DES CHANGEMENTS ? OUI ! MAIS LESQUELS ?
A écouter les discours enflammés que les responsables de l'UGTA ont prononcés lors de la dernière session de la commission exécutive nationale qui s'est tenue le 20 octobre, à les entendre brandir la menace d'une grève générale pour protester contre la politique économique et sociale du pouvoir, et notamment contre le projet de dénationalisation des hydrocarbures, on pourrait croire que le pays est à la veille d'une rénovation salutaire de la centrale syndicale. Malheureusement, combien de fois, les menaces et avertissements solennels de Sidi Saïd et de ses camarades n'ont été que pures rodomontades ? Combien de fois n'avaient-ils pas assuré les travailleurs qu'ils ne permettraient plus au pouvoir de poursuivre sa politique de casse et de paupérisation, avant d'opérer une soudaine volte-face en lui apportant leur soutien tout en essayant de faire croire aux travailleurs qu'ils avaient réussi à arracher des "victoires" ?
Cette fois, les choses se présentent sous un jour apparemment différent. Le feu de la critique est concentré sur Bouteflika et sur ses principaux collaborateurs, ceux qui sont chargés de poursuivre l'application des plans du FMI et de la Banque mondiale. La critique de la centrale UGTA ne se cantonne pas aux questions socio-économiques mais touche aussi à la concorde civile engagée par Bouteflika.
Les hommes de Bouteflika sont allés très loin dans leurs manifestations d'allégeance au système impérialiste avec leur projet de mettre le pétrole et le gaz entre les mains des multinationales. Dans leur volonté de s'assurer des soutiens extérieurs, Bouteflika et les couches sociales qui le suivent inconditionnellement mettent en œuvre une démarche politique qui représente une menace non seulement pour les travailleurs mais même pour les intérêts d'autres fractions de la bourgeoisie dont l'enrichissement rapide durant ces dernières années n'est dû qu'à la confiscation à leur profit des ressources en devises procurées par les hydrocarbures. Il est clair que les critiques qui commencent à monter contre ce projet, ainsi que contre la politique d'adhésion à l'OMC, de milieux autres que les syndicalistes ne sont que l'expression des contradictions d'intérêt qui opposent entre elles différentes fractions de la bourgeoisie en fonction de l'origine et de la nature de ces intérêts. Parmi les patrons membres du Forum des chefs d'entreprise, qui vient de rejeter publiquement le projet antinational de Khelil, certains n'ont pu construire leurs immenses fortunes que grâce au transfert à leur profit du monopole de l'Etat sur le commerce extérieur et des crédits bancaires. En l'espace de quelques années, les facilités que l'Etat lui a octroyées ont permis à quelqu'un comme Rebrab de se trouver à la tête d'un groupe gigantesque grâce notamment à l'importation massive, avec l'argent de la nation mis à leur disposition, de ronds à béton, de sucre et de café. On cherche maintenant à le présenter sous un jour favorable parce qu'il a lancé une grande huilerie à Béjaïa. Moins connus, d'autres individus ont eux aussi émergé de façon fulgurante en occupant divers créneaux, où le risque et les difficultés de maîtrise technologiques sont inexistants, comme l'importation de médicaments, de ciment, de véhicules, etc. C'est tout cet édifice qui risque de s'écrouler si le pétrole devenait la propriété de compagnies étrangères.
Quand les travailleurs se battent pour que les hydrocarbures demeurent propriété de l'Etat, ils luttent en même temps pour des changements politiques radicaux afin que les ressources que ces hydrocarbures procurent au pays soient utilisées au service de la nation, des masses populaires et non d'une minorité de compradores. Ceux qui, comme le responsable du MDS, cherchent à esquiver la question de la défense ferme de la propriété de l'Etat sur les hydrocarbures sous prétexte que le vrai débat est dans "la nature de l'Etat" et dans la nécessité de saisir les objectifs cachés de ce projet; ceux qui au sein des milieux dits "modernistes" mettent la lutte autour de ce projet sur le compte de luttes de clans, tous ceux-là ne veulent au fonds, et objectivement, qu'éviter de soutenir une lutte qui met le pays en conflit ouvert avec les puissances impérialistes. Tous ceux qui, au contraire, ont à cœur les intérêts du pays peuvent constater qu'il y a convergence objective entre les fausses analyses qui "noient le poisson" de ceux qui prônent la poursuite des réformes comme moyen d'abattre le "système rentier" et le silence des formations politiques islamistes dont aucun n'a dénoncé le projet de dénationalisation.
C'est parce que leurs intérêts de classe coïncident avec ceux du pays que les travailleurs sont eux attentifs aux démarches des dirigeants de l'UGTA, sans qu'ils ne se leurrent sur les véritables intentions de ces derniers. Les dirigeants de l'UGTA ont toujours louvoyé entre "l'accompagnement" des réformes et la défense verbale des intérêts des travailleurs pour conserver un semblant de crédibilité syndicale. Ils n'ont pas dérogé à leur tactique habituelle. Au cours de cette dernière session de la CEN, ils n'ont pas rejeté le principe même des privatisations - en dehors des hydrocarbures - mais demandé simplement à être associés aux décisions!
Les "libéraux-modernistes" voient dans les attaques de l'UGTA contre Bouteflika un appui à leurs campagnes pour le faire partir, abréger son mandat ou l'empêcher de se représenter à l'élection présidentielle de 2004. Il n'y a rien de plus trompeur que la tentative de faire passer le désastre économique et social actuel pour le fruit de la seule action de Bouteflika. Il n'y a rien de plus mensonger que de faire croire que son départ suffirait à ouvrir des perspectives nouvelles pour les masses. Les désaccords et contradictions qui traversent les couches sociales dirigeantes au sujet de la tactique à observer vis-à-vis des islamistes ne les empêchent pas d'être unies pour maintenir le cap sur le libéralisme et la casse des entreprises publiques. A la différence des autres partisans du capitalisme Bouteflika n'a jamais caché son adhésion totale au libéralisme. Il ne cherche pas à masquer ses options en camouflant, comme le font d'autres, le libéralisme sous l'appellation passe-partout "d'économie de marché".
Les conditions scandaleuses dans lesquelles un homme du Moyen-Orient du nom de Shorafa - un ami de Bouteflika et principal actionnaire de la société Orascom à en croire certains journaux - a décroché l'an dernier le marché de la téléphonie mobile, l'impudence qui a poussé cet homme à demander ensuite aux banques algériennes de lui avancer des crédits pour remplir les engagements pris alors qu'il est censé ramener des capitaux, ne doivent pas cacher le fait que les critiques virulentes adressées à Bouteflika ne remettent pas en cause le principe même du bradage du secteur des télécommunications, secteur stratégique que l'Algérie a les moyens financiers de protéger.
Les mêmes éditorialistes qui s'indignent de l'annulation par Bouteflika de la cession d'énormes patrimoines publics, à l'image du complexe de Sidi Moussa ou des Galeries algériennes, au profit de magnats surgis miraculeusement du néant ne trouvent rien à redire sur l'origine de la fortune de ces nouveaux riches. Il ne leur vient pas à l'idée de faire leur travail d'information en essayant, par exemple, de lever le voile sur la provenance des fonds des propriétaires de Khalifa Airways.
Il ne fait aucun doute pour les travailleurs que la politique de Bouteflika ne profite qu'aux trafiquants, spéculateurs de haut vol et bourgeois exploiteurs. Mais personne ne réussira à leur faire admettre que les changements vont venir de ceux qui l'ont aidé à se propulser à la tête de l'Etat.
En 1998 une intense campagne de presse avait préparé le départ de Zeroual. Des pamphlets enflammés, appuyés sur des "révélations" fracassantes, comme l'affaire Benboualia, associé de Betchine et victime d'une machination ourdie par ce dernier qui cherchait à le déposséder des biens qu'il avait accumulés grâce à lui, persuadaient le citoyen que le départ de Betchine, alors conseiller de Zeroual, mettrait fin au processus "d'encanaillement" du pays. Cette image saisissante avait été forgée par Boukrouh, inventeur entre autres du concept de "l'homo-khéchinus", expression à l'aide de laquelle il fustigeait dans les années 80 l'attachement des masses à des valeurs de justice et d'égalité.
On sait quel changement de palais cette brillante passe d'armes médiatique avait concouru à produire. Boukrouh, celui qui avait mordu à belles dents Betchine, lequel était déjà tombé à terre, le pourfendeur de "l'encanaillement" du régime a été coopté par ce même régime sous Bouteflika. Placé à la tête du ministère du commerce, il a désormais la haute mission de veiller à ce que les gros importateurs puissent savourer en toute tranquillité les fruits délicieux de "l'encanaillement". Avec le zèle consommé du parvenu qui cherche à leur assurer des jours de prospérité sans fin, il a entrepris d'écarter de leur chemin la multitude de petits importateurs qui se sont mis en tête qu'ils pouvaient s'enrichir en se contentant d'avancer des capitaux d'un montant ridiculement inférieur à 50 millions de dinars (!) et en se passant de la protection de la "canaille".
