. Les salariés ont  évacué les salles de cours et les amphithéâtres et ont bloqué tous les accès devant les étudiants et les enseignants, en signe de protestation contre la mise sous mandat de dépôt de leur collègue, incarcéré à la suite d'une plainte pour agression déposée contre lui par un enseignant. La colère des 200 agents de sécurité, qui se sont mobilisés dans leur ensemble pour leur collègue, «a été accentuée par le report du procès qui devait se tenir ce lundi dernier et qui a été renvoyé pour le 4 mai prochain, gardant ainsi le prévenu derrière les barreaux pour une autre longue semaine». Ces derniers dénoncent aussi la précarité de leur situation socioprofessionnelle «Nous exigeons la libération de notre collègue et nous revendiquons désormais une meilleure protection et des garanties contre ce genre d'agissements», déclarent-ils. (18 mai)

 

CNES : HALTE A LA REPRESSION

 

Pour le Conseil national des enseignants universitaires (CNES) «  La machine à persécuter les universitaires s’est bien mise en marche. »

 

La section du CNES de Sidi Bel Abbès a affirmé le 22 mai  que « des enseignants affrontent cette machine infernale à broyer l’enseignant pour bien tuer l’université nationale, et ce, dans l’indifférence de la communauté universitaire ».

Les syndicalistes de l’université Djilali Liabès indiquent, à ce propos, que des enseignants sont suspendus de leurs fonctions dans plusieurs établissements du pays, sans ressource, et attendent le « bon vouloir » des pouvoirs publics pour mettre fin aux agissements de certains responsables qui se considèrent « au-dessus de la loi ». « La machine est bien huilée et la procédure bien établie en deux temps : recours à la justice puis suspension ; et la porte de l’enfer est bien ouverte », notent-ils.

 A Oran, trois autres enseignants ont été destitués récemment de l’USTO, sans saisine de la commission paritaire en « usant de leur situation fragile de mise en disponibilité », signale le syndicat. A l’université de Sidi Bel Abbès, outre le cas de l’enseignante sanctionnée malgré la fragilité des preuves et des faits qui lui sont reprochés (absentéisme), l’on signale également la suspension de trois hospitalo-universitaires et d’un enseignant de la faculté de droit pour des motifs « peu convaincants », selon la section locale du CNES. Ce qui fait dire à de nombreux enseignants et syndicalistes que « la corporation vit désormais dans la crainte et la terreur d’une administration dirigée par des responsables qui règnent en potentats dans des établissements où les enseignants sont devenus des sujets ». (23mai)

 

 Les enseignants de la Faculté d’Architecture et du Génie civil, en grève le 30 mai 

 

Le syndicat exige le départ du doyen par intérim de la Faculté d’Architecture et de Génie civil. Outre ce préalable, le coordonnateur  a fait part, à l’assistance, de la continuité de la pétition lancée par la Coordination nationale des sections CNES contre l’autoritarisme et l’arbitraire au sein de l’Université algérienne et pour la réhabilitation du Dr Ahmed Rouadjia de l’université de M’sila.

Le coordonnateur de la section syndicale a fait part, au parterre de journalistes présents, du dépôt de plainte à l’encontre du recteur pour interdiction de l’activité syndicale et pressions contre les délégués syndicaux. Une action telle que prévue par la loi 90-14. Le CNES insiste sur l’aboutissement des revendications. Faute de quoi « nous allons recourir aux instances internationales, comme le prévoit le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels publié au Journal Officiel. »(27/5)

 

AUTRES LUTTES

 

Rouiba: Les travailleurs de l'unité industrielle ex-POVAL protestent

 

Les travailleurs de l'ex-Unité Poval de Rouiba, spécialisée dans la production de pompes hydrauliques destinées à l'irrigation agricole n’ont toujours pas reçu les  10 % sur la vente de leur unité à un opérateur privé depuis 2 ans. Le syndicat de cette unité conduit par leurs représentants, a usé de toutes les voies réglementaires et administratives tout en recourant à l'autorité judiciaire mais en vain.
 Leur dernier  mouvement de grève a été initié aussi pour attirer l’attention sur l'état de fonctionnement des ateliers de production qui sont pratiquement à l'arrêt d'activité depuis le mois de septembre 2007, hormis la section chaudronnerie. (17 mai)

 

 

Constantine : Des pompiers assiègent leur direction

 

Le 18 mai 200 agents de la protection civile se sont rassemblés devant  le siège de la direction de la protection civile à Constantine.
 Les manifestants exigent toujours, et encore, «le départ du directeur».

Saisie en référé par la direction de la protection civile, la chambre administrative près la cour de Constantine a prononcé un verdict «ordonnant l'arrêt immédiat du sit-in» observé par les pompiers depuis le 18 mai, déclarant «illégal le mouvement de grève» et «ordonnant la reprise de travail».
Les travailleurs ont déclaré qu’ils n’écartent  pas la possibilité de recourir à d'autres formes de protestations».  (21 mai)

Une générale extraordinaire de tous les secrétaires généraux des bureaux de coordination syndicale des pompiers du territoire national, devait se tenir le 27 mai au siège de l'union de wilaya UGTA à Constantine avec un point essentiel  à l'ordre du jour «la prise en charge et le soutien aux agents de la protection civile de la wilaya de Constantine».
Un syndicaliste a affirmé «qu'une solidarité exemplaire a été manifestée par les syndicalistes et les travailleurs des autres wilayas vis-à-vis des difficultés que nous vivons à Constantine»(27mai)

Lors de cette assemblée le secrétaire général du syndicat national des agents de la protection civile a déclaré que «Le recours à une protestation d'une ampleur nationale est une option retenue pour faire aboutir les doléances des travailleurs»,

Pour le secrétaire général de l'union de wilaya UGTA «le recours à un vaste mouvement de protestation est inéluctable». (30 mai)


Bouteldja: Des travailleurs récusent la section syndicale.

 

les travailleurs de la SEATA (ex-ADE) de Bouteldja dans la wilaya d'El-Tarf récusent la section syndicale et demandent son renouvellement immédiat pour, entre autres raisons disent-ils, «le fait que leur représentant ne représente que sa personne et non le collectif, que ce dernier n'assume pas convenablement ses missions». A cela, s'ajoute le recrutement qualifié d'anarchique et le non- paiement des allocations familiales depuis treize mois.
Les travailleurs demandent la tenue d'une assemblée générale en vue de débattre de tous leurs problèmes socioprofessionnels et l'élection d'une nouvelle section syndicale. (28/4)

 

 

PREMIER MAI : LES TRAVAILLEURS DU MONDE ENTIER MANIFESTENT (national)

 

A l’occasion du  premier mai 2009 les travailleurs ont manifesté dans plusieurs capitales pour dénoncer le chômage, l’aggravation de leurs conditions de travail et les atteintes répétées à leurs droits sociaux. Dans les principales villes d’Europe ou d’Amérique latine des millions de salariés ont défilé et crié leur colère contre le capitalisme et l’impérialisme. Ils ont rappelé que ce n’est pas à eux de payer la crise du système capitaliste international. Certains manifestants ont brandi des pancartes et crié des slogans en faveur  socialisme.

Dans notre pays le pouvoir de la bourgeoisie compradore et ses complices de la direction de l’UGTA n’ont pas permis, comme d’habitude, aux travailleurs de notre pays de défiler pour exiger la satisfaction de leurs revendications ou exprimer leur solidarité avec la classe ouvrière internationale et les peuples opprimés. Malgré ces interdictions de nombreux travailleurs et syndicalistes se sont réunis à l’intérieur des locaux d’Alger Républicain. A l’appel de l’intersyndicale autonome un rassemblement a eu lieu aussi à Elharrach. 

Notre parti a appelé dans une déclaration à la mobilisation contre le capitalisme international et pour les libertés. Nos camarades ont distribué ce texte en Algérie et dans l’émigration. Nous publions ci-dessous pour nos lecteurs des extraits de cette déclaration et de l’appel de l’Intersyndicale autonome de la fonction publique.   

