Le Président Arafat est décédé

Le peuple palestinien continuera sa lutte légitime

Le Président Arafat vient de mourir. La dégradation brutale de son état de santé ces derniers jours avait plongé tous les Palestiniens et leurs nombreux amis dans le monde dans la tristesse. Ce patriote qui symbolise toute la cause palestinienne a lutté toute sa vie pour arracher les droits nationaux de son peuple. Victime de dizaines de tentatives d’assassinat, il a toujours survécu et réussi à déjouer tous les pièges tendus à la résistance palestinienne. Chassé d’Amman à Beyrouth puis de là à Tunis, il a toujours combattu pour la libération de son peuple, malgré les innombrables difficultés de la lutte. Ce combattant était aussi un homme de paix et a toujours respecté ses engagements quoi qu’en disent les sionistes et leurs protecteurs américains. Il est retourné à Gaza après les accords d’Oslo signés en 1993 avec les dirigeants d’Israël pour continuer à négocier avec les occupants mais toujours avec la volonté d’aboutir à la création de l’Etat palestinien avec Jérusalem-est pour capitale. Après avoir résisté aux pressions américaines lors des fameux entretiens de Camp David, lorsqu’il a refusé de céder sur Jérusalem et sur le droit au retour des réfugiés palestiniens, il est devenu l’homme à abattre pour les occupants et Sharon a répété plus d’une fois sa volonté de l’éliminer, y compris physiquement. Depuis son installation à la Maison blanche, Georges Bush a décidé de refuser tout contact avec lui. Quant à Sharon, il l’a condamné à l’enfermement dans son quartier général à Ramallah pour l’isoler et le marginaliser. L’objectif de Bush et de Sharon était naturellement de chercher d’autres dirigeants palestiniens capables selon eux d’accepter leurs plans de liquidation de la cause d’un peuple en lutte pour sa liberté depuis des dizaines d’années. Il faut rappeler que le Président Yasser Arafat a été élu démocratiquement, sous contrôle international, président de l’Autorité palestinienne en 1996. Il faut rappeler aussi que c’est avec lui en tant que Président de l’organisation de libération de la Palestine (OLP) que Rabin, l’ex-premier ministre israélien, assassiné par un extrémiste juif, a signé les accords d’Oslo en présence du Président américain Clinton dans les jardins de Washington. Voilà l’homme que Bush et Sharon ont considéré comme non représentatif du peuple palestinien. En vérité la haine manifestée ces dernières années contre Arafat n’est rien d’autre qu’une haine vis-à-vis du peuple palestinien, à qui on ne pardonne pas sa résistance courageuse à l’occupation et sa volonté d’arracher sa liberté et son indépendance quels que soient les sacrifices. Il est clair que la disparition d’Arafat est une grosse perte pour le peuple palestinien. Elle ne pourrait réjouir que Bush et Sharon et probablement nombre de dirigeants arabes réactionnaires, prêts à en finir avec la résistance palestinienne, qui reste un exemple de lutte et de fermeté pour leurs propres peuples. Mais ceux qui misent sur la disparition d’Arafat pour étouffer la cause palestinienne se trompent lourdement. Avec l’aide de toute l’opinion progressiste du monde entier, le peuple palestinien continuera sa lutte avec une détermination inébranlable. Le peuple algérien et ses forces patriotiques qui suivent avec inquiétude l’évolution des évènements, saluent la mémoire du Président Arafat et réaffirment leur solidarité avec l’héroïque peuple palestinien.

Notre parti a adressé un message de condoléances et de solidarité aux dirigeants palestiniens.

 

AGIR DANS L’UNION POUR ARRACHER LES LIBERTES DEMOCRATIQUES ET METTRE EN ECHEC LES PROJETS DU POUVOIR  (Edito page1)

A L’occasion de la commémoration du 50ème anniversaire du premier novembre 1954, le Président de la république a annoncé son intention d’aller vers une amnistie générale pour « bâtir une réconciliation globale ». Au même moment Ouyahia déclare à l’APS que son gouvernement va privatiser toutes les entreprises publiques à l’exception des entreprises stratégiques qu’il réduit à la SNTF, à SONELGAZ et SONATRACH. Ces deux déclarations indiquent clairement que les groupes dirigeants vont tout faire dans les mois qui viennent pour rassembler toutes les fractions de la bourgeoisie, y compris celles qui sont directement responsables des crimes et des destructions qui ont apporté tant de malheurs à notre peuple, pour désengager complètement l’Etat de tout rôle économique et social. Pressés par le FMI et les puissances impérialistes d’accélérer la destruction du secteur public et mettre à la disposition des spéculateurs toutes les ressources de la nation, les gouvernants mettent ouvertement en cause le principe même de l’indépendance nationale. Ces deux déclarations, et ce n’est pas un hasard, ont été précédées dans les dernières semaines par le refus catégorique du pouvoir de discuter des nombreuses revendications des travailleurs et par des décisions unilatérales sur des dossiers aussi importants que celui de la fonction publique. Plus grave le gouvernement continue d’instrumentaliser la justice pour remettre ouvertement en cause le droit de grève ou faire condamner à de lourdes peines de prison des manifestants qui dénoncent les injustices ou des élus corrompus qui dilapident l’argent public sans rien faire pour résoudre les problèmes des citoyens. Le gouvernement prétend désormais interdire toute grève illimitée et n’hésite pas à menacer de licenciement les salariés qui persisteraient à utiliser leurs droits constitutionnels pour défendre leurs revendications. Ainsi au moment même où on cherche à amnistier des assassins sous prétexte de réconciliation, on accentue la répression vis-à-vis des enseignants, des médecins ou des postiers qui réclament leurs droits et dénoncent la dégradation des services publics. Pour le pouvoir, les travailleurs qui refusent de courber l’échine, demandent des augmentations de salaires ou veulent discuter de l’avenir de l’école ou de l’hôpital public, ne méritent pas d’être écoutés et les syndicats qu’ils ont librement constitués n’ont pas droit au chapitre. Dans le même temps il accentue ses pressions sur l’appareil central de l’UGTA à qui il demande désormais, non seulement d’accepter le blocage des salaires et ses décisions autoritaires comme l’obligation faite à la caisse de sécurité sociale de déposer ses fonds dans les banques publiques, mais il exige de cet appareil, de plus en plus coupé des salariés, un soutien ouvert et bruyant à toute sa politique avec ses « réformes », ses plans de privatisation du secteur public, et sa stratégie qui se résume à créer les conditions pour aller dit-il vers « l’économie de marché », c'est-à-dire vers un capitalisme dépendant au service des multinationales et des couches de la bourgeoisie compradore, des spéculateurs en tout genre et des corrompus de tout acabit.

Le pouvoir veut régler tous les problèmes sociaux que sa politique antipopulaire ne cesse d’aggraver par la répression et veut créer en premier lieu toutes les conditions pour isoler la classe ouvrière, principale victime de sa politique de casse et de misère mais aussi principal obstacle à l’application des orientations décidées par le grand capitalisme international et les dirigeants du FMI, qui dictent quotidiennement à Alger même à nos autorités ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire. Dans de telles conditions une résistance accrue aux objectifs antinationaux d’un pouvoir, soutenu par des idéologues de service est indispensable pour toutes les forces progressistes qui n’acceptent ni les bradages des richesses nationales, ni la répression et la violation des libertés démocratiques. Pour tous les observateurs honnêtes, sans la résistance ferme de la classe ouvrière depuis des années, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus rien à privatiser, que les chômeurs seraient encore plus nombreux, que nos services publics seraient encore plus dégradés. Il est plus nécessaire que jamais de poursuivre cette résistance. Manuels ou intellectuels, ouvriers d’usine ou salariés agricoles, pétroliers ou cheminots, chômeurs ou non, c’est l’ensemble de la classe ouvrière qui est appelée à renforcer ses luttes et son unité pour défendre ses emplois et un pouvoir d’achat décent. Mettre en échec la politique du pouvoir est non seulement possible mais aussi indispensable. Les travailleurs conscients comprennent que la destruction du secteur public, la dénationalisation du secteur énergétique, l’adhésion à l’OMC et toutes les réformes préparées par le pouvoir ne permettront pas de satisfaire leurs revendications les plus élémentaires. Bien plus elles aggraveront tous les problèmes en suspens, augmenteront chômage et misère pour le plus grand nombre et mettront en cause l’avenir même de la nation.

Ces travailleurs conscients savent que si la classe ouvrière seule ne peut pas mettre en échec toute la politique antinationale sans la mobilisation de toutes les couches populaires et de toutes les forces qui n’acceptent pas cette démission devant les pressions impérialistes, la résistance de cette classe aux plans d’Ouyahia et sa fermeté grandissante dans la défense de ses revendications, sont un encouragement à tous ceux qui veulent un changement de cap dans les orientations du pouvoir. Utiliser les moyens financiers dont nous disposons actuellement pour consolider le service public, créer des emplois productifs, diminuer le chômage, défendre les intérêts nationaux et s’engager dans une véritable politique de liberté et de progrès social, tel est le souhait aussi de tous ceux qui n’appartiennent ni à la bourgeoisie compradore, ni à ses alliés qui vivent de spéculation et de corruption. La responsabilité de la classe ouvrière est donc immense. Pour l’assumer, il lui est indispensable de se battre pour arracher les libertés syndicales et toutes les libertés démocratiques faire échec à l’autoritarisme et à la répression, renforcer son unité et la solidarité entre tous ses secteurs en soutenant toutes les luttes légitimes quels que soient les syndicats qui les organisent.

Cette bataille sera peut être longue et difficile mais son succès renforcera les chances d’un rassemblement plus large qui ouvrira pour tout notre peuple d’autres perspectives.

 

1er novembre 1954, Soulèvement d'un peuple après plus d'un siècle d'oppression et d'exploitation pour se débarrasser de ses chaînes

 

Un extraordinaire bond qualitatif du combat mené depuis 124 ans par le peuple Algérien est franchi en ce premier novembre 1954. Les Algériens ne pouvaient plus rester hors du champ de la libération et de l'indépendance reconquis, à cette époque tour à tour par d'autres peuples et notamment celui du Vietnam. Ils ne pouvaient pas demeurer en retard vis à vis de leurs frères de Tunisie et du Maroc qui se dirigeaient vers l'indépendance. A la résistance sous des formes non violentes pratiquée au lendemain de la seconde guerre mondiale contre la violence coloniale qui n'a jamais cessé depuis la conquête du pays, même lorsque son degré d'intensité s'atténuait, le peuple algérien est contraint à nouveau de prendre les armes pour arracher son indépendance.