Autre protagoniste célèbre de cette fameuse campagne, Tayeb Louh qui, en tant que président du syndicat national de la magistrature, avait réussi à se faire passer, grâce au concours de la presse, pour le défenseur intransigeant de "l'Etat de droit", est maintenant ministre du travail. A la tête de ce département, il vient d'annoncer qu'il prépare de nouvelles réformes pour combler les "lacunes" des lois sociales de 1990. Ce héros de l'épopée anti-betchinienne de l'été de l'année1998 déclare sans ressentir nul état d'âme que la Loi devrait interdire les grèves illimitées ! Ce vaillant défenseur de "l'Etat de droit" a défini l'ordre du jour de la nouvelle offensive libérale : renforcer la flexibilité du travail afin d'accélérer la marche triomphale vers "l'économie de marché". Les chômeurs réduits à chercher l'évasion vers d'autres cieux ou poussés au suicide, les jeunes qui doivent se contenter d'un emploi mal payé, sans perspective et sous contrat à durée déterminée, sont prévenus par Monsieur Louh : "l'employabilité à vie, c'est fini dans l'économie de marché !" Cette expression signifie que l'Etat algérien ne se fixe plus pour objectif le plein emploi. Les travailleurs font l'expérience douloureuse du vrai sens des expressions favorites du lexique des libéraux. Pourtant, avec 25 milliards de dollars de réserve de change, cet objectif n'est pas une utopie si les gouvernants se décidaient à injecter de l'argent pour la relance de l'investissement productif. Mais cela est incompatible avec la nature bourgeoise de l'Etat qui pousse au contraire à généraliser la précarité et la misère pour réduire les masses populaires à la docilité. Les valets rusés et fourbes des multinationales et des exploiteurs continuent à exploiter la faiblesse de la mobilisation des travailleurs pour remodeler de fond en comble et sans perdre de temps la législation sociale en la débarrassant de tout ce qui peut encore gêner les capitalistes friands de main d'œuvre sous payée et sans protection. La grève entreprise en septembre dernier par une partie des travailleurs sur le chantier de la cimenterie de M'sila qui appartient à cette fameuse Orascom citée plus haut nous fournit un exemple concret de la collusion entre le gouvernement et des exploiteurs féroces, le prototype même des nouvelles relations sociales auxquelles le pouvoir veut donner les bases juridiques qui leur manquent. Relatant cette grève, le quotidien El Watan du 25 septembre rapporte les propos des grévistes : "Nous vivons une exploitation accompagnée d'un volume horaire de travail de 10 h 30, pour un salaire minable tout en étant considérés comme des moins que rien …Orascom nous paye à des salaires de base qui n'atteignent même pas le smig, et nous fait travailler 58 heures et demie par semaine, soit 18 heures 30 de plus que ce que prévoit la législation algérienne (40 heures) avec seulement le paiement de la moitié en heures supplémentaires et une majoration de 50 % uniquement … Cette entreprise, nous explique un travailleur tremblant de colère, qui prétend être de la trempe de Cosider Travaux, dénie aux Algériens le droit à certaines indemnités et pratique la ségrégation dans les salaires entre Algériens et Egyptiens dans sa partie dinars et cela pour un même poste". Le journal poursuit : "Orascom a refusé l'augmentation des salaires … et n'accepte la réduction du volume horaire journalier que d'une heure. Précisons que sur les deux heures trente minutes de travail/jour, Orascom ne comptabilise qu'une heure trente. Autrement dit, une heure de travail effectif non remunérée est extorquée chaque jour au travailleur algérien".
Cette grève s'est terminée par un échec parce que seule une partie des travailleurs l'a suivie, les autres étant heureux de trouver un emploi qui leur permet d'éviter de mourir de faim, même si leurs conditions de travail relèvent plus d'un bagne que d'une entreprise moderne respectueuse d'un minimum de droits. L'échec est dû aussi aux intimidations exercées sur les travailleurs par les autorités locales. Ce genre d'exemple illustre bien l'atmosphère de "bonheur" dans laquelle baignent les partisans du libéralisme qui croient avoir réussi à faire "ramper" les travailleurs à leurs pieds à la faveur du climat de terreur que le fascisme islamiste a fait régner ces dernières années. Temmar, autre ministre de Benflis-Bouteflika a récemment entonné un chant de victoire lors d'une réunion de travail sur la relance économique et la politique de privatisation, tenue à l'hôtel El Djazaïr en présence du coordonnateur résident du système des Nations unies en Algérie, des bailleurs de fonds, des organisations internationales, dont la Banque mondiale et d'une quarantaine d'ambassadeurs accrédités en Algérie.
Dans le quotidien "Le Matin" du 24 octobre on peut lire ce compte-rendu éloquent : "M. Temmar a défendu le bilan du gouvernement, notamment la politique de privatisation engagée depuis trois ans et le programme de relance économique devant les représentants des instances internationales. " Nous n'avons eu besoin que d'un seul programme de réajustement structurel au moment où d'autres pays ont eu recours à trois ou quatre programmes ", a déclaré M. Temmar. Dans son exposé, le ministre a affirmé que l'Algérie a accepté, dans le cadre de ce programme, la suppression de 400 000 emplois et l'érosion du pouvoir d'achat de 1 000 %. " Ramener ces paramètres à l'équilibre de l'économie de marché ne nous a pris que deux ans de temps alors qu'une telle démarche n'a été réalisée en d'autres pays qu'au terme de 10 à 12 années ", a déclaré M. Temmar pour affirmer la volonté du gouvernement à aller jusqu'au bout du programme tracé. Il tranquillisera même ses hôtes en affirmant que cette politique ne peut être entravée puisque le bloc politique dominant à l'APN est " extrêmement ouvert et appuie toutes les réformes ".
En fait, c'est tout le gouvernement de Benflis-Bouteflika qui s'est donné le mot pour serrer les vis dans tous les domaines, pour réduire les droits des travailleurs, étrangler un peu plus les libertés démocratiques.
Ainsi, le ministre de l'Intérieur prépare un nouveau Code communal qui réduit la marge d'initiative des élus locaux. Le même ministre a averti après la débâcle des élections locales du 10 octobre que la Loi sur les partis allait être revue. Bouteflika a annoncé en personne que les modifications projetées devraient éliminer de la scène politique les partis qui obtiennent moins de 5 % de voix aux élections ! La ministre de la Communication, transfuge du parti du RCD, met de son côté en circulation un projet de révision du Code de l'information qui confie à son département le droit de donner ou de refuser l'autorisation de publication à un titre.
Des changements radicaux, les travailleurs, les masses populaires, les intellectuels et cadres qui veulent servir leur pays et leur peuple, et même certains secteurs capitalistes, en un mot de larges couches sociales y aspirent. Ils ne peuvent provenir d'un coup de force dans les appareils d'Etat. Les vrais changements pour les libertés démocratiques, la victoire sur l'intégrisme, la souveraineté nationale, le développement économique, le progrès social, ne peuvent être que l'œuvre d'un grand mouvement populaire animé et dirigé par ses forces les plus progressistes.
Luttes des travailleurs
Education Nationale
Tizi-ouzou
Dans la région de Tizi-Ouzou qui compte vingt mille enseignants, le mécontentement est grand. Une journée de protestation contre le blocage des salaires et pour leur revalorisation, ainsi que la régularisation de la situation des jeunes enseignants recrutés dans le cadre de l'emploi des jeunes, s'est déroulée le mercredi 25 novembre dans cette région. La menace d'une grève illimitée a été exprimée par les syndicats d'enseignants.
Bourra
La centralisation de la paie est à l'origine de retards dans le règlement périodique des rémunérations des enseignants de cette région. Le 3 décembre, les virements n'avaient pas été
encore effectués. Dans plusieurs établissements du moyen et du secondaire des arrêts de travail ont eu lieu pour protester contre cette situation.
Jijel
700 enseignants de cette localité ont signé une pétition qui continue de circuler pour dénoncer les agissements de la commission des oeuvres sociales dont le mandat, comme celui de la direction du syndicat du secteur, est arrivé à terme depuis une année et qui s'oppose à tout contrôle de sa gestion. La commission des oeuvres sociales pratique des prix sur les biens vendus par la coopérative qui sont supérieurs à ceux pratiqués ailleurs.
Si la commission des oeuvres sociales et la direction du syndicat pour permettre des élections
de renouvellement de ces instances, les enseignants de cette localité prévoient d'organiser des actions dont un sit-in pour obtenir satisfaction.
Alger
La coordination des travailleurs de l'éducation nationale de la circonscription administrative de Bab-El-Oued et de Bologhine ont décidé de recourir à compter du 24 novembre à une grève tournante de deux journées par semaine, à la suite du non respect des engagements pris 19 et 29 octobre derniers par les représentants de l'Académie d'Alger. Ces engagements portaient sur :
- Le paiement régulier des rémunérations
- Le règlement des arriérés de cinq mois de salaires
- Le remboursement de retenues injustifiées sur salaires depuis la centralisation de la paie.
-Le règlement des heures supplémentaires
D'autres revendications, dont l'augmentation des salaires des employés des corps communs, le recrutement de personnel pour mettre un terme aux surcharges du temps de travail du personnel en poste.
M'Sila
A l'appel de l'Union Nationale des travailleurs de l'éducation et de la formation de la commune de M'Sila, les enseignants et les travailleurs de 63 écoles primaires, de 17 CEM et 7 lycées sont entrés en grève à partir du 3 nombre dernier. Ils revendiquent l'application du décret 95-330 du 25 octobre 1995 et la prime de zone de 17% à tous les enseignants.
Bejaia
Marginalisés et exclus de la prime de documentation pédagogique les intendants de la
commune de Bejaïa ont lancé un appel à tous leurs collègues dans le pays pour une action concertée.