 

Premier mai 2009 : Déclaration du PADS (extraits)

 

MOBILISATION CONTRE LE CAPITALISME INTERNATIONAL  POUR

LES  LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES ET LES DROITS DES TRAVAILLEURS

 

Alors que la crise du système capitaliste s’est aggravée, les travailleurs du monde entier manifestent en ce 1er mai pour exprimer leur colère et leur refus de supporter  ses effets dévastateurs qui sont :

·         faillites, fermetures d’entreprises et licenciements dans les grands pays capitalistes (USA, Allemagne, Angleterre, Japon, France  Russie…)

·         Situation économique et financière catastrophique dans les ex pays socialistes intégrés dans l’Union Européenne avec des promesses illusoires

·         Perte des deux tiers de leurs revenus financiers pour les pays producteurs  et exportateurs des Hydrocarbures qui, pour un grand nombre comme l’Algérie, constituent la ressource essentielle pour faire face à leurs besoins vitaux et à leur développement…

                                   Les mesures prises par la bourgeoisie internationale

 

Pour sauver son système d’exploitation et d’oppression des peuples, la bourgeoisie internationale veut tromper les peuples afin de leur faire croire qu’elle est en mesure de sauver le système  capitaliste qui « serait le meilleur » selon elle et qui « serait irremplaçable ». Les gouvernements qui sont à son service :

            *injectent des milliards et des milliards dans les banques ….

           * se réunissent à  Londres  dans le cadre du G20 puis à Strasbourg à l’occasion de l’anniversaire  de l’OTAN  pour poursuivre et renforcer  la  mondialisation impérialiste…          *  mènent une campagne calomnieuse anticommuniste  pour empêcher les travailleurs de prendre conscience que le système capitaliste est à l’origine de la crise et que la seule solution  est de le remplacer par le système socialiste …

                                  

La résistance des travailleurs et des peuples

 

Les récentes manifestations des travailleurs à l’appel de leurs syndicats, la journée d’action internationale contre l’exploitation de l’homme par l’homme du 1er Avril 2009 à l’initiative de la FSM  qui a été suivie dans 55 pays, les mouvements de grève,  les actions contre les licenciements, la participation des étudiants, des jeunes et des femmes  contribuent à l’élévation du niveau de conscience et d’organisation nécessaires à la préparation des futurs affrontements de classe.

En Algérie,  les gouvernants qui faisaient mine d’ignorer les répercussions négatives de la crise sur le pays continuent d’appliquer la politique antinationale et antipopulaire de la bourgeoisie compradore...  Si la direction de l’UGTA est inféodée au pouvoir,  il lui est de plus en plus difficile d’empêcher les luttes ouvrières. Mais des efforts doivent être encore déployés pour construire de véritables syndicats de classe opposés clairement à la bourgeoisie et son pouvoir afin de rendre plus efficace la mobilisation des salariés.

                         

Les travailleurs doivent refuser d’être les victimes de la crise

 

En cette journée du 1er mai, les communistes Algériens qui sont solidaires de tous les peuples en lutte contre l’impérialisme (en Amérique latine, en Afrique, en Asie, en Europe) appellent au renforcement de la solidarité internationale entre tous les travailleurs du monde.

Ils appellent les travailleurs Algériens à renforcer leur combat aux côtés de tous les travailleurs du monde…

 

                                                                                             

Communiqué de l’Intersyndicale autonome de la fonction publique (IAFP)

- Dénonce la perte vertigineuse du pouvoir d’achat des travailleurs et la fuite en avant des pouvoirs publics
- Dénonce les atteintes répétées aux libertés syndicales
- Apporte son soutien tous les travailleurs en lutte du secteur public et privé
- Déclare sa disponibilité à l’ouverture aux autres forces syndicales saines.
- Soutien aux syndicalistes réprimés pour activité syndicale (suspendu, licencié et poursuivis en justice) pour un geste de solidarité active

L’IAFP rappelle sa plate forme de revendications à savoir :                                     

- Des services publics de qualité et accessibles pour tous
- Augmentation du SNMG
- Suppression de l’article 87 bis
- Augmentation du point indiciaire
- Intégrations des contractuels et vacataire
- L’instauration d’un régime de retraites assurant une vie dans la dignité

Pour faire de cette  journée, hautement symbolique, une journée de mobilisation L’IAFP annonce :

1- la tenue d’un rassemblement à Alger à partir de 10h00 et l’organisation d’un meeting…



 

Palestine oubliée

Silence après le carnage des populations civiles

 

Depuis le carnage et le retrait des armées israéliennes de la Bande de Ghaza, curieusement le silence règne sur la quasi-totalité des médias bourgeois qui se sont mis, gracieusement et depuis longtemps, au service du sionisme. Il faut le rappeler, déjà durant la sauvage agression peu d’Etats occidentaux et arabes avaient dénoncé cette sale opération. Fort heureusement les associations de solidarité très nombreuses à travers le monde ne restent pas inactives et le font savoir de diverses manières, par exemple en organisant des manifestations un peu partout à travers la planète. Il en va de même de même de certains Etats comme ceux du Venezuela et de Bolivie qui sont allés jusqu’à rompre leurs relations diplomatiques avec le pouvoir sioniste.

 

Une visite inutile ?

Pour sa part, le Premier ministre israélien, le sinistre Benjamin Nétanyahou s’est rendu il y a peu aux USA pour une visite à Barack Obama, le nouveau président idolâtré de l’Amérique du Nord qui n’avait pas dit un mot durant le carnage d’Israël dans la Bande de Ghaza. Cette visite, nous a-t-on annoncé, aurait déçu les deux chefs d’Etats parmi les plus réactionnaires. C’est que, nous dit-on, Obama aurait insisté pour la décolonisation des territoires occupés alors que Nétanyahou aurait préféré évoquer dans les discussions les « terrifiants dangers nucléaires » que représenterait l’Iran pour ce pôvre Etat d’Israël désarmé, feignant ainsi d’oublier que ce dernier possède des centaines d’ogives nucléaires et n’a même pas signé le traité de non prolifération ( TNP ). Comment peut-il avoir le front de vouloir interdire à l’Iran la recherche en matière d’énergie nucléaire surtout lorsqu’il s’agit de produire des centrales électriques ?

En vérité, mais même Obama ne l’a pas évoquée la seule solution est d’appliquer les résolutions de l’ONU, toutes les résolutions. Et de satisfaire les justes revendications du peuple palestinien, et par ailleurs, de supprimer toute les armes nucléaires où qu’elles se trouvent, seul moyen de garantir la paix sur notre planète.

S’il est vrai que Obama semble avoir été réticent à toutes les exigences, il est tout à fait possible qu’il relâche un peu les rênes devant la pression exercée par les pro-sionistes nombreux dans les instances des USA.

 

A la façon de Robert Lacoste

Il serait également grave d’omettre les faits suivants : qui a agressé d’autres pays, depuis toujours, par exemple le Liban, sans parler des territoires occupés de la Palestine ? Qui s’est emparé du Plateau du Golan situé en Syrie et grand pourvoyeur en eau de ce pays, eau volée par Israël aujourd’hui ? Qui occupe encore une partie du territoire libanais ? Toujours Israël et seulement Israël. Il ne faut pas non plus oublier les déclarations des responsables sionistes qui affirment que Jérusalem restera en totalité sous souveraineté israélienne et ne sera jamais divisée. Nous connaissons ce genre d’affirmation ; les personnes âgées de notre pays se souviennent encore des déclarations prétentieuses, stupides et répétées d’un Robert Lacoste garantissant toutes les fins de mois qu’il s’agissait « du dernier quart d’heure » et que l’Algérie resterait toujours française.

