UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR CONTINUER LA MEME POLITIQUE
(premiere page)
le Chef du gouvernement a désigné après sa reconduction à ce poste, son équipe gouvernementale.
La coalition dite nationaliste - islamiste regroupant le FLN, le RND et le MSP de Nahnah, est maintenue. Mais les islamistes n’occupent qu’un nombre réduit de départements ministériels.
Les postes - clés sont détenus par des hommes directement liés au Président : Intérieur, Zerhouni, Affaires étrangères (maintenues sous le contrôle de l’islamiste - FLN Belkhadem, défenseur de la réhabilitation du parti islamo-fasciste du FIS), Energie, Privatisations, Justice (attribué à un conseiller à la Présidence). Le ministère des Finances est attribué à un gestionnaire du secteur public. Tout indique donc qu’aucun changement positif n’est à attendre de ce nouveau gouvernement. Le maintien du ministre de l’Intérieur à son poste signifie que contrairement aux promesses verbales d’ouvrir un dialogue avec les représentants des comités des Arch de la Kabylie, la politique de provocation visant à dresser les différentes populations du pays va se poursuivre.
La confirmation de Khelil à la tête du département ministériel de l’Energie est un signal clair en
direction de Busch et des compagnies pétrolières US : le bradage des gisements de pétrole et de gaz est à l’ordre du jour des gouvernants. De même, la politique des privatisations et du démantèlement de la protection de l’économie nationale sera poursuivie avec Temmar, exécutant zélé et servile des plans du FMI, de la Banque Mondiale et des USA. La continuité dans la transformation de l’Algérie en comptoir des multinationales est placée sous la responsabilité de Boukrouh, en tant que ministre du commerce. Cet individu est connu pour le mépris profond qu’il voue aux masses populaires. Il aura la charge d’organiser "l’encanaillement" du pays qu’il pourfendait verbalement il y a 3 ans, par les cadeaux à l’import. Belkadem a la charge d’amarrer l’Algérie aux régimes théocratiques et moyenâgeux du Moyen Orient. Quant au nouveau Ministre des Finances, sa tâche est apparemment de mener en douceur le démantèlement du secteur public de manière à éviter aux classes dirigeantes d’être confrontées à des explosions fatales pour leur pouvoir et leurs privilèges.
La désignation de 5 femmes à la tête de différents postes ministériels est symboliquement en porte - à faux avec l’islamisme. Mais elles sont chargées elles-aussi d’exécuter dans les domaines qui leurs reviennent la politique de destruction du pays tout en jouant un rôle décoratif trompeur. Mme Khalida Toumi n’échappera pas à ce sort commun. Les amendements au code de l’information étant appliqués avec vigueur par le pouvoir, elle n’aura en tant que ministre que le pouvoir de prodiguer des assurances verbales qui ne duperont que ceux et celles qui le voudront bien.
Les décisions principales sur les plans économique et social s’inscrivent dans les accords passés avec le FMI. Même dans le domaine de la réforme de l’enseignement, les tendances qui se font jour visent non pas de jeter les bases d’une politique d’élévation du niveau de culture du pays dans un sens démocratique, humaniste et universaliste, mais à faire concorder les changements avec les besoins de l’expansion du capital international.
Il n’y a rien, absolument rien à attendre de positif dans l’action du gouvernement. S’il peut être amené à infléchir son action dans une direction différente des plans des couches compradores à la botte des multinationales, ce ne sera que sous la pression d’un mouvement de masse démocratique et progressiste et dans le seul but de désamorcer la revendication de changements économiques, sociaux et politiques, dont le pays a un grand besoin.
IMMIGRATION
Les boucs émissaires.
Le 6 juin dernier, dans une allocution télévisée, Georges Bush annonçait l'intention des USA de se doter d'un super-ministère contre le terrorisme. Le président américain justifie cette profonde réforme de son système de sécurité intérieur parce qu'il croit savoir "que des milliers de tueurs professionnels complotent pour attaquer les Etats Unis qui sont à la tête du monde civilisé dans la lutte contre le terrorisme"
Adoptant la même logique sécuritaire, au prétexte de mieux lutter contre les filières clandestines qui "alimentent le terrorisme", l'Europe en proie avec une forte poussée de l'extrême droite, cherche à durcir sa politique d'immigration. Dans cette perspective, les ministres de l'Intérieur des quinze ont discuté, le 30 mai dernier en Italie, de la création d'une police des frontières commune préparant ainsi le terrain à une harmonisation des législations.
Le mensonge n'a pas de pieds (inter)
Le succès des partis d'extrême droite aux dernières élections dans un grand nombre de pays, sert de prétexte à la commission européenne, gouvernement européen de substitution aux Etats nationaux, pour imposer la nouvelle pensée unique sécuritaire, comme l'explique Loïc Wacquant dans un article paru dans Le Monde Diplomatique du 6 mai 2002 : " La nouvelle percée électorale de l'extrême droite en France (et en Europe) s'explique à la fois par un mal social et par une peur. La peur, c'est celle de l’" insécurité ", que les médias (au service de la bourgeoisie) et les principaux candidats ont presque toujours décliné sous l'angle de la violence de la rue, presque jamais sous ceux de la précarité, de l'éducation, des salaires. Ce tropisme vient de loin, dans le temps et dans l'espace. C'est aux Etats Unis qu'il a d'abord habillé la question de la délinquance et du crime d'un discours d'apparence scientifique. Enfantant ainsi les mythes savants de la nouvelle pensée unique sécuritaire ".
Un principe acquis depuis longtemps (inter)
C'est dans ce contexte que l'Espagne de José Maria Aznar et la Grande Bretagne de Tony Blair ont fait de l'immigration le grand sujet du sommet européen qui s’est tenu à Séville les 21 et 22 juin. José Maria Aznar, dont le pays assure actuellement la présidence de l'UE, veut "lutter de façon décisive contre l'immigration clandestine et contre ses pourvoyeurs" alors que Tony Blair considère cette question comme "l'une des plus urgentes de notre époque". Pour leur part, Jacques Chirac et Gerhard Schröder avaient annoncé qu'ils formuleraient des propositions communes après leur rencontre du 27 mai à Paris.
Le passage aux actes (inter)
Les attentats du 11 septembre en Amérique, la percée des partis d'extrême droite et populistes dans plusieurs pays de l'UE dont le dénominateur commun est que ces pays sortent d'une gestion social-démocrate depuis plusieurs années des intérêts du grand capital, ont créé les conditions pour formaliser un principe acquis depuis le sommet de Tampere en 1999 et confirmé en décembre dernier au sommet de Laeken, où il a été dressé un bilan très critique de la politique européenne de l'immigration.
Selon Le Monde du 23 mai, la Commission européenne s'est félicitée de l'initiative prise par le président du gouvernement espagnol et le premier Ministre britannique. Elle espère que cet " intérêt permettrait à l'UE de confirmer les progrès substantiels "conformément à la " demande forte" de l'opinion qui veut que soit engagée la lutte contre les activités criminelles.
A Séville certains membres de l’Union européenne n’ont pas hésité à demander des sanctions contre les pays d’où proviennent les immigrés! Même s’il n’y a pas eu d’accord à ce sujet on voit bien le genre de solution recherchée pour mettre un terme à l’immigration dite clandestine.
Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur les mesures décidées à Séville et sur les raisons profondes d’une politique d’immigration de plus en plus inquiétante.