L'insurrection armée touche au départ quelques points du pays. Elle est engagée par un petit groupe de patriotes membres du PPA-MTLD qui, désolés devant la crise qui affecte leur Parti, sont persuadés que le moment est venu d'opérer une rupture avec les formes de lutte non violentes. Elles leur paraissent insuffisantes pour atteindre le but politique exprimé depuis 1830 dans l'aspiration profonde à l'indépendance du peuple Algérien. L'insurrection menée au départ par quelques centaines de partisans armés se transforme rapidement en une guerre de libération qui se déroule sur l'ensemble du territoire national. Cette guerre de libération est soutenue par l'immense majorité du peuple. Cette guerre du peuple contre l'oppression et l'exploitation coloniales va ébranler le système capitaliste (le colonialisme n'est-il pas son produit?) même si ceux qui l'engagent ne le disent pas et même si ceux qui la mènent n'en s'ont pas tous conscients.  Les moyens militaires utilisés de part et d'autre, par le FLN-ALN et les gouvernants français, sont au service d'objectifs politiques, économiques et sociaux.

Aussi tout au long de la guerre, les gouvernants français vont s'acharner à tromper l'opinion publique française en tentant de lui faire croire qu'elle mène en Algérie une opération dite de "pacification" contre des "hors la loi".  Jusqu'à ce jour d'ailleurs, même si les dirigeants français ont reconnu, avec beaucoup de retard, que leur pays a bien mené une guerre contre notre peuple, ils se gardent toujours d'en révéler les mobiles politiques et économiques. Et pour cause, les velléités actuelles de puissances capitalistes de coloniser à nouveau des pays indépendants, ne peuvent pas modifier le comportement des dirigeants de la France capitaliste.

Les motivations politiques, économiques et sociales de l'engagement de l'immense majorité des Algériens dans cette guerre ont certes un dénominateur commun qui est l'indépendance. Mais selon le groupe social auquel il appartient chaque Algérien donne un contenu différent à cet objectif politique, Pour l'ouvrier agricole qui trime des étoiles aux étoiles pour un salaire de misère dans les domaines de la grande colonisation terrienne, pour les fellahs dépossédés de leur terre, pour les khammès exploités par les féodaux algériens, l'indépendance est synonyme de récupération de leurs terres volées et une vie moins dure dans les campagnes.  Pour l'ouvrier du port ou celui des mines surexploité par les grandes banques françaises ou par les patrons capitalistes européens, l'indépendance est synonyme d'une plus grande justice sociale et d'une égalité des droits. Pour les ouvriers les plus conscients l'indépendance est le premier pas pour aller au socialisme. Mais pour les Algériens qui rêvent de remplacer les capitalistes et colonialistes étrangers les motivations politiques ne concordent pas entièrement avec celles des couches laborieuses, même si certains d'entre eux, profondément patriotes, pensent que le capitalisme est la solution au lendemain de l'indépendance. C'est pourquoi les dirigeants du FLN se gardent de donner un contenu précis et profond à la République démocratique et sociale qu'ils projettent de mettre sur pied au lendemain de l'indépendance. Pensaient-ils ainsi éviter une division des rangs?  Ce fut une des raisons invoquée par le Parti Communiste Algérien pour ne pas se dissoudre dans le FLN, tout en lui reconnaissant la direction de la lutte et tout en le soutenant. La présence d'un Parti communiste loin d'affaiblir l'union des forces patriotiques a contribué avec ses moyens à entretenir dans les couches laborieuses du pays, qui ont supporté le poids de la guerre, l'espoir que leur participation massive à la lutte aura des répercussions favorables sur les orientations politiques, économiques et sociales au lendemain de l'indépendance. De même le maintien du PCA a été une contribution sur la manière de concevoir le Front, ce rassemblement de toutes les forces patriotiques dressées contre le colonialisme. Pour être solide un Front doit respecter les aspirations de toutes les forces politiques qui le composent. Ces forces se battent ensemble sur tout ce qui les unit et conservent leur autonomie d'organisation pour exprimer séparément et en toute liberté leurs opinions sur les questions idéologiques et politiques quand elles divergent. Certaines divergences qui n'ont pas un caractère idéologique fondamental, peuvent parfois être aplanies avec la contribution démocratique du peuple dans le cadre des objectifs communs. Les divergences idéologiques ou politiques ne sauraient être un facteur de division quand elles s'expriment sagement en tenant toujours compte des objectifs communs, Cette conception du Front, qui était celle du PCA, n'a pas toujours prévalu au sein du Front de libération nationale tout comme auparavant auprès des Partis nationalistes. Il apparaît, avec le recul du temps, que cette faiblesse dans la conception du Front a permis le maintien de préjugés de toutes sortes qui ont abouti, durant la guerre, à la liquidation physique de patriotes dont des communistes accusés à tort par leurs frères de combat. Elles ont abouti aussi au lendemain de l'indépendance aux coups d'Etat et à l'arrestation de militants politiques qui ne partageaient pas les orientations ou les actions de la direction du FLN.

Ces critiques sur la conduite de la guerre par la direction du FLN et du GPRA n'enlèvent en rien leur mérite d'avoir conduit le pays à l'indépendance. Mais nul ne saurait oublier que sans la participation des couches laborieuses, sans leurs sacrifices et celui de ses martyrs, l'Algérie n'aurait pu connaître l'indépendance. Elle n'aurait pas pu non plus enregistré au cours de son édification des succès économiques importants et des avancées sociales et culturelles enregistrées après cette indépendance. Mais les résultats bénéfiques pour notre peuple auraient pu être encore plus importants si ces faiblesses, notamment les insuffisances de nature démocratique, avaient pu être corrigées durant la guerre ou après l'indépendance.

Il s'agit aujourd'hui de dégager les leçons du combat passé pour orienter celui qui nous mène vers l'avenir.

 

Le PCF a commémoré le cinquantenaire du 1 novembre 1954 en présence de plusieurs personnalités dont Marie Georges Buffet

 

 

Ce cinquantenaire a été commémoré au siège du PCF, à Paris, par une exposition de photos, d'affiches, de « unes » de l'Humanité et du périodique clandestin « Le Soldat » publié durant la guerre de libération nationale, les interventions de plusieurs orateurs et la projection du film de Jean-Pierre Edo, « Un rêve algérien »

La soirée, animée par Charles Silvestre, s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment de Marie Georges Buffet, secrétaire nationale du PCF, députée, de madame Simone de Bolivarien, veuve du général français Jacques Paris-de-Bollardière qui fut condamné à deux mois de forteresse pour s'être opposé aux tortures, de l'ambassadeur d'Algérie en France, de Sadek Hadjerès, qui a été dirigeant du PCA et du PAGS, du professeur André Mandouze qui fut le premier rédacteur en chef de l'hebdomadaire Témoignage Chrétien et dont on sait le rôle qu'il joua dans le cadre de la solidarité avec notre combat et sa lutte contre les tortures et, enfin, de Zouheir Bessa, directeur d'Alger Républicain qui fut le premier à prendre la parole pour rappeler le combat des patriotes algériens pour l'indépendance de notre pays. Il rappela également les désaccords survenus avec le PCF à la suite du vote des pouvoirs spéciaux demandés par Guy Mollet qui prétendait les utiliser contre les ultras alors qu'il leur apporta un soutien total. Cependant, l'orateur rappela aussi l'importance de la solidarité qu'apporta le PCF au peuple algérien dans son combat jusqu'à sa victoire.

Après l'intervention de Sadek Hadjerès et celle d'André Mandouze, Marie-Georges Buffet prit la parole à son tour pour dire notamment qu'il fallait encore étudier sérieusement les conditions dans lesquelles son parti avait été amené à voter ces pouvoirs spéciaux, ne pas craindre de reconnaître les erreurs et les critiques de telle ou telle position.

Gisèle Halimi, Henri Alleg et Pierre Vidal Naquet se sont excusés de ne pouvoir participer à cette commémoration qui fut un succès.

Ce fut une soirée riche d'enseignements pour tous les participants.

 

Nous publions ci-dessous un extrait de l’intervention du directeur d’Alger Républicain.

« …Après sept ans et demi de lutte armée, l’objectif de l’indépendance est réalisé en juillet 1962. Sa libération, le peuple algérien la doit certes et d’abord à son propre combat. Mais si ce combat a pu se concrétiser, c’est grâce au soutien que sa cause juste et légitime enregistra, il faut le souligner fortement, dans tout ce que la planète comptait de forces démocratiques, progressistes et révolutionnaires : l’Union soviétique et le camp socialiste, le mouvement communiste international, en premier lieu en France même, les humanistes et les anticolonialistes, chrétiens, agnostiques ou athées. Le peuple algérien bénéficia de la solidarité des peuples qui venaient de s’affranchir du colonialisme, de celle que lui manifestaient les peuples qui avaient saisi que leur propre libération allait dépendre de l’issue de la lutte des Algériens, de la solidarité que lui témoignaient les peuples arabes.

Les progressistes français n’avaient pas attendu le déclenchement de l’insurrection de novembre pour exprimer leur attachement pratique au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Dans le grand élan que la révolution d’octobre venait d’imprimer à tous les mouvements d’émancipation humains, nationaux ou prolétariens, le mouvement communiste français a joué un rôle de premier plan, un rôle inestimable et irremplaçable. Ce rôle ne diminue en rien le mérite des individus inorganisés qui, plus tard, viendront apporter leur contribution à cette grande entreprise de libération humaine. Né du feu, le parti communiste français, a subi avec honneur et gloire l’épreuve de vérité en s’attelant à appliquer la 8ème condition d’adhésion à l’Internationale communiste qui faisait obligation à tout parti communiste d’une nation oppressive de soutenir la lutte du peuple opprimé pour se débarrasser de l’oppression coloniale. Le congrès de Tours a marqué d’une empreinte indélébile des deux côtés de la Méditerranée, l’évolution du sort des peuples. En cette période de déchaînement du mensonge anticommuniste, de réécriture révisionniste de l’histoire sous la dictée de ceux qui s’emploient à rétablir, depuis la chute des pays socialistes et à la faveur de l’affaiblissement du mouvement communiste, la toute-puissance de l’impérialisme, il est indispensable de clamer hautement et fièrement que l’honneur de la France de la révolution de 1789 et de la Commune de Paris a été sauvé par le parti communiste, par aussi toutes ces femmes, tous ces hommes, qui, sans être communistes, n’hésitèrent pas à prendre le parti de la justice contre l’oppression et son horreur.

