LIEN 103

DATE 31 AOUT 2009


Loi de finances complémentaires 2009

La grande bourgeoisie compradore veut faire supporter par les travailleurs et les couches moyennes les conséquences de la crise du capitalisme (première page)

 

Après avoir claironné pendant des mois que l’Algérie était à l’abri des retombées de la crise du système capitaliste international, grâce à son épais matelas de réserves de change qui se monte à 140 milliards de dollars, soit environ l’équivalent de 4 années d’importation, le gouvernement commence à prendre peur.

Un an après le début de la chute brutale des cours du pétrole, Il réalise que la situation financière du pays et ses comptes extérieurs vont se détériorer durablement. Il prend conscience que la stabilité du pouvoir et les puissants intérêts de la grande bourgeoisie compradore d’Etat sont en danger.

Les revenus des hydrocarbures qui procurent plus de 98% des recettes d’exportation et qui représentent l’essentiel des ressources fiscales de l’Etat ont chuté de façon vertigineuse. Le montant attendu de ces revenus pour 2009 va diminuer de moitié par rapport à l’année précédente. Le ministre des Finances admet à demi mot que le volume des revenus pétroliers atteindra 40 milliards de dollars contre 78 l’an dernier. Malgré des propos qui se veulent rassurants, la valeur des importations de biens n’a pas diminué. Durant le premier semestre de cette année, elle s’est maintenue au niveau de 19 milliards de dollars. Le ministre des Finances s’est bien gardé d’évaluer le montant du paiement des services importés et des transferts vers l’extérieur des profits des sociétés étrangères et notamment des multinationales pétrolières. Compte tenu de leur tendance à la hausse de ces dernières années, leur montant avoisinera les 10 milliards de dollars. Les sorties de devises vont donc être supérieures aux recettes. L’écart sera de 8 à 10 milliards de dollars. Le gouvernement devra puiser dans ce qu’il appelle les “réserves de change”. En fait une très grande partie de ces réserves a été stérilisée dans l’achat d’actifs financiers étrangers et notamment de bons du Trésor américain qui rapportent des taux dérisoires. Il y a tout lieu de penser que le gouvernement algérien devra brader une partie de ces bons pour équilibrer les comptes extérieurs du pays.

Face à ces données, le gouvernement a adopté au mois d’août une ordonnance portant loi de finances complémentaire que les députés de la coalition au pouvoir, grassement rétribués pour faire croire qu’il existe une vie parlementaire démocratique, ont sur le champ avalisée, sans débat et sans changer une virgule dans ce texte. Pourtant cette ordonnance a suscité la colère du patronat et des représentants dans la presse des couches moyennes pour les désagréments et les tracasseries qu’elle leur cause.

Le gouvernement prétend que cette loi a pour but de préserver les intérêts du pays en neutralisant les risques de déséquilibres graves des comptes extérieurs, en introduisant des mesures qui encouragent le développement de la production nationale et les investissements étrangers productifs susceptibles de réduire les importations.

En vérité le gouvernement cherche à semer des illusions pour gagner du temps et préserver les seuls intérêts des grands privilégiés du régime, de la grande bourgeoisie compradore, affairiste et exploiteuse, sans rompre ses alliances avec le grand capital étranger et les multinationales. il s’agit de promesses mensongères et de phrases creuses destinées une fois de plus à tromper les masses sous le paravent de la nécessité de sacrifices pour faire face aux conséquences de la crise “importée”.

C’est ce qui ressort non de la lecture des déclamations des gouvernants mais de l’examen du contenu de cette loi à la lumière des exigences réelles induites par l’exécution d’une politique de véritable relance économique, de la nature des classes dominantes représentées par le pouvoir, de leurs comportements et de leurs méthodes dans la gestion occulte des affaires économiques de l’Etat.

 

Comment réduire les déficits des comptes extérieurs?

 

Le gouvernement a décidé d’interdire l’octroi de crédits bancaires pour l’achat de biens de consommation. Sont particulièrement visés par cette mesure les crédits pour l’achat de véhicules et de produits électroménagers.

Le pouvoir les avait encouragés durant ces dernières années, grâce à la hausse des revenus pétroliers, pour gagner le soutien de certaines catégories sociales et surtout celui des multinationales qui en ont été les plus grandes bénéficiaires. De nombreuses banques étrangères se sont installées pour faire des profits à l’aide de taux usuraires saignant les familles qui se sont endettées pour acheter un véhicule face à la défaillance des autorités dans l’organisation d’un véritable transport public en commun. Le pouvoir a ainsi transformé l’Algérie en comptoir d’importations. Il a favorisé les intérêts des multinationales en bloquant les investissements du secteur public dans l’électro-ménager, l’industrie automobile, avec l’abandon définitf du projet Fatia de Tiaret, avec la promotion de projets privés de montage SKD sans apport aucun à l’intégration industrielle nationale et avec, parallèlement le lancement de divers et très coûteux ouvrages, mais non prioritaires, d’infrastructures routières ne profitant en dernier ressort qu’aux multinationales.

Aujourd’hui le gouvernement affirme qu’il va réduire les importations.

Les importations qui seront affectées par la suppression du crédit à la consommation s’élèveraient selon certaines estimations à un milliard de dollars. Il aurait fallu que le crédit à la consommation soit maintenu pour la production nationale. Mais le pouvoir a peur d’être accusé de pratiquer une politique discriminatoire contraire à ses engagements dans le cadre de l’accord d’association avec l’Union européenne et contraire à ces efforts acharnés et absurdes pour amarrer l’Algérie à l’OMC. Entre la défense des intérêts légitimes du pays face à l’emprise étouffante des multinationales et ses alliances contre son peuple avec les Etats impérialistes, le pouvoir algérien a opté pour la  préservation de ces alliances.

D’autre part, que représente en poids relatif l’importation de certains biens de consommation devenus indispensables comparé à celui des biens de luxe, à l’importation d’équipements qui ne sont pas d’une grande priorité par rapport aux besoins de stimulation de la relance du secteur productif national, par rapport aussi à l’impact de la corruption, de la surfacturation des biens importés, etc.?

Le pouvoir a tout fait depuis le début des ajustements structurels en 1994 pour encourager le développement de la consommation de biens importés des couches les plus riches de la société. Depuis la signature en 2005 de l’Accord d’association avec l’Union européenne, les taxes douanières ont été fortement réduites sur les biens considérés jusque-là et à juste raison comme des biens superflus. La taxe additionnelle de 60% frappant ce genre de biens a complètement disparu. Le démantèlement douanier a rendu plus attrayant l’achat de produits importés au détriment de la production nationale. L’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux a baissé depuis 1989 de 54 à 19% sans que cela n’ait eu d’effet palpable sur l’accumulation productive. L’impôt sur les fortunes n’a pas été révisé depuis plus de 20 ans malgré la dépréciation du dinar et l’accumulation de richesses foncières et immobilières scandaleuses.

