LIEN 100      Date 12 janvier 2009

 

EDITO

 

CONTRE LES ATTEINTES A TOUTES LES LIBERTES MOBILISONS TOUTES LES FORCES PROGRESSISTES ET DEMOCRATIQUES CONTRE LE POUVOIR DE LA BOURGEOISIE COMPRADORE

Jour après jour les couches dirigeantes aggravent leur politique antipopulaire dans tous les domaines.

Malgré l’aggravation de la crise du capitalisme international et ses conséquences désastreuses sur nos finances publiques, avec un pétrole à 40 dollars, le gouvernement réaffirme quotidiennement qu’il ne changera pas ses orientations et que tout va bien. Alors que notre agriculture est sinistrée, et nous ne sommes plus les seuls à le  constater, le gouvernement Ouyahia continue de ne rien prévoir de sérieux pour créer les conditions d’une relance de la production nationale. Au contraire la loi de finances 2009 a prévu  d’augmenter les importations pour nourrir la population. Au plan industriel le pouvoir de la Bourgeoisie compradore refuse toujours de donner les moyens aux entreprises, notamment publiques, pour leur permettre de résister aux multinationales, qui sont invitées elles à continuer à percevoir des sommes considérables pour terminer des projets d’infrastructures pas toujours prioritaires. Par ailleurs le gouvernement continue sa politique de privatisations et vient d’accorder la gestion du port d’Alger à une société émiratie malgré le refus de tous les dockers et au mépris de l’intérêt national. Ce pouvoir  n’exclut toujours pas de privatiser les banques et  seule la crise financière internationale l’a empêché jusqu’à présent de passer aux actes. Contrairement aux déclarations démagogiques d’Ouyahia ou de Bouteflika, parfois contradictoires, sur les conséquences de la crise du capitalisme sur notre économie, cette crise et les orientations du pouvoir peuvent aboutir à une aggravation sans précédent de tous les services publics, à une augmentation considérable du chômage déjà insupportable, à une misère encore plus grande pour une grande majorité de notre peuple et …à une dépendance plus grande vis à vie des grandes puissances capitalistes. Le pouvoir :

Pour maintenir en l’aggravant une telle politique, le pouvoir de la bourgeoisie compradore n’a pas hésité à faire réviser la constitution d’une manière expéditive et illégale par des « élus » qui ne représentent qu’eux-mêmes.

Face à une politique de plus en plus antipopulaire et antinationale la lutte, et la lutte seule, des travailleurs, des paysans laborieux, des jeunes, des cadres honnêtes, des femmes et des intellectuels  progressistes et patriotes est à même de créer les conditions d’une véritable alternative progressiste.

En exigeant avec force l’abolition de toutes les lois antidémocratiques, le droit de s’exprimer, s’organiser démocratiquement et librement dans leurs syndicats, leurs partis ou leurs organisations diverses toutes ces forces hâteront l’avènement de ces conditions. Dans ces luttes salutaires la classe ouvrière a un rôle décisif à jouer dans le rassemblement de toutes les couches sociales intéressées au changement. En renforçant ses organisations de classe elle pourra assumer ce rôle dans l’intérêt de toutes les victimes d’un pouvoir qui refuse de tenir compte de toutes les aspirations de la majorité de notre peuple.   

 

 

 

 

Les fonctionnaires luttent pour leurs revendications (nation)

 

L’année 2008 a été marquée par plusieurs luttes  des fonctionnaires. Des grèves cycliques, des journées de protestation, des arrêts de travail et des grèves de la faim ont été observées par des centaines de travailleurs, revendiquant tout simplement l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle ou alors leur réintégration à leur poste de travail.

Dans ce contexte, douze syndicats autonomes agréés et représentant les secteurs de la santé, de l’éducation de l’enseignement supérieur et de l’administration ont décidé de créer une coordination et une intersyndicale.

Tous les représentants des syndicats réunis autour de ces deux structures rejettent en bloc le statut général de la Fonction publique et craignent de voir le dossier relatif au régime indemnitaire prendre la même trajectoire que celui des statuts. « Les propositions émanant des syndicats n’ont pas été prises en considération dans notre statut rendu public. Ce que nous ne comprenons pas c’est pourquoi doit-on attendre 2009 pour que l’on se penche sur l’élaboration du régime indemnitaire qui est spécifique à chaque corps », déclarent les syndicats, persuadés que c’est là une énième fuite en avant de la part du pouvoir, qui reste indifférent à ces problèmes. Notons que l’ensemble des corps revendiquent la révision de la grille des salaires et du point indiciaire en rapport avec l’inflation galopante, le respect et la reconnaissance des syndicats autonomes par le gouvernement comme partenaire social à part entière, l’ouverture immédiate des négociations sur le régime indemnitaire et un statut digne pour les fonctionnaires.

Dans la dernière période les travailleurs de la fonction publique ont mené plusieurs luttes et réitèrent leur détermination à arracher leurs revendications. Devant la scandaleuse attitude de la Direction centrale de l’UGTA les fonctionnaires  ont besoin de la solidarité des autres salariés et des progressistes de notre pays. Voici dans ce numéro nos informations sur les luttes des fonctionnaires  et d’autres travailleurs durant les mois de novembre et décembre 2008


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Luttes des travailleurs (nation)

 

Fonction publique :

 

Après  le succès de la  grève de 3 jours (10,11 et 12 novembre)  et le mutisme du pouvoir les syndicalistes ont déclaré  « Les fonctionnaires sont à bout de nerfs. Ils en ont ras-le-bol de cette situation et demandent tous une action d’envergure leur permettant de mettre fin à leur calvaire et de vivre dignement. Nous touchons un salaire de misère nous n’avons donc rien à perdre ».

La Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, compte faire parler encore une fois la rue. Certains syndicalistes veulent aller vers une grève cyclique à raison d’une semaine par mois. Une proposition parmi d’autres, que discuteront les membres de la coordination. (13 /11)

 

 L’Intersyndicale autonome de la Fonction publique (IAFP) opte, comme d’autres entités syndicales, pour l’action.

 

Les responsables de  L’Intersyndicale autonome de la Fonction publique (IAFP) déclarent que « Les militants syndicaux veulent passer à un niveau supérieur. Certains d’entre eux insistent pour qu’on aille vers une grève illimitée. D’autres suggèrent la radicalisation du mouvement de contestation ».

 « La question des salaires ne relève plus d’un ministère. C’est la responsabilité du gouvernement », explique Idir Achour, chargé de la communication au sein du CLA. Pour amener tout un gouvernement à écouter leurs revendications, les membres de l’IAFP tablent sur l’unité de leurs rangs. « Notre seule arme est de renforcer notre solidarité syndicale. Nous ne voulons pas de batailles entre syndicats », soutient le représentant du CLA.

 Parmi les points relevés dans la plate-forme de revendications, il y a la revalorisation des salaires, l’abrogation de l’article 87 bis, la révision à la hausse du point indiciaire et son indexation sur un pouvoir d’achat viable.

 Smaïl Hadji, secrétaire général du syndicat des professeurs en paramédical (SNPEPM), dénonce la politique du deux poids, deux mesures. « Pourquoi l’austérité s’applique-t-elle uniquement aux simples fonctionnaires ? Qu’ils commencent d’abord à l’appliquer sur eux », note-t-il (18/11)

 

SANTE PUBLIQUE

 

Cinq syndicats de la santé publique, membres de la coordination ont confirmé le maintien de leur mot d'ordre de grève qu'ils ont lancé, il y a quelques jours. Dans une conférence de presse animée, hier à Alger, les responsable du SNAPSY (psychologues), SNMASM (maîtres assistants), SNPSP (praticiens), SNPDSM (docents) et SNPSSP (spécialistes) préviennent que la grève prévue pour les 13, 14, 15, 16 et 17 décembre «est une grève d'ordre socio-professionnel». Pour les animateurs de cette conférence, le point essentiel de leurs revendications demeure l'ouverture d'un dialogue entre les syndicats et le gouvernement qui doit  reconnaître leur représentativité. Selon les représentants syndicaux, les personnels de la santé «perçoivent des salaires de misère». (11/12)

Les blouses blanches sont revenues à la charge, en entamant une grève nationale de cinq jours, avec la «ferme résolution» de ne pas céder sur aucune de leurs revendications socioprofessionnelles.