Oui, c’est bien à Tours que tout s’est joué. A l’inverse, ceux qui refusèrent l’adhésion à l’IC, qui affirmèrent un attachement verbal à la lutte des peuples pour leur libération, “par tous les moyens sauf par la guerre”, tenaient-ils à préciser, ceux-là se sont rendu coupables de forfaiture toutes les fois qu’ils ont eu à collaborer avec la bourgeoisie dans l’exercice du pouvoir. Ils combattirent par tous les moyens, y compris par la guerre, l’insurrection du peuple algérien… »

 

LUTTES DES TRAVAILLEURS

 

Cheminots

Les travailleurs de la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) lancent un signal de détresse face à un danger qui plane sur leur entreprise et, par ricochet, sur leurs emplois et le sort de leurs familles. Faisant état de « la déliquescence de la SNTF », les syndicalistes ont dénoncé, dans une déclaration l’état de délabrement « des voies ferroviaires qui sont complètement délaissées et leur semblant d’entretien confié à des opérateurs n’ayant aucune technicité en la matière ». Les cheminots « éprouvent d’énormes difficultés » dans l’accomplissement de leur tâche. Cela est dû à « la précarité des services qu’offre leur société et à la gestion aléatoire ». S’y ajoutent les pertes sèches qu’a subies l’entreprise durant la décennie noire. La SNTF a été, à maintes fois, ciblée par les groupes islamistes armés, lui occasionnant ainsi des dommages matériels incommensurables. Selon les syndicalistes, plusieurs machines de traction de gros tonnage ont été incendiées et, jusque-là, elles n’ont pas été remplacées. Devant le manque de moyens et la mauvaise qualité des services, la SNTF est en perte de vitesse. La difficulté de la trésorerie de faire face aux charges d’exploitation y est pour beaucoup. Le découvert bancaire a atteint un volume « intolérable ». Pour sauver leur entreprise, ils comptent sur l’Etat. En attendant, les cheminots manifestent leur inquiétude quant à l’avenir incertain de leur entreprise. Ils sont gagnés par le doute car la SNTF risque la dislocation et l’avenir du personnel demeure incertain. Ils tirent la sonnette d’alarme. Ayant déjà observé une grève en 2003, les cheminots n’hésiteront pas à rééditer le même scénario dans le cas où leur requête ne serait pas prise en compte par les pouvoirs publics.

 

 

25 09 2004

Les dockers

Les 15 000 dockers que comptent les dix ports du pays ont observé une demi-journée de grève nationale, en signe de protestation contre les opérations de privatisation, d’ouverture du capital et de partenariat des ports. Le taux de suivi de la grève a atteint les 100%.Et les menaces des pouvoirs publics quant à une retenue sur salaire de cette demi-journée de grève n’ont pas dissuadé les grévistes qui répliquent : «Nous n’allons pas faire marche arrière et si ce projet de privatisation est maintenu, nous sommes prêts à aller vers une grève nationale illimitée.».Selon les contestataires, «la situation financière des ports se porte bien et les projets de privatisation n’ont pas de raison d’être, ils ne feront que casser ces entreprises». (25 10-2004)

Dockers (suite)

 

A Ghazaouet, les dockers qui ont participé à la grève nationale déclenchée par la Fédération syndicale de leur corporation s'opposent à la répression dont sont victimes deux syndicalistes suspendus sur décision du PDG de l'entreprise portuaire. Ils protestent contre l'attitude de la direction de cette entreprise qui refuse de reconnaître la direction syndicale élue alors qu'elle l'est par la direction de l'UGTA. La direction de cette entreprise rejette également les résultats des élections désignant les représentants des travailleurs au comité d'entreprise. Les dirigeants de cette entreprise piétinent la législation du travail en toute impunité. Mais les dockers de Guazaouet poursuivent leur combat pour imposer le respect des libertés syndicales et du droit de leurs représentants à siéger dans les organismes de direction de l'entreprise. (25-10-2004)

 

Les praticiens de la santé

Le conflit opposant les praticiens et les spécialistes de la santé et leur tutelle est loin de connaître son épilogue.  Réagissant à une grève illimitée au niveau national, déclenchée par le Syndicat national des praticiens et spécialistes de la santé publique (SNPSSP) le conseil de gouvernement avait mis en garde les grévistes et même menacé de licenciement. Dénonçant cette menace, le SNPSSP, sans abandonner son droit au recours à la grève, a opté pour l'organisation de sit-in à l'intérieur des hôpitaux.

Mieux encore, après cette remise en cause du droit de grève adoptée par le Ministère de la Santé, une intersyndicale regroupant les travailleurs des deux syndicats SNSSP et SNPSP (Syndicat National des praticiens de la santé publique) est née afin de combattre les mesures prises par le Ministère de la Santé qui sont "une véritable remise en cause du droit syndical et particulièrement du droit de grève". Les deux syndicats protestent également contre la défalcation sur les traitements des praticiens et spécialistes de la santé, des journées de grève. (23-10- 2004)

 

Les postiers

Les postiers ont décidé de passer à l’action en observant une journée de grève. Ils estiment que la plate-forme de revendications déposée auprès de la direction générale d’Algérie Poste en juin dernier n’a rencontré que « mutisme et entêtement » de la part de la tutelle. Les travailleurs dénoncent, entre autres, la non application du statut de l’entreprise conformément à la loi 2000-03 du 5 août 2003, le retard dans la mise en œuvre de la convention collective signée depuis le 20 juillet 2003, la non élaboration du règlement intérieur de l’entreprise ainsi que la non élaboration de la nomenclature des postes de travail. (15 10 2004)

Les travailleurs de Restaurail

Les 240travailleurs de l’entreprise Restaurail, une filiale de la Société nationale des transports ferroviaires, ont observé une journée de protestation contre ce qu’ils appellent « la dégradation de la situation socioprofessionnelle des travailleurs ». Parmi les revendications mises en avant par le collectif des travailleurs figurent, entre autres, l’augmentation des salaires et les indemnités y afférentes, l’amélioration des conditions de travail, d’hygiène et de sécurité, la réintégration des travailleurs licenciés et le rétablissement de l’accès aux facilités de circulation à bord des trains et ce, par la restitution des cartes de circulation à l’instar des personnels cheminots. D’autres doléances sont consignées par les travailleurs dans leur plate-forme de revendications. Il s’agit notamment de la cessation des amputations illégales sur la literie des voitures couchettes, la régularisation définitive de la situation des 102 travailleurs contractuels, l’arrêt du bradage des activités rentables et profitables à la filiale et la constitution d’une commission d’enquête pour déterminer les conditions et les raisons réelles de la dissolution de certaines activités de la filiale. Les travailleurs de Restaurail ont qualifié leurs salaires de dérisoires. « Au moment où le SNMG est porté à 10 000 DA, le salaire de base de certains travailleurs de Restaurail ne dépasse pas les 7000 DA ! » (12 10 2004)

Les impôts

La grève nationale des travailleurs des impôts a été largement suivie à travers l’ensemble des régions du pays. Ils estiment que leur action fera « entendre la voix des travailleurs du fisc qui sont les moins payés des salariés de la Fonction publique ». Les syndicalistes de l’administration fiscale du centre brandissent de toute évidence les mêmes revendications que celles soulevées par leur collègue de l’Est qui ont observé eux aussi une grève de cinq jours. Ce sont, entre autres, les augmentations des salaires, la révision du statut particulier des agents du fisc, y compris le personnel de l’Ecole nationale des impôts, la révision et l’actualisation de la prime de rendement et la révision de l’arrêté portant modalités de répartition du Fonds de revenu complémentaire (FRC) et enfin la protection des agents et cadres des impôts dans l’exercice de leurs fonctions selon des textes juridiques adaptés et en rapport avec le trafic d’influence et l’abus d’autorité. Là également, les syndicalistes expliquent avec force détails toutes les pratiques vexatoires subies par la majorité des agents dès lors qu’il s’agit d’investigation de nature à protéger l’économie nationale ou de contrarier certains barons du négoce. (09 10 2004)

Les maîtres assistants en sciences médicales

Un autre front de contestation s’est ouvert du côté des maîtres assistants en sciences médicales. Le syndicat national représentant le corps médical en question a tenu à informer l’opinion nationale de l’échec des négociations entamées il y a quelque temps entre les maîtres assistants et leurs deux tutelles, à savoir le ministère de la Santé et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il souligne que la corporation a longtemps patienté et a accordé trop de délais aux pouvoirs publics et au ministère de la Santé qui n’a pas encore réagi aux doléances exprimées par le syndicat. Le syndicat demande à ce propos que leurs indemnités soient revalorisées à hauteur de 300% (elles sont actuellement de l’ordre de 9 600 DA) et ce, pour permettre un alignement de toutes leurs indemnités sur celles des autres corps de la santé publique. Le syndicat demande en outre la revalorisation de la prime de performance à hauteur de 70% au lieu de 30% actuellement en vigueur. (6 10 2004)

L’EDUCATION nationale

Le Syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation (SETE-FNTE) agite le spectre de la grève illimitée et instruit ses adhérents de se tenir prêt pour la mener à partir du 7 novembre prochain. De son côté, le Conseil des lycées d’Alger (CLA) a décidé de faire du 5 octobre, journée internationale de l’enseignement, une journée symbolique de protestation et d’action et ce, à l’échelle nationale. Pour sa part, le CLA envisage également d’occuper le terrain et sensibiliser les enseignants sur leurs droits et devoirs. Les responsables de ce syndicat estiment qu’il est de leur responsabilité de ne pas se désintéresser des revendications socioprofessionnelles et pédagogiques qui n’ont pas été prises en charge durant le mouvement de débrayage observé en 2003. Il s’agit, entre autres, de l’augmentation du salaire (30 000 DA), la retraite après 25 années d’activité légales et l’élaboration du statut particulier des professeurs de l’enseignement secondaire et technique. (03 10 2004)

Université

L’université Abderahmane Mira n’est pas épargnée par les menaces de tumultes socioprofessionnels. Après avoir tenu deux journées de protestation, la coordination réunissant la section locale du CNES et le SNAPAP s’apprête à reconduire l’expression de mécontentement à travers trois nouveaux jours de grève. L’objet de la protestation, là encore, consiste en l’exigence générique d’améliorer les conditions de travail. (30 09 2004)

Cuir

 

En grève de la faim depuis plus de quinze jours, plus d’une dizaine de syndicalistes et de salariés de l’entreprise MABEL de Sidi Bel Abbès, spécialisée dans la confection de produits en cuir, refusent catégoriquement la suspension de leur mouvement de protestation tant que le règlement des arriérés de salaire (seize salaires au total), le déblocage de l’approvisionnement en matières premières et le maintien de l’activité ne seront pas retenu. (28 09 2004)

Le  personnel  de  la  santé

Le débrayage déclenché par trois corps de la santé publique, les paramédicaux, les ouvriers professionnels et le personnel technique et administratif, s’est poursuivi avec un taux d’adhésion qui a atteint les 100%. Le service minimum, selon des syndicalistes, a été assuré conformément à la réglementation en vigueur. Cette grève est illimitée jusqu’à satisfaction des revendications concernant la généralisation des primes de contagion, d’intéressement de zonage pour les régions du sud et l’introduction des primes de nuisance, de documentation, d’encadrement, de technicité ainsi que les indemnités de sujétion spéciale et de travail posté et le glissement catégoriel.. L’action entamée à Aïn Defla, à Taref, et à travers l’ensemble du territoire national représente une levée de gel de la grève suite à l’incapacité de la tutelle à satisfaire les revendications. (27 09 2004)

Les travailleurs chinois

Travaillant pour le compte d’une entreprise chinoise, Plusieurs centaines d’ouvriers chinois, affectés au site AADL de Sebbala, dans la commune d’El Achour, à Alger, ont entamé une marche de protestation qui devait les mener jusqu’au siège de l’ambassade de Chine pour dénoncer le non versement de plusieurs de leurs mensualités. Après deux heures de discussion, entre le diplomate et les délégués des travailleurs, un consensus a été enfin trouvé. La protesta a été finalement « gelée ». Il convient de rappeler que les travailleurs chinois ont déjà eu recours, par le passé, à des manifestations du même type, et ce, pour les mêmes raisons. (27 09 2004)

