DEFENDRE LES LIBERTES D'EXPRESSION

EXIGENCE DE LA LUTTE POUR UNE VERITABLE ALTERNATIVE

Le président Bouteflika, certainement appuyé par une partie influente des groupes sociaux au pouvoir, a décidé de faire taire les journaux qui se livrent depuis quelques semaines à une dénonciation virulente des pratiques mafieuses de son entourage familial et de ses hommes de confiance dans le gouvernement.

Au prétexte que des journaux devaient d'importantes sommes aux imprimeries étatiques, ordre a été donné par le chef du gouvernement de refuser de continuer à imprimer les journaux coupables de ces critiques.

Le directeur du quotidien "Le Matin", qui s'est distingué par son hostilité systématique à Bouteflika, et des journalistes d'autres quotidiens sont l'objet de harcèlements judiciaires qui pourraient se conclure par des poursuites devant les tribunaux, si la machine répressive n'est pas arrêtée.

La suspension de ces journaux a provoqué une grosse inquiétude au sein de larges franges de la population qui ont manifesté de différentes manières leur réprobation.

Les quotidiens "Le Matin" et "Liberté" ont pu reparaître de nouveau. Ils ont payé les dettes réclamées qui se chiffraient à plusieurs milliards de centimes, respectivement 13 et 7 milliards.

Ce qui a déclenché la colère de Bouteflika c'est la divulgation d'affaires scandaleuses auxquelles son clan est lié comme l'accaparement de résidences de l'Etat au mépris des lois par diverses personnalités qui le soutiennent, l'achat par la compagnie pétrolière SONATRACH, à des prix qui donnent le vertige - plus de 10 milliards de dinars !- de grands immeubles construits par un spéculateur notoire, la distribution à titre gracieux d'appartements de haut standing aux petits copains; parmi lesquels le ministre des Finances, etc. Une vieille et sordide affaire a été également exhumée : la torture il y a 30 ans d'un ancien moudjahid sur ordre de Zerhouni alors responsable dans la sécurité militaire et actuellement ministre de l'Intérieur. Zerhouni avait "délesté", au profit de sa femme, l'ancien moudjahid d'une pharmacie dont ce dernier s'était accaparé aussi illégalement - faut-il le rappeler- à la faveur des circonstances qui avaient régné au lendemain de l'indépendance.

Bouteflika, Khelil, le ministre de l'énergie qui s'est juré de placer les hydrocarbures de l'Algérie sous le contrôle des compagnies américaines, Ouyahia et autres personnalités éclaboussées par ces articles de presse, n'ont pas jugé utile d'y opposer leurs démentis. Et pour cause ... Seul Zerhouni a tenté de se tirer d'affaire par un piteux tour de passe-passe.

Ces affaires sont révoltantes en soi. Il est nécessaire de les dénoncer et de les combattre sans concession. Les travailleurs, et tous les citoyens qui vivent des seuls revenus de leur travail ou de leurs activités n'accepteront jamais que de telles pratiques continuent à sévir dans le pays. Ils ne peuvent tolérer que des responsables se permettent encore de faire main basse en toute impunité sur le patrimoine de la Nation, villas, terrains, subventions publiques et devises, pour s'enrichir et spéculer. Ils ne peuvent non plus pardonner à aucun responsable d'user de ses pouvoirs pour réduire au silence, par la torture, les coups ou par tout autre moyen arbitraire, les citoyens qui refusent de se laisser faire. Les citoyens en ont assez d'être gouvernés par des groupes de politiciens véreux et sans scrupule qui, non seulement truquent des résultats électoraux et se taillent des lois sur mesure pour s'octroyer des privilèges, mais n'hésitent pas à les fouler aux pieds quand il arrive qu'elles les gênent dans leurs magouilles de gangsters.

Mais ces pratiques et abus de pouvoir notoirement connus concernent tous les groupes qui contrôlent les appareils d'État et pas seulement les hommes liés à Bouteflika. Aucune tendance au pouvoir, pas même celles qui se sont distinguées par leur rejet de l'islamisme et de toute compromission avec les terroristes, n'a les mains propres. L'Algérie et ses richesses sont une proie à partager.

Des dizaines de responsables ont torturé et pillé le patrimoine public depuis des années, parfois depuis des décennies, sans avoir jamais rendu compte de leurs vilenies. C'est de toute une révolution dont le pays a besoin pour écarter les obstacles géants qui barrent la route à sa remise en marche vers le développement, le progrès et la dignité. Le nettoyage du pays de la corruption qui le gangrène et engloutit ses ressources dans des gaspillages en comparaison desquels les fastes des roitelets du moyen âge arabe fait pâle figure, exige des changements radicaux. Ce n'est pas l'expulsion d'un petit clan dépourvu d'ancrage national mais qui a été parachuté à la tête de l'Etat au terme des petits calculs politiques de groupes restreints tirant les ficelles qui apportera au pays la clé des changements vitaux .

La presse en butte à la répression orchestrée par le chef de l'Etat et le premier ministre doit être soutenue, même si la pointe de ses attaques est orientée de façon unilatérale contre un seul groupe d'hommes et non contre tout un ensemble de couches sociales qui portent toutes et solidairement la responsabilité du désastre socio-économique que le pays subit depuis plus 20 ans

Les articles de presse dirigés contre Bouteflika n'ont posé, il faut le souligner, aucun des problèmes fondamentaux auxquels le pays est confronté, ni dénoncé les choix économiques et sociaux que les classes sociales privilégiées qui contrôlent le pouvoir et ses appareils depuis longtemps, bien avant l'arrivée de Bouteflika à la tête de l'Etat. Quelles que soient les divergences qui les opposent de façon feutré ou violente sur le partage du butin, elles se sont toutes coalisées pour imposer, au nom d'un pseudo-réalisme, cette politique et ces choix ruineux à l'Algérie et à ses couches sociales laborieuses.

Le pays, les travailleurs et les hommes et femmes qui ne vivent que de la sueur de leur front, sa jeunesse marginalisée par les accapareurs, a besoin qu'une rupture soit faite avec la politique suivie depuis des années. Les conséquences de son application sont connues. Ce sont les travailleurs et les plus démunis qui la vivent dramatiquement tous les jours : désindustrialisation, misère, chômage, maladies et difficultés d'accéder à des soins minimaux, cherté des biens de consommation et du logement, absence de perspective, etc.

Rompre avec cette politique, ne plus se résigner à ce que les décisions qui engagent le pays et son avenir soient dictées par le FMI et la Banque mondiale, ne plus tolérer que des hommes qui se mettent à plat ventre devant ces organisations et les multinationales continuent à diriger le pays, voilà les grands enjeux de l'étape.

Le pays a besoin d'une presse qui dénonce concrètement et courageusement ces méfaits. Prendre position sur les grandes questions de l'heure, et qui concernent l'immense majorité de la population, en dénonçant le système impérialiste mondial et ses agents - les classes qui trahissent les intérêts nationaux de leurs pays pour participer au partage des richesses produites par les exploités du monde- telle est la tâche à laquelle tous les patriotes et progressistes doivent s'atteler. C'est la tâche qui est à l'ordre du jour de leurs actions s'ils veulent construire les instruments et cadres de la mobilisation que réclame la sortie de la crise et de l'impasse actuelles : le front populaire, démocratique et patriotique de progrès, ainsi que le parti communiste influent capable d'éclairer et de diriger la lutte des opprimés et des laissés pour compte.

