Lien n° 99 Date
8 novembre 2008
SOUTENIR LES TRAVAILLEURS DES PORTS
CONTRE LES PRIVATISATIONS C’EST DEFENDRE LA SOUVERAINETE NATIONALE (editorial)
Les dix ports d’Algérie observeront le 12 novembre une
journée de protestation. Le comité exécutif de la Coordination nationale des
syndicats des ports qui s’est réuni le 6
novembre a annoncé cette importante action des dockers. Ces derniers ont dénoncé
à nouveau la politique de gestion des
établissements portuaires et rejettent
en particulier le projet de
partenariat du port de Djendjen avec la société émiratie DP Word négocié en
leur absence. Ce projet qui signifie la privatisation
des ports de Djendjen et d’Alger et permettrait de donner 50% du capital des
plus importants établissements portuaires à la société émiratie DP Word aurait
pour première conséquence de mettre en chômage 3000 travailleurs. Le ministre
des transports a même osé refuser de recevoir une délégation de responsables
syndicaux qui voulaient lui faire part de l’inquiétude des travailleurs et leur
opposition à cette privatisation qui porterait directement atteinte à la
souveraineté du pays. Cette privatisation à laquelle tiennent des dirigeants
qui foulent au pied encore une fois l’intérêt national est injustifiable du
fait qu’il s’agit d’activités très rentables. Ces
dirigeants ne font rien pour renouveler les équipements et ont passé
leur temps à tenter de diviser les
travailleurs ou à attaquer les syndicalistes.
Ces derniers, représentants authentiques des travailleurs de
la base, ont déclaré à maintes reprises
qu’ils se battaient pour la souveraineté sur les ports... et qu’ils étaient
prêts à tous les sacrifices. Ils défendent donc directement l’intérêt national.
La politique de privatisation ou du prétendu partenariat avec des sociétés
étrangères, qui ne se sont jamais soucié de l’emploi ou des intérêts du pays,
et n’ont jamais respecté leurs engagements d’augmenter la production ou les
postes d’emploi. DP Word qui veut s’emparer des ports fera comme Arcelor Mittal
et Orascom et commencera par licencier des milliers de travailleurs (voir dans
ce numéro l’article consacré aux agissements du patron d’Arcelor Mittal). En se
battant contre la privatisation des ports les dockers défendent du même coup
toute l’économie nationale livrée aux multinationales étrangères. Ils ont donc
droit à la solidarité pleine et entière de tous les travailleurs, de tous les
progressistes, de tous les patriotes. En poussant à la privatisation des ports, Bouteflika et
Ouyahia, refusent en réalité de tirer les leçons d’une politique qu’ils
ont eux-même fait semblant de condamner dans la dernière période. Même dans les
grands pays capitalistes des pressions considérables sont faites actuellement
du fait de la crise sur les dirigeants politiques américains ou européens pour qu’ils ne se
contentent pas de donner de l’argent à des banques ou à des groupes industriels
mais que l’Etat prenne directement des participations en partie ou en totalité
dans les entreprises aidées. C’est dire que même dans ces pays la preuve de la
nocivité des privatisations devient de plus en plus claire y compris pour
nombre de petits patrons.
En Algérie les
dirigeants de la bourgeoisie compradore soutenus bruyamment et honteusement par
les responsables de l’UGTA veulent continuer à brader tout ce qu’ils peuvent
brader dans tous les domaines et ce, quelles que soient les conséquences sur
l’emploi, la production ou les finances
publiques. Il est temps de faire échec aux
agissements des uns et des autres en renforçant la mobilisation de tous
les travailleurs contre les privatisations y compris en exigeant du pouvoir
qu’il revienne sur celles déjà réalisées, qui détruisent les secteurs
stratégiques de notre pays. Dans ces luttes difficiles de véritables syndicats
indépendants du pouvoir et des partis bourgeois, et défendant à la fois les
intérêts sociaux des travailleurs de leur entreprise et les intérêts nationaux
sont indispensables. De tels syndicats
obligeront tôt ou tard les casseurs et les faux syndicalistes à tenir
compte de leurs revendications.
Le mot de Bouzoulouf (national)
Est-ce grâce à l’action incessante du secrétaire général
(à vie ?) de l’UGTA, Il Cavaliere
Sidi Saïd, et à sa ténacité, que les « travailleurs » d’un certain
secteur ont obtenu de grasses augmentations de salaire et de considérables
indemnités, considérables au point que leurs revenus ont été multipliés par
trois ? Ils sont aujourd’hui de 300 000 dinars ! Cela est bien
raisonnable, direz-vous. En effet, c’est tout à fait humain lorsque que l’on connaît
la cherté de la vie, cela donne la possibilité de bien vivre, ultra décemment
même ! Au moins, ces malheureux ne se donnent plus de mal pour remplir
leurs couffins. Ils se font livrer à domicile !
Mais qui sont ces travailleurs que l’on ne connaît pas, vous
demanderez-vous ? Ces
« travailleurs », éreintés par les applaudissements - quand ils sont
à leur poste, ce qui est rarissime - en ont les mains enflées et ressentent
d’atroces douleurs aux épaules à applaudir et ont la gorge irritée à force de
hurler bravo à la politique de leur seigneur bien-aimé.
Ces hommes qui travaillent avec acharnement et se dépensent
sans compter pour le bien de leurs concitoyens ce sont tout simplement les
parlementaires. Et un certain nombre d’entre eux, élus sous le sigle du FLN ou
du RND, sont issus de ladite Centrale syndicale. Cela ne s’appelle pas de la
corruption mais service payé ! Comment ces « syndicalistes » peuvent-
ils penser à la situation des travailleurs et des chômeurs, des jeunes
harragas etc......... quand ils sont avant tout intéressés par les
avantages qu'un système leur octroie et qui les corrompt? Les
corrompus ne peuvent jamais défendre les travailleurs. La direction centrale de
l'UGTA est devenue une courroie de
transmission du pouvoir et du système politique qui sert les intérêts
de la bourgeoisie compradore alliée de l'impérialisme.
En tout cas, cette annonce a fait rougir de plaisir Il
Cavaliere. Voilà, s’est-il écrié, vous voyez que l’action paye, bien, très bien
même. Mais vous, les laborieux, ne bougez pas, pas de sit-in, pas de grève,
aucune action ! Notre bien-aimé président veille sur vous grâce à moi.
Il est temps, toute plaisanterie (amère) étant mise de côté
que les travailleurs unissent leurs efforts pour créer un syndicat réellement
de classe et se débarrassent de cette engeance qui mine leur existence et celle
de leurs enfants.
Beau succès du stand du Lien à la Fête
de l’Humanité (national)
Comme les années précédentes le stand du Lien, l’organe
central de notre parti a connu un beau succès cette année. En effet, c’est par
milliers que nos amis ou sympathisants nous ont rendu visite et ont pris
connaissance des nombreux mots d’ordre sur la situation nationale et
internationale qui ornaient le stand. On pouvait lire en particulier la
dénonciation de l’agressivité de
l’impérialisme sur le fronton, ceux concernant le 160° anniversaire
du Manifeste du Parti communiste, du 50° anniversaire de
la naqba palestinienne et du 50° anniversaire de la victoire de la
révolution Cubaine.
De nombreuses discussions fraternelles
sur la situation de notre pays ou les événements internationaux ont pu se tenir
avec nos visiteurs dans une ambiance très fraternelle. Les mots d’ordre
politiques qui émaillaient notre stand ne sont pas passés inaperçus. Bien au
contraire, ils ont permis de susciter de nombreux échanges y compris avec de
nombreux représentants de partis frères. Comme à l’accoutumer, les fameux
caricaturistes Gyps et DAHMANI avaient leurs tables et délivraient aimablement
leurs albums accompagnés de dédicaces.
Il va sans dire que Mustapha Boutadjine, dont les œuvres
sont bien connues de nos visiteurs, ne saurait être oublié de la liste de tous
nos camarades, femmes et hommes, à remercier pour le travail incessant et qui
ont permis le bon déroulement de notre présence à cette immense fête populaire.
Alger Républicain et d’autres stands algériens ont participé
également à la fête de l’Huma
Les intempéries ont fait des dizaines
de morts et des dégâts considérables
Que va faire le pouvoir pour régler les
problèmes ? (national)
Les intempéries, fortes pluies et vents violents qui ont
balayé notre pays d’un bout à l’autre, d’El Oued à Béchar, de Ghardaïa à El
Bayad, de Tebessa à Sétif et d’El Mila jusque dans l’extrême Ouest du territoire
national ont provoqué de lourdes pertes humaines et matérielles. Les morts se
comptent par dizaines et les habitations emportées, détruites ou noyées par les
boues par milliers. C’est dire si les sans abris seront nombreux après cette
catastrophe.
