DEFENDRE LES LIBERTES D'EXPRESSION
EXIGENCE DE LA LUTTE POUR UNE VERITABLE ALTERNATIVE
Le
président Bouteflika, certainement appuyé par une partie influente des groupes
sociaux au pouvoir, a décidé de faire taire les journaux qui se livrent depuis
quelques semaines à une dénonciation virulente des pratiques mafieuses de son
entourage familial et de ses hommes de confiance dans le gouvernement.
Au
prétexte que des journaux devaient d'importantes sommes aux imprimeries
étatiques, ordre a été donné par le chef du gouvernement de refuser de
continuer à imprimer les journaux coupables de ces critiques.
Le
directeur du quotidien "Le Matin", qui s'est distingué par son
hostilité systématique à Bouteflika, et des journalistes d'autres quotidiens
sont l'objet de harcèlements judiciaires qui pourraient se conclure par des
poursuites devant les tribunaux, si la machine répressive n'est pas arrêtée.
La
suspension de ces journaux a provoqué une grosse inquiétude au sein de larges
franges de la population qui ont manifesté de différentes manières leur
réprobation.
Les
quotidiens "Le Matin" et "Liberté" ont pu reparaître de
nouveau. Ils ont payé les dettes réclamées qui se chiffraient à plusieurs
milliards de centimes, respectivement 13 et 7 milliards.
Ce
qui a déclenché la colère de Bouteflika c'est la divulgation d'affaires
scandaleuses auxquelles son clan est lié comme l'accaparement de résidences de
l'Etat au mépris des lois par diverses personnalités qui le soutiennent,
l'achat par la compagnie pétrolière SONATRACH, à des prix qui donnent le
vertige - plus de 10 milliards de dinars !- de grands immeubles construits par
un spéculateur notoire, la distribution à titre gracieux d'appartements de haut
standing aux petits copains; parmi lesquels le ministre des Finances, etc. Une
vieille et sordide affaire a été également exhumée : la torture il y a 30 ans
d'un ancien moudjahid sur ordre de Zerhouni alors responsable dans la sécurité
militaire et actuellement ministre de l'Intérieur. Zerhouni avait
"délesté", au profit de sa femme, l'ancien moudjahid d'une pharmacie
dont ce dernier s'était accaparé aussi illégalement - faut-il le rappeler- à la
faveur des circonstances qui avaient régné au lendemain de l'indépendance.
Bouteflika,
Khelil, le ministre de l'énergie qui s'est juré de placer les hydrocarbures de
l'Algérie sous le contrôle des compagnies américaines, Ouyahia et autres
personnalités éclaboussées par ces articles de presse, n'ont pas jugé utile d'y
opposer leurs démentis. Et pour cause ... Seul Zerhouni a tenté de se tirer
d'affaire par un piteux tour de passe-passe.
Ces
affaires sont révoltantes en soi. Il est nécessaire de les dénoncer et de les
combattre sans concession. Les travailleurs, et tous les citoyens qui vivent
des seuls revenus de leur travail ou de leurs activités n'accepteront jamais
que de telles pratiques continuent à sévir dans le pays. Ils ne peuvent tolérer
que des responsables se permettent encore de faire main basse en toute impunité
sur le patrimoine de la Nation, villas, terrains, subventions publiques et
devises, pour s'enrichir et spéculer. Ils ne peuvent non plus pardonner à aucun
responsable d'user de ses pouvoirs pour réduire au silence, par la torture, les
coups ou par tout autre moyen arbitraire, les citoyens qui refusent de se
laisser faire. Les citoyens en ont assez d'être gouvernés par des groupes de
politiciens véreux et sans scrupule qui, non seulement truquent des résultats
électoraux et se taillent des lois sur mesure pour s'octroyer des privilèges,
mais n'hésitent pas à les fouler aux pieds quand il arrive qu'elles les gênent
dans leurs magouilles de gangsters.
Mais
ces pratiques et abus de pouvoir notoirement connus concernent tous les groupes
qui contrôlent les appareils d'État et pas seulement les hommes liés à
Bouteflika. Aucune tendance au pouvoir, pas même celles qui se sont distinguées
par leur rejet de l'islamisme et de toute compromission avec les terroristes,
n'a les mains propres. L'Algérie et ses richesses sont une proie à partager.
Des
dizaines de responsables ont torturé et pillé le patrimoine public depuis des
années, parfois depuis des décennies, sans avoir jamais rendu compte de leurs
vilenies. C'est de toute une révolution dont le pays a besoin pour écarter les
obstacles géants qui barrent la route à sa remise en marche vers le
développement, le progrès et la dignité. Le nettoyage du pays de la corruption
qui le gangrène et engloutit ses ressources dans des gaspillages en comparaison
desquels les fastes des roitelets du moyen âge arabe fait pâle figure, exige
des changements radicaux. Ce n'est pas l'expulsion d'un petit clan dépourvu
d'ancrage national mais qui a été parachuté à la tête de l'Etat au terme des
petits calculs politiques de groupes restreints tirant les ficelles qui
apportera au pays la clé des changements vitaux .
La
presse en butte à la répression orchestrée par le chef de l'Etat et le premier
ministre doit être soutenue, même si la pointe de ses attaques est orientée de
façon unilatérale contre un seul groupe d'hommes et non contre tout un ensemble
de couches sociales qui portent toutes et solidairement la responsabilité du
désastre socio-économique que le pays subit depuis plus 20 ans
Les
articles de presse dirigés contre Bouteflika n'ont posé, il faut le souligner,
aucun des problèmes fondamentaux auxquels le pays est confronté, ni dénoncé les
choix économiques et sociaux que les classes sociales privilégiées qui
contrôlent le pouvoir et ses appareils depuis longtemps, bien avant l'arrivée
de Bouteflika à la tête de l'Etat. Quelles que soient les divergences qui les
opposent de façon feutré ou violente sur le partage du butin, elles se sont
toutes coalisées pour imposer, au nom d'un pseudo-réalisme, cette politique et
ces choix ruineux à l'Algérie et à ses couches sociales laborieuses.
Le
pays, les travailleurs et les hommes et femmes qui ne vivent que de la sueur de
leur front, sa jeunesse marginalisée par les accapareurs, a besoin qu'une
rupture soit faite avec la politique suivie depuis des années. Les conséquences
de son application sont connues. Ce sont les travailleurs et les plus démunis
qui la vivent dramatiquement tous les jours : désindustrialisation, misère,
chômage, maladies et difficultés d'accéder à des soins minimaux, cherté des
biens de consommation et du logement, absence de perspective, etc.
Rompre
avec cette politique, ne plus se résigner à ce que les décisions qui engagent
le pays et son avenir soient dictées par le FMI et la Banque mondiale, ne plus
tolérer que des hommes qui se mettent à plat ventre devant ces organisations et
les multinationales continuent à diriger le pays, voilà les grands enjeux de
l'étape.
Le
pays a besoin d'une presse qui dénonce concrètement et courageusement ces
méfaits. Prendre position sur les grandes questions de l'heure, et qui
concernent l'immense majorité de la population, en dénonçant le système
impérialiste mondial et ses agents - les classes qui trahissent les intérêts
nationaux de leurs pays pour participer au partage des richesses produites par
les exploités du monde- telle est la tâche à laquelle tous les patriotes et
progressistes doivent s'atteler. C'est la tâche qui est à l'ordre du jour de
leurs actions s'ils veulent construire les instruments et cadres de la
mobilisation que réclame la sortie de la crise et de l'impasse actuelles : le
front populaire, démocratique et patriotique de progrès, ainsi que le parti
communiste influent capable d'éclairer et de diriger la lutte des opprimés et
des laissés pour compte.