L’agroalimentaire

Plus de 5000 de travailleurs de l’agroalimentaire sont venus de toutes les contrées du pays afin de marquer leur présence au rassemblement prévu au siège de la centrale syndicale. C’est en tout cas une véritable démonstration de force qu’ils ont faite en ralliant Alger. Des dizaines de banderoles sur lesquelles nous pouvons lire : « Non à la mise à mort des entreprises publiques », « Non au bradage du secteur économique publique au dinar symbolique » ou encore « Non au partenariat sans le partenaire social ». Dans son intervention, le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs de l’agroalimentaire, Kamel Benabbou, a prononcé un discours enflammé accueilli par un tonnerre d’applaudissements. A ses yeux, « les Sociétés de gestion des participations de l’Etat (SGP) négocient avec des trabendistes pour reprendre les entreprises publiques ». Il révèle que les créances des entreprises de l’agroalimentaire s’élèvent à six milliards de dollars alors que les dettes de ces dernières ne seraient que de l’ordre de 4 milliards de dollars. (21 09 2004)

 

Air Algérie

 

Le syndicat des pilotes de ligne (SPLA) envisage d'engager en justice une plainte en justice, contre la direction de l'entreprise de transport aérien "AIR -ALGERIE" pour non respect des protocoles d'accord signés dans un passé récent.  Le dirigeant de ce syndicat a déclaré que si leur démarche dans le cadre de la justice aboutissait à un échec il n'excluait pas l'éventualité d'un recours à la grève pour la satisfaction de leurs revendications et l'amélioration de leurs conditions de travail. (3-11-2004)

 

 

 

Loi de finances pour 2005 : ni justice sociale ni développement économique

Comme d’habitude l'avant-projet de loi de finances pour 2005 a été élaboré sur la base d'un prix du baril de pétrole à 19 dollars alors qu’il a dépassé à un moment 50 dollars et se situe réellement à plus de 45 dollars. Alors que ces dernières années ce chiffre de 19 dollars était présenté comme une mesure de prudence pour tenir compte d’un éventuel retournement du marché, on nous dit aujourd’hui que le surplus servira à payer la dette publique ! En réalité le pouvoir refuse tout contrôle et toute transparence. Même nos députés et peut-être même nos ministres sont écartés d’une gestion réelle des finances publiques. Les recettes fiscales tirées de nos ressources énergétiques demeureront largement sous-estimées. Comme demeurent confidentiels les revenus réels de Sonatrach ou des compagnies étrangères qui activent dans notre pays. Le pouvoir veut absolument diminuer les dépenses publiques pour appliquer sa politique de régression économique et sociale. Il a en outre besoin d’une prévision artificielle au chapitre des recettes qui ne correspond pas du tout à la réalité. Ce qui lui permet du même coup d’utiliser les sommes non inscrites au budget comme il l’entend. Il ne s’agit pas de petites sommes puisque pour l’année 2005 on peut raisonnablement prévoir qu’elles se monteront au moins à deux fois celles qui sont inscrites au budget. Chakib Khellil lui-même a déclaré que dans le pire des cas le prix du baril ne descendra pas sous les 30 dollars et il prévoit en plus une nette augmentation de la production des hydrocarbures en 2005.

Selon les chiffres officiels, la nouvelle loi prévoit des dépenses budgétaires de l'ordre de 1945 milliards de dinars contre 1920 milliards en 2004, alors que les prévisions de recettes passeraient de 1528 milliards de dinars durant l'exercice précédent à 1641,5 milliards en 2005, dont 899 milliards de dinars de fiscalité pétrolière (862,2 milliards de dinars en 2004 et 836 milliards en 2003).

Le déficit budgétaire diminue. Il passerait de 392 milliards en 2004 à 303 milliards de dinars. L'affectation des ressources montre que sur les 1945 milliards de dinars, 1200 milliards seront consacrés aux crédits de fonctionnement, c'est-à-dire exactement la même somme que pour la loi de finances 2004. Le gouvernement montre ainsi qu’il n’a pas du tout l’intention d’augmenter le salaire des fonctionnaires ou de créer de nouveaux postes budgétaires dont le pays a cruellement besoin, en particulier dans certaines branches comme l’éducation nationale.

Le reste, soit 745 milliards de dinars, sera alloué aux crédits d'équipement en augmentation de 25 milliards de dinars par rapport à 2004. Ces 745 milliards de dinars représentent la tranche à allouer au « programme de soutien à la relance économique » au titre de l'année 2005. Ils font partie du programme quinquennal (2005-2009) qui est d'un montant global de 4000 milliards de dinars (50 milliards de dollars) annoncé à grands renforts de publicité il y a quelques semaines. On sait que ce fameux programme ne prévoit ni une relance de l’industrialisation, ni une consolidation du secteur public stratégique. Ce programme viendra selon le gouvernement «s'ajouter aux investissements privés nationaux et étrangers attendus, ainsi qu'aux crédits financiers qui seront mobilisés, y compris pour la réalisation d'infrastructures à l'image des grandes stations de dessalement de l'eau de mer, de la construction de l'autoroute, de l'équipement du métro d'Alger ou des moyens roulants ferroviaires et autres opérations »

Si le gouvernement ne veut rien lâcher pour les fonctionnaires ou les autres travailleurs, il a par contre accordé de nouvelles facilités aux patrons.

Des exonérations d’impôts pendant 5 ans après leur création ont été accordées aux sociétés de capital risque, officiellement pour faciliter la création des petites et moyennes entreprises. Les PME bénéficieront également d'une bonification des intérêts sur les crédits bancaires. Les travailleurs ne sont pas opposés à la création des PME, ni à l’investissement productif créateur de richesses et d’emplois mais quand on sait que les banques publiques ont accordé de nombreux prêts qui n’ont servi qu’à la spéculation et n’ont même pas été remboursés, on peut être sceptiques. Le gouvernement veut faciliter aussi les transactions immobilières. S’il est juste de diminuer taxes et impôts pour les acheteurs de logement, on peut se demander pourquoi il est nécessaire de diminuer l'impôt sur les revenus de la location de logements et sur leur cession. De nouvelles aides seront accordées aux patrons pour faciliter les exportations hors hydrocarbures. On nous dira que l’intérêt national commande d’augmenter ces exportations, mais pourquoi augmenter les salaires ne serait pas conforme à l’intérêt national ?

Les déclarations scandaleuses du ministre des Finances qui ont accompagné cette loi de Finances 2005 confirment avec éclat que le gouvernement ne change pas de cap. Pour lui il faut continuer à diminuer régulièrement toutes les dépenses sociales, désengager l’Etat, compter uniquement sur les investissements privés, c'est-à-dire mettre les ressources de la nation à sa disposition. Les déclarations démagogiques sur la nécessité de mieux lutter contre la fraude économique dans certaines transactions ou le travail au noir ne tromperont personne.

Ce budget qui tourne à la fois le dos à toute justice sociale et à un développement économique réel est conforme aux recettes du FMI que nos gouvernants continuent d’appliquer avec zèle. Les travailleurs et les familles populaires ne peuvent compter que sur leurs luttes et leur unité pour défendre leurs revendications légitimes. Toutes les forces soucieuses de défendre l’intérêt national ne peuvent que les soutenir.

 

HYDROCARBURES : 30 milliards de dollars pour 2004 mais Sonatrach continue de s’endetter (autre article)

Sonatrach vient de bénéficier d’une ligne de crédit de 500 millions de dollars américains, accordée par la banque canadienne Export Development Canada (EDC). Cet accord vient s’ajouter à ceux signés déjà avec des organismes financiers américains, européens et asiatiques. Durant la seule année 2003, les banques européennes lui ont octroyé plus de 3 milliards d’euros et la banque américaine Eximbanq lui a prêté 1 milliard de dollars. Selon le PDG de Sonatrach, la compagnie a signé 17 accords depuis deux ans qui lui procurent des disponibilités qui approchent les 7 milliards de dollars. Le premier vice-président de EDC a indiqué : «Nous accordons plus de confiance à ce qui se passe en Algérie qui demeure un marché important.» et il a ajouté «La ligne de crédit sera utilisée pour faire financer des activités de recherche, d’exploitation et de commercialisation des hydrocarbures». EDC doit signer un autre accord avec la Banque algérienne de développement pour une ligne de crédit dont le montant n’a pas été révélé. Ajoutons que Sonatrach mène aussi des négociations avec la Banque européenne d’investissement pour d’autres crédits.

Les dirigeants de Sonatrach se contentent de déclarer que tous ces emprunts auprès des grandes banques internationales sont indispensables pour financer le développement de la compagnie.

Les recettes des exportations des hydrocarbures pour l’année 2004 devraient atteindre les 30 milliards de dollars a déclaré récemment Chakib Khellil. Pour l’année 2004, la production de pétrole brut va connaître une augmentation de 10%. Avec les nouvelles découvertes, la production pétrole devrait atteindre 1 500 000 b/j dès 2005, ce qui signifie que les recettes de Sonatrach continueront à atteindre des sommes fabuleuses. Alors comment expliquer cet endettement croissant de la compagnie nationale, présenté régulièrement et fièrement comme une confiance dans notre pays. Nos dirigeants, qui ne craignent pas le ridicule en continuant à prévoir dans la loi de Finances un baril à 19 dollars, soi-disant par mesure de prudence, pour faire face à un brusque retournement du marché, n’hésitent pas à aggraver l’endettement de Sonatrach avec tous les risques qu’il n’est pas difficile de prévoir quand on sait que l’un des moyens pour le capitalisme international et ses banques pour asphyxier n’importe quel pays est de l’endetter à outrance pour lui imposer ses conditions. Notre pays lui-même a fait une telle expérience puisque c’est en raison des difficultés à rembourser ses dettes que les puissances impérialistes et leur FMI nous ont imposé la politique de casse, qui a réduit à la misère plus de la moitié de notre peuple. Les couches dirigeantes qui ont accepté ces conditions et continuent à les appliquer malgré l’amélioration considérable des finances publiques parce qu’elles permettent en particulier à la bourgeoisie affairiste et compradore d’accumuler des fortunes, ne semblent pas s’inquiéter des conséquences de l’endettement accéléré de Sonatrach. Ne cherchent-elles pas au contraire à accumuler les difficultés pour cette compagnie afin de diminuer ses capacités stratégiques de décision? Le dangereux projet de Chalib Khellil sur les hydrocarbures vient d’être remis sur le tapis dernièrement avec l’accord du Président de la république. Ce projet, affaiblirait immédiatement Sonatrach et préparerait sa privatisation, quoi qu’en dise Chakib Khellil. L’endettement de Sonatrach ne permettrait-il pas alors à ses créanciers, avec la bénédiction de nos dirigeants, d’exiger l’ouverture de son capital ?

Les travailleurs et toutes les forces patriotiques, ne peuvent pas ignorer les dangers qui menacent l’avenir de Sonatrach. Il faut continuer à rassembler non seulement contre le projet de Khellil sur les hydrocarbures, mais exiger un véritable débat national sur la stratégie de la compagnie nationale. Les investissements, l’endettement et toute la politique de Sonatrach ne peuvent pas être décidés en vase clos.