Constantine
Après deux grèves de trois et huit jours suivies par environ 1500 travailleurs, les membres de la section syndicale UGTA de l'Université de Constantine se sont réunis le 27 novembre dernier et ont opté pour le maintien de l'action en vue de l'augmentation des salaires. Un nouveau mouvement de grève est prévu après l'Aïd-Esseghir.
Il est à noter qu'à la suite des négociations Gouvemement-UGTA, les travailleurs de l'Université islamique Emir Abdelkader, de l'Ecole normale supérieure et de 12 résidences universitaires ont été exclus du bénéfice d'une augmentation des salaires. Rappelons que le conclave des sections syndicales de l'Est et du sud constantinois des résidences universitaires tenu à Batna le 15 octobre dernier avait menacé de recourir à la grève si la revalorisation des salaires des travailleurs de cette corporation n'était pas satisfaite.
SANTE
Oran
Les 22 et 2 3 octobre deniers, aux côtés de leurs camarades des autres régions, les travailleurs de la santé d'Oran ont participé à 95% au mouvement de grève, en dépit des tentatives d'intimidation de la direction des hôpitaux et établissements sanitaires.
TELECOMMUNICATIONS
Alger
Pour protester contre le licenciement du secrétaire général de leur section syndicale, plus d'une centaine de travailleurs de la Société Nationale des infrastructures de télécommunications (SOATITE) sont en arrêt de travail depuis le 9 novembre. La direction de cette entreprise refuse le verdict des urnes à l'issue du renouvellement des instances syndicales le 7 octobre dernier. Trois travailleurs observent un grève de la faim contre la décision de licenciement du secrétaire général du syndicat.
FONCTION PUBLIQUE
Sur un 1.360.000 salariés de la fonction publique, le gouvernement envisage de conserver 300 000 salariés à titre permanent. Le secrétaire général du Syndicat National du personnel de l'Administration publique (SNAPAP), a exprimé le refus radical des employés de ce secteur de ce projet. La menace d'une grève générale contre ce projet a été exprimée par le dirigeant de ce syndicat autonome.
AUTRES SECTEURS
EPEAL du centre
Les travailleurs de l'EPEAI, entreprise publique de distribution de l'eau potable du centre d'Alger, officiellement dissoute le 31/10/2002, ont observé une journée de protestation à la suite du non-respect de l'accord avec la direction de cette entreprise revalorisant les salaires.
SOMIZ Arzew
Les travailleurs de la Société de Maintenance Industrielle d’Arzew (SOMIZ) menacent de débrayer dans les prochains jours si tout le personnel n'est pas positionné dans le cadre d'un organigramme afin de revaloriser les postes de travail. Le conseil syndical demande une copie de l'organigramme afin d'exprimer son opinion avant sa promulgation.
Flatex Tébessa
En grève de la faim depuis le 19 octobre dernier, huit travailleurs de cette entreprise ont cessé leur mouvement de protestation le 25 octobre. Cette suspension de la grève intervient après la convocation du conseil d'administration de l'entreprise pour discuter de la réintégration des travailleurs grévistes. Cette convocation était l'aboutissement de négociations entre la Fédération UGTA des travailleurs du textile et du cuir avec le chef du groupe WSF-Texmaco Elatex Tebessa, en avril dernier, avait fermé ses portes pendant un mois après le refus de l'ancien PDG de procéder à ces licenciements.
L’Algérie et l’adhésion à l’OMC : Boukrouh est pressé (économie)
Monsieur Boukrouh est allé à Genève pour négocier les conditions de l’entrée de l’Algérie au sein de l’OMC. Son principal souci n’est pas de négocier quoi que ce soit. Son activité a consisté avant et après son voyage à vanter l’OMC, le commerce mondial, le lien entre prospérité d’un pays et son intégration dans l’économie mondiale etc. Il a même osé s’appuyer sur ce qu’en disent les expert...du FMI
Tout est fait pour faire croire à ceux qui le veulent bien que notre pays a un intérêt quelconque à adhérer à cette organisation dont certains pays, comme les américains, ont exigé lors des dernières "négociations", 0% de droits douanes pour leurs marchandises entrant en Algérie, comme ils ont exigé 0 dinar de subventions pour notre agriculture.
Mais ces véritables diktats n’impressionnent pas monsieur Boukrouh. Il préfère disserter sur la préparation des négociateurs algériens, les consultations qu’il a organisées auprès de 1000 entreprises etc. Il va même jusqu’à regretter que l’Algérie n’ait pas adhérer à l’OMC en 1994!
La réalité n’a rien à voir avec cette propagande mensongère. Notre pays n’exporte pratiquement rien en dehors du pétrole et du Gaz et cette adhésion à l’OMC aura des conséquences très lourdes pour nos productions et notre budget. Elles compléteront les effets catastrophique des accords d’association avec l’Union Européenne et se traduiront par de nouvelles fermetures d’entreprises publiques et privées. Les seules forces à en profiter sont celles qui vont envahir encore plus facilement le marché national et les multinationales étrangères. Cela ne dérange pas monsieur Boukrouh qui sait parfaitement que c’est précisément le but auquel travaille son gouvernement depuis des années, mais que faisaient à Genève Sidi Sa¨id ? Si la présence du représentant du Forum des entreprises s’explique, puisque les patrons qui expriment leur mécontentement sur les conditions prévues de ce projet d’adhésion croient toujours pouvoir en profiter, le représentant de la Centrale syndicale n’était là que pour servir de caution à Boukrouh quoiqu’il en dise.
Le seul moyen pour les travailleurs et les citoyens qui veulent réellement défendre leur emploi et l’intérêt national est de dire clairement non à l’OMC, une organisation où les seuls membres à avoir le droit à la parole, sont les puissances impérialistes qui imposent aux pays membres des règles qu’elles refusent d’appliquer à leurs propres productions. Ces puissances font actuellement d’immenses difficultés pour mettre en application l’autorisation demandée par certains pays de fabriquer des médicaments pour faire face à des catastrophes comme le sida.
L’adhésion à l’OMC aggravera encore un peu plus la situation économique et sociale, produira de nouveaux pauvres et ne se traduira par aucune croissance quoiqu’en disent les Boukrouh, Temmar et compagnie. Les laisser faire, c’est abandonner la défense des intérêts nationaux
HOMMAGE AUX VICTIMES DE DECEMBRE 1960 (autre article)
Alors que le général De Gaulle arrivait en Algérie, cherchant toujours une troisième voie pour retarder l’indépendance, des milliers et des milliers d’Algériens sortirent dans les rues manifestant leur volonté de vivre libres. Partout dans les villes algériennes et malgré la présence de l’armée coloniale, des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, signifiaient au Président français et durant plusieurs jours que l’Algérie veut être libre et indépendante.
Les mots d’ordre clamés par les manifestants étaient sans ambiguïté : "Vive l’indépendance de l’Algérie", "Algérie Algérienne", "Négociations De Gaulle-GPRA". Les ultras et les troupes coloniales n’hésitèrent pas à tirer sur la foule. des Algériens furent décapités dans certains quartiers mais cela n’a pas empêché les manifestations durant plusieurs jours. Des milliers de martyrs furent déplorées mais les colonialistes perdirent sans doute après ces mémorables journées toutes leurs illusions.
A un moment où la situation de l’ALN était difficile du fait des opérations gigantesques lancées par l’armée française, les masses populaires se sont ainsi engagées dans une lutte décisive dans le combat pour la liberté et l’indépendance.
Etre fidèle aujourd’hui aux manifestants de décembre 60 et à tous les martyrs de la lutte pour l’indépendance, c’est continuer leurs luttes pour la liberté contre tous ceux qui par leur trahison et leur soumission aux intérêts impérialistes menacent gravement l’intérêt national
KABYLIE : La répression a assez duré (autre article)
Depuis le début des manifestations populaires en Kabylie, c’est à dire depuis presque deux ans, le pouvoir n’utilise en réalité que la répression pour tenter de résoudre une crise qui met gravement en danger l’unité nationale. Plus de 100 morts, de très nombreux blessés, des arrestations massives et à répétition, des condamnations à de lourdes peines de prison des délégués des arouch ou de simples citoyens, tout cela n’a pas réglé et ne peut régler une situation aussi dramatique que celle que vivent les populations de Kabylie.
Tout le monde comprend bien que c’est le refus de changer une politique dont ne tirent profit que les affairistes et les spéculateurs, qu’ils soient kabyles ou non, qui explique cette intransigeance du pouvoir. Celui-ci ne veut même pas discuter réellement des revendications et aggrave une répression qui devient insupportable aux yeux de tous les Algériens
Pour empêcher la marche que les arouch voulaient organiser à Alger le 10 décembre, le pouvoir a mis en place un dispositif impressionnant mais le plus grave est l’arrestation de 40 délégués du mouvement citoyen. Même le père du jeune Massinissa, dont l’assassinat en avril 2001 avait donné le signal aux manifestations populaires en Kabylie a été arrêté!
Depuis le 3 décembre Abrika et plusieurs de ses camarades poursuivent une grève de la faim qui mine leur santé. Au moment où nous écrivons leur situation est dramatique. Va-t-on les laisser mourir?
Parler de politique d’apaisement et continuer à renforcer la répression ne créeront jamais les conditions pour résoudre des problèmes d’ordre démocratique ou d’ordre économique et social. Continuer dans cette voie, c’est au contraire affaiblir sérieusement notre pays. Pire c’est créer les conditions pour une immixtion encore plus grande dans nos affaires de la part des puissances impérialistes. Il est indispensable aujourd’hui pour toutes les forces progressistes et les travailleurs d’isoler les partisans d’une répression tout azimut et d’exiger la liberté de tous les détenus du mouvement citoyen, condition indispensable et urgente à l’ouverture de véritables négociations avec le mouvement citoyen de Kabylie.