Face à une politique de classe s’organiser et lutter
pour d’autres perspectives
En cet
été 2003, la situation continue de s’aggraver dans tous les domaines. Au plan
sécuritaire le terrorisme islamiste continue à frapper malgré tous les coups
qui lui sont portés et ce n’est pas la libération des dirigeants de l’ex-FIS ou
l’interdiction qui leur est faite de s’adonner à toute activité politique, qui
peut tranquilliser une population meurtrie depuis tant d’années. Au plan
politique ce ne sont pas les conflits de clans accompagnés de violents
affrontements entre des responsables d’une même politique, qui continuent par
ailleurs à siéger au sein d’un même gouvernement qui peuvent laisser espérer un changement quelconque dans
des orientations, pour l’essentiel décidées à l’étranger. Ces orientations,
accompagnées par une répression permanente et des atteintes répétées à la
liberté de la presse continuent d’aggraver chaque jour un peu plus la situation
des travailleurs et des masses populaires et n’ont servi qu’à transformer une
grande partie des habitants d’un pays qui a tant de potentialités, en misérables
menacés maintenant non seulement par la faim mais même par des maladies d’un
autre âge comme la peste. Le comble du cynisme est que nos autorités n’hésitent
pas à rendre responsables de telles catastrophes les victimes elles-mêmes comme
n’a pas hésité à le faire le Ministre de la santé ou le président de la
République lui-même
Pour
nos ministres et pour le président de la République, les responsables de la
misère et ses conséquences dramatiques ne viennent ni du FMI ni de la Banque
mondiale, ni des accords de toutes sortes qu’ils signent avec le capitalisme international et ses
multinationales. Ces accords ou la prochaine intégration à l’OMC ne servent
qu’a accélérer l’invasion du marché
national par des productions étrangères.
Ils multiplient et multiplieront à l’avenir les fermetures d’entreprises,
diminuent et diminueront les recettes pour le budget de l’Etat. Les
conséquences seront encore plus dramatiques pour les dépenses sociales. Pour
ces dirigeants qui ont tant promis avec leurs réformes et leur “économie de
marché”, les échecs viennent des élus locaux, pourtant imposés par eux ou des
walis pourtant choisis et nommés par eux.
C’est
pour mieux appliquer cette politique de soumission au capitalisme international
au détriment des intérêts nationaux, intérêts que nos dirigeants n’évoquent
même plus en paroles, et non pour la changer qu’on appelle aujourd’hui les
travailleurs au consensus et au pacte social. Ce prétendu pacte social, auquel
le Secrétaire général de l’UGTA ne semble pas insensible ne pourrait servir qu’à aggraver la situation
des travailleurs et remettrait aux calendes grecques la satisfaction de leurs
revendications. Il signifierait encore moins de pouvoir d’achat pour eux et
leurs familles, moins d’argent pour la santé ou le logement social, plus de
chômage pour nos jeunes...
Bien
plus, il signifierait que les travailleurs eux-mêmes sont d’accord avec une
telle politique de classe qui ne sert qu’à enrichir des couches sociales qui
ont complètement lié leur sort aux multinationales étrangères. La politique
suivie dans notre pays depuis plus de 20 ans a complètement écarté du pouvoir
les intérêts de la classe ouvrière au profit exclusif de ses adversaires et il
ne lui est plus possible aujourd’hui de se défendre sans lutter pied à pied
contre ses exploiteurs et un pouvoir qui
accepte sans broncher les injonctions des puissances impérialistes dictées
parfois par leurs émissaires sur notre propre sol. Il ne s’agit plus
aujourd’hui pour la classe ouvrière de se contenter de se battre pour ses
revendications sociales en exigeant plus de fermeté de la part de ses
dirigeants syndicaux dans la conduite de ses luttes revendicatives; elle doit
aussi créer les conditions pour proposer à tout notre peuple une politique
vraiment nationale et vraiment démocratique pour la solution des nombreux
problèmes qui assaillent notre société. Ceci n’est possible que si les
travailleurs manuels et intellectuels s’organisent eux aussi dans leur propre
parti. La mission de ce parti ne consiste pas seulement à les défendre
quotidiennement. Son renforcement facilitera aussi leurs luttes pour rassembler
dans un large front, démocratique et populaire, toutes les couches sociales qui
en ont plus qu’assez d’une politique antinationale et antipopulaire.
TIZI
OUZOU : Les agriculteurs en colère
Des incertitudes planent sur les
lendemains des éleveurs et les agriculteurs dans la wilaya de Tizi Ouzou qui,
d'après leurs déclarations, sont dans une situation précaire et embarrassante.
Ils comptent organiser dans les
prochaines semaines des actions d'envergure (inédites jusque-là) au chef-lieu
même de la ville des Genêts pour faire entendre leur voix à la suite du mépris
affiché à leur égard par les pouvoirs publics. L'attente, affirment-ils, n'a
que trop duré sans que pour autant leur situation change d'un iota. La
revendication principale de ces agriculteurs et éleveurs se focalise sur
l'effacement des crédits contractés dans le cadre du financement triangulaire
(Ansej), banques, apport personnel) relatifs au secteur agricole. Les
protestataires mettent en exergue la "discrimination et l'injustice"
commises à leur encontre dans le cadre de la politique d'assainissement du
secteur agricole au niveau national.
Les professionnels de ce secteur
s'appuient dans la quête de leur droit sur la décision "unilatérale
d'effacer les dettes des agriculteurs sans distinction aucune, et ce, à
l'échelle nationale" une instruction rapportée dans le Journal officiel n°
38 du 21 juillet 2001. La menace brandie de mettre à exécution leurs actions
devient évidente si jamais aucune suite n'est donnée à leurs doléances.
Les
commerçants rejettent le commerce informel
Le commerce illicite et les
activités parallèles entrant dans le même créneau ne cessent de susciter de
vives réactions parmi les commerçants exerçant dans la légalité. Le ras-le-bol
s'est exprimé, en ce sens, dans l'Algérois et semble faire tâche d'huile en
s'étendant vers les autres wilaya du pays où une frénésie est en train de
s'emparer des milieux commerçants, pour en finir une fois pour toute, avec ce
fléau qui gangrène toutes les régions sans inquiéter, outre mesure, ceux qui
sont censés faire respecter la loi.
La rencontre qui a eu lieu à Alger sous l'égide de l'Union général des
commerçants et artisans de la wilaya d'Alger (UGCAA) n'a pas laissé
indifférents les autres commerçants légaux, lesquels, ont exprimé leur entière
adhésion à l'initiative de leurs pairs d'Alger et comptent entrer en grève les 6 et 7 septembre.
Pour leur part, et en l'absence
d'une association des commerçants ou une autre structure officiellement
reconnue, certains commerçants du chef-lieu de la wilaya de Bouira ralliés par
ceux des autres daïras, ne ménagent aucun effort pour sensibiliser leurs
collègues en vue d'être au rendez-vous le jour de la grève.
" Nous aussi, on est
concerné par ces actions revendicatives. Nous vivons des situations
désagréables à cause du commerce informel qui nous cause d'énormes préjudices.
Notre wilaya est fortement touchée par l'anarchie qui sévit sur les trottoirs
au vu et au su de tous les responsables ", affirme un commerçant de la
ville de Bouira.
Luttes
des travailleurs
Sonelgaz
Le bureau du syndicat de
Sonelgaz réunira le conseil syndical, dans les prochains jours, pour procéder à
l'annulation officielle du mouvement de grève prévu pour le début du mois
prochain.
En fait, l'assemblée générale
est la consécration de trois séances de travail de réconciliation entre le
ministère et le syndicat de l'entreprise de la sonelgaz. Elle a signé également
la mort de la résolution du 13 juillet du ministre Chakib Khelil, laquelle
résolution stipulait la filialisation de l'ensemble des activités de la
Sonelgaz.
Le projet de Chakib Khelil a
suscité, rappelons-le, de vives contestations parmi les 32 000 travailleurs du
groupe. Le syndicat est allé même jusqu'à brandir la menace de grève à partir
de septembre. Suite à quoi, le ministre de l'Énergie et des Mines a décidé de
retirer son projet qui risque, selon le syndicat, de provoquer la disparition
de la sonelgaz.
23 08 2003
Snapap
Le Snapap vient de décider d'une
série d'actions de protestation dès la rentrée scolaire prochaine. C'est à
l'issue d'une réunion du bureau national de l'union des travailleurs du secteur
de l'enseignement supérieur, tenue hier, sous la présidence du SG par intérim
du Snapap, M. Choukri Bouziani Nouredine, que cette décision a été prise. Dans
les actions arrêtées, il y a lieu de signaler un sit-in devant le ministère
suivi d'une grève de la faim, ainsi que d'un dépôt de plainte auprès le BIT (Bureau
international du travail) au cas où le ministre de l'Enseignement supérieur
camperait sur ses positions.