 

 

 

Face à une politique de classe s’organiser et lutter pour d’autres perspectives

 

En cet été 2003, la situation continue de s’aggraver dans tous les domaines. Au plan sécuritaire le terrorisme islamiste continue à frapper malgré tous les coups qui lui sont portés et ce n’est pas la libération des dirigeants de l’ex-FIS ou l’interdiction qui leur est faite de s’adonner à toute activité politique, qui peut tranquilliser une population meurtrie depuis tant d’années. Au plan politique ce ne sont pas les conflits de clans accompagnés de violents affrontements entre des responsables d’une même politique, qui continuent par ailleurs à siéger au sein d’un même gouvernement qui peuvent  laisser espérer un changement quelconque dans des orientations, pour l’essentiel décidées à l’étranger. Ces orientations, accompagnées par une répression permanente et des atteintes répétées à la liberté de la presse continuent d’aggraver chaque jour un peu plus la situation des travailleurs et des masses populaires et n’ont servi qu’à transformer une grande partie des habitants d’un pays qui a tant de potentialités, en misérables menacés maintenant non seulement par la faim mais même par des maladies d’un autre âge comme la peste. Le comble du cynisme est que nos autorités n’hésitent pas à rendre responsables de telles catastrophes les victimes elles-mêmes comme n’a pas hésité à le faire le Ministre de la santé ou le président de la République lui-même

Pour nos ministres et pour le président de la République, les responsables de la misère et ses conséquences dramatiques ne viennent ni du FMI ni de la Banque mondiale, ni des accords de toutes sortes qu’ils signent  avec le capitalisme international et ses multinationales. Ces accords ou la prochaine intégration à l’OMC ne servent qu’a accélérer  l’invasion du marché national par des  productions étrangères. Ils multiplient et multiplieront à l’avenir les fermetures d’entreprises, diminuent et diminueront les recettes pour le budget de l’Etat. Les conséquences seront encore plus dramatiques pour les dépenses sociales. Pour ces dirigeants qui ont tant promis avec leurs réformes et leur “économie de marché”, les échecs viennent des élus locaux, pourtant imposés par eux ou des walis pourtant choisis et nommés par eux.

C’est pour mieux appliquer cette politique de soumission au capitalisme international au détriment des intérêts nationaux, intérêts que nos dirigeants n’évoquent même plus en paroles, et non pour la changer qu’on appelle aujourd’hui les travailleurs au consensus et au pacte social. Ce prétendu pacte social, auquel le Secrétaire général de l’UGTA ne semble pas insensible  ne pourrait servir qu’à aggraver la situation des travailleurs et remettrait aux calendes grecques la satisfaction de leurs revendications. Il signifierait encore moins de pouvoir d’achat pour eux et leurs familles, moins d’argent pour la santé ou le logement social, plus de chômage pour nos jeunes...

Bien plus, il signifierait que les travailleurs eux-mêmes sont d’accord avec une telle politique de classe qui ne sert qu’à enrichir des couches sociales qui ont complètement lié leur sort aux multinationales étrangères. La politique suivie dans notre pays depuis plus de 20 ans a complètement écarté du pouvoir les intérêts de la classe ouvrière au profit exclusif de ses adversaires et il ne lui est plus possible aujourd’hui de se défendre sans lutter pied à pied contre ses exploiteurs et un  pouvoir qui accepte sans broncher les injonctions des puissances impérialistes dictées parfois par leurs émissaires sur notre propre sol. Il ne s’agit plus aujourd’hui pour la classe ouvrière de se contenter de se battre pour ses revendications sociales en exigeant plus de fermeté de la part de ses dirigeants syndicaux dans la conduite de ses luttes revendicatives; elle doit aussi créer les conditions pour proposer à tout notre peuple une politique vraiment nationale et vraiment démocratique pour la solution des nombreux problèmes qui assaillent notre société. Ceci n’est possible que si les travailleurs manuels et intellectuels s’organisent eux aussi dans leur propre parti. La mission de ce parti ne consiste pas seulement à les défendre quotidiennement. Son renforcement facilitera aussi leurs luttes pour rassembler dans un large front, démocratique et populaire, toutes les couches sociales qui en ont plus qu’assez d’une politique antinationale et antipopulaire.

 

 

 

 

TIZI OUZOU : Les agriculteurs en colère

 

Des incertitudes planent sur les lendemains des éleveurs et les agriculteurs dans la wilaya de Tizi Ouzou qui, d'après leurs déclarations, sont dans une situation précaire et embarrassante.

Ils comptent organiser dans les prochaines semaines des actions d'envergure (inédites jusque-là) au chef-lieu même de la ville des Genêts pour faire entendre leur voix à la suite du mépris affiché à leur égard par les pouvoirs publics. L'attente, affirment-ils, n'a que trop duré sans que pour autant leur situation change d'un iota. La revendication principale de ces agriculteurs et éleveurs se focalise sur l'effacement des crédits contractés dans le cadre du financement triangulaire (Ansej), banques, apport personnel) relatifs au secteur agricole. Les protestataires mettent en exergue la "discrimination et l'injustice" commises à leur encontre dans le cadre de la politique d'assainissement du secteur agricole au niveau national.

Les professionnels de ce secteur s'appuient dans la quête de leur droit sur la décision "unilatérale d'effacer les dettes des agriculteurs sans distinction aucune, et ce, à l'échelle nationale" une instruction rapportée dans le Journal officiel n° 38 du 21 juillet 2001. La menace brandie de mettre à exécution leurs actions devient évidente si jamais aucune suite n'est donnée à leurs doléances.

 

 

 

 

 

Les commerçants rejettent le commerce informel

 

Le commerce illicite et les activités parallèles entrant dans le même créneau ne cessent de susciter de vives réactions parmi les commerçants exerçant dans la légalité. Le ras-le-bol s'est exprimé, en ce sens, dans l'Algérois et semble faire tâche d'huile en s'étendant vers les autres wilaya du pays où une frénésie est en train de s'emparer des milieux commerçants, pour en finir une fois pour toute, avec ce fléau qui gangrène toutes les régions sans inquiéter, outre mesure, ceux qui sont censés faire respecter la loi.

La rencontre qui a eu lieu  à Alger sous l'égide de l'Union général des commerçants et artisans de la wilaya d'Alger (UGCAA) n'a pas laissé indifférents les autres commerçants légaux, lesquels, ont exprimé leur entière adhésion à l'initiative de leurs pairs d'Alger et comptent entrer  en grève les 6 et 7 septembre.

Pour leur part, et en l'absence d'une association des commerçants ou une autre structure officiellement reconnue, certains commerçants du chef-lieu de la wilaya de Bouira ralliés par ceux des autres daïras, ne ménagent aucun effort pour sensibiliser leurs collègues en vue d'être au rendez-vous le jour de la grève.

" Nous aussi, on est concerné par ces actions revendicatives. Nous vivons des situations désagréables à cause du commerce informel qui nous cause d'énormes préjudices. Notre wilaya est fortement touchée par l'anarchie qui sévit sur les trottoirs au vu et au su de tous les responsables ", affirme un commerçant de la ville de Bouira.

 

Luttes des travailleurs

 

Sonelgaz

Le bureau du syndicat de Sonelgaz réunira le conseil syndical, dans les prochains jours, pour procéder à l'annulation officielle du mouvement de grève prévu pour le début du mois prochain.

En fait, l'assemblée générale est la consécration de trois séances de travail de réconciliation entre le ministère et le syndicat de l'entreprise de la sonelgaz. Elle a signé également la mort de la résolution du 13 juillet du ministre Chakib Khelil, laquelle résolution stipulait la filialisation de l'ensemble des activités de la Sonelgaz.

Le projet de Chakib Khelil a suscité, rappelons-le, de vives contestations parmi les 32 000 travailleurs du groupe. Le syndicat est allé même jusqu'à brandir la menace de grève à partir de septembre. Suite à quoi, le ministre de l'Énergie et des Mines a décidé de retirer son projet qui risque, selon le syndicat, de provoquer la disparition de la sonelgaz.

23 08 2003

 

 

Snapap

 

Le Snapap vient de décider d'une série d'actions de protestation dès la rentrée scolaire prochaine. C'est à l'issue d'une réunion du bureau national de l'union des travailleurs du secteur de l'enseignement supérieur, tenue hier, sous la présidence du SG par intérim du Snapap, M. Choukri Bouziani Nouredine, que cette décision a été prise. Dans les actions arrêtées, il y a lieu de signaler un sit-in devant le ministère suivi d'une grève de la faim, ainsi que d'un dépôt de plainte auprès le BIT (Bureau international du travail) au cas où le ministre de l'Enseignement supérieur camperait sur ses positions.