Irak : La résolution 1441 ne met pas un terme aux menaces de Bush. (première page)
Après plusieurs semaines de pression sur les membres du Conseil de sécurité, les impérialistes américains ont arraché une nouvelle résolution sur l’Irak. Cette résolution ne leur permet pas de déclencher immédiatement la guerre contre le peuple irakien mais elle ne l’exclut nullement dans un proche avenir. Il leur suffirait le moment venu de déclarer que l’Irak ne respecte pas telle ou telle mesure contenue dans cette résolution pour déclencher les hostilités si toutefois rien ne vient contrecarrer leurs plans criminels.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies, chargé lors de sa création après la deuxième guerre mondiale de garantir la paix devient maintenant un moyen légal de créer arbitrairement les conditions d’une agression contre un Etat souverain.
La disparition de l’Union soviétique de la scène internationale permet ainsi à l’impérialisme américain de dicter sa loi au monde entier. Toutes les forces qui n’ont cessé durant des décennies de renvoyer dos à dos l’Union soviétique et l’impérialisme peuvent méditer aujourd’hui les résultats de leur stratégie.
Certes Bush et les dirigeants américains devront à nouveau dans les prochains mois "convaincre" le Conseil de sécurité que le gouvernement irakien ne respecte pas ses engagements pour obtenir son accord pour une nouvelle guerre mais tel est leur plan criminel qu’ils ne cachent dans aucune de leurs déclarations, y compris après l’arrivée des inspecteurs de l’ONU à Bagdad. Il est évident que si le compromis obtenu au conseil de sécurité permet un répit, grâce au refus de l’opinion progressiste mondiale, y compris américaine, d’accepter sans réagir que le peuple irakien subisse à nouveau le déluge de feu que le gouvernement américain ne cesse de préparer depuis des mois, la résolution 1441 n’éloigne en aucune façon le danger de guerre.
La résolution 1441 adoptée à l'unanimité par le conseil de sécurité impose des exigences scandaleuses à l'Irak. Les Irakiens doivent faire état, dans un délai de trente jours, de tous leurs programmes nucléaires, biologiques et chimiques, sans oublier ceux dont ils estiment qu'ils n'ont pas d'usage militaire. Par ailleurs, l’article 7 prévoit que les inspecteurs pourront interdire aux Irakiens de circuler dans n'importe quelle partie de leur territoire. Ils pourront emmener, avec leur famille, pour interrogatoire hors d'Irak, n'importe quel citoyen irakien.
En lisant cette résolution on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les conditions imposées au gouvernement yougoslave en 1999, à qui on demandait de permettre l’installation des troupes de l’OTAN sur son territoire s’il voulait empêcher la guerre. Son refus légitime avait donné le signal des bombardements qui ont ravagé ce pays.
Les inspecteurs de l’ONU sont à pied d’oeuvre depuis plusieurs semaines et poursuivent leur travail sans incident. Le gouvernement irakien a remis le rapport demandé par le Conseil de sécurité mais Bush, soutenu par Blair, ne cesse d’ignorer toutes ces informations et prétend, sans preuve, que ses services connaissent les sites secrets où les Irakiens développent des armes de destruction massive!
Cet acharnement des Etats Unis à vouloir coûte que coûte dominer cette région s’explique pour l’essentiel par leur volonté de mettre la main sur les richesses pétrolières et gazières de l’Irak. Pour eux même le maintien actuel de l’embargo est insuffisant. D’après plusieurs informations, leurs besoins en énergie seront considérables dans quelques années. Depuis le 11 septembre on sait que leurs relations avec leur allié et principal producteur de pétrole actuel à savoir l’Arabie séoudite ne sont pas au beau fixe. De plus la situation intérieure de ce pays, où les masses populaires sont de plus en plus révoltées à la fois par le régime féodal et par un soutien américain sans faille à un Sharon massacreur du peuple arabe de Palestine, peut aboutir dans un avenir plus ou moins proche à une modification de la politique pétrolière de ce pays qui ne correspondrait pas entièrement à celle téléguidée de Washington depuis des années. Cette politique qui garantit leurs approvisionnements à des prix "raisonnables" risque donc de changer. Envisager un scénario où ni l’Irak, ni l’Arabie séoudite, qui possèdent ensemble les 2/3 des réserves mondiales de pétrole échapperaient à leurs diktats est insupportable pour ces agresseurs surtout si les peuples des deux pays se débarrassaient des deux régimes dictatoriaux en place aussi bien à Bagdad qu’à Riad. La crise économique qui s’aggrave aux Etats Unis et dans les autres puissances industrialisées et qui est due avant tout aux pillage des richesses des peuples et à la surexploitation des travailleurs s’approfondirait considérablement avec un baril à 100dollars. Ces perspectives ne peuvent évidemment pas laisser indifférents des stratèges pour qui seule l’utilisation des armes et la politique de force peut mettre un terme à une telle situation.
Il y a un autre aspect qui explique la volonté de Bush de déclencher la guerre. Il est lié au complexe militaro-industriel des USA. Ce complexe qui a assuré la victoire contestée de Bush aux élections présidentielles a besoin de la guerre pour faire tourner ses usines d’armement et augmenter ses profits. Malgré la fin de la guerre froide les USA ont augmenté considérablement leurs dépenses militaires et se sont lancés dans le dangereux projet de défense antimissiles.
A propos du rôle de ce complexe, l’ancien président Eisenhover avait déclaré "Dans les instances gouvernementales, nous devons monter la garde contre les influences injustifiées provenant du complexe militaro-industriel. Le potentiel pour la montée désastreuse d’un pouvoir inopportun existe et persévéra".
Les impérialistes américains montrent ouvertement leur vrai visage aux peuples arabes.
Alors qu’ils soutiennent quotidiennement Sharon et n’ont jamais exigé l’application d’une seule résolution des Nations Unies contre Israël, les voilà envisager l’utilisation contre le peuple irakien des armes nucléaires!
L’opposition unanime de tous les gouvernements de la région, qui s’inquiètent des conséquences incalculables pour eux des intentions de leur puissant "allié et protecteur" ne semble pas les effrayer outre mesure. Cela doit faire réfléchir tous les patriotes arabes. Seuls les peuples, les forces progressistes et patriotiques, leurs mobilisations réelles contre tous les plans impérialistes qu’ils soient économiques ou militaires peut renforcer le mouvement mondial progressiste, le seul capable de ramener à la raison les têtes chaudes de Washington, de Tel-Aviv ou d’ailleurs. Prétendre combattre l’impérialisme en terrorisant communistes, progressistes ou simples démocrates, comme n’a cessé de le faire un Saddam, ne peut que favoriser tous les plans impérialistes
Cette mobilisation nécessite, en particulier dans notre pays, une lutte résolue pour arracher toutes les libertés démocratiques, pour en finir avec les entraves qui empêchent les travailleurs, les paysans les jeunes et les femmes d’exprimer au grand jour leur solidarité avec le peuple irakien ou le peuple palestinien, leur refus de se soumettre aux impérialistes américains qui rêvent de nous ramener au 19ème siècle.
Une importante partie de l’opinion occidentale refuse la guerre contre le peuple irakien (encadré)
La raison principale de ce refus repose sur l'opinion que le véritable motif de Washington est de s'emparer des richesses pétrolières de l'Irak. C'est le cas pour 76 % des Russes, 75 % des Français, 54 % des Allemands et 44 % des Britanniques (47 % se prononcent contre une expédition militaire, en opposition totale avec le bellicisme de Tony Blair, le plus proche allié de Bush). 83 % des Turcs refusent que les bases de leur pays soient utilisées pour une guerre contre l'Irak. Un cinquième des Américains interrogés pensent également que Washington veut surtout mettre la main sur l'or noir, ce qui n'en est pas moins remarquable étant donné le bombardement médiatique auquel la population est soumise.
Florence : Manifestations contre la guerre et la mondialisation impérialiste (intrenational)
A Florence (Italie), des milliers de personnes représentant des millions de travailleurs et de citoyens européens ont dénoncé la mondialisation impérialiste et ses conséquences catastrophiques pour des peuples entiers. Ils ont particulièrement dénoncé les menaces de guerre contre le peuple irakien. En majorité jeunes et venant de tous les pays d’Europe, ces manifestants progressistes ont condamné la politique impérialiste et ont cherché ensemble les moyens de construire un autre monde où la solidarité et la paix ne seraient pas de vains mots. Tout en dénonçant fermement l’hégémonisme de l’impérialisme américain, ils n’ont pas ménagé les autres puissances impérialistes et se sont déclarés hostiles au capitalisme mondialisé, à ses institutions comme le FMI, la Banque mondiale ou l’OMC. Ce mouvement de contestation dont on a déjà mesuré l’importance à Seattle, à Porto Alegre ou à Gènes n’est pas toujours très homogène et ne rassemble pas que des travailleurs conscients luttant pour renverser le capitalisme et créer les conditions de la révolution socialiste. On y trouve aussi des représentants d’autres couches sociales qui se mobilisent contre une politique qui rogne leurs acquis sociaux et rend l’avenir incertain. Ces derniers luttent surtout contre les effets de plus en plus insupportables du capitalisme actuel. Ce mouvement est donc traversé de contradictions mais son existence ne peut qu’inquiéter les tenants d’un système en crise qui veut aujourd’hui limiter toutes les libertés et terroriser la planète entière pour continuer à exercer et à renforcer sa domination sur tous les peuples afin de s’emparer de leurs ressources et les soumettre à sa loi. Il est certain que l’efficacité d’un tel mouvement dépend de son unité, qui pour s’approfondir dépend du respect des convictions et des orientations de chacune des forces qui le composent, ce qui n’est pas encore le cas actuellement. Empêcher par exemple les partis communistes et même des syndicats d’y participer en tant que tel ne peut que servir les représentants conscients ou inconscients des intérêts impérialistes dont les objectifs réels sont à l’opposé de ce grand mouvement progressiste.