Les propriétaires qui louent un logement de superficie inférieure à 80 m2 sont exonérés de l’impot sur les revenus par cette loi complémentaire. Cette faveur s’ajoute à celle qui a déjà supprimé l’impôt sur plus-values des transactions immobilières.

 

Ces cadeaux ont servi à gonfler les profits des couches les plus aisées de la population, à élever leur train de vie, à grossir démesurément leur demande de biens importés, à alimenter la fuite des capitaux, à activer l’acquisition de biens immobiliers à l’étranger.

La loi de finances complémentaire ne met pas fin à cette situation. Elle prévoit au contraire de nouveaux cadeaux sous prétexte de favoriser l’investissement des jeunes entrepreneurs. L’Etat financera sur les fonds du Trésor public de 40 à 70 % de leurs charges sociales patronales. Il prend également en charge jusqu’à 90% des intérêts dus sur les crédits qui leur sont accordés. La période d’exonération fiscale est prolongée de deux ans, passant à cinq ans. Comme si les jeunes chômeurs qui manifestent leur mécontentement pour obtenir un emploi cherchaient à se transformer en capitalistes, qui plus est en capitalistes assistés. Comme si la construction de forces productives nationales ne passaient que par ce genre de mesures qui relèvent du pur bricolage. En réalité la promotion des petites et moyennes entreprises chez les “jeunes” ne concerne que les enfants des privilégiés du système qui, dans la plupart des cas, n’ont jamais remboursé leurs prêts sans être inquiétés et continuent à jouir de la manne providentielle de l’Etat.

La porte à la gabegie est grande ouverte avec la mesure qui consiste à porter de 50 à 250 millions de dinars les garanties de l’Etat sur les investissements des PME.

Mais les plus grandes sorties de devises sont celles qu’entraîne le soi-disant plan de relance économique du régime.

Malgré les appels à réviser ce plan, à reporter des projets qui peuvent attendre, appels formulés par certains de ses conseillers économiques pourtant acquis à l’ultralibéralisme, le gouvernement ne veut pas renoncer à ses plans qui ne profitent avant tout qu’aux entreprises étrangères. Ces plans n’ont aucun impact stimulant sur la production nationale. Ils alimentent une hausse continue des importations d’équipement et le paiement de services et de profits ruineux.

Alors que la crise frappe à la porte, la loi de finances complémentaire prévoit une hausse du budget d’équipement par rapport à la loi de finances initiale 2009! Les autorisations de programme passent de 2788 à 3231 milliards de dinars, et les crédits de paiement de 2597 à 2813 milliards de dinars. L’écart est encore plus grand par rapport aux dépenses inscrites dans le budget de l’Etat de 2008. Les autorisations de programme portaient sur 1932 milliards de dinars et les crédits de paiement sur 2304 milliards de dinars.

Plus grave, la part du budget de l’équipement alloué à l’agriculture a diminué dans cette loi de finances complémentaire au moment où la facture des importations alimentaires croît d’année en année.

Les dépenses de l’Etat en faveur de l’habitat social ne bougent pas alors que les différentes « opérations en capital » qui camouflent les subventions de toutes sortes pour le secteur privé augmentent sans cesse.

Le pouvoir a pris des engagements avec les multinationales dans le domaine surtout des infrastructures qu’il ne veut pas remettre en cause pour ne pas porter préjudice à ses alliances extérieures. Ainsi le coût de l’autoroute est-Ouest qui n’est absolument pas prioritaire mais que le gouvernement considère comme son projet phare va doubler selon diverses rumeurs. Il devrait grimper de 10 à 20 milliards de dollars ! De même dans sa démagogie religieuse, il ne renonce pas à construire la “2è plus grande mosquée du monde musulman” en faisant appel à l’ingeneering étranger.

Le lancement de tramways à travers tout le pays va provoquer une hémorragie de devises sans précédent. Ces réalisations auraient été bénéfiques pour le pays si le gouvernement avait veillé à créer une industrie du rail. Elles sont facturées à des prix faramineux qui reflètent le prix de monopole des constructeurs français et européens ainsi que les commissions échouant dans les comptes en banque occultes de la mafia du rail. Pourquoi s’étonner que la mise en circulation des autorails électriques et l’électrification de la voie ferrée - une décision très contestable dans le contexte de dépendance technologique de l’Algérie-  se sont traduites par le triplement du coût du transport de voyageurs? Un responsable des douanes algériennes a récemment et publiquement affirmé que les surfacturations - les fameux « pots de vin » - représentent un tiers de la valeur des importations. Appliquée aux importations de 2008, cette proportion signifie que 12 milliards de dollars sur les 40 milliards de dollars ont grossi les comptes en banques à l’étranger des importateurs et des trafiquants à tous les niveaux.

Les dépenses au titre du budget de fonctionnement ont elles aussi fortement augmenté. La loi de finances complémentaire les a portées à 2661 milliards de dinars contre 2018 en 2008 soit une hausse de 30%! Le train de vie de l’Etat est une insulte pour la grande masse des travailleurs et des chômeurs. Les traitements de nombreuses catégories de hauts fonctionnaires ont connu ces dernières années de fortes revalorisations. Ces hauts fonctionnaires ont bénéficié de crédits véhicules et logements à 0% de taux d’intérêt sous le prétexte fallacieux de les mettre à l’abri des “tentations” et de la corruption.

Au lieu de lancer une véritable stratégie de développement des forces productives qui résorbe durablement le chômage et réduit de façon substantielle la criminalité, le pouvoir recrute à tour de bras des policiers parmi les hommes et les femmes, ce qui place le ministère de l’Intérieur parmi les plus gros consommateurs de crédits sans que cela n’entraîne d’amélioration dans le climat social et sécuritaire. On recrute des chômeurs pour bastonner d’autres chômeurs!