14 08 2003
Enseignement
secondaire et technique
La colère chez les enseignants
du secondaire et technique risque d'exploser dès la rentrée tant l'indignation
s'installe confortablement au sein de cette corporation. Et pour cause, dans
une déclaration rendue publique par le Conseil national autonome des
professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), les
enseignants se disent "victimes de la mauvaise gestion et de
l'irresponsabilité du service paie" de la direction de l'éducation qui
persiste, ajoutent-ils, dans le "tâtonnement malgré ses vingt mois
d'existence", référence faite au début de la centralisation de la paie qui
a engendré, pour rappel, une vague de mécontentement dans le secteur, marquée
par une série de grèves et autres sit-in.
Cette situation dans laquelle se
débattent les enseignants a poussé le conseil national de ce syndicat à
dénoncer l'attitude de la tutelle qui cause beaucoup de tort aux travailleurs.
Le Cnapest qualifie le retard dans le versement des salaires du mois en cours
et des primes d'acte "délibéré et lâche" à la fois, car il reflète
"clairement l'esprit malsain qui règne au sein de la direction". Le
conseil a tenu aussi à mettre en garde la tutelle quant à la continuité du
pourrissement et menace de réagir vigoureusement dès la rentrée.
13 08 2003
NON AU
BRADAGE DE LA BRIQUETERIE D’EL ACHOUR
La présence répétée de Nacer
Boudiaf sur le site de l'Entreprise des produits rouges d'El Achour rend
nerveux voire furieux les travailleurs. Ils en ont apporté la preuve à travers
le sit-in qu'ils ont organisé pour dénoncer la volonté non confirmée du mis en
cause (M. Boudiaf) de racheter leur entreprise. "M. Boudiaf représente
sans doute les intérêts de quelque groupe occulte."
Il en est à sa énième visite sur
le site, il aurait déjà offert 30 milliards de dinars, et nous allons nous
opposer à ce bradage de nos forces" L'auteur de ces propos n'est autre que
le secrétaire général du syndicat d'entreprise UGTA, M. Yacine Zeddam. Le fait
est qu'il n'est pas plus informé des intentions de M. Boudiaf que le reste des
employés ou même de la direction du site. M. Dahmani Boukesani, gérant de
l'entreprise, est formel là dessus : "On ne sait rien des intentions de M.
Boudiaf, aucun écrit ne nous est parvenu à ce sujet." Alors, qu'est-ce qui
motive la réaction des travailleurs, et notamment des membres de la section
syndicale UGTA ? La rumeur ? Il faut sans doute attendre pour voir.
14 08 2003
SANTE
L'inauguration le 20 juillet
dernier de la polyclinique de la cité Hachemi par le président de la
République, et ce, en l'absence des travailleurs et des responsables du secteur
sanitaire de Sétif, a fait réagir la section syndicale.
A travers un communiqué, elle a
exprimé sa totale désapprobation quant à la marginalisation, des premiers concernés et futurs
gestionnaires d'une telle infrastructure au moment où d'autres, comme, par
exemple le chef de service des infrastructures au niveau de la direction de la
santé, de la population et de la réforme hospitalière, se pavanaient ce jour-là
en tenue de bloc, rien que pour tromper ou faire croire aux officiels que
l'infrastructure est fonctionnelle. Par ailleurs, le courant ne passe plus
entre les directions de la santé et celle du secteur sanitaire. La
délocalisation du siège du secteur de la rue Ferahta Ali vers la nouvelle
polyclinique est la principale cause de ce "froid". De plus, la
nouvelle polyclinique, ayant coûté au Trésor public 65 500 000 DA, fonctionnera
dans un premier temps de 8 h à 20 h avant de passer à partir de septembre
prochain à 24 heures.
06 08 2003
SANTE
(suite)
A l'hôpital d'Oran, les médecins
généralistes haussent à nouveau le ton et menacent de recourir à une grève
devant ce qu'ils qualifient de mutisme affiché par leur administration face à
une multitude de problèmes qu'ils rencontrent. Ce mouvement de contestation
vient à la suite de la démission de quatre médecins du service des urgences
médico-chirurgicales, ce qui n'arrange guère les choses devant, notamment, le
manque de moyens. Une "épidémie" de départs de médecins vers le
secteur privé est en train de se propager au sein de l'hôpital d'Oran, ce qui a
créé une tension sans précédent au sein de ce service, face au grand nombre
d'accidentés de toutes natures (accidents de la circulation, de travail,
agressions,…) qui s'y présentent.
02 08 2003
SANTE
(suite)
Les travaux de la rencontre
nationale sur la loi sanitaire, qui ont lieu à Bordj El Bahri en présence de
nombreux représentants du secteur, ont été boycottés par le syndicat national
des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat des professeurs et
docents (SNPD) "pour protester contre la situation du fait accompli.
L'avenir de la santé est hypothéqué, alors nous ne cautionnons pas cette
dérive", tient à souligner Dr Besbas, membre du SNPSP et mandaté par le
Syndicat national des professeurs et docents. Pour lui, cet avant-projet de loi
sanitaire va à l'encontre du service public et "elle (la loi) ne protège
en aucun cas la santé publique. C'est le désengagement total de l'Etat",
signale-t-il avant de relever que la présence des membres de son syndicat à
cette rencontre était dans le but de prendre la parole en plénière et "dénoncer
cette mascarade. Nous refusons de faire dans la figuration", a-t-il
ajouté. Le porte-parole du SNPSP et SNPD n'a pas eu la possibilité de lire la
déclaration commune sachant que la séance plénière n'a été ouverte qu'à
l'allocution du ministre et à la présentation de l'avant-projet de loi et du
rapport préliminaire du Conseil national de la réforme hospitalière.
08 07 2003
TRANSPORT
Les transporteurs de voyageurs
assurant la desserte de la ville de Béjaïa
sont entrés en grève pour protester contre de récentes mesures prises
par l'APC de la ville du chef-lieu et consistant en l'imposition de droits de
stationnement.
Les grévistes refusent de payer
une taxe non prévue dans leur cahier des charges et tant que les aires de
stationnement qui leur sont affectées depuis plusieurs années ne répondent pas
aux besoins de l'activité. Le parking du stade de l'Unité maghrébine sert en
effet de "gare routière" pour les transporteurs desservant la vallée
de la Soummam alors que ceux desservant la côte est se voient affectés dans la
zone de l'arrière-port. Deux sites dépourvus de la moindre des commodités.
04 08 2003
DOUANES
Le syndicat général de la douane
de Tlemcen dénonce l'exclusion de ses agents par la direction régionale de la
douane, qui regroupe les wilayas de Tlemcen, Aïn Témouchent, Sidi Bel Abbès et
Saïda.
L'officier Nekrouf Medjahed,
membre du secrétariat national de la douane pointe un doigt accusateur en
direction du directeur régional dont le siège est à Tlemcen : "Nos agents,
jetés en pâture, ont peur de faire convenablement leur travail en raison des
menaces de la mafia de la contrebande, des intimidations et des injures du
directeur régional. Des douaniers compétents et honnêtes ont été arbitrairement
mutés de Maghnia, brigade de première ligne, vers d'autres régions."Des
douaniers, connaissant tous les rouages de la bande frontalière et"ayant
refusé de marcher dans les combines", ont été éloignés de cette zone
stratégique vers d'autres postes de moindre importance. "Nos agents sont
démoralisés, ils n'ont plus le goût au travail parce qu'ils vivent entre les
menaces de la mafia et les intimidations du directeur régional."
Conséquences de cette démoralisation, selon nos interlocuteurs, en 2002, près
de 500 kg de drogue ont été saisis, en revanche, jusqu'au début de juin 2003,
la douane n'a procédé à la saisie que… de 4 kg de kif. "C'est clair que
nos agents se sont relâchés parce qu'ils ne pouvaient pas travailler sous la
tension et la peur. Ils sont sanctionnés par le biais des notations des primes
et le reliquat, entre autres…"
12 07 2003
.