 Pour les syndicalistes, la contestation a atteint désormais la phase de non retour, et à moins que les pouvoirs publics interviennent pour satisfaire les revendications socioprofessionnelles, le mouvement devra se durcir dans les prochaines semaines.
 
Le point essentiel des revendications des grévistes demeure l'ouverture d'un dialogue entre les syndicats autonomes et le gouvernement qui doit leur reconnaître la qualité de partenaire social à part entière. (14/12)

Santé: L'intersyndicale rejette les pressions

L'intersyndicale de la Santé publique, regroupant cinq syndicats autonomes (SNAPSY, SNPDSM, SNMASM, SNPSP et SNPSSP), a réitéré dans une déclaration du 25 décembre sa « détermination sans faille à faire aboutir toutes les revendications légitimes du personnel de la Santé et cela malgré les menaces et les intimidations ». Cette prise de position de l'intersyndicale de la Santé publique intervient après la décision du ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, de sanctionner les médecins grévistes pour « faute professionnelle grave ». (quo du 25/12)

 

Sciences médicales: Les enseignants en grève illimitée à compter du 3 janvier

L'option d'un durcissement des actions de protestation annoncée par les syndicats de la santé publique vient de se confirmer. Une grève illimitée a été décidée par les hospitalo-universitaires à partir du 3 janvier prochain, juste après la rentrée des vacances d'hiver. Une grève qui devra complètement paralyser l'enseignement médical aussi bien dans son volet pédagogique que pour la tenue des examens. Ce mouvement concernera deux syndicats de l'enseignement médical, à savoir le syndicat national des maîtres assistants (SNMASM) et le syndicat national des docents et professeurs en sciences médicales (SNDPSM). La coordination de la santé publique, qui regroupe en tout cinq formations syndicales dont les deux précitées, devra, pour sa part, se réunir dans une semaine pour fixer une date, en vue de reconduire le mouvement de grève observé la semaine écoulée». (18/12)

 

 

Enseignants : Le CNAPEST en grève à partir du 10 janvier 2009

 

L’année 2009 sera inaugurée par des mouvements de contestation. Le CNAPEST vient en effet d’annoncer sa décision d’observer une semaine de grève à partir du 10 janvier de l’année prochaine. Cela au moment où l’intersyndicale autonome de la Fonction publique, dont il est membre, se prépare pour des actions futures qui seront décidées lors d’une réunion prévue pour le 28 décembre .

. Le CNAPEST affiche une détermination sans faille à poursuivre son combat jusqu’à l’aboutissement de toutes les revendications des enseignants de l’éducation nationale. D’autres syndicats, à l’image de ceux de la santé, envisagent de nouvelles actions de protestation dans les semaines prochaines.

 

15 enseignants devant le tribunal correctionnel de Ziadia

 Ces enseignants , affiliés au CNAPEST sont appelés à  comparaître  sous les chefs d'inculpation «d'attroupement illégal, refus d'obtempérer aux ordres des agents de sécurité » parce que leur syndicat avait organisé un rassemblement devant la direction de l'Education de la wilaya de Constantine en juillet dernier.
(17/12)

 

ORAN : Les communaux protestent

 

Les 127 membres du Conseil syndical de la commune d’Oran ont observé hier un mouvement de protestation qui a eu pour cadre la cour du siège l’hôtel de ville.

Ce mouvement de protestation des travailleurs de la commune a été décidé la semaine dernière à la suite du refus de l’inspection de la wilaya de la Fonction publique de se prononcer sur les revendications qui ont été soumises depuis 2003. Il s’agit essentiellement du plan de gestion des travailleurs communaux qui fixe leur carrière en matière de recrutement et de promotion. Selon des syndicalistes, la goutte qui a fait déborder le vase a trait au licenciement, sans aucune explication, de 214 vacataires qui attendaient leur régularisation depuis cinq ans. 17/11

 

 

Blida: Des travailleurs algériens d'une entreprise turque en grève

 

Quelque 170 travailleurs algériens de l'entreprise turque «ATAC -Construction et Industrie- sont entrés en grève depuis quatre jours pour protester contre le non-paiement de leurs salaires, depuis plus de 4 mois. L'entreprise turque est détentrice du marché de construction des 750 logements sociaux de Sidi El-Madani, dans la commune de la Chiffa et se trouve confrontée à des difficultés financières depuis le mois de juillet. Les employés affirment que des promesses leur ont été faites pour qu'ils soient payés avant l'Aïd, mais ils n'ont rien vu venir jusqu'à maintenant et qu'ils n'ont que ce moyen -la grève- pour faire entendre leurs voix. Le statu quo reste, donc, jusqu'à satisfaction des revendications des employés. (4/12)

Dans une autre  entreprise turque chargée de la réalisation d'un programme de 1.600 logements à Bir El-Djir, à Oran-est, les travailleurs réclament aussi leurs salaires. (6/12)

 

ORAN : Grève à GECO

 

Près de 200 travailleurs de l'entreprise de travaux en bâtiment GECO se sont rassemblés le 27 décembre  devant l'entrée du siège de la société, sis à la zone industrielle Palma, revendiquant essentiellement «des éclaircissements sur leur situation professionnelle». Ces travailleurs, qui n'ont pas reçu leurs salaires depuis quatre  mois, ont lancé  « un arrêt illimité de travail sur les chantiers ». (27/12)

 

 

 

Le mot de Bouzellouf (natio)

 

On m’a reproché de mal orthographier mon nom. C’est tout à fait possible. Mais, selon les régions il se prononce de façon différente. Du moins je le suppose, peut-être à tort. Mais, revenons à des choses plus sérieuses.

Notre pays regorge de braves types, de types d’une grande gentillesse. Ainsi, après avoir généreusement accordé de substantiels revenus mérités pour leur inlassables travail aux députés et autres sénateurs, les voilà, tous ces braves élus qui, sous la houlette du serviteur de sa majesté le « Petit roi » (je ne pense pas au monarque du Maroc) prévoient une révision, en hausse bien sûr ! Des primes qui sont attribuées aux présidents d’APC. « Cela les prémunira de la tentation de la corruption », a précisé le président du Conseil des ministres ou encore appelé Premier ministre

Comme c’est un homme politique sérieux, bien de sa personne, il a encore ajouté sans rire : « la corruption est interdite par la loi » Ah, bon, première nouvelle !

Cet individu prend les citoyens pour de fieffés bourriquots. Car si la loi devait être appliquée ni lui ni son monarque ne seraient en fonction : ils seraient en prison pour une foule de chefs d’inculpations qu’il serait pénible d’énumérer, à commencer par la dilapidation des biens publics.

Comme nous n’avons pas l’indélicatesse de mettre tout le monde dans le même couffin, de nos lignes sont écartés les président de certaines petites APC remarquables pour leurs efforts et leur honnêteté.





SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

 

MASSIVE RIPOSTE POPULAIRE DANS LE MONDE  A  L’AGRESSION A GAZA

DES SANCTIONS PENALES DES DIRIGEANTS ISRAELIENS

L’INSTAURATION IMMEDIATE DE L’ETAT PALESTINIEN SOUVERAIN ET INDEPENDANT DANS SES FRONTIERES DE 1967 AVEC JERUSALEM-EST POUR CAPITALE

 

Dès les premières heures de l’agression contre la population de Gaza de nombreuses manifestations ont eu lieu dans le monde entier. Dans de nombreuses capitales du Moyen Orient  des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer les crimes israéliens, la responsabilité dans le massacre des gouvernements impérialistes  et condamner le silence et la complicité de la majorité des dirigeants arabes. Dans les capitales occidentales on a noté aussi plusieurs rassemblements de protestation. A Paris le 30 décembre plus de 5000personnes se sont dirigées vers le ministère des affaires étrangères français pour exiger l’arrêt des frappes israéliennes.

Les 3 et 4 janvier les manifestations dans toutes les grandes villes du monde ont pris une grande ampleur.

Sana, Damas, Bagdad , Beyrouth, Paris, Casablanca, Istanbul, Londres, Madrid, Rome, Copenhague… 

Partout les manifestants ont crié leur colère et exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien.