14 08 2003

 

Enseignement secondaire et technique

 

La colère chez les enseignants du secondaire et technique risque d'exploser dès la rentrée tant l'indignation s'installe confortablement au sein de cette corporation. Et pour cause, dans une déclaration rendue publique par le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), les enseignants se disent "victimes de la mauvaise gestion et de l'irresponsabilité du service paie" de la direction de l'éducation qui persiste, ajoutent-ils, dans le "tâtonnement malgré ses vingt mois d'existence", référence faite au début de la centralisation de la paie qui a engendré, pour rappel, une vague de mécontentement dans le secteur, marquée par une série de grèves et autres sit-in.

Cette situation dans laquelle se débattent les enseignants a poussé le conseil national de ce syndicat à dénoncer l'attitude de la tutelle qui cause beaucoup de tort aux travailleurs. Le Cnapest qualifie le retard dans le versement des salaires du mois en cours et des primes d'acte "délibéré et lâche" à la fois, car il reflète "clairement l'esprit malsain qui règne au sein de la direction". Le conseil a tenu aussi à mettre en garde la tutelle quant à la continuité du pourrissement et menace de réagir vigoureusement dès la rentrée.

13 08 2003

 

 

NON AU BRADAGE DE LA BRIQUETERIE D’EL ACHOUR

 

La présence répétée de Nacer Boudiaf sur le site de l'Entreprise des produits rouges d'El Achour rend nerveux voire furieux les travailleurs. Ils en ont apporté la preuve à travers le sit-in qu'ils ont organisé pour dénoncer la volonté non confirmée du mis en cause (M. Boudiaf) de racheter leur entreprise. "M. Boudiaf représente sans doute les intérêts de quelque groupe occulte."

Il en est à sa énième visite sur le site, il aurait déjà offert 30 milliards de dinars, et nous allons nous opposer à ce bradage de nos forces" L'auteur de ces propos n'est autre que le secrétaire général du syndicat d'entreprise UGTA, M. Yacine Zeddam. Le fait est qu'il n'est pas plus informé des intentions de M. Boudiaf que le reste des employés ou même de la direction du site. M. Dahmani Boukesani, gérant de l'entreprise, est formel là dessus : "On ne sait rien des intentions de M. Boudiaf, aucun écrit ne nous est parvenu à ce sujet." Alors, qu'est-ce qui motive la réaction des travailleurs, et notamment des membres de la section syndicale UGTA ? La rumeur ? Il faut sans doute attendre pour voir.

14 08 2003

 

SANTE

 

L'inauguration le 20 juillet dernier de la polyclinique de la cité Hachemi par le président de la République, et ce, en l'absence des travailleurs et des responsables du secteur sanitaire de Sétif, a fait réagir la section syndicale.

A travers un communiqué, elle a exprimé sa totale désapprobation quant à la marginalisation,  des premiers concernés et futurs gestionnaires d'une telle infrastructure au moment où d'autres, comme, par exemple le chef de service des infrastructures au niveau de la direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, se pavanaient ce jour-là en tenue de bloc, rien que pour tromper ou faire croire aux officiels que l'infrastructure est fonctionnelle. Par ailleurs, le courant ne passe plus entre les directions de la santé et celle du secteur sanitaire. La délocalisation du siège du secteur de la rue Ferahta Ali vers la nouvelle polyclinique est la principale cause de ce "froid". De plus, la nouvelle polyclinique, ayant coûté au Trésor public 65 500 000 DA, fonctionnera dans un premier temps de 8 h à 20 h avant de passer à partir de septembre prochain à 24 heures.

06 08 2003

 

SANTE (suite)

 

A l'hôpital d'Oran, les médecins généralistes haussent à nouveau le ton et menacent de recourir à une grève devant ce qu'ils qualifient de mutisme affiché par leur administration face à une multitude de problèmes qu'ils rencontrent. Ce mouvement de contestation vient à la suite de la démission de quatre médecins du service des urgences médico-chirurgicales, ce qui n'arrange guère les choses devant, notamment, le manque de moyens. Une "épidémie" de départs de médecins vers le secteur privé est en train de se propager au sein de l'hôpital d'Oran, ce qui a créé une tension sans précédent au sein de ce service, face au grand nombre d'accidentés de toutes natures (accidents de la circulation, de travail, agressions,…) qui s'y présentent.

02 08 2003

 

SANTE (suite)

 

Les travaux de la rencontre nationale sur la loi sanitaire, qui ont lieu à Bordj El Bahri en présence de nombreux représentants du secteur, ont été boycottés par le syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat des professeurs et docents (SNPD) "pour protester contre la situation du fait accompli. L'avenir de la santé est hypothéqué, alors nous ne cautionnons pas cette dérive", tient à souligner Dr Besbas, membre du SNPSP et mandaté par le Syndicat national des professeurs et docents. Pour lui, cet avant-projet de loi sanitaire va à l'encontre du service public et "elle (la loi) ne protège en aucun cas la santé publique. C'est le désengagement total de l'Etat", signale-t-il avant de relever que la présence des membres de son syndicat à cette rencontre était dans le but de prendre la parole en plénière et "dénoncer cette mascarade. Nous refusons de faire dans la figuration", a-t-il ajouté. Le porte-parole du SNPSP et SNPD n'a pas eu la possibilité de lire la déclaration commune sachant que la séance plénière n'a été ouverte qu'à l'allocution du ministre et à la présentation de l'avant-projet de loi et du rapport préliminaire du Conseil national de la réforme hospitalière.

08 07 2003

 

 

TRANSPORT

 

Les transporteurs de voyageurs assurant la desserte de la ville de Béjaïa  sont entrés en grève pour protester contre de récentes mesures prises par l'APC de la ville du chef-lieu et consistant en l'imposition de droits de stationnement.

Les grévistes refusent de payer une taxe non prévue dans leur cahier des charges et tant que les aires de stationnement qui leur sont affectées depuis plusieurs années ne répondent pas aux besoins de l'activité. Le parking du stade de l'Unité maghrébine sert en effet de "gare routière" pour les transporteurs desservant la vallée de la Soummam alors que ceux desservant la côte est se voient affectés dans la zone de l'arrière-port. Deux sites dépourvus de la moindre des commodités.    

04 08 2003

 

 

DOUANES

 

Le syndicat général de la douane de Tlemcen dénonce l'exclusion de ses agents par la direction régionale de la douane, qui regroupe les wilayas de Tlemcen, Aïn Témouchent, Sidi Bel Abbès et Saïda.

L'officier Nekrouf Medjahed, membre du secrétariat national de la douane pointe un doigt accusateur en direction du directeur régional dont le siège est à Tlemcen : "Nos agents, jetés en pâture, ont peur de faire convenablement leur travail en raison des menaces de la mafia de la contrebande, des intimidations et des injures du directeur régional. Des douaniers compétents et honnêtes ont été arbitrairement mutés de Maghnia, brigade de première ligne, vers d'autres régions."Des douaniers, connaissant tous les rouages de la bande frontalière et"ayant refusé de marcher dans les combines", ont été éloignés de cette zone stratégique vers d'autres postes de moindre importance. "Nos agents sont démoralisés, ils n'ont plus le goût au travail parce qu'ils vivent entre les menaces de la mafia et les intimidations du directeur régional." Conséquences de cette démoralisation, selon nos interlocuteurs, en 2002, près de 500 kg de drogue ont été saisis, en revanche, jusqu'au début de juin 2003, la douane n'a procédé à la saisie que… de 4 kg de kif. "C'est clair que nos agents se sont relâchés parce qu'ils ne pouvaient pas travailler sous la tension et la peur. Ils sont sanctionnés par le biais des notations des primes et le reliquat, entre autres…"

12 07 2003

 

 

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Afrique du Sud

Manifestations contre la visite de Bush

 

A l’initiative du parti communiste d’Afrique du Sud des manifestations contre l’impérialisme américain se sont déroulées au cours de la visite de Bush en Afrique du Sud. Ces manifestations ont été organisées dans les villes de Johannesburg et Pretoria les 4 et 9 juillet 2003. Les manifestants ont exprimé leur opposition à l’invasion de l’Irak , à l’unilatéralisme des USA et se sont prononcés pour le renforcement des Nations Unies et le développement global.