Anniversaire du mouvement citoyen en Kabylie
Il y a plus d’un an les jeunes de Kabylie commençaient à exprimer spontanément et massivement leur ras-le-bol de la répression et leur refus de subir plus longtemps une politique dont les conséquences désastreuses en Kabylie et ailleurs deviennent de plus en plus insupportables. On se rappelle que c’est l’assassinat du jeune Massinissa qui fit déborder le vase. Les jeunes demandaient la reconnaissance du Tamazight, la fin de la répression mais aussi qu’on stoppe une politique de casse qui les enfonce dans la misère et enrichit scandaleusement une couche de spéculateurs et de corrompus Cette prise de conscience, que de différents côtés on a essayé et on essaye toujours d’obscurcir, a effrayé le pouvoir et certaines forces qui prétendent s’opposer à ce pouvoir mais refusent de comprendre la signification réelle du mouvement. Les travailleurs et les jeunes issus des familles populaires de Kabylie se sont opposés dès le départ aux fausses interprétations. Ils ont rejeté les appels à "l’autonomie", les explications embarrassées et les tentatives de limiter les revendications des populations kabyles à la simple reconnaissance du Tamazight. On sait que parallèlement à la répression, les manoeuvres de toute part, les tentatives de division, les provocations, les destructions de bâtiments administratifs qui ne s’expliquent pas toujours par la colère et le manque d’expérience de la jeunesse, n’ont pas cessé depuis plus d’un an.
La violente répression de la marche du 14 juin 2001 qui avait mobilisé des centaines de milliers de manifestants à Alger n’a servi qu’à radicaliser un mouvement citoyen dont les objectifs restent sains pour l’essentiel malgré les multiples tentatives de le dénaturer. Par son refus massif de participer à la mascarade électorale du 30 mai, les populations de Kabylie ont nettement montré leur volonté de voir leurs problèmes pris en compte. Continuer dans de telles conditions à utiliser l’autoritarisme et la répression au lieu d’ouvrir des négociations sérieuses qui mettraient fin à une situation qui n’a que trop duré, relève de la cécité politique. Les détenus doivent être libérés. Les recherches, les procès et les condamnations doivent cesser.
Les travailleurs, les progressistes, les femmes et les jeunes de Kabylie sont toujours aussi déterminés à obtenir satisfaction. L’expérience leur apprend chaque jour à prendre leur distance avec certains mots d’ordre irréalistes, à tenir compte du rapport de forces, à refuser les manoeuvres de ceux qui veulent les isoler. Leur mérite est d’avoir clamé régulièrement que leurs luttes sont celles de tous les travailleurs algériens. Ils ont rejeté aussi dans leur masse les appels à l’intervention des puissances impérialistes, toujours intéressées à utiliser toutes les possibilités offertes pour aggraver encore plus la dépendance de notre pays.
Renforcer à l’échelle de toute la nation l’unité des travailleurs, leur union avec toutes les couches victimes d’une politique antipopulaire et antidémocratique, est le seul moyen de créer les conditions d’un sursaut salutaire, qui ouvrirait enfin la voie à une véritable démocratie, où non seulement toutes les libertés démocratiques seraient garanties mais aussi où les travailleurs, les familles populaires et les jeunes pourraient travailler, se soigner et vivre dignement.
CUBA : CASTRO REPOND AUX PROVOCATIONS DE BUSH
Le monde commence à être régi par des méthodes et des conceptions nazies
Le Président américain ne cesse de provoquer Cuba. Dans une allocution prononcée le 8 juin 2002 devant des dizaines de milliers de personnes, Fidel Castro analyse la situation internationale et montre tous les dangers qui menacent l’humanité actuellement, du fait de la politique impérialiste et des conceptions en cours à Washington. Vu l’intérêt de ce discours, nous en publions de larges extraits.
"L’humanité a connu, voilà à peine deux tiers de siècle, l’amère expérience du nazisme. Hitler a eu pour allié inséparable la peur qu’il fut capable d’imposer à ses adversaires. D’abord, on le toléra comme tranchée et allié potentiel contre le communisme. On lui fit des concessions. Le nazisme en profita pour récupérer la Ruhr, une zone vitale pour son réarmement, pour annexer l’Autriche au IIIe Reich et pour conquérir sans coup férir une grande partie de la Tchécoslovaquie. Une fois à la tête d’une force militaire redoutable, il signa avec l’URSS un pacte de non-agression le 23 août 1939 et neuf jours plus tard, déclencha une guerre qui mit le feu au monde. Ce furent la cécité et la lâcheté des hommes politiques des plus fortes puissances européennes de l’époque qui provoquèrent cette grande tragédie.
Le risque réside dans l’arène internationale. Les facultés et les prérogatives d’un président sont telles, le réseau du pouvoir militaire, économique et technique de cet Etat est si immense que, du fait de circonstances absolument indépendantes de la volonté du peuple nord-américain, le monde commence à être régi en réalité par des méthodes et des conceptions nazies.
Je n’ai pas l’intention d’exagérer ni de dramatiser. En tout cas, il saute aux yeux que le rôle, voire l’existence même, de l’Organisation des Nations Unies sont toujours plus contestés et méconnus.
M. Bush en proclamant le 20 septembre 2001 que quiconque n’appuierait son projet de guerre contre le terrorisme serait considéré un terroriste et s’exposerait à ses attaques, il méconnaissait ouvertement les prérogatives des Nations Unies et assumait, en vertu de sa puissance militaire, le rôle de maître et de gendarme du monde . Ceux d’entre nous qui sommes familiers de la littérature marxiste ont compris que ce jour-là, W. Bush venait de faire son 18 Brumaire. Les historiens de l’avenir diront quelle a été la réaction des dirigeants politiques de l’immense majorité des pays: la panique et la peur se sont emparées de la plupart d’entre eux.
Ces conceptions et ces méthodes entrent en contradiction avec l’idée d’un ordre mondial démocratique, fondé sur des normes et des principes à même de garantir la sécurité et la paix à tous les peuples.
Bien avant les actes terroristes du 11 septembre, monsieur W. Bush avait favorisé d’énormes budgets consacrés à la mise au point et à la production d’armes toujours plus perfectionnées et meurtrières, alors que la guerre froide était bel et bien finie, que l’ancien adversaire n’existait plus et que l’Etat affaibli qui en avait pris la relève ne disposait pas des ressources économiques ni de la volonté combative pour contrer la force écrasante de la seule superpuissance en place".
Après avoir montré que Bush ignore, l’Organisation des Nations Unies, ne parle que de guerre et menace une soixantaine de nations du monde, dont Cuba, Castro se demande en quoi une telle philosophie et de telles méthodes se distinguent des la philosophe et des méthodes nazies ?
Poursuivant son discours, il attire l’attention sur le renforcement du danger fasciste.
"Pourquoi tant de gouvernements tremblent-ils et ne disent-ils un mot ?
Ce n’est pas un hasard que la droite fasciste renforce ses rangs dans plusieurs pays européens.
Le peuple nord-américain ne voudrait sûrement pas que ses enfants soient éduqués dans une philosophie semblable.
Face à tant de lâcheté, de nombreux peuples du monde placeront leurs meilleurs espoirs dans le peuple nord-américain lui-même. Le seul qui puisse mettre un frein et passer une camisole de force aux fanatiques de la puissance, de l’arbitraire et de la guerre. De nombreux peuple se sont solidarisés avec lui d’une façon unanime au moment du 11 septembre, le nôtre, noble et généreux, y compris, sans qu’aucune hypocrisie ni aucune crainte ne l’y ait poussé.
A qui donc l’attaque terroriste du 11 septembre a-t-elle vraiment profité ? A ceux que le président Eisenhower avait appelés le complexe militaro-industriel ; à ceux qui avaient besoin d’un fait qui rehausse leur autorité mise en cause par la fraude électorale ; à la mafia terroriste de Miami ; à ceux qui veulent liquider l’Organisation des Nations Unies ; à ceux qui conçoivent des politiques hégémoniques dominantes et veulent tailler de nouveau le monde à leur mesure".
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
Le "plan de paix américain"? c’est le plan Sharon.