L’oued Saoura, dans la furie des ses eaux abondantes, a
emporté des milliers de palmiers dattiers, et causé la destructions de diverses
et innombrables plantations, pommes de terre, blés, etc. Le bétail n’a pas
échappé à ces violences de la nature : des dizaines de milliers de têtes
ont péri. Au total 15
wilayas ont été touchés et 31 communes sont sinistrées. Il y a eu 44
morts qui s'ajoutent aux 43 de Ghardaïa. Dans cette ville 600 familles
sinistrées sont aujourd'hui sans demeure. Les communes qui ont
sinistrées sont au nombre 13 dans la wilaya de Béchar, sept à Tiaret,
5 à Aïn-Defla, 3 à Naama et 3 autres à Adrar.
Ces énormes pertes en vies humaines et matérielles, sans le
dévouement des pompiers, mal équipés, des soldats et autres citoyens dévoués
auraient pu être pires. Ces citoyens organisés dans de véritables associations
indépendantes de solidarité seraient bien plus efficaces pour faire face à
toutes sortes de calamités naturelles. Nos anciens se rappellent sans doute
l’efficacité du secours populaire face aux intempéries. Que feront les
autorités nationales pour régler tous les problèmes qui se posent d’ors et déjà
à la population la plus pauvre ?
Mais il y a une autre question aussi grave. L’abondance de
ces pluies, mal réparties sur l’année, ne peut apporter une solution aux
problèmes de la sècheresse qui déjà se manifeste dans maintes régions du pays
détruisant des milliers d’hectares de plantations diverses et d’arbres
fruitiers. Il est urgent que l’Etat envisage de construire davantage de bassins
de rétention.
Le pouvoir, toujours aussi imprévoyant, n’a pas su
rassembler tous les moyens nécessaires à remédier aux dégâts de ces tempêtes.
Bien souvent, il manquait d’engins de déblaiement pour repousser les gravats et
les boues qui envahissaient les rives des oueds et les bâtiments d’habitations
ou administratifs. Pourtant, nos gouvernants ont engrangé la somme inimaginable
de 145 milliards de dollars, magot auquel vient s’ajouter un excèdent
commercial de 35 milliards de $ pour les trois premiers trimestres de 2008.
Les populations vont encore devoir se battre avec
acharnement pour obtenir des réparations rapides…qu’elles attendront longtemps
si jamais elles se réalisent !
L’impérialisme US ne dort pas
Il installe une immense base militaire
au Maroc (intern)
Après deux années d’étude stratégique et de négociations,
une énorme base militaire américaine a « ouvert ses portes » au
Maroc, plus précisément dans la localité de Tan Tan, située à 25 kilomètres de
la côte atlantique et à 300 des îles Canaries.
Cette nouvelle base US est tellement grande qu’elle pourrait
contenir 1000 terrains de football, plus exactement 1000 hectares Cette base sert à accueillir les troupes
américaines prêtes à se porter au « secours » des alliés du camp impérialistes,
évidement surtout de ceux qui ont d’importantes ressources en hydrocarbure ou
autre. Elle est devenue effective le 30 septembre dernier.
Ainsi, peu à peu, les US continue de tisser leur toile
d’araignée pour agresser n’importe quel pays qui aurait quelque velléité
d’indépendance à leur égard.
Le pire est que ce « bon » roi Mohamed VI n’ait
rien fait pour s’opposer à la construction de cette base qui est clairement
destinée à étendre l’implantation des forces armées de l’impérialisme US. Non seulement
il n’a rien fait, mais, au contraire, il a accordé généreusement cet immense
terrain au prix de perdre un peu plus de la souveraineté de son royaume.
D’autres pays impérialistes ne restent pas inactifs. Au
moment où cette information était
publiée, des manoeuvres navales communes des 5+5 se déroulaient à
Alger. L’impérialisme international dirigé par les USA, conformément aux
décisions du dernier sommet de l'OTAN à Bucarest, mène
subrepticement les pays du Maghreb vers leur intégration dans cette
organisation agressive et dominatrice des peuples qui luttent pour
leur souveraineté nationale et leurs acquis sociaux progressistes.
L'Africom opérationnelle le 1er octobre malgré l'hostilité
des Africains (nation)
Malgré le
refus de plusieurs pays d’accepter le nouveau commandement américain pour
l'Afrique (AFRICOM) sur notre continent les impérialistes américains ont décidé
de maintenir une décision lourde de dangers pour tous les peuples africains. Officiellement,
l'Africom est destiné à apporter une assistance à nos pays dans plusieurs
domaines et en particulier pour garantir notre sécurité. L’AFRICOM doit servir
selon la propagande américaine à prévenir les conflits et à lutter contre le
terrorisme. Tous les segments de l’action diplomatique et économique passeront
désormais sous supervision militaire.
Depuis des années la « lutte contre le terrorisme » sert de paravent
à Bush pour renforcer ses immixtions dans les affaires de nombreux pays, en
particulier africains, porter régulièrement atteinte à leur souveraineté y
compris par la guerre et l’occupation. Comme nous l’avons souvent dit et
répété, et nous ne sommes pas les seuls, les impérialistes américains cherchent
à contrôler nos sources de matières premières et nos ressources énergétiques.
Et ce n’est pas l’aggravation de la crise financière actuelle et du système
capitaliste qui va les faire changer d’avis.
Contrôler les sources d'énergie :
objectif fondamental des impérialistes (intert)
Pour faire face à la crise du système
capitaliste de plus en plus grave, l’impérialisme américain veut renforcer militairement sa présence en Afrique et s’emparer de nos
ressources énergétiques pour contrer ses concurrents chinois et même européens.
Pour Mark Fancher, membre de la Conférence
américaine des avocats noirs, «le commandement africain des Etats-Unis n'est
rien d'autre qu'un instrument visant à garantir l'accès de l'industrie pétrolière américaine
aux larges réserves énergétiques de l'Afrique. Si quiconque interfère, nous craignons
qu'ils soient étiquetés terroristes et deviennent la cible d'attaques militaires».
Malgré toutes les pressions les militaires américains n'ont pu trouver de pays
acceptant d'accueillir leur quartier général et ils doivent opérer à partir de
l'Europe. Mais le fait qu’ils aient installé l’Africom en Europe, probablement
à titre provisoire, ne signifie pas qu’ils aient renoncé à leurs objectifs.
Toutes les forces progressistes et patriotiques doivent rester mobilisées pour
faire échec à leur politique aussi bien militaire que politique et économique.
Refuser fermement aux impérialistes américains ou non de piétiner notre
souveraineté et s’accaparer de nos ressources, liquider le terrorisme qui leur
sert de prétexte pour « justifier » leurs projets, refuser
l’installation de leurs bases militaires ou leurs « conseillers »,
isoler les couches de la Bourgeoisie compradore toujours prêtes à accepter toutes leurs injonctions créera les
conditions à même de renforcer notre indépendance pour laquelle se sont sacrifiés
tant d’Africains
CRISE FINANCIERE ET ECONOMIQUE MONDIALE : LA CRISE
DU CAPITALISME ECLATE AU GRAND JOUR (economie)
Depuis
plusieurs semaines les établissements financiers de tous les grands pays
capitalistes vivent dans la panique. Des centaines de banques américaines ont
été déclarées insolvables. Des banques américaines, comme Lehman Brothers, qui
brassent des centaines de milliards de dollars ont fait faillite. Des sociétés d’investissement
gigantesques ou des mutuelles se sont déclarées en cessation de paiement. Les
banques européennes ou asiatiques vivent une situation analogue même si en
apparence elles sont moins touchées. Plusieurs d’entre elles en France, en Angleterre,
en Allemagne, en Belgique ou au Japon ne doivent leur salut, probablement
provisoire, qu’à leurs gouvernements qui se sont précipités pour leur donner de
l’argent y compris en les « nationalisant » partiellement en
attendant des jours meilleurs. Des centaines et des centaines de milliards ont
été mises à leur disposition pour les
sortir d’une situation sans issue. Cet argent est donné sans que les Etats
acquièrent des parts quelconques dans ces banques alors que les profits
réalisés par le passé sont allés à leurs actionnaires. Les
pertes d'aujourd'hui seront supportées par les
travailleurs de ces Etats et par les peuples dont les économies sont dominées
par
l'impérialisme comme le reconnaît implicitement le social-démocrate de
droite, actuel directeur du FMI.