Le Travail au noir : La responsabilité du pouvoir est entière. (autre artic)

Devant le scandale constitué par la surexploitation de millions de travailleurs, dont de très nombreux enfants, le gouvernement vient d’annoncer son intention de mieux lutter contre le travail au noir. A cet effet le Conseil de gouvernement a adopté dernièrement une batterie de trois décrets exécutifs destinés à organiser et à renforcer les prérogatives de l'Inspection générale du travail, dont il veut renforcer la présence dans toutes les wilayas.

Le gouvernement déclare qu’il a pour objectif d'«intensifier la lutte contre les fraudes et les irrégularités, particulièrement celles relatives à la non déclaration au régime de Sécurité sociale et au non-respect de l'âge minimum requis pour l'activité salariée». Il déclare aussi qu’il veillera particulièrement sur les règles d'hygiène et de sécurité. Il veut dit-il adapter le cadre législatif «au nouvel environnement et au rôle régulateur de l'Etat découlant de l'ouverture économique».

Quand le ministre du Travail révèle lui-même que 35% des travailleurs des 5129 organismes contrôlés par ses services en 2003 n’étaient pas déclarés, on voit bien qu’il ne s’agit pas de quelques employeurs indélicats, qu’il suffit de rappeler à l’ordre pour résoudre le problème, mais bien d’un phénomène de masse. Le pouvoir permet depuis des années à ces «négriers des temps modernes» de violer les lois, de ne pas déclarer leurs salariés, qu’ils payent comme ils l’entendent, et de surexploiter des enfants pour une bouchée de pain. Ces patrons ne payent évidemment rien à la sécurité sociale et leurs salariés ne bénéficient d’aucune protection sociale. Nous avons déjà attiré l’attention sur cette honte et sur la responsabilité pleine et entière du pouvoir. (Voir le lien n°77). Le gouvernement prétend aujourd’hui résoudre ce problème par une série de lois et de décrets mais tout le monde sait que c’est sa volonté de ne rien faire contre les esclavagistes qui est responsable de cette situation. Comment contraindre les patrons de ces entreprises travaillant au noir et le gouvernement qui les protège à respecter la législation du travail en vigueur ? Sans leurs organisations dans leurs syndicats revendicatifs, sans leur lutte organisée de tous les jours, sans un appui et soutiens extérieurs des travailleurs syndiqués, les ouvriers travaillant encore au noir ne peuvent pas aboutir à un changement de leur situation.

Le travail au noir a des conséquences graves pour toute la classe ouvrière. Tout d’abord cette pratique peut s’étendre en même temps que la privatisation du secteur public. Cette pratique a des effets immédiats sur le niveau des salaires de l’ensemble de la classe ouvrière que les patrons bloquent alors que le coût de la vie augmente. Aussi, les travailleurs conscients et toutes les forces progressistes doivent exiger du pouvoir l’application des lois, aider toutes les victimes à s’organiser et à se défendre, dénoncer et combattre concrètement le travail au noir.

 

 

Privatisations : le pouvoir veut liquider de nouvelles entreprises. (autre articl)

 

Ouyahia et son gouvernement veulent liquider encore de nouvelles entreprises. Non content d’avoir fermé plus de 1000 entreprises publiques et mis à la rue plus de 400000 travailleurs, le chef du gouvernement veut aller plus loin et privatiser toutes les entreprises publiques. Si Ouyahia déclare que la SNTF, Sonelgaz et Sonatrach ne sont pas concernées, c’est uniquement pour des raisons tactiques. Il veut faciliter la tâche à la direction centrale de l’UGTA dans sa tentative de tromper les travailleurs. Cette tentative semble se heurter à une résistance ferme des différentes fédérations syndicales, ce qui a obligé Sidi Saïd à s’opposer publiquement à cette résistance et à déclarer avec beaucoup de démagogie lors de la dernière réunion, qu’il a tenu avec leurs responsables, qu’il était prêt à démissionner !

Le pouvoir veut accélérer les « réformes » que lui demandent avec insistance le FMI et les multinationales et on sait que la privatisation des secteurs juteux du secteur public fait partie de leurs exigences pressantes. Le matraquage idéologique que subissent les travailleurs depuis des années sur les soi-disant bienfaits de la mondialisation ou sur le prétendu échec des entreprises publiques en général et des nôtres en particulier ne les a pas trompés. Ils ont toujours constaté qu’aucune privatisation n’a servi à sauvegarder leur emploi, leur pouvoir d’achat ou leurs acquis. De plus ils ont constaté que ces privatisations ou les fermetures pure et simple de certaines entreprises publiques n’ont jamais servi l’intérêt national et qu’ils ont pour conséquence d’affaiblir encore le rôle économique et social de l’Etat. Ces travailleurs savent aussi que partout dans le monde les privatisations n’ont servi qu’à enrichir une poignée de spéculateurs et ont eu parfois des conséquences désastreuses y compris aux USA où des régions entières ont été plongées dans le noir à cause de la privatisation de l’électricité et en Angleterre où la privatisation des chemins de fer se traduit par des accidents à répétition. Les travailleurs, ont donc bien raison de défendre leurs entreprises et leurs emplois.

Dans notre pays les entreprises publiques sont dénigrées depuis des années. Tout est bon pour nombre de nos ministres, relayés quotidiennement par des plumitifs qui répètent à satiété que ces entreprises sont toujours déficitaires, qu’elles coûtent cher à la nation, que tous les plans de redressement ont échoué etc.

Si certaines entreprises sont déficitaires et mal gérées, la responsabilité en incombe aux différents pouvoirs et à certains gestionnaires corrompus. D’autres entreprises ont supporté directement le soutien des prix des denrées de première nécessité qu’elles produisaient avec des prix de revient supérieurs aux prix de vente. Enfin il y a de nombreuses entreprises bien gérées qui réalisent des bénéfices et on veut pourtant les privatiser. La propagande mensongère contre le secteur public est relayée ouvertement par les dirigeants centraux de l’UGTA. Quand le secrétaire général de la Centrale syndicale déclare « qu’il n’est pas question de toucher aux entreprises performantes » ou quand il prétend que la base syndicale comprendrait mieux les enjeux majeurs de l'économie mondiale et le principe de la privatisation, il sait parfaitement qu’il s’agit d’un double mensonge.

La Direction centrale de l'UGTA ne sait jamais réellement opposée aux privatisations sauf lorsque les salariés de tel ou tel secteur se sont mobilisés massivement pour dire non à certains projets du pouvoir comme ce fut le cas en mars 2002 contre la dénationalisation du pétrole. Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui son soutien de plus en plus net aux privatisations et son opposition ouverte aux actions des salariés comme celles de la fédération agro-alimentaire signifie que désormais le pouvoir exige d’elle de s’aligner complètement sur sa politique de casse.

Face à cette politique anti-ouvrière et antinationale et face à l’abdication complète des dirigeants centraux de l’UGTA, les travailleurs conscients et tous les syndicalistes honnêtes soutenus, fermement par tous les progressistes, continueront à défendre leurs entreprises et leurs droits. Ils renforceront leur mobilisation, combattront les mensonges et refuseront qu’une question aussi vitale pour l’avenir même de la nation soit tranchée uniquement au niveau des sphères dirigeantes tant gouvernementales que syndicales. N’est-il pas possible d’organiser un débat national pour que tous les acteurs de la vie économique et sociale soient informés et prennent leurs responsabilités en connaissance de cause ? Un tel débat pourrait commencer par un bilan réel et honnête des réalisations économiques et des réalisations sociales du secteur public. Les résultats des privatisations déjà réalisées et leurs conséquences dramatiques doivent aussi être portées à la connaissance de l’opinion publique. Les moyens pour un tel bilan existent à différents niveaux. Le Conseil économique et social (CNES), les directions, les cadres et les travailleurs des entreprises publiques, pourraient réaliser ce bilan et le proposer à un large débat national si la volonté politique de défendre l’intérêt national existait au niveau du pouvoir. On sait qu’il n’en est rien. Il est donc urgent pour tous travailleurs et toutes les forces attachées au maintien du secteur public stratégique de renforcer leur mobilisation y compris en imposant un tel débat salutaire pour la grande majorité de notre peuple.

 

LIBERTE DE LA PRESSE : LE PADS exprime sa solidarité avec les travailleurs du « Matin » et exige la libération de Mohamed Benchicou et de Ghoul.(autre arti)

 

A l’invitation du collectif parisien pour la liberté de la presse en Algérie, notre parti a participé le 28 octobre à la réunion publique organisée pour commémorer le 50ème anniversaire du premier novembre. Plusieurs représentants de partis politiques algériens et français ont pris la parole pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse et exigé la libération des journalistes emprisonnés.

Nous reproduisons ci-dessous la déclaration faite par notre camarade à cette occasion :

« L’approche du 50ème anniversaire du glorieux premier novembre 1954 n’a pas empêché les couches dirigeantes de continuer à multiplier les mesures d’intimidation à l’égard de tous ceux qui osent exprimer leur mécontentement. La répression qui a déjà fait trop de dégâts dans notre pays et qui n’a jamais rien résolu continue. Des manifestations pacifiques sont réprimées avec violence. Des lourdes peines de prison sont prononcées par une justice aux ordres contre des citoyens qui protestent contre le chômage ou des injustices criantes et des décisions arbitraires. Il s’agit de faire taire toute voix discordante. Les atteintes à la liberté de la presse, les centaines de procès intentés aux journalistes ainsi que le maintien en prison de Ghoul Hafnaoui, et du directeur du quotidien national "Le Matin", Mohamed Benchicou n’ont pas d’autre objectif. Pour nous communistes, qui avons toujours accordé une importance capitale à la liberté d’expression et en particulier à la liberté de la presse rien n’est plus naturel que d’exprimer avec force notre solidarité avec mohamed benchicou et ghoul Hafnaoui. Notre solidarité va aussi aux journalistes et travailleurs du « matin » qui ont perdu leurs emplois et leurs salaires du fait de la liquidation scandaleuse de leur outil de travail. Aux côtés de tous les progressistes et de tous les démocrates sincères nous appelons à la mobilisation des salariés, des syndicalistes honnêtes, des intellectuels, des jeunes et des femmes, c'est-à-dire de tous ceux qui ont besoin de la liberté de la presse et de toutes les libertés démocratiques pour se faire entendre et défendre leurs revendications légitimes.

Depuis les dernières élections présidentielles et fort du soutien des milieux impérialistes, qui exigent de lui en retour toujours plus de concessions, le pouvoir aggrave sa politique réactionnaire dans tous les domaines. Malgré les moyens financiers considérables dont dispose le pays en ce moment, grâce à l’augmentation du prix des hydrocarbures, il refuse avec mépris et arrogance de répondre, même partiellement aux revendications légitimes des travailleurs. Il veut accélérer la casse de nos industries, mettre encore plus rapidement les ressources de la nation à la disposition des couches compradores et des multinationales. Il veut tout privatiser, fermer encore de nouvelles entreprises publiques et mettre à la rue des dizaines de milliers de travailleurs qui viendraient grossir les millions de chômeurs que compte notre pays. Au lieu de s’attaquer aux graves problèmes sociaux qui s’accumulent, que ce soit dans le domaine du logement, de l’école ou de la santé publique, notre ministre des Finances répète quotidiennement que l’Etat dépense trop, que nous avons trop de fonctionnaires ou que d’ici 2009 les dépenses publiques iront en diminuant !