Georges Bush continue à défier le monde entier. Certains membres du gouvernement Sharon proposent de lui décerner la médaille du sionisme. Un ministre israélien propose lui de lui décerner la carte de membre du Likoud (parti de Sharon et de Nétanyahu). C’est dire que dans son dernier discours, présenté comme un plan de paix, le président des USA a levé toute ambiguïté quant à "l’Etat" qu’il réserve aux Palestiniens. Tout en parlant démagogiquement des résolutions de l’ONU, il exige maintenant de choisir lui-même les dirigeants palestiniens et refuse d’entendre parler d’Arafat! C’est exactement ce que ne cesse de répéter Sharon depuis qu’il est arrivé au pouvoir. Pas étonnant que les fascistes israéliens continuent plus que jamais à massacrer et à détruire. La résistance héroïque des Palestiniens continue malgré la honteuse réaction de nombreux dirigeants arabes qui trouvent du bon dans le discours du maître américain. Cette réaction a même étonné les gouvernements européens qui rejettent pour le moment les exigences américaines. C’est dire que le soutien au peuple palestinien est inséparable d’une lutte résolue et ferme contre les dirigeants arabes qui craignent de mécontenter les responsables américains s’ils s’opposaient ouvertement à eux.
Des directeurs de production de film en Palestine et en Israël
Luisa Morgantini, Président de la Délégation du Parlement européen pour les relations avec le Conseil législatif palestinien, et membre des "Femmes en Italie noire" et de l'association de la Paix d'Italie était en Palestine et Israël du 3 au 9 juin, accompagnée de 12 directeurs de film. Parmi eux, quelques-uns uns des plus renommés et anciens directeurs, par exemple Ettore Scola, Mario Monicelli, Cito Maselli et Gillo Pontecorvo dont "la bataille d'Alger"rappelle l'un des meilleurs exemples d'engagement social du cinéma italien, mais aussi de nouveaux et jeunes directeurs. Le projet sponsorisé par une fondation italienne appelée "Luna Rossa Cinématografica", qui est composée par plusieurs réalisateurs de film impliqués aux questions de la société civile et pour un cinéma qui parle du présent aussi bien que de l'histoire. Le producteur est Mauro Berardi- cinéma du présent. Les directeurs de film ont filmé pendant toute une semaine afin de rassembler des matériaux pour un reportage cinématographique qu'ils aimeraient intituler "Un jour en Palestine et en Israël" Ce sera une histoire exprimée suivants différents points de vue, concernant différents aspects de la vie quotidienne (école, travail, théâtre ... ). Ils ont passé leur temps en différents lieux, Hébron, Jénine, Gaza, Ramallah, Naplouse, Tel-Aviv, Ha:ifa, en considération, certainement, aux limites découlant du blocus. Cela sera le résultat d'une production collective, qui représente une grande opportunité pour montrer comment est la vie sous l'occupation et aura un très grand impact sur la communication.
Notre
camarade Benzegala Abelkader (hommage)nous a quittés
C'est avec une immense peine que les anciens militants du Parti communiste algérien ont appris récemment la nouvelle douloureuse du décès de Abdelkader Benzegala. militant du PCA, auquel il adhéra au lendemain de la seconde guerre mondiale. Après s’être distingué sur les champs de bataille dans le combat contre l'année hitlérienne, notre camarade devint rapidement un dirigeant de ce parti en accédant au poste de Secrétaire de la Région de Annaba en 1948. Son activité militante parmi les travailleurs pour la défense de leurs revendications ou pour unir les diverses composantes du mouvement de libération nationale avant le déclenchement de la guerre de libération le rendit très populaire dans cette région, notamment parmi les dockers, les mineurs et les ouvriers agricoles. Au lendemain du premier novembre 54, il participe activement à l'organisation à Annaba des "Combatants de la libération nationale " organisation armée du PCA. Menacé d'arrestation, il rejoint au lendemain de l'accord PCA-FLN, l'Armée de libération nationale (ALN). Au cours d'un accrochage avec l'armée française il est fait prisonnier et échappe miraculeusement à un assassinat de la part de l'armée coloniale française grâce à l'intervention d'un officier de cette même armée qui avait combattu à ses côtés durant la deuxième guerre mondiale contre le fascisme.
Abdelkader Benzegala est resté attaché au PCA et à son idéal communiste. Il a poursuivi son activité au sein du PAGS puis du PADS. Récemment encore, aux côtés de Henri Alleg il avait participé à retracer des épisodes des luttes passées parmi les mineurs de l'Ouenza pour le film préparé par le cinéaste Jean-Pierre Lledo.
Le PADS s'incline devant la mémoire de ce camarade fidèle et valeureux et présente à sa famille ses condoléances.
RUSSIE : Le Parti communiste de la Fédération de Russie dénonce les abandons de Poutine
Dans une longue déclaration en date du 25 mai, le comité central du parti communiste de la Fédération de Russie dénonce les abandons du pouvoir russe et sa soumission accélérée à l’impérialisme américain. Nous publions pour nos lecteurs de larges extraits de cette déclaration.
"La position de la Russie dans le monde se détériore rapidement. La politique étrangère du président Poutine et des oligarques qui se tiennent derrière lui menace l'existence véritable du pays. Les alliés sûrs ont été liquidés. Les bases russes au Vietnam et à Cuba, vitales pour la sécurité de notre pays ont été fermées. Les soldats américains sont apparus en Asie centrale et en Géorgie. Bientôt l'aviation américaine atterrira sur les aérodromes de la Lettonie, de la Lituanie et de l'Estonie. La CEI (Communauté des Etats Indépendants.N.D.T) et la Russie sont prêtes à être proclamées sphère des intérêts vitaux des Etats-Unis. L'encerclement stratégique de la Russie est complété avec le consentement de M. Poutine et de son équipe.
La capacité de défense de la Russie est minée délibérément. La politique du régime Poutine-Kasyanov rend impossible de maintenir même à un niveau minimum la préparation au combat des forces armées. Sous le prétexte de leur réduction, l'armée est ouvertement détruite. La dimension de notre armée sera bientôt en dessous de celle de la Turquie, qui contrairement à l'armée russe, est équipée d'armes modernes...
Les services spéciaux des USA et leurs alliés pénètrent librement tous les coins de notre pays. Ils tentent d'infiltrer leurs agents d'influence dans les structures du pouvoir en Russie. Des forces pro-américaines cherchent ouvertement à prendre le contrôle du Ministère des Affaires étrangères, de l'armée et des services de sécurité.
L'Occident n'a pas besoin d'occuper notre territoire, quand les autorités de la Russie se préparent à vendre le pays aux étrangers. Les USA n'ont pas besoin de bombarder nos usines, les "réformateurs" ont déjà étranglé l'ensemble des industries et continuent à vendre le reste de la propriété d'Etat à des prix misérables.
Le caractère de classe du régime Poutine-Kasyanov servant une petite couche d'oligarques qui ont saisi la propriété publique est évident. L'attitude servile des présents résidents du Kremlin envers Bush confirme leur empressement à servir le capital financier et spéculatif global.
Le traité de réduction des potentialités stratégiques signé par Bush et Poutine est un programme de désarmement nucléaire unilatéral de la Russie...Au même moment la puissance des Etats-Unis est solidement croissante...Les USA conserveront intact la plupart de leurs forces nucléaires. Simultanément ils ont commencé à développer leur système de missiles anti-ballistiques. Les armes américaines apparaîtront dans l'espace et elles seront alors dirigées vers les "inamicaux" pays et peuples. De nouveaux systèmes d'armes de précision sont en développement.
Les USA sont déterminés à protéger leurs intérêts par une domination globale de leurs forces armées. En pratique l'Amérique mène déjà une guerre contre le monde, imposant ses programmes, noircissant les peuples. Les USA ont proclamé "Paria " des pays qui nous sont amis comme Cuba, l'Iraq, l'Iran, la Libye, la Corée du Nord, la Syrie et se préparent à les attaquer.
Le partenariat complètement perfide de la Maison Blanche et du Kremlin dans la lutte contre "le terrorisme international" (comme règle sponsorisée par les services secrets) ne réduit en aucun cas les animosités de l'Ouest envers notre pays. Un affaiblissement drastique et une éventuelle destruction des forces nucléaires russes ouvriront la voie à un terrorisme d'Etat sans restriction des Etats-Unis dirigé contre le monde entier...