Afrique
du Sud
Manifestations
contre la visite de Bush
A
l’initiative du parti communiste d’Afrique du Sud des manifestations contre
l’impérialisme américain se sont déroulées au cours de la visite de Bush en Afrique
du Sud. Ces manifestations ont été organisées dans les villes de Johannesburg
et Pretoria les 4 et 9 juillet 2003. Les manifestants ont exprimé leur
opposition à l’invasion de l’Irak , à l’unilatéralisme des USA et se sont
prononcés pour le renforcement des Nations Unies et le développement global.
Le
Parti communiste d’Afrique du Sud qui considère l’appel à l’annulation de la
visite de Bush en Afrique du Sud comme une erreur, indique qu’il n’a cependant
«jamais cru à la nature bienveillante de la globalisation dominée par les Etats
Unis».
Ce
parti ajoute encore : «Durant l’administration de Clinton, les Etats-Unis
ont refusé de signer l’accord sur l’interdiction des mines, ont bombardé la Yougoslavie et ont accompli, mais à une échelle limitée, la
doctrine de la guerre préventive avec des frappes de missiles de croisière en
Afghanistan et au Soudan. Il ne fait pas de doute que les cercles
néo-conservateurs associés à l’administration Bush marquent une intention
prochaine encore plus dangereuse d’une ambition impériale »
GRECE : Rencontre contre
les mesures anticommunistes et discriminatoires dans les pays européens.
Le 4
Juillet 2003, le parti communiste de Grèce a organisé une rencontre sous le mot
d’ordre : «Avec les communistes, dans la défense des droits
démocratiques en Europe».
Une
bref rappel de la situation dans certains pays européens candidats à l’adhésion
à l’UE est tout à fait instructif. En Estonie, en Lettonie, en Lituanie et
en Turquie la législation interdit l’organisation de Partis communistes. En
Pologne avec l’inacceptable article 13 le communisme est assimilé au fascisme.
En Hongrie l’usage de symboles socialistes est prohibé et ceux qui en usent
sont poursuivis en justice. En Slovaquie, un ex-dirigeant du Parti communiste
de Tchécoslovaquie est en jugement tandis que les menaces d’interdiction du PC
de Slovaquie ont aussi pris place juste avant les dernières élections. De
semblables persécutions existent en Allemagne où les clauses anticommunistes et
réactionnaires du « berufverbot » (travail interdit) sont encore en
cours. En Tchéquie il y a une loi pour «purger» la machine d’Etat des
communistes.
La
rencontre a pour objet de donner une impulsion à la mobilisation et à la
solidarité contre les discriminations non démocratiques à l’encontre des
communistes lesquelles visent à empêcher l’activité des Partis communistes et
ouvriers, tout comme les mouvements populaires défendant les droits
démocratiques et sociaux.
La
rencontre s’est déroulée avec la
présence et la contribution de représentants du Parti socialiste de Lettonie,
du Parti communiste de Turquie, du Parti des travailleurs de Hongrie, du Parti
communiste de Pologne, du Parti socialiste de Lituanie, du Parti communiste de
Bohème et Moravie, du Parti communiste d’Estonie et de l’Association pour
l’assistance légale et humanitaire (Allemagne).
BOHEME-MORAVIE : Après le référendum d’adhésion à l’UE
Dans un article publié le 23 juin 2003, dans le
journal tchèque «Halo Noviny», Vaclav Vertelar écrit notamment :
« Parce
que basée sur des termes inacceptables négociées, l’impréparation à devenir
membre de l’UE de la République et l’ignorance sur la manière dont
l’UE est «réformée» après le référendum, .le Parti communiste de Bohème Moravie
ne pouvait pas recommander aux citoyens de voter en faveur de l’adhésion à l’UE
en 2 004. Nous devons maintenant accomplir toute chose que nous pouvons dans la
nouvelle situation post-référendum pour amoindrir les conséquences négatives de
membre de l’UE. Celles-ci se rapportent à la politique intérieure et étrangère
du présent gouvernement. »
Après
avoir dénoncé les tentatives d’effacer avec l’adhésion à l’UE «les tragédies
humaines et les souffrances des victimes» du nazisme dont a souffert la
Tchécoslovaquie durant le seconde guerre mondiale, Vaclav Vertelar dénonce le
silence du gouvernement de son pays face à la demande de la Chambre Haute du
Parlement allemand à la République Tchèque d’abolir les décrets Bénés qui ne
devaient pas disparaître avec la réunification de l’Allemagne.
Puis il
ajoute : «Il existe aussi des problèmes fondamentaux sur le futur
caractère de l’UE. Au sommet de l’UE en Grèce, la version du projet de «la
Constitution de l’Europe» a été soumise ….Ce document indiscutablement vise à
créer un Etat fédéral qui centralise l’application de ses décisions et
restreint les droits des petits Etats. Le projet est principalement encouragé
par l’Allemagne et la France. Il y aura des discussions ultérieures à
l’automne. Manifestement, ces puissants pays exerceront de dures pressions pour
son adoption.
«D’autres
événements de la semaine écoulée, poursuit Verterlar, montrent que la
souveraineté de la République Tchèque est tout à fait limitée. Le Ministre de
l’industrie et du commerce a été envoyé se promener à Bruxelles pour accorder
au gouvernement tchèque une aide en faveur de l’aciérie de Trinec. La
commission européenne a demandé au gouvernement tchèque de prouver que l’aide
fournie par l’Etat tchèque aux banques locales était justifiée par la loi
européenne.
«Tout ceci a montré très rapidement où les décisions
seront prises non seulement pour les questions économiques fondamentales mais
aussi pour la politique étrangère et de sécurité du pays».
Brésil
9° Conférence nationale du Parti communiste du Brésil
Du 26 au 29 juin 2003 s’est déroulée la 9° conférence
nationale du Parti communiste du Brésil. Convoquée avec l’objectif de
poursuivre le débat sur la nouvelle politique inaugurée avec la victoire
électorale aux dernières élections, la conférence a décidé de définir comme noyau des tactiques communistes le travail en vue
du succès de l’Administration du Président Luiz Inacio Lula dans «l’application
du projet national démocratique de développement national au caractère
progressiste, sous la direction des nouvelles forces politiques et sociales qui
sont démocratiques et populaires» suivant un extrait de la résolution finale.
332
délégués représentants les 27 Etats du
pays et 32 invités ont participé à cette conférence. Des dirigeants de partis
politiques, des dirigeants populaires représentants les organisations des
étudiants, des femmes, des syndicats ainsi
que les ambassadeurs de Chine, du Vietnam, Cuba et la Palestine étaient
parmi les invités.
Représentant
du Président Lula da Silva, le dirigeant du Parti des Travailleurs à la Chambre
Haute des représentants, Nelson Pellegrino a mis en valeur le fait que le
président de la République considère le PC du Brésil comme un allié important
et fondamental. Il a notamment déclaré : «Le Parti fut notre partenaire
dés les tout débuts de la campagne électorale en 1989 et il est encore notre
partenaire dans le processus quotidien actuel» Le représentant du président de
la République a affirmé que le gouvernement ne décevra pas le Parti et le
peuple brésilien. De son côté, le président de la Chambre des Représentants,
Jao Paulo Cunha ( du Parti des Travailleurs), également présent à cette
occasion, a mis l’accent sur les propositions du PC du Brésil qui contribuent
grandement à l’élaboration d’une nouvelle politique au Brésil. «Je suis sûr que
nous mettrons en œuvre le projet de l’Administration Lula» a-t-il dit.
Pour
sa part le Ministre José Dirceu, l’un des principaux dirigeants du Parti des
Travailleurs, également présent, a parlé de “importance historique du PC du
Brésil ». «Sans le PCB nous n’en serions pas là aujourd’hui», a-t-il
ajouté. Il a décrit le cours de l’alliance entre les deux partis depuis les
années 1980 jusqu’à la victoire en octobre de l’année dernière. Pour le
Ministre, «le combat pour la souveraineté nationale est décisive» mais «aussi
très complexe» depuis qu ‘elle dépend des alliances entre les différentes
classes et présente lui même une forme spécifique dans chaque pays et, un fait
de grande importance, il se développe actuellement dans le cadre de l’hégémonie
des Etats Unis.