 

Changer radicalement de régime

seule issue à la crise actuelle

 

Le gouvernement affirme également qu’il veut réduire les sorties de devises en mettant fin aux transferts libres pour le paiement des importations et en remplaçant cette procédure par celle du crédit documentaire qui impose aux importateurs de disposer au préalable des sommes nécessaires dans un compte bancaire pour effectuer leurs transactions. Les organisations patronales ont dénoncé cette mesure et prédisent qu’elle va freiner leur activité productive. Il s’avère que depuis des années le gouvernement a laissé faire en encourageant une procédure, celle des transferts libres qui saigne le pays en donnant le pouvoir aux fournisseurs étrangers de pomper les ressources en devises de l’Algérie avec le consentement des responsables du pays qui ont permis aux banques d’honorer sans hésitation les dettes des importateurs algériens. Le remède radical réside en réalité dans la mise en application d’un ensemble de mesures de nature à assécher les surprofits spéculatifs des importateurs et des industriels qui profitent de la procédure des transferts libres pour faire fuire les devises par l’intermédiaire des surfacturations. Mais ces mesures sont inapplicables sous la domination de la grande bourgeoisie et des réseaux mafieux. Tout le monde sait que de gros crédits sont et continueront à être accordés sur simple appel téléphonique aux sbires des dignitaires sans qu’ils ne présentent aucune garantie de remboursement. Ce n’est pas cette loi de finances complémentaire qui va changer radicalement les choses. Ce n’est pas en interdisant les transferts libres que l’économie nationale cessera automatiquement d’être pillée. Au contraire elle va concentrer l’afflux des crédits des banques publiques vers les plus introduits même s’ils n’ont pas les moyens financiers pour présenter les garanties de paiement des importations requises par cette nouvelle loi. Comme cela se fait depuis la libéralisation, l’argent public ne leur manquera pas avec ou sans passage par la procédure du crédit documentaire. N’en seront certainement exclus que les “petits” importateurs et les capitalistes “orphelins” qui ne peuvent compter sur aucune intervention. Le résultat implicite de cette opération sera, sous couvert de réduire les sorties de devises, de nettoyer le secteur de l’importation d’une nuée de petits et moyens importateurs qui disputent aux gros barons du régime le contrôle de cette généreuse mamelle de l’Etat.

Le gouvernement prétend que toutes ces nouvelles mesures vont donner un coup de fouet à un processus de substitution de la production nationale aux importations. Il se peut que certains cercles le pensent sérieusement. Mais cela relève du bluff pur et simple. Le pouvoir ne manifeste aucune volonté d’allouer des fonds importants à l’industrialisation méthodique du pays. D’un autre côté, la fameuse « stratégie d’industrialisation » n’est consignée dans un document officiel et n’a fait l’objet d’aucune publication qui la rend exécutoire.

La loi de finances complémentaire prévoie la création de fonds d’investissement dans chaque wilaya mais sans lien avec une telle stratégie et sans les protections douanières qui permettent à une production nationale naissante de faire face aux importations.

Pour lancer un processus d’industrialisation il faut rompre complètement et radicalement avec les orientations en cours. Parmi les mesures qui peuvent, à ce stade de la situation, sortir le pays de l’impasse, réduire sa dépendance industrielle, alimentaire, technologique, il est notamment impératif de:

-protéger la production nationale par des tarifs douaniers conséquents;

-mettre en oeuvre une stratégie de développement basée sur un plan impératif, portée par un secteur public visant des objectifs à moyen et long et terme et imposant aux industriels privés qui veulent obtenir des crédits de l’Etat de s’insérer dans ce dispositif ;

-appliquer une politique d’austérité sur les couches les plus riches et frappant lourdement l’importation des biens de luxe;

-améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs.

Cela suppose au préalable de rompre avec l’Accord d’association avec l’Union européenne, obstacle à toute politique économique souveraine, de renoncer à rejoindre l’OMC.

Cela suppose surtout une forte mobilisation populaire, un engagement des travailleurs dans la lutte pour remplacer le régime actuel par un régime démocratique populaire révolutionnaire, seul capable de lancer une véritable stratégie de développement qui utilise à cette fin les ressources en hydrocarbures.

 

 

Décès de Francis Jeanson (HOMMAGE)

 

Le philosophe Francis Jeanson, fondateur d'un réseau de soutien au FLN pendant la guerre d'Algérie (réseau dit des "porteurs de valise"), est mort à 87 ans, dans une clinique près de Bordeaux.

Francis Jeanson qui se voulait le défenseur des causes justes, s'était engagé aux côtés des combattants algériens après le déclenchement de la guerre d'Algérie, créant un réseau permettant de collecter et transporter fonds et faux-papiers pour les militants du FLN opérant en France.

Dans "Notre guerre", un livre paru en 1960 et immédiatement saisi, il s'était expliqué sur son combat, répondant à ceux qui lui reprochaient de soutenir les ennemis de son pays, qu'il défendait les valeurs de la France qu'elle même trahissait.

Jugé par contumace, condamné en octobre 1960 à dix ans de prison ferme il est amnistié en 1966. Il se tourne alors vers l'action culturelle, puis l'action sociale en milieu psychiatrique.

 

IMMIGRATION : UNE ETUDE DU CNRS CONFIRME LA PRATIQUE DES CONTROLES « AU FACIES »



Pour la première fois en France, une enquête rigoureuse démontre que la police pratique des contrôles «au faciès». Plus de 500 contrôles d'identité ont été observés, à Paris, dans cette étude menée par des chercheurs du CNRS spécialistes du sujet. La conclusion de ce travail monumental, conduit pendant des mois et sur cinq sites parisiens, fait date : il y est établi que ces pratiques policières sont fondées principalement sur la couleur de la peau – et non pas sur le comportement des intéressés, comme l'impose le droit. Mais aucune enquête sérieuse n'avait jamais objectivé cette discrimination massive et illégale.

 Cette absence de connaissance est désormais comblée. Globalement, sur les cinq sites parisiens étudiés (dans et autour de la gare du Nord et de la station Châtelet-Les Halles), les personnes perçues comme «arabes» ont été 7 fois plus contrôlées que ceux perçus comme «blancs». A la station Châtelet, la probabilité de contrôle des «Noirs» est, elle, 11 fois et demie plus grande que celle des «Blancs». L'enquête confirme donc le jeu des stéréotypes sociaux et raciaux: «En l'absence de quelque stratégie policière légitime qui l'expliquerait, le comportement de la police française dans ces cinq emplacements peut être assimilé au profilage racial.»

 Les contrôles en question sont du genre le plus courant, effectués sur la voie publique ou dans des lieux publics, à l'égard de piétons ou de voyageurs, au gré des patrouilles policières.

 Dans 78% des cas, les personnes contrôlées ont pu repartir sans être conduites au poste de police. Avec un sort particulier réservé, là encore, aux «minorités visibles». Certes, les «Blancs», les «Noirs» et les «Arabes» ont été fouillés dans la même proportion (de 43% à 46%). Mais ces deux dernières populations ont été plus souvent l'objet d'une palpation de sécurité (trois à quatre fois plus fréquemment) et emmenés au poste (deux à trois fois) que les «Blancs».

