Numéro 101 Date 26 mars 2009
EDITO : POUR LUTTER EFFICACEMENT LES TRAVAILLEURS ET LES COUCHES POPULAIRES DOIVENT CONSTRUIRE LEURS PROPRES ORGANISATIONS (première page)
Les prochains résultats de la campagne présidentielle n’apporteront aucune surprise. Le candidat de la bourgeoisie compradore et soutenu en fait par toutes les fractions de la bourgeoisie et par les puissances impérialistes, sera déclaré « élu ». Même si les chiffres réels seront falsifiés l’intérêt de la consultation ne résidera que dans le nombre des abstentions et des votes nuls, seuls moyens pour des Algériens qui n’auront pas d’autre choix que celui de refuser la continuation d’une politique antipopulaire et antinationale mise en œuvre depuis de très nombreuses années. La bourgeoisie ne veut même pas permettre à des représentants authentiques de la classe ouvrière et des couches populaires de proposer leurs solutions pour une autre politique. En limitant chaque jour un peu plus les libertés démocratiques dans tous les domaines elle veut créer les conditions à même de lui permettre de rester au pouvoir pour une période indéterminée. Avec sa loi sur les partis ou sur les syndicats, avec ses lois électorales, avec ses institutions, ses tribunaux, avec sa télévision et toutes ses institutions elle a verrouillé toute la vie politique et toutes les élections chez nous deviennent une mascarade. Le plébiscite du 9 avril prochain n’échappe pas à la règle. Dans son APN appelée abusivement « nationale et populaire » on n’y trouve en son sein aucun député représentant réellement les travailleurs. Les faux syndicalistes qui s’y trouvent ou les gauchistes de Louisa Hanoun ont toujours soutenu les options fondamentales du pouvoir et ne peuvent être considérés comme des représentants des travailleurs ou des couches populaires.
La bourgeoisie n’hésite pas, lorsque c’est nécessaire, à violer ses propres lois, comme on l’a vu dernièrement avec la révision de la constitution réalisée en quelques minutes pour permettre à Bouteflika de rester au pouvoir. L’expérience historique de tous les pays montre que par nature la bourgeoisie n’a jamais accepté spontanément de permettre à la classe ouvrière, ou à autres couches exploitées, de bénéficier des libertés démocratiques, y compris lorsque elle même est privée de liberté par un pouvoir féodal. La brève période où la jeune bourgeoisie française, alors en lutte contre la royauté en 1789, s’était alliée à toutes les couches populaires est terminée depuis longtemps. A notre époque chaque fraction de la bourgeoisie, y compris lorsqu’elle estime que ses intérêts sont en jeu ou considère qu’elle est victime d’un manque de démocratie, a toujours les yeux rivés sur les activités de la classe ouvrière et refuse en général de se prononcer clairement, et encore moins de lutter, pour l’abolition de toutes les lois antidémocratiques. Il est donc clair que sans une lutte ferme unie et quotidienne pour arracher une véritable liberté et une véritable démocratie pour tous, à l’exception des fascistes, aucune issue progressiste n’est possible et nous attendrons longtemps encore que de véritables élections, réellement démocratiques, se soldent par l’élection des représentants du peuple à tous les niveaux. Pour arracher cette démocratie la classe ouvrière, les paysans laborieux, les intellectuels progressistes, les femmes et les jeunes, c'est-à-dire toutes les classes et couches sociales privées de liberté, doivent renforcer leurs luttes diverses, leur mobilisation et leur union. Ces luttes sont difficiles et nécessitent beaucoup d’efforts pour ces classes et couches sociales. Elles doivent se battre quotidiennement pour arracher des augmentations de salaire, préserver ou acquérir un emploi, exiger plus de moyens pour le logement, l’école, la santé ou des transports publics dignes de ce nom. Les progressistes ne doivent pas aussi négliger les batailles électorales. Nous ne sommes pas des électoralistes. Mais ces batailles pour les élections tout comme la participation dans toutes les assemblées élues (APC, APW, APN) constituent un moyen d'élever le niveau de conscience politique des larges couches exploitées de notre peuple afin que démocratiquement ou par un passage révolutionnaire elles s'emparent du pouvoir pour assurer la satisfaction de ses aspirations fondamentales à la liberté, à la démocratie, à la justice sociale et à la paix entre les peuples et le respect de leur souveraineté. C'est pourquoi il est du devoir des forces progressistes de notre pays de se préparer à leur participation à toutes les consultations électorales en présentant leurs candidats et leur programme pour offrir à notre peuple une alternative politique mettant en échec les orientations conservatrices et réactionnaires du pouvoir actuel.
Mais si toutes les luttes sont importantes et indispensables elles ne suffiront pas par elles mêmes à changer fondamentalement les choses. Un changement véritable, y compris pour obtenir plus facilement que les revendications sociales soient satisfaites, nécessite aujourd’hui que les travailleurs et toutes les couches sociales privées de liberté et de démocratie, aient de véritables organisations bien à eux. Un parti de la classe ouvrière et des syndicats non caporalisés, organisés ouvertement contre le pouvoir actuel ou le patronat, c'est-à-dire contre la bourgeoisie, permettraient surtout aux travailleurs de lutter en particulier plus facilement pour combattre toute la politique actuelle économique et sociale du pouvoir, exiger une relance véritable de l’industrialisation et de l’agriculture et s’opposer aux pressions impérialistes dans tous les domaines. Il en est de même pour les femmes, les jeunes ou les intellectuels progressistes qui ont besoin d’avoir des organisations bien à eux, puissantes et démocratiques pour lutter plus efficacement contre les discriminations et la répression directe ou indirecte dont ils sont victimes. Pour progresser dans la construction de leurs organisations, actuelles où à créer la classe ouvrière et toutes les couches sociales exploitées n’ont rien à attendre de la bourgeoisie, toutes fractions confondues. Elles doivent donc mettre en avant dans toutes les luttes, l’abolition de toutes les lois antidémocratiques, leur droit de s’organiser librement, s’exprimer non moins librement y compris par des manifestations pacifiques. Bref exiger dans l’union que la démocratie ne soit pas réservée uniquement aux couches de la bourgeoisie.
DECLARATION DU PADS SUR ELECTIONS PRESIDENTIELLES DU 9 AVRIL
FACE AU VERROUILLAGE POLITIQUE DU POUVOIR
RENFORCONS NOS LUTTES POUR :
ARRACHER LES LIBERTES DEMOCRATIQUES
DENONCER LE PLEBISCITE DU 9 AVRIL
REJETER LE CANDIDAT DE LA BOURGEOISIE COMPRADORE ET SES ALLIES
VOTER NUL POUR
FAVORISER LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS, DES PROGRESSISTES ET
DÉMOCRATES AUTHENTIQUES EN LUTTE POUR UNE ALTERNATIVE DE RÉELLE DE
DÉMOCRATIE, DE PROGRÈS SOCIAL ET DE LIBERTÉ.
Dans moins de 2 mois les Citoyens sont appelés aux urnes pour « élire » le Président de la république. Tout a été fait pour que cette consultation soit dépourvue de tout intérêt aux yeux de nombreux Algériens. Le pouvoir prépare en fait un véritable plébiscite et personne n’attend aucune surprise quant au nom du futur Président. Ce constat amer incite de nombreux électeurs à envisager l’abstention massive comme seule réponse susceptible de mettre en échec une telle opération. S’il est évident qu’un refus massif de se rendre aux urnes sera interprété comme un ras le bol des Algériens, las de participer à des consultations électorales préfabriquées avec toujours des résultats connus à l’avance, une telle attitude ne permettra aucune avancée vers la solution des graves problèmes que nous connaissons depuis de nombreuses années. Les travailleurs, les forces progressistes et toutes celles qui exigent une démocratie véritable ne doivent pas oublier que plusieurs fractions de la bourgeoisie poussent les électeurs à boycotter l’élection présidentielle après avoir vainement quémander le soutien des puissances impérialistes avec l’espoir illusoire que leur désertion permettrait l’ouverture d’une crise qui obligerait des « décideurs », tombés du ciel, à les aider à s’installer aux commandes.
Ces forces de la bourgeoisie ne luttent pas pour l’abolition de toutes les lois anti-démocratiques
Ces forces de la bourgeoisie sont opposées certes au pouvoir actuel mais n’ont nullement l’intention de changer la politique économique et sociale actuelle et ne veulent pas non plus s’engager dans une lutte réelle pour que les travailleurs, les paysans, les masses populaires ou les jeunes obtiennent la satisfaction de leurs revendications ou reconnaître leurs droits à s’organiser librement dans leurs syndicats, leurs partis, ou leurs diverses associations. Ces forces ne se sont jamais prononcées clairement pour l’abolition de toutes les lois anti-démocratiques. Nous ne mettons évidemment pas dans le même sac tous ceux qui, gagnés par le défaitisme et la résignation, ne comprennent pas encore qu’ils doivent mettre à profit cette période pour populariser encore plus leurs revendications, combattre aux côtés des travailleurs pour expliquer autour d’eux combien la politique du pouvoir mène à la ruine. Si les travailleurs et les forces progressistes n’attirent pas l’attention sur les projets néfastes du pouvoir, sur sa volonté de ne tenir aucun compte de la crise économique internationale et ses conséquences sur l’Algérie, qui le fera ?