Dans
son discours de clôture, le président du PC du Brésil, Renato Rabelo, a
notamment déclaré : «En cette plénière, je vois le Brésil devant moi.
Camarades de toutes les régions du pays vous avez participé au débat créatif et
conséquent autour événements importants… Quelle est la raison d’être au Parti
communiste ? Le terrain de nos bases théoriques est le Marxisme-Léninisme,
qui dévoile le capitalisme et définit une pensée nouvelle philosophique et
économique pour la nouvelle société. Le Parti communiste est le Parti de la
révolution prolétarienne avec une mission de rendre réelle la nouvelle société
socialiste. Le PC du Brésil est l’expression de la ligne Marxiste-Léniniste
dans les conditions présentes du Brésil d’aujourd’hui, résumée dans l’expression
d’un Parti moderne pour un socialisme rénové – ce qui a été notre effort,
particulièrement depuis le 8° Congrès du Parti, tenu en 1992».
Le
Président du Parti communiste du Brésil déclara ensuite :
“Plus
de 150 ans après la publication du Manifeste du Parti communiste, par Marx et
Engels, 132 ans après la Commune de
Paris – une grande répétition de la révolution prolétarienne- et 120 ans après
le décès de Marx, où en sommes-nous ? Plus de un siècle a passé et le
capitalisme est encore pleinement effectif. C’est un système qui a évidemment
une tendance historique au déclin, bien qu’il environne encore le globe. Les
premières expériences socialistes, qui ont duré environ un siècle, résultent de
glorieux faits et réalisations du prolétariat, n’ont pas pris place selon les
prévisions de Marx. Les expériences de construction d’une société nouvelle au
20° siècle ont souffert de graves défaites avec la fin de l’Union Soviétique et
des autres pays socialistes. Aujourd’hui, les pays qui lèvent haut le drapeau
du socialisme ont à accomplir des manœuvres stratégiques et tactiques
importantes tout au long de leur cheminement pour éviter des abandons de leurs
principaux objectifs… »
Après
avoir rappelé que «nous souffrons d’une défaite stratégique qui est symbolisée
historiquement par la fin de l’Union Soviétique», le Président du PCB a ajouté
«Cette défaite stratégique impose une nouvelle réalité dans laquelle nous
vivons maintenant. Dans le but de maintenir la perspective et garder le combat,
nous aurons à adapter nos objectifs et établir nos engagements et ainsi nous ne
perdrons pas de vue nos grands buts. Les Partis communistes qui ne sont pas en
force auront à réaffirmer leurs identités, et en même temps, opérer de
significatifs changements dans le but d’être à la hauteur de la présente
réalité. Le mouvement de la contemporanéité est effectif et consiste à
construire une stratégie révolutionnaire et des tactiques mais aussi à former
le profil des Partis communistes avec la vision d’atteindre une nouvelle étape
dans la lutte pour le socialisme. D’un autre côté, nous ne pouvons pas nous
priver de nos caractéristiques et perdre le trait communiste essentiel qui est
la raison de notre existence.
Après
avoir expliqué les conditions dans lesquelles luttent les communistes depuis la
victoire de Lula, le Président a précisé dans son discours de clôture que “le
Parti est à présent plus uni et dans de meilleures conditions pour faire face
au grand défit actuel"
SOLIDARITE
AVEC LE PEUPLE IRAKIEN
Les
armes de destruction massive trouvées en Irak
Sous ce titre le journal
Newsweek publie dans sa rubrique « Périscope » un court article qui
dénonce en ces termes les véritables fournisseurs d’armes à Sadam
Hussein :
«L’élément
le plus choquant dans l’histoire des missiles, armes de destruction massive,
est le pays d’origine du missile. Les Républicains et Bush alimentent la haine
contre nos alliés Français et Allemands pour leur opposition à l’invasion de
l’Irak affirmant que ces pays se sont trouvés être des fournisseurs des programmes
de Sadam en armes de destruction massive. Ni la Chine et ni la Russie ont vendu
les missiles. Ils ont été vendus par les Etats Unis durant l’Administration
Reagan- Bush.
«Nous
savons tous que l’Administration Reagan-Bush a fourni illégalement des missiles
aux mollahs d’Iran durant l’affaire Iran-Contras. Et maintenant il semble que
ce n’était pas la seule exportation d’armes de destruction massive à des
nations voyous sous Reagan et Bush senior. Nous avons besoin d’enquêtes
publiques sur leurs actions durant cette période. L’actuelle administration de
Bush a restreint l’accès du public aux documents officiels de l’Administration
Reagan-Bush à la suite d’un ordre de l’exécutif bien longtemps avant les
attaques du 11 septembre. Pourquoi ? Quels crimes et erreurs sont
couverts ? Sommes-nous condamnés à les répéter sous Bush – Cheney»?
Irak:Un éditorial de "Tarik AI- Shaab organe du
Parti communiste Irakien
Le Parti communiste
irakien et le " Conseil de Gouvernement'
Au cours des semaines passées, le Parti communiste
Irakien a identifié un chemin raisonnable
pour dégager notre peuple et notre patrie
de l'impasse totale à laquelle notre pays a abouti lorsque le régime dictatorial odieux s'effondra sans conduire à la
création de l'alternative démocratique
désirée.
Cette
sortie de l'impasse fut incarnée dans l'appel pour la convocation d'une large
conférence nationale, avec la participation avec les composantes politiques,
nationales et religieuses de notre
peuple
afin de mettre en place une coalition gouvernementale de transition qui
entreprendrait la tâche de lister les problèmes urgents de la vie quotidienne
du peuple et du pays. Les tâches les plus importantes sont d'assurer la
sécurité et la stabilité, de normaliser le situation, de sécuriser les services
publics et municipaux, l'emploi et les moyens de subsistance de millions de
citoyens, tout en préparant aussi un projet de constitution et de fournir les
conditions pour des élections libres et claires sous la supervision des Nations
Unies, et pour l'ouverture de négociations avec les puissances occupantes sur
la présence de leurs troupes dans notre pays, et pour y mettre fin.
Cependant,
la demande pour la mise en place d'une coalition gouvernementale de transition
a échoué avec la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies 1483 (22
mai 2003), qui légitimait et confirmait l'autorité d'occupation, accordant au
peuple Irakien un rôle consultatif dans le processus de prise des décisions.
Au
cours des semaines suivantes, et en tant que résultat des points de vue rivaux
et des discussions découlant de cette question, il était possible de
transformer la limite supérieure du rôle joué par le peuple irakien pour
conduire les affaires du pays.
A la
fin, une formule de compromis fut trouvée, qui n'est ni un gouvernement
national de transition et ni un "Conseil Politique" de nature
purement consultative.
Le
compromis est le "Conseil de Gouvernement". Il est le cadre pour
l'action des représentants du peuple irakien afin d'exprimer sa volonté et son
désir dans la formulation des positions politiques, au sein de l'existence de
conditions complexes, dans les différents domaines, à la fois intérieur et
extérieur, financier et économique, social etc.... Cette volonté prend place
dans un processus en développement qui a pour but d'élargir l'autorité du
Conseil, afin de lui donner l'aptitude d'accomplir le processus de transition
en établissant le gouvernement national indépendant irakien, qui émergera
d'élections générales légitimes.
Le
Conseil de Gouvernement a à entreprendre, dans les conditions actuelles, un
rôle actif pour restaurer la sécurité et la stabilité, en normalisant la
situation, en éliminant les suites du régime déchu, en arrêtant ceux qui ont
commis des crimes contre le peuple, tout en participant également ensemble à
mettre en place une politique économique et financière qui réalise la stabilité
dans la vie économique comme un ensemble, assurer la réactivation du cycle de
production qui ouvre la porte conduisant à la reconstruction et au développement
du pays, en même temps que la restauration de son indépendance et de sa
souveraineté.
La
participation de notre Parti au Conseil de Gouvernement est basée sur une
estimation prudente de la situation actuelle dans notre pays. Un aspect principal est le désir de la
majorité de notre peuple qui aspire à voir un organe qui représente les
intérêts irakiens. Cela correspond aussi
au désir de larges parties du peuple de voir des communistes participer
directement et activement au processus actuel en cours dans notre pays, au sein
même du Conseil de Gouvernement, qui est un champ de travail, d'action, de
dialogue et de lutte, afin de réaliser les revendications et les aspirations de
notre peuple.