La réponse à
cette panique a consisté et consiste toujours à répéter qu’il s’agit simplement
d’une crise due à une mauvaise gestion, à des risques inconsidérés, à des
spéculations injustifiés etc. Pour les idéologues du capitalisme il est
essentiel que les travailleurs et les peuples du monde entier ne comprennent
pas que tout cela n’est que le résultat d’une surexploitation effrénée des
travailleurs du monde et du pillage des
ressources de tous les peuples. Les impérialistes comptent, pour
affronter cette crise, sur la docilité des peuples qui
s'interrogent par quel système remplacer le capitalisme quand le
socialisme a subi un revers après la disparition de l'URSS et des autres
pays socialistes. D'où l'importance de réfuter les calomnies et mensonges
impérialistes sur le socialisme afin de libérer les peuples
de tous les préjugés ou doutes sur la force de ce système.
En
réalité nous avons là le résultat de la mondialisation impérialiste avec les règles imposées par les grands
capitalistes et leurs organismes internationaux (FMI. Banque mondiale, OMC…)
leurs guerres, leurs délocalisations et la surexploitation des travailleurs du
monde entier y compris ceux qui vivent dans leurs propres pays. Aujourd’hui ils
nous disent que tout cela est arrivé parce qu’il n’y a pas de contrôle, qu’on a
permis aux banques de faire ce qu’elles veulent, qu’on n’a pas bien réguler
etc. Mais qui a fixé ces règles qui ont permis ces pratiques dénoncées en
paroles aujourd’hui ? C’est bien les grands capitalistes et leurs
gouvernements. Ils veulent faire oublier qu’ils ont remis en cause partout les acquis sociaux des
travailleurs, ont exigé que des pays comme le nôtre privatisent à tout va,
abandonnent l’industrialisation pour faire place nette à leurs multinationales,
utilisent tous les moyens pour piller les ressources de tous les peuples. C’est
tout cela qui ne marche plus. Cette crise aura des conséquences considérables
sur tous les peuples. On attend plus de 20 millions de chômeurs pour l’année
2009. Cette crise prouve plus que jamais que ce régime a fait son temps et qu’il
doit être renversé. Mais personne ne peut croire que les capitalistes vont
tranquillement accepter de laisser la place. Il faudra d’abord lutter et renforcer partout des partis révolutionnaires
et des syndicats de classe capables de mobiliser les travailleurs et toutes les
victimes de ce régime inhumain pour faire la révolution socialiste et instaurer
le socialisme lorsque les conditions le permettront. En attendant la lutte doit
être menée contre toutes les mesures que prennent les capitalistes et leurs
gouvernements pour faire payer la crise par les travailleurs et les peuples.
Les solutions qu’ils envisagent sont toutes dirigées contre les travailleurs.
Les menaces de toucher aux retraites, à l’assurance maladie et aux revenus
modestes vont continuer. Les pressions contre nos pays pour les soumettre
encore plus aux intérêts des multinationales vont augmenter. Les menaces
d’agression contre plusieurs pays ne vont pas cesser. Les impérialistes n’ont
aucune intention de toucher à leurs budgets militaires ou mettre un terme aux guerres et occupations.
Pour les communistes, les progressistes et les travailleurs du monde entier,
l’heure est à la lutte. En renforçant leurs organisations et leur solidarité
ils mettront en échec les tentatives de faire payer la note à ceux qui ne sont
responsables en rien de cette crise. C’est leur résistance et leurs sacrifices
pour arracher leurs droits légitimes qui créeront tôt ou tard les conditions
qui permettront d’en finir avec la dictature du grand capitalisme international.
Crise financière mondiale : De graves conséquences sur
notre pays. (economie)
La crise financière et économique mondiale actuelle est en
réalité une aggravation brutale de la crise du
capitalisme international qui a commencé depuis longtemps. Toutes les
mesures prises par les grands pays capitalistes consistent à faire payer encore
et encore cette crise par les travailleurs et les peuples du monde et en
particulier par des pays comme le nôtre. Pour ce qui concerne l’Algérie la
menace immédiate concerne le sort des milliards de réserves
de change placées
dans les banques étrangères. Plus de 43 milliards de dollars sont placés aux
Etats-Unis en bons de trésor. Avec l’instabilité de la valeur du dollar ce
capital « garanti » ne l’est pas du tout. On nous dit qu’il rapporte
2% d’intérêt mais ce chiffre ne correspond même pas à l’inflation.
L’autre menace vient de la chute des prix des hydrocarbures.
Au moment où nous écrivons le pétrole a déjà perdu la moitié de sa valeur de
juillet dernier où il était côté à 147 dollars. La récession qui a déjà
commencé aux USA et en Europe aura des conséquences de plus en plus sérieuses
sur les prix du pétrole et du gaz. Mais
ce n’est pas tout. Les multinationales soutenues par leurs gouvernements
continueront à nous vendre leurs marchandises au prix fort malgré ou plutôt à
cause de la crise qui les frappe. Nous produisons bien peu au regard des
besoins du
pays (surtout depuis la funeste politique de privatisation de
l'économie et la casse ou le bradage de nos entreprises publiques
nos entreprises, surtout stratégiques, imposée par le FMI et la Banque
mondiale)
et que nous importons pratiquement tout, nous n’avons pas le choix ou alors nos
gouvernants choisiront de limiter les importations les plus utiles pour la
population ou indispensables pour faire fonctionner les quelques entreprises
non encore détruites (médicaments, produits agricoles, équipements industriels).
La Bourgeoisie compradore au pouvoir renforcera encore sa désastreuse politique
économique et sociale et prendra prétexte de la crise pour refuser les
augmentations de salaire et les prestations sociales, les crédits destinés à
l’éducation, à la santé publique ou au logement social. Alors il n’y aurait
rien à faire ? Les travailleurs, les jeunes et les familles populaires, qui
ne sont naturellement pour rien dans la crise du système capitaliste
international ou dans la politique suivie par nos gouvernants ces dernières
années, doivent
redoubler leurs luttes unies pour rejeter toutes les
explications destinées à les faire taire. Il est plus urgent que jamais de
lutter
pour un véritable redressement
économique
en sauvegardant nos richesses nationales des appétits impérialistes,
en remettant en cause les privatisations faites au profit
d'entreprises étrangères qui transgressent les lois du pays, en
favorisant par des investissements nationaux la relance des secteurs
industriel et agricole public ou privé national. Nous avons encore
assez d’argent pour cela. Par ailleurs n’est-il pas possible de bloquer
l’accord d’association avec l’Union européenne, protéger enfin nos productions
publiques et privées, interdire toute nouvelle privatisation et même remettre
en cause les cadeaux accordés généreusement aux multinationales sous prétexte
de « partenariat » ? n’est–il pas urgent de mettre au placard
toutes les « réformes » imposées par le FMI ? N’est-il pas temps
de bloquer l’adhésion à l’OMC ? Les luttes des travailleurs pour leurs
salaires et toutes les revendications légitimes doivent être encouragées par
tous les progressistes parce qu’elles sont indispensables pour faire face au
coût de la vie qui n’est pas prêt de diminuer. Bref face à la crise, un seul
mot d’ordre : Lutter et encore lutter pour échapper aux dictats des
multinationales et mettre en échec la bourgeoisie compradore et son pouvoir
pour ouvrir à notre peuple d’autres perspectives.
RAPPEL DES POSITIONS CONSTANTES DU PADS SUR LA CRISE DU
CAPITALISME
Nous
reproduisons ci-dessous quelques extraits de nos analyses passées sur la crise
du capitalisme
Déclaration
du PADS à la conférence d’Athènes (lien 82 novembre 2004)
L’incapacité
du système capitaliste à assurer à l’échelle planétaire un développement
harmonieux et en largeur des forces productives ainsi que l’amélioration des
conditions d’existence de l’ensemble des peuples aggrave sa crise. Le caractère
insurmontable de la contradiction fondamentale du capitalisme se manifeste en
particulier par l’accentuation de l’écart entre le potentiel productif existant
et les besoins sociaux. Il pousse le système capitaliste, à son stade
impérialiste, à chercher des solutions à cette crise dans l’expansion hors de
ses frontières, par l’accaparement des ressources naturelles des autres
nations, le contrôle des flux et mouvements financiers au niveau de l’ensemble
de la planète, la transformation du reste du monde en marché ou en ateliers
destinés à lui fournir des marchandises à bas prix. Cette crise engendre une
série de conséquences comme le démantèlement des acquis sociaux et la régression
sociale à l’intérieur même des pays impérialistes, la tendance à jeter dans une
concurrence régressive les peuples et les travailleurs les uns contre les
autres, afin de les amener à renoncer à leurs acquis, à leurs droits non
seulement sociaux mais aussi syndicaux et politiques, et à accepter des
conditions de vie en recul par rapport aux décennies passées.