L'Union Juive Française pour la Paix condamne les crimes d’Israël et déclare le 3janvier « Dans le monde entier, des manifestations d'une ampleur rare ont eu lieu contre l'attaque israélienne, notamment aujourd'hui. Aussi bien dans les pays arabes qu'aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, ou même à Tel-Aviv. Dans toutes les villes de France, des manifestations gigantesques ont mobilisé des forces nouvelles qui s'engagent contre cette barbarie. L'Union Juive Française pour la Paix s'honore d'avoir participé à ces manifestations. Elle dénonce la tentative du CRIF d'enrôler tous les Juifs de France derrière la politique criminelle de l'Etat d'Israël. Il y a urgence, il faut continuer la mobilisation et les manifestations ».
Alger est l’une des rares capitales où le pouvoir empêche les citoyens de crier leur indignation face à la barbarie. Le prétexte de l’interdiction de toute manifestation soit disant en raison de « l’Etat d’urgence » permet en réalité à nos gouvernants d’éviter de gêner les puissances impérialistes, qui ne manqueront pas de se féliciter discrètement ou publiquement de l’attitude de notre gouvernement.

Après l’invasion terrestre de Gaza il est clair que devant l’attitude de toutes les puissances impérialistes le peuple palestinien ne peut compter que sur son courage et sur le soutien de toutes les forces progressistes et démocratiques dans le monde pour paralyser le bras des agresseurs sionistes et arracher ses droits nationaux légitimes et la création de son Etat avec Jérusalem-est pour capitale.

 

 

 

 

Notre Parti a condamné fermement l’agression et appelé ses militants, sympathisants et tous les Algériens à participer activement aux manifestations populaires partout où elles ont lieu.

 

 Nous publions ci-dessous pour nos lecteurs de brefs  extraits des 2 déclarations du PADS distribués par nos militants en Algérie et dans l’Emigration.

 

INTENSIFIONS LA SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

(Extraits de la déclaration du PADS du 9 janvier)

                                                

 « … Au 14 ème jour de l’agression les combattants palestiniens toutes tendances confondues, nationalistes, communistes ou islamistes résistent toujours courageusement à Gaza.  La responsabilité des USA et de l’Union Européenne est écrasante. Ces puissances impérialistes qui n’envisagent comme d’habitude aucune sanction contre l’agresseur n’imposent même pas à Israël un arrêt immédiat des bombardements…

Cette agression comme les précédentes a pour objectif central la liquidation de la question palestinienne y compris en offrant Gaza à l’Egypte et les morceaux de la Cisjordanie non colonisés à la Jordanie. De leurs côtés nombre de dirigeants arabes se contentent d’envoyer des marchandises, via l’Egypte  aux populations de Gaza. Ils refusent malgré les appels de leurs peuples à envisager l’utilisation des moyens considérables dont ils disposent (l’arme du pétrole, remise en cause des marchés avec leurs multinationales ou  la rupture des relations diplomatiques avec Israël pour certains d’entre eux) Dans notre pays les autorités refusent toujours  à notre peuple d’exprimer son indignation. Le Président de la république n’a même pas fait une quelconque déclaration de soutien aux Palestiniens… »

 

 

AVEC LE SOUTIEN DES PUISSANCES IMPERIALISTES ISRAËL MASSACRE LES PALESTINIENS

(Extraits de la déclaration du PADS du 29 décembre)

 

« …Une telle opération préméditée et réalisée avec l’accord des USA et le silence complice des puissances européennes, toujours promptes à répéter qu’elles tiennent à garantir «la sécurité d’Israël », chaque fois qu’il déclenche une agression barbare, signifie que les dirigeants sionistes sont décidés à tout pour mettre à genoux le peuple palestinien martyr et à refuser clairement toute solution politique qui permettrait enfin la reconnaissance des droits nationaux de ce peuple et la création de son Etat national avec Jérusalem-est pour capitale conformément aux résolutions des Nations Unies…

… Le Président égyptien et la majorité des dirigeants arabes ne viendront pas au secours des Palestiniens. Dirigés par des féodaux et une bourgeoisie avide d’exploiter toujours plus leurs propres peuples, ces dirigeants ont toujours cherché à normaliser leurs relations avec Israël aux détriment du peuple palestinien.

Les dirigeants algériens n’échappent pas à cette règle. Nos gouvernants n’acceptent même pas de laisser notre peuple exprimer son indignation dans des manifestations populaires. Soucieux d’éviter tout ce qui peut gêner l’impérialisme américain ou ses complices ils laissent le soin à quelques responsables de faire des déclarations verbales et mensongères mais ne convoquent même pas l’ambassadeur des USA, véritable responsable de l’agression.

Le peuple palestinien a besoin d’une véritable solidarité de la part de toute l’opinion progressiste et patriotique arabe. Il a besoin aussi de toute l’opinion progressiste mondiale. Ce peuple courageux aspire à s’unir.

 Il n’a besoin ni de l’occupation ni de l’esprit capitulard de certains de ses dirigeants ni du  sectarisme intégriste diviseur de Hamas. Aidons-le à réaliser ses aspirations »

REACTIONS ET CONDAMNATIONS DES AUTRES PARTIS COMMUNISTES

 

·   APPEL DE SOLIDARITÉ DES PARTIS COMMUNISTES DU MONDE

 

Plusieurs partis dont le PADS ont signé l’appel que nous reproduisons pour nos lecteurs « Nous, Partis communistes et ouvriers du monde entier, condamnons fermement les attaques aériennes  criminelles répétées de la Force aériennes israélienne sur Gaza qui a causé plus de 340 tués chez les Palestiniens. Par ces attaques brutales et les autres crimes des forces armées, le gouvernement d'Israël tente d'obtenir ce qui est impossible en imposant  le mur, le siège et le blocus: briser la résistance du peuple Palestinien.

 

La politique de génocide et du terrorisme d'état du gouvernement israélien, soutenue et endossée par les forces puissances impérialistes aux USA et de l'UE et acceptée par certains gouvernements arabes réactionnaires est une nouvelle provocation contre les peuples et le mouvement mondial de solidarité.

 

Nous appelons les travailleurs, les femmes, les jeunes et les autres secteurs, toutes les forces anti impérialistes et communistes éprises de paix à la mobilisation contre les attaques criminelles et la politique criminelle du gouvernement israélien,  à demander l'arrêt immédiat et des sanctions contre Israël.

 

Nos Partis expriment leur ferme solidarité avec la résistance contre les agressions, avec le les forces anti impérialistes et communistes en Palestine et Israël, avec tous ceux qui luttent pour l'établissement d'un Etat Palestinien indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem pour sa capital, pour une Palestine libre et indépendante ».

 

Le Groupe de Travail de la rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers. (Le 30 décembre 2008)

 

 

« Le Parti communiste d'Israël et Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité) condamnent l'attaque meurtrière par l'armée de l'air israélienne contre la bande de Gaza qui s'est soldée par la mort de 300 Palestiniens. Le PCI appelle les partis communistes et ouvriers, et les mouvements sociaux du monde entier à se mobiliser contre ces crimes contre l'humanité commis par Israël. Il demande que la communauté internationale prenne des sanctions contre Israël, et inculpe Tzipi Livni, Ehud Barak et les autres responsables politiques et militaires israéliens pour ces crimes de guerre flagrants, commis dans le cadre du processus électoral en Israël… »

 

 

GRÈCE : Les travailleurs et la jeunesse luttent contre l’ultra libéralisme.(intern)

 

Depuis des semaines et suite à l’assassinat d’un garçon, âgé de 15 ans, par la police les jeunes, les travailleurs et de larges fractions de la population ne cessent de lutter pour exiger la fin de la répression et des mesures antidémocratiques et l’arrêt d’une politique antipopulaire qui porte atteinte à tous les droits sociaux et menace l’avenir de tout le peuple grec. Les grèves et les manifestations se succèdent à Athènes et dans de nombreuses villes du pays. Les étudiants, leurs professeurs, les travailleurs avec leurs syndicats, les organisations de masse, des centaines de milliers de grecs ont condamné à plusieurs reprises la répression et exigent des solutions réelles à leurs problèmes. Dès le premier jour le parti communiste (KKE) et la jeunesse communiste (KNE) ont multiplié les appels à la protestation et ont agi pour orienter les luttes et isoler les manipulateurs qui ont tenté de dévoyer cet important de masse, dont le développement est suivi bien souvent avec inquiétude dans les capitales européennes dans la mesure où la même politique est mise en œuvre dans tous les pays de l’Union européenne.