Certainement,
cette participation de notre Parti ne signifie pas du tout un recul sur sa
demande de s'efforcer de hâter la formation d'un gouvernement national irakien
souverain, et d'établir un Irak unifié démocratique et fédéral.
Il
doit être dit, d'autre part, qu'en dépit des complexités et des difficultés, le
travail du Conseil de Gouvernement, les perspectifs de ses activités et
l'efficacité de son rôle, sont étroitement liés, avant tout, à l'unité de ses
forces constituantes, qui ont besoin d'être élargies, selon notre point de vue,
afin d'inclure d'autres partis patriotiques qui ont été des participants actifs
à la lutte contre le régime dictatorial.
L'efficacité du Conseil de Gouvernement et les perspectives sont aussi
liées à sa propre vigueur, et à ce qui concerne ses réponses aux revendications
immédiates et urgentes du peuple.
L'influence
du Conseil dépend aussi bien du soutien du peuple pour son travail, qui oriente
ses activités d'une manière critique et constructive, pour l'aider ainsi à
mettre en exécution ses tâches le long d'un chemin correct et sensible.
Interview du Parti Communiste Irakien par
l'hebdomadaire grec de gauche "EPONI" (20 juillet 2003)
sur "Le Conseil de Gouvernement"
"EPONI", un hebdomadaire de gauche en Grèce
a interviewé le camarade Salam Ali, membre
du comité central du Parti communiste
irakien,et membre du département international, au sujet de la récente décision du Parti communiste
Irakien de rejoindre le "Conseil de Gouvernement" d'intérim,
installé à Bagdad le 13 mai 2003.
Il a donné les réponses suivantes, expliquant la base
de ce développement, et en insistant que les
communistes irakiens continueront leur
combat pour assurer que les Irakiens exercent leur droit à déterminer leur avenir politique avec leur
propre volonté libre, et afin d'aller à une fin rapide de l'occupation, en restaurant l'indépendance et la souveraineté de
17rak, et en construisant un Irak
libre démocratique et fédéral.
"Notre
Parti, aussi bien que la majorité des forces politiques en Irak, a cependant
demandé la création d'une coalition gouvernementale de transition, possédant la
pleine autorité, qui voulait être élue par une Conférence nationale largement
représentative. Cela était vu comme une
solution à la situation grave créée dans le pays par la vacance d'un pouvoir
politique, après la chute de la dictature de Sadam et comme le résultat de la
guerre. Une tâche majeure pour un tel gouvernement irakien de transition, en
plus du traitement des besoins immédiats du peuple, spécialement en assurant la
sécurité, les services élémentaires et en relançant l'économie, devait être de
préparer un projet de constitution, à soumettre au peuple au moyen d'un
référendum, et de préparer des élections démocratiques afin de mettre un terme
à la période de transition.
Toutefois,
la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies 1483 (22 mai 2003), qui
donnait effectivement une légitimité à l'occupation de l'Irak, sans consulter
le peuple irakien, a créé une situation difficile. L'Autorité d'occupation anglaise- Etats Unis
de l'Irak a refusé de satisfaire au désir du peuple irakien pour la mise en
place d'une coalition gouvernementale de transition, et a proposé à la place la
formation d'un "Conseil Politique" d'une nature consultative avec le
statut de donner des avis, sans aucun pouvoir.
Dans les discussions qui ont suivies entre les différentes forces
politiques irakiennes et les représentants US et Britanniques , il y eut de
fortes objections à l'idée du "Conseil Politique", qui a été
unanimement rejeté. Comme résultat, des efforts ont été faits pour trouver un compromis,
qui éventuellement a évolué à l'idée du "Conseil de Gouvernement",
qui a une certaine autorité dans différends domaines , incluant un rôle actif
pour la restauration de la sécurité et la stabilité, les services de base, les
aspects des politiques, économiques, financière et étrangère. Le représentant des Nations Unies, M. Sergio
de Mello, a aussi aidé les négociations, en rencontrant les différentes forces
politiques et sociales, y compris notre Parti.
Mais
c'était, malheureusement, une faiblesse majeure du côté irakien, un manque
d'unité et un défaut pour asseoir une coalition patriotique large. Cela était dû à des vues courtes et des
intérêts politiques étroits de certaines forces irakiennes. Il y avait eu aussi
des tentatives d'écarter notre Parti du processus politique, mais elles ont
échoué misérablement à la fin. Le Parti
communiste participa à L’étape finale de la consultation au sujet du
"Conseil de Gouvernement". Ce développement reflétait la reconnaissance
de la réalité politique en Irak, et la position influente du Parti communiste
Irakien dans la balance actuelle des forces.
Après
une évaluation sérieuse et convenable de la grave situation du regain de la
guerre, qui est vraiment une catastrophe nationale, la direction du Parti a
décidé d'accepter l'invitation de rejoindre le Conseil de Gouvernement. Parmi les facteurs pris en considération fut
le fait que le peuple veut un besoin urgent d'action pour sortir de l'impasse
politique et de la vacance du pouvoir, aggravée par les mauvaises conditions de
vie et les actes de sabotage visant les services et installations publics, qui
sont exécutés par les restes du régime évincé.
Il devait être également souligné que la majorité des autres forces
politiques, et des groupes nationaux et religieux, ont exprimé leur accord pour
rejoindre le Conseil.
En
acceptant de rejoindre cette institution, toutefois, cela signifie nullement
qu'elle est considérée comme une alternative à la coalition gouvernementale de
transition désirée. Le fait que les Américains
ont opéré un recul, en acceptant de donner des
pouvoirs au Conseil de Gouvernement, même limitées laisse poindre une
potentialité pour étendre ces pouvoirs.
Ce processus et ses perspectives doit dés lors être vu dans le contexte
de la situation globale. C'est un important champ politique de lutte, qui doit
être influencé à la fois par des facteurs intérieurs et extérieurs.
Il
doit être souligné que l'objectif du Parti n'a pas changé pour assurer que les
irakiens exercent leur droit à déterminer leur avenir politique de leur propre
volonté libre, et pour mettre une fin rapide à l'occupation, en restaurant la
souveraineté nationale et l'indépendance de l'Irak, et en construisant un Irak
libre, démocratique et fédéral. Cette
volonté est le principal critère pour évaluer et juger le Conseil de
Gouvernement.
La
réalisation de cet objectif exige des efforts incessants pour établir une large
coalition des forces patriotiques, sur les bases d'un programme patriotique et
démocratique, qui sera la force dirigeante réelle de la politique de l'Irak
sous occupation. Le Parti continuera
aussi à défendre les intérêts légitimes des populations et luttera pour leur
juste droit de décider de leur propre avenir.
Appel à la solidarité avec les syndicats irakiens
Le Front ouvrier militant (PAME) a publié un communiqué
de presse du Front ouvrier militant (PAME) à Athènes, le 10 juillet 2003 qui
appelle à la solidarité avec les syndicats irakiens (GFTU). Nous le
reproduisons pour nos lecteurs
" Tous nos bâtiments, nos documents et nos communications ont été
détruits comme résultat de la guerre. Nous continuerons à présent nos activités
en repartant à zéro! Nous avons besoin de votre solidarité.
C’est là le premier message qui a été envoyé aujourd’hui - pour la première
fois depuis le début de la guerre et de l’occupation américaine de l’Irak -
vers le reste du monde. En 34 mots, la seule organisation syndicale au niveau
confédéral en l’Irak, la Confédération générale des Ouvriers d’Irak, qui compte
environ 3 millions de membres, décrit du fin fond de la clandestinité, la
situation dans laquelle se trouve aujourd’hui le mouvement syndical dans le
pays sous régime d’occupation.. Depuis maintenant trois mois, tant les cadres
de la Fédération syndicale mondiale (FSM), dont le GFTU est un membre
fondateur, que de son Bureau régional européen, ont essayé d’avoir un contact
"de vive voix" avec la direction des ouvriers irakiens. Cela a pu
être finalement possible aux premières heures de la matinée d’aujourd’hui. Depuis
l’Irak, K. A. Hamza a parlé au téléphone avec G. Mavrikos, représentant du
Bureau régional européen de la FSM. A part la joie qu’a générée à elle seule
cette communication - signe de vie, les images-informations dont a fait part le
collègue irakien ne font qu’alarmer encore plus les forces de classe: des
cadres importants de la Confédération irakienne ont été tués! Son président
Jamil Al Joboory et certains autres cadres sont en vie. Tout effort de leur
part de communiquer avec le reste du monde a été bloqué par les forces
d’occupation américaine. Il est révélateur que toute une série d’adresses
électroniques ont été bloquées peu après leur activation. La GFTU réorganise
ses forces afin de poursuivre son action en repartant littéralement à partir de
zéro. Depuis hier, la section des Relations internationales de la Confédération
irakienne a finalement à sa disposition une adresse électronique. Le collègue
Hamza a demandé qu’elle soit notifiée à toutes les organisations membres de la
FSM.