L’Etat sioniste et fasciste, applique un blocus impitoyable au peuple palestinien de Ghaza. Alors qu’il y a encore peu de temps les Ghazaouites pouvaient importer jusqu ‘à 4 000 produits, aujourd’hui ils doivent se contenter d’en faire venir que 30 à 40 selon l’humeur des Israéliens et sont exclus de la liste un grand nombre de produits indispensable à la vie de tous les jours.

Il serait peu sérieux de ne pas le souligner dans ces lignes ; l’effort fait par un grand nombre d’associations et de personnalités de nombreux pays, dont notre camarade Henri Alleg, Monsieur Stéphane Hessel et bien d’autres pour demander à l’ONU de créer un Tribunal pénal ad hoc pour juger les crimes commis par Israël en Palestine.

Bien évidemment, de notre côté, dans notre pays de nombreux efforts sont encore à faire pour améliorer notre solidarité envers le peuple palestinien.

 

 

 

L’opinion d’un responsable palestinien :  

 

OBAMA DOIT CONSTRUIRE SUR L'ALTERNATIVE DE PAIX ARABE

 

Dans un article publié le 31 mai 2009 Ghassan Khatib Vice-président de l'Université de Birzeit et  ancien ministre de la planification de l'Autorité Palestinienne donne son opinion sur les raisons d’un éventuel changement d’attitude de la nouvelle administration américaine. Nous publions des extraits de cet article.

 « L'atmosphère positive qui a entouré la rencontre de jeudi dernier entre le Président Barack Obama et Mahmoud Abbas, le Président Palestinien, confirme que la nouvelle administration US a changé d'approche au Moyen-Orient. Elle est déjà apparente dans les entretiens de Obama la semaine précédente avec  Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien, qui furent loin de la routine en dépit du passé des  relations étroites entretenues entre les deux pays…

Le résultat attendu pouvant survenir est un désaccord. M. Netanyahu recherche une "autonomie" Palestinienne, alors que M. Obama a réaffirmé son engagement pour un Etat Palestinien. Le Président des Etats unis a souligné aussi les obligations de la feuille de route de Washington de mettre un terme à la construction de colonies juives de peuplement dans les territoires Palestiniens occupés.

Un  demi million de juifs vivent dans plus de 100 colonies de peuplement dans la Bande Ouest, y compris Jérusalem Est, construites  depuis qu'Israël a occupé cette espace au cours de la guerre de 1967. Il est symptomatique des orientations de Netanyahu que, un jour seulement avant le sommet Israël-US à Washington, Israël a publié  des offres pour la construction de 20 nouvelles unités de maisons dans l'illégale colonie de peuplement de la Bande Ouest  de la Vallée du Jourdain occupée. 

Le glissement de la politique de M. Obama est né de la reconnaissance que le facteur principal  derrière la radicalisation de la société palestinienne et arabe  est l'échec du processus de paix. Le public Palestinien considère un processus de paix qui poursuit l'acquisition d'une terre Palestinienne par la construction d'une colonie de peuplement n'est pas en définitive la paix »…

 

Les dirigeants et les gouvernements Arabes "Modérés" alliés des Etats Unis perdent du terrain contre l'opposition politique Islamiste.

M. Obama devrait profiter de l'initiative de paix Arabe, proposée en 2002. Les Etats Arabes avaient unanimement proposé la  reconnaissance d'Israël, la sécurité et l'intégration régionale s'il était prêt à mettre fin à l'occupation de la Bande Ouest et de Gaza et à négocier une solution pour les réfugiés Palestiniens. M. Obama a besoin de commencer une besogne d'une semblable approche quand il rencontre cette semaine  le Président Egyptien Hosni Moubarak. Etant donné la pression à laquelle sont soumis les Arabes modérés, il n'y a pas de temps à perdre ». 

 

Bouzellouf

 

Bouteflika n’est décidemment pas le représentant type de la modestie; il se prend pour un as dans la maîtrise du jeu qui consiste à mélanger du soi-disant réel, une très grosse part de mensonge et un peu de solennel pour faire passer son cinéma. C’est le rôle qu’il a voulu se donner lors de sa conférence sur la liberté de la presse dans notre pays.

Quelques rares journalistes ont bien démasqué la perversité de son jeu. D’autres, comme pour l’approuver sans l’avouer, ont, sans façon et sans commentaire, reproduit son discours. Enfin, d’autres encore, l’ont applaudi des deux mains.

Que peut-on ajouter ? Simplement que cette absence de critiques ou de simples commentaires en dit long sur les rapports au politique des quelques journalistes au service du pouvoir et de la bourgeoisie qui l’a mis en place et que les prétendus beaux discours de Bouteflika ne restent que des discours pas même beaux, mais à coup sûr sans vergogne.

Mais il y a encore pire, c’est l’attitude des mal élus de l’APN. En effet, ceux-ci ont exprimé leur grande satisfaction à la suite de l’élection de Bouteflika. Pas surprenant penserez-vous, puisqu’il leur a accordé, peu de temps avant cette élection, une substantielle augmentation de « salaire » ; et vous aurez raison de le penser !

Dans le pire, encore un nouveau record : un certain nombre d’élus, la majorité, vont jusqu’à prétendre que le projet gouvernemental reprend exactement toutes les doléances des citoyens. Ces mal élus ont du acheté leur mauvaise foi au kilo. Plus fait la brosse que les critiques ; sait-on jamais, s’il revenait au président la généreuse idée d’accorder une nouvelle augmentation de « salaire » !

 

Privatisation : 90 entreprises publiques ont disparu en 2008 (économie)

 

Plus de 90 entreprises publiques ont été privatisées ou dissoutes en 2008

selon l'Office national des statistiques (ONS).
 

Les privatisations ou les dissolutions d’entreprises n’ont jamais cessé depuis 1995. Des centaines et des centaines d’entreprises ont fermé ou offertes à des privés. Que ce soit le bâtiment, les industries sidérurgiques, textiles ou des entreprises de transport, rien ne trouve grâce aux yeux de nos dirigeants. Ces casseurs nous disent qu’ils ne toucheront pas les entreprises stratégiques mais pour eux les entreprises stratégiques se réduisent à Sonatrach, Sonelgaz et la SNTF comme si la gestion des ports comme celui d’Alger ou Djendjen, ou les industries sidérurgiques comme El Hadjar qu’ils ont abandonnées aux étrangers ne l’étaient pas. Comme si les banques qu’ils prévoient toujours de livrer aux banques étrangères n’avaient rien de stratégique. En vérité les Ouyahia,  Belkhadem, ou encore Hamid Temmar et tout le pouvoir de la bourgeoisie compradore, avant comme après Bouteflika, appliquent sans sourciller les objectifs du capitalisme international et son FMI et leur volonté de détruire les entreprises et les productions nationales, pour faire une place de plus en plus nette à leurs marchandises. Même Sonatrach, Sonelgaz ou la SNTF ne sont pas définitivement à l’abri. N’oublions pas qu’ils ont déjà tenté de privatiser les ressources énergétiques avant de revenir en partie sur leurs projets. Tous les Algériens constatent aujourd’hui que cette politique se traduit par un chômage massif et une misère insupportable pour le plus grand nombre. Les déclarations démagogiques d’un Bouteflika ou d’un Ouyahia aujourd’hui selon lesquelles les projets d’investissement ou les sociétés d’import doivent comporter 51% d’Algériens ne tromperont que les naïfs. Ces dirigeants ont reconnu eux-mêmes que toute la politique économique suivie depuis des années est un échec. Ils sont pourtant décidés à la continuer. Les 150 milliards de dollars promis par Bouteflika pour les 5 prochaines années ne profiteront qu’aux multinationales appelés à réaliser des projets non prioritaires. Quant aux milliards de dinars qu’Ouyahia dit vouloir utiliser pour relancer l’agriculture ils ne profiteront qu’aux corrompus qui se sont déjà largement servis grâce au fameux fond national de l’agriculture (FNA). En attendant les importations explosent et la crise du capitalisme international n’incite absolument pas les gouvernants à mettre un peu d’argent dans la relance de nos entreprises industrielles ou agricoles. Cette politique de la bourgeoisie compradore continue malgré ses conséquences désastreuses. Il ne faut pas compter sur les autres fractions de la bourgeoisie pour la combattre. Certaines de ces fractions refusent de la dénoncer même quand elles  se déclarent opposantes au pouvoir. D’autres  n’ont pas hésité à soutenir bruyamment Bouteflika lors des dernières élections présidentielles. Tout en exprimant timidement de temps en temps des réserves sur tel ou tel aspect de cette politique, la bourgeoisie industrielle refuse de combattre une politique qui ruine toutes les entreprises algériennes publiques et privées. Cette politique est maintenue grâce à la corruption à grande échelle, aux atteintes répétées aux libertés démocratiques, à la répression contre les populations qui manifestent régulièrement à travers tout le territoire national contre la misère et la hogra. La trahison des dirigeants centraux de l’UGTA joue aussi un rôle essentiel dans la continuité d’une politique antinationale et antipopulaire. Rejeter la résignation et lutter fermement contre une politique suicidaire pour toute la nation est un devoir national. Les travailleurs qui luttent courageusement et quotidiennement pour leurs revendications, pour l’emploi, pour des salaires dignes, pour leurs libertés syndicales montrent à toutes les victimes de la bourgeoisie compradore que le salut ne peut venir que de la lutte et du rassemblement populaire. Ce rassemblement est le seul capable de mettre un terme aux privatisations, aux accords d’association tout azimut, à la soumission au grand capitalisme international. Tous les progressistes et tous les démocrates authentiques ne peuvent que soutenir un tel objectif dans l’intérêt de toute la nation. 