A Florence des milliers de personnes souvent jeunes, communistes syndicalistes progressistes ont dénoncé le racisme, la montée de l’extrême droite en Europe, exigé de l’Union européenne une politique plus pacifique, plus sociale, plus solidaire.
La solidarité avec le peuple irakien et le peuple palestinien s’est exprimé avec force au sein de ce forum social européen. Plus de 500000 manifestants ont dénoncé avec force les préparatifs de guerre contre le peuple irakien. Les débats et les manifestations ont montré que les opposants à la guerre et au terrorisme d’Etat pratiqué par Bush et Sharon sont de plus en plus nombreux en Europe et ailleurs. C’est un encouragement considérable à tous ceux qui refusent de se soumettre aux plans impérialistes. Les progressistes de notre pays ne manqueront pas de trouver dans le succès du rassemblement de Florence des raisons supplémentaires de renforcer leur lutte et leur union contre la politique des couches dirigeantes, favorable aux multinationales et aux puissances impérialistes.
COMMEMORATION DU 85 EME ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION D’OCTOBRE (international)
Pour commémorer la grande révolution socialiste d’octobre 1917, une délégation de notre parti a participé le 9 novembre au rassemblement organisé par le comité Honecker de solidarité internationaliste (CHSI) .Nous reproduisons ci-dessous l’intervention du représentant du PADS.
Chers camarades,
Au nom du parti algérien pour la démocratie et le socialisme, le parti des communistes algériens, je vous salue et souhaite plein succès à vos travaux. Pour nous commémorer la révolution d’octobre est tout à fait naturel. Cette grande révolution a brisé les chaînes de l’impérialisme qui dominait le monde sans partage avant 1917. Elle a transformé des rêves séculaires en réalités concrètes. Même si aujourd’hui le retour du capitalisme en Russie et dans les ex-républiques soviétiques avec toutes les conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les peuples de ces pays, personne ne nous fera oublier que cette révolution a permis aux travailleurs et aux peuples du monde entier de remporter tant de victoires sur le fascisme, le colonialisme et l’impérialisme. Personne ne nous fera croire non plus que comme ne cesse de le répéter les partisans du régime d’exploitation, soutenus par les opportunistes de tout acabit que la destruction de l’Union soviétique, les graves reculs du mouvement révolutionnaire mondial facilitent la lutte pour la paix, la liberté ou la démocratie . Pour étayer leurs thèses, ces opportunistes n’hésitent pas à parler d’échec de la révolution d’octobre sous prétexte que le capitalisme a été rétabli en Russie et que l’impérialisme est toujours là. Bref. ces gens là veulent nous faire oublier en réalité tout ce que nous devons à cette révolution et au pouvoir qu’elle a instauré en octobre 17. Lénine, ses camarades et les travailleurs de Russie n’ont jamais prétendu que tous les problèmes de l’humanité étaient résolus, du fait même de cette révolution et que le régime d’exploitation allait s’effondrer tout seul partout dans le monde sans de durs combats. Bien au contraire, Lénine n’a cessé d’attirer l’attention sur la résistance inévitable de la bourgeoisie internationale et intérieure pour que le régime nouveau se consolide en Russie même. Il a aussi insisté plus d’une fois dans son rôle d’éducateur du mouvement communiste international sur la complexité de la lutte pour que les partis communistes deviennent réellement l’avant garde de leurs classes ouvrières et de leurs peuples. Même après la consolidation du régime soviétique en Russie et la défaite de la contre révolution soutenue pourtant par les armées de 14 pays capitalistes, Lénine n’a cessé d’étudier les moyens de résoudre de graves problèmes, notamment économiques, mais aussi les moyens pour que le nouvel Etat soviétique soit réellement celui des travailleurs des paysans et de toutes les masses laborieuses de ce pays. Ainsi cette grandiose révolution n’a jamais signifié que l’impérialisme était définitivement liquidé et que le pouvoir de la classe ouvrière et de tous les exploités allait régner immédiatement sur la terre comme par enchantement. Il n’en demeure pas moins que cette révolution et l’existence de l’Union soviétique et de nombreux pays socialistes ont considérablement changé la face du monde entier et ont permis de tenir tète au fascisme et à l’impérialisme durant des dizaines d’années. Même actuellement il est difficile aux puissances impérialistes de liquider facilement toutes les conquêtes des travailleurs et des peuples. Certes ils ne cachent nullement leur volonté de revenir purement et simplement à la période qui a précédé la révolution d’octobre. Ils prétendent que le communisme a échoué et qu’il ne reste plus aux travailleurs et aux peuples qu’a accepter leurs diktats dans tous les domaines. Les forces de la bourgeoisie impérialiste se félicitent naturellement de la disparition de l’Union soviétique et du régime socialiste dans certains pays d’Europe. Ils ont déjà montré par leurs agissements criminels que ces disparitions n’ont apporté aux peuples que des guerres y compris en Europe, que des menaces permanentes contre tous ceux qui luttent pour leurs droits légitimes, que la misère pour des centaines de millions d’hommes. Mais aujourd’hui comme hier, les communistes fidèles au léninisme, les travailleurs conscients et les peuples refusent d’abdiquer et rejettent les plans impérialistes.
Chers camarades,
Le changement du rapport de forces dans le monde a eu et a des conséquences très difficiles dans tous les pays. En Algérie les couches de la bourgeoisie affairiste vont au delà de tous les souhaits impérialistes. Alliés aux forces qui utilisent l’islam pour mieux tromper notre peuple, y compris avec celles qui ont tant de sang sur les mains, ils mettent en cause tous les acquis de notre peuple et bradent sans hésiter les intérêts nationaux. Ils acceptent sans broncher tous les diktats du FMI, alors que notre pays n’a besoin aujourd’hui d’aucun rééchelonnement, que la balance des paiements est largement excédentaire et que les réserves de changes permettent plus de 2 ans d’importations. La politique antipopulaire qu’ils suivent avec acharnement n’a aucune justification. Même notre principale richesse à savoir le pétrole et le gaz est désormais menacée puisque on veut la dénationaliser. Cette bourgeoisie compradore au pouvoir a complètement lié son sort à l’impérialisme. Même notre armée est désormais liée à l’OTAN, cette organisation agressive qui a largement soutenu les colonialistes français durant notre guerre de libération nationale. Face à cette offensive réactionnaire, les communistes algériens sont aux cotés des travailleurs, des paysans et des patriotes de notre pays. Fidèles aux enseignements de Lénine, nous travaillons pour unir les travailleurs les paysans pauvres et toutes les couches populaires de notre peuple dans un large front antifasciste et démocratique. Il est évident que sans un parti communiste influent la tache est très difficile. C’est pourquoi nous appelons les travailleurs à s’organiser et à tirer les leçons de notre propre expérience et de celle du mouvement communiste international, y compris bien sur celle des bolcheviks avant comme après octobre non pas pour tenter de copier mécaniquement des situations différentes mais pour mieux appliquer notre théorie dans les conditions concrètes dans l’Algérie d’aujourd’hui.
Etre fidèle aujourd’hui à la grande révolution d’octobre, c’est lutter quelques que soient les difficultés pour que la classe ouvrière construise jour après jour ses organisations de classe (parti et syndicats) rassemble avec patience toutes les couches populaires victimes d’une politique antinationale.
Chers camarades,
Nous considérons que sans internationalisme on ne peut parler de communisme. C’est pourquoi nous accordons une grande place dans nos activités au soutien de tous les peuples agressés par l’impérialisme. Nous dénonçons la répression anticommuniste et apportons notre solidarité à toutes les victimes de cette répression. La solidarité internationale est aujourd’hui plus nécessaire que jamais. Comme vous nous y accordons le maximum d’importance.
Dans la lutte séculaire entre les forces de l’exploitation et de l’oppression d’une part et celles du progrès et de la liberté d’autre part, la révolution d’octobre a montré que l’impérialisme et le capitalisme pouvaient être vaincus.
Vive la grande révolution socialiste d’octobre
Vive la solidarité internationale
Edition du second tome des oeuvres théâtrales (information)
de Abdelkader Alloula
L'Association Abdelkader Alloula de France, annonce la parution aux éditions Acte-Sud papiers, du second tome des oeuvres de Abdelkader Alloula, intitulé Les sangsues.
Le texte en Français de cet ouvrage est préfacé par Messaoud Benyoucef
L'Association qui a acheté une centaines de livres les met à la disposition de ses adhérents et amis au prix coûtant de 18 euros auquel s'ajoutent les frais d'envoi de 2 euros 20 centimes par exemplaire.
Pour toute commande s'adresser à: Association des Amis d'Alloula, 3 rue Morand -75011 Paris- Tél. 01 47 00 80 81 ou 06 82 57 51 30 - FAX 01 46 42 59 61 - w.w.w.alloula.org. malek@alloula.org.