 Le Conseil constitutionnel avait portant statué que les contrôles de l'immigration ne pouvaient en aucun cas être motivés par des indicateurs discriminatoires. Un arrêt de la Cour de cassation avait aussi ordonné que la connaissance préalable de la qualité d'étranger doit être fondée sur «des éléments objectifs déduits de circonstances extérieurs à la personne même de l'intéressé (...) de nature à faire apparaître celui-ci comme étranger». Ce qui interdit au policier de s'appuyer sur l'apparence physique de l'intéressé pour le contrôler en qualité d'étranger.

 Le président Nicolas Sarkozy, le 22 juin dernier devant le Congrès réuni à Versailles a déclaré : «Je ne veux pas rouvrir le débat sur le terme de discrimination positive dont j'ai conscience qu'il renvoie à des histoires, à des traditions différentes des nôtres. Mais je veux dire que pour atteindre l'égalité il faut savoir donner plus à ceux qui ont moins, il faut savoir compenser les handicaps de ceux auxquels la vie a donné d'emblée moins de chance de réussir qu'à tous les autres. Il ne faut pas le faire sur des critères ethniques. Ce serait contraire à nos principes les plus fondamentaux. Il faut le faire sur des critères sociaux. Mais il faut le faire.»

Les immigrés et en particulier les Algériens, victimes de ces atteintes à leur dignité, se félicitent de cette étude qui prouve clairement que les contrôles au « faciès » sont une réalité quotidienne. Ils savent qu’il ne suffit pas des lois ou des déclarations des autorités pour se faire respecter. Ils ne peuvent compter que sur leurs luttes dans leurs organisations syndicales et leurs associations spécifiques pour en finir avec ces contrôles et toutes les formes de racisme.

 

 

LES ACTIVITÉS DU PORT 
DE DJENDJEN LIVRÉES À L'ÉMIRATI DPW
(national)

« Une convention de transfert de la concession pour l’exploitation et le développement du terminal à conteneurs du port de Djendjen a été signée, (en mai) à l’hôtel Jazira de Jijel, entre le PDG du port de Djendjen, Mohamed Athmane, et le représentant de Dubaï Port World, Anil Singh, pour l’Afrique. »

Qu’en termes choisis cela est dit, n’est-ce pas, pour justifier l’abandon de l’activité du port de Djendjen à une multinationale étrangère, plus précisément émirati.  Cette convention a pour objet de transférer à cette entreprise l’exploitation, le développement et la promotion du terminal à conteneurs du port situé près de Jijel.   Comme nos gouvernants ne sont pas avares, ils ont généreusement  offert cette concession pour une durée de 30 ans.

Par ailleurs, l’exécution des travaux de sécurisation sont confiés à une autre multinationale, sud-coréenne celle-ci, Daewoo E§C.

C’est que les Algériens sont des incapables, qu’ils ne savent rien et ne sont pas en mesure de réaliser quelque chose de sérieux, alors pour être tranquilles ( et au passage encaisser quelque subside, adressons-nous à l’étranger ).

Ainsi après tant et tant d’abandons qui ne laissent aucune chance à nos entreprises nationales, le pouvoir poursuit sa politique antinationale au détriment de nos entreprises qui avaient acquis le savoir faire étendu nécessaire à la réalisation de nombreux projets dans divers domaines.

Sous prétextes de lutte contre le terrorisme

 

L’impérialisme US tente de s’implanter militairement chez nous (nation)

 

Les rumeurs sont toujours difficiles à contrôler ; cependant, il arrive qu’elles s’avèrent exactes. Est-ce le cas cette fois ?  Le silence des autorités algériennes rend la vérité encore plus difficile à cerner. Le fait que le bruit circule sur l’insistance des USA auprès de notre pays à se joindre au dispositif militaire « anti-terroriste » au Sahel, mis au point par l’impérialiste US, a peut-être quelque chance d’être exact. Seif El Islam Kadhafi, le fils du fameux Mouamar, se serait déplacé dans notre capitale et aurait été reçu, avec Richard Burr, sénateur US, durant deux jours en fin mai par le président Bouteflika, A. Belkhadem, le chef de l’état major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah et le ministre de la Défense Abdelmalek Guenaizia. Pour mettre au point les modalités de cette insertion algérienne dans le plan américain. Le pouvoir, dont certains cercles ne sont pas favorables à une lutte sérieuse et sévère contre les terroristes qui sèment la mort, en particulier aux portes de nos agglomérations, garde le silence sur cette affaire. Il serait temps que les choses soient plus claires et que soit affirmé publiquement que notre pays ne veut pas de l’aide des US dans ce domaine car il s’agit ni plus ni moins de le laisser mettre militairement un pied chez nous c’est-à-dire de céder encore une partie de notre souveraineté à l’impérialisme. Par ailleurs, quel est le degré de sincérité de l’impérialisme US dans son intention de s’attaquer au terrorisme ? Sa sincérité, nous l’avons vue avant et pendant son agression contre l’Irak, et d’autres pays et tout au long de l’histoire, est un tissu de mensonges éhontés.

 

Il reste que si cette information s’avérait vraie ce serait très grave pour notre souveraineté nationale. D’autant plus grave qu’aucun parti ne semble indigné par cette information comme si cette politique du plus fort les arrangeait

 

 

 

Des dizaines de milliers de personnes meurent chaque année aux Etats-Unis faute de soins médicaux (intern)

 

Malgré les dépenses importantes dans le domaine de la santé aux Etats-Unis, 47 millions de personnes n’ont pas d’assurance maladie, et les 108 millions qui en possèdent une ont une couverture médicale insuffisante.

 En conséquence, entre 18 000 personnes (selon l’Institut de médecine) et 100 000 personnes (selon le professeur David Himmelstein de l’Université de Harvard) meurent chaque année faute de soins médicaux. Les énormes coûts des médicaments, des équipements médicaux de pointe et des assurances de santé privées sont les principales causes de cette situation.

Ce problème est bien connu des autorités, mais il a été impossible de lui apporter une solution du fait des pressions politiques du «complexe médico-industriel».

Le projet d'Obama d'instaurer un régime de 
sécurité sociale pour protéger les travailleurs promis lors des 
élections présidentielles est remis en cause   par les pressions 
exercées à la fois par les compagnies privées d'assurances et les 
sociétés privées pharmaceutiques. C'est une nouvelle preuve que les 
promesses d'un homme ne sont pas suffisantes pour vaincre le capital 
qui domine la politique américaine.

 

 Solidarité avec Yahya Mohamed El Hafez.

En état de coma et enchaîné sur son lit d’hôpital à Agadir (intern)         

Il est surprenant, pour ceux qui n’entendent pas grand-chose à la solidarité internationaliste, d’avoir des échos comme celui qui suit. Comment se disent-ils même dans une petite cité du Venezuela, comme Carrisal, on s’inquiète du sort d’un patriote sahraoui ? Eh oui, il faut ignorer ce qu’est cette solidarité pour n’en rien savoir. L’internationalisme des communistes est un mot doux pour ceux qui en ont besoin, et une réalité que les militants s’efforcent de pratiquer quelles que soient les difficultés et les distances.