Ce mouvement de masse n’a rien à voir avec des provocations et des  émeutes utilisées par le gouvernement comme un justificatif pour maintenir des mesures et attitudes antidémocratiques et répressives. 

Le 10 décembre une  grève générale pour les pensions, les salaires, contre les licenciements, pour le droit à l'éducation, à la santé a donné tout son sens aux événements que vivent les travailleurs et les masses laborieuses de Grèce. Pour le Parti communiste de Grèce KKE «  la tâche la plus urgente est l'élévation de l'action de masse organisée du mouvement ouvrier et populaire ». Les communistes et les progressistes algériens réaffirment leur solidarité avec la

la jeunesse et les travailleurs de Grèce.  Nous publions ci-dessous des extraits du communiqué du comité central du KKE qui s’est réuni le 9 décembre pour donner son opinion sur les évènements.

 

Communiqué du Comité Central du Parti Communiste de Grèce (extraits)

« Le Comité Central du Parti Communiste de Grèce (CC du KKE) s’est réuni le mardi 9 décembre et a discuté de la situation politique du pays à l’occasion des évolutions des derniers jours, les luttes massives des travailleurs et de la jeunesse, qui ont manifesté leur protestation contre l’assassinat de l’élève de 15 ans, leur indignation pour les problèmes populaires aigus. Le CC du KKE est arrivé aux conclusions suivantes :

1.                  Le CC du KKE salue les jeunes hommes et femmes, élèves, étudiants, travailleurs, qui dès le premier moment et jusqu’à ce jour ont réagi avec des mobilisations de masse et de la protestation à l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos. Ils ont révélé les raisons politiques intemporelles qui ont armé la main de l’assassin, les responsabilités précises du parti de la Nouvelle Démocratie. Les mobilisations avaient aussi comme support les problèmes populaires aigus, l’autoritarisme, la répression d’état, l’indignation de la jeunesse, l’angoisse et l’incertitude pour l’avenir. Le CC du KKE adresse un appel combattif de continuation et intensification des luttes du peuple et  de la jeunesse qui sont en effervescence tous ces derniers mois et qui doivent s’échelonner afin de repousser la nouvelle attaque en raison de la crise économique et de l’autoritarisme d’état qui s’intensifie… 

2.                  L’assassinat de sang-froid de l’élève de 15 ans Alexandros Grigoropoulos le soir du samedi 6 décembre, par des gardes spéciaux des forces de répression d’état, était une « chronique de mort annoncée » par la répression et violence d’état, par une politique qui voit comme ennemis le peuple et la jeunesse qui revendiquent, qui luttent, qui contestent le pouvoir de la ploutocratie du pays et ses partis politiques…

3.                  Énormes sont, jusqu’à ce jour,  les responsabilités de tous les gouvernements du pays jusqu’à ce jour, de la Nouvelle Démocratie et du PASOK. Ils ont promulgué  et appliqué les lois qu’eux-mêmes ont à tour de rôle voté au parlement. Les lois « anti »-terroristes, le traité de Prüm (Schengen III), les lois pour l’usage des armes par les policiers qui facilite leur usage abusif, l’élargissement  des pouvoirs des services secrets, la création de systèmes de surveillance, l’implication progressive des Forces Armées dans des questions d’ordre intérieur…

 

4.                  La violence aveugle des casseurs encagoulés dont nous devenons témoins surtout à travers des chaînes de télévision, tend d’être utilisée par l’état bourgeois, le gouvernement de la Nouvelle Démocratie, afin de bloquer la vague de contestation et intervention populaire qui se développe. La sauvegarde des luttes est l’affaire du mouvement populaire organisé et non pas de la police, des forces de répression. Avec  la contribution du KKE et des forces de classe, les luttes, le mouvement peuvent être sauvegardées par eux-mêmes et faire face tant à l’état de répression qu’aux casseurs encagoulés qui sont les alliés et le bras droit de tous ceux qui veulent voir le peuple résilié et terrorisé. Leur noyau s’est formé au sein de l’état, de source interne et externe au pays, sous le PASOK et la Nouvelle Démocratie. Comme il s’agit souvent dans des cas similaires ceux-ci peuvent échapper également au contrôle des leurs inspirateurs d’origine.

 

5.                  Sont également responsables ceux qui donnent des « lettres d’expiation » à la violence aveugle des casseurs encagoulés, en essayant de les identifier avec des actions spontanées des élèves indignés. Ceux qui caressent les oreilles des casseurs comme le parti SYRIZA et un groupe d’alliés qui lui font la propagande via les médias, ont une responsabilité politique lourde. 

6.                  Le CC du KKE salue la réponse de dizaines de milliers de manifestants, travailleurs et jeunes  à son invitation de participer à la manifestation qu’il a organisé en partenariat avec la Jeunesse Communiste de Grèce (KNE) hier, lundi 8 décembre. Il a été évident qu’il existe un plan d’implication du KKE dans une confrontation avec les casseurs d’un côté et les forces de répression de l’autre. Le KKE n’a pas été pris dans le piège, il a organisé un grand rassemblement et une manifestation dans les rues d’Athènes, ainsi que dans des dizaines de villes du pays qui ont été couronnés de succès avec un dynamisme inédit. Des manifestations qui sont arrivées à leur destination d’origine sans un seul blessé. Aujourd’hui, le besoin est pressant de faire entrer en action tous ceux qui jusqu’à ce jour n’avaient pas fait le pas ou ceux qui se sont démobilisés par le passé.

 

Qu’une préparation complète se développe devant la probabilité d’élections anticipées, pour qu’un grand coup soit donné aux partis du bipartisme, que le KKE en sorte renforcé. Le KKE est le facteur décisif du développement de la lutte de classe, du Front sociopolitique, dans la lutte pour des acquis, dans la voie de la rupture et du renversement de situation. La Nouvelle Démocratie et le PASOK doivent recevoir une leçon significative aux prochaines élections…

 

 

- AVEC LE  KKE  NOUS ORGANISONS LA CONTRE-ATTAQUE DU PEUPLE ET DE LA JEUNESSE POUR UNE GRANDE ALLIANCE POPULAIRE SEUL ESPOIR ET GARANTIE POUR UN VRAI POUVOIR POPULAIRE »  

 

Bolivie :  Troisième pays latino-américain sans analphabétisme (intern)

LE président bolivien Evo Morales, a annoncé à Cochabamba, la Bolivie troisième pays sans analphabétisme en Amérique latine.

« L’élimination de ce fléau constitue une victoire sur le colonialisme, qui a toujours refusé d’assumer cet engagement social », a déclaré le président.

« Les colonialistes, aussi bien ici qu’à l’étranger, n’ont jamais eu l’intention de mettre fin à l’illettrisme », a-t-il déclaré. La Bolivie rejoint ainsi Cuba, déclarée pays sans analphabétisme en 1961 et le Venezuela (en 2005).

Evidemment, en Algérie, dont les dirigeants sont les champions de la démagogie, on n’a pas de chiffres très précis sur le taux d’analphabétisme, comme si ce fléau avait totalement disparu après que nous ayons arraché l’indépendance. Cela fait 46 ans ! Où en est-on en vérité aujourd’hui ?

 

Cuba (intern)

Le socialisme une utopie ?

Non une réalité de cinquante ans !

Lors du renversement du socialisme en URSS et dans les pays de l’Est par une bande d’opportunistes, un « éminent » stratège US, Francis Fukuyama, avait prédit la fin de l’histoire, de la lutte de classes, c’est-à-dire du marxisme, du socialisme, et du communisme. C’était  aller un peu vite en besogne !

La preuve est que Cuba est toujours debout, plus résistante que jamais malgré le criminel embargo infligé par son puissant voisin, les catastrophes naturelles qu’elle a subies et auxquelles elle a su trouver des réponses adéquates pour épargner la vie de milliers de ses citoyens. Contrairement à Haïti, à la République dominicaine et à d’autres pays des caraïbes où règnent avec la bénédiction de l’impérialisme des bourgeoisies réactionnaires et même des Etats-Unis qui ont peu fait pour leurs populations. Cuba a su et a pu s’organiser.