Solidarité avec le peuple palestinien (3articles)
Marouan Barghouti : "Cette cour est une farce". (premier art)
Au moment où Barghouti entrait dans la salle d'audience du tribunal de Tel-Aviv, un Israélien répondant au nom de Zion Sviri dont le fils, la soeur et le gendre ont été tués l'an dernier en Cisjordanie par des tireurs palestiniens, a bondi de son siège et a crié: "Vous êtes un assassin, vous avez assassiné mes enfants. Vous êtes un terroriste".
Marouan Barghouti, revêtu de son uniforme de détenu de couleur marron et arborant une barbe qu'il s'est laissé pousser en prison, a levé ses mains menottées et a répondu en criant: "Cette cour est une farce. Cette cour représente l'occupation israélienne qui a commis des crimes contre le peuple palestinien. L'intifada sera victorieuse".
Marouan Barghouti, affirme que son combat vise à mettre un terme à l'occupation israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Il a déclaré que la cour qui le juge n'a aucune légitimité et a renvoyé ses avocats, insistant pour se défendre tout seul. Les avocats commis d'office pour défendre Barghouti ont expliqué que celui-ci avait refusé de leur parler.
L’épouse de Marwan Barghouthi, dénonce les conditions de détention inhumaines des prisonniers palestiniens.
Lors de sa venue en Europe, début novembre 2002, madame Barghouthi, avocate et militante palestinienne a notamment déclaré "Pour arriver jusqu’ici j’ai dû subir toutes sortes d’humiliations en route. Il y a sept mois, mon mari a été séquestré. Comme femme j’avais deux choix. Rester près de mes enfants à pleurer, ou aller dénoncer la situation que subit mon mari et les prisonniers enfermés dans les prisons israéliennes. Je représente ici les femmes palestiniennes et mon peuple pour expliquer leurs vicissitudes. J’ai trouvé ici une sensibilité qui sait prendre en compte la souffrance des Palestiniens, les arrestations dans le cadre d’une guerre de destruction systématique. Il y a des crimes de guerre qui sont constamment commis, des assassinats, des destructions de maisons, d’arbres… Je veux vous parler des 8 500 Palestiniens emprisonnés en Israël qui sont soumis à la torture, des 350 enfants emprisonnés avec des droits communs en violation des conventions internationales, des prisonniers malades et blessés à qui l’on refuse des soins médicaux. Je veux vous parler du couvre-feu et des humiliations et des souffrances qu’il cause. Le couvre-feu commence avec l’arrivée de chars et des cris par hauts parleurs qui annoncent qu’il est effectif. On ne peut pas imaginer quel désastre c’est dans la vie de tous les jours".
Le prix Olof Palme pour la députée palestinienne Hanane Ashraoui (2ème arti)
La députée palestinienne Hanane Ashraoui a reçu mercredi le prix de la fondation Olof Palme 2002, pour son combat en faveur des droits de l'Homme et de la création d'un Etat palestinien.
"Le prix est attribué à Hanane Ashraoui pour son combat infatigable pendant des années pour l'indépendance et la dignité de son peuple. Son oeuvre en faveur des droits de l'Homme et pour la coexistence avec l'Etat d'Israël lui a valu du respect dans les deux camps", a expliqué la Fondation Olof Palme, dans un communiqué.
Mme Ashraoui est "une personnalité marquante pour une plus grande ouverture et des structures démocratiques à l'intérieur même des rangs palestiniens", a-t-elle ajouté, la décrivant comme "un symbole et une source d'inspiration d'un nouveau Proche-Orient, démocratique et en paix".
Hanane Ashraoui s'est fait connaître au début des années 1990, en tant que porte-parole de la délégation palestinienne dans les pourparlers de paix avec Israël.
Elle a enduite été ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche de l'Autorité palestinienne entre 1996 et 1998, et représente actuellement Jérusalem au Conseil législatif (Parlement) palestinien depuis 1996.
Le Prix Olof Palme, doté de 50.000 dollars, récompense chaque année une personnalité ou une organisation dont l'action fait écho à celle de l'ancien Premier ministre suédois, assassiné à Stockholm en février 1986. Il est remis tous les ans le 30 janvier, date de son anniversaire.
Israël : Le parti communiste se donne une nouvelle direction (3eme article)
Après son congrès d'octobre 2002, le Parti communiste d'Israël, au cours de la première session de son comité central, a procédé à l'élection de son secrétaire général et de son bureau politique. Le camarade Issam Makhoul a été désigné en qualité de secrétaire général. Le bureau politique élu se compose des camarades: Bakri Mohammad, Barake Mohammad, Gozansky Tamar, Gonen Benjamin, Khenin Dov, Makhoul Isam, Nafaa ohammed, Saad Ahmed, Farid Murid.
Le secrétariat du Parti comprend les camarades suivants: Abu-El-Heyja Adel, Abu Mjaaruf Abdallah, Abu Rass Jamil, Amzalek Nemrod, Dahar Farid, Davidi Efraïm, Chriki Ali, SHAREF Hassan, Murad Salim.
Le camarade Ali Chriki a été élu comme secrétaire du secrétariat.
La commission centrale de contrôle a élu son président Fathi Shbeita, son vice-président Yoram Gozansky et son secrétaire Ahmed Chamdi.
COTE D’IVOIRE : UNE SITUATION ALARMANTE (international ou Afrique)
Ce pays, cité jadis comme un pays stable et prospère s’enfonce depuis septembre dernier dans une guerre qui se prolonge, apportant misère et destructions aux populations. Toutes les tentatives de médiation ont échoué jusqu’à présent. Le gouvernement français vient de renforcer sa présence militaire dans le pays, ce qui montre que nous sommes loin d’une solution de paix. Dans le but d’informer nos lecteurs nous publions ci-dessous une déclaration, datée du 15 octobre, du Bureau du Comité Directeur de l’UPC (Union progressiste du Cameroun).
"Il y a quelques années, un haut dirigeant français, qui devait par la suite devenir président de la République à la suite d’élections démocratiques sous le multipartisme, fit à Abidjan, en Côte d’Ivoire, une déclaration aussi curieuse que fracassante. Selon lui, "pour les peuples africains composés de 1200 tribus par pays, la démocratie et le multipartisme étaient un luxe, car aussitôt ce système instauré, chaque tribu voudra avoir son parti politique".
Les derniers développements en Côte d’Ivoire, depuis le déclenchement de la tentative de renversement du gouvernement légal de ce pays par un coup d’Etat, semblent sortir tout droit de cette vision politique de l’Afrique ; le pays serait en effet en voie d’être scindé en deux : le Sud chrétien et animiste contre le nord musulman, selon un cliché néocolonialiste idiot expérimenté et répété au Cameroun, face a plusieurs crises dans ce pays.
1. M. Laurent GBAGBO a accédé à la présidence de la Côte d’Ivoire à l’issue d’élections multipartistes, non organisées par lui, et qu’il a gagnées, avec son parti, le Front Patriotique Ivoirien, et d’autres soutiens dans la population. Le fait que certaines décisions du gouvernement Ivoirien depuis lors, ne plaisent pas à tel ou tel, suffit-il à justifier la levée de boucliers actuelle ? Sinon, que cache tout cela ? Laurent GBAGBO, au pouvoir depuis moins de cinq ans, est-il moins démocrate dans son action, que tous les dictateurs cyniques qui s’accrochent au pouvoir parfois avec leurs dents, depuis 20 ou 30 ans, avec des élections truquées à répétition, en poursuivant une politique criminelle, dictateurs qui pourtant, bénéficient du soutien quasi-unanime des grandes puissances ? Sinon, que cache cette discrimination opérée par "le monde civilisé et la communauté internationale autoproclamée" ?
2. Depuis que la question de la sécurité dans ce contexte des ressortissants européens et américains a été réglée, que signifie la présence continue en Côte d’Ivoire d’importantes troupes de ces pays étrangers déployées ici et là ? Est-il interdit de penser désormais, que ce déploiement militaire vise uniquement à protéger les auteurs de la tentative de coup d’Etat, et leurs actions pour accréditer la thèse que les putschistes contrôlent une vaste partie du pays, ceci afin de disposer d’un alibi pour tenter d’imposer au gouvernement légal de la Côte d’Ivoire un "sage compromis", c’est-à-dire une solution conforme aux désirs de la "communauté internationale" autoproclamée et hypocrite ? La récente déclaration, stupéfiante d’outrecuidance, du Ministre des Affaires Etrangères d’une puissance européenne, intimant l’ordre au Président Laurent GBAGBO, de signer toutes affaires cessantes, le texte préparé d’un cessez-le feu garanti par les baïonnettes étrangères, n’est-elle pas de nature à apporter du poids à l’opinion exprimée ci-dessus ?
3. Le curieux silence de l’Union Africaine sur la grave situation qui a été créée en Côte d’Ivoire, est lourd de signification. Il invite tous les Africains à la réflexion ; à commencer par les militants révolutionnaires panafricanistes, les adeptes de la Renaissance Africaine, les patriotes et les démocrates de tout le continent. Il faut ici se souvenir que l’article 30 de l’Acte Constitutif de l’Union Africaine, vieux d’à peine 2 ans, stipule clairement que les personnes ou les gouvernements qui accèdent au pouvoir en "usant de moyens anticonstitutionnels, ne sont pas admis à participer aux activités de l’Union". Dans ces conditions, à supposer que l’UA laisse les forces plus ou moins occultes qui tentent d’imposer les putschistes au gouvernement de la Côte d’Ivoire réussir leur coup, que fera ensuite l’Union Africaine ? Pourquoi l’Union Africaine garde-t-elle le silence, comme le faisait autrefois l’impotente Organisation de l’Unité Africaine (OUA) qu’elle a remplacée ?.