 



 

 

MADAGASCAR : Déclaration du Parti du Congrès de l’Indépendance AKFM

sur la situation à Madagascar

 

       Dans cette déclaration le Bureau Politique de l’AKFM dénonce « l’ingérence directe de certains organismes et pays étrangers (à savoir : l’ONU, l’Union Africaine, la SADEC, l’Administration américaine, le Gouvernement français ainsi que d’autres) dans les affaires intérieures des Malgaches, à travers les sanctions financières et diplomatiques, dans le but de forcer Madagascar à revenir à la politique du Régime précédent ».

L’AKFM souligne encore une fois que « la victoire sur l’ancien Régime n’est qu’une étape de la lutte pour la Liberté, mais qu’une autre lutte bien plus ardue reste la défense des acquis. Il en appelle ainsi  à l’engagement plus conséquent du Peuple malgache.

 

        

 

Elections européennes : Déclaration commune de Partis communistes (extraits)

 

 

21 partis communistes ont lancé un appel aux électeurs européens pour les élections de juin 2009. Cet appel déclare en particulier « Nous nous adressons à vous au sujet des élections européennes de 2009. Travailleurs et petits agriculteurs, syndicalistes, militants des mouvements pacifiste, féministe, des organisations de jeunesse, militants pour les droits démocratiques, pour les libertés populaires, de la solidarité internationale, militants des mouvements contre les traités de l'UE et de l'OTAN. Nous partageons la vision d'une société sans exploitation de l'homme par l'homme, sans pauvreté, injustices sociales et guerres impérialistes. Nous nous associons dans cette campagne pour une Europe de la prospérité pour le peuple, de la paix, des droits démocratiques et sociaux, une Europe qui n'a rien à voir avec l'Europe du capital et de la guerre”...

 

« Nous nous sommes retrouvés dans les luttes communes: dans les grèves et dans les mobilisations contre la stratégie de Lisbonne, pour des emplois stables avec des contrats protégés, contre la privatisation des services publics, pour l'éducation et la santé gratuite et publique, contre les guerres impérialistes et l'occupation de la Palestine, de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Yougoslavie. Dans les luttes pour la défense des libertés démocratiques et des droits des immigrés. Nous étions côte à côte dans les manifestations des jeunes et des étudiants, lors des mobilisations d'agriculteurs. Nous avons lutté pour la victoire du NON lors des réferendums qui ont eu lieu en Irlande, en Hollande et en France.

 

Nous vous avons dit la vérité sur la crise économique. Ses racines se trouvent dans l'accumulation de richesses dans les mains d'une minorité à travers l'exploitation brutale de la majorité qui est condamnée à la pauvreté, à la précarité, à l'insécurité. La vraie solution [à la crise] pour le peuple doit être trouvée en affrontant sa cause: la recherche de profits, le capitalisme lui-même et pas un de ses modes de régulation. N'acceptez pas de payer la crise; vous en n'êtes pas responsables”. ...

 

“L'Union Européenne est un pilier du nouvel ordre impérialiste, de la mondialisation capitaliste. Elle soutient le massacre des Palestiniens par Israel. Elle participe activement aux projets agressifs menés contre les peuples, en particulier contre ceux des bords de la Méditerrannée, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Amérique Latine. Elle participe à la course aux armements, à la mise en place d'un « bouclier anti-missile », au retour du dogme de la frappe nucléaire préventive. Elle s'aligne sur les Etats-Unis et l'OTAN. Le militarisme est intrinsèque à sa structure...

“Il existe une alternative pour les peuples. A travers les luttes des peuples, est mise en avant la perspective d'une autre Europe, une Europe de prospérité pour le peuple, une Europe du progrès social, des droits démocratiques, de la paix et du socialisme. Les impasses, les contradictions qui dans le contexte de la crise deviennent plus aigues, les difficultés que l'UE rencontre sont des éléments dont les peuples doivent tirer avantage. Le renforcement de l'opposition populaire actuelle aux politiques inhumaines et anti-populaires de l'UE ne peut qu'être profitable aux travailleurs”...

 

Les partis signataires demandent aux électeurs de lutter en particulier pour la sauvegarde de leurs droits sociaux (emplois, salaires et retraites dignes) et pour 

 