 

Le cinquantième anniversaire de la révolution cubaine marque de nombreuses résistances et autant de victoires. Quel autre pays sous-développé et régi par le capitalisme peut s’en vanter ? Que de chemin parcouru pour un pays sous développé, et presque sans ressources naturelles, en à peine un demi-siècle et cela malgré tous les obstacles, les crimes et les sabotages qui lui ont été opposés.
Cuba est un pays socialiste. Le socialisme c'est la propriété 
sociale des grands moyens de production. La socialisation de ces 
grands moyens a permis à ce pays de vaincre la faim (il n'y a pas de 
gens qui meurent de faim à Cuba comme c'est le cas en Haïti pays des 
Caraïbes ou Saint-Domingue etc)
les maladies parce que  l'Etat consacre à la santé des crédits 
importants, l'ignorance et l'analphabétisme parce que dans les coins 
les plus reculés des campagnes cubaines il y a des écoles construites 
à proximité des demeures des paysans. Quand les grands moyens de 
production deviennent une propriété sociale le produit de la 
production est répartie en fonction de la satisfaction des besoins des 
larges couches populaires. C'est ce qui a été fait à Cuba; Si, après 
la disparition de l'Union Soviétique et des autres pays socialistes d’Europe, 
Cuba socialiste démuni de leur assistance et de leur aide a réussi à 
faire face au blocus économique des USA qui dure depuis des dizaines 
d'années c’est grâce au régime socialiste. Cuba a également réussi à surmonter toutes les difficultés  surgies à la suite des catastrophes naturelles. L'attachement des 
Cubains à leur indépendance et à leur souveraineté chèrement acquises 
leur a donné la force de demeurer unis pour ne pas succomber aux 
offres alléchantes des Etats Unis qui les conduiraient à la soumission 
et à la situation de misère connue sous Batista.
Certes Cuba est loin d'être un paradis. Mais elle n'est pas l'enfer 
que vivent de nombreux peuples soumis à l'impérialisme. Ce pays qui, 
aujourd'hui tisse de nombreux liens avec de nombreux pays luttant pour 
leur émancipation politique et sociale, aborde avec intelligence et 
sagesse une nouvelle étape qui lui permettra d'élever encore mieux le 
bien être de son peuple.
 En matière de santé publique, d’éducation, de sport et du droit de manger, même si ce n’est pas du caviar à chaque repas et dans d’autres domaines, l’Île de la liberté se classe au même rang, quand elle ne elle ne dépasse pas, que de nombreux Etats capitalistes développés, y compris les USA. Ceux qui, au début de la révolution cubaine, avaient prévu une paupérisation rapide des Cubains, se mettaient le doigt dans l’œil jusqu’au coude. En effet, s’il y a eu paupérisation des peuples ce n’est pas à Cuba mais dans les pays dominés par l’impérialisme et en Amérique du nord même. En effet, dans ce vaste et riche pays plus de cinquante pour cent des travailleurs n’ont pas de couverture sociale, les études ne sont réservées qu’aux gosses de riches, plus d’un million et demi de petits propriétaires viennent d’être carrément jetés à la rue, les retraités, par millions, ont perdu leur pension après avoir cotisé toute une vie de travail, ruinés par les banques. Les riches y deviennent beaucoup plus riches et les pauvres beaucoup plus pauvres, les SDF sont foison comme dans tous les pays capitalistes.

 

40 000 médecins espions, selon Bush

Un jour l’innommable Bush a eu le culot de déclarer que les 40 000 médecins et paramédicaux cubains envoyés à l’étranger pour apporter leurs soins dans le cadre de la solidarité étaient des médecins espions. Fidèle Castro lui a aussitôt rétorqué que le tiers-monde serait heureux de voir venir dans leur pays autant de médecins espions nord-américains. Oui, il faut un sacré culot pour lancer de telles affirmations quand l’Etat impérialiste le plus puissant du monde a été incapable d’envoyer le nombre de médecins nécessaires au moment de la catastrophe de Katrina.

 

L’expérience de tous les jours démontre que le socialisme n’est pas une utopie comme l’affirment les réformistes. Oublient-ils, ceux-ci, que de nombreux peuples d’Amérique Latine ayant déjà fait l’amère expérience d’un régime compradore aspirent aujourd’hui au socialisme et qu’ils se battent pour tenter d’instaurer ce régime supérieur qui supprime le chômage, l’exploitation de l’homme par l’homme, la misère et tous les autres maux du capitalisme  ?

Ignorent-ils que les peuples des anciens pays socialistes de l’Europe de l’Est et de l’Asie Centrale, dans une grande proportion regrettent le socialisme, même si tout n’était pas parfait ?

 

Décidemment, le socialisme n’est pas une utopie, il remporte chaque jour d’importantes victoires comme le démontre la participation de l’Ile, à Costa de Sauipe (Brésil), au premier Sommet de l’Amérique Latine et de la Caraïbe qui a réuni 33 pays du sous-continent en l’absence du géant US. Bien des peuples souhaitent que leurs dirigeants s’inspirent de l’expérience cubaine. Au cours de ce sommet Evo Moralès a courageusement lancé un mot d’ordre formidable mais que les médias ont ignoré : le Président bolivien a demandé aux chefs d’Etats présents de retirer leurs ambassadeurs à Washington tant que les US imposeront le criminel embargo contre Cuba.

 

Nous devons, aujourd’hui plus que jamais, nous montrer solidaires dans la lutte contre l’impérialisme US et apporter notre total soutien à Cuba qui doit affronter mille difficultés.

Le socialisme ou la barbarie comme le proclamait Marx.

Hasta la victoria siempre !

Cuba vaincra ¡

Et l’impérialisme connaîtra d’autres défaites

 

·                     Cuba compte 591 médecins pour 100 000 habitants

·                     Les USA 256

·                     L’Algérie 113

·                     L’Egypte 54

·                     L’Ethiopie 3

 


Congrès de plusieurs partis communistes (intern)

 

 

 

 

Le XX ème  congrès du Parti Communiste Colombien (PCC) s’est déroulé les  14, 15 et  16  novembre.  Les débats furent  centrés sur l’Unité de la gauche, la Paix et la Révolution en Colombie. La déclaration politique déclare "qu’Il est temps d'avancer vers une démocratie économique et sociale" Pour les communistes de Colombie « la présidence de Barak Obama, au-delà des changements d'accent et de forme dans la stratégie impérialiste, représente une tentative pour trouver une sortie capitaliste à la crise et recomposer les forces du capitalisme mondial ». La déclaration politique affirme également que « La crise conduit à une validité et réévaluation nette du marxisme, comme théorie et fondement de l'action politique des travailleurs et des classes contre-hégémoniques ». Le Congrès a réélu Jaime Caycedo Turriago Secrétaire général du parti

Par ailleurs signalons que « la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) a déclaré qu’elle ne cessera pas « de soutenir classe ouvrière colombienne et les combattants populaire jusqu’à ce que les assassinats de syndicalistes soient arrêtés; jusqu’à ce que la démocratie et les libertés syndicales soient respectées; jusqu’à ce que les organismes paramilitaires fascistes soient dissous et une nouvelle voie des changements démocratiques en Colombie soit tracée ».

 

 

Avec le mot d’ordre « Pour Avril, pour le Socialisme, un parti plus fort », le 18° Congrès du PCP s’est déroulé du 29 novembre au 1e Décembre à Lisbonne. Après le discours d’ouverture du secrétaire général du parti, les 1400 délégués ont analysé durant 3 jours la crise du système capitaliste et ont condamné à l’unanimité l’impérialisme et la politique du gouvernement « socialiste » soutenu par l’Union européenne. Les délégués de toutes les régions  du pays sont intervenus pour faire le bilan de leurs activités depuis le dernier congrès et ont appelé au renforcement du PCP. Ils ont approuvé le projet de thèses et la résolution politique. Après l’élection du comité  central et la commission politique, le camarade Jéronimo de Sousa a été reconduit dans ses fonctions de secrétaire général.

De nombreux représentants des partis frères et des mouvements de libération nationale, dont le PADS, ont assisté à cet important congrès et ont suivi avec une grande attention les débats des congressistes.