4. Les nombreuses annonces par les médias, selon lesquelles les putschistes reçoivent sans cesse des renforts, donnent leur sens aux questions cruciales suivantes : qui envoie ces renforts et par où passent-ils pour parvenir aux putschistes ? où sont passés les milliards volés lors du casse de la Banque Centrale à Abidjan il y a quelques mois ? La dernière tentative avortée, de reprise de la ville de Bouaké par l’armée loyaliste, conduit à cette autre question cruciale : qui a fourni aux putschistes les informations sur les mouvements des troupes loyalistes, informations qui seules, ont visiblement permis aux putschistes de bloquer provisoirement l’offensive loyaliste ? Les peuples africains et notamment la jeunesse qui sont aussi malins que quiconque, connaissent les réponses à ces questions et à d’autres.
5. L’indécente campagne en cours, dans les radios et télévisions contrôlées par une puissance européenne connue, auxquelles il faut ajouter le quotidien libéral-négrier "Le Monde" (d’où a démissionné un courageux journaliste camerounais écoeuré), campagne ressemblant à un appel public à lapider Laurent GBAGBO, pousse à penser que de gros intérêts économiques étrangers, courroucés de n’avoir pas obtenu des marchés importants en Côté d’Ivoire, ces derniers temps, sont parmi les principaux instigateurs de cette tentative de coup d’Etat pour renverser le gouvernement légal du pays, élu par des moyens constitutionnels.
6. Jamais dans l’histoire moderne des nations et des Etats, on n’a vu un coup d’Etat dont la réalisation prend des semaines et des mois. Si donc cela se produit en Côte d’Ivoire aujourd’hui, c’est qu’en réalité, le putsch a échoué.
L’Union Africaine, qui se pose en garante de l’indépendance de l’Afrique, de la sécurité des peuples africains et de la paix sur le continent, doit tirer les conséquences de cet échec du putsch, cesser de tergiverser, et de se murer dans un silence assourdissant, et apporter son soutien au gouvernement légitime et légal de Côte d’Ivoire sous la Direction du Président élu démocratiquement Laurent GBAGBO, en l’aidant par tous les moyens à réduire la rébellion.
L’Union Africaine doit signifier clairement et fortement à tous, que l’article de 30 de son Acte Constitutif ne souffre et ne souffrira aucune exception.
Faute de prendre clairement et rapidement position sur la crise actuelle en Côte d’Ivoire, l’UA risque fort de connaître le même sort que l’OUA, pour avoir suivi la même voie.
Afrique du Sud : Publication du numéro 160 de la revue théorique du parti communiste (internation ou Afrique)
L'édition du numéro 160 (2ème et 4ème trimestre) de "African Communist", la revue théorique trimestrielle du Parti communiste d'Afrique du Sud, publiée depuis octobre 1959, est maintenant disponible et diffusée par les organisations nationales et provinciales du Parti communiste d'Afrique du Sud (SACP). Parmi les nombreux articles publiés par cette revue, signalons :
. Le ll ème congrès du SACP avec des extraits du rapport politique présenté au Ileme Congrès par le comité central discuté au cours de sa première session du mois d'août 2002,
La déclaration de l'ANC au Forum de la société civile globale préparant le sommet mondial consacré au Développement soutenu.
L'émergence de la bourgeoisie noire est-elle une partie de la Révolution Nationale Démocratique ? Un résumé d'un court article de David Masondo, un adhérent du SACP domicilié dans la province de Limpopo, membre du comité exécutif de la Ligue de la Jeunesse de l'ANC et de la direction du Comité National pour la reconstitution de la ligue de la jeunesse communiste. L'article s'oppose à la notion définissant la bourgeoise émergente partie des forces motivées de la Révolution Nationale Démocratique.
Le Zimbabwe dépérit-il ? Crise et Démocratisation. Dans cet article, Lloyd Sachikonye décrit la profondeur de la crise qui affecte le Zimbabwe, et trace la trajectoire sous-jacente qui la suit. Sachikonye est un universitaire et un auteur spécialiste de l'économie politique du Zimbabwe et de l'Afrique du Sud.
Solidarité internationale avec la Palestine et le rôle des forces progressistes, une contribution de Vera Polycarpou, membre du comité central de l'AKEL (Parti Progressiste du Peuple travailleur de Chypre), présentée au Panel Débat sur la crise du Moyen-Orient au cours du 11ème Congrès du SACP. La lutte pour la Démocratie et le Socialisme, le rapport des forces au Moyen Orient, une contribution de Navid Shomali, membre du comité central du Parti Tudeh d'Iran, au Panel Débat International sur la crise du Moyen Orient au 11 ème congrès du SACP.
L'édition du quatrième trimestre de "African communist" sera disponible à la vente et sur site Internet dans la première semaine de décembre. Certains articles clés porteront sur :
-Le rapport politique en discussion au cours de la 2ème session plénière du 1lème congrès du SACP que le comité central a décidé de convoquer pour la fin novembre.
-La 5l ème conférence de l'ANC
-Le congrès national du Parti communiste chinois qui s'est réuni du 8 au 15 novembre à Beijing.
Espagne : 7ème Congrès extraordinaire du PC des Peuples d'Espagne. (internat)
Un congrès extraordinaire du Parti communiste des peuples d'Espagne ( PCPE ) rassemblant plus de cent délégués, dont de très nombreux jeunes (hommes et femmes) s'est tenu les 1er, 2 et 3 novembre dernier dans une banlieue de Madrid.
A l'ordre du jour figuraient notamment le changement de direction : secrétariat et Comité central, la fusion avec le Front marxiste- léniniste, le combat de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre et la question du caractère multinational de l'Espagne. Rappelons que le Parti communiste ouvrier espagnol ( PCOE ) s'était déjà uni au PCPE et que d'autres mouvements d'inspiration marxiste-léniniste de diverses provinces envisagent également de l'y rejoindre. Un grand nombre d'amendements ont été largement discutés et apportés au projet de résolution politique.
Le comité central, qui compte trente membres a élu un nouveau Comité exécutif et son secrétaire général, le camarade Suarez, originaire des Canaries.
Plusieurs motions de soutien au combat des peuples en lutte contre l'impérialisme, Palestine, peuples du Maghreb, Cuba et contre l'intervention impérialiste en Irak ont été votées à l'unanimité
Des délégations de partis frères, dont le PADS, et de partis progressistes, le FDLP, le FPLP, etc. ont assisté à ces travaux et ont salué les congressistes.
TURQUIE : Des milliers de communistes se rassemblent à Istanbul (internat)
Istanbul. La capitale du travail, la patrie du prolétariat turque et kurde. Cette métropole a connu mardi dernier l'une des plus importantes journées de son histoire. Quelques jours seulement avant les élections, le Parti communiste de Turquie et des milliers de ses partisans se sont retrouvés dans une des importantes places d'Istanbul.
Le peuple de Turquie avait coutume de voir chaque année, le 29 octobre, qui est le jour de l'anniversaire de la fondation de la République turque, une parade officielle semblable. Mardi dernier, cependant, le calendrier d'une partie importante de la population était réservé à la manifestation d'Istanbul des communistes et des travailleurs. Naturellement, les drapeaux rouges flottaient à ce moment dans les rues et les manifestants prolétaires remplissaient la place.
Suleyman Baba, le secrétaire général du Parti, a lu d'abord à la tribune le décret communiste publié récemment par le Parti communiste de Turquie. Des applaudissements et des slogans ont été entendus après la lecture de chaque article
Ensuite, Aydemîr Guler, le Président du Parti communiste de Turquie a dénoncé l'hypocrisie des dirigeants du pays, en ce 79 ème anniversaire de la République, il a souligné à leur sujet : "tout en conduisant le pays vers la pauvreté, le chômage et la domination étrangère ils font référence en même temps à l'indépendance et au républicanisme". Il rappelle que les mêmes hommes, marionnettes de Washington, ont accusé avec impudence les patriotes communistes d'être liés à des "puissances étrangères". Guler ajoute que tandis que la République socialiste mettait fin à cette vilenie grâce à sa puissance socialiste, ces vils personnages racontaient au pays qu'avec leur OTAN, FMI et leurs dollars sans aucune limite, ils donneraient "la liberté en échange".
Dans son discours, Kemal Okuyan, le secrétaire général du comité central, a mis l'accent sur l'importance d'une politique de principes. Il a critiqué "les autres partis de gauche qui exagèrent leur force et utilisent les portraits de leurs présidents pour leur matériel médiatique", et a affirmé que le PCT n'était pas un parti électoraliste..
Equateur : le candidat de la gauche élu Président (interna)
Le colonel Lucio Guterriez, 45 ans, a remporté avec 54, 3% de voix les élections présidentielles face au candidat de la droite le richissime Alvaro Noboa, propriétaire des plus grandes bananeraies du pays.
Soutenu par toute la gauche, notamment les communistes, Lucio Guterriez est apparu comme le défenseur des masses les plus déshéritées. Celles-ci représentent 6o % de toute la population de ce petit pays de l'Amérique centrale qui compte 12 millions d'habitants. Il avait fait six mois de prison pour le soutien actif qu'il avait apporté aux Indiens contre le politique du dictateur Jamil Mahud, contraint de démissionner en l'an 2000.