Pour faire face à la colère des salariés, le gouvernement Ouyahia menace désormais ouvertement le droit de grève au point d’envisager purement et simplement de licencier des grévistes qui utiliseraient leurs droits constitutionnels pour défendre leur pouvoir d’achat ou leurs conditions de travail. Refusant de négocier avec tout syndicat qu’il soit UGTA ou autonome qui n’accepte pas ses diktats, le pouvoir multiplie les atteintes aux libertés syndicales et s’imagine encore que le soutien bruyant et honteux de l’appareil central de l’UGTA lui suffira à faire passer ses projets désastreux.

 

Les communistes du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS) dénoncent cette politique anti-populaire et anti-nationale. Ils dénoncent particulièrement toutes les lois utilisées contre la liberté d’expression comme le code pénal amendé sur le chapitre de la presse.

Ils exigent la cessation des poursuites engagées devant les tribunaux contre les syndicalistes et les citoyens qui expriment pacifiquement leur mécontentement contre l’arbitraire. Ils exigent la libération de Benchicou et Ghoul et appellent à l’action unie et à la mobilisation pour hâter cette libération et arracher toutes les libertés démocratiques.

La répression ne servira pas à résoudre les problèmes urgents qu’affrontent les citoyens et la nation. Il est temps d’y mettre fin.

Notre peuple qui a sacrifié plus d’un million de ses enfants pour arracher son indépendance et la liberté de la presse en octobre 88, qui a mis en échec le projet obscurantiste et criminel du fascisme islamiste, n’acceptera pas plus aujourd’hui que son droit à l’information soit à nouveau confisqué. Grâce à ses luttes et avec le soutien des amis sincères de l’Algérie progressiste, il mettra un terme aux tracasseries et à la répression dont sont victimes les journalistes, les syndicalistes et tous ceux qui se battent contre l’arbitraire.

 

 

A ATHENES 64 PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS ANALYSENT LA POLITIQUE IMPERIALISTE ET LA RESISTANCE DES PEUPLES  

 

A l’invitation du parti communiste de Grèce (KKE), les représentants de 64 partis communistes et ouvriers se sont rencontrés à Athènes du 8 au 10 octobre 2004. Notre parti a participé à la conférence qui avait pour thème cette année « agressivité impérialiste et front anti-impérialiste». Les délégués ont analysé la crise du système capitaliste et ont constaté que cette crise est à l’origine de la tendance des impérialistes à recourir de plus en plus à la politique de force. Les délégués ont noté que les puissances impérialistes, alliées au sein de l’OTAN, ont les mêmes objectifs fondamentaux, dirigés contre les peuples et ce quelles que soient par ailleurs leurs contradictions.

Tout en condamnant les activités des groupes terroristes et les objectifs criminels de leurs dirigeants, les délégués ont constaté que le slogan de « guerre contre le terrorisme » est utilisé aujourd’hui pour menacer tous les peuples et tous les dirigeants, qui refusent la soumission aux diktats impérialistes. Tous les intervenants ont exigé avec force la fin de l’occupation des territoires arabes occupés et ont exprimé leur solidarité avec les peuples irakien et palestinien

Les conséquences de la politique économique imposée par les puissances impérialistes à travers le FMI, la Banque mondiale et l’OMC ont été analysées. Les délégués ont constaté qu’elle se traduit partout par une aggravation du chômage, la chute du pouvoir d’achat, la destruction des services publics etc.

Les représentants des partis communistes ont noté avec une grande satisfaction une résistance accrue des travailleurs et des peuples. Ils se sont félicités du vaste mouvement de résistance contre la guerre et la mondialisation capitaliste et ont souhaité que les communistes multiplient leurs efforts pour élever le niveau de conscience dans les luttes.

De nombreux intervenants ont insisté sur la nécessité pour les partis communistes de renforcer leur coordination au niveau régional et international. La conférence a décidé d’accorder plus d’importance à la solidarité entre les partis, aux échanges de vues et aux rencontres comme celle d’Athènes qu’il s’agit de préparer collectivement désormais.

Des motions de solidarité avec les peuples palestinien, cubain et coréen et contre la répression anti-communiste ont été signées par les délégués qui ont participé par ailleurs à une grandiose manifestation organisée en plein centre d’Athènes par le parti communiste de Grèce (KKE) à l’occasion de son anniversaire.

 

Nos lecteurs trouveront ci-dessous le communiqué final publié à l’issue de la conférence, la liste des partis participants et des extraits de la déclaration de notre délégué ainsi que extraits des motions de solidarité signées par les délégués. Nous ferons parvenir le texte intégral de la déclaration du PADS et des motions à tous les lecteurs qui les demanderont.

 

« Résistance à l'agressivité impérialiste.

Fronts de lutte et Alternatives »

Athènes 8 -10 octobre 2004

COMMUNIQUE DE PRESSE

Du 8 au 10 octobre, 64 Partis communistes et ouvriers se sont rencontrés à Athènes au cours d'une conférence sur le thème "Résistance à l'agression impérialiste - Fronts de lutte et alternatives". Plusieurs Partis qui n'ont pas été en mesure de participer à la rencontre en raison de la situation dans leurs pays, ont adressé des messages de salutations et des contributions écrites qui ont été incorporés dans les matériaux produits par la conférence.

Pendant les trois journées des délibérations de la conférence, un échange créatif des points de vue a eu lieu sur la situation internationale. Des expériences importantes ont été échangées sur le développement des mouvements populaires, sur le mouvement de masse et les activités des Partis communistes et ouvriers.

Plusieurs orateurs ont évoqué la situation qui s'est développée au lendemain des interventions militaires des USA et de leurs alliés contre les peuples d'Afghanistan et d'Iraq et l'occupation de ces pays. Les participants ont catégoriquement condamné l'agression des impérialistes et la violation complète des principes et règles internationales qui ont conduit à une crise qui se poursuit encore au sein des Nations Unies dans leur rôle de sauvegarde de la paix et pour la promotion d'un règlement pacifique des différends entre les Etats.

La doctrine des frappes préventives et de la guerre préventive des USA, adoptée également par l'Union Européenne, l'Australie et la Fédération de Russie au nom de l'affrontement avec le terrorisme, a été considérée comme étant particulièrement dangereuse pour les peuples du monde et la paix mondiale. La militarisation du Japon qui pour la première fois après la seconde guerre mondiale, a envoyé une armée en dehors de ses frontières, a été en particulier mentionnée. L'accent a été mis sur la nécessité d'une vaste action coordonnée des Partis et mouvements qui affrontent cette situation dangereuse. La nécessité d'actions militantes et de mobilisations visant au changement de l'actuel rapport des forces aux niveaux, national, régional et international au profit des forces de paix et du socialisme a été soulignée.

Plusieurs orateurs ont mentionné l'attaque vicieuse de la politique néo-libérale sur les droits sociaux et les lieux de travail des travailleurs, dont les principales victimes sont les jeunes et les femmes. Ils ont noté que la pauvreté progresse au moment où il y a une concentration de la richesse, pendant que le poids de la dette extérieure asphyxie les peuples des pays en développement.

Plusieurs orateurs ont évoqué les restrictions aux droits et libertés démocratiques, particulièrement sous le prétexte des "lois anti-terrorisme", l'intensification de l'oppression, et les problèmes des immigrés et des réfugiés. Ils ont rejeté les tentatives de confondre les mouvements de libération nationale des peuples avec le "terrorisme", des rappels ont été aussi effectués sur le droit légitime des peuples de résister à l'occupation. Ils ont exprimé leur intérêt au sujet de la progression de l'anti-communisme, tout comme des points de vue et des forces du fondamentalisme, du racisme et néo-fascistes. L'accent a été mis sur l'importance de la solidarité pour affronter les ordonnances anti-communistes, les interdictions et les restrictions. L'importance de s'opposer à l'agression impérialiste a été soulignée.

De nombreux orateurs ont également mentionné le rôle particulier pris par les décisions du "G8" sur la politique internationale, le rôle de l'OTAN avec la nouvelle doctrine agressive, guidée par le concept de la guerre préventive, et le rôle de l'Union Européenne avec la création de sa propre " force d'intervention rapide". Il a été mis l'accent que la nouvelle expansion de l"OTAN la transforme en un policier global, sous la direction de l'impérialisme des Etats Unis.

Les participants des pays de la Communauté des Etats Indépendants "CEI" ont mentionné les récents évènements dramatiques qui se sont produits dans la Fédération de Russie et ont exprimé le point de vue que ces développements sont liés aux intérêts des cercles impérialistes, d'abord et avant tout ceux des Etats Unis, qui aspirent à affaiblir l'unité de la Fédération de Russie.

Des orateurs ont fait particulièrement référence au plan du "Grand Moyen-Orient", encouragé par les Etats Unis et approuvé par le "Groupe des 8" des pays les plus puissants et l'OTAN qui prévoit "la recomposition" de la région dans le cadre des intérêts impérialistes y compris le recours à l'action militaire. Ils ont mis l'accent sur le besoin d'affronter immédiatement cette menace par des mobilisations coordonnées. Le plan couvre toute la ceinture énergétique de ces pays qui produisent du pétrole ou des pays qui sont traversés par des canalisations pour le transport du pétrole et du gaz naturel. Il concerne les pays du Caucase, de la mer Caspienne, de l'Afrique et les pays Arabes de la Méditerranée, de la mer Rouge et le Golfe.

Il a été mentionné que les menaces contre le Liban et la Syrie par les Etats Unis et leurs alliés, se sont intensifiées dans la dernière période. Les participants ont condamné d'une manière véhémente ces menaces et ont exprimé leur solidarité avec les peuples de ces pays. L'agression du gouvernement israélien contre le peuple palestinien a été condamnée tout comme sa barbarie intensifiée contre la bande de Gaza et la construction d'un mur qui annexe des territoires occupés de la Bande Ouest, enfermant ainsi les Palestiniens dans un ghetto.

Les menaces du gouvernement des Etats Unis contre l'Iran et les déclarations provocatrices du régime iranien, créent le danger d'une conflagration et d'une destruction totale de la région. Une frappe militaire dirigée par les Etats Unis contre l'Iran ne sera pas seulement catastrophique pour le peuple d'Iran mais aussi pour le mouvement en faveur de la paix, du progrès et de la démocratie dans le monde entier. De telles menaces servent aussi de prétexte pour intensifier la répression des forces démocratiques et progressistes. Les participants à la Conférence soulignent que l'avenir de l'Iran doit être décidé seulement par le peuple iranien et les forces progressistes et démocratiques, non pas par "une solution alternative" imposée par des forces extérieures.