Il
en résulte un conflit opposant à une échelle sans précédent de vastes
groupements d’hommes et de femmes exploités et opprimés à une toute petite
oligarchie. Le gigantesque appareil de propagande de la grande bourgeoisie
monopoliste est incapable de camoufler de façon durable les causes profondes de
la paupérisation des peuples et des travailleurs, causes liées à la nature
socio-économique même du capitalisme. Ces causes n’ont rien à voir avec les
traits psychologiques particuliers des dirigeants des pays capitalistes…
La mondialisation impérialiste fait des
ravages dans le monde entier (Lien 85 mai 2005).
« Partout le
régime capitaliste en crise aggrave l’exploitation des
travailleurs, multiplie les atteintes
aux acquis sociaux, pille les richesses des
peuples, porte atteinte à l’environnement et réduit à la misère des
centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Ce régime a prouvé son
incapacité à résoudre les grands problèmes de l’humanité comme ceux de la faim, des maladies ou des catastrophes
naturelles. Les réformes qu’il impose à tous les peuples à travers les
institutions qu’il contrôle comme le FMI, la banque mondiale ou l’OMC n’a qu’un
seul objectif : augmenter les profits des multinationales au détriment du
niveau de vie des salariés, des jeunes et des familles populaires. L’accès au
logement, à la santé, à l’éducation, aux loisirs devient un luxe pour le plus
grand nombre. Même dans les grands pays capitalistes un emploi correctement
rémunéré ou une retraite décente deviennent de plus en plus difficiles. Partout
le libéralisme, les privatisations des entreprises et des services publics, les
délocalisations, aggravent le chômage et l’exclusion.
à quoi ou à qui serviront les entrées en devises
attendues ? (lien 90 février 2007)
(Cependant la question se pose –
toujours la même ! – à quoi ou à qui serviront les entrées en devises
attendues ? Car si notre pays regorge d’hydrocarbures, il regorge aussi de
pauvreté et même de misère. Le pouvoir rechigne à investir dans les
investissement productifs, à venir en aide aux sociétés nationales – celles qui
n’ont pas encore été privatisées - qui sont étranglées sciemment en les privant
de crédits pour renouveler leurs équipements aujourd’hui dépassés ou, plus
simplement, acheter les pièces détachées nécessaires aux réparations ou encore
les matières premières nécessaires à leurs productions.
L’Etat
bourgeois préfèrent placer ces devises – en fait, elles appartiennent à tout le
peuple - dans les banques étrangères, en particulier américaines, et en priver,
selon les directives du FMI ou de la Banque mondiale nos entreprises
nationales.
En
permettant que des entreprises comme Asmidal passent dans les mains étrangères
des multinationales, en l’occurrence espagnoles, qui n’en font qu’à leur tête
pour en tirer le plus grand profit, le pouvoir continu de détruire le secteur
public en favorisant l’importation, par exemple des engrais chimiques, et
provoquant ainsi une incessante hausse du chômage.
Il
est plus que temps de changer cette politique qui ne peut mener qu’à une
catastrophe généralisée dont seul notre peuple aura à souffrir.
La Bourgeoisie et les multinationales ruinent le pays. (edito du lien 97-20 Mai 2008)
Grâce au prix du pétrole et du
gaz, qui vole de record en record, les ressources financières de
l’Algérie ne cessent d’augmenter. Tout le monde le constate, elles ne servent
ni à relancer l’industrialisation ou l’agriculture, ni à augmenter les salaires
ou les retraites, ni à améliorer l’efficacité des services publics ou à réduire
le chômage et la misère pour des millions d’Algériens. Les bavardages de Temmar
ne trompent plus personne et sont impuissants à cacher que l’industrie est de
plus en plus abandonnée. Pourtant une dizaine de milliards de dollars
suffiraient à liquider en 2 ans le chômage. L’agriculture de son côté est de moins en moins en mesure de nourrir la
population et les milliards de dinars du Fond national (FNA) qui lui été
destinés ont beaucoup plus alimenté la corruption. Les conséquences sont de
plus en plus catastrophiques puisque nous importons tout. Pour la seule année
2007 le montant des importations s’élève à
27 milliards de dollars ! Ces sommes faramineuses sont engrangées
par les multinationales étrangères. De leur côté les multinationales qui sont
implantées dans notre pays ne
réinvestissent pas chez nous leurs bénéfices qui dépassent 7 milliards de
dollars. Une partie des sommes provenant des hydrocarbures est accordée sous
forme de crédits (souvent non remboursés) par les banques publiques à la
bourgeoisie compradore pour financer ses achats de produits étrangers. Enfin,
les réserves financières engrangées depuis ces dernières années sont déposées
dans les banques étrangères notamment américaines qui s’en servent pour faire
face au grave déséquilibre financier de leur Etat. Mais les luttes des
travailleurs pour exiger des salaires décents, la colère de nos jeunes chômeurs
ou les cris de détresse des retraités
sont superbement méprisés ou lourdement
réprimés. Cette politique est non seulement antipopulaire mais aussi
ouvertement antinationale. Le pouvoir qui la met en œuvre ne s’inquiète ni de
l’augmentation continue du prix des produits agricoles ou des médicaments sur
le marché international ni de l’érosion du dollar qui aggravera encore le
montant de nos importations. Il pousse
au contraire à une consommation de biens et de produits non prioritaires comme
par exemple l’importation de plus en plus massive des automobiles au lieu
d’organiser un service public de transport efficace. Ce pouvoir qui a signé les
ruineux accords d’association ou de libre-échange avec tous les grands pays
capitalistes, continue à obéir aux
injonctions du FMI alors que nos moyens
financiers permettent d’y échapper. Il refuse de mettre un seul dinar dans
l’industrie et poursuit sa casse de ce qui reste du secteur public
Aujourd'hui
des montants
en devises très importants sont dépensés par l'Etat et Sonatrach pour
l’achat du
rond à béton et des tubes qui sont importés et que ne produit pas
le
complexe de Annaba.Orascom, qui a bénéficié des crédits
des banques algériennes pour
installer ses cimenteries, qui a transféré ses profits dont le montant
est bien supérieur à la somme qu'il a investie, et qui se permet de
vendre la majorité des actions de sa société de cimenterie à Lafarge
sans que le gouvernement Algérien soit au préalable informé.
FETE D’AVANTE : UN APPEL A LA LUTTE CONTRE LA CRISE (intern)
Plusieurs milliers de portugais, dont de très nombreux
jeunes, ont participé les 5, 6 et 7 septembre dernier à la 32ème fête d’Avante, organe central du Parti
communiste portugais (PCP). Des représentants de nombreux partis communistes et
progressistes dont celui du PADS,
invités par nos amis portugais, ont participé à cette fête et ont réaffirmé
leur solidarité avec le PCP. Les délégués des mouvements de libération des
anciennes colonies portugaises (Angola, Guinée Bissao, Cap vert, Mozambique,
Timor), qui ont lutté aux côtés des communistes portugais pour arracher leur
indépendance, le Polisario et les organisations palestiniennes (OLP, FPLP et
FDLP) étaient également présents. Au total des dizaines d’organisations venant de plusieurs pays ont participé à cette fête populaire.
Les communistes et les progressistes portugais mènent une lutte ferme et continue contre la
politique économique et sociale du gouvernement socialiste et l’Union
européenne et les atteintes aux acquis des travailleurs et des couches
laborieuses du Portugal. Tout en luttant contre la remise en cause des acquis
de la Révolution du 25 avril de la part du gouvernement socialiste actuel, le
PCP accorde une grande importance à la solidarité avec les peuples en lutte
contre l’impérialisme. Durant les 3 jours les dirigeants du parti et les
militants ont multiplié les marques de solidarité avec tous les peuples
agressés par les impérialistes et en particulier avec ceux de Palestine, du
Liban, de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie, du Sahara occidental…Ils ont
condamné avec force les crimes barbares des dirigeants israéliens contre les
Palestiniens et les Libanais et le soutien inconditionnel que leur apporte
l’impérialisme américain.