L'admission planifiée à l'OTAN des pays de la Baltique et de l'Est Européen présente un grand danger pour la Russie. L'union contre nature avec l'OTAN envenime nos relations avec la Chine, l'Inde, les pays arabes, le monde musulman, nous aliène les pays d'Amérique Latine et d'Afrique, créé les conditions préalables pour entraîner la Finlande et d'autres pays neutres dans l'OTAN"'
40ème anniversaire de l’indépendance (attention il y a 2 articles)
Le 5 juillet 62 après une guerre sanglante,
le peuple algérien arrachait son indépendance
Espérant écraser le mouvement de libération nationale, l'impérialisme français avait envoyé durant sept ans et demi, des millions de soldats - de carrière, de réservistes et d'appelés - des gendarmes, des policiers, des C.R.S., des gardes-mobiles, utilisé les armes les plus sophistiquées et les plus meurtrières souvent en provenance de l'OTAN, organisation agressive de l’impérialisme à laquelle nos dirigeants d'aujourd'hui, oubliant le passé rêvent d'y associer l'Algérie.
Pour le "maintien de l'ordre", le colonialisme avait développé une répression atrocement sanguinaire. Des centaines de milliers d'arrestations furent opérées, La torture fut systématiquement appliquée, Les exécutions sommaires furent innombrables, des dizaines de condamnés à mort furent guillotinés ou passés par les armes, des milliers d'autres patriotes disparurent. Deux millions de personnes parmi lesquelles des enfants, des femmes, des vieillards furent déplacées et transférées dans des camps de regroupements desquels elles ne pouvaient sortir. Notre peuple perdit des centaines de milliers de ses meilleurs fils. Certains avancent le chiffre de 1 million et demi de morts, d'autres d'un million. Saura-t-on jamais le nombre exact de victimes ?
Les plus grands sacrifices ont été consentis par notre peuple pour aller vers la souveraineté nationale et se réapproprier ses richesses. Puis il fallut effacer les dégâts provoqués par les colonialistes, reconstruire les douars et les villages, détruits par l'aviation ou le napalm, bâtir des hôpitaux, des écoles, des collèges, des lycées, des universités, tenter de mettre en oeuvre une réforme agraire favorable aux travailleurs de la terre, mettre en place une industrie lourde et une industrie légère, etc.
Où en est-on aujourd'hui ? S'il fallait établir un bilan on pourrait dire que depuis la tragique et prématurée disparition de Houari Boumediene, bien qu'un homme ne fasse pas l'histoire et quelles que soient les erreurs commises, notre pays connaît un recul constant dans tous les domaines.
Qu'ont-ils fait de notre indépendance ?(intertitre)
Les travailleurs, les sans-emploi, les paysans pauvres, les femmes, ceux qui avaient le plus souffert, du colonialisme ne rêvaient-ils pas d'une société sans classes, sans exploitation, sans oppression, d'un monde dans lequel leurs enfants auraient la possibilité de trouver à s'employer, de s'alimenter normalement, de se soigner, de se loger décemment, de s'éduquer, d'avoir accès à la culture, les femmes d'avoir les mêmes droits que les hommes, en un mot de connaître un épanouissement vraiment humain ? Ne rêvaient-ils pas d'une véritable indépendance loin de tous les accords avec l'Union européenne, l'OTAN et autre OMC ? Ne rêvaient-ils pas d'une authentique solidarité avec les peuples en lutte pour leur souveraineté ? Ces rêves ont été déçus.
Après d'interminables négociations le cessez-le-feu du 19 mars 1962 fut le plus important succès remporté par les forces patriotiques algériennes et la déclaration de l'indépendance, le 5 juillet 1962, fut la plus grande victoire de l'histoire de notre pays, enfin libéré du colonialisme et de ceux qui le soutenaient.
D'autres loups, aussi voraces que les colonialistes, sont venus à la fin des années 70 pour s'accaparer nos richesses et exploiter, sans honte aucune avec le seul souci d'en tirer les plus gros bénéfices. la force de travail de nos masses laborieuses quand ils ne les réduisent pas au chômage.
Le combat des travailleurs, de toutes les masses laborieuses, doit se poursuivre dans l'union avec tous les progressistes de toutes les régions du pays pour se débarrasser de ces loups de la bourgeoisie compradore et faire en sorte que l'indépendance ne soit pas un mot creux.
(le 2ème article sur l’anniversaire se trouve plus loin)
Nouveau cycle de terrorisme dans l'Algérois
Une fois encore, ces dernières semaines, ont été marquées par une nouvelle recrudescence de monstrueux assassinats. Après Djidjel, Médéa, Tablat, Tipaza, et bien d'autres régions, ceux-ci se poursuivent avec une sauvagerie indicible dans la proche banlieue et dans la capitale même où les policiers sont la cible des tueurs. D'innocentes victimes, des bébés, des enfants des femmes, des vieillards, des hommes ont été mitraillés ou abattus sans pitié avec des armes à feu, des couteaux, des sabres et même des haches.
Compte tenu de la complaisance de certaines sphères du pouvoir, en particulier de celle de Bouteflika à l'égard des terroristes, complaisance qui s'est traduite par la loi de la " concorde civile " et autres mesures comme l'amnistie, il est à craindre, malheureusement, que d'autres noms viennent s'ajouter à la liste interminable des victimes.
Nombre de prétendus repentis, après s'être refait une santé, ont repris du service dans la rapine, l'extorsion de fonds. Certains ont regagné les maquis pour continuer leur sanglante activité.
L'armée, il est vrai, les pourchasse inlassablement et remporte parfois de spectaculaires succès. Tout comme les GLD et d'autres patriotes. Mais, comment les soldats pourraient-ils longtemps encore être motivés, si ces mêmes sphères du pouvoir poursuivent une politique qui n'est pas en défaveur du terrorisme et permettent aux partis islamistes "convertis" en républicains de s'exprimer librement et de participer aux élections législatives sous couvert de démocratie ? Comment mobiliser le peuple quand on le réprime brutalement et que des forces de répression abattent ses enfants comme cela s'est fait en Kabylie ?
En réalité, il ne peut être question d'erreurs de parcours. Lorsque Bouteflika s'est autorisé à absoudre ou à réhabiliter les criminels, il savait parfaitement quelles en seraient conséquences. Cette politique reflète simplement les contradictions et les luttes intérieures qui minent une bourgeoisie qui n'a de cesse de remplir ses poches au détriment de l'immense majorité du peuple.
La véritable stratégie, non pas de riposte mais de lutte pour l'éradication du terrorisme, exige en premier lieu de régler, parallèlement, les problèmes sociaux les plus aigus, de s'appuyer sur les masses laborieuses, de distribuer des armes aux plus ardents défenseurs de la démocratie, de les organiser en constituant des comités de vigilance partout où cela est possible.
APRES LA MASCARADE DU 30 MAI
POURSUIVRE LES LUTTES ET LA MOBILISATION POUR LE
TRAVAIL LA JUSTICE SOCIALE ET LES LIBERTES
DEMOCRATIQUES
La mascarade électorale des législatives du 30 mai a
été menée à son terme conformément au plan tracé
depuis de longs mois par les détenteurs du pouvoir.
Mais la grande masse des citoyens n'est pas dupe.
Jamais dans toute l'histoire de l'Algérie depuis
l'indépendance, le taux de participation n'a été aussi
faible. Malgré les trafics et le gonflement artificiel
des chiffres, le taux de participation officiellement
reconnu dépasse à peine les 46% du nombre des
inscrits. A en croire les chiffres donnés par le
Conseil constitutionnel seuls 8 288 536 électeurs sur
un corps électoral composés de 17 951 127 citoyens ont
fait le déplacement. dans les bureaux de vote Le
pourcentage des suffrages exprimés n'atteint pas les
41%. A Alger, et selon les chiffres dressés par les
autorités dont la sincérité est plus que sujette à
caution, comme partout dans le pays, moins de 32% des
inscrits ont voté. En Kabylie la population a suivi
les consignes de boycottage. Les autorités
reconnaissent que moins de 20 000 électeurs sur près
de 1 million d'inscrits ont pris part au vote. Cela ne
les a pas empêchés d’attribuer aux quelques partis en
lice les 25 sièges des deux circonscriptions de Tizi
Ouzou et de Béjaïa sous prétexte que les citoyens ont
été tenus loin des urnes par la violence !