L’adresse électronique de la GFTU
est: <mailto:hamza gftu@hotmail.com>hamza gftu@hotmail.com
De plus, le message suivant intitulé "Solidarité" a été envoyé à
partir de cette adresse mercredi après-midi, 9 juillet:
" Chers amis,
Cela est notre premier contact depuis la fin de la guerre, de la part de la
Fédération générale des Ouvriers d’Irak. Comme résultat de cette guerre, tous
nos bâtiments, nos documents et nos communications ont été détruits ou volés.
Nous continuerons à présent nos activités en repartant à zéro. Nous avons
besoin de votre solidarité. Je voudrais vous adresser les salutations de nos
ouvriers et de Jamil Al Joboody (président de la GFTU). Nous espérons que vous
ferez circuler notre nouveau e-mail à toutes les organisations qui comptent
parmi vos membres.
K. A. Hamza Secrétaire général,
secrétaire international
GFTU BAGHDAD IRAQ "
Le Bureau régional européen de
la FSM a adressé à la GFTU le message suivant:
" Chers camarades,
C’est avec une joie immense et sincère que nous avons reçu votre message. Nous
attendions de vos nouvelles et nous étions inquiets pour vos vies!
Nous sommes de tout coeur aux côtés des travailleurs d’Irak, aux côtés du
peuple d’Irak qui résiste aux envahisseurs et aux assaillants barbares. Nous
savons que votre peuple, avec son histoire et sa culture longues de
millénaires, libérera le pays des impérialistes américains et de leurs alliés.
Nous sommes prêts, en fonction de nos possibilités, à aider par tous les moyens
le fonctionnement de votre organisation syndicale. Nous sommes avec vous. Nous
vous sentons comme nos frères dans une lutte commune!
Avec nos salutations
fraternelles,
Georges Mavrikos Coordinateur du
Bureau régional européen de la FSM
Dans des déclarations aux
médias, Georges Mavrikos a noté, au nom du Bureau régional européen de la FSM:
"Nous sommes satisfaits
d’avoir pu communiquer aujourd’hui avec la direction légalement élue de la
Fédération générale des Ouvriers d’Irak qui fait l’objet de poursuites, et qui
est dans la clandestinité. Nous nous tiendrons activement aux côtés de ces combattants
par tous les moyens. Le régime d’occupation américain, qui tente de placer ses
propres larbins à la tête des syndicats, échouera. Nous appelons tous les
syndicats de classe d’adresser des messages de soutien à l’adresse électronique
qui fonctionne depuis les dernières 24h et de les notifier en même temps au
PAME.
Tout comme la classe ouvrière
grecque ne laissera pas toute seule Cuba, de la même façon non seulement elle
n’abandonnera pas non plus les Irakiens, mais elle les soutiendra en plus avec
les moyens dont elle dispose. Parce que leur victoire, sera notre victoire à
nous tous".
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN (3 articles)
Un rapport
israélien dénonce les exactions commises contre les Palestiniens
La principale organisation de défense des droits de
l'homme en Israël rend public un rapport très critique qui dénonce le
comportement cruel et sadique de certains soldats envers la population arabe,
et qui souligne que l'armée israélienne bloque toute enquête concernant la
majorité des décès de Palestiniens.
Le rapport annuel de l'Association des droits civils
en Israël ( ACRI ) dénonce des "abus sans précédent contre des innocents,
palestiniens et israéliens" entre juin 2002 et juin 2003.
La partie de l'enquête consacrée à la Cisjordanie se
concentre sur les violations des droits de l'homme commises par les soldats
israéliens contre les Palestiniens. L'ACRI souligne que la plupart des abus
"ne s'expliquent pas par une nécessité opérationnelle mais par la dureté
des soldats qui reçoivent de leur hiérarchie un message de profonde
indifférence pour la dignité, la liberté et la vie des Palestiniens
innocents".
Dans un communiqué, l'armée israélienne, rejette
catégoriquement cette accusation, affirmant même que "c'est le contraire
qui est vrai".
Des centaines de Palestiniens ont été tués depuis un
an, note le rapport rendu public mardi 22 juillet 2003 mais seulement une
poignée d'enquêtes sur ces décès ont été ouvertes et toutes concernent
uniquement des colons soupçonnés d'actes de violence. L'ACRI déplore que la
justice militaire refuse en général d'enquêter sur les "morts qui se sont
produites durant les combats", un terme qui recouvre la plupart des
incidents mortels.
L'ACRI fustige le comportement de l'armée sur les
barrages routiers en Cisjordanie, faisant référence au rapport de Betselem,
autre organisation de défense des droits de l'homme, qui mentionne le cas d'un
soldat israélien qui avait tailladé le bras d'un Palestinien pour y graver une
étoile de David.
Les barrages routiers, mis en place peu après le
début de la deuxième Intifada en septembre 2000 pour empêcher les incursions de
militants palestiniens, sont devenus des centres institutionnalisés de mauvais
traitements contre les Arabes et beaucoup n'ont pas d'autre but, affirme l'ACRI.
Des Palestiniens sont morts à cause des barrages
routiers, accuse le rapport. Certains "checkpoints" coupent des
routes de manière permanente. "Si une personne en bonne santé peut trouver
un moyen de passer, une femme enceinte, un malade ou une ambulance ne peuvent
pas passer de l'autre côté."
Alors que l'armée a promis à diverses reprises
d'autoriser le passage des cas urgents aux barrages, l'ACRI souligne que
"ces consignes ne sont pas appliquées et dans de nombreux cas, des
personnes nécessitant une prise en charge médicale ne passent pas".
L'organisation rapporte également des actes gratuits
de violence et de harcèlement perpétrés par les soldats israéliens au sud de la
ville de Hébron. Des militaires perquisitionnent ainsi parfois des maisons au
milieu de la nuit, semant la destruction sur leur passage.
Une autre pratique consiste à positionner un blindé
de transport de troupes près d'une maison et à faire tourner le moteur à plein
régime pour la noyer sous les gaz d'échappement afin de faire suffoquer ses
occupants. Un document vidéo atteste l'existence de cette pratique, souligne le
rapport.
L'ACRI détaille également les difficultés endurées
par les Palestiniens soumis à de très longs couvre-feux, durant lesquels ils
restent confinés chez eux pendant des jours, voire des semaines d'affilée. Le
rapport recense 12 cas où des Palestiniens ont été abattus par les soldats pour
avoir violé le couvre-feu entre juillet et octobre 2002.
L'organisation reproche également à l'armée
israélienne ses assassinats "ciblés" de militants palestiniens,
soulignant que de nombreux civils innocents ont été tués et blessés dans ces
opérations.
Bush et Sharon s’acharnent
contre Arafat et le peuple palestinien
(encadré)
Les dirigeants de Washington et
de Tel Aviv ont relancé de plus belle leurs crimes contre le peuple
palestinien. Profitant de l’attentat-suicide perpétré par le Hamas et le Djihad
islamique à Jérusalem, Sharon a donné
l’ordre à son armée de réoccuper les quelques endroits qu’elle avait quittés, a
bouclé complètement toutes les localités palestiniennes et annonce la poursuite
des "liquidations “mais pour Bush le vrai responsable de la
non-application de la feuille de route serait...Arafat.
Pourtant celui-ci a condamné
l’attentat de Jérusalem et a demandé publiquement aux organisations islamistes
une reprise de la trêve. Ainsi pour le porte-parole de la maison blanche
"Arafat a une fois de plus montré qu'il constitue une partie du problème.