Après l’intervention enthousiaste de la responsable des
jeunesses communistes, le camarade Jéronimo de Sousa, secrétaire général du
parti a prononcé un discours lors d’un imposant meeting où il a condamné
fermement la politique des « socialistes » qui mènent ouvertement une
politique de droite, multiplient les atteintes à la démocratie et les
provocations contre le PCP et ses militants. Au plan international il a
réaffirmé le rejet de la politique impérialiste de guerre et a confirmé la
fidélité des communistes portugais aux idéaux du socialisme et du communisme.
Face à la crise de plus en plus grave du capitalisme il a appelé les
travailleurs et les démocrates portugais à renforcer leurs luttes. Pour les communistes portugais la seule
alternative au capitalisme en crise réside dans le socialisme.
Le représentant du PADS a eu un échange de vues avec les
camarades portugais à qui il a réaffirmé
notre solidarité. Il a eu aussi des rencontres amicales avec plusieurs délégués
étrangers et en particulier avec les représentants de Palestine, de Turquie, du Brésil, de la
Belgique, du Cap vert… Ces échanges d’information fraternels ont montré que
face à l’agressivité de l’impérialisme,
la mobilisation des peuples et la solidarité internationaliste sont indispensables
Portugal : Après la reconnaissance
de l’indépendance du Kosovo par Lisbonne, le parti communiste condamne
(intern)
Le 8 Octobre 2008 le Secrétariat du Comité Central du Parti Communiste
Portugais
a publié une déclaration pour condamner la décision du gouvernement portugais
reconnaissant l’indépendance du Kosovo. Pour le PCP « cette décision soutient un acte illégal, un très grave
précédent international qui viole la plus grande partie des principes de
base du droit international et des principes de la Constitution de
la République du Portugal concernant les relations internationales
du Portugal notamment son article 7 sur la souveraineté des Etats.
Le gouvernement portugais s'est aussi associé à présent à une autre grave
mesure d'une escalade de subversion du droit international, à une
offensive impérialiste contre l'intégrité du territoire et la
souveraineté des Etats, en s'intégrant lui même encore plus clairement
parmi le groupe des gouvernements qui sous la direction des USA et de
l'OTAN sont porteurs d'un processus de démembrement de la Yougoslavie, de
création de protectorats dans les Balkans qui assument le statut de
représentants loyaux de l'économie US et de l'OTAN, des intérêts
énergétiques et géostratégiques, et qui, simultanément, entretiennent une
stratégie de confrontation croissante avec la Russie , les récents
événements du Caucase étant la façade la plus visible »….
République tchèque : Progrès des
communistes aux élections régionales (intern)
Les 17 et 18 octobre des élections régionales et au premier
tour à
l'assemblée sénatoriale se sont déroulées en République Tchèque.
Selon le vice-président du parti communiste de Bohème-Moravie
« Le résultat de ces élections signifie un cinglant échec du Parti
au
pouvoir le Parti Démocratique civic (ODS) du Premier Ministre M.
Topolanek et de ses alliés intérieurs le Parti Chrétien Démocrate du
Peuple Union-Tchécoslovaque de J. Cunek et des Verts de M. BursiK ».
Les Sociaux-Démocrates ont obtenu un résultat de 35,9% des votants,
ce qui représente 280 mandats dans les Conseils Régionaux. Le Parti
Démocratique civique a obtenu 23,6% et 180 mandats. Le Parti
communiste de Bohème et Moravie a conservé ses positions en tant que
3ème grand Parti et a obtenu 15% ce qui représente 114 mandats dans les
Conseils Régionaux. Les Démocrates Chrétiens ont obtenu 6,7% et 43
mandats. L'Aile droitière au pouvoir des Verts n'a obtenu aucun mandat
Le Parti communiste de Bohème et Moravie a gagné aux élections
régionales de la dernière semaine 21 217 voix en comparaison avec les
résultats des précédentes de 2004.
Pour le vice-président du parti
communiste de Bohème Moravie « Le signal essentiel des élections est que
notre peuple rejette la
politique du gouvernement de droite et qu'il veut un changement. Un
gouvernement qui poursuivra des réformes contre le peuple, qui ne
résout pas les problèmes des besoins du peuple, qui poursuit une
politique servile en faveur des USA qui va à l'encontre de la vaste
majorité du peuple, qui veut établir le Radar des USA, un tel
gouvernement se heurtera à une plus dure opposition que celle
d'aujourd'hui ».
Troisième Conférence nationale
du Pole de renaissance communiste en
France (PRCF) (intern)
Les 25 et 26 octobre dernier se sont tenues à Paris les
assises de la troisième Conférence nationale du Pole de renaissance communiste
de France à laquelle notre parti a été invité ainsi que d’autres délégations de
partis frères. Chacune de ces délégations a pu faire une déclaration dans le
cadre du renforcement du mouvement communiste et de la solidarité
internationaliste.
Ces assises se sont déroulées dans une ambiance très
fraternelle et avec un haut niveau politique. Après de longues et intéressantes
discussions le projet de résolution a été adopté à la quasi unanimité des
délégués présents, à l’exception de deux voix contre et d’une abstention sur
cent votants. Il en a été de même des résolutions de solidarité avec Cuba, la
Palestine, etc.
Une nouvelle direction a été élue comprenant quelques
anciens et de nouveaux membres. L’organisation des jeunesses est aussi
représentée dans la nouvelle direction. Léon Landini a été élu Président du
PRCF
De nombreux messages ont été envoyés par des partis frères
qui n’ont pu être représentés.
Cuba : Une majorité écrasante de
l’Assemblée générale de l’ONU condamne le blocus (intern)
L’assemblée générale des Nations unies a adopté aujourd’hui
à une écrasante majorité la résolution qui exige la levée du blocus des USA
contre Cuba. C’est la 17e fois consécutive, qu’est votée cette
condamnation à laquelle l’impérialisme US semble indifférent. Sur les 192 Etats
membres de l’assemblée, 185 ont voté en faveur de cette résolution alors que
trois ont voté contre (Les Etats-Unis, Israël et Palau) et que deux se sont
abstenus (Iles Marshall et Micronésie). Par ce vote Cuba obtient une voix de
plus que l’année dernière, quand 184 pays avaient voté en faveur de la
résolution et quatre contre (Etats-Unis...)
Festival de la jeunesse communiste de Grèce et 90ème
anniversaire du parti communiste (intern)
Du 17 au 23 septembre
s’est déroulé le festival de la jeunesse communiste grecque (KNE)
En présence de dizaines milliers de jeunes et avec la
participation des représentants de plusieurs organisations de jeunesse
étrangères. Le festival a été organisé cette année conjointement par le parti
communiste (KKE) et par la jeunesse communiste (KNE) pour honorer un double
anniversaire le 90° du Parti et le 40° de la Jeunesse communiste. Plusieurs
dizaines de partis communistes, dont le PADS, ont participé à ce festival et
ont exprimé leur solidarité avec le combat que mènent nos camarades grecques contre l’impérialisme
international et pour la solidarité avec les peuples.
Ce festival a été marqué par un important discours de
la secrétaire générale du parti
communiste le 21 septembre. Nous reproduisons pour nos lecteurs un bref extrait
de ce discours
…« Nous souhaitons la bienvenue aux 61 Partis
communistes et ouvriers et aux organisations de la jeunesse qui le célèbrent
avec nous, en rendant hommage à l'internationalisme prolétarien et à la
solidarité internationaliste. Nous oeuvrons au renforcement de la solidarité
avec les Partis communistes et les peuples qui luttent contre l'impérialisme et
pour le socialisme…
Tout au long de son histoire, même dans les conditions les
plus difficiles, le PCG n'a jamais craint d'adopter des positions avancées,
mêmes celles qui lui ont valu la persécution et les sanctions du pouvoir, y
compris la condamnation à mort, alors que la société n'était pas encore prête à
les approuver.
En 1991, nous ne sommes pas uniquement parvenus à la
possibilité d'éviter la dispersion volontaire et l'auto dissolution du Parti dans une coalition
de la gauche. C'est important que nous ayons maintenu la continuité
du PCG (KKE), et que nous ayons sans qu'un jour ne passe de prendre part aux
luttes quotidiennes.
De toute notre histoire une conclusion peut se dessiner
c'est que jamais et en aucune occasion, sous aucune condition et pas une raison
ne sauraient justifier l'abandon de l'action indépendante du Parti, l'existence
partout de forces organisées, partout où cela est possible, à tout prix même au
prix de sacrifices.
…Pas un groupement politique, aussi radical soit-il, ne peut
remplacer le rôle et la contribution du Parti communiste organisé par dessus
tout dans les lieux et secteurs du travail. Cela est vrai pour la Jeunesse
communiste de Grèce (KNE) »…
SOLIDARITE
AVEC LES PEUPLES EN LUTTE
A l’occasion du festival de la KNE et du 90ème anniversaire du parti
communiste de Grèce plusieurs motions de solidarité ont été signées par les
partis invités, dont le PADS.