En vérité, le taux de participation électorale est
beaucoup plus bas que ce qui est proclamé. Même dans
les régions rurales où, hors de tout contrôle, le
pouvoir a l'habitude de se livrer à toutes sortes de
manipulations pour faire passer ses hommes et se
donner une crédibilité de façade, la population ne
s'est pas rendue massivement aux urnes.
Une abstention aussi massive ne signifie pas du tout
que les citoyens se sont désintéressés de la vie
politique. Elle exprime le rejet catégorique des
manoeuvres et du verrouillage de la vie politique, des
injustices sociales insupportables que ce verrouillage
a servi à couvrir.
Le pouvoir a réparti les voix et les sièges au prorata
des rapports de force entre les différents courants de
la coalition dirigeante dite "islamo-nationaliste"et
selon des degrés de récompenses gratifiant les partis
qui ont fait de la figuration pour contribuer à donner
un semblant de jeu démocratique au régime en place.
C'est pourquoi peu de partis parmi ceux qui ont
décroché des sièges ont pris le risque de remettre en
cause les malversations pourtant criantes de ces
arrangements, se contentant de protester du bout des
lèvres quand ils ont eu le sentiment d'avoir été lésés
plus que de mesure. Ne les ont bruyamment dénoncés que
ceux que cette répartition a écrasés en représaille
pour leur attitude "déloyale" vis-à-vis du pouvoir
comme le parti islamiste Nahda, pourtant membre de la
coalition gouvernementale, qui avait tenté d'entraîner
l'an dernier les islamo-fascistes du FIS dans une
offensive politique pour la conquête du pouvoir.
Officiellement les partis islamistes légaux n'ont
recueilli au total que près de 1,3 million de voix. Ce
serait pourtant une erreur de crier à la déconfiture
définitive de l'islamisme réactionnaire et de
sous-estimer la persistance de son emprise sur
certaines catégories de la population. En réalité un
très grand nombre de citoyens encore sous son
influence ont répondu à l'appel au boycott lancé par
certains chefs du FIS.
Les classes possédantes ne semblent pas être
intéressées à ouvrir des conflits sur la question des
sièges devant réellement revenir à leurs différents
partis politiques. Pour elles l'heure est moins de
faire de la contestation que de jouir jusqu'à
l'ivresse des fruits du libéralisme, des revenus de
l'import et du partage des surplus fabuleux des
exportations de gaz et de pétrole.
Les détenteurs du pouvoir ont choisi le FLN
(intert)Les détenteurs du pouvoir ont décidé de donner cette
fois-ci la prédominance au FLN qu'ils ont paré
d'habits neufs. L'ancien parti unique se retrouve
ainsi avec une majorité de sièges à l'Assemblée. Cette
situation donne aux classes dirigeantes le moyen de
faire passer leurs projets de lois sans perdre de
temps dans des palabres interminables au sein du
parlement. Le terrain avait été soigneusement préparé
à cette fin avec la publication au bon moment des
résultats quasi-imaginaires d'un sondage annonçant à
l'avance la victoire du FLN. Le RND n'a pas eu toute
sa part du bourrage des urnes. Il a accompli la
mission et "le sale boulot" qui lui avait été confiés
en 1997 : ne pas laisser les plus dangereux des
islamistes mettre la main sur les communes et
l'Assemblée nationale, faire voter sans hésitation
aucune toutes les mesures de privatisation et celles
qui démantèlent les acquis sociaux des travailleurs.
Le RND est donc complètement discrédité. Sans compter
que les pratiques mafieuses et les malversations, qui
ont conduit tout droit en prison des centaines de ses
représentants au sein des assemblées communales, l'ont
mis au banc de l'infamie. Le pouvoir n'a pas voulu
prendre le risque de compromettre complètement ses
plans en délivrant un nouveau blanc-seing à une
formation aussi vomie par les travailleurs, les
masses, les jeunes et les cadres que le chef de ce
parti avait terrorisés en jetant des milliers d'entre
eux en prison.
Les classes dirigeantes cherchent aujourd'hui à donner
le change. Elles veulent faire croire aux travailleurs
et à tous ceux que les ajustements structurels ont
réduits à la misère que le pouvoir va être désormais
sensible à leur situation. Il est vrai qu'un certain
nombre de citoyens ont pu se laisser tromper par les
discours démagogiques des responsables du FLN. En
fait, dans un climat marqué par la montée de la
révolte des jeunes qui se résignent de moins en moins
au chômage, au dénuement et aux injustices, il s'agit
surtout pour les classes dirigeantes de préserver les
privilèges acquis et de consolider leur pouvoir en
serrant les rangs face au danger de la contestation
sociale ascendante. Elles cherchent à renforcer les
liens qui réunissent au sein de la coalition les
cercles dirigeants aux partis islamistes légaux. Les
responsables du FLN qui ont toujours veillé à être en
bonne entente avec ces derniers présentent précisément
le profil requis pour prendre le relais dans
l'exécution de ces grandes manoeuvres.
Mais FLN ou RND, ces deux formations sont avant tout
des caisse de résonance et des appareils électoraux
chargés d'exécuter la comédie démocratique pour faire
passer de façon acceptable la domination des couches
sociales parasitaires, compradores et exploiteuses.
Les classes parasitaires, compradores et affairistes
vont enfoncer le pays dans une plus grande dépendance
vis-à-vis des multinationales et de leur système
impérialiste.
Des garantis et assurances ont certainement été
données aux dirigeants des puissances impérialistes
que la coalition FLN-RND-partis islamistes légaux va
accélérer l'intégration de l'Algérie dans l'OMC et de
l'ANP dans l'OTAN, hâter la redistribution au profit
des multinationales des secteurs économiques juteux
comme les gisements d'hydrocarbures, le téléphone,
l'eau, l'électricité et le gaz Sinon pourquoi Bush
aurait-il délivré des encouragements au pouvoir pour
ses soi-disant efforts de démocratisation sans même
avoir attendu la clôture des bureaux de vote ?
Pourquoi l'Union européenne aurait-elle fermé les yeux
sur de telles pratiques, elle qui a l'habitude de
donner des leçons et d'adresser des avertissements aux
peuples qui ne marchent pas dans les combines des
multinationales ?
LA LUTTE CONTINUE POUR UNE VERITABLE REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE
(intert)Comme notre parti, le Parti algérien pour la
Démocratie et le Socialisme, l'avait écrit dans sa
déclaration du 6 mai sur les élections législatives,
la lutte continue pour l'instauration d'une véritable
République démocratique satisfaisant les besoins
socio-économiques et politiques des travailleurs, de
tous ceux qui vivent de leur labeur, pour la
reconquête de l'indépendance du pays, pour la mise en
place d'un pouvoir qui ne se laisse pas dicter ses
décisions par le FMI et la Banque mondiale. Que ce
soit avec le RND ou le FLN comme parti majoritaire au
sein du parlement les masses n'ont qu'une seule
alternative : lutter pied à pied pour leurs droits à
la vie dans la dignité et la sécurité.
Il n'y aura aucune amélioration pour les travailleurs,
pour les jeunes chômeurs, pour les femmes souffrant
des discriminations perpétuées par le Code de la
famille et aggravées par la paupérisation, pour les
paysans pauvres qui attendent en vain des crédits
abordables, pour les cadres patriotes et honnêtes qui
n'ont pas perdu totalement espoir de mettre leur
expérience et leur compétence au service du
redressement économique, sans une lutte de tous les
jours, sans la construction d'un parti communiste
influent, sans un large front démocratique et
antifasciste de progrès.
___________________________________________________________
Luttes des travailleurs
SANTE PUBLIQUE
Après une grève de trois jours suivie d’une autre illimitée accompagnée de sit-ins et de marches au sein des établissements hospitaliers, les institutions du ministère de la Santé et de la Population ont réagi en expliquant aux praticiens spécialistes que "le dossier relatif à leur problème est en bonne voie".