L’organisation du PC vénézuelien de Miranda Centre vient une fois de plus de manifester sa solidarité avec Yahya Mohamed El Hafez, le militant sahraoui, que le pouvoir fascisant du Maroc maintien enchaîné dans un hôpital d’Agadir, alors même qu’il est dans le coma.

 

 

 

 

 

PALESTINE : RENFORCER LA SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN (intern)

 

Le peuple palestinien vit toujours dans la tourmente. Israël et ses colons continuent leur politique d’occupation et de terreur. Netanyahu et son gouvernement refusent toujours toute négociation sérieuse avec les dirigeants palestiniens et réclament de ceux-ci la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif ! Ils continuent de détruire les maisons des Palestiniens à Jérusalem pour construire de nouvelles colonies et rejettent avec arrogance tous les appels de la communauté internationale pour y mettre fin y compris ceux venant des principales puissances impérialistes. Il est vrai qu’ils savent qu’ils n’ont rien à craindre de ces puissances. Les USA et l’Union européenne font des déclarations mais ne font rien dans les faits pour imposer quoi ce soit à Netanyahu et à son gouvernement. Obama a fait un grand discours au Caire promettant des changements dans la politique américaine en direction des musulmans des arabes et des …Palestiniens mais des mois après ces promesses tout le monde constate que rien ne change dans les faits. Seuls des opportunistes qui continuent de chanter des louanges à Obama  peuvent encore croire que sans luttes fermes et unies des forces patriotiques palestiniennes et sans soutien de l’opinion progressiste internationale les choses pourraient changer. Plus que jamais le devoir de toutes les forces éprises de paix dans le monde est de renforcer la solidarité avec peuple palestinien. C’est ce que fait le mouvement communiste international. Des dizaines de partis communistes et ouvriers se réuniront le 28 septembre à Damas pour renouveler cette solidarité et étudier  les meilleurs moyens de la renforcer. D’autres organisations dans le monde arabe et ailleurs exigent de plus en plus la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien et demandent aux impérialistes et à leurs amis de mettre fin à leurs manœuvres en obligeant Israël à mettre fin à l’occupation.

On sait que dans sa lutte pour ses droits légitimes et la création de son Etat avec Jérusalem-est pour capitale le peuple palestinien est lourdement  handicapé par les divisions de ses dirigeants. Les dirigeants du Hamas et ceux de l’Autorité palestinienne multiplient les réunions sous la houlette de Moubarak mais ne parviennent à aucun accord parce qu’ils oublient les intérêts fondamentaux de leur peuple. Les dirigeants de Gaza, contestés maintenant par des  ultra intégristes salafistes  veulent avant tout maintenir leur pouvoir sur ce territoire. Quant à Mahmoud Abbas qui vient semble t-il d’imposer sa direction sur le Fatah lors de  son 6ème  congrès tenu récemment il maintient sa politique capitularde même  s’il a réitéré « le droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation, conformément à la loi internationale ». Le proche avenir nous dira si certains responsables élus au comité central lors de ce congrès comme Marwan Barghouti, symbole de la résistance, feront de cet engagement une réalité.

Souhaitons que la solidarité internationale des forces de progrès 
associée aux efforts de ces responsables qui se sont toujours 
prononcées pour l'unité de toutes les forces patriotiques 
palestiniennes aboutiront à isoler tous les diviseurs et tous les 
capitulards pour arracher enfin la victoire du peuple héroïque de 
Palestine contre Israël et ses protecteurs impérialistes. .
  

 

 

MAROC : SOLIDARITE AVEC LES DEMOCRATES VICTIMES DE LA REPRESSION (intern)

 

 

Au Maroc, le pouvoir royal bafoue toutes les libertés démocratiques

 

Au Maroc le pouvoir royal accentue la répression contre les progressistes, les jeunes et les étudiants qui manifestent pour leurs droits légitimes. Plusieurs détenus politiques croupissent actuellement dans les prisons marocaines. Des arrestations et des poursuites judicaires sont engagées contre nos camarades de la Voie démocratique.

Convoqué au commissariat le secrétaire national du parti Abdellah Harrif a subi un  interrogatoire qui a duré quatre heures. Les rassemblements organisés dans les principales villes marocaines sont systématiquement suivis par des arrestations de militants relâchés après des gardes à vue qui durent des heures.

Cette répression montre le vrai visage d’un régime féodalo-bourgeois, soutenu par les grandes puissances impérialistes non seulement pour l’occupation du Sahara occidental mais aussi dans sa politique contre les forces progressistes et démocratiques marocaines. 

Les communistes et progressistes algériens condamnent fermement la répression contre nos camarades de la Voie démocratique, exigent la libération de tous les détenus politiques et syndicaux en lutte pour leurs revendications légitimes.

 

 

 

LE PARTI COMMUNISTE DES PEUPLES D'ESPAGNE SOLIDAIRE AVEC LA VOIE DEMOCRATIQUE (intern)

 

Dans une déclaration en date du 15 juin 2009 le  comité exécutif du PCPE tient à exprimer sa solidarité avec les camarades du Parti Marocain " la Voie Démocratique", dont huit de ses militants ont été arrêtés le 11 juin à Casablanca alors qu'ils participaient aux activités de diffusion de la position du parti pour les élections locales qui se déroulaient dans la région africaine.

La Voie Démocratique, un Parti Marxiste, défendait le boycott de ces élections dont les résultats  ne pouvaient être crédibles en l'absence du minimum de conditions institutionnelles, indépendamment de l'énorme corruption qui caractérise les institutions du pays. …

Nous demandons la relaxe immédiate pour nos camarades Marocains et nous lançons un appel à tous les travailleurs et aux organisations populaires d'Espagne de joindre leur condamnation du gouvernement Marocain et leur soutien à la Voie Démocratique, ses militants et aux classes populaires Marocaines dans leur lutte quotidienne pour la construction de réels outils pour la lutte et la défense de leurs intérêts.