Le Parti communiste d’Afrique du Sud qui considère l’appel à l’annulation de la visite de Bush en Afrique du Sud comme une erreur, indique qu’il n’a cependant «jamais cru à la nature bienveillante de la globalisation dominée par les Etats Unis».

Ce parti ajoute encore : «Durant l’administration de Clinton, les Etats-Unis ont refusé de signer l’accord sur l’interdiction des mines,  ont bombardé la Yougoslavie et ont  accompli, mais à une échelle limitée, la doctrine de la guerre préventive avec des frappes de missiles de croisière en Afghanistan et au Soudan. Il ne fait pas de doute que les cercles néo-conservateurs associés à l’administration Bush marquent une intention prochaine encore plus dangereuse d’une ambition impériale »

 

 

GRECE : Rencontre contre les mesures anticommunistes et discriminatoires dans les pays européens.

 

Le 4 Juillet 2003, le parti communiste de Grèce a organisé une rencontre sous le mot d’ordre : «Avec les communistes, dans la défense des droits démocratiques en Europe».

Une bref rappel de la situation dans certains pays européens candidats à l’adhésion à l’UE est tout à fait instructif. En Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Turquie la législation interdit l’organisation de Partis communistes. En Pologne avec l’inacceptable article 13 le communisme est assimilé au fascisme. En Hongrie l’usage de symboles socialistes est prohibé et ceux qui en usent sont poursuivis en justice. En Slovaquie, un ex-dirigeant du Parti communiste de Tchécoslovaquie est en jugement tandis que les menaces d’interdiction du PC de Slovaquie ont aussi pris place juste avant les dernières élections. De semblables persécutions existent en Allemagne où les clauses anticommunistes et réactionnaires du « berufverbot » (travail interdit) sont encore en cours. En Tchéquie il y a une loi pour «purger» la machine d’Etat des communistes.

La rencontre a pour objet de donner une impulsion à la mobilisation et à la solidarité contre les discriminations non démocratiques à l’encontre des communistes lesquelles visent à empêcher l’activité des Partis communistes et ouvriers, tout comme les mouvements populaires défendant les droits démocratiques et sociaux.

La rencontre s’est déroulée  avec la présence et la contribution de représentants du Parti socialiste de Lettonie, du Parti communiste de Turquie, du Parti des travailleurs de Hongrie, du Parti communiste de Pologne, du Parti socialiste de Lituanie, du Parti communiste de Bohème et Moravie, du Parti communiste d’Estonie et de l’Association pour l’assistance légale et humanitaire (Allemagne).

 

 

 

BOHEME-MORAVIE : Après le référendum d’adhésion à l’UE

 

Dans un article publié le 23 juin 2003, dans le journal tchèque «Halo Noviny», Vaclav Vertelar écrit notamment :

 

« Parce que basée sur des termes inacceptables négociées, l’impréparation à devenir membre de l’UE  de la  République et l’ignorance sur la manière dont l’UE est «réformée» après le référendum, .le Parti communiste de Bohème Moravie ne pouvait pas recommander aux citoyens de voter en faveur de l’adhésion à l’UE en 2 004. Nous devons maintenant accomplir toute chose que nous pouvons dans la nouvelle situation post-référendum pour amoindrir les conséquences négatives de membre de l’UE. Celles-ci se rapportent à la politique intérieure et étrangère du présent gouvernement. »

Après avoir dénoncé les tentatives d’effacer avec l’adhésion à l’UE «les tragédies humaines et les souffrances des victimes» du nazisme dont a souffert la Tchécoslovaquie durant le seconde guerre mondiale, Vaclav Vertelar dénonce le silence du gouvernement de son pays face à la demande de la Chambre Haute du Parlement allemand à la République Tchèque d’abolir les décrets Bénés qui ne devaient pas disparaître avec la réunification de l’Allemagne.

Puis il ajoute : «Il existe aussi des problèmes fondamentaux sur le futur caractère de l’UE. Au sommet de l’UE en Grèce, la version du projet de «la Constitution de l’Europe» a été soumise ….Ce document indiscutablement vise à créer un Etat fédéral qui centralise l’application de ses décisions et restreint les droits des petits Etats. Le projet est principalement encouragé par l’Allemagne et la France. Il y aura des discussions ultérieures à l’automne. Manifestement, ces puissants pays exerceront de dures pressions pour son adoption.

«D’autres événements de la semaine écoulée, poursuit Verterlar, montrent que la souveraineté de la République Tchèque est tout à fait limitée. Le Ministre de l’industrie et du commerce a été envoyé se promener à Bruxelles pour accorder au gouvernement tchèque une aide en faveur de l’aciérie de Trinec. La commission européenne a demandé au gouvernement tchèque de prouver que l’aide fournie par l’Etat tchèque aux banques locales était justifiée par la loi européenne.

«Tout ceci a montré très rapidement où les décisions seront prises non seulement pour les questions économiques fondamentales mais aussi pour la politique étrangère et de sécurité du pays».

 

Brésil

9° Conférence nationale du Parti communiste du Brésil

 

Du 26 au 29 juin 2003 s’est déroulée la 9° conférence nationale du Parti communiste du Brésil. Convoquée avec l’objectif de poursuivre le débat sur la nouvelle politique inaugurée avec la victoire électorale aux dernières élections, la conférence a décidé de définir comme noyau  des tactiques communistes le travail en vue du succès de l’Administration du Président Luiz Inacio Lula dans «l’application du projet national démocratique de développement national au caractère progressiste, sous la direction des nouvelles forces politiques et sociales qui sont démocratiques et populaires» suivant un extrait de la résolution finale.

 

332 délégués  représentants les 27 Etats du pays et 32 invités ont participé à cette conférence. Des dirigeants de partis politiques, des dirigeants populaires représentants les organisations des étudiants, des femmes, des syndicats ainsi que les ambassadeurs de Chine, du Vietnam, Cuba et la Palestine étaient parmi les invités.

Représentant du Président Lula da Silva, le dirigeant du Parti des Travailleurs à la Chambre Haute des représentants, Nelson Pellegrino a mis en valeur le fait que le président de la République considère le PC du Brésil comme un allié important et fondamental. Il a notamment déclaré : «Le Parti fut notre partenaire dés les tout débuts de la campagne électorale en 1989 et il est encore notre partenaire dans le processus quotidien actuel» Le représentant du président de la République a affirmé que le gouvernement ne décevra pas le Parti et le peuple brésilien. De son côté, le président de la Chambre des Représentants, Jao Paulo Cunha ( du Parti des Travailleurs), également présent à cette occasion, a mis l’accent sur les propositions du PC du Brésil qui contribuent grandement à l’élaboration d’une nouvelle politique au Brésil. «Je suis sûr que nous mettrons en œuvre le projet de l’Administration Lula» a-t-il dit.

Pour sa part le Ministre José Dirceu, l’un des principaux dirigeants du Parti des Travailleurs, également présent, a parlé de “importance historique du PC du Brésil ». «Sans le PCB nous n’en serions pas là aujourd’hui», a-t-il ajouté. Il a décrit le cours de l’alliance entre les deux partis depuis les années 1980 jusqu’à la victoire en octobre de l’année dernière. Pour le Ministre, «le combat pour la souveraineté nationale est décisive» mais «aussi très complexe» depuis qu ‘elle dépend des alliances entre les différentes classes et présente lui même une forme spécifique dans chaque pays et, un fait de grande importance, il se développe actuellement dans le cadre de l’hégémonie des Etats Unis.