 CUBA : Discours Raul Castro à réunion Pays non-Alignés

Le Président  Raul Castro a prononcé un important discours lors de la récente réunion du Mouvement des pays non-alignés qui s’est tenu à La Havane. Nous publions pour nos lecteurs des extraits particulièrement significatifs de la politique de Cuba. C'est un honneur pour notre peuple et gouvernement d'accueillir encore une fois une réunion de haut niveau du Mouvement des pays non-alignés. Deux ans et sept mois se sont écoulés depuis la tenue dans cette même salle de la XIV Conférence au sommet de Chefs d'État ou de Gouvernement en septembre 2006.
 A ce moment-là j'ai exprimé:
«Sur les solides bases de nos victoires historiques dans le combat pour la décolonisation et la disparition de l'apartheid ; avec la riche expérience de nos efforts pour un nouvel ordre économique international et en faveur de la paix, le désarmement et du véritable exercice du droit au développement, le Mouvement des pays non-alignés aura des batailles héroïques à livrer face à l'unilatéralisme, les deux poids de mesure et l'impunité des puissants ; pour un ordre international plus juste et équitable face au néolibéralisme, la spoliation et le dépouillement ; pour la survie de l'espèce humaine face à la consommation irrationnelle des pays riches. » -Fin de citation-
Les défis identifiés à cette occasion non seulement demeurent, mais ils sont plus dangereux et urgents. Pour cette raison, il est aujourd'hui plus vital et péremptoire pour le Mouvement, le besoin d'agir de concert.
 S’agissant des non-alignés Raoul Castro déclare : « Nous sommes frappés par une profonde crise économique, sociale, alimentaire, énergétique et environnementale, qui a acquis un caractère mondial. Les débats internationaux se multiplient, mais non pas avec la participation de tous les pays. Il existe une conscience croissante du besoin de trouver des réponses à court terme, cependant celles justes et durables sont encore à atteindre.
Si nous n'agissons pas avec la fermeté et l'urgence requises, ce seront encore une fois nos peuples qui souffriront, pendant plus longtemps, les pires des conséquences de cette crise.
 Il est impossible de maintenir les injustes et irrationnels modèles de consommation ayant servi de fondement à l'ordre international actuel, imposé par quelques-uns peu nombreux et que nous avons été obligés de respecter. Il n'est ni légitime ni éthiquement acceptable un ordre mondial inspiré des prétentions hégémoniques et de l'égoïsme des minorités privilégiées. Il n'est pas durable un système qui détruit l'environnement et qui favorise l'accès inégal à la richesse. Le sous-développement est une conséquence inévitable de l'actuel ordre mondial.
 Le néolibéralisme, en tant que politique économique, a échoué. Le mythe des bontés du marché et de sa dérégulation, les prétendus bénéfices des privatisations et de la réduction de la capacité économique et de redistribution des États ainsi que la crédibilité des institutions financières, sont aujourd´hui profondément remis en question dans toute analyse objective.
 Lorsque Cuba a assumé pour la première fois la présidence du Mouvement des pays non-alignés, en 1979, il y a 30 ans, le leader de la Révolution cubaine, le camarade Fidel Castro, a alerté des conséquences négatives entraînées par la dépense de plus de 300 milliards de dollars en armement et de l'existence d'une dette extérieure des pays sous-développés s'élevant à un montant semblable.
  A cette occasion, le camarade Fidel a calculé qu'avec ce chiffre, il aurait été possible et je cite: «de construire en un an 600 mille écoles d'une capacité pour accueillir 400 millions d'enfants; ou 60 millions de logements confortables pour 300 millions de personnes ou 30 mille hôpitaux avec 18 millions de lits; ou 20 mille usines capables de générer d'emplois pour plus de 20 millions de travailleurs; ou aménager pour l'irrigation plus de 150 millions d'hectares de terre, lesquelles avec le niveau technique adéquat pourraient nourrir un milliard de personnes», a-t-il conclu.
 Bien entendu, rien n'a été fait et la situation s'est aggravée de façon dramatique. Il suffirait de signaler, que les dépenses militaires annuelles, à l'heure actuelle, dépassent le chiffre de 1 million de million de dollars; le nombre de chômeurs dans le monde pourrait s'accroître à 230 millions au cours de l'année 2009; et en à peine un an, en 2008, le nombre de personnes affamées dans le monde est passé de 854 millions à 963 millions.
 L'ONU estime qu'il suffirait de 80 milliards de dollars annuels pendant une décennie pour venir à bout de la pauvreté, la faim et le manque de services de santé, d'éducation, et de logement dans toute la planète. Cette somme est trois fois inférieure à celle versé par les pays du Sud pour la dette extérieure.
Un changement fondamental dans le système des relations économique internationales est indispensable. C'est ainsi que l'on a exigé, il y a environs 35 ans, les pays membres de notre Mouvement lorsqu'ils ont élaboré la Déclaration et le Programme d'action pour la mise en place d'un nouvel ordre économique international, adoptés pendant la Sixième période extraordinaire de séance de l'Assemblée générale des Nations unies, en mai 1974.
 La résolution de la crise économique mondiale exige une action de concert, avec la participation universelle, démocratique et équitable de tous les pays. La réponse ne peut pas être une solution négociée par les dirigeants des pays les plus puissants à l'insu des Nations unies.
  La solution du G-20 de renforcer le rôle et les fonctions du Fonds monétaire international, dont les politiques funestes ont contribué de manière décisive à la genèse et ont aggravé l'ampleur de la crise actuelle, ne règle pas non plus l'inégalité, les injustices et le caractère insoutenable du système actuel.
 La Conférence de haut niveau des Nations unies sur la crise économique et financière et son impact dans le développement, prévue du 1er au 3 juin 2009, constitue le cadre indispensable pour débattre et chercher des solutions de consensus à cette grave situation. Le Mouvement des pays non-alignés doit appuyer sa tenue.
Ce Mouvement, dès sa fondation, a démontré la volonté de travailler en faveur de la paix, la sécurité de la communauté des nations et la défense du droit international. La élimination des armes d'extermination massive, et d'abord atteindre le désarmement nucléaire, est toujours notre tâche prioritaire.
 L'exercice du multilatéralisme exige le strict respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et de l'autodétermination des peuples.
Exige également de se passer de la menace et de l'utilisation de la force dans les relations internationales, des aspirations hégémoniques et des comportements impériaux. Exige de mettre fin à l'occupation étrangère et de refuser toute impunité aux agressions criminelles comme celle menée par Israël contre le peuple palestinien…
 « Nous devons tous travailler dès maintenant pour assurer le succès de la XV Conférence au sommet de Chefs d'État ou de Gouvernement, en Egypte, au mois de juillet prochain. Évaluer de manière critique ce qui a été réalisé jusqu'aujourd'hui et tracer des objectifs et des buts répondant aux problèmes et aux défis actuels et futurs.
Finalement je souhaiterai exprimer, au nom de Cuba, le remerciement de notre gouvernement et de tout notre peuple pour la ferme et invariable solidarité du Mouvement des pays non-alignés avec la Révolution cubaine, notamment pour sa demande permanente de mettre fin au blocus économique, commercial et financier des Etats-Unis ».
S’exprimant après sur les relations Cuba-USA Raoul Castro déclare «  Les mesures récemment annoncées par le Président Obama, si bien elles sont positives, leur portée est minimale. Le blocus est resté intact. Il n'y a ni prétexte politique ni moral qui justifie la continuité de cette politique.
 Cuba n'a imposé aucune sanction contre les Etats-Unis ou ces citoyens. Ce n'est pas Cuba qui empêche aux chefs d'entreprise de ce pays de réaliser des affaires avec le notre. Ce n'est pas Cuba qui poursuit les transactions financières réalisées par les banques nord-américaines. Ce n'est pas Cuba qui a une base militaire dans le territoire des Etats-Unis contre la volonté de son peuple, et ainsi de suite, afin de ne pas rendre interminable la liste. Par conséquent, ce n'est pas à Cuba de faire des gestes.
 Nous avons réaffirmé être prêts à parler de tout avec le gouvernement des Etats-Unis, en égalité de conditions, mais non pas à négocier notre souveraineté, ni notre système politique et social, ni le droit à l'autodétermination et nos affaires intérieures.
 Et si jamais ils souhaitent discuter tous ces sujets et nous l'avons ainsi exprimé récemment au Venezuela, lors d'un sommet de l'ALBA : discuter de tout, absolument tout, ce qui nous concerne mais aussi ce qui les concerne et en égalité de conditions »…

 

HONGRIE : Le Parti des travailleurs communistes Hongrois se retire du Parti de la Gauche Européenne

 

Le comité central du Parti des Travailleurs Communistes Hongrois, au cours de sa réunion du 25 Avril, a décidé de quitter le Parti de la Gauche Européenne, en accord avec les statuts du PGE (Article 6).

 

Dans sa résolution le comité central du parti déclare en particulier

« Nous n'avons pas accepté le jugement sur le passé des pays socialistes européens, fait par le PGE. Nous sommes convaincus que les pays socialistes ont obtenu de grands résultats durant des décades de socialisme dans la vie politique, économique et sociale. Cette période est l'une des plus brillantes de l'histoire nationale des anciens pays socialistes. Nous ne nions pas qu'il y a eu des erreurs, des fautes mais nous ne permettrons jamais de décrire  ces années comme du pure "Stalinisme" et nous nous  opposerons toujours à toutes les atteintes pour la jeter par dessus bord…

Nous n'acceptons pas la pratique politique du PGE qui est presque  concentrée  sur les problèmes des pays Européens de l'Ouest, les questions de l'Union Européenne et qui ne prête pas attention aux problèmes réels des pays du Centre et de l'Est Européens…

Nous n'acceptons pas la nouvelle orientation politique de la Gauche Européenne  exprimée dans la résolution du second congrès du PGE de novembre 2007. Notre parti fut le seul parti qui n'a pas voté les documents du congrès. Nous sommes convaincus que nous n'avons pas besoin d'une "nouvelle culture européenne" mais nous avons besoin d'un combat conséquent contre le capitalisme, pour les droits des masses travailleuses. Nous ne devons pas  critiquer  seulement le capitalisme mais nous devons organiser le combat quotidien des travailleurs.