Selon le président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), le ministre s'est engagé à mettre en application tous les engagements relatifs au glissement catégoriel et à la prime de documentation d'ici la fin du mois de juin. La prime d'intéressement , la décentralisation des commissions paritaires, la carrière du praticien de santé publique et la création d'une académie de médecine ont été également évoquées.
Il est à noter par ailleurs une forte participation des médecins au mouvement de grève, dont les taux de participation sont entre 80 et 100 % à travers les différentes wilayas, en l'occurrence Tlemcen, Alger, Médéa, Touggourt et Aïn Témouchent, et ceci malgré les intimidations enregistrés dans les différents établissements hospitaliers dans le but de "discréditer le bureau national et de casser le mouvement.
A ce propos nous tenons à signaler que certains chefs de service et professeurs "ont interdit aux spécialistes de faire grève. Plus grave encore, ils ont fait appel aux résidents pour assurer des actes médicaux surtout en spécialité chirurgicale en mettant en danger la vie des malades. Comme il est important de relever le recours aux spécialistes privés de l'administration qui viennent opérer. Là aussi, la vie du malade est en danger puisque le suivi n'est pas assuré".
Déterminé à poursuivre son "combat", le SNPSSP lance un appel à la société civile, acteurs politiques, associations, syndicats et intellectuels à soutenir son mouvement de protestation "pour la résolution de cette problématique, ce qui peut ouvrir des perspectives à beaucoup d'autres corporations pour la prise en charge de leurs revendications", est-il souligné dans un communiqué rendu public.
06 juin 2002
Le SNAPAP soutient les praticiens en grève de la faim
La section syndicale du SNAPAP du secteur sanitaire de Khemis Miliana a rejoint par solidarité la grève de la faim des deux praticiens de santé publique, les Drs Besbas et Medjoub, respectivement secrétaire général du SNPSP et président de la section SNPSP du secteur sanitaire susmentionné. Le bureau de la section syndicale SNAPAP explique, dans un communiqué rendu public, que son soutien est intervenu "vu le blocage de l'administration et de la DSP dans le cadre du règlement du conflit". Rappelons que Dr Medjoub a décidé d'entamer une grève de la faim suite à la suspension par l'administration de son salaire ainsi que celui du Dr Saïd Lakouas, président de la section SNPSP du secteur sanitaire de Tablat. Le Dr Besbas a rejoint son collègue par solidarité.
10 juin 2002
LES ENSEIGNANTS DU SUPERIEUR
L'université connaît une fin d'année des plus perturbée avec la grève ouverte déclenchée depuis deux semaine par le CNES. Le ministère de l'Enseignement supérieur demeure silencieux. Une attitude que dénoncent les enseignants de l'enseignement supérieur. Ce mouvement de grève, troisième étape du plan d'action tracé depuis le mois de septembre dernier (grève d'une semaine, puis de trois jours, puis des sit-in sévèrement empêché par les éléments des services de sécurité.), a suscité de vives inquiétudes de la part des étudiants et de l'administration. D'aucuns estiment que cette action vise à paralyser le fonctionnement de l'université en matière d'examens et de délibérations des résultats de fin d'année, ce qui bloquera automatiquement la rentrée universitaire 2002-2003. Ceci constitue pour le CNES le dernier recours pour faire valoir ses revendications et amener les pouvoirs publics à la table de négociations. C'est du moins ce que souhaitent la plupart des enseignants de l'Université d'Alger dont les facultés des sciences humaines et sociales à Bouzaréah et des sciences politiques et de l'information à Hydra où le mot d'ordre est suivi à près de 85 %, selon les grévistes.
06 juin 2002
METALLURGIE
Les syndicalistes des huit filiales Codesid, Egis, Indusnet, Egsa, Soudatec, Hores, Ensid et Sat du groupe Sider ont mis à exécution leur menace de déclencher un mouvement de protestation à travers un sit-in devant le siège de la direction générale. dans le but de maintenir la pression et d'éviter ce qu'ils ont qualifié de bradage de leur outil de production. C'est au tour des travailleurs de l'ensemble des filiales d'entamer une action similaire. La réaction des syndicalistes est motivée par la démarche de privatisation des filiales qu'aurait entamée la direction générale. Ils ont rejeté toute idée de privatisation telle que prévue par cette dernière, y compris la cession des actifs au profit des travailleurs et l'essaimage. Comme principale revendication de leur mouvement, les travailleurs, les syndicalistes des huit filiales ont appelé au lancement d'un appel d'offres national et international pour la mise en œuvre du partenariat. Ils se sont interrogés sur le refus des gestionnaires du groupe Sider à exploiter les propositions que leur aurait faites le gérant indien de la société indo-algérienne Ispat.
Pour prouver la radicalisation de leur mouvement, de nombreux travailleurs et syndicalistes ont entamé une grève illimitée de la faim.
10 juin 2002
METALLURGIE (suite)
Lors des travaux de la commission exécutive de la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, mécanique, électrique et électromécanique (FNTMMEE) à laquelle sont affiliées 60 entreprises publiques employant plus de 62 000 travailleurs, les débats étaient axés sur la situation difficile dans laquelle se débattent les entreprises, aggravée par la levée des tarifs douaniers sur les matières premières et la baisse des taxes sur les produits finis à l'importation inclus dans la loi de finances 2002. La solution du partenariat est perçue par des intervenants comme une autre forme de bradage des entreprises du secteur. La position du représentant syndical d’Alfatus, une filiale de Sider, favorable aux discussions actuellement à un stade avancé pour être reprise par Ispat et deux autres filiales, a été critiquée. Les représentants d'Alfatus ont fustigé l'accord conclu par Sider avec la société indienne Ispat accusant les syndicalistes d'avoir "bradé" l’entreprise-mère, fragilisant du coup la situation des cadres et des travailleurs dont certains sont même poussés à la démission.
22 mai 2002
40EME ANNIVERSAIRE DE L’INDEPENDANCE
LES FORCES REACTIONNAIRES SE SONT TOUJOURS OPPOSES AU PROGRES (2èm article sur le sujet)
Après des dizaines années de lutte qui ont préparé la victorieuse insurrection armée de novembre 54, notre peuple a arraché le 5 juillet 62 l’indépendance nationale. Tous les moyens dont disposait le colonialisme français et l’aide que lui a apporté l’OTAN n’ont pas suffi à briser la résistance d’un peuple décidé à se libérer de l’oppression. Les ulta-colonialistes de l’OAS et leur politique de la terre brûlée n’ont réussi qu’à aggraver les conditions de la reconstruction du pays, notamment par le départ massif de tous ceux que ces criminels avaient incité à quitter précipitamment l’Algérie dans le but de paralyser toute l’activité économique du pays.
Avec le soutien des peuples arabes, de l’Union soviétique et de l’opinion progressiste internationale le peuple algérien a écrit l’une des plus belles pages du mouvement anti-impérialiste mondial.
Après la victoire sur le colonialisme commençait la période d’édification nationale marquée par une lutte complexe et sourde entre les forces progressistes et les forces réactionnaires. Ces dernières n’ont pas tardé à s’organiser à tous les niveaux pour multiplier les obstacles à la réalisation des tâches d’édification. Au sein du pouvoir ou en dehors de lui ces forces n’ont jamais cessé de multiplier les entraves à l’organisation des couches sociales qui ne voulaient pas se contenter d’une indépendance formelle.
4 mois après la victoire du 5 juillet le parti communiste algérien (PCA) était interdit. Après le 19 juin 65, les militants communistes et progressistes furent pourchassés. Nombre d’entre eux furent arrêtés, torturés ou expulsés. Nombre de dirigeants et militants communistes vécurent dans la clandestinité jusqu’en 1989.