Dans son discours de clôture, le président du PC du Brésil, Renato Rabelo, a notamment déclaré : «En cette plénière, je vois le Brésil devant moi. Camarades de toutes les régions du pays vous avez participé au débat créatif et conséquent autour événements importants… Quelle est la raison d’être au Parti communiste ? Le terrain de nos bases théoriques est le Marxisme-Léninisme, qui dévoile le capitalisme et définit une pensée nouvelle philosophique et économique pour la nouvelle société. Le Parti communiste est le Parti de la révolution prolétarienne avec une mission de rendre réelle la nouvelle société socialiste. Le PC du Brésil est l’expression de la ligne Marxiste-Léniniste dans les conditions présentes du Brésil d’aujourd’hui, résumée dans l’expression d’un Parti moderne pour un socialisme rénové – ce qui a été notre effort, particulièrement depuis le 8° Congrès du Parti, tenu en 1992».

Le Président du Parti communiste du Brésil déclara ensuite :

“Plus de 150 ans après la publication du Manifeste du Parti communiste, par Marx et Engels, 132 ans après la Commune  de Paris – une grande répétition de la révolution prolétarienne- et 120 ans après le décès de Marx, où en sommes-nous ? Plus de un siècle a passé et le capitalisme est encore pleinement effectif. C’est un système qui a évidemment une tendance historique au déclin, bien qu’il environne encore le globe. Les premières expériences socialistes, qui ont duré environ un siècle, résultent de glorieux faits et réalisations du prolétariat, n’ont pas pris place selon les prévisions de Marx. Les expériences de construction d’une société nouvelle au 20° siècle ont souffert de graves défaites avec la fin de l’Union Soviétique et des autres pays socialistes. Aujourd’hui, les pays qui lèvent haut le drapeau du socialisme ont à accomplir des manœuvres stratégiques et tactiques importantes tout au long de leur cheminement pour éviter des abandons de leurs principaux objectifs… »

Après avoir rappelé que «nous souffrons d’une défaite stratégique qui est symbolisée historiquement par la fin de l’Union Soviétique», le Président du PCB a ajouté «Cette défaite stratégique impose une nouvelle réalité dans laquelle nous vivons maintenant. Dans le but de maintenir la perspective et garder le combat, nous aurons à adapter nos objectifs et établir nos engagements et ainsi nous ne perdrons pas de vue nos grands buts. Les Partis communistes qui ne sont pas en force auront à réaffirmer leurs identités, et en même temps, opérer de significatifs changements dans le but d’être à la hauteur de la présente réalité. Le mouvement de la contemporanéité est effectif et consiste à construire une stratégie révolutionnaire et des tactiques mais aussi à former le profil des Partis communistes avec la vision d’atteindre une nouvelle étape dans la lutte pour le socialisme. D’un autre côté, nous ne pouvons pas nous priver de nos caractéristiques et perdre le trait communiste essentiel qui est la raison de notre existence.

Après avoir expliqué les conditions dans lesquelles luttent les communistes depuis la victoire de Lula, le Président a précisé dans son discours de clôture que “le Parti est à présent plus uni et dans de meilleures conditions pour faire face au grand défit actuel"

 

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE IRAKIEN

 

Les armes de destruction massive trouvées en Irak

 

Sous ce titre le journal Newsweek publie dans sa rubrique « Périscope » un court article qui dénonce en ces termes les véritables fournisseurs d’armes à Sadam Hussein :

«L’élément le plus choquant dans l’histoire des missiles, armes de destruction massive, est le pays d’origine du missile. Les Républicains et Bush alimentent la haine contre nos alliés Français et Allemands pour leur opposition à l’invasion de l’Irak affirmant que ces pays se sont trouvés être des fournisseurs des programmes de Sadam en armes de destruction massive. Ni la Chine et ni la Russie ont vendu les missiles. Ils ont été vendus par les Etats Unis durant l’Administration Reagan- Bush.

«Nous savons tous que l’Administration Reagan-Bush a fourni illégalement des missiles aux mollahs d’Iran durant l’affaire Iran-Contras. Et maintenant il semble que ce n’était pas la seule exportation d’armes de destruction massive à des nations voyous sous Reagan et Bush senior. Nous avons besoin d’enquêtes publiques sur leurs actions durant cette période. L’actuelle administration de Bush a restreint l’accès du public aux documents officiels de l’Administration Reagan-Bush à la suite d’un ordre de l’exécutif bien longtemps avant les attaques du 11 septembre. Pourquoi ? Quels crimes et erreurs sont couverts ? Sommes-nous condamnés à les répéter sous Bush – Cheney»?

 

Irak:Un éditorial de "Tarik AI- Shaab organe du Parti communiste Irakien

 

Le Parti communiste irakien et le " Conseil de Gouvernement'

 

 

Au cours des semaines passées, le Parti communiste Irakien a identifié un chemin raisonnable pour dégager notre peuple et notre patrie de l'impasse totale à laquelle notre pays a abouti lorsque le régime dictatorial odieux s'effondra sans conduire à la création de l'alternative démocratique désirée.

 

Cette sortie de l'impasse fut incarnée dans l'appel pour la convocation d'une large conférence nationale, avec la participation avec les composantes politiques, nationales et religieuses de notre

peuple afin de mettre en place une coalition gouvernementale de transition qui entreprendrait la tâche de lister les problèmes urgents de la vie quotidienne du peuple et du pays. Les tâches les plus importantes sont d'assurer la sécurité et la stabilité, de normaliser le situation, de sécuriser les services publics et municipaux, l'emploi et les moyens de subsistance de millions de citoyens, tout en préparant aussi un projet de constitution et de fournir les conditions pour des élections libres et claires sous la supervision des Nations Unies, et pour l'ouverture de négociations avec les puissances occupantes sur la présence de leurs troupes dans notre pays, et pour y mettre fin.

Cependant, la demande pour la mise en place d'une coalition gouvernementale de transition a échoué avec la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies 1483 (22 mai 2003), qui légitimait et confirmait l'autorité d'occupation, accordant au peuple Irakien un rôle consultatif dans le processus de prise des décisions.

Au cours des semaines suivantes, et en tant que résultat des points de vue rivaux et des discussions découlant de cette question, il était possible de transformer la limite supérieure du rôle joué par le peuple irakien pour conduire les affaires du pays.

A la fin, une formule de compromis fut trouvée, qui n'est ni un gouvernement national de transition et ni un "Conseil Politique" de nature purement consultative.

Le compromis est le "Conseil de Gouvernement". Il est le cadre pour l'action des représentants du peuple irakien afin d'exprimer sa volonté et son désir dans la formulation des positions politiques, au sein de l'existence de conditions complexes, dans les différents domaines, à la fois intérieur et extérieur, financier et économique, social etc.... Cette volonté prend place dans un processus en développement qui a pour but d'élargir l'autorité du Conseil, afin de lui donner l'aptitude d'accomplir le processus de transition en établissant le gouvernement national indépendant irakien, qui émergera d'élections générales légitimes.

Le Conseil de Gouvernement a à entreprendre, dans les conditions actuelles, un rôle actif pour restaurer la sécurité et la stabilité, en normalisant la situation, en éliminant les suites du régime déchu, en arrêtant ceux qui ont commis des crimes contre le peuple, tout en participant également ensemble à mettre en place une politique économique et financière qui réalise la stabilité dans la vie économique comme un ensemble, assurer la réactivation du cycle de production qui ouvre la porte conduisant à la reconstruction et au développement du pays, en même temps que la restauration de son indépendance et de sa souveraineté.

La participation de notre Parti au Conseil de Gouvernement est basée sur une estimation prudente de la situation actuelle dans notre pays.  Un aspect principal est le désir de la majorité de notre peuple qui aspire à voir un organe qui représente les intérêts irakiens.  Cela correspond aussi au désir de larges parties du peuple de voir des communistes participer directement et activement au processus actuel en cours dans notre pays, au sein même du Conseil de Gouvernement, qui est un champ de travail, d'action, de dialogue et de lutte, afin de réaliser les revendications et les aspirations de notre peuple.