La campagne électorale de Lucio Guterriez avait été menée en dénonçant la corruption, tous les abus d'une bourgeoisie avide de s'enrichir sur le dos des plus pauvres. Il avait réclamé la gratuité des soins médicaux et la réduction des loyers.
Selon la presse occidentale le nouveau président de l'Equateur ne cacherait pas ses sympathies pour Fidèl Castro et Hugo Chavez. Il reste entendu que sa politique, tout comme au Venezuela, dépendra des rapports de forces, de l'appui des masses laborieuses à sa politique en leur faveur et de sa capacité à résister aux pressions que ne manqueront pas d'exercer la bourgeoisie de son pays et l'impérialisme US qui considère l'Amérique latine comme sa chasse gardée.
Venezuela : Appel international de la Jeunesse Communiste (international)
La Commission Exécutive Nationale de la Jeunesse Communiste du Venezuela a publié le 12 décembre un appel à la solidarité et au soutien des forces progressistes de ce pays. Nous reproduisons cet appel pour nos lecteurs
Camarades,
Comme vous le savez, le fascisme au Venezuela, appuyé par l'impérialisme yankee a déclenché une offensive féroce dans le pays avec pour objectif de mettre fin a la Révolution Bolivarienne et à la Démocratie. La grève illimitée convoquée par le fascisme, bien qu'elle ait échoué et n'ait pas pût bloquer le pays, a un contenu insurrectionnel anti-démocratique, elle est de caractère fasciste, comme l'est aussi le comportement de la majorité absolue des moyens commerciaux de communication.
L'un des objectifs de l'opposition putchiste est de tenter d'isoler internationalement le Venezuela et provoquer l'intervention des organismes internationaux. Dans beaucoup de pays les adeptes du fascisme vénézuélien ont effectué des marches de rue. Pour faire face a cela, nous appelons tous les vénézuéliens et les citoyens d'autres pays pour qu'ils réalisent des mobilisations de rue a travers le monde avec la finalité de demander la non-intervention étrangère dans les affaires internes du Venezuela, l'arrêt immédiat du sabotage contre l'entreprise nationale du pétrole (PDVSA) qu'est en train de réaliser le fascisme, le respect au gouvernement constitutionnel et révolutionnaire en place dans le pays et la condamnation des moyens de communication qui propagent seulement la propagande fasciste de guerre.
Le peuple vénézuélien résistera à toutes les pressions de l'impérialisme, tout au long du pays se sont réalisées de multitudes manifestations d'appui au Président Chavez qui n'ont pas été couvertes par les moyens de communication. L'opposition à travers ses moyens a réduit la liberté d'expression dans le pays et le peuple ne peut s'informer que par les moyens de l'Etat et les quelques moyens privés qui ont agit avec bon sens, ainsi que par l'important réseau de médias alternatifs qu'a construit le peuple vénézuélien à travers de son histoire. Nous croyons alors que la force révolutionnaire de notre pays vaincra, accompagnée des peuples qui dans le monde luttent pour vaincre les chaînes de l'oppression et l'impérialisme.
Nous sommes des jeunes qui construisent la Patrie de Bolivar !
La Patrie est de tous ou de personne !
SLOVAQUIE : Les communistes réclament un référendum sur l'OTAN (intern)
Le Parti communiste de Slovaquie demande un référendum sur l'adhésion possible de la Slovaquie à l'OTAN, quand bien même la constitution ne l'exige pas, avec l'espoir que la mince majorité actuelle en faveur de l'adhésion produira une surprise négative dans le résultat.
L'idée d'un référendum n'est pas soutenue par un quelconque parti majoritaire, bien que le référendum sur l'adhésion à l'Union Européenne soit prévu de se dérouler en juin 2003.
Entre 50 et 60% des slovaques sont favorables à l'adhésion à l'OTAN, selon les intentions de vote. Pour que le résultat d'un référendum soit validé, il doit être supérieur à 50% des suffrages exprimés.
Si le Parlement ne demande pas au Président de recourir au référendum, l'unique alternative pour obtenir le scrutin est de recueillir 350 000 signatures sur une pétition en sa faveur.
Tiré de la revue de presse de Tom Nicholson (The Slovak Spectator)
GRECE : Grandioses manifestations anti-impérialistes le 17 novembre (intern)
A travers toute la Grèce des milliers de personnes ont participé aux grandes manifestations anti-impérialistes et contre l'OTAN du 17 novembre 2002. Les manifestations, selon les reportages de presse, ont été les plus massives de ces dernières années, dont celles qui s'étaient déroulées le 17 novembre 1973 lors de l'anniversaire du soulèvement de l'Université à Polytechnique d'Athènes contre la dictature militaire soutenue par les Etats-Unis et l'OTAN.
La lutte contre l'impérialisme et l'OTAN, les plans impérialistes pour une guerre contre l'Iraq, la solidarité avec la Palestine, tout aussi bien que l'exigence d'une solution de la question chypriote étaient parmi les principaux objectifs des manifestations de cette année. "L'impérialisme est le seul ennemi", "Les Etats-Unis assassins du peuple", "50 années d'OTAN la même histoire, dictatures, guerres, terrorisme", "les soldats sont des enfants de notre peuple - ils n'ont pas de travail hors de nos frontières", "mettre un terme aux bases de l’OTAN", "Chypre unie et indépendant" étaient les mots d'ordre lancés au cours des manifestations.
A Athènes, la manifestation s'est achevée devant l'ambassade des Etats Unis, malgré les "appels" du secrétaire du PASOK de ne pas manifester devant l'ambassade américaine. La participation en masse des jeunes dans les rangs de la Jeunesse communiste grecque (KNE), de "Action-Thessalonique 2003", du PAME et de diverses organisations du mouvement populaire. Parmi elles on pouvait distinguer un groupe de soldats en uniforme défilant aux côtés du peuple.
A Thessalonique, des manifestations impressionnantes se sont déroulées. On notait la présence des délégations qui ont participé à l'organisation de la rencontre pour la campagne politique "Action Thessalonique 2003". Les représentants de cette organisation ont rejoint les manifestants qui se sont dirigés vers l'ambassade des Etats-Unis.
Après le décès tragique du camarade Thanasis Paparighas, les condoléances du PADS (internat)
Après le décès tragique du camarade Thanasis Paparighas, notre parti a fait parvenir au comité central du parti communiste de Grèce un message que nous reproduisons ci-après :
Chers camarades,
C'est avec une grande tristesse que nous venons d'apprendre le décès, dans des conditions tragiques, du camarade Thanasis Paparighas. C'est une grande perte pour les communistes de Grèce. Elle sera ressentie avec une profonde affliction par les camarades de tous les autres partis frères qui ont eu à le connaître à l'occasion des rencontres organisées par votre parti.
Recevez, chers camarades, le témoignage de notre solidarité et veuillez transmettre nos condoléances ainsi que nos sentiments de sympathie à sa famille.
SOMMET DE L’OTAN : Les impérialistes poursuivent leurs visées agressives (internat)
Le 22 novembre s'est achevé à Prague, le sommet de l'OTAN avec, selon le souhait des USA et d'autres pays impérialistes, l'invitation à l'élargissement de cette organisation militaire qui comptait préalablement 19 pays membres. En feront dorénavant partie: la Lettonie, l'Estonie, la Lituanie, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie et la Slovaquie, sept des pays, hier encore, considérés comme ses pires ennemis.
Bouteflika qui rêve, lui aussi d'y faire entrer notre pays, réussira-t-il à faire en sorte que l'Algérie en devienne membre ? La participation de notre marine à des manoeuvres militaires communes avec sa flotte, les déplacements du président de la République au siège de l’organisation à Bruxelles et l’invitation adressée à son "ami" secrétaire général de l’OTAN à se rendre en Algérie ne laissent aucun doute sur les intentions du pouvoir. Les progressistes et les patriotes doivent aiguiser leur vigilance contre ces dangereuses perspectives.
A ce sommet, de quoi a-t-on discuté en plus de l'admission des pays baltes et balkaniques ? De la situation en Irak, de la lutte antiterroriste, et de la constitution d'une force de réaction rapide (NRF). On sait que le terrorisme n'est pas une vue de l'esprit, mais selon la conception des impérialistes, il est facile de taxer n'importe quel pays d'Etat terroriste et de lancer des agressions de type militaire contre lui.
Pour autant, tout n'est pas simple pour Bush et consorts. L’opinion publique progressiste mondiale et les peuples n’acceptent pas sans réagir. Ils refusent sa guerre contre l’Irak et luttent contre ses diktats politiques et économiques. Seuls des opportunistes peuvent mépriser cette résistance et ignorer par exemple les gigantesques manifs contre la guerre ou les succès de nombreux peuples d’Amérique latine dans la dernière période.
Certes la tache est immense mais "l’avenir appartient à ceux qui luttent".
Appel de Prague : L'OTAN accroît les risques sécuritaires et menace la paix (intern)
Le Parti communiste de Bohême et Moravie a publié un 'appel intitulé "appel de Prague" le 25 novembre 2002 : Cet appel dont nous publions un bref extrait, sera intégralement reproduit dans notre prochain numéro.
"Contrairement au traité de sa fondation à Washington, l'OTAN a officiellement pris le droit d'intervenir militairement contre quiconque et partout dans le monde où elle le juge opportun. Cela n'est pas seulement une violation de ses statuts, c'est ouvertement un défi au droit international et l'OTAN a usurpé l'autorité de la communauté internationale: l'Organisation des Nations Unies et son Conseil de Sécurité".