Ces motions expriment
la Solidarité des partis communistes
signataires avec les peuples du
Venezuela, de Bolivie, de Cuba, de la Palestine et du Pakistan. Ces
motions condamnent les provocations de l’impérialisme américain. Dans la motion
de soutien à la Palestine, les signataires expriment aussi leur soutien aux
peuples d’Irak, de Syrie et du Liban dans leur lutte contre les agresseurs
IRAK :
Les USA ont fait grand bruit d’un
prétendu accord de sécurité.
Qu’en est-t-il vraiment ? (intern)
Les Américains ont l’habitude de crier sur les toits
victoire à tout bout de champ. Qui a oublié leur fuite éperdue du
Vietnam ? On se souvient encore que peu de temps après leur agression de
l’Irak Bush avait vaniteusement déclaré : « Mission accomplie ».
On sait aujourd’hui ce qu’il en est de sa mission.
Mais ce Président, en fin de parcours, poursuit ses
manigances. Ainsi tente-t-il d’imposer au gouvernement irakien, dont on ne
pense pas forcément du bien, et au peuple de ce pays un « accord » de
sécurité très discutable, refusant tout amendement proposé par le pouvoir qu’il
a lui-même imposé en Irak.
Le PC irakien a organisé un meeting à Bagdad rassemblant un
millier de personnes au cours duquel il a notamment, par la voix de son
secrétaire général Hammed Majid Mousa, dénoncé l’attitude des forces d’occupation
et l’accord sur la sécurité qu’elles tentent d’imposer au pouvoir en place dans
la capitale irakienne, un accord qui maintiendrait sur place les armées US. jusqu'en
2020
alors que selon les décisions des Nations Unies elles doivent quitter
ce pays à la fin de 2008. Les américains veulent aussi conserver des bases
militaires après cet hypothétique retrait. Rappelons que les USA détiennent 37
bases militaires dans le monde
et 761 sites militaires actifs. Leur budget militaire atteindra l'an
prochain 1000 milliards de dollars et c’est l’un des facteurs de l’actuelle
crise économique.
Il est évident que seule la pression exercée par le peuple
irakien et sa résistance, mais également par l’opinion internationale, y
compris par celles des USA, sont indispensables pour obtenir l’évacuation
complète des troupes étrangères de ce pays meurtri. Sans cela l’impérialisme
américain, avec Bush ou Obama, continuera par mille manœuvres de s’opposer à la
paix et à la souveraineté nationale des Irakiens. C’est que les ressources en
hydrocarbures sont immenses et c’est cela, en premier lieu, qui compte pour les
envahisseurs.
Quoi de nouveau en Palestine ?
Rien sauf la poursuite de la
répression ! (intern)
Depuis ce que l’on a pompeusement appelé les « accords »
d’Oslo et autres rencontres jusqu’à celle d’Anapolis aux USA quel profit le
peuple palestinien a tiré de toutes ces prétendues négociations ?
Aucun ! Bien au contraire, et cela en dépit de toutes les résolutions de
l’ONU, Israël poursuivit l’extension de ses colonies Il continue de monopoliser
l’eau et la construction du « mur » qui pénètre sur les territoires
palestiniens et empêche la cueillette des olives, rare ressource des petits
paysans et, plus grave, sa répression aveugle des populations civiles avec son
cortège de victimes quasi quotidien
L’archi menteur Bush avait déclaré que la paix serait
rétablie avant la fin de son mandat. Hors celui-ci arrive à terme et aucun
signe ne laisse prévoir une paix possible dans les prochains mois. Il arrive que
se rencontrent des responsables de l’Autorité palestinienne et des
représentants israéliens mais, aussitôt, tout retombe dans la plus totale des
inerties comme si rien ne se passe. Les dirigeants
sionistes israéliens feignent toujours
de négocier pour tenter
d'apaiser la réprobation internationale de leur politique colonialiste
sans pour autant posséder un brin de volonté pour parvenir un accord. Poursuivre
leur politique de colonisation et d'occupation de la terre Palestinienne
restent leur seule et unique
politique. Pendant ce temps les souffrances des Palestiniens ne cessent de
s’aggraver.
Il est plus que temps que les forces progressistes du monde
se mobilisent et agissent dans le cadre de la solidarité internationale pour
imposer les justes revendications de ce peuple martyr.
Bombardement US d’un village
syrien ?
Dégâts involontaires (intern)
Les forces aériennes américaines ont bombardé en octobre un
village syrien provoquant la mort d’une dizaine de personnes, surtout des
enfants et des vieillards. Le prétexte, un terroriste se cachait dans ce
village. De vagues excuses, sans autres formes, ont été présentées par le
Pentagone qui poursuit allègrement ses « dégâts collatéraux »
ignorant toutes les lois internationales, y compris celle de l’ONU.
Jusqu’à quand ce pouvoir impérialiste va continuer à faire
sa loi à travers le monde ?
Nous condamnons ces bombardements sauvages et réaffirmons
notre solidarité avec le peuple syrien et ses forces patriotiques.
Que se passe-t-il au Congo ? (intern)
Il n’est pas très facile de voir clair dans les meurtriers
événements qui se déroulent dans la République démocratique du Congo. S’il faut
en croire le président Joseph Kabila, les journalistes sur place, les
observateurs et l’exode de centaines de milliers de réfugiés, les combats font
rage au Kivu.
Qui sont les agresseurs de ce pays qui ne vit pas dans la
paix depuis longtemps. Il y a d’abord le chef rebelle Laurent Nkunda qui lorgne
le pouvoir de ce pays immensément riche ou pour le moins sa partition et le
Rwanda qui lui apporte son soutien militaire notamment dans les attaques de la
province du Nord-Kivu.
Un accord de cessez-le-feu est intervenu en fin octobre.
Mais ne sera-t-il pas rompu par les forces rebelles et leurs alliés
rwandais ? Cela est à craindre en raison des enjeux que représentent les
grandes richesses du sous-sol de ce pays africain que les multinationales
aimeraient récupérer totalement après en avoir bénéficié sous le règne de
Monsieur Tiroir Caisse, le sinistre Tshombé et son successeur Mobutu.
Le président Joseph Kabila a lancé un appel à la télévision
nationale pour faire échec aux prétentions de Laurent Nkunda et de ses alliés.
LUTTES DES TRAVAILLEURS
Le Satef menace de reprendre ses actions de protestation
Pour le Satef
« La situation sociale est telle qu’il n’est pas impossible de voir surgir
un autre 5 Octobre …On veut des actions musclées, une grève illimitée pour
faire aboutir les revendications », explique M. Sadali qui dénonce
par ailleurs les conditions faites à l’enseignement public pour faciliter sa
privatisation.
Le SG du Satef exige l’augmentation du point indiciaire et
l’introduction de nouvelles primes « pour donner un peu d’air aux bas
salaires » (20/9/2008).
Éducation nationale : Les enseignants
contractuels reprennent leur lutte
Lors d’une conférence de presse au siège du Snapap le représentant des enseignants contractuels,
a rappelé les problèmes auxquels sont confrontés les membres de son syndicat. A
ce propos, il a affirmé que ces derniers ne sont pas assurés auprès de la
caisse de sécurité sociale et qu’ils n’ont pas de prime de rendement ni de
vacances. Il a indiqué en outre que les enseignants contractuels ne perçoivent
leurs salaires que tous les trois mois, mais il arrive aussi souvent qu’ils soient
versés une fois l’année bouclée.
Les enseignants contractuels demandent la régularisation de
leur situation financière, la réintégration des enseignants exclus abusivement,
la titularisation après une année d’exercice ainsi que l’ouverture de postes budgétaires
dans les nouvelles filières comme l’informatique (21/9/2008)
Enseignants contractuels : Un rassemblement réprimé
Le 22 septembre les enseignants contractuels ont été
malmenés, brutalisés, tabassés et insultés par des policiers venus en force empêcher
leur sit-in prévu devant la présidence de la République.
« Nous ne sommes
pas des criminels, nous demandons juste la régularisation de notre situation.
Nous avons décidé d’observer un sit-in devant la Présidence pour nous faire
entendre par nos dirigeants. Nos droits sont bafoués et nous avons été touchés
dans notre dignité », a crié un enseignant qui expliquait naïvement aux
policiers qu’ils voulaient rencontrer le chef du gouvernement pour lui
soumettre leur problème.