Certainement, cette participation de notre Parti ne signifie pas du tout un recul sur sa demande de s'efforcer de hâter la formation d'un gouvernement national irakien souverain, et d'établir un Irak unifié démocratique et fédéral.

Il doit être dit, d'autre part, qu'en dépit des complexités et des difficultés, le travail du Conseil de Gouvernement, les perspectifs de ses activités et l'efficacité de son rôle, sont étroitement liés, avant tout, à l'unité de ses forces constituantes, qui ont besoin d'être élargies, selon notre point de vue, afin d'inclure d'autres partis patriotiques qui ont été des participants actifs à la lutte contre le régime dictatorial.  L'efficacité du Conseil de Gouvernement et les perspectives sont aussi liées à sa propre vigueur, et à ce qui concerne ses réponses aux revendications immédiates et urgentes du peuple.

L'influence du Conseil dépend aussi bien du soutien du peuple pour son travail, qui oriente ses activités d'une manière critique et constructive, pour l'aider ainsi à mettre en exécution ses tâches le long d'un chemin correct et sensible.

 

Interview du Parti Communiste Irakien par l'hebdomadaire grec de gauche "EPONI" (20 juillet 2003) sur "Le Conseil de Gouvernement"

 

"EPONI", un hebdomadaire de gauche en Grèce a interviewé le camarade Salam Ali, membre du comité central du Parti communiste irakien,et membre du département international, au sujet de la récente décision du Parti communiste Irakien de rejoindre le "Conseil de Gouvernement" d'intérim, installé à Bagdad le 13 mai 2003.

 

Il a donné les réponses suivantes, expliquant la base de ce développement, et en insistant que les communistes irakiens continueront leur combat pour assurer que les Irakiens exercent leur droit à déterminer leur avenir politique avec leur propre volonté libre, et afin d'aller à une fin rapide de l'occupation, en restaurant l'indépendance et la souveraineté de 17rak, et en construisant un Irak libre démocratique et fédéral.

 

"Notre Parti, aussi bien que la majorité des forces politiques en Irak, a cependant demandé la création d'une coalition gouvernementale de transition, possédant la pleine autorité, qui voulait être élue par une Conférence nationale largement représentative.  Cela était vu comme une solution à la situation grave créée dans le pays par la vacance d'un pouvoir politique, après la chute de la dictature de Sadam et comme le résultat de la guerre. Une tâche majeure pour un tel gouvernement irakien de transition, en plus du traitement des besoins immédiats du peuple, spécialement en assurant la sécurité, les services élémentaires et en relançant l'économie, devait être de préparer un projet de constitution, à soumettre au peuple au moyen d'un référendum, et de préparer des élections démocratiques afin de mettre un terme à la période de transition.

Toutefois, la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies 1483 (22 mai 2003), qui donnait effectivement une légitimité à l'occupation de l'Irak, sans consulter le peuple irakien, a créé une situation difficile.  L'Autorité d'occupation anglaise- Etats Unis de l'Irak a refusé de satisfaire au désir du peuple irakien pour la mise en place d'une coalition gouvernementale de transition, et a proposé à la place la formation d'un "Conseil Politique" d'une nature consultative avec le statut de donner des avis, sans aucun pouvoir.  Dans les discussions qui ont suivies entre les différentes forces politiques irakiennes et les représentants US et Britanniques , il y eut de fortes objections à l'idée du "Conseil Politique", qui a été unanimement rejeté. Comme résultat, des efforts ont été faits pour trouver un compromis, qui éventuellement a évolué à l'idée du "Conseil de Gouvernement", qui a une certaine autorité dans différends domaines , incluant un rôle actif pour la restauration de la sécurité et la stabilité, les services de base, les aspects des politiques, économiques, financière et étrangère.  Le représentant des Nations Unies, M. Sergio de Mello, a aussi aidé les négociations, en rencontrant les différentes forces politiques et sociales, y compris notre Parti.

Mais c'était, malheureusement, une faiblesse majeure du côté irakien, un manque d'unité et un défaut pour asseoir une coalition patriotique large.  Cela était dû à des vues courtes et des intérêts politiques étroits de certaines forces irakiennes. Il y avait eu aussi des tentatives d'écarter notre Parti du processus politique, mais elles ont échoué misérablement à la fin.  Le Parti communiste participa à L’étape finale de la consultation au sujet du "Conseil de Gouvernement".  Ce développement reflétait la reconnaissance de la réalité politique en Irak, et la position influente du Parti communiste Irakien dans la balance actuelle des forces.

Après une évaluation sérieuse et convenable de la grave situation du regain de la guerre, qui est vraiment une catastrophe nationale, la direction du Parti a décidé d'accepter l'invitation de rejoindre le Conseil de Gouvernement.  Parmi les facteurs pris en considération fut le fait que le peuple veut un besoin urgent d'action pour sortir de l'impasse politique et de la vacance du pouvoir, aggravée par les mauvaises conditions de vie et les actes de sabotage visant les services et installations publics, qui sont exécutés par les restes du régime évincé.  Il devait être également souligné que la majorité des autres forces politiques, et des groupes nationaux et religieux, ont exprimé leur accord pour rejoindre le Conseil.

En acceptant de rejoindre cette institution, toutefois, cela signifie nullement qu'elle est considérée comme une alternative à la coalition gouvernementale de transition désirée.  Le fait que les Américains ont opéré un recul, en acceptant de donner des  pouvoirs au Conseil de Gouvernement, même limitées laisse poindre une potentialité pour étendre ces pouvoirs.  Ce processus et ses perspectives doit dés lors être vu dans le contexte de la situation globale. C'est un important champ politique de lutte, qui doit être influencé à la fois par des facteurs intérieurs et extérieurs.

Il doit être souligné que l'objectif du Parti n'a pas changé pour assurer que les irakiens exercent leur droit à déterminer leur avenir politique de leur propre volonté libre, et pour mettre une fin rapide à l'occupation, en restaurant la souveraineté nationale et l'indépendance de l'Irak, et en construisant un Irak libre, démocratique et fédéral.  Cette volonté est le principal critère pour évaluer et juger le Conseil de Gouvernement.

La réalisation de cet objectif exige des efforts incessants pour établir une large coalition des forces patriotiques, sur les bases d'un programme patriotique et démocratique, qui sera la force dirigeante réelle de la politique de l'Irak sous occupation.  Le Parti continuera aussi à défendre les intérêts légitimes des populations et luttera pour leur juste droit de décider de leur propre avenir.

 

Appel à la solidarité avec les syndicats irakiens

 

Le Front ouvrier militant (PAME) a publié un communiqué de presse du Front ouvrier militant (PAME) à Athènes, le 10 juillet 2003 qui appelle à la solidarité avec les syndicats irakiens (GFTU). Nous le reproduisons pour nos lecteurs

 

" Tous nos bâtiments, nos documents et nos communications ont été détruits comme résultat de la guerre. Nous continuerons à présent nos activités en repartant à zéro! Nous avons besoin de votre solidarité.
C’est là le premier message qui a été envoyé aujourd’hui - pour la première fois depuis le début de la guerre et de l’occupation américaine de l’Irak - vers le reste du monde. En 34 mots, la seule organisation syndicale au niveau confédéral en l’Irak, la Confédération générale des Ouvriers d’Irak, qui compte environ 3 millions de membres, décrit du fin fond de la clandestinité, la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui le mouvement syndical dans le pays sous régime d’occupation.. Depuis maintenant trois mois, tant les cadres de la Fédération syndicale mondiale (FSM), dont le GFTU est un membre fondateur, que de son Bureau régional européen, ont essayé d’avoir un contact "de vive voix" avec la direction des ouvriers irakiens. Cela a pu être finalement possible aux premières heures de la matinée d’aujourd’hui. Depuis l’Irak, K. A. Hamza a parlé au téléphone avec G. Mavrikos, représentant du Bureau régional européen de la FSM. A part la joie qu’a générée à elle seule cette communication - signe de vie, les images-informations dont a fait part le collègue irakien ne font qu’alarmer encore plus les forces de classe: des cadres importants de la Confédération irakienne ont été tués! Son président Jamil Al Joboory et certains autres cadres sont en vie. Tout effort de leur part de communiquer avec le reste du monde a été bloqué par les forces d’occupation américaine. Il est révélateur que toute une série d’adresses électroniques ont été bloquées peu après leur activation. La GFTU réorganise ses forces afin de poursuivre son action en repartant littéralement à partir de zéro. Depuis hier, la section des Relations internationales de la Confédération irakienne a finalement à sa disposition une adresse électronique. Le collègue Hamza a demandé qu’elle soit notifiée à toutes les organisations membres de la FSM.