Plusieurs orateurs ont présenté des remarques sur la situation compliquée en Afrique où un antagonisme émerge entre les forces dirigeantes de l'UE (Union européenne NTD), notamment la France, et les USA. L'OTAN élabore aussi des plans pour sa présence militaire dans le continent africain, à la fois au nom de l'affrontement avec le terrorisme ou du supposé " absence d'Etats". Les Forces militaires de l'UE sont déjà présentes dans la République populaire du Congo. Les évènements au Darfour, qui résultent de la politique du gouvernement soudanais, sont utilisés comme un prétexte pour le déploiement de troupes sous les auspices à la fois des Nations Unies et de l'OTAN. Les participants expriment leur solidarité avec les populations du Darfour et soutiennent l'idée de missions de solidarité dans cette région.

En Amérique Latine, les tensions sont aussi élevées. Les attaques des Etats Unis et de l'Union Européenne contre Cuba se poursuivent. Les participants à cette conférence ont condamné énergiquement le plan "Initiative pour un Cuba libre" et ont exprimé leur solidarité avec le peuple cubain. Des intervenants ont appelé à l'intensification de la campagne pour la relaxe des cinq patriotes cubains emprisonnés aux Etats Unis pour leur combat contre les groupes terroristes à Miami.

Quelques intervenants ont fait référence aux tensions accrues dans la péninsule Coréenne. Ils ont exprimé leur solidarité avec la République Démocratique et Populaire de Corée qui fait face au blocus dirigé par les Etats Unis, à l'isolement diplomatique et à la menace d'une agression impérialiste.

Il a été noté que l'ALCA et sa version militaire du "Plan Colombia", maintenant dénommé "Initiative Régionale Andine", constitue un grand danger pour les peuples d'Amérique Latine. Une mention a été faite aussi au "Plan Peuple-Panama" qui a pour but l'exploitation des richesses naturelles de la région par les multinationales nord-américaines.

Certains intervenants, en référence à la situation des pays de l'Union Européenne, ont souligné le caractère réactionnaire, néo-libéral et militariste du "Traité constitutionnel" de l'UE, et les actions menées par les Partis et mouvements pour son rejet.

Plusieurs intervenants ont noté que, en dépit de l'agressivité accrue de l'impérialisme, la réaction contre les guerres impérialistes des larges mouvements populaires est un grand signe d'espoir. En parallèle, ainsi que mentionné, des luttes de classes importantes de la classe ouvrière, des syndicats et d'autres luttes sociales ont eu lieu dans la même période. Il a été également affirmé qu'il est nécessaire de développer une activité sur les lieux de travail et de poursuivre le soutien aux forces de la classe ouvrière et du mouvement syndical.

De nombreux intervenants ont noté qu'en dépit de leur puissance, les Etats Unis rencontrent une considérable difficulté pour imposer leurs plans. En cela la résistance significative des peuples qui défendent leur indépendance et leur souveraineté nationale en liaison avec la solidarité internationale a été une contribution critique. Il a été souligné que la victoire des forces populaires lors des récentes élections au Venezuela a eu un vaste impact.

Les participants ont exprimé leur solidarité avec le peuple iraquien et les forces populaires et progressistes qui combattent pour leur droit à déterminer leur sort librement, en mettant fin à l'occupation et en œuvrant pour des perspectives d'un changement démocratique radical.

Ils ont réitéré leur soutien pour la lutte du peuple palestinien et exprimé aussi leur solidarité avec les forces attachées à la paix d'Israël, une mention spéciale ayant cependant été effectuée pour la jeunesse israélienne qui refuse de servir dans l'armée dans les territoires occupées qui souvent aboutit à leur emprisonnement.

Les participants ont condamné la poursuite de l'occupation des territoires syrien et libanais et ont demandé le retrait inconditionnel des troupes israéliennes et le retour de tous les réfugiés, conformément aux résolutions des Nations Unies 242, 338 et 194.

Les participants ont exprimé leur solidarité et leur soutien à la lutte du peuple Chypriote, Chypriotes -Grecs et Chypriotes - Turcs, pour une solution fédérale basée sur les décisions et résolutions des Nations Unies et de son Conseil de Sécurité, pour le départ des forces d'occupation turques, pour la réunification de Chypre et de son peuple qui veut contribuer à l'établissement de la paix dans la Région Est de la Méditerranée.

Un échange d'opinions a eu lieu au sujet des mouvements anti-guerre et anti-globalisation, le rôle des communistes en leur sein, tout comme la lutte à l'intérieur de ces mouvements sur leur orientation.

Il a été noté qu'il est nécessaire de développer une solidarité politique active et un soutien parmi les Partis communiste et ouvriers, tout comme en général parmi les mouvements populaires. De nombreux intervenants ont mentionné le besoin de soutenir une série d'initiatives prise par plusieurs Partis communistes et ouvriers, Partis ou mouvements progressistes.

Les Participants ont exprimé le besoin de continuer et de multiplier des rencontres similaires des Partis communistes et ouvriers. Par exemple, ils ont mentionné les rencontres des Partis communistes d'Amérique du Sud et l'idée de la tenue de rencontres similaires à l'occasion des réunions du Sommet de l'U.E.

Le besoin de larges réunions sur des sujets d'intérêt international, régional et local ont été aussi mentionnées. Une telle rencontre est l'initiative du Parti communiste libanais sur des questions de la région.

D'importants évènements pour les campagnes et les mobilisations sont constitués par la lutte contre la constitution de l'UE et les réactions résultant des attaques contre la sécurité sociale et les acquis des travailleurs; l'accroissement de la durée du travail et leur remise en cause; la poursuite de la mobilisation contre l'OTAN cette année à Venise et durant le sommet de l'OTAN en 2005 à Nice, tout comme les luttes des jeunes particulièrement en vue du prochain Festival mondial de la jeunesse et des étudiants en Août au Venezuela.

L'idée a été avancée d'essayer d'avoir des rencontres de Partis à l'occasion d'événements internationaux importants, dans le but d'obtenir le traitement collectif de propositions pour une compréhension et une position plus unies. Une telle opportunité est offerte par l'initiative du Parti communiste du Brésil qui organise un grand événement internationaliste à Porto Alegre durant le Forum Social Mondial.

L'effet positif que l'échange d'opinions et la coopération entre les Partis communistes et ouvriers sur la coordination et l'action unie avec les larges forces anti-impérialistes, anti-monopolistes, démocratiques et patriotiques, tout comme sur le développement du mouvement contre la globalisation capitaliste, a été réaffirmé par plusieurs intervenants.

Il a été également mentionné qu’il serait utile d'élargir l'échange des vues et des idées et la discussion théorique au sujet des perspectives du socialisme dans les conditions contemporaines.

Les participants ont aussi exprimé le besoin de renforcer encore plus la solidarité internationaliste de nos partis avec des communistes et autres progressistes qui font face à la persécution, à l'emprisonnement et avec ceux dont l'activité est interdite. De plus, le besoin de solidarité a été exprimé dans l'action contre la discrimination anti-démocratique et les réglementations réactionnaires qui ciblent les droits démocratiques et les libertés.

Athènes, 10 octobre 2004

Partis participants

Parti communiste d'Albanie Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS) Parti communiste d'Australie Tribune Démocratique et Progressiste (Bahreïn) Parti communiste du Bangladesh Parti des travailleurs de Belgique Parti communiste du Brésil Nouveau Parti communiste de Grande-Bretagne Parti communiste de Bulgarie-Georges Dimitrov Parti communiste de Bulgarie Parti communiste du Canada Parti communiste de Cuba AKEL (Chypre) Parti communiste de Bohême-Moravie Parti communiste au Danemark Parti communiste du Danemark Parti communiste d'Estonie Parti communiste d'Allemagne (DKP) Parti communiste de Grèce Parti communiste unifié de Géorgie Parti communiste de l'Inde Parti Tudeh d'Iran Parti du travail d'Irlande Parti communiste d'Irlande Parti communiste d'Israël Parti des communistes Italiens Parti de la Refondation communiste (Italie) Parti communiste Iraquien Parti communiste Jordanien Parti communiste de Corée Parti Socialiste de Lettonie Parti communiste Libanais Parti communiste de Lituanie Parti communiste du Luxembourg Parti communiste de Malte Parti communiste du Mexique Parti communiste de la République de Moldavie Nouveau Parti communiste des Pays-Bas Parti communiste de Norvège Parti communiste Palestinien Parti du Peuple Palestinien Parti communiste Philippin Parti communiste de Pologne Parti communiste Portugais Parti communiste Roumain Parti de l'Alliance Socialiste Roumaine Parti communiste de la Fédération de Russie Parti des ouvriers communistes - Parti des communistes de Russie (RKRP-RPC) Parti communiste de l'Union soviétique (CPSU) Union des Partis communistes - Partis communistes de l'Union soviétique Parti communiste de Slovaquie Parti communiste d'Espagne Parti communiste des peuples d'Espagne Gauche unie d'Espagne Parti communiste du Soudan Parti communiste de Suède Les deux Parti communistes Syriens parti communiste de Turquie Union des communistes d'Ukraine Parti communiste des USA Parti communiste du Vietnam Nouveau Parti communiste de Yougoslavie

Le Parti du travail (EMEP), Turquie a participé en tant qu'observateur 

Messages et contributions écrites ont été adressées par les partis suivants

Parti communiste d'Argentine Parti communiste d'Autriche Parti des ouvriers communistes de Bosnie-Herzégovine Parti communiste du Chili Parti communiste Colombien Parti communiste de L'Equateur Parti communiste de Finlande Parti communiste de l'Inde (Marxiste) Parti communiste Kurdistan–(Iraq) Parti révolutionnaire des peuples Laos Parti populaire socialiste du Mexique Parti communiste du Népal (UML) Parti communiste de l'Afrique du Sud Parti communiste de l'Ukraine Parti communiste du Venezuela.

 

Contribution du PADS à la conférence d’Athènes (extraits)

 

L’incapacité du système capitaliste à assurer à l’échelle planétaire un développement harmonieux et en largeur des forces productives ainsi que l’amélioration des conditions d’existence de l’ensemble des peuples aggrave sa crise. Le caractère insurmontable de la contradiction fondamentale du capitalisme se manifeste en particulier par l’accentuation de l’écart entre le potentiel productif existant et les besoins sociaux. Il pousse le système capitaliste, à son stade impérialiste, à chercher des solutions à cette crise dans l’expansion hors de ses frontières, par l’accaparement des ressources naturelles des autres nations, le contrôle des flux et mouvements financiers au niveau de l’ensemble de la planète, la transformation du reste du monde en marché ou en ateliers destinés à lui fournir des marchandises à bas prix. Cette crise engendre une série de conséquences comme le démantèlement des acquis sociaux et la régression sociale à l’intérieur même des pays impérialistes, la tendance à jeter dans une concurrence régressive les peuples et les travailleurs les uns contre les autres, afin de les amener à renoncer à leurs acquis, à leurs droits non seulement sociaux mais aussi syndicaux et politiques, et à accepter des conditions de vie en recul par rapport aux décennies passées.