Ils ont opté pour une grève de la faim soutenue par des
actions similaires à partir du mois d’octobre ». (23/9/2008).
Mostaganem : 39 enseignants devant la justice
Les
39 enseignants du secondaire de Mostaganem qui observent un arrêt de travail
depuis la rentrée scolaire, ont été destinataires de convocations émanant du
tribunal. Par ailleurs, le bureau du CNAPEST qui s'est réuni mercredi dernier,
a décidé de poursuivre l'arrêt de travail jusqu'au 15 octobre, annonce un
communiqué de ce syndicat. Les membres du CNAPEST dénoncent le silence total
des autorités devant une situation qui se complique davantage, selon eux
(11/10/2008)
Constantine : Education-Cnapest
Le
débrayage des enseignants du secondaire, affiliés au syndicat autonome CNAPEST,
continue depuis une semaine déjà à Constantine.
En réponse aux accusations du Directeur de l’éducation M. Lamamra, membre du
bureau du CNAPEST, ne manquera pas de
souligner que « les syndicalistes du CNAPEST n'ont aucune malveillance
personnelle à l'égard du directeur de l'éducation, ni aucune velléité de
pousser les choses vers le pourrissement ». (16/10 :2008)
Fonction publique : Les syndicats autonomes
reprennent leurs actions.
Réunie durant le week-end en session extraordinaire, au
siège du syndicat des hospitalo-universitaires, la Coordination nationale des
syndicats autonomes de la Fonction publique a opté pour un débrayage de trois
jours à partir du 9 novembre prochain. De son côté, le Conseil national
autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) s’est
réuni également ce week-end et a décidé d’une grève de deux jours, les 27 et 28
octobre. Les porte-parole de ces structures syndicales ont révélé que la base a
manifesté une volonté d’aller vers une grève illimitée. « Les
fonctionnaires de la santé, de l’éducation et de l’administration veulent des
actions musclées, une grève illimitée pour faire aboutir leurs
revendications », a expliqué un membre de la coordination, en précisant
que c’est la fermeture des portes du dialogue qui pousse au pourrissement.
Pour les syndicats autonomes, l’injustice et l’inégalité
sociale imposées par une augmentation astronomique des salaires de certains
fonctionnaires et élus, le refus de répondre favorablement à leurs
revendications, la chute vertigineuse du pouvoir d’achat les ont poussés à
recourir, comme ultime alternative, au débrayage.
Il est à signaler que le Cnapest, à l'exemple des autres
syndicats autonomes, défend trois revendications socioprofessionnelles à savoir
la promulgation des statuts particuliers conformément aux revendications des
fonctionnaires, la promulgation du régime indemnitaire avant la fin de l'année
en cours et son application avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008
et enfin, une revalorisation du point indiciaire avec une indexation des
salaires sur le pouvoir d'achat. (18/10/2008)
La
publication du statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps
spécifiques de l'éducation nationale dans le Journal officiel a omis, selon les
syndicats autonomes, l'essentiel des revendications du personnel de l'éducation
nationale. Le premier reproche fait à ce statut particulier est la
«déclassification» de certains corps du secteur et en particulier les adjoints
de l'éducation qui ont dégringolé de la catégorie 11 à la 7.
La coordination nationale des adjoints de l'éducation a rejeté « Ce
nouveau statut particulier qui condamne 80% des adjoints de l'éducation à
rester dans la même catégorie durant toute leur carrière».
Du côté du personnel enseignant, la publication du nouveau décret exécutif
portant statut particulier des travailleurs du secteur est un «non-événement»,
puisque pour la majorité des enseignants la revendication essentielle demeure
la révision à la hausse des salaires.
La coordination nationale des syndicats autonomes et l'intersyndicale de
l'éducation exigent la révision du
régime indemnitaire des travailleurs du secteur.
Constantine : Colère des travailleurs de l'ex-ENAPAT
Après
la décision prise le 23 mars dernier portant dissolution de leur entreprise
(décision qui leur a été communiquée quatre mois plus tard), les 60
travailleurs de l'unité de Constantine de l'Entreprise nationale
d'approvisionnement en équipements professionnels et collectifs et
d'applications techniques (ENAPAT) se sont retrouvés sans le sou, à la veille
de la célébration de l'Aïd El-Fitr. Ils estiment que cette décision est
«économiquement infondée et aberrante».
«Nous avons un plan de charge consistant
qui nous permet de travailler normalement pendant deux à trois ans. Notre unité
avait signé avec le ministère de la Justice un contrat d'une valeur de 2O
milliards de centimes... Notre unité, comme les autres d'ailleurs, n'a jamais
eu de problèmes financiers : salaires payés dans les délais, absence de
dettes... Pourquoi a-t-on alors décidé de la dissoudre ?», s'interrogent les
contestataires.
Enfin ils déclarent avoir convenu avec les représentants syndicaux des autres
unités de l'entreprise de se rencontrer à Alger pour «remettre encore une fois,
à qui de droit, le mémorandum contenant nos protestations et nos revendication,
et nous concerter et définir les moyens de poursuivre la contestation».
(13/10/2008)
Mostaganem: Les employés de l'ENAPAT
s’opposent à la dissolution de
l'entreprise
ENAPAT
est une entreprise nationale d'approvisionnement en équipements professionnels
et collectifs et d'application technique, elle compte quelque 450 travailleurs
éparpillés à travers les 12 unités. Les 28 employés de l'unité de Mostaganem
s'élèvent contre la mise en liquidation programmée de leur unité d'autant plus
que leur unité n'est ni en cessation de paiement ni endettée et disposant d'un
plan de charge très conséquent lui permettant d'activer jusqu'en 2010.
Une plainte a été déposée par le
collectif des employés de l'ENAPAT au niveau de la chambre administrative
d'Alger contre la mise en liquidation en cours de leur entreprise. (23/10/2008)
Colère des travailleurs de l'aéroport
Suite
à une sanction de 8 jours de mise à pied infligée à un agent de sécurité, les
travailleurs se sont regroupés autour
des anciennes revendications. Devant l'ampleur de la contestation, une
assemblée générale a été immédiatement improvisée, où furent soulevés tous les
problèmes dont souffrent les travailleurs en présence du directeur général de
l'EGSA et des représentants syndicaux.
A l'issue de cette rencontre, ce dernier
promettra d'étudier et de donner un élément de réponse assez rapidement aux
points de revendications soumis par les travailleurs. Les syndicalistes ont
pris note de cette réponse mais restent vigilants. (15/10/2008)
Cimenteries: Les travailleurs exigent
une augmentation de salaire
Un
véritable bras de fer est engagé entre l'entreprise des industries des ciments
de l'est du pays (ERCE) et les travailleurs du groupe, qui réclament des
augmentations salariales que refuse le directoire de la Société de gestion des
participations (SGP-GICA).
« Notre situation sociale nous oblige de réclamer une révision des salaires
pour une mise à niveau avec la réalité » déclarent les syndicalistes avant
d'ajouter « avec zéro recrutement et tous les départs à la retraite non
renouvelés, l'ERCE n'en a pas souffert. Bien au contraire, elle s'apprête à
boucler l'année avec un chiffre d'affaires en hausse ». (19/10/2008)
Jijel : Les travailleurs de
l'entreprise du liège réclament leur salaire
Les travailleurs de cette entreprise réclament leur salaire qu’ils
n'ont pas touché depuis deux mois. Ils demandent aussi la révision de la
convention collective et l'adhésion à la convention relevant de la nouvelle
tutelle à savoir la SODIAF. L'unité de Jijel est passée en effet du groupe
général de liège Algérie, au groupe SODIAF. Les travailleurs exigent les primes
relatives à la stimulation individuelle (PRI) et collective (PRC). Ils
s'insurgent par ailleurs contre le démantèlement de la chaîne de production de
leur entreprise qui fut un temps une fierté locale (octobre 2008)
Ports : Les dockers appellent à
une journée de protestation le 12 novembre (voir l’éditorial dans ce numéro)
REVISION DE LA CONSTITUTION : UN NOUVEAU MANDAT AVEC PLUS DE POUVOIRS.