L’adresse électronique de la GFTU est: <mailto:hamza gftu@hotmail.com>hamza gftu@hotmail.com
De plus, le message suivant intitulé "Solidarité" a été envoyé à partir de cette adresse mercredi après-midi, 9 juillet:

" Chers amis,
Cela est notre premier contact depuis la fin de la guerre, de la part de la Fédération générale des Ouvriers d’Irak. Comme résultat de cette guerre, tous nos bâtiments, nos documents et nos communications ont été détruits ou volés. Nous continuerons à présent nos activités en repartant à zéro. Nous avons besoin de votre solidarité. Je voudrais vous adresser les salutations de nos ouvriers et de Jamil Al Joboody (président de la GFTU). Nous espérons que vous ferez circuler notre nouveau e-mail à toutes les organisations qui comptent parmi vos membres.

K. A. Hamza Secrétaire général, secrétaire international

GFTU BAGHDAD IRAQ "

Le Bureau régional européen de la FSM a adressé à la GFTU le message suivant:

" Chers camarades,
C’est avec une joie immense et sincère que nous avons reçu votre message. Nous attendions de vos nouvelles et nous étions inquiets pour vos vies!
Nous sommes de tout coeur aux côtés des travailleurs d’Irak, aux côtés du peuple d’Irak qui résiste aux envahisseurs et aux assaillants barbares. Nous savons que votre peuple, avec son histoire et sa culture longues de millénaires, libérera le pays des impérialistes américains et de leurs alliés.
Nous sommes prêts, en fonction de nos possibilités, à aider par tous les moyens le fonctionnement de votre organisation syndicale. Nous sommes avec vous. Nous vous sentons comme nos frères dans une lutte commune!

Avec nos salutations fraternelles,

Georges Mavrikos Coordinateur du Bureau régional européen de la FSM

 

Dans des déclarations aux médias, Georges Mavrikos a noté, au nom du Bureau régional européen de la FSM:

"Nous sommes satisfaits d’avoir pu communiquer aujourd’hui avec la direction légalement élue de la Fédération générale des Ouvriers d’Irak qui fait l’objet de poursuites, et qui est dans la clandestinité. Nous nous tiendrons activement aux côtés de ces combattants par tous les moyens. Le régime d’occupation américain, qui tente de placer ses propres larbins à la tête des syndicats, échouera. Nous appelons tous les syndicats de classe d’adresser des messages de soutien à l’adresse électronique qui fonctionne depuis les dernières 24h et de les notifier en même temps au PAME.

Tout comme la classe ouvrière grecque ne laissera pas toute seule Cuba, de la même façon non seulement elle n’abandonnera pas non plus les Irakiens, mais elle les soutiendra en plus avec les moyens dont elle dispose. Parce que leur victoire, sera notre victoire à nous tous".

 

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN (3 articles)

 

Un rapport israélien dénonce les exactions commises contre les Palestiniens

La principale organisation de défense des droits de l'homme en Israël rend public un rapport très critique qui dénonce le comportement cruel et sadique de certains soldats envers la population arabe, et qui souligne que l'armée israélienne bloque toute enquête concernant la majorité des décès de Palestiniens.

Le rapport annuel de l'Association des droits civils en Israël ( ACRI ) dénonce des "abus sans précédent contre des innocents, palestiniens et israéliens" entre juin 2002 et juin 2003.

La partie de l'enquête consacrée à la Cisjordanie se concentre sur les violations des droits de l'homme commises par les soldats israéliens contre les Palestiniens. L'ACRI souligne que la plupart des abus "ne s'expliquent pas par une nécessité opérationnelle mais par la dureté des soldats qui reçoivent de leur hiérarchie un message de profonde indifférence pour la dignité, la liberté et la vie des Palestiniens innocents".

Dans un communiqué, l'armée israélienne, rejette catégoriquement cette accusation, affirmant même que "c'est le contraire qui est vrai".

Des centaines de Palestiniens ont été tués depuis un an, note le rapport rendu public mardi 22 juillet 2003 mais seulement une poignée d'enquêtes sur ces décès ont été ouvertes et toutes concernent uniquement des colons soupçonnés d'actes de violence. L'ACRI déplore que la justice militaire refuse en général d'enquêter sur les "morts qui se sont produites durant les combats", un terme qui recouvre la plupart des incidents mortels.

L'ACRI fustige le comportement de l'armée sur les barrages routiers en Cisjordanie, faisant référence au rapport de Betselem, autre organisation de défense des droits de l'homme, qui mentionne le cas d'un soldat israélien qui avait tailladé le bras d'un Palestinien pour y graver une étoile de David.

Les barrages routiers, mis en place peu après le début de la deuxième Intifada en septembre 2000 pour empêcher les incursions de militants palestiniens, sont devenus des centres institutionnalisés de mauvais traitements contre les Arabes et beaucoup n'ont pas d'autre but, affirme l'ACRI.

Des Palestiniens sont morts à cause des barrages routiers, accuse le rapport. Certains "checkpoints" coupent des routes de manière permanente. "Si une personne en bonne santé peut trouver un moyen de passer, une femme enceinte, un malade ou une ambulance ne peuvent pas passer de l'autre côté."

Alors que l'armée a promis à diverses reprises d'autoriser le passage des cas urgents aux barrages, l'ACRI souligne que "ces consignes ne sont pas appliquées et dans de nombreux cas, des personnes nécessitant une prise en charge médicale ne passent pas".

L'organisation rapporte également des actes gratuits de violence et de harcèlement perpétrés par les soldats israéliens au sud de la ville de Hébron. Des militaires perquisitionnent ainsi parfois des maisons au milieu de la nuit, semant la destruction sur leur passage.

Une autre pratique consiste à positionner un blindé de transport de troupes près d'une maison et à faire tourner le moteur à plein régime pour la noyer sous les gaz d'échappement afin de faire suffoquer ses occupants. Un document vidéo atteste l'existence de cette pratique, souligne le rapport.

L'ACRI détaille également les difficultés endurées par les Palestiniens soumis à de très longs couvre-feux, durant lesquels ils restent confinés chez eux pendant des jours, voire des semaines d'affilée. Le rapport recense 12 cas où des Palestiniens ont été abattus par les soldats pour avoir violé le couvre-feu entre juillet et octobre 2002.

L'organisation reproche également à l'armée israélienne ses assassinats "ciblés" de militants palestiniens, soulignant que de nombreux civils innocents ont été tués et blessés dans ces opérations.

 

Bush et Sharon s’acharnent contre Arafat et le peuple palestinien   (encadré)

Les dirigeants de Washington et de Tel Aviv ont relancé de plus belle leurs crimes contre le peuple palestinien. Profitant de l’attentat-suicide perpétré par le Hamas et le Djihad islamique à Jérusalem,  Sharon a donné l’ordre à son armée de réoccuper les quelques endroits qu’elle avait quittés, a bouclé complètement toutes les localités palestiniennes et annonce la poursuite des "liquidations “mais pour Bush le vrai responsable de la non-application de la feuille de route serait...Arafat.