 

Nous voulons liquider le capitalisme; la Gauche européenne désire le rendre meilleur. Nous demeurons sur les bases du Marxisme-Léninisme, la théorie et la pratique de la lutte des classes, les principes de l'internationalisme prolétarien. Malheureusement la Gauche Européenne demeure sur les bases du réformisme. La Gauche Européenne lutte contre le capitalisme seulement avec des phrases, mais dans la pratique elle aide à renforcer l'image "démocratique" de l'Union Européenne, du Parlement Européen, du système capitaliste en général.

 

Nous avons essayé de changer ces processus mais nous devions reconnaître que c'est impossible. L'orientation politique de la plupart des partis membres du PGE et le PGE lui-même se dirige dans une direction qui viole les intérêts de base de la classe ouvrière, du mouvement communiste international.

Nous pensons que le révisionnisme et l'opportunisme est maintenant le plus grand danger qui menace le mouvement communiste. C'est mal que nous soyons pauvres, et c'est mauvais que nous n'ayons pas d'argent. Mais nous perdrons toute chose si nous abandonnons notre claire conviction idéologique, si nous abandonnons le Marxisme-Léninisme. La résolution du comité central explique enfin que sa position

« est aussi basée sur les réalités de la Hongrie. Le peuple compte sur nous, sur des positions communistes claires, sur un combat conséquent. C'est ce que nous ferons ».

 

 

 

Belgique : Séminaire communiste international sur les jeunes et la crise.
 

Du 15 au 17 mai 2008 s’est tenu le 18e Séminaire communiste international, 49 partis communistes et ouvriers de 40 pays se sont réunis à Bruxelles pour le 18e Séminaire communiste international, organisé par le Parti du Travail de Belgique. Son thème principal était le travail communiste parmi les jeunes.
Un document avec des conclusions générales sur le travail communiste parmi les jeunes a été élaboré, discuté et adopté. Il précise que les jeunes sont parmi les victimes  les plus affectées par la crise économique du capitalisme mondial, mais qu'ils jouent également un rôle crucial dans la résistance contre les effets de la crise. Le parti du travail de Belgique précise que « Le séminaire a souligné que les partis communistes ont une responsabilité particulière vis-à-vis des jeunes et qu'ils ont pour  défi d'intégrer les jeunes militants et  cadres dans leurs rangs. Dans le même temps, l'importance de la construction d'un fort mouvement de jeunesse communiste, a été soulignée.

 

Le séminaire a consacré une session extraordinaire à la crise actuelle du capitalisme. Plusieurs intervenants ont contribué à une analyse en profondeur de cette crise, qui est essentiellement une crise de surproduction. Les tâches des communistes dans la situation de crise ont également été examinées. En particulier, les participants ont convenu de promouvoir le socialisme comme la seule alternative à la crise du système capitaliste. Une déclaration a été discutée et finalisée afin de contribuer à l'orientation du travail communiste dans la crise.

Deux résolutions ont été présentées, l'une sur la solidarité avec Cuba socialiste, l'autre sur la situation en Palestine et au Moyen-Orient. Elles ont été signées par la grande majorité des partis présents et seront diffusées dans le mouvement communiste international, afin de recueillir plus de signatures, tout comme la déclaration sur la crise et les conclusions générales sur les jeunes ».

Notre parti a participé au séminaire et a eu de nombreux contacts avec les camarades belges mais aussi avec beaucoup de  délégués et en particulier avec les représentants des partis arabes.  

   Le prochain  Séminaire communiste international aura lieu du 14 au 16 mai 2010 à  Bruxelles. Il   aura pour thème “Les conséquences de la crise et l'intervention des partis communistes".  

 

 


Palestine : Pétition  internationale adressée à l’Assemblée Générale des Nations unies, pour mettre en place un tribunal pénal international ad hoc afin de juger les crimes de guerre israéliens, notamment à Gaza (extraits)

Plusieurs personnalités à travers le monde ont signé une pétition pour le jugement des crimes de guerre israéliens. Nous publions des extraits de cette pétition.

Nous, citoyens du monde, « Nous demandons solennellement que l’Assemblée générale des Nations Unies utilise son pouvoir de créer des organes subsidiaires pour mettre sur pied un Tribunal pénal ad hoc… et juger les crimes commis par Israël en Palestine.

Dans l’immédiat nous exigeons

L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien et la protection internationale de celui-ci ;

La levée totale du blocus de la bande de Gaza ;

L’application obligatoire des résolutions de l’ONU sur la Palestine et des prescriptions du droit international, si nécessaire sous la contrainte de sanctions internationales : diplomatiques, économiques et judiciaires. En particulier nous demandons la suspension de tout accord de coopération avec l’État d’Israël tant qu’il ne respectera pas les résolutions de l’ONU ».

 

Tunisie : Exigeons  la Libération des prisonniers du Bassin Minier en Tunisie.

 

Après les lourdes condamnations prononcés à l'encontre d'un groupe de syndicalistes et de jeunes chômeurs (Adnane Hajji, Béchir Labidi, Tarel H'limi, Adel Jayar, Taib Ben Othmane et leurs camarades),  qui revendiquaient pacifiquement leur droit à l'emploi, dans la région du bassin minier de Gafsa au sud de la Tunisie et devant les abus graves et les exactions des autorités tunisiennes dont sont victimes les accusés il est urgent de renforcer la solidarité avec les travailleurs tunisiens. Il faut exiger la libération des détenus, leur réintégration dans leur travail et la levée du blocus qu'imposent les autorités tunisiennes sur la région du bassin minier de Gafsa.

Ces autorités continuent d’agresser  tous les progressistes et démocrates tunisiens.  Ces derniers temps elles s’acharnent sur Ammar Amroussia, ce militant politique, qui a perdu son travail d’instituteur en 1997 et collabore activement au journal interdit El Badil (Alternative) proche du Parti communiste des ouvriers de Tunisie, également interdit par les autorités du pays.
La dictature lui reproche les articles publiés sur le site d’El Badil et son rôle dans la dénonciation de la répression.

 Le 15 mai, il a été agressé physiquement par six policiers - dont le responsable des services de police à Gafsa, Sami Yahyaoui -, alors qu’il rencontrait, dans un lieu public, l’épouse d’un des leaders de la contestation de Gafsa.

Le 16 mai 2009, un groupe de policiers, dont le numéro 2 des services de police, l’a publiquement insulté, le menaçant de mort s’il ne cessait pas d’écrire sur les événements du bassin minier.
Les condamnations, les agressions, les insultes  et les menaces ne
 viendront pas a bout des travailleurs et des intellectuels progressistes qui se battent courageusement contre le  pouvoir de la bourgeoisie tunisienne soutenue honteusement par les puissances impérialistes. Notre solidarité renforcée avec ces combattants de la liberté est indispensable. 

 

 

TURQUIE : PUISSANTES MANIFESTATIONS DE PROTESTATION LORS DE LA VISITE DU PRÉSIDENT US OBAMA  À ISTANBUL ET ANKARA ( le 7 avril 2009)

 

Une manifestation de protestation contre la visite de Obama a été  organisée par le Parti communiste de Turquie  le lundi 6 Avril dans la soirée à la station de trolley Taksim.

 

Les membres du Parti communiste de Turquie qui conduisaient la manifestation portaient une banderole sur laquelle le mot d'ordre suivant était inscrit: " Obama, prenez Tayyip avec vous et partez". Les manifestants clamaient les mots d'ordre :"Ce pays nous appartient, à bas l'impérialisme", "rejoignez nos rangs contre Obama", "Fethullah est gratuit pour ceux qui achètent Tayyip" et " Yankee go home". 