(national)
Le conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant
révision de la constitution. Après sa
validation par les membres du
conseil constitutionnel il sera soumis à
l’approbation des deux chambres du Parlement. C’est dire qu’il ne subsiste
aucun doute sur son adoption rapide et sa mise en application immédiate. Ce
projet que le pouvoir ne fait même pas adopter par voie référendaire précise
d’abord que le président de la République sera rééligible c'est-à-dire que dans
l’immédiat le pouvoir prévoit de maintenir Bouteflika au pouvoir pour un
troisième mandat. Il prévoit également que l’actuel « chef de
gouvernement » s’appellera désormais un simple « Premier
ministre » et sa nomination demeure du ressort exclusif du président de la
République qui peut aussi le révoquer à tout moment. Le chef de l’Etat peut
aussi nommer un ou plusieurs vice-Premiers ministres afin d’assister le Premier
ministre, qui est chargé de mettre en œuvre le programme du président de la
République et de coordonner, à cet effet, l’action du gouvernement qu’il
choisit. La mission du gouvernement sera
d’appliquer dans le moindre détail le programme du chef de l’Etat. Un autre
article serait destiné à favoriser la promotion des droits politiques de la
femme et augmenterait ses chances
d’accès à la représentation dans les assemblées élues. En l’état actuel des
choses où la femme n’a même pas échappé à la Polygamie et au tutorat il est
difficile de croire qu’un pouvoir dominé par les intégristes favorisera son
accès à la représentation dans les différentes assemblées. En réalité cette
révision constitutionnelle ne servira qu’à renforcer l’autoritarisme du Président
et faciliter l’application d’une politique antipopulaire et antidémocratique sur
tous les plans. La bourgeoisie compradore et ses alliés, soutenue par les
puissances impérialistes veut pérenniser son pouvoir. Il est urgent pour tous
les travailleurs et les forces progressistes de renforcer leur action pour l’abolition
de la loi sur les partis, l’abrogation des règlements qui restreignent l’exercice
du droit syndical ou la liberté de la presse. Les communistes et les
démocrates authentiques sont pour l’instauration d’un régime parlementaire et l’élection
des représentants du peuple à la proportionnelle intégrale à l’échelle
nationale et non pour un régime présidentiel à vie, surtout quand ce régime ne
travaille que pour les privilégiés et les multinationales.
Les atteintes aux libertés démocratiques se multiplient
(nation)
Les atteintes aux libertés élémentaires se
multiplient dans notre pays. Madame Toumi qui, à une période, se considérait
volontiers comme l’égérie de la démocratie et était si prompte à faire des
déclarations sur la liberté d’expression a interdit de vente les livres de
Bentchicou, Boualem Sansal, et Salim Bachi durant le 13eme Salon international
du livre d’Alger. Pire, elle est allée jusqu’à licencier le directeur de la
Bibliothèque nationale, sans doute, pour avoir invité le grand poète syrien
Adonis.
Les
condamnations et les poursuites contre les journalistes continuent
et l'intolérance religieuse prend des
proportions alarmantes. On a osé arrêté et condamné trois jeunes de Biskra qui ne faisaient pas soi-disant le
ramadhan. Une femme qui aurait insulté le Coran a été emprisonnée. La répression
à l'égard des syndicalistes ne faiblit pas et chose monstrueuse il y a
maintenant des poursuites judiciaires contre les Harragas et leurs parents !
Pour la Fédération Internationale des Journalistes « Les actions des autorités indiquent de façon
répétée qu'elles ne tolèrent pas les critiques et le journalisme indépendant ».
Cette fédération et le Syndicat national des journalistes algériens ont appelé
l’ensemble des journalistes et les acteurs de la société civile à un rassemblement,
le 05 novembre 2008 à la Placette de la liberté de la presse, à Alger.
Les progressistes et
les démocrates authentiques doivent renforcer dans l’union leurs luttes pour
mettre un terme aux atteintes aux libertés démocratiques. Soutenir les journalistes
et leur droit d’informer ou les syndicalistes qui exigent l’arrêt de la
répression contre leurs organisations et leurs militants est d’une nécessité
absolue pour tous ceux qui veulent en finir avec l’autoritarisme dont
l’objectif essentiel est d’empêcher toute mobilisation des travailleurs et des
couches populaires contre la politique antipopulaire et antinationale de la bourgeoisie
compradore. Combattre les provocations
de ceux qui multiplient les procès contre des citoyens innocents, sous
prétexte de défendre l’Islam, ou les condamnations de Harraga, en les mettant
en prison au lieu de leur donner un emploi, mettrait un terme aux tentatives destinées à faire taire
n’importe quel Algérien qui refuserait de prendre pour argent comptant tous les
représentants du pouvoir et leurs discours démagogiques.
Conférence internationale des partis
communistes et ouvriers à Sao Paulo (intern)
La conférence
annuelle des partis communistes et ouvriers se réunira du 21 au 23 novembre à
Sao paulo (Brésil) pour discuter des "nouveaux phénomènes de la
structure internationale.
L'aggravation de l'environnement national, social, des contradictions
entre impérialistes et des problèmes.
La lutte pour la paix, la démocratie, la souveraineté, le progrès
et le socialisme et l'unité d'action des Partis communistes et ouvriers."
80 partis dont le PADS ont annoncé leur participation.
Signalons
aussi que le parti communiste portugais (PCP) tiendra son 18ème
congrès du 29 novembre au 1 décembre. Le 13ème congrès du parti
communiste de la fédération de Russie aura lieu du 28 au 30 novembre. Notre parti a été invité à assisté à ces
congrès.
Loi de finances 2009 (nation)
L'Assemblée
populaire nationale (APN) a adopté le projet de loi de finances 2009. La
majorité des députés a naturellement voté sans problème ce projet et aucune
discussion sérieuse n’a eu lieu concernant les conséquences de l’aggravation de
la crise du système capitaliste sur notre économie. Les seules interventions
ont concerné la nouvelle taxe sur les véhicules neufs instituée par la loi de finances
complémentaire 2008.
Pour la commission des finances de l’APN cette mesure « motive les constructeurs automobiles pour
investir l'activité de construction et de montage en Algérie et les recettes de
la taxe estimées à 13 milliards de DA permettront de subventionner les prix des
transports publics ».
Cette commission ne compte que sur une mesure qui pénalisera avant tout nombre
de citoyens modestes, obligés d’acheter une petite voiture pour se déplacer, au
lieu d’interpeller le gouvernement sur les milliards de dollars dépensés chaque
année dans l’importation de véhicules au lieu d’améliorer les transports
publics.
Comme d’habitude le projet de loi de finances pour 2009 a
été établi sur la base d'un baril de pétrole artificiel (37 dollars) et d’une croissance de 6,6 % (hors-hydrocarbures)
et un accroissement de 10 %, en dollar
courant des importations de marchandises. Prévoir encore une augmentation de
10% des importations prouve que le pouvoir n’a aucune intention de changer de
politique et encourager les productions nationales publiques et privées Durant
les neuf premiers mois de l’année 2008, ces
importations ont augmenté de
39,82% par rapport aux résultats des neuf premiers mois 2007 et on prévoit encore
de les augmenter ! Quant aux exportations d'hydrocarbures ce que prévoit la
loi de finances 2009 est tout à fait aléatoire du fait de la crise qui a déjà fait chuter le prix du pétrole de
plus de 50% par rapport à juillet dernier. Cette crise et l’attitude d’un
pouvoir qui répète quotidiennement que nous sommes à l’abri font que tous les
chiffres prévus et en particulier ceux qui concernent la fiscalité pétrolière
sont sujets à caution.
Ce projet de loi de finances propose d’assimiler des bénéfices transférables des succursales et
autres installations aux sociétés mères établies à l'étranger à des dividendes
(les bénéfices transférés hors d'Algérie devront subir une imposition au titre
des dividendes au taux de 15 %).
Cette mesure destinée à égratigner les multinationales qui transfèrent des
sommes faramineuses à l’étranger et n’investissent pas leurs bénéfices chez
nous ne mettra pas fin au scandale qui fait que les capitalistes étrangers récupèrent
en un minimum de temps leurs investissements et transfèrent librement leurs
bénéfices sans rien réinvestir.
La responsable du PT à qui on a refusé des amendements
demande « la dissolution de l’assemblée » qui ne soutiendrait à
l’entendre ni le gouvernement ni Bouteflika ! Reconnaissant que cette loi de finances 2009 « bénéficie davantage
aux riches qu’aux pauvres » elle lui trouve néanmoins des points positifs.
Les députés PT se sont abstenus dans le vote. Quant au RCD il a
voté contre « Le projet qui n’est assis sur aucune vision ».
Pour le Président de son groupe parlementaire le refus est justifié par le fait qu’il reconduit une politique de
régression sociale et économique et d’arbitraire politique en opposition avec
les sacrifices et les espérances du peuple algérien. Le RND, le FLN et les islamistes
ont trouvé que tout était est bon dans cette loi de finances qui devrait
à les entendre améliorer le quotidien
des Algériens