Cette répression anticommuniste n’a jamais empêché les travailleurs, les paysans pauvres ou les intellectuels progressistes de contribuer activement au succès des taches d’édification nationales. Les communistes et leur parti (le PCA puis le PAGS) ont pour leur part soutenu activement les décisions positives tout en attirant régulièrement l’attention sur les manoeuvres impérialistes et réactionnaires ainsi que sur les graves faiblesses dans l’application des mesures positives du pouvoir.
Après les décisions historiques de 1971 (nationalisations. réforme agraire, construction d’un puissant secteur public industriel, politique sociale novatrice...) et jusqu’à la disparition du Président Boumedienne l’Algérie, dont le prestige international se renforçait auprès des peuples opprimés, avançait dans une voie progressiste, qui inquiétait de plus en plus les puissances impérialistes et les forces réactionnaires, y compris celles qui partageaient le pouvoir.
Dès 1979 et l’arrivée de Chadli au pouvoir les forces qui attendaient leur heure se sont progressivement emparées des principaux leviers de commande et ont commencé à remettre en cause tous les acquis pour lesquels ont lutté les travailleurs, les paysans pauvres, les étudiants. Le parti unique dont les dirigeants n’ont cessé de prétendre construire le "socialisme"ont commencé à chasser de toutes les organisations populaires (syndicats, organisations de jeunes ou de femmes) non seulement les communistes mais aussi tous les éléments qui refusaient de tourner la veste.
On sait que cette caporalisation, conjuguée avec les graves reculs enregistrés au plan économique et social a ouvert la voie à la compromission avec l’impérialisme, à la montée de l’islamisme, aux accords avec le FMI et la Banque mondiale. Les différentes fractions de la bourgeoisie qui acceptent aujourd’hui de trahir ouvertement les intérêts nationaux ont complètement oublié les sacrifices de nos chouhadas. Notre peuple, ses forces patriotiques et progressistes résistent et résisteront à tous les abandons. Au sein de ces forces, les travailleurs qui luttent quotidiennement pour leurs revendications légitimes ont un rôle particulier à jouer. Ils comprennent mieux aujourd’hui que c’est à eux que revient l’honneur et la responsabilité de sauver la nation du désastre. S’opposer pied à pied aux pressions impérialistes, défendre fermement leurs revendications, se battre pour les libertés démocratiques, dénoncer les mensonges déversés quotidiennement par la télévision, les radios et certains journaux sur les "bienfaits" de l’OTAN, des privatisations ou des "réformes" et rassembler toutes les forces qui en ont assez de la misère, du chômage et de la répression n’est cependant possible et efficace que dans la mesure où les travailleurs, les paysans pauvres et les intellectuels progressistes accordent des efforts indispensables à la construction de leurs organisations (Parti, Syndicats des travailleurs indépendants du pouvoir et des patrons, organisations diverses des couches sociales opprimées comme les femmes, les jeunes ou les étudiants)
Face à l’agressivité accrue de l’impérialisme qui ne cache pas sa volonté d’aggraver chaque jour un peu plus sa domination sur tous les peuples et en particulier sur le nôtre, l’expérience a montré suffisamment que sans résistance ferme et unie contre les forces réactionnaires, il ne restera rien de notre indépendance pour laquelle sont morts tant d’Algériens.
Solidarité Avec le peuple palestinien
Déclaration finale de la conférence internationale de solidarité
avec le peuple de Palestine
réunie à Larnaca (Chypre) du 1 au 2 juin 2002
La conférence internationale de solidarité avec le peuple de Palestine a été organisée conjointement par le Conseil mondial de la paix et le Conseil de la paix de l'île de Chypre à Larnaca du l au 2 juin 2002. Trente délégations représentants 21 organisations (comprenant 4 organisations internationales) en provenance de 15 pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et d'Europe. Après l'audition des rapports des délégations en particulier ceux du Moyen Orient et après un débat sur la situation tragique, la conférence s'est prononcée unanimement comme suit :1 Elle exprime son plein soutien avec les Palestiniens et leur légitime direction, l'Autorité palestinienne conduite par Yasser Arafat.
2.Elle condamne les gouvernants israéliens, dont spécialement Ariel Sharon, pour leurs crimes de guerre envers le peuple palestinien, particulièrement le massacre des civils au camp de réfugiés de Jénine, la destruction systématique des infrastructures de l'Autorité palestinienne, les tourments économiques sociaux et moraux imposés au peuple. Ariel Sharon qui a été responsable des massacres de Sabra et Chatila doit être traduit devant une cour criminelle internationale.
3. Elle condamne aussi l’administration des Etats-Unis pour son inconditionnel soutien au gouvernement d'Israël...
4. Elle considère que l'Union européenne et la plupart des Etats européens portent aussi une responsabilité de cette situation parce qu'ils mettent sur le même pied d'égalité l'occupant et l'occupé...
5. Les gouvernants arabes doivent agir de plus en plus pour aider le peuple palestinien et sa direction légitime en exerçant une pression politique et économique sur l’Administration des Etats-Unis...
6. L'organisation des Nations Unies doit être soutenue pour restaurer son prestige et son rôle conformément à la Charte en appliquant ses propres résolutions sur la Palestine et le Moyen Orient.
7. La conférence demande d'urgence le retrait complet et immédiat des troupes israéliennes des territoires palestiniens et l'exercice du droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination incluant l'établissement de sa propre souveraineté et de son Etat indépendant en Palestine avec Jérusalem-Est comme sa capitale en conformité avec les résolutions de l'ONU...
8.La paix et la sécurité pour tous les peuples de la région peuvent être établies seulement par la fin de l'occupation des territoires palestiniens, des hauteurs du Golan syrien, des fermes du Shabaa libanais, les racines de toutes les injustices et de la violence.
9.Tout en condamnant les gouvernants d'Israël et ceux qui les soutiennent dans leurs crimes, la conférence salue d'une manière spéciale la position positive et les actions des forces de paix en Israël et apprécie la solidarité des forces de paix aux USA et dans les autres pays avec le peuple palestinien et pour la paix dans la région.
10. La conférence appelle les Nations Unies, l'Union européenne et tous les gouvernements et parlements du monde à prendre des mesures actives afin d'arrêter l'agression et l'occupation israéliennes.
11. Appelle les peuples du monde et leurs organisations à faire pression sur leurs gouvernements pour une action positive de soutien au peuple de Palestine et pour une solution pacifique et juste du problème.
12.A l'unanimité des participants la conférence a adopté un plan d'action pour la poursuite et le renforcement de leurs actions internationales coordonnées en faveur de la juste lutte du peuple palestinien.
13. La conférence apprécie le rôle positif de Chypre et de son peuple au soutien du peuple palestinien et exprime en même temps son soutien à sa lutte pour une solution pacifique du problème chypriote basée sur les résolutions applicables des Nations Unies.
ISRAEL La position du Parti communiste sur La "Guerre au profit des colonies"
Dans une déclaration publiée le ler mai 2002, à Tel-Aviv, le Parti communiste d'Israël souligne: "la guerre déclenchée par le gouvernement Sharon, fin mars 2002, pour réoccuper les territoires contrôlés par l'Autorité palestinienne, était une autre phase de la guerre qui s'est poursuivie durant les 18 derniers mois visant militairement à l'élimination des droits nationaux du peuple palestinien, et en premier lieu son droit à un Etat souverain aux côtés de l'Etat d'Israël, et à la consolidation du règne des colonies israéliennes dans les territoires occupés en 1967"
Après avoir noté que l'arrivée au pouvoir, il y a une année, du gouvernement Sharon et Pérès a été marquée par le massacre de milliers de Palestiniens et d'environ quatre cents Israéliens, la déclaration mentionne la construction au cours de ces 35 dernières années de 140 colonies de peuplement dans les territoires occupés. La superficie de ces colonies est égale à plus d'un tiers des territoires de la bande ouest et de Gaza.