                                                                                 

CUBA : INTENSIFIONS LA LUTTE POUR LA LIBERATION DES 5

 

 Peu après avoir appris le refus de la Cour Suprême des 
Etats Unis de réviser l'affaire des cinq  Cubains injustement 
condamnés à la prison, Ricardo Alarcon, Président de l'Assemblée 
Nationale de Cuba, a lancé un appel pour leur libération.
Rappelons que ces cinq Cubains ont tenté de déjouer les actes de 
terrorisme préparés par des organisations contre-révolutionnaires 
Cubaines installées en Floride et soutenues par les Etats-Unis. Pour 
leur fidélité à leur patrie et à leur révolution ces cinq Cubains ont 
été condamnés, sans preuves,
à de très lourdes peines pour "conspiration et espionnage" au terme 
d'un procès à Miami, ville contrôlée par la maffia Cubaine. Dans son 
appel le Président Alarcon  a déclaré : “Aujourd’hui est un jour de honte et de rage pour ceux qui croient dans la possibilité de la justice dans le système étasunien. C’est un jour de rage pour beaucoup de personnes qui, dans le monde entier, avaient demandé à la Cour Suprême des Etats-Unis quelque chose de très simple : qu’elle accepte de réviser l’affaire de nos 5 camarades »…

“En dépit de toutes ces demandes exceptionnelles, les juges de la Cour Suprême ont préféré faire ce que le Président Obama leur avait demandé : ne pas réviser l’affaire »

“C’est pourquoi je pense que c’est un jour de honte et de rage auquel on ne peut donner qu’une réponse : multiplier les dénonciations, renforcer la mobilisation et l’exigence vis-à-vis du gouvernement des Etats-Unis, de son Président Barack Obama afin qu’il fasse ce qu’il doit faire : tout simplement libérer 5 personnes qui n’auraient jamais dû être emprisonnées et le faire tout de suite pour que nous puissions vraiment croire que toute la rhétorique de changement, de renouveau si chère à l’actuel locataire de la Maison-Blanche, n’est pas que cela, de la rhétorique. 

 Ils doivent être libérés sans plus attendre par le Président des Etats-Unis. Il le peut ».

 De son côté le comité international pour la libération des 5 antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux Etats-Unis a émis un communiqué repoussant la décision de la Cour suprême à leur égard.

Malgré les nombreuses pétitions, malgré la décision du Groupe de travail de l’ONU sur les arrestations arbitraires qui a conclu que celle des 5 Cubains en était une, malgré le bien fondé des arguments présentés par l’équipe de la défense, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé, ce lundi, de ne pas réviser l’affaire de ces 5 Cubains condamnés sans preuves à 4 perpétuités plus 77 ans de prison au terme d’un procès à Miami, une ville contrôlée par les organisations contre-révolutionnaires d’origine cubaine et ne pouvant donc pas assurer le caractère impartial que veut la Constitution étasunienne pour tout procès.

« Cette position contraste avec l’impunité promue par le système américain de justice dans des cas comme celui du terroriste Luis Posada Carriles » signale le communiqué en faisant allusion à l’affaire de ce criminel dangereux d’origine cubaine que la justice étasunienne juge uniquement pour entrée illégale aux Etats-Unis alors qu’il détient à son actif toute une kyrielle d’actes de terrorisme contre Cuba.

Le comité souligne qu’il est urgent de réviser cette affaire entachée de violations dès le moment même de leur arrestation, en septembre 1998.

La solidarité avec les 5 se multiplie à travers le monde. En France plusieurs organisations progressistes ont décidé de manifester tous les mois à Paris place de la Concorde face au consulat des Etats-Unis.

 

 

 

Honduras : Un coup d'Etat contre les forces progressistes (intern)

 

Le président Zelaya a été renversé au Honduras par l’armée.

Les forces réactionnaires toujours puissantes dans ce pays, utilisé dans les années 80 comme base arrière des Etats-Unis pour entretenir des guerres sales en Amérique centrale, notamment au Salvador et au Nicaragua, ont chassé le Président Zelaya et l’ont expulsé de son pays.  

Ces forces n’ont pas accepté la demande de démantèlement de la base US de Soto Cano et surtout l'adhésion du Honduras  à l'ALBA (Alliance bolivarienne pour les Amériques). Le chef de l'armée de terre du Honduras, soutenu par l'ensemble des forces de droite, les dirigeants de l'église catholique, ceux des églises évangéliques, les médias privés et le patronat ainsi que les chefs des autres corps d'armée fait occuper  la rue, interrompt le processus démocratique et  le président Zelaya est expulsé manu militari au Costa Rica. La population s’est directement opposée au coup d’Etat en s’appuyant sur la constitution qui affirme que « La souveraineté appartient au peuple duquel émane les pouvoirs de l’Etat » et précise que « Le peuple a le droit de recourir à l’insurrection pour la défense de la défense de l’ordre constitutionnel »

Les gouvernements de l'ALBA  ont fermement condamnés le putsch militaire. Ils ont été suivis par l’ensemble des gouvernements de l’Amérique latine, de l’Union européenne et  de la plupart des pays du monde.

 Qant aux USA il est difficile de croire que ce coup d’Etat a pu se réaliser sans leur consentement même si Obama a déclaré que « Manuel Zelaya était le président démocratiquement élu du Honduras ». Il a même  promis que les «  Etats-Unis œuvreraient avec d'autres pays et des instances internationales pour régler cette affaire de façon pacifique ». Ils possèdent en effet toujours une base militaire dans ce pays et une base d’écoute pour le Pentagone et ne pouvaient pas ignorer la préparation du coup d’Etat. Nous ne pouvons pas aussi oublier les bases militaires des Etats Unis 
installés en Colombie pour réprimer la résistance au régime d'Uribe et 
menacer les pays de l'Alliance Bolivarienne, notamment le Venezuela et 
la Bolivie.

Zelaya, soutenu par les pays de l’Alba et toute l’opinion démocratique internationale, se bat toujours courageusement. Il a tenté plusieurs fois de revenir dans son pays et ses partisans au Honduras exigent toujours le départ des usurpateurs.

 

IRAN : Le régime islamique montre son vrai visage. (intern)

 

Suite à la réélection controversée d’Ahmadinéjad et aux puissantes manifestations contre la fraude électorale le régime islamique s’est lancé depuis des mois dans une violente répression. Plusieurs manifestants ont perdu la vie alors que des centaines d’autres ont été arrêtés et torturés. Nombre d’entre eux sont toujours détenus et sont traînés devant les tribunaux où ils risquent des années de prison et même la condamnation a mort. Le régime islamique restreint toutes les libertés et interdit les manifestations dans lesquelles il ne voit que la main de l’étranger. Pour empêcher toute information sur ce qui se passe dans le pays il ne se contente pas de contrôler tous les médias nationaux, y compris en interdisant la publication de certains journaux non favorables au clan d’Ahmadinéjad, ou en bloquant les sites Internet, il veut obliger les journalistes étrangers à quitter le pays. Pour la Fédération Internationale des journalistes (FIJ) La FIJ «  la censure ne calmera pas la situation dans la rue, au contraire, elle renforce l'impression que les autorités ont quelque chose à cacher et tentent de se dérober d'un scrutin indépendant ». Cette fédération qui compte 600000 membres a appelé la communauté internationale  à intervenir pour protéger les journalistes. La répression et la nature 
antidémocratique du régime favorisent la poursuite des  tentatives 
d'intervention des puissances impérialistes dans les affaires 
intérieures de l'Iran

Les puissantes manifestations des masses populaires iraniennes qui exigent désormais liberté et démocratie ne resteront pas sans lendemain. La lutte continuera malgré la démagogie et la terreur et aboutira tôt ou tard à la victoire pour les forces progressistes et le peuple iranien.