 

"NOTRE PEUPLE NE DÉLÈGUE  PAS À L'IMPÉRIALISME  SES PROBLÈMES "

 

Après l'arrivée des protestataires à la station de trolley Taksim, une déclaration a été adoptée. Dans la déclaration, Erkan Bas, le Président du TKP, rappela que toutes les forces bourgeoises, particulièrement le gouvernement, ont fait au  mieux pour présenter l'arrivée de Obama,  à Ankara, comme une" fête et un gospel de salut". En mettant l'accent sur la mise en garde  faite par le Parti communiste de Turquie au peuple contre ce mensonge, Erkan Bas a dit: " Pas un problème de notre pays ne peut être résolu avec  l'intervention et la manipulation de l'impérialisme. Seul le peuple peut solutionner les problèmes de notre pays, y compris ceux qui ont été causés par l'impérialisme lui même. Celui qui dit au peuple  de Turquie ' je vais solutionner vos problèmes'  ment. "

 

"OBAMA A FAIT UN PAS POUR RENFORCER LA DÉPENDANCE"

 

Pour le dirigeant communiste "tous les partis bourgeois, à la fois ceux dans le gouvernement et ceux  dans l'opposition, ne peuvent pas créer une alternative en dehors  de la dépendance complète du pays".

 

LES SOLDATS LES MOINS CHERS DANS LE MONDE SONT EN TURQUIE

 

Nous nous souvenons ce qui est arrivé à proximité de notre pays, en Yougoslavie et en Afghanistan, dans la dernière décade. L'Iraq est encore sous l'invasion US", a dit Bas. Il a également souligné que le plus important soutien de l'agression continuelle Israélienne vient de l'Impérialisme US. Il a souligné que les Etats Unis ont choisi une nouvelle administration pour appliquer leurs nouveaux plans  et Obama, qui est la vitrine de cette administration, assurera la mise  en oeuvre de ces mêmes  missions. Déclarant que la visite d'Obama en Turquie illustre ce processus, Bas a dit, " le plus important aspect de cette visite est le fait que la Turquie est un pays qui a "les soldats les moins chers" du monde. La raison majeure qui explique pourquoi Obama a visité en premier lieu la Turquie, ce qui est glorifié à un point par les collaborateurs, est ce fait, et immédiatement après avoir exprimé cela, nous devons aussi noter que la réalisation rapide de leurs plans envers notre région est une première priorité de la nouvelle administration US."

 

"Nous avons à nous organiser contre l'impérialisme"

 

Bas a souligné que le seul chemin du salut de la Turquie est de combattre l'impérialisme et pour l'indépendance, et il a ajouté "notre peuple doit avoir confiance dans son propre pouvoir et s'organiser pour avancer sur ce chemin. Tous les accords passés avec l'impérialisme seront mis en pièces, toutes les bases militaires US dans notre pays seront fermées et l'OTAN sera dissoute!" La manifestation se termina après cette déclaration. 

 

 


 

RUSSIE : PROTESTATIONS DE LA POPULATION CONTRE LE GOUVERNEMENT

 

 

Le 4 Avril dans  toutes les régions de Russie une action de protestation de tous les Russes s'est déroulée sous le mot d'ordre " Démission du Gouvernement de la République Fédérale!" Dans tous les centres de la République, des Territoires et des districts, dans les grandes villes et les villes des rassemblements ont été  organisés par les organismes régionaux et locaux du Parti communiste de la fédération de Russie. Parmi les organisateurs et les participants actifs de cette action de protestation il y avait au côté du PCRF des dirigeants des organisations syndicales et écologiques. Ont également pris part à cette action des représentants d'équipes de travailleurs, d'associations régionales de vétérans, de l'Union de toutes les femmes de Russie", de "L'Espoir de la Russie", de L'Union des jeunes Communistes de la Fédération de Russie, d'étudiants. 

 

Les résolutions adoptées par les participants aux manifestations demandent:

 

* De considérer le Parti au pouvoir "Unité de la Russie"  pour responsable de l'aggravation de la crise en Russie.

 

* La démission du gouvernement de la Fédération de Russie

 

* La nationalisation des ressources de la nature et naturelles des monopoles du pays, de restaurer le système énergétique unifié du pays et de placer sous contrôle public le système bancaire

 

* D'initier immédiatement  une baisse des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité

 

* De geler les prix des produits énergétiques, de baisser les prix des carburants et des lubrifiants respectivement aux prix des carburants dans le monde.

 

 

 

60 me ANNIVERSAIRE DE L’OTAN : LES ORGANISATIONS PROGRESSISTES DE JEUNES DISENT

   

NON À L'OTAN ! PAS DE PAIX AVEC L'OTAN

 

 

Plusieurs organisations de jeunes progressistes (1) ont dénoncé l’OTAN. Leur déclaration précise que … « l'OTAN était le principal outil pour menacer les états socialistes durant la confrontation entre les deux blocs. Les forces armées de l'OTAN en Europe avec des armements conventionnels et nucléaires constituaient en Europe une menace permanente de guerre avec une option de guerre nucléaire à prendre en compte. Après la fin de la guerre froide et le renversement de l'Union Soviétique l'OTAN a accru son influence en Europe de l'Est. Ainsi après le renversement du socialisme en Europe, il n'y a pas eu un espace de paix, au contraire: Seule la perte de ce pôle contraire a donné lieu à une politique optant pour l'éclatement de la Yougoslavie, qui a conduit finalement à l'attaque de l'OTAN.

 

Le pétrole et le gaz sont des lubrifiants pour le système impérialiste. Quand les  réserves   décroissent  rapidement   et que simultanément la consommation  est en hausse il est nécessaire du point de vue des stratèges de l'OTAN de gagner le plus possible le contrôle sur les réserves énergétiques restantes - en cas de besoin du  recours à la force militaire. En 2006, l'OTAN a déjà averti  explicitement ,  que " la sécurité de ses intérêts peut être affectée par une interruption des approvisionnements vitaux. Pour cette raison la protection militaire des approvisionnements est au centre de l'élaboration présente. Dans les publications de l'OTAN un bouquet de situations est ouvertement décrit, dans lequel l'Alliance doit agir. "La nouvelle sauvegarde de l'environnement signifie que les interventions dans les champs pétroliers et les actions de la marine au long des détroits stratégiques importants (...) sont la plupart désignées au préalable". Ainsi les Etats de l'OTAN s'arment pour les guerres pour un libre accès aux approvisionnements partout où cela correspond aux intérêts des trusts occidentaux.

 

Les 3 et 4 avril 2009 - l'OTAN célèbre son 60 me anniversaire à Strasbourg. Aujourd'hui le militarisme et la guerre sont de nouveau une partie et une parcelle des politiques internationales et l'OTAN donne la mélodie de  ce concert pour l'armement et la  guerre. Nous nous opposons en conséquence à l'OTAN et à ses politiques et demeurons pour la dissolution de l'OTAN ».

L'OTAN est le principal obstacle à une politique de paix solution à tous les conflits actuels.

Nous mettrons à bas l'impérialisme et combattrons pour le socialisme!

 

1) Les jeunesses communistes autrichiens (KJO), de Grèce (KNE) de Catalogne (CJC) d’Italie (FGCI) du Portugal (JCP) d’Espagne (UJCE), Alliance socialiste des jeunes travailleurs allemands -SDAJ et la Jeunesse Libre Allemande- FDJ

 

 

 60 me ANNIVERSAIRE DE L'OTAN : DÉCLARATION COMMUNE DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS (extraits)

 

Le 24 avril les partis communistes et ouvriers ont publié une importante déclaration sur l’OTAN. Nous publions des extraits de cette déclaration.

«L'OTAN fut créée dans le prétendu but de faire face à l'URSS, le premier état des ouvriers dans le monde qui supporta et fit face avec succès à l'attaque de l'envahisseur Nazi, donnant une impulsion à la lutte pour la libération nationale et sociale dans le monde entier.