 

France : CONGRES DU PCF

 

Le 34 ème congrès du PCF a eu lieu du 11 au 14 décembre 2008 à Paris. Son enjeu était très important du fait que durant des mois nombre de dirigeants de ce parti exigeaient purement et simplement sa disparition. Devant la résistance de la majorité des militants ces dirigeants parmi lesquels Robert Hue, ancien secrétaire national, Jean claude Gayssot, ancien ministre et d’autres ont attaqué violemment  tous les principes du communisme et appellent à la création d’autres organisations. « La base commune », qui avait été choisie comme texte de discussion lors du vote direct des adhérents par 60 %, a été adoptée par 68,7 % des congressistes après avoir été amendée. 24,06 % ont voté contre et 7,23 % se sont abstenus. Le second vote, celui qui portait sur la direction, donne à la liste conduite par Marie-George Buffet une  majorité (67,7 %) devant les trois listes alternatives qui ont recueilli respectivement 16,38 % (Marie-Pierre Vieux), 10,26 % (André Gerin) et 5,6 % (Marchand). Le texte propose que le communisme reste une "référence fondamentale" du PCF mais dans une "conception neuve". Si les congressistes ont rejeté le terme de « métamorphose » ils ont décidé qu’une commission large va travailler à la transformation du Parti, processus auquel tous les communistes seront associés à chaque étape.

Dans le cadre de la préparation de ce congrès, le PCF a organisé une réunion internationale sur « l’internationalisme ». Notre parti n’a pas été invité à cette réunion et c’est une « personnalité progressiste » algérienne, membre d’aucune organisation actuellement, qui s’est exprimée  sur le combat des progressistes algériens ! Il est à peine besoin de rappeler qu’une telle conception de l’internationalisme est rejetée par la quasi-totalité des partis communistes du monde entier.

 

Turquie : Le congrès du Parti communiste de Turquie (TKP) aura lieu à Istanbul du 29 janvier au  2 février. Les congressistes se pencheront sur les documents de base à  renouveler et sur  le   projet du Comité central qui propose un changement radical dans la direction du Parti. 

 

 

 

TUNISIE : SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS ET LES PROGRESSISTES  (intern)

 



Depuis janvier 2008, la population du bassin minier de Gafsa au Sud Ouest de la Tunisie mène, pacifiquement et dans la dignité, une importante révolte sur fond de grande pauvreté, de chômage endémique et de flambée des prix.

Elle proteste contre la corruption et pour le droit au travail  et au développement local, réclame l’ouverture de négociations pour l’avenir de la région.

 Le pouvoir de Benali  y a répondu par une répression de plus en plus scandaleuse puisqu’elle n’épargne même pas les émigrés, les avocats ou les  journalistes. Des dizaines de citoyens sont arbitrairement arrêtés et torturés. Les Syndicats français : CGT- CFDT - FSU - Solidaires – UNSA - Education - SUD-Education soutiennent  la lutte et la cause de la population minière de Gafsa.

Le 12 décembre le tribunal a prononcé des peines très lourdes contre la majorité des 38 inculpés du MOUVEMENT SOCIAL DU BASSIN MINIER. Adnane Hajji le leader syndical et 7 de ses camarades ont été condamnés à 10 ans de prison. D’autres citoyens ont été condamnés à 6, 4 ou 2 ans de prison ferme.

Des  délégations syndicales marocaine, française, algérienne étaient venues assister au procès mascarade et ont apporté leur soutien aux inculpés.
Le pouvoir de la grande bourgeoisie soutenu par les grandes puissances impérialistes  piétine toutes les libertés depuis des années. Toute association ou toute personne soupçonnée de chercher à défendre ces libertés est surveillée, filée, frappée parfois dans la rue. Les prisonniers politiques sont systématiquement torturés. La sympathie qui  entoure les travailleurs du bassin minier qui continuent  à lutter malgré la répression doit s’amplifier.

La coopération 
entre les syndicalistes maghrébins devient un besoin pressant. Cette 
coopération ne peut se réaliser sans une manifestation de solidarité 
avec les travailleurs tunisiens, Algériens ou Marocains quand ils sont 
victimes des mesures répressives au cours de leur combat pour la 
satisfaction de leurs revendications et des libertés syndicales.

Les communistes, les progressistes et tous les démocratiques authentiques algériens doivent continuer à soutenir les travailleurs et progressistes tunisiens dans leur action bénéfique pour en finir avec la dictature et sa politique de chômage et de misère pour une grande partie de la population.

 

PEROU : Le parti communiste dénonce la répression (intern)

 

Dans une déclaration datée de novembre 2008 le parti communiste déclare que « Sous prétextes de combattre le terrorisme, le pouvoir fascisant de Alan Garcia accentue la répression contre les forces de l’opposition, notamment de notre Parti. C’est ainsi que certains de nos camarades sont en détention et d’autres sont menacés d’arrestation, c’est le cas de Renan Raffo Munoz, secrétaire de notre Parti ; Olmedo Auris, vice président de la CGT P ; de Luis Benites dirigeant national du PPU-UDP     (Parti du peuple uni) ; Alberto Moreno, secrétaire général du Parti communiste du Perou – Patrie Rouge ; et d’autres dirigeants de l’opposition nationale…

 Le PCP condamne le gouvernement de Alan Garcia, sa politique maccartiste, sa politique de criminalisation, d’assassinat et de persécution des dirigeants de la gauche, des nationalistes et de l’opposition en exigeant l’arrêt de cette politique, le respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit et celui des travailleurs de mines, des paysans et autres masses laborieuses.

 Nous appelons toutes les forces sociales du monde à se solidariser avec nos camarades victimes de la répression et demandons au peuple péruvien de se mobiliser et de se prononcer pour condamner la corruption et l’ultralibéralisme de Garcia qui tente de solutionner la crise sur le dos du peuple péruvien ».

 



 

 

CONFERENCE INTERNATIONALE DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS (intern)
                                                    

  La conférence annuelle des partis communistes et ouvriers s’est tenue du 21 au 23 novembre 2008 à Sao polo (Brésil) en présence de 65 partis. Réunie après la récente  crise financière et économique du capitalisme, cette conférence a analysé les multiples manifestations de la crise et les participants ont adopté à cette occasion la « proclamation de Sao paulo » qui déclare que « l’alternative, c’est le socialisme ». Un important meeting de solidarité avec les peuples d’Amérique Latine » a eu lieu en présence de milliers de Brésiliens. Signalons enfin que la conférence a adopté à l’unanimité une motion de solidarité avec Cuba et les peuples d’Amérique latine.  D’autres de motions de solidarité (Palestine, Kosovo, Géorgie…) ont été signées par des dizaines de partis dont le PADS.

Le Président de la République du Brésil a fait parvenir un message de sympathie à la conférence.

Nous publions ci-dessous des extraits du communiqué publié par le parti communiste du Brésil à l’issue de la conférence, des extraits de l’intervention du représentant du PADS et la proclamation de Sao paulo.                                                           

                                                                                                                                                                                                                                                                                                     COMMUNIQUE DE PRESSE

 

                            « La 10 ème rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers s'est tenue avec succès à Sao Paulo au Brésil, du 21 au 23 novembre 2008. A l'invitation du Parti communiste du Brésil soixante cinq partis de pays différents y ont participé…

 

                        Les représentants des partis ont présenté des interventions consacrées au sujet de la rencontre sur: "Les phénomènes nouveaux dans le cadre international. Les problèmes de l'aggravation de la situation nationale, sociale et environnementale, les contradictions entre impérialistes. La lutte pour la paix et la démocratie, la souveraineté, le progrès et le socialisme, l'unité d'action des Partis communistes et ouvriers."

             La 10 ème rencontre a reçu un message du Président de la République Fédérale, Luis Inacio da Silva, qui exprime sa "reconnaissance à toutes vos luttes pour la défense des travailleurs et des pauvres" et " votre engagement pour construire un nouvel ordre économique international."

  

             La 10 ème rencontre s'est déroulée au moment d'une sévère crise du capitalisme. Ce sujet a été relevé dans tous les discours. Plusieurs participants ont mis l'accent sur la nature structurelle et systémique de la crise, en soulignant qu'elle est une caractéristique du développement capitaliste qui, dans ce cas, s'est intensifiée à la suite des politiques financières néo-libérales des décades récentes.