Le Parti communiste d'Israël poursuit: " La politique du gouvernement Sharon-Pèrés a aggravé la confrontation pour mener une guerre contre le peuple palestinien et sa direction élue et intemationalement reconnue, conduite par Yasser Arafat. Mais les différents gouvernements ont adhéré, il y a plus de cinquante ans, à une politique déniant au peuple palestinien le droit à l’autodétermination. "
La politique de Barak et de Sharon (intertitre)
La déclaration du P.C. d'Israël ajoute : " En vue de justifier cette criminelle guerre, Sharon et ses collaborateurs ont déclaré que le gouvernement Barak a offert aux Palestiniens un "Etat comprenant 95% des territoires", mais que la direction palestinienne a rejeté cette offre généreuse préférant l'option militaire. Cet argument est sans fondement. Le gouvernement de Barak a complètement ignoré ses obligations de mettre en application les accords d'agrément signés avec les Palestiniens. Au cours des deux années où il était au pouvoir ( mai 1999 -juin 2001), le gouvernement Barak n'a pas transféré un quelconque territoire aux Palestiniens mais, au contraire, la construction dans les colonies de peuplement a pris une extension sans précédent"
Puis, après avoir rappelé que la visite provocatrice de Sharon à l'esplanade de la mosquée d'Al-Aqsa à Jérusalem a été effectuée en septembre 2000 sous le gouvernement de Barak, la déclaration du P.C. israélien dénonce la politique de Sharon qui continue au 21éme siècle "à lever haut la bannière du colonialisme...Il n'y a pas, dénonce avec force la déclaration du P.C. israélien, de place dans les plans de Sharon et des dirigeants de l'aile droite pour un Etat palestinien indépendant fiable qui coexistera en paix avec Israël...
Responsabilité des USA (intertitre)
La déclaration du P.C. israélien situe ensuite la responsabilité de l'administration Bush pour mettre un terme immédiatement à la guerre de Sharon. "L'attaque terroriste condamnable de New York en septembre 2001, indique le PCI, a été exploitée par l'administration Bush pour mettre en place une campagne en vue de réorganiser le monde suivant les intérêts des monopoles et d'une hégémonie militaire américaine. Avec ces objectifs l'administration Bush a engagé la guerre en Afghanistan et prépare les guerres futures contre l'Irak, l'Iran et d'autres Etats....."Dans le cadre de cette politique, le gouvernement de Sharon, ajoute la déclaration du PCI, a exprimé son soutien au plan militaire américain pour attaquer l'Irak, et en compensation il a alors obtenu tout le soutien - militaire, économique et politique - de l'administration Bush en faveur de l'offensive militaire contre le peuple palestinien et sa direction" Toutefois note le PCI, le calcul cynique de Sharon qui étiquette la guerre contre le peuple palestinien comme "une guerre contre la terreur" afin d'obtenir l'approbation internationale n'a pas obtenu satisfaction .
Au sujet des actes de terreur contre les civils, la déclaration du PCI indique : "les actes contre les civils, y compris les explosions de bombes suicidaires dans les centres de la population israélienne, sont des actes intolérables qui doivent être condamnés sans ambiguïté.
"Plusieurs années d'expérience ont prouvé que 35 années d'occupation, d'oppression et d’humiliation, qui sont elles-mêmes une forme de la terreur d'Etat, sont un sol fertile pour la croissance du grave phénomène négatif des actes de terreur. Il doit être souligné que Yasser Arafat, Président de l'Autorité palestinienne, aussi bien que les autres dirigeants palestiniens, ont condamné les actes de terreur contre les civils israéliens. Aussi le chemin pour éradiquer la terreur est de mettre un terme à l'occupation et d'établir une juste paix, basée sur le respect du droit du peuple palestinien à mettre en place leur propre Etat indépendant, côte à côte avec l'Etat d'Israël"
Après avoir condamné l'irruption de l'antisémitisme dans différents pays du monde qui " servent en premier lieu Sharon" la déclaration du PCI poursuit: "La prolongation de l'occupation a également dégénéré en une guerre terrible à laquelle les Israéliens paient un lourd prix social et une crise économique, l'étouffement des droits démocratiques, un accroissement des explosions racistes, une atmosphère d'appréhension"
Après avoir rappelé les luttes diverses en Israël contre la guerre et l’occupation, la déclaration conclut .
"Le destin de deux peuples, Israélien et Palestinien, dépend de la marche pour se débarrasser de l'occupation"
3 ieme Conférence Syndicale Européenne
Athènes, 1-2 Juin 2002
300 syndicalistes en provenance de 15 pays (parmi lesquels plusieurs représentent de grandes organisations syndicales) se sont réunis à Athènes les 1 et 2 juin pour étudier la situation crée en Europe et dans le monde par l’agressivité accrue de l’impérialisme et les ravages de la mondialisation capitaliste. Cette rencontre, constitue la suite de l’ initiative qui a démarré en 1999 a Oren (Turquie) et s'est poursuivie en 2000 a Annecy France. Pour ces syndicalistes, les évolutions et les événements ont confirme la nécessite de la coordination et du renforcement du pole de classe au sein du mouvement syndical de l'Europe. Ils ont noté que le chômage, la pauvreté, les licenciements, la fermeture des entreprises, la commercialisation de la santé et de l’ éducation, les restructurations capitalistes en général, conduisent des millions de travailleurs au bord de la marginalisation
La conférence a noté que l’impérialisme a déclenché une attaque généralisée qui couvre les champs de l’économie, de la politique, de l'idéologie, des conditions d’exploitation de la
force ouvrière, des rapports de travail, des droits sociaux, des libertés démocratiques et syndicales.La conférence a accordé une grande importance à la situation des immigrés en Europe. Elle a noté que ces temps derniers s' accumulent en Europe, des phénomènes de racisme, de xénophobie et de pratiques néo-fascistes. Pour les participants, tous les travailleurs indépendamment des différences de race, de langue et de religion, composent tous ensemble la classe ouvrière de l'Europe. Ils ont exigé l’égalité des droits pour tous.
ACTIVITES INTERNATIONALES DU PADS
Le Parti algérien pour la démocratie et le socialisme, sur invitation du Parti italien de la Refondation communiste, a participé au congrès de ce Parti qui s'est déroulé du 4 au 7 avril 2002 à Rimini.
Du 20 au 21 avril 2002, un représentant du PADS a participé aux travaux de la rencontre des partis communistes d'Europe et de la Méditerranée qui s'est déroulée les 20 et 21 avril 2002, sur l'initiative du Parti communiste des peuples d'Espagne. Une déclaration commune a été adoptée par les Partis communistes représentés à cette conférence qui, après une analyse de la situation internationale déclare notamment. "Bien évidemment, les Partis communistes et ouvriers de l'Europe et de la Méditerranée ne peuvent pas rester indifférents devant les problèmes de la paix et de la stabilité de la zone. C'est ainsi qu'ils considèrent que la politique de terreur du gouvernement d'Ariel Sharon sur le peuple palestinien, la répression du gouvernement turc sur le peuple kurde, les prétentions annexionnistes du Maroc sur le Sahara occidental sont des éléments qui empêchent la stabilité et la paix dans cette zone. C'est pourquoi ils défendent la rapide création d'un Etat palestinien fiable et sûr dont la capitale serait Jérusalem, le retour des réfugiés, la pleine reconnaissance des droits des Arabes d'Israël, la reconnaissance des droits nationaux du peuple kurde, la convocation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental, la décolonisation de Ceuta, Melilla et les îles Chafarinas ainsi que la fin de la présence des USA dans cette zone, comme des éléments essentiels pour la stabilité et la paix en Méditerranée"
Le PADS était également représenté au séminaire communiste international organisé à Bruxelles (Belgique) par le Parti du travail de Belgique du 2 au 4 mai 2002, dont le thème était consacré aux "crises économiques et à la possibilité d'une crise mondiale majeure "
Notre parti a participé enfin à la rencontre des partis communistes et ouvriers organisée à l’initiative du parti communiste de Grèce. Cette rencontre qui a eu lieu à Athènes, du 21 au 23 juin, sur "la nouvelle situation dans le monde après le 11 septembre", a regroupé plus de 60 partis.
La contribution de notre délégué sera publiée sous forme de brochure et mise à la disposition de nos lecteurs.
(Fin)