 

Au même moment, les gouvernements capitalistes des USA, du Canada et de l'Europe de l'Ouest avaient  besoin d'un mécanisme militaire politique pour réprimer et intimider les peuples. Ce besoin fut servi avec la fondation de l'OTAN.

 

Son but était de faire face et obstruction au changement progressiste avec l'usage des armes de toutes sortes. Pour cette raison, mais aussi pour assurer les intérêts de l'impérialisme, l'OTAN soutenait  les régimes réactionnaires et les dictatures en Grèce, Turquie, Espagne, Portugal, tandis qu'elle jouait un rôle dirigeant dans la partition de Chypre.

 

Son action était basée, et elle l'est encore, sur l'anticommunisme et toutes sortes de machinations et provocations contre le communiste révolutionnaire et la lutte des peuples pour la paix, la justice sociale, le socialisme…

 

L'argument que l'OTAN était un prétendu traité défensif est un mensonge et une propagande vide de sens visant à dissimuler les buts réels et le rôle de cette organisation agressive. Depuis le Sommet de Rome en 1992 et en 1999 à Washington, l'OTAN adopta une nouvelle doctrine qui fournit la possibilité de l'intervention dans le monde entier, au nom de nouvelles menaces, sous le prétexte de combattre le terrorisme, de la protection de la circulation des sources naturelles. etc. Durant cette période l'OTAN changeait  avec sa nouvelle structure qui est principalement basée sur l'agressif "déploiement rapide des forces".

 

Les USA aux côtés de l'UE ont organisé la dissolution de la Yougoslavie et sur cette voie l'OTAN déclencha la guerre en Bosnie, réalisa la sale guerre contre la Serbie, avec 78 journées de bombardement en 1999 qui ont mis à terre le pays et  conduit à l'occupation de l'OTAN et de l'UE du Kosovo   et son "indépendance" de la Serbie.

 

Les guerres de l'OTAN dans les Balkans et en Afghanistan, la participation et l'intervention en Iraq ont prouvé que la brutalité impérialiste et l'imposition d'un " nouvel ordre" ont pour ennemis les états et les peuples qui réagissent à l'agressivité impérialiste. C'est pourquoi, il intensifie les armements et développe de nouveaux systèmes d'armes menaçantes, tels eu le dénommé bouclier antimissile, en Pologne et en République Tchèque.

 

Le programme de "Partenariat pour la paix" de l'OTAN favorise l'extension à de nouveaux pays membres. Il fut appliqué dans tous les anciens pays socialistes du Centre et du Sud-Est de l'Europe qui plus tard devinrent des membres de l'OTAN…

L'impérialisme-les USA- l'OTAN-L'UE sont des concepts apparentés. En dépit de leurs contradictions et de leurs antagonismes, à la fois l'UE et les USA se tournent contre les peuples, depuis que l'UE et l'Euro-traité considèrent  l'OTAN comme leur pilier principal et acceptent pleinement son rôle. L'Armée de l'UE est liée à l'OTAN et la France retourne à la seconde force militaire.

 

Il y a un contre-poids à L'OTAN ; ce sont les forces hostiles aux impérialistes à travers le monde, l'ensemble des opposants à la guerre, le mouvement de la paix qui en coordination avec le mouvement des travailleurs et les autres mouvements sociaux des femmes, de la jeunesse et les mouvements de solidarité qui luttent contre l'impérialisme et qui demandent aux collaborateur de l' "Alliance prédatrice" la dissolution immédiate de l'OTAN…

 

Les Partis communistes et ouvriers appellent les peuples à intensifier leur lutte :

Contre les dépenses militaires.

L'interdiction des programmes de l'OTAN dans les universités.

Le retour immédiat de toutes les troupes et des autres missions qui participent à des opérations impérialistes en dehors de nos pays.

L'émancipation de nos pays des guerres impérialistes, de l'occupation des pays et des interventions impérialistes.

Le retrait de toutes les bases militaires étrangères de nos pays.

Le désengagement de nos pays de l'OTAN.

La dissolution de l'OTAN.

 

 

AFRIQUE DU SUD : LE PARTI COMMUNISTE SALUE LA VICTOIRE ÉLECTORALE DE L'ANC

 

         

 

Pour le parti communiste d’Afrique du Sud (SACP) « Les résultats des suffrages exprimés qui ont été décomptés jusqu'ici ont réaffirmé la victoire de la confiance que notre peuple a dans l'ANC.

 

L'Alliance Démocratique raciste a été vue par notre peuple pour ce qu'elle était et c'est pourquoi elle a été rejetée. Les fugitifs de la démocratie de Polokwane, les éternels opportunistes qui s'intitulent COPE, ont confronté leur réalité. Le peuple Sud Africain a rejeté la campagne élitiste pour diaboliser l'ANC et son Président.

 

Notre peuple a réaffirmé sa confiance en l'ANC!! Notre peuple a tenu compte de l'appel  de défendre l'héritage de Cris Hani. L'héritage de Cris Hani et en fait celui de nombreux héros, héroïnes  et martyrs de notre révolution demeure l'inspiration de la majorité de notre peuple qui est sorti hier en nombre et " a agi pour Cris Hani".

Le Parti communiste Sud Africain s'engage à approfondir l'organisation politique de la classe ouvrière pour jouer son rôle légitime de force motrice pour élargir et consolider notre  démocratie.

 

Dans notre campagne électorale, en tant que communistes nous avons communiqué avec des millions de personnes qui se sont impliquées avec nous pour des défis et des problèmes sérieux afin de rendre service. Nous n'avons pas le luxe du temps de notre côté, mais agir vite pour s'occuper les problèmes de l'eau et des routes dans les township du Nord Est, l'absence totale d'équipements sanitaires dans les sections de Bethal à Mpumalanga, en s'occupant du retard de la réforme agraire et les conditions des paysans dans les campagnes Sud Africaines, et plusieurs autres défis identifiés durant cette campagne.

 

Pour faire cela, nous devons rester fidèles à notre engagement de travailler ensemble! Le Parti communiste Sud Africain appelle notre peuple à ne pas se démobiliser mais d'utiliser le moment qui a été engendré par la campagne électorale pour constituer des comités de rue afin de lutter contre le crime et la corruption, de constituer des comités populaires pour la santé qui prennent en charge les défis des prestations et de la qualité de la Santé, pour établir des comités populaires d'éducation pour éradiquer l'analphabétisme et faire de l'éducation une question de société, constituer des comités populaires de la terre pour traiter  la question de la réforme agraire en s'occupant des questions de la sécurité alimentaire dans le but de lutter contre la faim et de constituer des comités populaires du transport public pour sauvegarder, les prestations de liaison des services de transport public.

 

La classe ouvrière et les pauvres ont remporté aujourd'hui une victoire majeure et auront à profiter énormément de leur effort. Quand nous avons  abordé la seconde décade de notre démocratie nous avons déclaré que la première démocratie avait beaucoup plus profité au capital et que la seconde décade de la liberté devrait être une décade des travailleurs et des pauvres.

Le Parti communiste d'Afrique du Sud félicite l'ANC et le reste du Mouvement démocratique de cette étincelante victoire. Nous souhaitons au camarade Jacob Zuma et sa direction tout  le meilleur dans la prochaine administration et l'assurons  de notre  soutien ».

 

 

 

 

 

Philippines : décès du Secrétaire général du parti communiste (PKP)

Le Secrétaire général du parti communiste, Pedro Baguisa est décédé suite à une insuffisance rénale le 29 mai 2009. Il a adhéré au Parti  communiste des Philippines en 1970 et a été élu membre de son comité  central au cours du congrès tenu les 30 et 31 juillet 1977 puis au  Bureau Politique du comité central le 30 décembre 1986. Il est élu 
secrétaire général du Parti lors de son 10° Congrès tenu le 7 novembre 
1993, responsabilité à laquelle il sera reconduit par les 11°, 12° et 
13° congrès qui se sont déroulés successivement les 7 novembre 1998, 7 
novembre 2003 et 7 novembre 2008.