DENONCER LA VOLONTE DU POUVOIR D’EMPÊCHER LA PRESENCE DE TOUT CANDIDAT PORTEUR DES ASPIRATIONS POPULAIRES (intert)
Si les travailleurs et tous les progressistes ne dénoncent pas quotidiennement autour d’eux la volonté persistante des couches dirigeantes d’empêcher dans les faits tout candidat porteur de leurs aspirations à solliciter librement les suffrages des électeurs personne ne le fera à leurs places. Ce n’est pas la candidature d’une Louisa Hanoun, qui fera toutes les critiques possibles et imaginables, pour finir par nous expliquer …que le Président Bouteflika n’est pas responsable de nos difficultés. Cette candidate ne représente en aucun cas les travailleurs lesquels n’ont même pas le droit de s’organiser librement dans leurs organisations de classe et opposer leurs solutions à celles de la Bourgeoisie. Le pouvoir et l’UGTA vont jusqu’à exiger de tous les syndicalistes, quels qu’ils soient des signatures en faveur de Bouteflika. Les travailleurs doivent naturellement rejeter ces pressions scandaleuses mais rejeter aussi tous les candidats fantaisistes et exiger d’eux qu’ils se prononcent sur leurs revendications et leurs aspirations. En l’absence de tout candidat capable de proposer une véritable alternative le candidat du pouvoir sera déclaré « élu » mais l’essentiel aujourd’hui c’est de ne pas se croiser les bras et tomber dans un désespoir quelconque. Continuer les luttes et les développer pour exiger les augmentations de salaires, pour la reconnaissance des syndicats que se sont donnés librement les fonctionnaires, rassembler toutes les victimes de la politique économique désastreuse du pouvoir tout en dénonçant fermement le plébiscite et la démocratie de façade permettrait aux travailleurs et aux progressistes de marquer des points dans la longue lutte pour créer les conditions du changement profond attendu par la majorité de notre peuple. Ce changement signifie de nouvelles orientations au plan économique et social, une résistance réelle aux plans des multinationales décidées à nous faire payer la crise de leur système capitaliste. Ce changement signifierait aussi la possibilité pour toutes les couches laborieuses de défendre leurs revendications dans tous les domaines y compris leur droit de s’organiser, s’exprimer, manifester…Ce changement signifierait l’abolition de toutes les lois antidémocratiques. Il signifierait enfin que notre peuple pourra exprimer librement sa volonté de présenter et élire à travers des élections démocratiques des maires, des députés ou le Président de la république. En attendant ce changement salutaire, impossible à arracher sans lutte, et pour refuser de voter pour Bouteflika, Louisa Hanoun ou tout autre candidat, présent pour donner un semblant de démocratie au plébiscite, les travailleurs les progressistes et les démocrates authentiques glisseront dans l’urne un bulletin nul le 9 avril. Ils seront présents lors du dépouillement pour s’opposer aux trucages et dénoncer toutes les irrégularités.
PADS LE 24 FEVRIER 2009
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Devant la résistance palestinienne et la pression de l’opinion internationale
la soldatesque sioniste a été contrainte d’évacuer Ghaza. Qu’en est-il aujourd’hui ? (art)
Après le retrait des militaires israéliens de la bande de Ghaza, la destruction méthodique des villes et villages, la cessation du carnage systématique de sa population, femmes, enfants, vieillards, y compris, avec des armes interdites par les conventions internationales telles le phosphore blanc, des bombes à sous munitions, etc. Comment se présente la situation aujourd’hui ?
En vérité, le blocus se poursuit : les médicaments, les denrées alimentaires ne parviennent toujours pas ou au compte-gouttes dans cette région de la Palestine. Hormis la situation matérielle des Ghazaouis, au plan politique les divisions des organisations politiques, sauf le FPLP, le FDLP, le Parti communiste palestinien et d'autres forces, dont celles qui sont rassemblées autour de Mustapha Barghouti, qui aux côtés de progressistes israéliens luttent contre la politique sioniste, freinent toujours les progrès possibles dans l’amélioration des conditions de vie des populations, l’instauration de la paix et la satisfaction des revendications nationales.
Les pourparlers entre les différentes autres fractions palestiniennes se heurtent aux exigences des uns et des autres qui s’opposent à tout accord au plus grand contentement, évidemment, de l’Etat fasciste hébraïque. Alors que l’unité est la condition essentielle pour faire avancer les choses, on éprouve le sentiment que certaines de ces fractions sont opposées aux progrès possibles et indispensables à l’établissement de la paix et d’un Etat palestinien. Si la politique d'une fraction du Fatah dirigé par Mahmoud Abbas a tendance à la compromission avec les pays impérialistes et avec les dirigeants israéliens, le refus des principaux dirigeants du Hamas de donner leur aval aux résolutions des Nations Unies pour l'existence de deux Etats dans les frontières de 1967 ne peut que conforter la politique des dirigeants sionistes qui de leur côté veulent obtenir "le Grand Israêl" aux côtés de bandoustans tolérés et qui leur seront soumis. Cependant, contrairement au Hamas, il y a heureusement encore dans le Fatah des forces dont une bonne partie est rassemblée autour de Marwan Barghouti qui oeuvre à l'union des forces palestiniennes pour imposer l'application des résolutions de l'ONU et la création d'un Etat laïque qui serait bien différend de celui d'Israël qui ne l'est pas ou de celui théocratique préconisé par le Hamas.
En ce sens elles sont objectivement alliées d’Israël et des Occidentaux auxquels cette situation de ni guerre ni paix convient parfaitement car elle leur permet de gagner du temps.
Par ailleurs, un certain nombre de pays prétendent accorder des finances aux Palestiniens pour réparer les dégâts commis par les sionistes. Bien sûr, Ghaza, contrôlé par le Hamas ne verra rien ou peu de la couleur de cet argent. S’il est versé ! Cette attitude est une façon de voler, une fois de plus, au secours de l’Etat agresseur, seul responsable et auteur de ces destructions, qui devrait payer entièrement en y incluant des dommages et intérêts.
Un pouvoir d’extrême droite : rien à espérer ! (intertitre)
En Israël même, la majorité des électeurs israéliens, presque totalement manipulés, le cerveau lavé par un nationalisme qui les définit comme le peuple élu, c’est-à-dire supérieur, un peu comme les Aryens d’Hitler, par la propagande de la droite et une prétendue gauche (travaillistes et les dirigeants de la centrale syndicale israélienne Histadrout membre de la CISL à laquelle malheureusement l'UGTA s'est rallié). Cette prétendue gauche a soutenu l'agression criminelle contre le peuple Palestinien de Gaza et elle vient d'accorder ses voix et soutien à la formation d'un gouvernement dirigé par les réactionnaires Netanyahou et Zilberman auquel vient de se joindre le travailliste Ehud Barak, ministre de la défense du Gouvernement Olmert auteur et acteur principal de l'agression contre Gaza. Avec ces dirigeants sionistes à la direction du nouveau gouvernement israélien on est droit de penser qu'ils ne sont nullement désireux d'oeuvrer pour une paix véritable dans le cadre des résolutions des nations unies. Et l'on ne peut être qu'inquiet quand Obama dans une récente déclaration parle de deux Etats israélien et Palestinien sans préciser que leur existence repose sur la base des frontières de 1967
Malgré tout, n’oublions pas de rappeler que d’importantes manifestations de solidarité se sont déroulées à travers la planète. Jamais un mouvement de solidarité n’avait connu une telle ampleur. C’est ainsi, pour ne citer qu’un seul exemple que des manifestations se sont tenues dans 28 villes de Norvège. Citons aussi la Bolivie et le Venezuela qui ont expulsé les ambassadeurs d’Israël. Ajoutons que de nombreuses personnalités et même un Etat entreprennent des démarches visant à inculper Israël de crimes de guerre devant un Tribunal pénal international.
Hélas, dans les pays arabes les choses ont été plus mesurées, à commencer par notre pays où sous le fallacieux prétexte de sécurité est maintenu l’état d’urgence qui interdit tout rassemblement. Ajoutons que, de manière honteuse, nos gouvernants, à commencer par le président de la République, ont gardé un silence total durant les massacres de Gaza., à la manière du nouveau chef d’Etat des USA, Barak Obama.
Aujourd’hui, les négociations Israélo/palestiniennes sont plus ou moins interrompues ou en tout cas non perceptibles. L’Etat hébraïque, comme toujours, refuse de poursuivre sérieusement des pourparlers sous le prétexte que le soldat Gilad Shalit est encore entre les mains de la résistance palestinienne alors que lui-même détient dans ses prisons plus de 10 000 Palestiniens qui, eux, n’ont pas été pris les armes à la main.