Il ne fait pas partie de la solution". Pour le secrétaire d'État Richard
Armitage Arafat n’a qu’une décision à prendre "mettre les forces de
sécurité à la disposition de M. Abbas et se mettre à l'écart". Ainsi pour
les dirigeants américains le seul moyen de faire plier les Palestiniens est
d’aggraver les divisions entre leurs responsables en isolant dans l’immédiat le
président de l’Autorité palestinienne. Ces divisions se sont aggravées dans la
dernière période et les contradictions au sein même de l’Autorité palestinienne
éclatent au grand jour, ce qui risque de pousser à des affrontements
préjudiciables à l’unité du peuple palestinien. De son côté Sharon pense que le
moment est propice pour isoler définitivement ou même assassiner le Président
Arafat
l’objectif des impérialistes
américains n’a jamais été la recherche d’une solution juste du problème
palestinien et la création d’un véritable Etat en 2005 comme ils le prétendent
dans leur feuille de route. Quelles que soient les promesses qu’ils font de
temps en temps la seule politique qu’ils appliquent effectivement c’est le
soutien sans faille apporté régulièrement à Sharon. Les dirigeants arabes qui
les soutiennent font mine de l’ignorer et agissent au contraire pour pousser
les responsables palestiniens à leur faire confiance sous prétexte de réalisme.
Ces dirigeants, représentant les couches sociales bourgeoises ou féodales
préfèrent sauvegarder leurs pouvoirs et leurs intérêts oubliant que la
stratégie des impérialistes en Palestine en Irak et dans tout le Moyen-Orient
consiste à créer les conditions d’une remise en cause ouverte de l’indépendance
nationale dans le but de s’emparer de toutes les richesses de cette vaste
région du monde. Les forces révolutionnaires et les forces patriotiques ne
peuvent compter que sur leurs propre organisation et union pour s’opposer à ces
plans.
Le peuple palestinien qui a tant
souffert et tant lutté n’est pas prêt de capituler et ce qui explique la haine
que lui vouent les sharon et Bush. Dans les moments difficiles qu’il traverse
sachons renforcer notre soutien à son juste combat.
Le mur : ses
conséquences et ses dangers
Par Azmi Bishara
on sait que Sharon continue la construction du mur de
la honte malgré les protestations de nombreuses organisations internationales.
Les dirigeants américains font semblant de s’y opposer mais laissent faire dans
la pratique. Voici ce qu’en pense Azmi Bishara député arabe israélien
“Ceux qui voudraient démontrer
combien il est facile de jouer avec les vies des gens n'ont qu'à regarder ce
qui se passe aujourd'hui en Palestine, où un mur suit sa route en décidant du
sort de toute une population. Tandis que le mur psychologique entre l'occupant
et l'occupé est parfaitement évident pour tous les enfants Palestiniens, la
construction du mur actuel est une marque déposée israélienne qui va bien au-delà
des caractéristiques du régime d'apartheid en Afrique du Sud. Le mur aura 148
km de long dans sa première étape, et sera haut de 8 m. Les travaux de
construction ont commencé le 23 Juillet 2002, après approbation en Conseil des
ministres à la suite de l'invasion de Mai 2001. Il a transformé l'occupation en
un état de fait absolu. C'est une barrière absolue, dont l'impact ne sera pas
diminué par la création d'un état Palestinien.Même la trêve de 1949, qui n'a
pas permis l'établissement de la paix, n'a pas été la cause de la mise en place
d'un mur ou d'une barrière. Le mur changera toute zone Palestinienne en canton,
dont Israël pourra fermer la porte à tout moment. Des experts en matière de
sécurité considèrent que la fermeture de la zone de Gaza constitue une
expérience sécuritaire qui peut être déployée en Cisjordanie.
Le mur va désorganiser la vie de
67 communautés Palestiniennes, et aura un impact direct sur leurs relations
avec leurs terres agricoles. Quinze villages dont les terres agricoles resteront
du côté ouest du mur perdront l'accès à leurs propriétés. Les Israéliens ont
promis de mettre en place des "portes agricoles", pour permettre aux
agriculteurs Palestiniens d'atteindre et de cultiver leurs terres. Mais ce
procédé deviendra très probablement une expérience abominable puisque l'accès à
ces terres fera l'objet de permis que les Israéliens émettront ou refuseront
d'émettre selon leur bon vouloir. L'idée de base est de rendre difficile tout
accès des Palestiniens à leur terres, et de les confisquer ultérieurement.
Le mur retiendra 96.500 ares sur
son côté ouest, les séparant ainsi de la Cisjordanie. En sus, les courbes et
les tournants du mur en retiendront 6550 de plus, tandis que 11.400 ares seront
absorbés par la construction même du mur. En plus de tout cela, 18 centres de
population Palestinienne resteront du côté ouest ; 19 de plus seront enserrés
dans les courbes, restreignant totalement les mouvements de ses habitants.
Contrairement aux résidents de Jérusalem, ils n'ont pas de carte d'identité
Israélienne les autorisant à aller et venir librement au sein de la Ligne
Verte, pas plus à aller en Cisjordanie. Et s'ils y vont, ils ne pourront
rentrer chez eux.
Jusqu'ici, le mur a déraciné
83.000 arbres et démoli 35.000 mètres de tuyaux d'irrigation, et détruit 11.400
ares de terres agricoles. Egalement, le mur a annexé à Israël 31 puits, déniant
ainsi aux Palestiniens quelque 4 millions de mètres cubes d'eau par an.
Construire le mur n'est pas seulement une action de ségrégation raciale, mais aussi
un crime de nature politique à l'encontre du peuple Palestinien. Il démarque
des frontières politiques. Et lorsqu'il colle à la Ligne Verte, une nouvelle
couche lui est rajoutée de l'intérieur, ce qui le sécurise de l'est, et
sécurise les colonies qui sont à l'intérieur. Malgré tout, Israël prépare un
mur de l'est le long de la vallée du Jourdain. Ce mur fait partie d'un plan de
création de nouvelles colonies, dont ceux qui se réjouissent du gel de la
colonisation ne sont pas informés. Et si nous incluons les colonies qui
s'étendent sur son flanc ouest et est, la mise en place d'un apartheid devient
totalement évident, même si de nombreux citoyens d'Afrique du Sud considèrent
l'apartheid plus clément.
Pour le Likoud, le mur est une
question de sécurité et non une affaire politique, et ce non pas parce que le
mur marquera la Ligne Verte mais parce qu'il veut des frontières tortueuses à
l'est, en sus d'un mur qui lui sera rajouté de l'ouest et constitutif d'une
couche sécuritaire. La Gauche Israélienne, et plus particulièrement le parti
Travailliste, non seulement défendent le mur mais ont en plus un groupe de
pression au sein de la Knesset pour l'appuyer.
Le cessez-le-feu palestinien
offre l'opportunité de traiter de cette importance question pour la communauté
Palestinienne et pour ses futures relations avec Israël, après qu'elle ait été
négligée par les politiques Palestiniens et Arabes. Il offre également
l'opportunité d'organiser des protestations à l'intérieur des zones occupées
comme à l'extérieur de celles-ci, en vue de prévenir la construction du mur. Il
est aisé de diriger la lutte de cette façon, comme il reste possible d'arrêter
la construction du mur.
Pas un seul Etat au monde
n'accepte l'argument d'Israël pour la construction d'un tel mur monstrueux, pas
un Etat qui soit en guerre ou en paix, parce que aucune science politique
quelconque ne peut accepter des méthodes aussi brutales”.
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CUBA :
DES CHIFFRES QUI PARLENT
AVANT
LA REVOLUTION
AUJOURD’HUI
22,3 %
d’analalphabètes
0,2%
(3,2% des plus de 10 ans)
sont bacheliers
58,9%
8,4% sont chômeurs
. 3,1%
nombre de personnes par
logement 4,64
3,16
Electrification des
logements 55,6%
95,5%
?
nombre d’élèves par classe dans le primaire 20
?
nombre d’élèves par classe dans le secondaire 15
Instituteurs,professeurs
éducateurs et médecins
Première place au monde par habitant
.