 

            La crise actuelle démontre la faillite complète et l'effondrement du néolibéralisme, ont indiqué les intervenants, mais elle ne signifie pas la fin automatique du capitalisme. Au contraire, dans les pays les plus développés la bourgeoisie utilise son pouvoir politique pour effectuer une opération de sauvetage de son système. Mais loin de rendre le capitalisme plus vertueux, ces politiques ont pour but de faire payer aux travailleurs le prix de leur tentative de résoudre les contradictions intrinsèques du système.

 

            Cette sévère crise démontre également la fausseté du mythe selon lequel les contre révolutions de 1989-1991 ont signifié le triomphe final et irréversible du capitalisme. Elle met en évidence, à la fois, les limites du capitalisme en tant que système social et la nécessité de le renverser par une voie révolutionnaire…

 

 

        Les Partis présents ont aussi souligné l'importance symbolique de la tenue pour la première fois de leur rencontre internationale dans un pays d'Amérique latine. Elle marque l'internationalisation du processus des rencontres annuelles et la prise en compte que cette région devient un pôle de résistance anti néolibérale et anti impérialiste.

 

       La 10 ème rencontre a adopté une déclaration de solidarité avec les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes, qui salue les luttes populaires et les récentes victoires obtenues à travers le continent par les forces démocratiques, progressistes et anti impérialistes, les communistes inclus.

 

       Les participants à la rencontre ont exprimé leur ferme préoccupation au sujet de la situation explosive causée au Moyen Orient par les plans de l'impérialisme afin de réorganiser la région, d'occupation de l'Irak et d'oppression continue du peuple Palestinien par Israël. Les Partis ont attiré particulièrement l'attention sur la crise humanitaire à Gaza causée par le siège israélien et ont demandé sa levée ainsi que l'élimination du mur raciste et des colonies israéliennes.

  

       Les participants ont décidé de promouvoir une série d'actions communes, telles que : initiatives au sujet de la crise capitaliste, campagnes de solidarité avec Cuba à l'occasion du 50 ème anniversaire de la Révolution cubaine; des initiatives contre l'OTAN à l'occasion de ses 60 années depuis sa fondation; des actions de solidarité avec la Palestine, y compris les visites de délégations à Gaza… »

 

           

 

PROCLAMATION DE SAO PAULO

 

Le socialisme est l’alternative !

 

Le monde fait face à une crise économique et financière grave et de grande ampleur. C’est une crise capitaliste, qui ne peut pas être dissociée de la nature et des contradictions insolubles du système capitaliste. Il s’agit probablement de la crise la plus grave depuis la Grande Dépression qui avait commencé par le crash de 1929. Comme toujours, les travailleurs et les peuples sont les principales victimes.

 

La crise actuelle est l’expression d’une crise plus profonde, inhérente au système capitaliste. Elle illustre les limites historiques du Capitalisme et la nécessité de son renversement révolutionnaire. La crise actuelle représente aussi une lourde menace de régression sociale et démocratique. Elle fournit, comme l’Histoire l’a montré, une base pour des mouvements autoritaires et militaristes. Cela exige plus de vigilance de la part des partis communistes et de toutes les forces démocratiques et anti-impérialistes.

 

Tandis que des milliards des ressources publiques sont mobilisés pour sauver ceux qui sont responsables de cette crise (grand capital, haute finance et spéculateurs), travailleurs, petits paysans, couches moyennes, et tous ceux qui travaillent pour vivre suffoquent sous le poids des monopoles et vont subir encore plus d’exploitation et de chômage, la réduction de leurs retraites salaires, l’insécurité, la faim et la pauvreté.

 

De puissantes campagnes idéologiques de diversion cherchent à dissimuler les véritables origines de la crise et de bloquer la voie vers des solutions qui seraient dans l’intérêt des masses populaires, qui favoriseraient un nouvel équilibre du pouvoir, un nouvel ordre international en faveur des forces populaires, de la solidarité internationale et de l’amitié entre les peuples. Les principales puissances capitalistes, à commencer par les USA, l’Union Européenne et le Japon, utilisent les organisations internationales qu’elles dominent, FMI, Banque Mondiale, Banque Centrale Européenne, OTAN et autres.

Elles manipulent également l’ONU pour qu’elle se conforme à leurs besoins. Elles travaillent frénétiquement sur des « solutions », qui sont elles-mêmes les germes de nouvelles crises, et tentent de secourir le système à court terme et de renforcer les mécanismes de l’exploitation impérialiste et de l’oppression.

 

En recourant à des boucs émissaires et en insistant sur des options erronées pour la « régulation », l’ « humanisation » et la « réforme » du capitalisme, elles cherchent à sauver les apparences en laissant les choses en l’état. Les partis qui soutiennent le capitalisme ont accepté en hâte les dogmes du « Consensus de Washington » qui a nourri le financement spéculatif brutal de l’économie. La social-démocratie, dissimulant sa complaisance pour le néolibéralisme et sa transformation en pilier de l’impérialisme, tente un retour tardif vers une « régulation » de type keynésien qui laisse intacte la nature de classe du pouvoir et des rapports de propriété. Elle cherche précisément à éviter l’affirmation des alternatives révolutionnaires pour les travailleurs et les peuples.

 

Mais cette perspective n’est pas inévitable.

 

Comme l’histoire l’a montré à d’autres moments, les travailleurs et les peuples, s’ils s’unissent, peuvent agir sur le cours des événements économiques, sociaux et politiques. Ils peuvent arracher, dans leur intérêt, d’importantes concessions au grand capital, éviter les fuites en avant vers le fascisme et la guerre, ouvrir le chemin à de profondes transformations à caractère progressiste et même révolutionnaire.

 

Le panorama international est celui d’une lutte de classes qui s’aiguise de plus en plus. L’humanité traverse l’un des moments les plus difficiles et les plus complexes de son histoire : une crise économique globale qui coïncide simultanément avec une crise énergétique et alimentaire et une crise environnementale sérieuse, un monde de profondes injustices et d’inégalités, de guerres et de conflits. La scène est celle d’un carrefour historique que traversent deux tendances contradictoires. Il y a, d’un côté, de grands dangers pour la paix, la souveraineté, la démocratie, pour les droits des peuples et des travailleurs. Il y a, de l’autre, un immense potentiel pour les luttes et la progression de la cause de l’émancipation des travailleurs et des peuples, la cause du progrès social et de la paix, la cause du socialisme et du communisme.

 

Les Partis Communistes et Ouvriers qui se sont rassemblés pour leur 10ème Rencontre tenue à Sao Paulo saluent les luttes populaires qui émergent à travers le monde contre l’exploitation impérialiste et l’oppression, contre les attaques croissantes sur les conquêtes historiques du mouvement des travailleurs, contre l’offensive militariste et anti-démocratique de l’impérialisme.

 

Nous insistons sur le fait que la banqueroute du néolibéralisme représente non seulement un échec de la politique de gestion du capitalisme mais l’échec du capitalisme lui-même. Nous sommes confiants dans la supériorité du projet et des idéaux communistes. Nous affirmons que la réponse aux aspirations des travailleurs et des peuples à l’émancipation ne peut être trouvée que dans la rupture avec le pouvoir du grand capital, avec les blocs et les alliances impérialistes, et à travers de profondes transformations libératrices et anti-monopolistes.

 

Nous affirmons notre conviction que le socialisme est l’alternative et la voie qui mène vers une indépendance réelle et totale des peuples, la voie pour affirmer les droits des travailleurs, la voie unique pour mettre un terme aux crises destructrices du capitalisme. Nous appelons la classe ouvrière, les travailleurs et les peuples à travers le monde à se joindre à la cause des communistes et des révolutionnaires et, unis autour de leurs intérêts de classe et de leurs légitimes aspirations, à prendre en main la construction d’un avenir de prospérité, de justice et de paix pour l’Humanité. Dans ce sens, des conditions apparaissent pour la convergence des luttes et des résistances des peuples dans un large mouvement contre la politique capitaliste mise en oeuvre dans la crise ainsi que contre les agressions impérialistes qui menacent la paix.

 

Certains de la possibilité d’un autre monde, un monde libéré de l’exploitation de classe et de l’oppression par le capital, nous déclarons notre engagement à poursuivre notre marche sur le chemin historique de la construction d’une société nouvelle débarrassée de l’exploitation de classe et de l’oppression, une société socialiste.