 

 

 

Corée du Nord

Les inepties de la presse au service de l’impérialisme (intern)

 

Lu dans un média étranger et qui se prétend de gauche, sous le titre « Corée du Nord, l’autre danger mondial » les inepties suivantes : « Pendant que le monde s’obsède de l’Iran, du Pakistan ou du conflit israélo-palestinien, une catastrophe se prépare dans un trou noir de la planète : la Corée du Nord (…) malheureusement, la Corée du Nord est aujourd’hui une puissance nucléaire (…) elle possède aujourd’hui tout le matériel pour mettre le feu à une partie du monde. »

Comme il est étrange de constater, une fois de plus, que les Etats dits voyous sont capables de tous les actes criminels. Il en est ainsi de la Corée du Nord, de Cuba, de la Bolivie, du Venezuela et d’autres pays qui n’acceptent plus les dictats de l’impérialisme. Alors que les Etats vraiment démocratiques et humains comme les USA, Israël et d’autres Etats occidentaux sont des havres de liberté, de droits de l’homme, de démocratie, etc.

Certains journalistes obnubilés par l’anticommunisme et l’anti-soviétisme le sont au point de finir par croire les grosses inepties qu’ils écrivent. Ils ont sans doute oublié – ou ne l’ont jamais su ? – qui ont été les agresseurs de la Corée après la deuxième guerre mondiale ; qui a lancé deux bombes atomiques, l’une sur Hiroshima l’autre sur Nagasaki qui ont fait des centaines de milliers de victimes ; qui après la défaite de la France colonialiste à Diên Biên Phu a lancé la meurtrière et impitoyable guerre contre le peuple vietnamien et plus tard contre la Yougoslavie et l’Irak, etc., etc. La récente agression criminelle contre la population de Ghaza est même sortie de leur mémoire.

L’existence même de la Corée du Nord, selon eux, est un défi à l’entendement et au monde prétendument libre. C’est pourquoi l’Occident impose un impitoyable blocus à ce pays ?

S’il est vrai, et cela est vrai, que la dissémination de l’arme nucléaire représente un grand danger pour l’humanité, qu’attendent les pays impérialistes eux-mêmes détenteurs de ces armes terrifiantes pour les détruire ? Qu’attendent-ils pour imposer non pas seulement à la Corée du Nord et à l’Iran mais à Israël, Etat fasciste qui s’est montré dans la région, le plus agressif depuis son existence, la destruction de ses armements nucléaires ?

Qu’attendent tous ces donneurs de leçons pour décider que la seule solution réaliste pour éviter une catastrophe à l’échelle planétaire est de supprimer totalement et à jamais ces armes épouvantables ?

 

L’UNION POUR LA MEDITERRANEE (UPM) ?

Une institution mort-née au grand regret de Sarkozy (intern)

 

Probablement, au grand dam de Sarkozy et de ceux qui le servent ou qu’il sert, l’« Union pour la Méditerranée est décédée avant même de naître ». Ce rêve des pays impérialistes qui envisageaient d’asseoir les représentants des pays moyen-orientaux ou maghrébins aux côtés des colonialistes israéliens n’aura pas survécu aux perturbations de la région et notamment de la grande barbarie exercée par l’Etat hébreu dans la Bande de Ghaza. Non pas que ces représentants auraient tous refusé de prendre place aux côtés des sionistes. Certains les rencontrent déjà avec ravissement ! Mais la crainte des réactions des peuples les a fait reculer. D’autant, que n’étant pas aveugles, ces peuples pressentaient bien qu’en fait il s’agissait non pas de faire progresser les problèmes qui se posent à notre monde et d’améliorer les échanges pour aller vers la paix, mais une fois de plus de courir au secours de l’Etat sioniste en tentant de le faire reconnaître officiellement et  diplomatiquement par tous. Maintenant qu’Israël est gouverné par l’extrême droite les avancées dans ce domaine seront encore plus compliquées pour l’Occident.

Ainsi, malgré leur réticence a manifester davantage de solidarité avec le peuple palestinien, les pouvoirs réactionnaires du Proche-Orient et ceux du Maghreb seront tenus de prendre en compte les sentiments que nos peuples éprouvent à l’égard de leurs frères palestiniens auxquels nous devons toujours plus d’aide efficace.

 

Afrique du Sud

Un succès politique important pour ce pays africain (intern)

 

Curieusement, ou pas, rares sont les informations sur l’Afrique du Sud qui nous parviennent depuis la fin de l’apartheid. Il est vrai que ce pays se situe à 11 300 Kms de notre capitale. Mais cela explique-t-il tout ? Pas vraiment ! En effet, lorsque les événements ne leurs sont pas favorables les agences de presse aux mains des impérialistes (pas toujours) évitent soigneusement d’en faire état. Pourtant, nous avons eu d’étroites relations avec l’Afrique du Sud au moment où son peuple se battait contre la politique fascisante des Blancs d’extrême droite. C’était une période heureuse, pour les forces progressistes qui tendaient à se battre contre le sectarisme nationaliste : l’Algérie appuyait alors résolument, avec une grande solidarité active, les peuples en lutte pour leur indépendance et contre l’impérialisme.

Mais revenons au sujet qui nous préoccupe : pour combler les lacunes de l’information, il n’est jamais trop tard de rappeler, au moins brièvement, certains faits d’importance. Ainsi les résultats des élections nationales qui se sont tenues en avril dans ce pays marquent une volonté populaire de changement dans la politique pratiquée, plus ou moins, jusqu’à présent au seul profit des colons et de leurs suppôts et d’une mince couche de la population noire à laquelle la bourgeoisie blanche apeurée veut bien accorder certains privilèges espérant ainsi s’en faire des alliés.

Les élections qui se sont tenues en avril ont représenté une grande victoire pour les forces progressistes, en particulier pour le SACP (Parti communiste d’Afrique du Sud) et le syndicat (COSATU).

Rappelons que les travailleurs du secteur public organisés dans la COSATU avec l’aide du puissant soutien du SACP avaient observé de grandes grèves contre le propre gouvernement de l’ANC en 1994et qu’en juin 2007 plus d’un million de travailleurs des mêmes secteurs étaient descendus dans les artères des grandes villes pour exiger la satisfaction de leurs légitimes revendications provocant ainsi l’arrêt de toute l’activité du pays.