Israël : encore plus réactionnaire (intertitre)
Comme si Israël n’était pas allé assez loin dans sa politique la plus réactionnaire au service de ses alliés US, voilà qu’il prépare l’opinion publique internationale à une agression contre l’Iran en reprochant à celui-ci de préparer la fabrication d’armes nucléaires dont lui-même est détenteur et non signataire du traité de non prolifération de ces armes. Cet Etat qui bénéficie de l’impunité sans faille du monde dit « libre » se croit décidemment tout autorisé. Pourtant, l’agression contre la population de Gaza, aussi barbare fut-elle, n’a pas apporté à ses auteurs le succès escompté. Bien au contraire, Israël est apparu sous sa véritable nature et s’est déconsidéré comme jamais aux yeux de centaines de millions de personnes à travers le monde.
Répétons-le, il est temps que les forces progressistes palestiniennes et leurs alliés se rassemblent dans un front démocratiques pour, d’une part, s’élever avec force contre les comportements fascistes d’Israël, leur résister efficacement, faire respecter les motions de l’ONU et, d’autre part, demander l’interdiction absolue des armes nucléaires qui reste une grave menace pour la région.
Les manifestations de solidarité avec les Palestiniens continuent (ARTICLE)
Les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien à travers le monde n’ont pas cessé depuis « l’arrêt » de l’agression contre Ghaza. Plusieurs organisations dans les pays arabes et ailleurs exigent plus que jamais la condamnation des dirigeants sionistes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanités. Des actions pour le Boycott des produits israéliens ont eu lieu dans plusieurs pays ; C’est ainsi qu’en France une action pour ce Boycott a eu lieu au Carrefour d'Aulnay sous Bois dans la région parisienne. Toujours en France une semaine du cinéma palestinien s’est déroulée à Nanterre. En outre plusieurs manifestations sont prévues à Paris, Lille, Lyon Marseille…à l’occasion de la journée de la Terre le 28 mars prochain. Les appels à ces manifestations « dénoncent le soutien de la France au blocus imposé à la population de Gaza, le silence des dirigeants français, face au développement de la colonisation israélienne et la collaboration du gouvernement, des institutions, des élus et des entreprises qui acceptent de coopérer avec la puissance occupante, encourageant ainsi la persécution et le nettoyage ethnique du peuple palestinien »
Le mot de Bouzellouf
De nombreux lecteurs doivent se demander si nous n’avons pas d’autres sujets à traiter que celui que constitue Sidi Saïd. Oui, c’est vrai. Et, bien que nous ne voulions pas faire honneur à ce triste sire, en évoquant trop souvent dans nos colonnes ses agissements stupides et criminels vis-à-vis des travailleurs, comment garder le silence quand lui et ses collègues de la Direction de l’UGTA nous tendent le bâton pour les corriger ? Ces « syndicalistes » ont pris la décision de récolter des signatures pour la candidature à la présidentielle de Bouteflika. L'UGTA rassemble des travailleurs de toutes tendances politiques. Leur unité repose avant tout sur la lutte pour leurs revendications. Une organisation syndicale respectueuse des opinions politiques de ses adhérents et soucieuse de ne pas briser l'unité de ses rangs, ne s'engage pas dans le soutien de tel ou tel candidat. Elle peut certes s'adresser à tous les candidats à l'élection présidentielle pour leur demander quelle serait leur orientation face à un cahier de revendications ou d'orientations allant dans le sens des intérêts des travailleurs. Elle pourrait ensuite communiquer aux travailleurs les réponses de ces candidats en laissant chaque syndiqué voter en toute liberté pour le candidat de son choix. Mais il est vrai que Sidi Said et les dirigeants qui l'entourent sont loin de pratiquer les mesures élémentaires pour assurer la démocratie syndicale. Loin de ces principes élémentaires ces « syndicalistes » décident que les travailleurs en cette période de crise – et d’élection présidentielle ! – ne doivent surtout pas bouger : pas de grève, pas de sit-in, pas de protestations même sous forme de pétition dans cette période. Rien, aucune action ! Les travailleurs ont pour devoir de se taire, de rester inertes , de plier l’échine et d’obéir. C’est un ordre, inventent-t-il !
Pauvre Sidi Saïd qui s’imagine que les travailleurs obéissent au doigt et à l’œil, comme s’il était en mesure de faire cesser les luttes de classes.
Un jour prochain, il ne pourra même plus prendre la parole pour débiter ses néfastes âneries.
Autre information ordinaire : Mme Toumi , la ministre de l’Inculture habituée à surnager dans un océan d’opportunisme sans rivage, ex-militante gauchiste et ex-icône des médias, a encore fait des siennes en déclarant, selon certains, et stupidement « déjudaïser » la musique algérienne. Il ne lui avait pas suffi d’interdire le dernier ouvrage de Benchicou, la voilà qui pousse dans la censure la plus ridicule en voulant s’attaquer à l’héritage d’un patrimoine qui, en vérité, n’encombre pas nos médias lourds ni même les légers !
Un jour elle décrètera qu’elle est capable d’arrêter le vent ! Alors qu’elle-même en fabrique à foison !
Mustapha Boutadjine : le combat tenace sans cesse renouvelé d’un artiste militant
Notre ami, le peintre-graphiste Mustapha Boutadjine, qu’un grand nombre de nos lecteurs connaissent bien, a exposé à la Galerie Europia, à Paris du 2 au 27 mars, ses nouvelles œuvres dont la collection s’intitule « Palestiniens ». Ce titre n’a pas été attribué à son expo par hasard, bien sûr.
Il vient après le carnage de l’agressive et cruelle armée israélienne commis contre la population de Ghaza. Bien que celui-ci ne soit pas évoqué directement sur ses toiles, on le sent sous-jacent en ce qu’il reproduit les visages de personnalités qui ont toujours manifesté une solidarité sans limite à la cause des victimes du sionisme le plus exacerbé, le sionisme de l’extrême droite du pays agresseur.
Comme toujours, et comme l’orfèvre le plus délicat et le plus habile, Mustapha travaille ses portraits avec des bouts de papiers déchirés du bout des doigts dans des périodiques de papier glacé en couleur, donnant ainsi une deuxième vie à ce qui est destiné à la déchetterie, une seconde vie encore plus utile puisque artistique et porteuse de solidarité et d’espoir.
Les portraits « peints » sont ceux de Mahmoud Darwich, d’Adonis, de Marcel Khalifeh, Nizar Kabani, Edward Saïd, Youcef Chahine, de Sadek Aïssat, notre camarade aujourd’hui décédé, Jean Genet, Jean-Luc Godard, etc. Des personnalités, des artistes qui se sont toujours engagés dans la lutte contre le pouvoir sioniste, fasciste, engagés par la poésie, le cinéma ou la chanson marquant ainsi ce qu’est le véritable amour de l’humain et comment le développer.
Pierre Barbancey résume efficacement en une image forte le travail de Mustapha : « En quelques toiles il recoud le drapeau des Palestiniens, maintes fois déchiré et pourtant claquant toujours dans le vent, prêt à gifler les oppresseurs de tous bords, de tout acabit »
LUTTES DES TRAVAILLEURS
ENSEIGNEMENT : Colère des adjoints de l'Education
La coordination nationale des
adjoints de l'Education annonce une grève nationale de 2 jours, les 3 et 4
février prochains, pour appuyer les revendications socioprofessionnelles de
cette frange qui attendent encore une prise en charge effective de la tutelle.
Selon ces syndicalistes, les adjoints de l'Education restent les plus lésés
par le nouveau statut particulier qui a prévu une série de mesures ayant comme
répercussion directe la marginalisation systématique de ce corps. En plus de la
déclassification à la catégorie 8, le nouveau statut particulier, en supprimant
le droit à la promotion au poste de surveillant général, condamne 80% des
adjoints de l'Education à rester dans la même catégorie durant toute leur
carrière professionnelle. (26/1/2009)
A l'appel du CLA: Un débrayage de deux jours dans les lycées en février
Le Conseil des lycées
d'Algérie (CLA) annonce une grève de deux jours pour les 8 et 9 février.