 

Contribution du PADS à la rencontre de Sao Paulo. (extraits)

 

« La crise dans laquelle vient d’entrer le système capitaliste à l’échelle mondiale va sans aucun doute être un facteur d’aiguisement des luttes de classe, d’accélération des processus de prises de conscience parmi les travailleurs et au sein de la jeunesse et aussi d’exacerbation des contradictions inter impérialistes, comme au sein des alliances entre la grande bourgeoisie et les couches moyennes, d’accumulation de dangers supplémentaires de guerres et de conflits à différentes échelles.

Nous entrons certainement dans une nouvelle phase de la décomposition du capitalisme. Cette phase sera pleine de prémisses favorables à la montée du mouvement ouvrier révolutionnaire mais aussi de périls avec la tendance inévitable au recours de la bourgeoisie monopoliste aux méthodes autoritaires et ouvertement dictatoriales pour étouffer ce mouvement. Il faut s’attendre à ce que des secteurs de la grande bourgeoisie américaine tentent de maintenir par la force leur suprématie sur les autres pays capitalistes rivaux et substituent des méthodes musclées ou guerrières au dialogue et aux compromis inter capitalistes pratiqués à travers les institutions internationales mises en place après la 2ème guerre mondiale…

 

…Les attaques contre les acquis des travailleurs, la chute de leur part dans la répartition des revenus, alors que la productivité du travail a partout augmenté, le pillage des richesses des peuples, sont des processus inhérents aux contradictions insurmontables du capitalisme. Ces contradictions sont au fond la cause fondamentale de cette nouvelle crise.

Les mesures d’urgence prises par les Etats capitalistes pour sauver leur système peuvent pendant un court laps de temps retarder le passage à une nouvelle étape dans le développement de la crise. Mais elles ne permettront pas de l’éviter.

 

La crise conduit à la remise en cause des petits privilèges concédés par la grande bourgeoisie aux couches moyennes. Elle provoquera des tensions dans les rapports avec les capitalistes des pays dits “émergents”.

Il nous appartient de mener un travail politique et idéologique intense pour démystifier les plans de sauvetage échafaudés par les USA, l’UE, le G20, dévoiler auprès des masses leur véritable contenu de classe, montrer qu’ils ne visent pour les capitalistes qu’à accumuler plus de richesses et à appauvrir plus les pauvres…

 

La crise qui vient d’éclater crée la possibilité matérielle pour que les jeunes travailleurs qui ont subi durant des années le matraquage idéologique de la bourgeoisie asséné par les école, les médias et les organisations religieuses, se libèrent dans les luttes du poids de la criminalisation du communisme, fassent leur expérience de la lutte des classes, découvrent ce que leurs pères avaient découvert sur la nécessité du parti communiste, de syndicats de classe, de la lutte pour le socialisme, pour la conquête du pouvoir, la socialisation des grands moyens de production. Cela nous impose des devoirs politiques et idéologiques pressants pour aider la jeunesse à se préparer à la tâche du renversement de l’ordre capitaliste. Nous devons allier la fermeté dans la réaffirmation de nos principes et objectifs à la souplesse dans la formulation de mots d’ordre tactiques transitoires, adaptées aux réalités et aux niveaux de conscience des exploités et des opprimés, notamment dans les pays où les préjugés religieux sont exploités pour bloquer ou retarder le développement de la conscience de classe des travailleurs…

 

…En Algérie, la bourgeoisie bureaucratico compradore s’emploie à minimiser les répercussions de cette crise. Le tableau économique se caractérise par une aisance artificielle due uniquement à la hausse des revenus procurés par l’exportation des hydrocarbures et à leur dilapidation dans des importations massives de biens de consommation au profit exclusif des classes dominantes privilégiées. En réalité, l’Algérie se débat depuis plus de 20 ans dans une crise structurelle profonde provoquée par la rupture avec les orientations progressistes des années 1960-1970. L’appareil productif national moderne mis en place à cette époque a été aux 2 tiers détruits. L’agriculture stagne. Les importations ont évincé la production nationale sous la pression d’une bourgeoisie compradore qui a trahi les intérêts nationaux en s’alliant à l’impérialisme et aux monarchies rétrogrades du Golfe.  Cette aile marchante de la bourgeoisie a été soutenue par les notables des féodalités durement touchées dans les années 1970. Elle a également bénéficié de la complicité des secteurs embryonnaires de la bourgeoisie industrielle qui voyaient dans le secteur public une barrière à leur expansion et cherchaient à se connecter directement aux multinationales. Aujourd’hui ces mêmes secteurs se plaignent de l’absence de protection nationale. La situation de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre s’est gravement détériorée par suite de la liquidation de centaines d’entreprise publiques et de licenciements massifs. Les travailleurs employés dans le secteur privé ne bénéficient d’aucun droit. Les syndicats n’y sont pas tolérés. L’Algérie est devenue un comptoir commercial favorisant le déversement des excédents des marchandises des autres pays capitalistes. Une chute durable du prix du pétrole provoquera des effets encore plus catastrophiques sur les masses. Les classes dominantes se sont mises à l’abri. Elles se sont emparées des meilleures terres, des infrastructures des entreprises publiques privatisées. Elles ont détourné une bonne part des revenus pétroliers qu’elles ont convertis en biens immobiliers en France et ailleurs.

Cette bourgeoisie bureaucratico compradore exerce sa dictature sous une démocratie de façade en combinant la répression policière et l’instrumentalisation de la religion pour étouffer la formation d’un mouvement ouvrier indépendant et même de partis démocratiques petits-bourgeois en désaccord avec elle.

Les communistes algériens s'attellent jour après jour à la réalisation de leurs objectifs en déployant toute leur énergie pour construire un parti d'avant-garde marxiste-léniniste capable d'impulser et d'orienter de vastes rassemblements populaires à la base qui conduiront à des changements politiques, économiques et sociaux radicaux.

 

 

 

                                                                                                                                            

LA FMJD CELEBRE SON 63 ème ANNIVERSAIRE (intern)

Dans une déclaration en date du 10 novembre  publiée à Budapest à l’occasion de son anniversaire la Direction de la fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD) appelle les jeunes du monde entier à s’organiser et à lutter. La Fédération Mondiale de la Jeunesse démocratique « assigne à toutes 
les organisations adhérentes, amies, et aux jeunes progressistes du 
monde de célébrer ce 63é anniversaire en se joignant au combat pour la 
construction d'un monde meilleur car nous sommes pratiquement certains 
que cela est possible, avec les sacrifices de tous, à tout prix il est 
nécessaire d'avoir un monde sans exploitation, sans faim, sans 
discrimination, sans armes terribles, sans guerres prédatrices pour le 
vol des ressources naturelles, avec le plein accès à tous les 
services, un monde de fraternité, qui respecte les garanties 
individuelles, un monde où chaque jour nous luttons pour améliorer la 
vie du genre humain, la coexistence pacifique entre tous. Pour cela 
"nous devons vaincre" car nous n'avons pas le droit de manquer à cette 
obstination.

DECES DE NOS CAMARADES KAÏD ET MUSTAPHA SADOUN

LE PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME
et la rédaction du LIEN son  organe et tous les communistes ont appris avec douleur les décès de nos camarades, Mustapha Kaïd ancien rédacteur du journal Alger Républicain, militant du PCA, du PAGS puis du PADS est décédé subitement aux Vans (France) dans la nuit du 15 janvier 2009. Mustapha Sadoun, membre du comité central du PCA, du PAGS puis du PADS est décédé à Cherchell où il demeurait le lundi 26 janvier et a été inhumé le lendemain. Notre camarade Mustapha Sadoun a joué un rôle important au cours de la guerre de libération nationale tout d’abord dans les rangs des « combattants de la libération nationale » puis au sein de l’armée de libération nationale. Récemment il a été honoré de combattant d’honneur de la wilaya 4.

Notre Parti et le LIEN assurent les familles de ces deux camarades de leur solidarité en ces douloureuses circonstances. Nous avons appris ces deux décès au moment de la publication de ce numéro du Lien. Nous ne manquerons pas de revenir dans nos prochaines publications sur le parcours militant de ces regrettés camarades.