Enfin en décembre 2007, lors de la conférence nationale de l’ANC, à Polokwane, les militants fortement mobilisés avaient élu avec une forte majorité Jacob Zuma à la présidence de cette organisation.

Il faut ajouter qu’après les dernières élections nationales, Jacob Zuma a confié à plusieurs hauts responsables du SACP d’importants postes ministériels.

 

 

Déclaration commune de 76 partis communistes et ouvriers sur la résolution anti-communiste de l'OSCE (intern)

 

Une importante déclaration contre la résolution anti-communiste de l’OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a été signée par 76 partis communistes et ouvriers dont le PADS. Nous la publions ci-après

 

« Nous condamnons fermement l'adoption le 3 juillet 2009, lors de la session régulière de l'Assemblée Parlementaire de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), à Vilnius, en Lituanie, d'une nouvelle résolution anti-communiste intitulée « Sur la réunification de l'Europe divisée » qui renferme une honteuse falsification de l'histoire et nie le rôle de l'Union Soviétique dans la victoire contre le fascisme. La résolution met sur un même plan communisme et fascisme. Ceux qui agissent ainsi omettent de rappeler que c'est l'Union Soviétique qui a apporté la plus grande contribution à la libération de l'Europe du fascisme. Les auteurs de la résolution – ces falsificateurs de l'histoire – feignent d'avoir oublié qui sont ceux qui ont abandonné la Tchécoslovaquie en 1938 à Munich, ce qui a mené à la fin de l'indépendance du pays et à l'asservissement des peuples Slovaques et Tchèques au fascisme.

 

Ceux qui ont voté pour l'adoption de cette résolution en fait justifient et encouragent une « chasse aux sorcières » contre les communistes dans plusieurs pays de l'OSCE où les communistes sont persécutés, leurs organisations de jeunesses interdites et leurs partis poursuivis pour avoir utilisés leurs symboles traditionnels.

 

De plus, la résolution offre de grandes opportunités pour la criminalisation de l'idéologie communiste et pour l'adoption de mesures contre les partis communistes.

 

Dans les même temps, nous constatons une véritable réhabilitation des Nazis dans de nombreux pays, y compris dans le pays qui a accueilli cette session de l'Assemblée Parlementaire de l'OSCE.

 

Nous ne donnons à personne le droit d'insulter la mémoire des anti-fascistes, de ceux qui ont participé au mouvement de Résistance, qui ont perdu leurs vies dans le combat contre le Nazisme.

 

L'intensification de l'anti-communisme en Europe n'est pas un phénomène passager. Il démontre la peur des classes dirigeantes face à l'aggravation de la crise capitaliste et face au caractère pressant des revendications pour l'abolition de l'exploitation capitaliste et au caractère nécessaire pris par un changement de société radical.

 

La classe ouvrière, tous les travailleurs, quelque soit l'étendue de leurs accords ou de leurs désaccords avec les communistes, doivent repousser catégoriquement les agents de l'anti-communisme, puisque l'histoire a prouvé que les attaques anti-communistes sont le prélude à une offensive générale contre les droits démocratiques et sociaux du peuple.

 

Répondons aux provocateurs et aux anti-communistes par notre lutte commune pour les droits des travailleurs, pour le socialisme ».

 

L'appel des 76 Partis communistes condamnant l'anticommunisme a été 
suivi d'une pétition signée  par plusieurs personnalités communistes 
et progressistes du monde entier. Parmi les signataires signalons 
celles des  représentants Algériens.

Maamar Guermache dit Abbas
Ancien secrétaire-général du syndicat UGTA des travailleurs du port d'Alger

Henri Alleg ancien dirigeant du parti communiste algérien (PCA)

Boualem Khalfa ancien dirigeant du PCA, ex-directeur d'Alger Républicain

Bessa Zoheir directeur d'Alger Républicain

Sportisse william, ancien dirigeant du PCA et secrétaire de l'association des amis d'Alger Républicain en France

Perles Georges Président de l'association des amis d'Alger Républicain en France

dalila Meziane avocate et membre de différentes associations féminines.

 

 Ci-dessous 
vous trouverez le texte de cette pétition.

 

Ripostons massivement et résolument à l'anticommunisme et à toutes ses expressions


Nous, cadres, membres, amis et sympathisants des Partis communistes et ouvriers,  élus aux parlements, au niveau local, à  la direction des syndicats et des organisations de masse, dénonçons la tentative d'assimiler le communisme avec le nazisme au travers des efforts visant à proclamer le 23 août de  “jour de la mémoire de leurs victimes”.

Cet effort de falsifier l'histoire a le soutien de forces politiques au service du capital. Il s'est manifesté de diverses façons au cours des dernières années, notamment par des résolutions de divers organes interétatiques  et d'institutions parlementaires.

Ayant d'abord rebaptisé le 9 mai, jour de la victoire des peuples [1945]  en “journée de l'Europe” dans le but d'effacer la photo du drapeau rouge flottant sur le Reichstag, ils poursuivent  aujourd'hui leur  plan d'identifier la victime avec le bourreau en se référant à la journée [23 août 1939] où le pacte Molotov Ribbentrop de non agression a été signé.

            Ces forces  visent à dissimuler le caractère de classe impérialiste du nazisme fascisme

            Elles veulent cacher  le fait que la victoire des peuples porte le sceau indélébile de l'Union soviétique, de l'Armée rouge et  des mouvements de partisans, dans lesquels les communistes ont été à l'avant-garde dans le monde entier.
            Ces forces veulent blanchir l'impérialisme, qui a engendré le fascisme.  Aujourd'hui, 20 ans après la contre-révolution, elles veulent blanchir les massacres impunis que ce même impérialisme perpètre le monde.
            De cette façon, elles aspirent à atteindre politiquement et idéologiquement tous ceux qui continuent à lutter contre l'exploitation et l'injustice de classe, qui résistent à l'attaque barbare contre tout droit social, syndical et démocratique du peuple projeté dans les conditions de crise économique mondiale du  capitalisme.

            Travailleurs, paysans, femmes, jeunes,  retraités, anciens combattants et  combattants de la lutte antifasciste,

            * Mobilisez-vous vigoureusement contre la réécriture et  la falsification          de l'histoire
            * Donnez une  réponse résolue afin d'annuler toute tentative

             d'organiser   des manifestations anti-communistes, le 23 août.
            * Faites connaître  la vérité historique
            * Défendez la lutte intransigeante contre l'impérialisme, pour une autre                          société, sans guerre, sans chômage, sans pauvreté et exploitation. Pour le socialisme