Réitérant ses revendications, à savoir l'augmentation des salaires par la
revalorisation du point indiciaire à 165 dinars, la promulgation immédiate d'un
régime indemnitaire conséquent, la révision du nouveau statut particulier pour
répondre aux aspirations des enseignants, une retraite après 25 ans de service
et le recouvrement du pouvoir pédagogique, le CLA, appelle à une mobilisation
pour cette grève de deux jours motivée par «la surdité des pouvoirs publics
face aux différents avertissements qu'ont constitués les mouvements de grève
unitaires ou sectoriels ». (31/1/2009)
Alger: Grève à l'Ecole nationale polytechnique
Quelque 150 travailleurs
relevant de l'Ecole nationale polytechnique d'El-Harrach (Alger) sont entrés en
grève pour 2 jours dans le but de faire valoir leurs préoccupations
professionnelles. Le président de la Section syndicale de cette institution
universitaire a déclaré que le mouvement de protestation a été décidé pour
attirer l'attention de la direction de l'école, sur le manque de considération
vis-à-vis travailleurs suite aux nombreuses doléances de la part de ces
derniers. (11/2/2009)
Saïda: Grève annoncée dans les lycées
Le Conseil national des
professeurs de l'enseignement secondaire et technique (CNAPEST) a déposé un
préavis de grève prévue le 24 février au niveau des établissements de la
wilaya. Le conseil de wilaya en a ainsi décidé, lors de sa réunion du 12
février dernier, pour protester contre «l'attitude incompréhensible et
l'indifférence affichée» par la direction de l'Education à l'égard de ce corps.
Cette grève a été suspendue le 24
février suite à une réunion d’une délégation du CNAPEST avec la Direction de la
wilaya (février)
ORAN : rassemblement de protestation des enseignants de l’USTO
Plusieurs dizaines d'enseignants
de l'Université des sciences et de la technologie (ex-USTO) ont observé le 10
mars, à l'appel de leur section syndicale, un rassemblement de protestation
devant la tour administrative du rectorat.
Une action qui a coïncidé avec l'examen par le tribunal administratif dans le
fond de la plainte déposée par le rectorat, demandant l'annulation des
résultats de l'assemblée générale tenue par la section au cours du mois
d'octobre 2008.
Pour les syndicalistes l'objectif premier de ce mouvement est de défendre le
droit des enseignants à être représentés. «L'action en justice dont fait
l'objet la section CNES-USTO est une menace sur la liberté syndicale. Le droit
des enseignants à être représentés est un droit constitutionnel qu'on se doit
tous de défendre », a-t-il affirmé. (11mars)
Le CNES obtient gain de cause
Le rectorat de l'université
de l'USTO a été débouté par la justice dans sa plainte déposée contre la
section locale du CNES demandant l'annulation des élections de renouvellement
du conseil syndical, selon le CNES. Une décision qualifiée de « victoire du
droit et de la justice » et qui confirme que « les adhérents et adhérentes de
l'USTO ont eu raison de défendre leur droit constitutionnel qu'est le libre
exercice du droit syndical (...) », selon une déclaration de la section
CNES-USTO, rendue publique le 18 mars
le conseil syndical déclare maintenir son engagement à défendre le métier de
l'enseignant. (19mars)
Relizane : Après l'agression d'un enseignant appel à un arrêt de travail dans les établissements scolaires
Réagissant à l'agression d'un
jeune enseignant de langue arabe au collège Abderrahmane Chibani (ex-CEA) à
Relizane, les syndicats du secteur appellent à un arrêt de travail d'une heure
dans tous les établissements de la wilaya. Ils protestent contre la montée de
la violences et l'absence de conditions sécurisant le personnel de l'Education
sans distinction aucune de leur statut. (14 mars)
SANTEPUBLIQUE
Canastel : Après la suspension de cinq travailleurs protestation à
l'hôpital
Après la suspension de 5
travailleurs à l'hôpital pédiatrique de Canastel, les travailleurs ont observé
le 9 février un sit-in d'une heure à l'intérieur de l'établissement pour
protester contre ce qu'ils qualifient de «décisions abusives» prises,
dernièrement, par la direction.
Selon les représentants du syndicat des paramédicaux et des travailleurs, «le
personnel fait face actuellement à beaucoup de problèmes causés par la
direction.». Ils parlent de «harcèlement moral, de discrimination, de deux
poids deux mesures dans l'application de la réglementation, de l'absence de
règlement intérieur, du non-respect des 40h de travail exigées par la loi, de
l'absence d'un service de chirurgie dentaire, du manque de matériel pour la
prise en charge des malades... (10/2)
Ghazaouet : Grève illimitée à l’hôpital
Devant l'angoissante
situation qui risque de paralyser sérieusement l'établissement public
hospitalier de Ghazaouet, le collectif des praticiens de Ghazaouet a déposé un
préavis de grève illimitée prenant effet le 11 février 2009 pour demander le
départ du Directeur et la solution de leurs problèmes socioprofessionnels.
(11/2)
Grève illimitée des praticiens de la santé publique
Une grève illimitée est
prévue à partir du 24 février prochain, a indiqué le SG du Syndicat, Lyes
Merabet, dans une conférence de presse tenue le 6février au siège du syndicat.
La décision a été prise selon le conférencier par le conseil national, qui a
tenu une session extraordinaire le 3 février dernier.
Les principales revendications, poursuit-il, sont « la promulgation du statut
particulier de la profession et l'instauration d'un régime indemnitaire ».
Abordant la question des libertés syndicales, l'orateur a regretté que des
pratiques contraires aux lois et règlements viennent casser toute revendication
et expression syndicale. Il signalera, en outre, que des cas d'abus à
l'encontre de praticiens de la santé et pressions de la part de responsables
locaux de l'administration sont signalés dans diverses régions du pays. (7/2)
Les praticiens de la santé poursuivent leur mouvement et persisteront, ont-ils dit, jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
Même si tous les praticiens n’ont pas suivi le mot d’ordre du SNPSP, ils disent soutenir l’action de leurs collègues grévistes.
Pour ce qui est de la promesse d’une revalorisation des salaires faite par le président de la République, le représentant du SNPSP considère que la corporation n’est pas concernée dans la mesure où seule l’UGTA est considérée comme un partenaire social. « De toute manière, il faudra attendre la réélection de Bouteflika pour que cette augmentation voie le jour », a-t-il ajouté.
La revendication principale du SNPSP réside dans la reconnaissance de leur syndicat à part entière. Dans un communiqué le Syndicat des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) a apporté son soutien à ce mouvement de grève et se dit « convaincu de la légitimité et de la justesse de l’action entreprise par le SNPSP ». (26/2)
Le 28 février les syndicalistes
ont déclaré : «La grève va continuer» jusqu'à ce que les praticiens en
décident autrement. «Rien ne nous fera fléchir, tant que les problèmes
persistent, le mouvement sera toujours d'actualité», affirme le Dr. Merabet.
(1mars)
Le 7 mars une délégation du
Syndicat national des praticiens de la Santé publique (SNPSP) a été reçue au
siège de l'Assemblée populaire nationale (APN), par le président de la
Commission de la Santé, des Affaires sociales, du Travail et de la Formation
professionnelle qui a proposé sa médiation pour régler le conflit. « Nous
sommes ouverts à toute proposition qui répond à nos revendications », a déclaré
Lyes Merabet au sortir de la réunion avec les députés de ladite Commission
mais la grève des médecins généralistes de la Santé publique, lancée le 24
fév. (8mars)
Santé publique: Les psychologues menacent d'une grève illimitée
Dans une plate-forme adressée
au ministère de la Santé, où figurent onze points de revendication, le syndicat
des psychologues exige «une prise en charge sérieuse de leurs préoccupations,
ou à contrario ce sera le recours à la grève illimitée au bout de ce mois de
février», a déclaré le président du syndicat des psychologues lors du
renouvellement des membres de la section syndicale à Constantine.
Les psychologues revendiquent en particulier un classement à l'échelle 13 en
lieu et place de l'échelle 12, retenue dans le projet du statut des
psychologues. Ces derniers «exigent la mise en place d'un système de paiement
des indemnités selon les conditions spécifiques de l'activité du psychologue».
Ils s’interrogent sur le refus de création d’emplois et soulignent l'absence d'un équipement adéquat au niveau des salles de visite (ou d'auscultation) psychologique. (31/1/2009)
Devant l'absence de réponse
de la part du ministère de la Santé aux doléances des psychologues ces derniers
ont décidé
lors d'une Assemblée générale extraordinaire tenue à Alger, en
présence de près de 200 délégués syndicaux de toutes les wilayas du pays, et
d'un huissier de justice d’une grève générale, allant du 22 au 26 mars.
Les psychologues des secteurs de la Santé publique, la Solidarité, et la
Jeunesse et les sports, entameront leur mouvement à partir du dimanche 22 mars
avec leurs tutelles respectives, pour faire aboutir leurs revendications, qui
portent essentiellement sur « l'élaboration d'un statut particulier, mise en
place d'un système indemnitaire en harmonie avec les conditions particulières
liées à l'exercice de la profession du psychologue, le règlement de la situation
administrative du personnel contractuel, ou en activité sous contrat pré emploi,
garantir le droit à la promotion dans le déroulement de carrière du
psychologue, assurer l'équipement dans les salles de visite, garantir aux
psychologues le droit de représentativité au sein des conseils
d'administration, et autres conseils scientifique et médical ». (14 Mars)
AUTRES LUTTES
Statut des travailleurs du Trésor: Les syndicats n’écartent pas l’action
Dans une motion rendue
publique le 24 janvier, les secrétaires généraux des sections syndicales de
l'Ouest, affiliés au syndicat national des travailleurs du Trésor (UGTA) qui
se sont regroupés le 20 janvier à Oran, rejettent le statut du personnel de la
comptabilité tel que revu et corrigé par la direction générale de la fonction
publique et affirment refuser les modifications apportées sur les dispositions
essentielles du projet de statut.