Pourtant celui-ci a condamné l’attentat de Jérusalem et a demandé publiquement aux organisations islamistes une reprise de la trêve. Ainsi pour le porte-parole de la maison blanche "Arafat a une fois de plus montré qu'il constitue une partie du problème. Il ne fait pas partie de la solution". Pour le secrétaire d'État Richard Armitage Arafat n’a qu’une décision à prendre "mettre les forces de sécurité à la disposition de M. Abbas et se mettre à l'écart". Ainsi pour les dirigeants américains le seul moyen de faire plier les Palestiniens est d’aggraver les divisions entre leurs responsables en isolant dans l’immédiat le président de l’Autorité palestinienne. Ces divisions se sont aggravées dans la dernière période et les contradictions au sein même de l’Autorité palestinienne éclatent au grand jour, ce qui risque de pousser à des affrontements préjudiciables à l’unité du peuple palestinien. De son côté Sharon pense que le moment est propice pour isoler définitivement ou même assassiner le Président Arafat

l’objectif des impérialistes américains n’a jamais été la recherche d’une solution juste du problème palestinien et la création d’un véritable Etat en 2005 comme ils le prétendent dans leur feuille de route. Quelles que soient les promesses qu’ils font de temps en temps la seule politique qu’ils appliquent effectivement c’est le soutien sans faille apporté régulièrement à Sharon. Les dirigeants arabes qui les soutiennent font mine de l’ignorer et agissent au contraire pour pousser les responsables palestiniens à leur faire confiance sous prétexte de réalisme. Ces dirigeants, représentant les couches sociales bourgeoises ou féodales préfèrent sauvegarder leurs pouvoirs et leurs intérêts oubliant que la stratégie des impérialistes en Palestine en Irak et dans tout le Moyen-Orient consiste à créer les conditions d’une remise en cause ouverte de l’indépendance nationale dans le but de s’emparer de toutes les richesses de cette vaste région du monde. Les forces révolutionnaires et les forces patriotiques ne peuvent compter que sur leurs propre organisation et union pour s’opposer à ces plans.

Le peuple palestinien qui a tant souffert et tant lutté n’est pas prêt de capituler et ce qui explique la haine que lui vouent les sharon et Bush. Dans les moments difficiles qu’il traverse sachons renforcer notre soutien à son juste combat.

 

Le mur : ses conséquences et ses dangers

Par Azmi Bishara

on sait que Sharon continue la construction du mur de la honte malgré les protestations de nombreuses organisations internationales. Les dirigeants américains font semblant de s’y opposer mais laissent faire dans la pratique. Voici ce qu’en pense Azmi Bishara député arabe israélien

“Ceux qui voudraient démontrer combien il est facile de jouer avec les vies des gens n'ont qu'à regarder ce qui se passe aujourd'hui en Palestine, où un mur suit sa route en décidant du sort de toute une population. Tandis que le mur psychologique entre l'occupant et l'occupé est parfaitement évident pour tous les enfants Palestiniens, la construction du mur actuel est une marque déposée israélienne qui va bien au-delà des caractéristiques du régime d'apartheid en Afrique du Sud. Le mur aura 148 km de long dans sa première étape, et sera haut de 8 m. Les travaux de construction ont commencé le 23 Juillet 2002, après approbation en Conseil des ministres à la suite de l'invasion de Mai 2001. Il a transformé l'occupation en un état de fait absolu. C'est une barrière absolue, dont l'impact ne sera pas diminué par la création d'un état Palestinien.Même la trêve de 1949, qui n'a pas permis l'établissement de la paix, n'a pas été la cause de la mise en place d'un mur ou d'une barrière. Le mur changera toute zone Palestinienne en canton, dont Israël pourra fermer la porte à tout moment. Des experts en matière de sécurité considèrent que la fermeture de la zone de Gaza constitue une expérience sécuritaire qui peut être déployée en Cisjordanie.

Le mur va désorganiser la vie de 67 communautés Palestiniennes, et aura un impact direct sur leurs relations avec leurs terres agricoles. Quinze villages dont les terres agricoles resteront du côté ouest du mur perdront l'accès à leurs propriétés. Les Israéliens ont promis de mettre en place des "portes agricoles", pour permettre aux agriculteurs Palestiniens d'atteindre et de cultiver leurs terres. Mais ce procédé deviendra très probablement une expérience abominable puisque l'accès à ces terres fera l'objet de permis que les Israéliens émettront ou refuseront d'émettre selon leur bon vouloir. L'idée de base est de rendre difficile tout accès des Palestiniens à leur terres, et de les confisquer ultérieurement.

Le mur retiendra 96.500 ares sur son côté ouest, les séparant ainsi de la Cisjordanie. En sus, les courbes et les tournants du mur en retiendront 6550 de plus, tandis que 11.400 ares seront absorbés par la construction même du mur. En plus de tout cela, 18 centres de population Palestinienne resteront du côté ouest ; 19 de plus seront enserrés dans les courbes, restreignant totalement les mouvements de ses habitants. Contrairement aux résidents de Jérusalem, ils n'ont pas de carte d'identité Israélienne les autorisant à aller et venir librement au sein de la Ligne Verte, pas plus à aller en Cisjordanie. Et s'ils y vont, ils ne pourront rentrer chez eux.

Jusqu'ici, le mur a déraciné 83.000 arbres et démoli 35.000 mètres de tuyaux d'irrigation, et détruit 11.400 ares de terres agricoles. Egalement, le mur a annexé à Israël 31 puits, déniant ainsi aux Palestiniens quelque 4 millions de mètres cubes d'eau par an. Construire le mur n'est pas seulement une action de ségrégation raciale, mais aussi un crime de nature politique à l'encontre du peuple Palestinien. Il démarque des frontières politiques. Et lorsqu'il colle à la Ligne Verte, une nouvelle couche lui est rajoutée de l'intérieur, ce qui le sécurise de l'est, et sécurise les colonies qui sont à l'intérieur. Malgré tout, Israël prépare un mur de l'est le long de la vallée du Jourdain. Ce mur fait partie d'un plan de création de nouvelles colonies, dont ceux qui se réjouissent du gel de la colonisation ne sont pas informés. Et si nous incluons les colonies qui s'étendent sur son flanc ouest et est, la mise en place d'un apartheid devient totalement évident, même si de nombreux citoyens d'Afrique du Sud considèrent l'apartheid plus clément.

Pour le Likoud, le mur est une question de sécurité et non une affaire politique, et ce non pas parce que le mur marquera la Ligne Verte mais parce qu'il veut des frontières tortueuses à l'est, en sus d'un mur qui lui sera rajouté de l'ouest et constitutif d'une couche sécuritaire. La Gauche Israélienne, et plus particulièrement le parti Travailliste, non seulement défendent le mur mais ont en plus un groupe de pression au sein de la Knesset pour l'appuyer.

Le cessez-le-feu palestinien offre l'opportunité de traiter de cette importance question pour la communauté Palestinienne et pour ses futures relations avec Israël, après qu'elle ait été négligée par les politiques Palestiniens et Arabes. Il offre également l'opportunité d'organiser des protestations à l'intérieur des zones occupées comme à l'extérieur de celles-ci, en vue de prévenir la construction du mur. Il est aisé de diriger la lutte de cette façon, comme il reste possible d'arrêter la construction du mur.

Pas un seul Etat au monde n'accepte l'argument d'Israël pour la construction d'un tel mur monstrueux, pas un Etat qui soit en guerre ou en paix, parce que aucune science politique quelconque ne peut accepter des méthodes aussi brutales”.

 

 

 

 

 

CUBA : DES CHIFFRES QUI PARLENT

 

 

 

AVANT LA REVOLUTION                                                                        AUJOURD’HUI

22,3 % d’analalphabètes                                                                                                0,2%

(3,2% des plus de 10 ans) sont bacheliers                                                                       58,9%                

8,4%   sont chômeurs                                                                                       .             3,1%

nombre de personnes par logement 4,64                                                                            3,16

Electrification des logements          55,6%                                                                         95,5%

                      ?                                                     nombre d’élèves par classe dans le primaire 20

                        ?                                                  nombre d’élèves par classe dans le secondaire 15

Instituteurs,professeurs éducateurs et médecins                  Première place au monde par habitant                                                                            

 

 

 

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