Il en résulte un conflit opposant à une échelle sans précédent de vastes groupements d’hommes et de femmes exploités et opprimés à une toute petite oligarchie. Le gigantesque appareil de propagande de la grande bourgeoisie monopoliste est incapable de camoufler de façon durable les causes profondes de la paupérisation des peuples et des travailleurs, causes liées à la nature socio-économique même du capitalisme. Ces causes n’ont rien à voir avec les traits psychologiques particuliers des dirigeants des pays capitalistes…

En Algérie, le mouvement et la mobilisation anti-impérialistes organisés ont connu ces dernières années un certain reflux, malgré la puissance persistante du sentiment anti-impérialiste traditionnel ancré dans les idéaux qui s’étaient cristallisés durant la guerre de libération et la première décennie qui avait suivi l’indépendance du pays. Pendant près de 20 ans une partie importante de la petite bourgeoisie urbaine et rurale avait fait jonction avec les aspirations nationales et démocratiques de la classe ouvrière, des travailleurs des villes et des campagnes. Les représentants de ces catégories sociales intermédiaires, venus au pouvoir par suite de la place qu’ils avaient occupée dans la direction du combat anti-colonial, s’étaient attaqués aux positions économiques de l’ancien colonisateur et des autres pays capitalistes en même temps qu’ils mettaient en oeuvre des mesures économiques et sociales destinées à supprimer les rapports précapitalistes désuets et à contenir théoriquement les manifestations d’un développement capitaliste. Sur le plan extérieur, ils avaient soutenu politiquement et matériellement les luttes des peuples colonisés. Ils avaient animé des actions tendant à regrouper les pays du tiers-monde, économiquement dominés, autour de la revendication d’un nouvel ordre international débarrassé de la domination des multinationales. Le mouvement anti-impérialiste algérien a été dirigé par ces forces de façon hégémonique, avec la volonté d’empêcher les communistes d’en prendre la direction…

Ces couches sociales ont balayé du pouvoir les éléments progressistes de la petite bourgeoisie et esquissé un processus de rapprochement avec les puissances impérialistes. Une partie importante de ces couches sociales s’est ouvertement alliée à l’impérialisme. Les plus réactionnaires ont encouragé le développement de l’islamisme et donné des gages à l’impérialisme en envoyant des milliers d’Algériens en Afghanistan. L’islamisme s’est d’emblée constitué comme un mouvement hostile aux idéaux progressistes et anti-impérialistes traditionnels. Il a été utilisé par les puissances impérialistes comme un moyen pour amener les classes dirigeantes à faire leur reddition complète, à abandonner toute intention de maintenir leur liberté de décision...

Contraints à la défensive, le mouvement démocratique général et le courant progressiste démocratique prolétarien, ont de fait, durant toute la décennie 1990, poursuivi la lutte anti-impérialiste en plaçant au premier plan le combat contre cet islamo fascisme que l’impérialisme a encouragé de diverses manières et parfois ouvertement jusqu’au 11 septembre 2001. Mais les coups qui ont été portés depuis 1980 aussi bien au mouvement démocratique général qu’au courant progressiste prolétarien, les ont affaiblis à un point tel que la direction de la lutte contre l’islamo fascisme a été assumée par les secteurs les plus autoritaires et anti-populaires de la bourgeoisie et de la bureaucratie rentière…Cette situation accroît dans une certaine mesure le poids des couches sociales déclassées qui forment en partie la base des mouvements islamistes intégristes. Ces derniers s’appliquent à dévoyer le sentiment anti-impérialiste spontané en l’orientant sur une voie archi-réactionnaire de confrontation en bloc avec l’Occident « mécréant ». Les communistes sont face à une lourde responsabilité. Ils doivent mener un travail politique et idéologique intense pour expliquer aux masses la nécessité de développer leur mobilisation contre les ajustements structurels imposés par le FMI et la Banque mondiale en liaison avec le renforcement de la solidarité internationale afin de contrer l’emprise impérialiste, pour faire reculer les visions rétrogrades véhiculées par les islamistes, détacher de ces derniers les jeunes trompés par leur propagande, pour redonner espoir face au découragement engendré par les pratiques antidémocratiques du pouvoir.

 

 Solidarité avec Cuba (extrait)

Les partis participants à la rencontre des Partis Communistes et Ouvriers qui s'est tenue à Athènes les 8, 9 et 10 Octobre 2004, expriment leur solidarité avec le peuple cubain et sa Révolution Socialiste, et condamnent par la même les récentes mesures adoptées à son encontre par le Gouvernement nord-américain. Par conséquent nous déclarons

1. Développer dans nos pays des campagnes de solidarité avec Cuba, contre le Blocus économique et financier, et de dénonciation contre l'escalade d'agressivité impérialiste développée par le gouvernement nord-américain…

Solidarité  avec le peuple palestinien

 

Nous, représentants des Partis communistes et ouvriers, condamnons fermement l'agression récente israélienne soutenue par les Etats Unis. Nous appelons la communauté internationale à accorder une protection internationale au peuple Palestinien et à obliger les généraux israéliens à mettre un terme à leurs actes répressifs. En même temps, nous appelons les Nations Unies, l'opinion publique internationale et les organisations internationales à intervenir pour demander qu'Israël se soumette à la quatrième condition de la convention de Genève dans les territoires occupés…

 

Solidarité avec la République de Corée

 

 

Les représentants des Partis communistes et ouvriers réunis à Athènes du 8 au 10 octobre 2004 exprime leur solidarité avec le Parti des travailleurs, le gouvernement et le peuple de la République Démocratique et Populaire de Corée dans leur lutte contre les menaces militaires et l'agressivité des impérialiste des Etats Unis et pour une réunification indépendante et pacifique du pays….

 

 

SOLIDARITE AVEC LES COMMUNISTES DE LETTONIE

 

 

 

…Les membres des Partis communistes et ouvriers de la rencontre internationale d'Athènes en Grèce réunis du 8 au 10 octobre 2004 expriment leur mécontentement contre le fait que l'activité du Parti communiste de Lettonie soit encore interdite dans ce pays.

Ils demandent que les autorités officielles de Lettonie résolvent cette grossière infraction aux droits humains dans la vie politique. Ils leur exigent l'abolition de l'interdiction de l'activité du Parti communiste de Lettonie…

Décès de Ali Zaämoum (hommage)

UN PATRIOTE NOUS A QUITTES

 

Ighil Imoula son village natal et toute l'Algérie sont endeuillés après le décès de ce patriote infatigable que fut Ali Zaämoum. C'est dans son domicile d'Ighil Imoula que fut édité l'appel du Front de Libération Nationale à l'insurrection armée, il y a cinquante ans, le l' novembre 1954. Militant du PPA et du MTLD, Ali comme son frère, le Chahid Salah, arpenta les armes à la main les maquis de la Kabylie durant la guerre de libération jusqu'à son arrestation par l'armée colonialiste française.  Emprisonné, il poursuit le combat aux côtés de ses frères détenus avec une fermeté exemplaire.  Il connut des communistes dans les maquis puis dans les prisons avec lesquels il se lia d'amitié.  Dans son ouvrage " mémoires d'un combattant" publié plusieurs années avant sa mort il évoque comment après avoir côtoyé les communistes, ses préjugés à leur égard disparurent. Il fut l'ami intime de l'écrivain Kateb Yacine.

Au lendemain de l'indépendance, alors qu'il a une responsabilité importante au sein du Ministère du travail, il crée l'Action culturelle des travailleurs dont il confie la direction à Kateb. Quand il quitte le Ministère du travail et se retire dans son village d'Ighil Imoula, ses relations avec Kateb Yacine se poursuivent. Dans son ouvrage consacré à cet écrivain et à son ami le peintre Issiakhem, Benamar Mediene ne manque pas d'évoquer les échanges de réflexions entre ces trois personnalités qu'une grande amitié liait.

 

Ali Zaämoum nous a quittés certainement avec le regret de laisser son pays et son peuple malmenés par une politique qui met en cause leur souveraineté, leur indépendance et leur avenir économique et social.  Mais il est parti certainement le coeur rempli d'espoir que les luttes qu'il a menées se prolongeront aujourd'hui pour aboutir à un changement dans le sens positif des conditions de vie de notre peuple.

 

GALVEZ et MANARANCHE

DEUX MILITANTS DU PCA

SONT DECEDES (hommage)

 

 

Deux militants, anciens membres du Parti communiste Algérien sont décédés ces dernières semaines.

Le premier, notre camarade Emmanuel Galvez qui vivait à Marseille depuis 1969, est décédé le 30 septembre 2004 à l'âge de 84 ans. Natif d'Oran, il milita dés son jeune âge dans les rangs des "Jeunesses communistes d'Algérie", de 1"'Union de la Jeunesse Démocratique Algérienne" et du Parti communiste Algérien.

Galvez fut une première fois l'objet de la répression coloniale dans les années 1940. Arrêté et incarcéré à cette époque à la prison militaire d'Alger il fut parmi les 61 communistes algériens condamnés par le tribunal militaire français à des peines de mort ou d'emprisonnement.

Au début de la guerre de libération nationale, il fait partie des premiers  groupes armés organisés par le PCA au sein des "Combattants de la libération nationale". Arrêté par la DST, organisme policier français, en 1956 pour son activité anticolonialiste en même temps qu'une quarantaine de militants communistes il sera jugé et condamné à 15 années de prison.

Quand il arrive en France en 1969, il sera employé au quotidien démocratique français "La Marseillaise" jusqu' à son départ à la retraite.

Le second, notre camarade Robert Manaranche est décédé le premier novembre 2004 à Villejuif, à l'âge de 83 ans, Il adhéra au Parti Communiste Algérien au lendemain de la seconde guerre mondiale. Militant parmi les intellectuels il participa à la publication en 1947 de la revue politique, idéologique et culturelle "Progrès". Il fut également membre de la commission économique de la Coordination des syndicats Algériens (CGT). Au cours de la guerre de libération nationale, il est arrêté en pleine bataille d'Alger (janvier - février 1957). Pendant trois mois on est sans nouvelles de lui. Il sera transféré ensuite au camp de Lodi où il est interné avec de nombreux autres communistes algériens. Il n'en sera libéré qu'en 1961 mais sera expulsé en France par l'administration coloniale. Pendant son internement, il sera très actif pour organiser au camp de Lodi l'éducation des militants internés et leur activité culturelle. Ce travail d'éducation des militants visait à donner des cadres à notre pays. L'éducation qui était donnée au camp portait sur toutes les disciplines scientifiques (Mathématiques- Histoire- géographie - langues -économie etc), Cette éducation comprenait aussi la formation idéologique. Tous les camarades internés au camp de Lodi se souviennent tous du rôle joué par Robert Manaranche pour enrichir leurs connaissances.

Après l'indépendance, il resta en France sans pourtant couper avec son pays d'origine l'Algérie. Il sera un militant de l'Association des Combattants de la cause Anticolonialiste que préside Henri Alleg.

Aux familles des camarades Galvez et Manaranche le "Lien" et le "PADS", Parti des communistes algériens, présentent ses condoléances en les assurant de sa solidarité.