Si aucune modification du statut proposé prenant en considération les
particularités du secteur de la trésorerie n'est apportée, le recours à une
action de protestation n'est pas à écarter selon les syndicalistes (25/1)
vétérinaires : Le Syndicat national des vétérinaires pour le grève
Le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (SNVFAP) emboîte le pas au Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) en décidant d’aller vers un débrayage d’une semaine à partir du 28 février. Les vétérinaires rejettent tous les amendements non réglementaires imposés par la DGFP et demandent aux pouvoirs publics de rétablir l’indemnité vétérinaire. Un préavis de grève sera déposé auprès des institutions concernées huit jours avant le mouvement de grève. (9/2)
Béni-Saf: Des retraités réclament leur indemnité
Dans une lettre datée en
novembre 2008, adressée au Groupe de tutelle (Wood Manufacture, ou Bois
Fabrication), des ex-travailleurs de la SIMOB de Béni-Saf réclament le
règlement d'une indemnité de départ à la retraite. Alors actifs, les
travailleurs se sont couverts d'une assurance supplémentaire, contractée auprès
d'une compagnie d'assurance et réassurance, leur permettant de bénéficier, à
leur départ à la retraite, d'une indemnité moyennant les cinquante mille dinars
(50.000,00 DA). Cependant, une grande majorité de la quarantaine de travailleurs,
partis à la retraite depuis les deux dernières années, n'aurait pas reçu un sou
à ce jour, malgré maintes réclamations, témoigne un de ces retraités.
(février)
ORAN : Protestation des travailleurs de la commune
Les travailleurs de la division
de l'hygiène et de l'assainissement (DHA) de la commune d'Oran ont observé le
16 février une demi-journée de protestation au niveau du siège de la division,
pour dénoncer ce qu'ils qualifient de «décisions unilatérales» du délégué à la
DHA.
Selon le porte-parole du conseil syndical, le recours à la protestation
intervient suite à la décision prise par le délégué d'opérer un changement à la
tête de la division, à savoir la nomination d'un nouveau directeur.
De son côté, le chargé de l'organique au sein du conseil syndical a affirmé que
le syndicat est totalement marginalisé et n'est à aucun moment consulté quand
il s'agit de décisions importantes qui concernent les travailleurs de la
commune. Si une telle situation perdure, la protestation pourrait faire tache
d'huile au niveau des autres divisions précise le responsable syndical. (17 et
19 février)
CONSTANTINE : Les travailleurs de l'APC exigent la satisfaction de leurs revendications
Les travailleurs attendent
toujours la satisfaction de leurs revendications. (dotation en tenues de
travail, d'équipements techniques, de vaccination des travailleurs du service
de l'hygiène, la création d'un centre médico-social, le recrutement, la
formation…)
Malgré plusieurs réunions avec le Maire et le chef de Daïra rien n’a encore été
fait. Les travailleurs envisagent de recourir à la grève pour débloquer la
situation. (16 mars)
CONSTANTINE : Les travailleurs du chantier du tramway dénoncent leurs conditions de travail
Les 150 travailleurs du
chantier ont confirmé que les véritables travaux du chantier n'ont pas encore
démarré. «Et dans aucun des points situés sur le tracé de la ligne du tramway.
Seuls sont menés des travaux de mise en place de la base-vie de Zouaghi ainsi
que les opérations de déblaiement au stade Benabdelmalek». Leurs représentants
ont soulevé les nombreux problèmes auxquels font face les travailleurs à cette
étape précoce du projet dont le démarrage effectif serait fixé pour la fin de
ce mois de mars, selon les dires des responsables italiens du chantier dont les
propos ont été rapportés par le secrétaire général de la section syndicale. Ce
dernier a longuement évoqué «les difficultés et des problème rencontrés par les
travailleurs du projet dont le principal est relatif aux contrats temporaires
qui leur sont imposés, contrats renouvelables tous les trois mois. (18 Mars)
Pouvoir d’achat : Les travailleurs et les familles populaires de plus en plus pauvres (nation)
Face à une inflation galopante (1) la majorité des salariés et les familles
populaires basculent à une vitesse grand V dans la pauvreté. Sans parler
des chômeurs et d’autres couches de la population comme les handicapés, qui ne
disposent pratiquement d’aucun revenu, tous les travailleurs ou les retraités
vivent avec un salaire ou une pension qui ne leur permet plus de faire face au
coût de la vie. Tout devient plus cher. Légumes, poulet, sucre ou pâtes, rien
n’échappe aux augmentations. Les fruits deviennent inabordables. Quant à la
viande ou le poisson il y a déjà bien longtemps que de nombreuses familles ne
peuvent plus en consommer. Même le prix de la sardine a plus que doublé. Certains
produits alimentaires continuent d’augmenter même lorsque leurs prix chutent
sur le marché mondial. En dehors de l’alimentation les familles arrivent de
plus en plus difficilement à payer le loyer ou les charges, l’électricité, le
gaz ou encore le transport. Même une grande majorité des cadres, dont le
salaire oscille entre 25000 et 50000 dinars, ont de plus en plus de difficultés
à faire face à certaines dépenses parfois indispensables.
Pour se faire réélire Bouteflika commence sa campagne électorale en multipliant les promesses. Après avoir effacé les dettes des agriculteurs y compris pour ceux, fort nombreux selon plusieurs observateurs, qui n’ont jamais rien cultivé, il a annoncé l’augmentation du salaire minimum garanti pour la fin de l’année en cours. Le pouvoir qui reconnaît ainsi que ce salaire minimum fixé actuellement à 12000 dinars est largement en dessous des besoins, s’abrite derrière la réunion de la tripartite pour ne donner aucun chiffre. Etant le seul patron des fonctionnaires rien ne l’empêche pourtant de satisfaire immédiatement les demandes pressantes d’augmentation des salaires pour des milliers d’entre eux qui font grève sur grève sans obtenir une amélioration de leur pouvoir d’achat. En vérité le pouvoir anti-ouvrier, antipopulaire et antinational n’est pas prêt de changer de cap. Pour s’en convaincre il suffit de lire le rapport du FMI sur l'économie algérienne. Ce rapport souligne que les administrateurs du FMI «se félicitent de l'engagement des autorités à préserver la compétitivité et la viabilité à long terme des finances publiques en contenant les dépenses courantes, et en particulier la masse salariale et les subventions. Dans cette optique, ils appuient les plans visant à lier les futures hausses de salaires aux gains de productivité et aux résultats de croissance». La Bourgeoisie compradore et son pouvoir, soutenus par le grand capitalisme international, continueront à rogner le pouvoir d’achat des travailleurs et des familles populaires et profiteront probablement de la crise et de la chute des prix des hydrocarbures pour aggraver leur politique. Non seulement il ne faut pas se fier aux promesses électorales de leur candidat mais il n’est pas difficile de supposer qu’ils mettront encore moins d’argent à l’avenir pour l’école, la santé ou le logement. Ce qui aggravera naturellement les difficultés pour une grande partie des Algériens.
Ce pouvoir continuera à réserver nos ressources aux multinationales étrangères, aux affairistes, aux privilégiés et aux corrompus. Le salut ne peut venir que des courageuses luttes des travailleurs qui se battent quotidiennement pour leur pouvoir d’achat et pour les libertés démocratiques. Dans leur combat ils affrontent non seulement une « justice » toujours prompte à condamner les grévistes mais aussi les dirigeants centraux de l’UGTA qui leur mettent régulièrement des bâtons dans les roues. Mais ce combat est le seul espoir pour mettre un terme à une dégradation continue du pouvoir d’achat des salariés, actifs, retraités ou chômeurs, arracher les libertés démocratiques et créer les conditions d’un changement réel au profit de tous les Algériens.
1) Pour l’office national des statistiques (ONS), Les produits alimentaires ont augmenté de 8,2 %, les produits agricoles frais de 14,3 %, la viande de poulet (27,9 %), les oeufs (24,7 %), le café, thé et infusion (20,1 %), et la viande de mouton (19,3 %), les légumes (13,7 %), le sucre et produits sucrés (10,5 %), les fruits (9,3 %), viandes et poissons en conserve (4,9 %) et le lait, fromage et dérivés avec 0,6 %.
HOMMAGE A JEAN GALLAND
Après le décès de Jean Galland notre parti a adressé un message de condoléances
à la famille de notre camarade.
« Nous avons appris avec une profonde tristesse le décès de notre
fidèle camarade de lutte Jean Galland. Les communistes algériens qui ont milité
à ses côtés durant la dure période coloniale et au lendemain de l'indépendance
nationale ne peuvent oublier le soutien actif qu'il a exprimé au peuple
Algérien avant et après l'indépendance. Ces trois ouvrages sur l'Algérie
retracent avec précision et fidèlement une partie de l'histoire des luttes des
militants progressistes de ce pays. Nous lui sommes reconnaissants de cet
apport précieux pour l'écriture de l'histoire du mouvement ouvrier et
progressiste. En cette pénible circonstance, nous exprimons à sa compagne, à
ses enfants ainsi qu'à tous ses proches notre fraternelle solidarité et nos
salutations ».
Jules Molina nous a quitte
C’est avec une profonde émotion que tous les militants et sympathisants du PADS ont appris la disparition du camarade Jules Molina. Militant communiste exemplaire, ferme dans ses convictions jusqu’à son dernier souffle, attaché à sa patrie l’Algérie, avant comme après l’indépendance de notre pays, il a consacré toutes ses forces à son idéal. Il rejoignit dès la fin de la deuxième guerre mondiale les rangs des communistes algériens et le combat qu’ils menaient pour la libération de l’Algérie du joug colonial. Victime de la répression colonialiste en raison de son combat pour la libération nationale il a toujours lutté avec le peuple Algérien. Mettant au service de son pays, devenu indépendant, ses compétences techniques et politiques il occupera d'importants postes de responsabilités au niveau de sociétés nationales. D'abord, à la Coopérative Laitière de l'Oranais (la CLO), dont il fut le directeur dés sa création. Plus tard, Julot se vit confier tout d'abord les responsabilités de directeur technique puis de directeur des études et des réalisations de la Société nationale des eaux minérales d'Algérie (SNEMA). Tous les directeurs généraux de cette société ne manquèrent pas de reconnaître les mérites de Julot. Ce qui lui valut, plus tard après 1985, d'être nommé par le Ministre de l'industrie légère, Messaoudène, Directeur Général Adjoint de la SNEMA. Toutes ces responsabilités professionnelles n’ont jamais empêché Julot de militer activement dans les rangs des communistes algériens. D’abord au PCA, où il a exercé d’importantes fonctions (responsable de la région d’Alger, Directeur de l’imprimerie d’Alger Républicain) puis au sein du PAGS jusqu’à sa dissolution. En France où il résidait depuis 1990, Jules Molina a poursuivi son combat contre le colonialisme, en particulier dans les rangs de l’ACCA, sans jamais cesser de soutenir les luttes de ses camarades communistes algériens, organisés aujourd’hui dans le PADS. Son souvenir restera vivant chez tous ceux qui ont eu la chance, en Algérie et en France, de pouvoir le connaître de près, de travailler et de militer avec lui.
Nous partageons la peine et la douleur de Sylvie, son épouse et de ses enfants Danièle et Paule et de ses petits enfants et nous les assurons de toute notre solidarité.
Dernière minute: Nous venons d'apprendre avec tristesse le décès,voici plusieurs semaines, de notre camarade René Journet, puis le 3 avril celui de notre camarade Marie-Rose Pereto. A leurs familles respectives, le PADS et LE LIEN, au nom de leurs camarades, partagent leur tristesse et leur expriment leurs condoléances.
CONGRES DES PARTIS COMMUNISTES (intern)
Turquie : CONGRES DU TKP
Le congrès du parti communiste de Turquie (TKP) s’est déroulé du 29 janvier au 2 février 2009 à Istanbul en présence de 386 délégués et 28 partis communistes dont le PADS.
Il a renouvelé les organismes de Direction du parti et adopté une importante résolution politique sur la grave crise du système capitaliste international.
Notre délégué a eu d’importants entretiens avec les camarades du TKP et des représentants des partis frères invités au congrès. Il a remis un message de solidarité aux congressistes.
Nous donnons ci-dessous un extrait de la résolution politique adoptée par nos camarades
…« Le concept d’ « impérialisme » est la clé pour appréhender les raisons de la crise, pour suivre le comportement du capital international dans les conditions de la crise et pour prévoir les formes possibles de lutte des classes. Toute évaluation qui ignore ou s’obnubile sur le concept d’impérialisme doit être mise de côté. Si nous vivons l’âge de l’impérialisme et des révolutions socialistes, les opportunités créées par la crise pour des révolutions socialistes doivent être considérées en même temps que les tendances réactionnaires et contre-révolutionnaires de l’impérialisme.
Dans le monde impérialiste, la crise mènera à un essor de politiques plus réactionnaires, autoritaires, et militaristes. Ces politiques se reflèteront différemment sur les centres impérialistes et sur les pays dépendants ; cependant, il serait illusoire de s’attendre qu’il résultera un équilibre de la grave agression des trois dernières décennies et qu’elles impliqueront un progrès partiel dans les conditions de la classe ouvrière dans les grands pays capitalistes, comme les USA, l’Allemagne, la France et le Royaume Uni. Le point crucial pour les pays capitalistes dans la recherche d’atténuations et d’échappatoires à la crise consiste à « se porter garants contre les banqueroutes des grandes compagnies en perdition ». L’augmentation prévue des dépenses publiques, les tentatives d’inverser la récession en exigences qui réduisent la production et les interventions et nationalisations pour réguler le système financier ne peuvent jamais mener à un soulagement des masses populaires. Néanmoins, il est clair que l’agression de l’impérialisme contre les travailleurs et contre les pays dépendants sera approfondie »….
En l’absence de résistance et de contre-attaques sur le front du travail, l’idée que la crise puisse forcer l’impérialisme à une période plus pacifique et plus modérée peut mener le mouvement de la gauche mondiale vers une erreur fatale, surtout si elle se combine avec le dangereux optimisme suscité par l’élection de Barack Obama. On doit savoir que l’impérialisme n’abandonne jamais l’option fasciste pour le futur pour des raisons objectives ou subjectives, à moins que le mouvement de la classe ouvrière et de centaines de millions de pauvres s’y opposent.
2.4. La compétition entre les centres impérialistes, qui limite la marge de manœuvre des pays impérialistes, n’élimine pas la menace de réaction, fascisme ou guerre. Au contraire, on a souvent observé à travers l’histoire que les contradictions entre les impérialistes déclenchent des conflits régionaux ou globaux. L’influence croissante de la Russie et de la R.P. de Chine sur l’arène internationale ne peut pas être à elle seule la garantie de la paix. La capacité de la Russie capitaliste ou de la Chine, qui a fait des efforts pour intégrer les marchés capitalistes globaux, à créer des alternatives à l’ordre mondial impérialiste avec le soutien des pays d’Amérique Latine ou de l’Iran ne doit pas être exagérée. Ces acteurs internationaux peuvent seulement gagner du temps pour la classe ouvrière dans la lutte contre l’impérialisme, mais ils ne peuvent assurer la victoire.
GRECE : Congrès du parti communiste (KKE) (18 au 22 février)
Le congrès du parti communiste de Grèce (KKE) s’est déroulé à Athènes du 18 au 22 février en présence des représentants de plusieurs dizaines de partis communistes et ouvriers venant du monde entier, dont le PADS. Après la discussion et le rapport du comité central les congressistes ont adopté après enrichissement les thèses (1) proposées par la Direction sortante. Ils ont enfin élu les organismes dirigeants du parti et réélu la camarade Papariga au poste de secrétaire générale du KKE.
Notre parti a fait parvenir au congrès un message de solidarité.
1) Ces thèses sur les positions théoriques du socialisme, la contribution du système socialiste ou encore sur les causes de la victoire de la contre-révolution en URSS sont à la disposition de tous nos lecteurs qui souhaiteraient en prendre connaissance
EQUATEUR : La Jeunesse Communiste a récemment tenu son 7°Congrès National.
Sous le mot d'ordre " Pour la construction de l’unité de toute la jeunesse …pour la révolution et le socialisme, plus de 200 représentants, venus de tout le pays ont participé dans l’enthousiasme à un important congrès.
Ces jeunes communistes ont « conclu que l'Amérique latine et une partie de l'Equateur marchent à la tête des batailles sociales pour briser la dépendance à l'impérialisme »
Ces internationalistes expriment leur solidarité avec toutes les batailles qui se déroulent en Amérique, en appuyant l'héroïque résistance de nos voisins fraternels, la Révolution Socialiste à Cuba, les processus révolutionnaires au Venezuela ou en Bolivie.
Ils appellent également « à la solidarité avec les peuples de Palestine, d'Irak, de Corée du Nord et d'Iran qui résistent à la provocation de l'Empire et de ses larbins, à l'expression de la solidarité qui doit être aussi apportée à la lutte authentique du peuple de Vasco, avec le processus de libération du Sahara, avec toutes les batailles de l'humanité contre la ségrégation avec nos organisations fraternelles et particulièrement avec la Jeunesse Communiste de la République Tchèque ».
Ces jeunes révolutionnaires se sont quittés selon leur secrétaire des relations internationales « avec l'espoir que tous les communistes du monde puissent s'unir pour marcher sur le capitalisme »
Congrès du PCF (suite) : Des précisions de Jacques Fath suite à notre article publié dans le précédent numéro
« Chers camarades,
Dans le dernier numéro du Lien (No 100) que je viens de recevoir, je lis (page 13) un commentaire sur la Rencontre internationale que le PCF a organisé les 15 et 16 novembre derniers.
Je souhaite préciser qu'il s'agissait d'une Rencontre de réflexion collective sur l'internationalisme aujourd'hui, à partir de la nouvelle situation internationale, avec un certain nombre de représentants de partis communiste et progressistes, et des personnalités notamment d'Amérique latine.
Il n'a jamais été question d'inviter l'ensemble des forces politiques, notamment communistes, avec lesquelles nous sommes en relation. Une quarantaine d'organisations très diverses seulement étaient représentées. Et chaque personne ne représentait que son organisation ou qu'elle-même. La personnalité algérienne présente, par exemple, ne représentait pas les progressistes algériens. Cette personne a parlé en son nom propre.
Il ne s'agissait pas de réunir une "Internationale" communiste. Il s'agissait d'une rencontre ayant sa logique propre qui avait justement pour objet d'apporter quelques idées, de réfléchir, à quelques uns, sur ce que pourrait être un internationalisme adapté à notre époque.
Je suis donc surpris des formulations utilisées dans cet article. Il est inadapté de parler d'une "conception rejetée par la quasi-totalité des partis communistes du monde entier". Les quelques 20 PC présents, dont les PC cubain, vietnamien, chinois, indien, grecs, chypriotes, italiens ou espagnols et autres...n'avaient pas l'air de participer à une rencontre dont ils rejetaient la conception...
J'aurais été volontiers disponible pour vous expliquer cela si vous l'aviez souhaité. Je souhaite que vous puissiez diffuser cette réponse afin de dissiper tout malentendu. Je vous en remercie d'avance.
Avec mes fraternelles salutations ».
Jacques
Fath
Membre du Comité exécutif national du PCF
Responsable des relations internationales
Note de la rédaction du Lien : Nous prenons en considération cette mise au point du Responsable des relations Internationales du PCF. Le PADS ne manquera pas de formuler son opinion sur l'internationalisme prochainement dans son organe "Le Lien".
AFRIQUE : Déclaration et pétition du Réseau du Forum Africain de la gauche (ALNEF) sur les attaques contre la presse soudanaise (intern)
Le réseau du Forum Africain de la Gauche (ALNEF) un réseau de 24 partis et organisations progressistes à travers le continent souhaite exprimer son profond intérêt sur la censure de la presse pratiquée à un haut niveau par le gouvernement Soudanais.
« Le Réseau du Forum de la gauche africaine (ALNEF) appelle le gouvernement du Soudan à cesser son assaut contre la liberté de la presse et de sauvegarder tous les droits politiques et autres fondamentaux de tous les Soudanais y compris leur droit à la liberté de l'information, d'expression et de conscience. Nous appelons d'autre part l'Union Africaine, les Nations Unies et toutes les autres institutions internationales à exercer une pression sur les autorités du Soudan pour revenir sur leurs mesures contre la presse.
Nous attendons une prochaine restitution de tous les droits actuellement revendiqués par les journalistes Soudanais, des journaux, magazines et autres moyens médiatiques.
Nos Partis ne vénèrent pas les doctrines de la démocratie de basse intensité actuellement reproduites par l'attitude des états autoritaires. Nous soutiendrons ainsi toutes les revendications authentiques des forces progressistes démocratiques pour obtenir une paix permanente et un Soudan démocratique dont la pierre angulaire est la saisie des droits politiques fondamentaux et démocratiques centrés autour de la lutte pour réaliser le pouvoir des peuples » .
Notre parti a signé cette déclaration
CHYPRE : Rencontre Euro-Méditerranéenne des Partis de la gauche les 27 et 28 mars (intern)
Face aux développements cruciaux à travers le monde et particulièrement dans les régions de la Méditerranée et du Moyen Orient, AKEL organisera une rencontre Euro-Méditerranéenne des Partis de la gauche les 27 et 28 mars 2009, à Nicosie, en vue de débattre et d'analyser ces développements et de prendre des décisions sur notre future stratégie.
La rencontre discutera des voies pratiques de solidarité avec le peuple Palestinien et analysera la crise financière mondiale, ses causes et des voies pour y faire face.
Notre parti invité à cette rencontre n'a pas pu y participer. Il a fait part à nos camarades Chypriotes de son soutien entier aux objectifs de cette réunion.
ANTICOMMUNISME: Déclaration Conjointe des Partis Communistes et Ouvriers d'europe (18 mars)
Face aux initiatives anticommunistes de la présidence tchèque de l'Union européenne (UE), de nombreux partis communistes d’Europe ont signé une déclaration qui appelle les peuples d’Europe à réagir énergiquement et à condamner l’anticommunisme. La déclaration remarque en particulier que c’est la classe ouvrière et les couches populaires qui sont visées.
“On veut frapper l'avant-garde du mouvement populaire et sa lutte contre les plans anti-populaires. On tente de placer le fardeau de la crise mondiale sur les épaules des travailleurs. On veut éliminer la lutte contre le système d'exploitation dans la perspective d'une société juste, exprimées dans l'idéologie et la lutte des communistes. On veut frapper les forces de résistance ainsi que la contre-attaque populaire sur la base d'une hystérie anticommuniste, de mensonges et de persécutions. On a annoncé de nouvelles rétorsions contre Cuba socialiste et contre les peuples qui résistent à l'impérialisme” précise la déclaration..
Les terres agricoles offertes aux renards affairistes. (nation)
Selon un quotidien du pays, M. Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, aurait lancé un appel d’offre pour la réalisation d’un projet, dit « Dounia Parc » estimé à 5,5 milliards de dollars. Ce projet de caractère luxueux comprendrait uniquement des milliers d’habitations de grand standing. Il serait implanté à l’ouest d’Alger sur des « terres agricoles non urbanisables » et l’étude et la réalisation seraient confiées à un fond d’investissement émirati : EIIC.
Bien sûr, pour la réalisation de ce projet qui s’étendrait sur des centaines d’hectares, il faudrait exproprier les habitants qui occupent déjà les parcelles de terrain. Le ministre aurait promis dans un premier temps une indemnité de 700 DA, puis de 14 000 DA le m2 alors que celui-ci est estimé à 100 000 DA. Si les actuels occupants de ces terres refusent de les céder, ils seront expulsés manu militari.
Si cela continue la question se pose de savoir où pousseront nos produits : tomates, poivrons, et autres. Sur les sables incultes du Sahara ? Non, ils seront amenés de l’étranger pour le plus grand profit des importateurs alors que nos besoins sont immenses.
Les Egyptiens descendent à leur tour dans les rues (intern)
Les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien qui se déroulent à travers le monde, la terrible agression contre les populations gazaouies et surtout les mauvaises conditions de vie des masses laborieuses, notamment des ouvriers paysans n’ont pas laissé indifférents les Egyptiens. Ceux-ci, en février/mars sont descendus par dizaines de milliers dans les rues de plusieurs villes pour manifester leur colère. Les cheminots, les routiers, les pharmaciens, les étudiants, les ouvriers du textile se sont joints à toutes les manifestations et aux grèves qui se sont déroulées dans ce pays faisant ainsi trembler le nouveau pharaon, Moubarak I.
Salvador: le candidat de la gauche Mauricio Funes élu Président (intern)
Mauricio Funes, candidat de l'ex-guérilla d'extrême gauche du Salvador, s'est déclaré dimanche soir président élu de ce pays d'Amérique centrale dirigé par la droite depuis 20 ans, alors que les derniers résultats officiels lui donnaient l'avantage après le dépouillement de plus de 90% des bulletins.
"Je suis le président élu de tous les Salvadoriens", a déclaré le candidat de l'ex-rébellion armée du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN), lors d'une conférence de presse.
Le candidat du parti conservateur au pouvoir au Salvador, Rodrigo Avila, a déclaré qu'il reconnaissait la victoire de son rival de gauche.
Groupe de travail, des Partis communistes et ouvriers : Déclaration à la presse (intern)
Une réunion du groupe de travail des Partis communistes et ouvriers s’est déroulée à Athènes le 17 février 2009 sur invitation du Parti communiste de Grèce (KKE) en marge de son 18° Congrès.
A la réunion étaient présents les membres du Groupe de Travail du Parti Communiste du Brésil, du Parti Communiste de Cuba, du Parti communiste d’Espagne, du Parti Communiste Portugais, du Parti communiste de Bohème Moravie de la République Tchèque, du Parti Communiste de la Fédération de Russie, du Parti Communiste de l’Inde (Marxiste), du Parti communiste Libanais, du Parti Communiste Sud Africain, du Parti Communiste de Grèce (KKE) et de représentants du Parti communiste du Canada, du Parti Communiste d’Albanie, du Parti du Travailleurs de Belgique,
du Parti Communiste de Syrie, du Parti du Peuple Palestinien, du Parti communiste de Turquie.
La réunion a discuté et décidé l’ordre du jour, de la date et du lieu de la 11° Rencontre Internationale des Partis communistes et Ouvriers en 2009.
La 11° Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers sera tenue en Novembre à Kerala, en Inde, et sera accueillie par le Parti communiste de l’Inde (Marxiste).
Pour autant que l’ordre du jour relève du Groupe de Travail celui-ci a décidé du thème de :
« La crise internationale capitaliste, la lutte des travailleurs et des peuples, les alternatives et le rôle du mouvement communiste et de la classe ouvrière. »
En outre, face à la situation très dangereuse créée par les criminelles attaques et les crimes de guerre d’Israël contre le peuple Palestinien, le Groupe de Travail a décidé de convoquer une rencontre extraordinaire des Partis Communistes et Ouvriers en solidarité avec la lutte héroïque des Palestiniens et des autres peuples du Moyen Orient à Damas en Syrie en Septembre 2009.
Durant la session du Groupe de Travail les représentants des Partis communiste et ouvriers de Palestine, de Syrie, du Liban et d’autres partis du Canada, d’ Europe, d’Afrique du Sud et de l’Inde ont informé de la situation et des actions populaires dans la région du Moyen Orient après les attaques israéliennes à Gaza.
Les Partis ont salué l’héroïque résistance aux agresseurs, la grande protestation et le mouvement de solidarité, et ont approuvé une déclaration de solidarité pour poursuivre et amplifier l’action de soutien à la juste lutte du peuple Palestinien et des forces attachées à la Paix d’Israël.
Les participants ont souligné leur engagement aux actions et luttes contre la crise capitaliste, aux initiatives commémoratives du 50° anniversaire de la révolution Cubaine et aux autres initiatives décidées à la 10° réunion internationale de Sao-Paulo en novembre 2008.
OTAN : 45 organisations se réunissent à Belgrade et plusieurs manifestations en Europe contre le sommet de Strasbourg. (intern)
Une importante conférence organisée par le Forum de Belgrade et par le Conseil mondial de la paix (CMP) a eu lieu à l'occasion du 10e anniversaire des bombardements de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Des représentants de mouvements et d'organisations anti-impérialistes de 45 pays. La secrétaire générale du parti communiste de Grèce a déclaré à cette occasion «Nous sommes à Belgrade pour qu'on se souvienne de ces événements et pour témoigner nos regrets au peuple serbe relativement aux attaques barbares perpétrées par 19 États membres de l'OTAN, et plus particulièrement par les États-Unis, l'Union européenne et l'OTAN ”
Par ailleurs plusieurs manifestations populaires ont eu lieu dans plusieurs capitales européennes contre l’OTAN à l’occasion d’un important sommet de cette organisation criminelle, prévu à Strasbourg.
MADAGASCAR : L’OPINION DE l’AKFM (intern)
Après plus de 3 mois de manifestations populaires le Président de Madagascar a démissionné. L’AKFM parti progressiste malgache a soutenu durant ces manifestations le Maire de Tananarive qui exerce désormais les fonctions de Président en attendant de prochaines élections. “L’AKFM a pris position de soutenir M. Le Maire dans ses démarches et sa lutte pour la Démocratie et la Liberté avec l’adhésion de la majorité de la population malagasy de l’île en vue de mettre en place les conditions indispensables à la restauration de la Démocratie et de la Liberté, contre l’absolutisme et la violation de la Constitution, par le biais d’une Transition, dont les principes et la forme sont en cours de mise en place à ce jour”.
TUNISIE : Renforcer la solidarité avec les prisonniers du Bassin Minier (intern)
Suite aux lourdes peines prononcées (allant de 8 ans de prison ferme à 2 ans avec sursis) par la Cour d’appel de Gafsa dans le procès des dirigeants du mouvement de protestation qu’a connu le Bassin Minier, la défense – composée du bâtonnier Béchir Essid, De maître Zouheir Yahyaoui et de maître Ali Kalthoum – s’est pourvue en cassation. Mais les avocats des prisonniers du bassin Minier et des membres de leurs familles ont averti le CNSHBM (comité national de soutien aux habitants du bassin minier) que nombre des prisonniers à Gafsa souffrent de conditions de détention déplorables et que leur état de santé s’est dégradé à cause de l’absence de soins.
Le CNSHBM estime dans sa déclaration du 15 février que « la solution lucide serait de libérer tous les prisonniers du bassin Minier et d’entamer une véritable négociation avec les dirigeants du mouvement, négociation à même de trouver des sorties pour tous les problèmes dont souffre la région. Le pouvoir tunisien reste sourd à toute proposition et interdit même aux avocats d’aller dans telle ou ville pour participer à des réunions organisées pour parler des procès des dirigeants du mouvement lourdement condamnées. Il est urgent pour tous les syndicalistes et les progressistes algériens de continuer à soutenir et à intensifier la solidarité avec les prisonniers et leurs familles.
ANTILLES ET REUNION : LUTTES DE MASSE CONTRE LE SYSTEME COLONIAL (intern)
Durant plusieurs semaines des grèves et des manifestations quotidiennes auxquelles ont participé la majorité des populations de Guadeloupe, de Martinique et de la Réunion ont bloqué pratiquement toute activité dans ces « départements français ». Unies ces populations se sont révoltées contre le chômage, les injustices et la politique coloniale dont elles sont victimes. Elles ont fait plié les autorités françaises et le patronat et obtenu en particulier d’importantes augmentations de salaires et une diminution significative des prix de large consommation.
Les partis communistes ont joué un rôle très important dans toutes ces luttes. Nous publions ci-dessous des extraits significatifs des déclarations des partis communistes de Guadeloupe et de la Réunion.
Déclaration du Parti Communiste Guadeloupéen (PCG)
«La situation socio-économique à l'origine du puissant mouvement social qui paralyse la Guadeloupe ne relève ni du hasard, ni d'un malentendu, encore moins d'un accident de l'histoire.
Il s'agit de l'accélération brutale de la crise structurelle qui mine le pays depuis déjà bien longtemps, sous la conjonction de deux phénomènes : La mise en oeuvre de la politique capitaliste anti-sociale et anti-démocratique agressive du gouvernement français d'une part, et l'explosion de la crise du système capitaliste mondialisé, d'autre part…
…Contrairement à ce que disent le Secrétaire d'Etat et le Président du Medef, nous ne sommes pas tous responsables de cette situation de déclin économique, de la flambée des prix, du chômage, de la misère sociale et morale qui frappent des milliers de Guadeloupéens.
Les responsables que sont l'Etat colonial français, les capitalistes parasitaires de France, de Martinique et de Guadeloupe, les élus guadeloupéens assimilationnistes et intégrationnistes doivent répondre sans atermoiement aux revendications des salariés et des citoyens, contenues dans la plate-forme du LKP…
…Ce mouvement fait la démonstration que dans la vie, c'est l'unité d'action sur la base d'objectifs démocratiquement arrêtés qui ouvre la voie du possible.
Le Parti Communiste Guadeloupéen qui, à son XIè congrès des 9 et 10 février 2008, a appelé à la construction d'un Front Patriotique pour un Etat Autonome de Guadeloupe, invite toutes les forces politiques, sociales et culturelles, toutes les personnalités guadeloupéennes, engagées dans le combat pour l'émancipation de la Guadeloupe, à poursuivre le mouvement du «Liyannaj » sur le terrain politique.
C'est la voie pour que le combat exemplaire mené par le peuple guadeloupéen en confrontation directe avec le système colonialiste et capitaliste français, ne soit pas sans lendemain.»
Réunion : Analyse du Président communiste de la région
Paul Vergès dirigeant communiste et Président de la région a déclaré que « la période d’implosion est terminée, la période d’expression commence avec le risque d’explosion sociale si les revendications ne sont pas satisfaites » car « ce qui est mis en avant, c’est la situation des plus pauvres ». C’est l’engagement de toute la population dans la bataille qui pose problème au gouvernement, puisque ce dernier n’est plus face à des revendications catégorielles, mais devant « tous les problèmes sociaux en même temps ».
Paul Vergès note aussi que l’élément nouveau est l’entrée de la jeunesse dans la bataille. Aucun des pays voisins n’a un niveau de formation aussi élevé. Mais à la Réunion les portes se ferment devant des jeunes qui se demandent aujourd’hui à quoi cela sert de sacrifier des années pour suivre des études. Cela explique leur inquiétude, la grève lancée et leur implication dans le mouvement social général.
Pour le dirigeant communiste « Aujourd’hui, la crise dans l’outre-mer est un sujet de débat dans l’opinion internationale. Tous les éléments d’un tournant sont aujourd’hui réunis » et il prévient que « sans une volonté de rupture avec le clientélisme et l’assistanat, c’est la révolte ».